Baccalauréat et l’IFM : Bon démarrage des examens dans plusieurs localités du Mali
Par nos correspondants régionaux et locaux Bamako, 23 juin (AMAP) Les examens du baccalauréat et de l’Institut de Formation des Maîtres (IFM) ont officiellement débuté, ce lundi 23 juin 2025 dans plusieurs localités du le Mali où les autorités administratives, éducatives et sécuritaires se sont mobilisées pour assurer le bon déroulement de cette étape importante de l’année scolaire. À Sikasso (Sud), le lancement a été donné par le directeur de cabinet de la gouverneure de la Région, Bernard Coulibaly, qui s’est rendu au lycée public 2 de Sanoubougou I et à l’IFM de Wayerma II. Il était accompagné de plusieurs responsables régionaux, dont la représentante du préfet du cercle de Sikasso, Hawa M. Doumbia, et le directeur de l’académie d’enseignement (DAE), Mahamar Aguissa. Les candidats au baccalauréat de la série TSS ont commencé par la philosophie, tandis que ceux de l’IFM ont entamé par la littérature. Satisfait de la bonne organisation, Bernard Coulibaly a salué l’engagement du gouvernement de la Transition, des enseignants et des syndicats pour une année scolaire apaisée. Il a insisté sur la vigilance contre la fraude et encouragé les candidats à faire preuve de rigueur et de travail. Le DAE de Sikasso a précisé que 12 783 candidats sont inscrits au bac général et 255 au bac technique, répartis dans 44 centres pour le général et 15 salles pour la technique. Quant à l’IFM, il compte 961 candidats répartis dans 2 centres et 23 salles. Une marche sportive de sensibilisation contre la fraude avait été organisée en amont des examens. À Kayes (Ouest), les candidats ont affronté les épreuves sous une pluie battante. Le gouverneur de région, le Général de brigade Moussa Soumaré, a ouvert la première enveloppe de l’épreuve d’Économie au centre du Lycée Dougoukolo Konaré (LDKK), avant de se rendre à l’IFM-Tiéman Coulibaly (IFM-TC), où il a lancé les épreuves de Physique. Accompagné d’une forte délégation, le gouverneur a rappelé aux futurs enseignants leur responsabilité exemplaire en matière de lutte contre la fraude. Sa tournée s’est achevée au centre Aminata Kéita. Il a également profité de l’occasion pour observer les effets de la pluie sur la ville, notamment les dégâts causés dans certains quartiers. À Mandiakuy (Centre), le président du Comité de gestion scolaire (CGS) du lycée public s’est rendu tôt le matin au centre d’examen. Il était accompagné du président du centre, M. Issa Traoré, chef de section à l’académie d’enseignement de San. Ensemble, ils ont procédé à l’ouverture officielle de la première enveloppe dans la salle 7, après avoir prodigué des conseils aux candidats et aux surveillants. Le centre accueille 437 candidats répartis dans 15 salles et issus des établissements de Mandiakuy, Manfouné et Bénéna, répartis entre les séries TSS, TLL, TSECO, TSE et TSEXP. Le président du CGS a exprimé sa satisfaction quant à la bonne organisation et a salué l’implication de tous les acteurs de l’éducation. À Koro (Centre), la cérémonie officielle s’est tenue au centre du lycée Abirè Goro, où le 2ᵉ adjoint au préfet, Mahamadou Coulibaly, a procédé à l’ouverture de la première enveloppe de l’épreuve de littérature. Il était accompagné de plusieurs responsables administratifs, sécuritaires et scolaires. Avant le démarrage des épreuves, les consignes de surveillance ont été relues devant les candidats. Le représentant de l’administration a salué l’engagement du personnel éducatif et encouragé les élèves à composer dans la sérénité. La délégation a ensuite visité l’IFM de Koro, où les examens se déroulent dans le respect strict des règles en vigueur. Des centres d’examen sont également opérationnels à Barapireli, Pel-Maoudé et Koporo-Pen. À Bougouni (Sud), le lancement officiel a été effectué par le Gouverneur de région, le Général de brigade Ousmane Wélé, au lycée Kalilou Fofana. Il a ouvert l’épreuve de philosophie pour les candidats de la série TSS, en présence du directeur de l’académie, Mamadou Sissoko, et de plusieurs autres autorités administratives et communales. Au total, 5 217 candidats sont inscrits au baccalauréat dans la région, dont 1 942 filles. Le Gouverneur s’est réjoui du bon déroulement de l’année scolaire et de la rigueur dans l’organisation, en insistant sur l’importance de la lutte contre la fraude. Il a ensuite visité le centre du bac arabe à Torakabougou ainsi que l’IFM/OBM de Bougouni, où 863 candidats composent cette année. MD/BMS/JD/MN/BHT/AC/MdD(AMAP)
Baccalauréat 2025 à Bamako : Les autorités prêchent un examen transparent et sécurisé
