Attaques dans le cercle de Bafoulabé : Deux pertes en vie humaine, des dégâts matériels et plusieurs terroristes neutralisés
Bafoulabé, 2 juillet (AMAP) Les groupes terroristes ont multiplié mardi des attaques dans de nombreuses localités du pays avant d’être neutralisés par les Forces armées maliennes, a appris l’AMAP de sources concordantes. Les mêmes sources précisent qu’à l’Usine Diamont Ciment de Gangonteri, dans le Cercle de Bafoulabé, deux de nos soldats ont perdu la vie et les forces obscurantistes ont emporté deux véhicules, avant de mettre le feu à des machines, voitures, camions et les bâtiments et enlevé un travailleur. Dans une autre localité du Cercle de Bafoulabé, à Karaga, les Groupes armés ont commis des attaques occasionnant d’importants dégâts aux moyens roulants et aux infrastructures. Toujours dans le Cercle de Bafoulabé, à Sélinkégny, ils ont calciné des véhicules, enlevé un Pick-Up avant d’être anéantis par les Forces loyalistes. BM/KM (AMAP)
Les femmes de Ségou : tirer profit du Niger, malgré les défis
Par Aminata PONA Ségou, 2 juil (AMAP) À Ségou, surnommée la Cité des Balanzans, le fleuve Niger n’est pas seulement une ressource pour les exploitants de sable, il est aussi une source de revenus pour les lavandières. Ces femmes, qui lavent le linge au bord du fleuve, jouent un rôle clé dans l’économie locale tout en surmontant de nombreux défis. Mais ce métier, exercé par de nombreuses femmes, fait face à des contraintes physiques et financières. Entre résilience et débrouillardise, elles soutiennent leurs familles dans des conditions souvent éprouvantes. Koniba Coulibaly, installée dans le quartier Somonoso, pratique ce métier depuis 17 ans. Cette activité lui permet de subvenir à ses besoins, de soutenir sa famille et de financer la scolarité de ses enfants. « C’est contraignant, mais je suis satisfaite », confie-t-elle. Pourtant, elle regrette que certains clients n’apportent pas de savon, l’obligeant à en acheter elle-même. La perte d’habits, emportés par le vent ou mélangés à d’autres linges, l’amène parfois à dédommager ses clients. Épuisée après de longues journées de travail, de 8h à 18h, Koniba se repose le lundi pour récupérer. « Parfois, je suis trop fatiguée pour me laver ou manger », admet-elle. Malgré ces défis, elle gagne entre 3 500 et 4 500 FCFA par jour, en partie grâce à une stratégie de porte-à-porte qui lui a permis d’élargir sa clientèle. Saly Sogoba, lavandière depuis six ans dans le quartier Sido Soninkoura, partage une expérience similaire. Avec des revenus quotidiens de 5 000 FCFA ou plus, elle a pu financer le trousseau de mariage de sa fille et répondre aux besoins de sa famille. « Ce travail est bénéfique, mais la saison des pluies complique tout », explique-t-elle. La montée des eaux du Niger et les risques de noyade limitent leur activité, tandis que la perte d’habits, comme un foulard qui lui a coûté 3 000 FCFA à remplacer, reste une contrainte fréquente. Fanta Coulibaly, une autre lavandière, voit ses commandes augmenter lors des fêtes, des rentrées scolaires et des mariages. Elle gagne entre 2 000 et 3 000 FCFA par jour pour neuf heures de travail, selon la quantité de linge. « C’est épuisant. Je me lève tôt pour les tâches ménagères avant d’aller laver. À la fin de la journée, je m’endors immédiatement », confie-t-elle. Malgré des journées parfois sans travail, ce revenu, bien que modeste, lui permet de subvenir à ses besoins. Ces femmes incarnent la résilience face aux défis d’un métier physiquement exigeant et financièrement précaire. Leur travail, essentiel pour leurs familles, mériterait un soutien accru pour améliorer leurs conditions, notamment pendant la saison des pluies, et valoriser leur contribution à la communauté. AP/ADS/MD (AMAP)
Le CNT adopte le projet de loi de création de l’Office national des anciens combattants