Bamako, 9 juin 2025 (AMAP) Le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, a donné le départ officiel, ce lundi 23 juin 2025, des épreuves du baccalauréat, session de juin 2025, au lycée Askia Mohamed de Bamako, pour la Rive , en insistant sur la transparence et la lutte contre la fraude, a constaté l’AMAP. Ce sont là des objectifs « chers au chef de l’État », a-t-il indiqué, avant d’encourager le ministère chargé de l’Education nationale « à maintenir cet engagement jusqu’à la proclamation des résultats. » « Restez concentrés, ne comptez sur personne. Les sujets porteront sur ce que vous avez vu au cours de l’année scolaire. C’est une étape qui marque la fin de vos études secondaires avant d’entamer les études supérieures » a déclaré le général Abdoulaye Maiga, accompagné du ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, ainsi que de plusieurs autres du gouvernement, des autorités administratives et scolaires. Le Premier ministre a rappelé que « l’année scolaire a commencé avec quelques difficultés liées aux inondations, « mais le ministre de l’Éducation nationale et ses partenaires ont su relever le défi en respectant le calendrier scolaire ». Sur la rive droite, les ministres de la Santé, de l’Assainissement, de l’Habitat, de la Promotion de la Femme, et des Sports ont procédé de même au lycée Ibrahima Ly, l’examen a démarré sur toute l’étendue du territoire nationale. « Ici, en rive droite 30 725 candidats participent à l’épreuve. Au lycée Ibrahima Ly, nous avons 497 candidats dont 305 filles et 192 garçons, 17 salles de classes au total, en raison de 30 candidats par salle, d’un total de 34 surveillants », a fait savoir la directrice de l’Académie d’enseignement rive droite (DAE-RD), Aminata Kanté. « Au lycée Ibrahima Ly, j’ai un sentiment de sérénité et d’espoir que le bac sera une réussite », a-t-elle dit. La DAE-RD a déclaré l’Académie « a fait suffisamment de mobilisation pour empêcher la fraude dans toutes les mesures possibles, en partenariat avec tous les partenaires de l’école. « Nous nous sommes impliqués pour rehausser l’image de l’école et pour atteindre les objectifs fixés », a aussi expliqué Aminata Kanté. « Nous avons encouragé les candidats à ne compter que sur eux-mêmes et que chacun compte sur soit. Pas de téléphone, pas d’indiscipline, Nous comptons sur les surveillants pour la sérénité dans les salles, la rigueur et la vigilance », a encore dit la DAE-RD du district de Bamako. Pour garantir le bon déroulement des épreuves, la directrice de l’Académie d’enseignement de la rive gauche de Bamako, Mme Dolo Kadidia Kodjo, a affirmé que « toutes les dispositions nécessaires ont été mises en place. » Elle a ajouté que des campagnes de sensibilisation ont été menées à plusieurs niveaux pour prévenir toute tentative de fraude », saluant la présence du Premier ministre qu’elle considère comme « un signe fort de l’engagement des plus hautes autorités à faire de l’Education une priorité nationale. » Dans d’autres centres, comme le lycée Mamadou Sarr de Lafiabougou, les examens ont débuté sans incident majeur. « Au total, 600 candidats composent dans 20 salles. Il y a quelques absents non justifiés », a précisé le président du centre, M. Jacob Keïta. Selon le président du Centre du lycée Ibrahima Ly, Abib Dembélé, « à l’état actuel, il n’y a aucune difficulté. Les candidats ont démarré leurs épreuves correctement. Et, les mesures prises pour le bon déroulement sont des mesures ordinaires. Il n’y a pas de situation exceptionnelle. » « Ordinairement, nous prenons la journée du samedi pour rencontrer les surveillants pour lire la décision portant la police et le règlement des examens. Ce matin, on leur a rappelé quelques points fondamentaux », a indiqué M. Dembélé. Pour sa part, le ministre de la Santé et du Développement social, Assa Badiallo Touré, s’est réjouie de ce bon démarrage du Bac, au nom des autorités nationales, des membres du gouvernement « venus souhaiter bonne chance aux candidats et leur dire que le bac, c’est étape décisive de leur cursive scolaire de rester concentrer et sirène. » Aux surveillants, elle a conseillé d’être « attentifs pour de bon résultat à la fin. » Le nombre total de candidats, pour cette session 2025, s’élève à 199 449, dont 95 437 filles, répartis dans 533 centres, y compris celui de Mberra, en Mauritanie, avec 8 322 salles. Parmi eux, on compte 156 445 candidats réguliers et 43 004 candidats libres. Les preuves vont se poursuivre jusqu’au jeudi prochain. En parallèle, les Instituts de formation de maîtres (IFM) organisent également des examens. Ils concernent cette année 12 489 élèves-maîtres dont 4 799 filles. Parmi eux, 9 684 font les examens de passage et 2 805 composent pour la fin de cycle. MMD/ST/MD (AMAP)
Le Document-cadre de la Nouvelle politique culturelle soumise à validation
Bamako, le 23 juin (AMAP) Le Document-cadre de la Politique nationale de la culture, de l’artisanat et du tourisme au Mali est soumis, lundi, pour être validé, aux participants d’un atelier national ouvert, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, en compagnie de son collègue en charge des Affaires religieuses, Mahamadou Koné. Selon le ministre Daffé, l’élaboration du document illustre parfaitement les propos du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, qui a décrété 2025, Année de la Culture au Mali pour faire de ce secteur le pilier pour bâtir le Mali nouveau. « Ce document-cadre de politique nationale de la culture, de l’artisanat et du tourisme, élaboré dans une approche participative, s’insère parfaitement dans la vision Mali kura ɲetaasira ka bɛn san 2063 ma et dans la Stratégie nationale pour l’émergence et développement durable 2024-2033 », a-t-il précisé. Ajoutant qu’il s’inscrit. également, dans le Programme présidentiel de développement culturel Maliden kura 2025-2027. Le texte est un document de référence et d’orientation « dont l’élaboration a été initiée par le département chargé de la Culture, dans une démarche innovante, inclusive et participative, impliquant l’ensemble des acteurs publics et privés du secteur concernés. » Il est présenté comme prenant en compte « l’évolution des différents concepts » dans les trois secteurs (sous tutelle du ministère) et le contexte socio-culturel actuel. La politique comporte trois axes stratégiques, à savoir : la culture, facteur de stabilisation et du vivre-ensemble, et valorisation du patrimoine culturel ; l’axe porte sur la professionnalisation et l’appui à la créativité et à l’innovation dans une dynamique de promotion des Industries culturelles et créatives (ICC), de financement des secteurs de la culture, de l’artisanat et du tourisme et de l’accès au marché. Enfin, le dernier volet concerne la promotion de l’image du Mali. Les axes sont déclinés en actions et en activités prenant en compte les besoins et les aspirations des acteurs des trois secteurs, conformément aux recommandations des états généraux et des différentes assises et concertations. Il a soutenu que cette politique vise la transformation structurelle de toute une génération, pour les 20 prochaines années. Pour le Mahamadou Koné, « c’est le document du Mali tout court », car selon lui, « la culture est la base de tout. » OD/MD (AMAP)
Guerre Israël-Iran : Le Mali envisage le rapatriement de ses ressortissants résidents en Iran
Bamako, 20 juin (AMAP) Le ministère en charge des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a fait part, vendredi, des efforts du gouvernement pour aider les Maliens vivant en Iran depuis l’éclatement du conflit dans cette région, a appris l’AMAP de source officielle. Dans un communiqué rendu public le même jour, le ministre Mossa Ag Attaher annonce suivre « avec une grande attention l’évolution de la situation et assure que des dispositions sont en cours pour procéder au rapatriement de tous nos compatriotes concernés par la situation et désirant quitter l’Iran. » Il indique qu’au regard des évolutions préoccupantes de la situation sécuritaire en Iran, « le gouvernement, à travers le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a fait un recoupement d’informations par l’intermédiaire de l’ambassade du Mali à Téhéran. » Ce qui a permis d’établir un contact direct avec la communauté malienne en Iran. Cité par le communiqué, Mossa Ag Attaher, fait également la situation des Maliens présents sur le territoire Iranien. Ils sont « trois familles de diplomates maliens avec 9 personnes à Téhéran, 20 étudiants boursiers à Qazin, une centaine d’étudiants en études islamiques et leurs familles à Qom. » Le ministre invite l’ensemble des compatriotes établis en Iran à garder leur calme et éviter les zones à risque. MMD/MD (AMAP)
Visite officielle du Président de la Transition en Russie : «verrouiller» la coopération économique maliano-russe