Bamako, le 30 juin (AMAP) Le projet de loi de création de l’Office national des anciens combattants, militaires retraités et victimes de guerre du Mali (ONAC) est passé, lundi, devant le Conseil national de Transition (CNT) qui l’a adopté à 119 voix, zéro contre et zéro abstention, a constaté l’AMAP. L’ONAC a pour mission d’assurer la gestion administrative des anciens combattants, militaires retraités et victimes de guerre. Il est chargé de suivre « le traitement des dossiers de pension militaire, d’assurer le suivi des effectifs au niveau des différentes régions et du District de Bamako. » L’Office participe, aussi, à la préparation et à la mobilisation de la réserve. Selon le ministre de la Défense et des anciens Combattants, le général de corps d’Armée Sadio Camara qui a défendu ce texte, « son vote va garantir une meilleure prise en charge des anciens combattants, les militaires victimes de guerre et leur famille ». Après analyse et examen approfondis du projet de loi, et eu égard au contexte d’évolution permanente de notre outil de défense, la Commission de la défense nationale, de la sécurité et de la Protection civile du CNT a recommandé, fortement, au gouvernement « l’application diligente et efficiente de cette loi et, surtout, de la faire suivre par un décret qui prendra en compte certaines définitions et clarifications » Il s’agit, notamment, de la notion « de victimes de guerre du Mali, en définissant de facto clairement son champ d’application et les spécificités y afférentes. » De son côté, la Commission des Lois constitutionnelles, de la législation, de la justice, des droits de l’Homme et des institutions de la République a émis un avis favorable quant à l’adoption du projet de loi portant création de l’ONAC. L’ordre du jour de cette séance portait, également, sur deux propositions élaborées par des membres du CNT. Elles concernent, précisément, la loi portant modification de l’ordonnance n°2019-011/P-RM du 27 mars 2019 portant création de l’Institut national de santé publique (INSP); la loi portant Statut des commissaires de justice. OD/MD (AMAP)
(URGENT) Bafoulabé : Présumée attaque terroriste
Bafoulabé, 1er juil (AMAP) Une trentaine d’hommes, lourdement armés, ont d’attaqué, mardi, aux environs de 6 heures, deux usines dans le Cercle de Bafoulabé (Ouest), selon une source locale. Par équipe de deux, ces individus, qui ont été vus par des habitants, dans le Cercle d’Oussoubidiangna, depuis plusieurs mois, s’en sont pris à l’Usine stones qui produit des carreaux, basée à Gouroundapé et l’usine Diamont Ciment de Gangonteri, toutes sur la Route nationale (RN) 22. respectivement à une vingtaine et une cinquantaine de km de la Commune rurale de Bafoulabé. Pour l’instant, on ne connait pas le bilan des attaques. BM/MD (AMAP)
Réunion du cadre d’échanges entre les représentants de l’Etat et les légitimités traditionnelles au titre du deuxième trimestre 2025
Tenenkou, 1er juil (AMAP) Les représentants de l’Etat et les légitimités traditionnelles de Tenenkou, se sont rencontrés, lundi, au titre du deuxième trimestre 2025, pour se pencher sur les besoins, préoccupations et attentes des populations, a constaté l’AMAP sur place. L’objectif de cette rencontre était, aussi, d’informer les légitimités traditionnelles sur les grandes décisions ou actions portant sur la vie de la Nation prises par les autorités durant le deuxième trimestre 2025 et de formuler des recommandations. Le 2e adjoint au préfet du Cercle, le capitaine Boubacar Sissoko, qui a présidé la rencontre, dans la salle Weltaré de la Préfecture du Cercle de Tenenkou, a fait un tour d’horizon des principales décisions nationales prises au cours de ce deuxième trimestre 2025. Il s’est félicité « de la forte mobilisation des participants, » toute chose qui prouve à suffisance leur engagement à contribuer à l’amélioration de la situation des populations. ». Il leur a rappelé que ce cadre d’échanges est une occasion idéale de discussions, Les participants ont formulé plusieurs recommandations allant dans le sens de l’amélioration du cadre de vie des populations du cercle de Tenenkou. Parmi les décisions arrêtées, on relève, entre autres, l’organisation de la Biennale artistique et culturelle en décembre 2025 à Tombouctou (Nord), la suspension des activités des partis politiques, la dissolution des partis politiques, l’adoption d’un projet de loi autorisant la prorogation du mandat du président de la Transition à 5 ans à l’instar de ses pairs de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). L’audit des comptes des partis politiques par la Section des comptes de la Cour suprême, sans oublier la nomination du général de Brigade Daouda Dembélé comme gouverneur de la Région de Mopti, ont, aussi, été abordés. Le capitaine Boubacar Sissoko a invité les chefs de villages « à intensifier la sensibilisation sur ces sujets, dans leur localité afin de faire passer le bon message. » Des sujets d’intérêt local ont également été abordés. Il s’agit de l’embargo