Envoyés spéciaux Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Moscou, 22 juin (AMAP) La visite du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita en Russie, du 21 au 26 juin, aura un fort accent économique. Lors de la première rencontre entre nos deux chefs d’Etat, à la faveur du sommet Russie-Afrique tenu en juillet 2023 à Saint-Pétersbourg, les deux pays ont signé un Mémorandum d’Entente relatif à la création d’un mécanisme de consultation sur la coopération économique, commerciale et d’investissements. Pour savoir le niveau de réchauffement de la coopération maliano-russe, l’on peut regarder à une échelle de base, du côté de la société civile et des chercheurs du Mali, à travers la tenue simultanée, en mars dernier, de la première édition du Forum économique international Mali-Russie au Centre international de Conférences de Bamako (CICB) et au Centre de commerce international de Moscou, à l’initiative de l’Association malienne perspective sahélienne, en collaboration avec l’Agence de presse African Initiative et la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM). Les participants ont discuté, à ces assises, des interactions présentes et futures entre les entrepreneurs maliens et russes dans des secteurs prioritaires comme l’alimentation, l’énergie, la sécurité, la médecine et de la formation des ressources humaines. Les représentants de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Russie et du Centre russe d’exportation y ont parlé de l’aide apportée aux exportateurs nationaux pour aborder les marchés africains. Les discussions de ce forum Mali-Russie ont été également alimentées de part et d’autre par les enseignements des multiples rencontres, visites et discussions entre Maliens et Russes au haut niveau depuis 2022, avec les premières missions ministérielles maliennes en Russie. Ce sont plusieurs délégations multisectorielles pour la plupart conduites par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousseini Sanou, qui ont permis de conclure plusieurs mémorandums d’Entente et des Protocoles d’Accords dans divers domaines stratégiques pour le Mali. En novembre 2023, le ministre Sanou et plusieurs de ses collègues du Gouvernement ont pu trouver des points d’accords dans les domaines de la production d’énergie, mettant l’accent sur les sources d’énergies renouvelables comme les champs solaires, les centrales éoliennes. Auparavant, lors de la Semaine russe de l’énergie, tenue du 11 au 13 octobre 2023, la ministre de l’Energie et de l’Eau avait annoncé que le Mali et la Russie ont paraphé un accord historique dans le domaine du nucléaire civil, à travers un mémorandum entre Rosatom (la société publique russe de l’énergie atomique) et le Mali, relatif à l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. Le mémorandum russo-malien met l’accent sur l’enjeu stratégique du développement de l’infrastructure nucléaire pour le Mali. Des discussions poussées sur le plan des hydrocarbures, des céréales et des intrants agricoles ont vu la Russie se hisser à des niveaux de fourniture élevés : 60 000 tonnes d’hydrocarbures et 25 000 tonnes de blé, 35 000 tonnes d’engrais d’une valeur de 100 millions de dollars (environ 60 milliards de Fcfa), selon le ministère de l’Economie et des Finances du Mali. PROJETS MINIERS CONJOINTS – Lors d’une mission gouvernementale malienne, en mai 2023, les deux parties ont convenu, en ce qui concerne le transport ferroviaire, la fourniture de 03 locomotives neuves et la réparation de 02 autres à travers la fourniture de pièces de rechange. C’était par accord conclu avec la société russe Trading House STM qui appartient à Sinatra Transport Machine. Dans l’autre sens, Bamako a également connu un ballet de diplomates de haut niveau et d’entrepreneurs russes. Comme souligné plus haut, à la faveur des échanges entre les deux chefs d’Etat à Saint-Pétersbourg, sur proposition de la Russie, il a été décidé la mise en place de la Commission inter-gouvernementale sur la coopération commerciale, économique, scientifique et technique entre le Mali et la Russie. Elle devrait permettre de consolider le cadre de coopération économique et commerciale et favoriser les liens entre les entreprises maliennes et russes. La première session du Groupe de travail sur la coopération économique, commerciale, et d’investissement entre la République du Mali et la Fédération de Russie, tenue les 16 et 17 avril 2025 à Bamako, a permis de s’accorder davantage sur les projets structurants, notamment l’accord sur l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, des partenariats industriels (KAMAZ, UAZ), des projets miniers conjoints, et un appui à la numérisation de l’administration malienne. La visite du vice-Premier ministre de la Russie, Alexandre Novak, en novembre 2024 à Bamako, s’est soldée par d’importants engagements et une volonté commune d’accélérer la mise en œuvre des projets structurants. Un mois auparavant, le président de la Transition avait reçu une délégation russe dans la capitale malienne. Les sujets discutés ont porté, entre autres, sur la construction d’une raffinerie d’or, l’approvisionnement en produits pétroliers et la création d’une usine de transformation du coton. A l’issue de l’audience, Irek Salikhov, président du Conseil d’administration du groupe pétrolier russe Yadran Oil, a indiqué que des accords ont déjà été