sur la localité de Diafarabé, le problème du réseau Orange, la panne des deux groupes électrogènes de la centrale d’Energie du mali (EDM) à Tenenkou . Des préoccupations portant sur la sécurité la santé, l’éducation, l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’eau et le désenclavement ont été ,egalement, passées au crible. Le représentant du chef de l’exécutif local a donné des gages et a assuré les populations, sur toutes ces préoccupations, « de la détermination de l’Administration et des dispositions prises afin de trouver des solutions rapides et un retour à la normale. » En retour les légitimités traditionnelles ont fortement apprécié cet exercice d’explication et se sont engagées « à soutenir et accompagner les actions des autorités de la Transition. » Ont également pris part à cette rencontre, le secrétaire général de la mairie représentant le maire de la Commune urbaine, les chefs de villages du cercle ou leurs représentants, les représentants des services techniques, des Forces de défense et de sécurité (FDS), notamment la Garde, la Gendarmerie et le détachement militaire ainsi que les représentants des organisations de la Société civile. Le deuxième adjoint au préfet leur a assuré que « l’Administration restera toujours aux côtés des populations du cercle de Tenenkou », avant d’inviter les légitimités traditionnelles à s’impliquer davantage pour relever les défis de l’heure. Dans son intervention de clôture, le deuxième adjoint au préfet du cercle s’est félicité de la qualité et du ton qui ont animé ces échanges avant d’inviter les légitimités traditionnelles à continuer « à soutenir les autorités de la transition ainsi que les Famas dans leur lutte pour la sauvegarde de l’intégrité du territoire national. » AS/MD (AMAP)
« Affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires » : Suspension jusqu’au jeudi pour les réquisitoires et de la plaidoirie
Bamako, 30 juin (AMAP) La Cour d’assises, à la 18ème journée de la deuxième session du procès de « l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires », a suspendu l’audience, lundi, jusqu’au jeudi 03 juillet 2025, pour le début de la phase des réquisitoires et de la plaidoirie, a constaté l’AMAP La suspension est intervenue, après le témoignage de l’actuel Secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants, depuis 2021, le général Sidiki Samaké. Dans sa déposition, le général Samaké, a expliqué qu’il n’a été associé ni à l’élaboration, ni à l’exécution du contrat dont il est question aujourd’hui. « À l’époque des faits, plus précisément en 2014, je venais de terminer la formation des nouvelles recrues dans l’Armée. A cette époque, j’étais colonel ». Il a donné des précisions sur l’élaboration des besoins de l’armée, dans les conditions normales. « C’est le chef d’état-major qui consulte et recense les besoins des différentes structures de l’Armée relévant de lui et transmet ces besoins au ministère de la Défense et des Anciens combats. Et, c’est ce qui se passe actuellement », a fait savoir le général Sidiki Samaké. Parlant de l’achat de l’avion présidentiel, il a dit qu’aucun élément de cette affaire n’est passé au ministère de la Défense et des Anciens combats. » La Cour a suspendu l’audience, pour donner deux jours (mardi et mercredi) au ministère public de préparer son réquisitoire. Le parquet général et la partie civile interviendront le jeudi 03 juillet prochain. La défense, vendredi et le lundi, pour sa plaidoirie. ST/MD (AMAP)
Une conférence débat pour promouvoir la langue et la culture songhoï
Bamako, 28 juin (AMAP) « Pour qu’une culture soit fertile il faut la langue. Et, notre combat c’est de transmettre aux jeunes générations nos savoirs endogènes », a dit le conférencier Alassane Amadou Maiga, à la 4ème édition de la Conférence-débat sur la culture songhoi », qui s’est déroulée, samedi, à l’Université Bazo de Sotuba avec objectif de mettre en valeur la culture songhoï, à travers la langue et son apprentissage. M. Maiga, un des intervenants sur les thèmes : « Quelle est l’origine des Songhoï ? », « Les Songhoï, qui sont-ils ? » et « Les Songhoï sont-ils en voie de disparition ? Quelles perspectives pour leur survie et leurs épanouissement effectif ? », a rappelé que cela fait quatre ans qu’ils organisent ce genre de conférence « pour sensibiliser les jeunes à apprendre et à écrire leur langue. » « Parce qu’une culture, c’est la langue. Quand la langue