passés sur les grandes lignes de la coopération bilatérale, que la rencontre avait permis d’aborder les aspects techniques en vue de finaliser les accords. Et que sa délégation repartait « très satisfaite » de cette audience avec le président de la Transition. Sur la suite donnée aux discussions lors de cette audience, il faut noter que la promesse de la raffinerie a été tenue, avec la pose de la première pierre par le Chef de l’Etat, le 16 juin dernier à Sénou, en partenariat avec la Société Yadran. Comme l’a affirmé le président Goïta, le Mali et la Russie ont « verrouillé» leur partenariat sur le plan de la Défense et de la Sécurité, reste à passer à la vitesse Grand V dans le domaine économique. La rencontre entre les deux Chefs d’Etat, ce lundi, au Kremlin devrait, si ce n’est de verrouiller, permettre de « bétonner » la coopération économique déjà stratégique entre deux Etats engagés à construire ensemble un monde multipolaire de paix et de développement solidaire. AS/MD (AMAP)
Bandiagara : La 2e édition du Festival Sigui a fait vibrer la ville
Par Oumar Guindo Bandiagara, 22 juin (AMAP) Au coeur du pays Dogon, Bandiagara (Centre), du 20 au 22 juin 2025, la ville a vibré au rythme de la culture et de la paix, à l’occasion de la 2e édition du Festival Sigui, rendez-vous culturel majeur initié par un fils du terroir, Dr Ousmane Goro, ‘Petit Goro’, a constaté l’AMAP sur place. Placé sous le thème : « Gestion pacifique des conflits et lutte contre la désinformation », l’édition 2025 s’inscrit pleinement dans la dynamique de résilience et de cohésion sociale qui anime la Région de Bandiagara, durement éprouvée, ces dernières années, par une crise sécuritaire sans précédent. Dans un contexte où le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, a décrété 2025 « Année de la Culture », cette initiative résonne comme un acte fort de résistance culturelle et de promotion de la paix. Elle est placée sous le parrainage du gouverneur de la Région de Bandiagara, le colonel-major Olivier Diassana, et le marrainage de Mme Guindo Yaigueré Tembely, ‘Fifi’, présidente du Conseil régional de la Société civile de Bandiagara et directrice de l’ONG Yagtu. La cérémonie s’est déroulée en présence de toutes les couches socio-professionnelles, ainsi que des festivaliers massivement mobilisé, venus de toute la Région et de Bamako auxquels le représentant de la famille fondatrice, Hamadoun Tembely, a souhaité la chaleureuse bienvenue. Le maire de la Commune urbaine de Bandiagara, Abdoulaye Kassogué, a exprimé sa gratitude à l’initiateur du Festival, tout en saluant une oeuvre qui participe à l’épanouissement de la ville. Le président de l’Association Moron Bemo, Dr Ousmane Goro, et le celui de la Commission d’organisation, Baba Napo, ont, tour à tour, adressé des remerciements aux autorités, partenaires et populations pour « leur engagement et soutien. » Le Directeur régional de la culture, Souleymane Coulibaly, a, quant à lui, souligné « l’importance de la valorisation des cultures locales, pierre angulaire du développement et de la réconciliation. » Dans son discours d’ouverture, le gouverneur Olivier Diassana a salué la qualité de l’organisation et la pertinence du thème retenu. Il a exhorté les populations « à s’unir autour des valeurs de paix, de solidarité et de préservation du patrimoine culturel. » Durant trois jours, Bandiagara a vibré au rythme des prestations artistiques mettant en lumière la richesse du patrimoine Dogon et Peulh, à travers danses, chants traditionnels et expositions de masques rituels. Des activités de sensibilisation ont également mis en exergue des problématiques telles que la désinformation, la violence en milieu jeune et la promotion du vivre-ensemble. Le Festival Sigui se veut un espace de dialogue interculturel, un creuset de tolérance mais, surtout, un symbole d’espoir pour toute une région qui, en dépit des épreuves, continue de croire en ses valeurs et en son avenir. OG/MD (AMAP)
Goundam : Des prières et bénédictions pour le pays, à l’appel du Haut conseil islamique du Mali
Goundam, 20 jun (AMAP) Les fidèles musulmans de Goundam ont accompli, vendredi, des prières et bénédictions que le Haut conseil islamique du Mali, a souhaitées à l’endroit des autorités, des Forces armées maliennes (FAMa) et du pays, a constaté l’AMAP sur place. La grande Mosquée de Goundam a enregistré des centaines de fidèles, pour la prière du Vendredi saint, avec la présence très remarquée du préfet de Cercle de Goundam, Kabaou Dolo, les chefs de services locaux, aussi bien que les légitimités traditionnelles. Après la prière, proprement dite, dirigée par le grand Imam de la Mosquée, Cheick Amadou Almamy Cissé, il a été demandé aux fidèles de prêcher la paix, l’entente, partout dans leurs foyers, quartiers, ainsi que dans les villes et villages, et de prier pour une pacification du Mali. Et, surtout, de formuler beaucoup de bénédictions pour le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, les autorités du pays, les FAMa qui sans répit sont aux fronts pour sécuriser le pays, les populations et leurs biens. La prière a pris fin avec les trois fatihas au cours desquelles des douas ont été dits par l’ensemble des fidèles. Ils ont échangé cordialement des poignées de mains, en signe de pardon, mettant ainsi fin à la cérémonie. AAT/MD (AMAP)
Kéniéba : Les orpailleurs créent une Société coopérative simplifiée pour moderniser le secteur
Kéniéba, 21 juin 2025 (AMAP) Les orpailleurs du Cercle de Kéniéba (Ouest) ont créé, jeudi, une Société coopérative simplifiée des orpailleurs du Mali Nieta, dans le cadre de la modernisation de leur secteur, a constaté l’AMAP sur place. La rencontre de mise en place de la coopérative, qui s’est tenue au Carrefour des jeunes de Kéniéba, sous la présidence de Assaleh Ag Rhissa représentant du préfet, rentre dans le cadre de l’information et de la sensibilisation des orpailleurs membres de la Société coopérative simplifiée des orpailleurs du Mali Nieta. Cela « à travers la prise de décisions courageuses et novatrices pour la préservation de notre environnement et l’exploitation aurifère » qui a connu des accidents ayant défrayé la chronique. La Société coopérative simplifiée des orpailleurs du Mali Nieta, à sa tête, Aliou Dembelé, et une forte équipe, vise à aider ses membres à accéder aux sites d’orpaillage ; approvisionner les membres en équipement d’orpaillage; les aider à améliorer les conditions de production, de transformation et d’écoulement de leurs produits; améliorer la situation socio-économique des membres; promouvoir l’esprit coopératif; défendre les intérêts des membres et lutter contre la pauvreté par l’entre-aide, entre autres. Pour l’occasion, le chef service du Développement social et de l’économie solidaire, Benjamin Coulibaly, a, dans intervention, donné une définition claire d’une Société coopérative, en mettant en exergue son importance, ses différents types et leurs procédures de mise en place. Les participants ont débattu du thème de « L’importance des Coopératives dans l’organisation des orpailleurs et le développement des orpaillages » Prenant successivement la parole, le président du Conseil local de la Société civile de Kéniéba, Mamadou N’fa Kouyaté, et le représentant du préfet, Assaleh Ag Rhissa, après avoir fait observer une minute de silence en la mémoire des braves soldats maliens tombés sur le champ d’honneur, ont remercié les initiateurs de cette Société coopérative simplifiée qui « vient à point nommé, à un moment où les hautes autorités, à leur tête le général d’armée Assimi Goïta, ont pris les taureaux par les cornes » Des questions-réponses enrichissantes ont mis fin à cette journée. MFS/MD (AMAP)
Kayes : Le ministre Boubacar Diané lance la construction d’une station de pompage à Soutoucoulé
Kayes, 21 juin (AMAP) Les travaux de construction du Projet de renforcement de l’alimentation en eau potable de la ville de Kayes ont démarré, ce samedi, 21 juin 2025, sur le site de la future station de pompage de Soutoucoulé, sous la présidence du ministre de l’Energie et de l’Eau, Boubacar Diané, a constaté l’AMAP sur place Ce projet structurant prévoit la construction d’une station de traitement d’une capacité de 16 millions de litres par jour afin d’améliorer durablement l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour environ 255 000 personnes dans la Communes de Kayes, Khouloum, Bangassi et Liberté Dembaya Les populations de la Commune urbaine de Kayes et des Communes voisines (Khouloum, Bangassi et Liberté Dembaya), sorties nombreuses, ont manifesté leur satisfaction. Des troupes musicales, des jeunes et des femmes se sont mobilisées pour exprimer leur joie et leur gratitude au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, et au gouvernement pour ce grand chantier qui va atténuer leurs souffrances. D’un coût global d’environ 54,6 millions d’euro soit 36 milliards de Fcfa, conçu par le ministère de l’Energie et de l’Eau, à travers la SOMAPEP, en partenariat avec l’ANGESEM, ce projet est financé par l’Allemagne, via la KFW, et le Royaume du Danermark. Il sera exécuté en deux volets : une composante Eau exécutée par la Société malienne de patrimoine de l’eau potable (SOMAPEP) et une composante Assainissement exécutée par l’Agence nationale de gestion des stations d’épuration du Mali (ANGESEM). L’objectif spécifique du Projet est le renforcement de l’alimentation en