disparait, la société va disparaitre », a-t-il affirmé. Le Pr Abdoulaye Touré, qui a assisté à la conférence, parle de sa communauté, de ses origines, de sa culture, de sa langue, trouve l’exercice réconfortant de mettre en valeur la langue de sa communauté. « Je vois déjà ce que cela apporte à la communauté et je vois toute l’importance », a souligné le Pr Touré. Venue de Téra, une Région du Niger, pour cette conférence, Mme Bourahima Maimouna, invitée d’honneur, s’est dit beaucoup impressionnée par ces jeunes formés en langue didactique songhoï. « Il faut encourager nos enfants à apprendre à lire et à écrire en songhoï, maintenir notre culture et la transmettre à nos enfants », a-t-elle souligné. Et, salué les initiateurs pour l’organisation de cette belle journée « culturelle songhoï » La conférence avait comme parrain, Abass Diallo et marraine, Houreymatou Cissé. Celle-ci a expliqué que « c’est une manière pour nous de faire la promotion de la culture Songhoi. Comme le nous e savons déjà tous, le Songhoi ce n’est pas que le Mali, ça été un grand empire dans le temps et avec ce genre d’évènement, on a appris beaucoup sur la culture, la nourriture et sur l’origine de la culture songhoï. L’évènement est initié par le responsable de la Radio « La Voix du Nord », Hamadou Seydou Maiga. Les thèmes ont été exposés par des professeurs d’universités spécialisés dans l’histoire du Songhoï et des spécialistes du terroir songhoï, notamment, le Pr Amadou Diadié Sangho, traditionaliste et médiateur social, Dr Ahmed Ibrahim, ainsi qu’Alassane Amadou Maïga, ingénieur d’aviation à la retraite. Un des temps forts de l’évènement, a été la remise d’attestations de reconnaissance aux conférenciers, au parrain et à la marraine ainsi qu’à d’autres personnes pour leur soutien à la promotion de la culture songhoï. Des attestations de formation initiale en langue songhoï ont été remis à 39 jeunes. ST/MD (AMAP)
Célébration de la journée de l’Afrique : Finale du Parcours pédagogique de la Tour de l’Afrique et du concours littéraire
Bamako, le 28 juin (AMAP) La finale de la 10ème édition du Parcours pédagogique et celle de la 2ème édition du concours littéraire entre les universités et les écoles supérieures, ont eu lieu, ce samedi 28 juin, à la Tour de l’Afrique, dans le cadre de la célébration de l’Unité africaine, a constaté l’AMAP sur place. Organisées par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, à travers la Tour de l’Afrique, ces activités clôturent la célébration de la journée de l’Afrique de cette année. En marge de ces finales du parcours pédagogique de la Tour de l’Afrique et du concours littéraire, une conférence-débats, animée par notre confrère Salif Sanogo, a marqué cet événement. Sur le thème : « L’identité culturelle africaine, socle de l’intégration des Peuples d’Afrique », M. Sanogo, dans son exposé, a donné des explications, définitions et autres révolutions en cours en Afrique, en lien avec l’identité culturelle. Sur ce dernier point, le conférencier a cité les trois principes qui guident désormais l’action publique au Mali. Selon lui, l’identité culturelle est ce en quoi se reconnaît une communauté, et est rarement statique. « L’identité culturelle d’une personne est généralement plurielle et peut être comprise comme une dynamique en mouvement…», a-t-il expliqué, ajoutant que c’est un concept à construire. « Elle doit signifier l’égalité entre toutes les communautés », a fait savoir Salif Sanogo. Il s’agit de faire en sorte que les jeunes puissent s’approprier nos valeurs culturelles. Ainsi, le conférencier a parlé de la valorisation des légitimités traditionnelles au Mali par les autorités de la Transition. « Il faut qu’on arrive à ne plus développer le concept de complexe culturel par rapport à l’Occident », a insisté M. Sanogo. Pour lui, « il est temps qu’on se lève avant qu’il ne soit trop tard. » « Quand on perd notre culture, on devient déraciné », a-t-il dit Il a, aussi, souligné que la langue peut être la principale source d’intégration et que l’économie doit soutenir le développement culturel. Il a cité le cas des radios internationales que les grandes puissances financent pour valoriser leur culture à travers le monde. Le Secrétaire général du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mahamadou dit Koumbouna Diarra, a salué les participants à ce jeu-concours qui en est à sa 10ème édition. « Il n’y a guère de gagnants et