eau potable et l’assainissement qui profitera à 253 210 habitants en 2025 et de 350 707 habitants en 2035). Ces bénéficiaires vivent dans 13 quartiers des 4 communes : Kayes, Khouloum (Salliabougou, Soutoucoulé), Bangassi (Diakalel) et Liberté Dembaya (Kamankolé, Paparah, Diyalla banlieue et Goundiourou/Dougouba). La composante Eau, englobe 3 phases, dont la première concerne la construction d’une nouvelle station de traitement sur la rive droite du fleuve Sénégal, d’une capacité de 16 millions de litres par jour. Il y a aussi la réalisation d’environ 180 km de réseaux et 40 bornes fontaines automatiques. Tout comme la construction d’un château d’eau d’une capacité de 1600 mètres-cubes (m3) d’eau et d’un réservoir d’autant de capacité ; une campagne de 10 000 branchements sociaux ; le renforcement des capacités de la SOMAPEP-SA et de la SOMAGEP-SA. Durant la prochaine étape, il s’agira pour les initiateurs du projet de l’extension de la nouvelle station pour atteindre une capacité finale de 25 millions de litres par jour, à l’horizon 2035 ; et la réhabilitation de la station de traitement existante pour porter sa capacité à 20 millions de litres par jour. En ce qui concerne la Phase 2 du Projet, les travaux porteront sur la construction d’une Station de traitement des boues de vidange (STBV) d’une capacité de 300 m3/jour ; la réalisation de 1700 ouvrages d’assainissement domestiques dans la ville de Kayes et ses environs ; le renforcement des capacités de l’ANGESEM, des vidangeurs, des artisans maçons, parmi tant d’autres. Sur ce même site et pour les horizons ultérieurs, la Phase 3 du Projet prévoit de doubler la capacité de la station pour une production d’eau potable d’environ 50 000 m3/h. Ce projet structurant permettra d’améliorer durablement l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour environ 255 000 personnes dans la Commune urbaine de Kayes et les trois communes voisines. « J’exhorte les autorités régionales et communales à tout mettre en œuvre pour faciliter les travaux du projet pour le bonheur des populations kayésiennes », a déclaré le ministre de l’Energie et de l’Eau. Boubcar Diané a aussi insisté sur le suivi régulier du projet et le respect de l’échéance afin d’éviter les avenants pour gérer d’éventuels blocages. « Aujourd’hui, c’est un grand jour pour la Coopération allemande. Car, cela fait exactement 52 ans que la première usine des eaux de la ville de Kayes a été construite (1973) dans le cadre du jumelage entre la ville de Kayes et la ville allemande de Magdebourg », a souligné Paul Borokamm, en insistant sur la sécurisation des chantiers et l’augmentation de la contribution de l’Etat pour les futures réalisations. Le maire de la Commune de Khouloum, Assa Madi Diallo, a exprimé toute sa satisfaction par rapport au choix porté sur sa commune. « Les populations auront régulièrement de l’eau pendant toutes les saisons », a-t-il déclaré. De son côté, le chef du village de Soutoucoulé, Madi Diallo, a d’abord qualifié le Projet AEPA de « don de Dieu » avant d’exprimer les préoccupations de ses populations en termes : « Nous avons soif, nous avons des problèmes de route et nous vivons dans l’obscurité. Le village de Soutoucoulé existe, depuis plus de 400 ans. Nous souhaiterions que ce chantier contribue à la promotion de l’emploi local. » BMS/MD (AMAP)
Mopti (Centre) étrenne sa Maison de la Justice
Mopti, 20 juin (AMAP) Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a inauguré jeudi la Maison Justice de Mopti, entièrement financé par l’Union européenne (EU), à travers la mission EUCAP Sahel Mali, à hauteur d’un milliard de francs Cfa, a constaté l’AMAP sur place. L’infrastructure, dressée entre Mopti et Sevare ,à quelques encablures du village artisanal, est bâtie dans le style architectural Soudano Sahélien sur une superficie de 8 200 m2. Elle est composée d’un bâtiment administratif avec 4 bureaux doté de toilette interne, une salle de conférence de 90 m2 et 2 salles de formation de 48 m2, chacune, un bâtiment d’hôtes servant de dortoir avec une suite ministérielle et 12 chambres individuelles avec toilettes. Elle est dotée d’un bâtiment cuisine et réfectoire, un local pour chauffeurs, une loge de gardien, un poste de contrôle, des parkings couverts pour véhicules et une clôture de 3 m de haut en parpaing de 15 cm de large. Elle dispose d’une alimentation en énergie solaire avec un champ photovoltaïque de 20 kw crête, un forage avec pompe immergée de 4 miradors de poste de surveillance et d’un aménagement de voies d’accès. En plus de la construction des bâtiments, la Maison justice est totalement équipée par Eucap Sahel Mali en bureautiques, matériels informatiques, de consommables et d’équipements de maison (literie, combiné salon et de salle à manger entre autres). Intervenant, le chef de la mission EUCAP Sahel Mali, Peter Grabow Kolding, a déclaré que la Maison Justice « n’est pas qu’un bâtiment mais un symbole de résilience, de réengagement institutionnel pour le retour progressif de l’État de droit ». « Elle incarne aussi une vision partagée entre l’Union européenne et le Mali : celle d’une justice accessible, présente, humaine », a ajouté le diplomate. Selon lui, l’initiative de réaliser cette infrastructure s’inscrit pleinement dans le mandat d’EUCAP Sahel Mali, qui œuvre pour le renforcement des capacités des forces de sécurité intérieure et pour la consolidation de l’État de droit. Il a aussi souligné qu’ « il est aujourd’hui, plus que jamais, essentiel de soutenir les institutions nationales dans leur mission. Car, la justice, lorsqu’elle est présente, accessible et respectée, elle constitue un rempart contre l’arbitraire, la violence, l’instabilité et l’impunité. » Peter Grabow Kolding a indiqué que l’engagement d’EUCAP Sahel Mali ne s’arrête pas ici. Qu’il restera engagé aux côtés du ministère de la Justice pour répliquer ce modèle dans la Région de Kayes (Ouest) qui connait aussi des défis non moins importants. Il a enfin adressé ses sincères remerciements au ministre de la Justice, à ses équipes, aux États membres de l’UE, aux autorités locales de Mopti et à l’entreprise de construction pour la qualité des travaux, ainsi qu’à l’ensemble des collaborateurs d’EUCAP Sahel Mali qui ont contribué à la réalisation de ce projet. Dans son discours d’inauguration, le ministre Mamoudou Kassogue a expliqué que « par la réalisation de cette infrastructure , EUCAP Sahel et le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme viennent d’écrire, ensemble, une page glorieuse de l’histoire de la justice malienne qui se voit doté, pour la première fois, depuis l’accession de notre pays à l’indépendance, d’une infrastructure aussi importante au niveau régional et local, notamment en termes de niveau d’investissement, avec près d’un milliard de francs CFA. » Selon le ministre Kassogue, outre l’importance de l’investissement, il y a lieu de mettre un accent particulier sur les objectifs stratégiques attachés à la réalisation de ce projet « qui découle d’une démarche originale et réfléchie porteuse de mesures innovantes et alternatives pour rapprocher, davantage, la justice des justiciables, en jouant sur des facteurs négatifs liés, notamment, à l’insécurité, à la distance géographique et à l’insuffisance des personnels. » La Maison Justice répond à des besoins qui ont été forgés par le temps, la nécessité, l’évolution et le contexte. Sa vocation est multiple dans la mesure où elle est appelée à être, entre autres, un centre pour les ateliers de formation et autres rencontres concernant aussi bien le secteur de la justice que d’autres secteurs ; un Hôtel de la justice pour l’hébergement des acteurs de la justice en transit ou en séjour dans la ville de Mopti ; un point de jonction et de rencontre entre le Sud et le Nord du Mali en ce qu’elle facilitera les mouvements des acteurs de la justice dans les deux sens et dans le cadre de l’accomplissement des missions de l’Etat. Egalement cadre de travail sécurisé ; une structure déconcentrée de l’Institut national de formation judiciaire « Maître Demba DIALLO », auquel elle est rattachée, elle abritera des sessions de formation et autres grandes rencontres. « Elle sera un facteur de stabilisation du personnel de la justice exerçant dans le nord et au Centre du Mali en ce qu’elle limitera les nombreux déplacements de Bamako pour la tenue des ateliers ou des rencontres » a précisé le ministre pour mettre un accent particulier sur l’importance de l’infrastructure. Le ministre a dit que la réalisation de cet édifice rallonge la longue liste des actions majeures réalisées au compte de la Justice, ces quatre dernières années, attestant suffisamment des avancées et des progrès. Et qu’elle participe de la vision et des orientations du président de la Transition, chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goïta, de bâtir une justice accessible, moderne, dynamique et orientée vers la satisfaction des besoins de nos concitoyens. Au nom des autorités nationales, le ministre Mamadou Kassogué a rendu hommage à tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce projet, au premier rang, le chef de Mission d’EUCAP Sahel, Peter Grabow Kolding. Le ministre a exprimé sa reconnaissance aux autorités régionales pour leur accompagnement et leur soutien constant pour l’aboutissement de ce projet. Une visite guidée de la Maison a mis fin à la cérémonie. DC/MD (AMAP)