de perdants car vos participations ont servi toute l’Afrique », a-t-il fait noter. Au total, 60 participants de six écoles secondaires et quatre écoles supérieures ont participé à ces concours. Le président du jury, Djibrila Maïga, a expliqué à l’assistance le processus du parcours pédagogique qui s’intéresse au panafricanisme et à la culture malienne. Le concours s’est déroulé en ligne. Le jury s’est félicité du niveau acceptable des candidats. Les trois premiers dans chaque catégorie ont été primés. Au Concours littéraire, la 3ème place est revenue à Aminata Diakité Licence1 de l’Ecole supérieure de journalisme et des sciences de communication (ESJSC), le 2ème prix à Issa Guindo de la Faculté des lettres et des sciences du langage (FLSL). Awaïssou Aboubacar de l’École normale supérieure (ENSUP) a remporté le1er prix. Au Parcours pédagogique, le 3ème prix a été attribué à Binta Dème du lycée Bassan Barry tandis que Moussou Mady Kéita du lycée public de Ouéléssébougou s’est emparée de la place. Et le 1er prix a été enlevé par Anzoumane B. Tigana du lycée Askia Mohamed. Des prix spéciaux ont, aussi, été remis à des candidats, ecoles et autres personnalités. La directrice de la Tour de l’Afrique, Mme Maïga Mariam B, Maïga, s’est réjouie du bon déroulement de l’évènement. OD/MD (AMAP)
Une Semaine nationale des bacheliers pour une bonne orientation des futurs étudiants
Bamako, 28 juin (AMAP) Le Club autodidacte a organisé une semaine nationale pour les bacheliers dont l’ouverture a eu lieu, ce samedi, au siège de la Coalition des alternatives dette et développement (CAD-Mali) à Djelibougou, en Commune II du district de Bamako, dans le but de les orienter vers les études supérieures, à choisir des filières en adéquation avec leur profil, a constaté l’AMAP. La semaine dont le thème est ‘Jeunesse malienne: actrice du développement durable et de la paix’ « est pensée pour vous accompagner dans la transition vers l’enseignement supérieur, pour vous éclairer dans vos choix d’orientation , vous permettre également de mieux comprendre les filières, les métiers et les opportunités qui s’offrent à vous », a indiqué le président du Club autodidacte, Djibril Dramé. Il a également précisé que « pendant ces quelques jours, à travers des ateliers, conférences, panels, visites et témoignages, vous aurez l’occasion de poser toutes les questions, de lever vos doutes et surtout de nourrir vos ambitions. » Dramé a rappelé que le Club autodidacte créé depuis 2013 est une organisation caritative. « Nous sommes des enseignants, formateurs et étudiants. Notre objectif est de renforcer les capacités des jeunes diplômés. Nous menons nos activités à travers des séances de formations, de coaching, d’orientation et de dotation de kits scolaires. » Quant au représentant du parrain de l’événement, Issa Kanté, il a souligné que le thème de cette année « est non seulement pertinent mais aussi d’une urgence capitale. Nous croyons fermement que vous, les jeunes, êtes les artisans de la transformation du Mali. » Il a ajouté : « ce n’est pas un discours idéaliste, c’est une vérité concrète, observable dans chacun de vos efforts, dans chaque rêve que vous poursuivez et dans chaque initiative comme celle-ci. » La cérémonie d’ouverture de la semaine nationale des bacheliers s’est déroulée en présence de la représentante de la CAD-Mali, Mme Coulibaly Korotoumou Traoré et le maire de la Commune rurale de Toubacoro, Youssouf N’diaye. Dans leurs interventions, ils ont tous salué l’initiative et encouragé les organisateurs. MMD/MD (AMAP)
Bamako : Atelier pour renforcer la gouvernance foncière et urbaine par une application harmonisée des textes
Bamako, 28 juin (AMAP) Un atelier d’échanges sur la pratique des textes régissant l’urbanisme, la construction, les domaines et le cadastre s’est ouvert, ce samedi, à la Direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat (DNUH) à Bamako, sous la présidence du ministre chargé de l’Urbanisme, Imirane Ibrahime Touré. « Cet atelier est un espace de vérité et de construction collective pour harmoniser l’interprétation des textes et améliorer la qualité des services offerts aux citoyens », a déclaré le directeur national de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamadou Ouologuem. Organisé sur deux jours (28-29 juin 2025), la session vise à renforcer la synergie entre les services centraux, régionaux et subrégionaux pour une gouvernance foncière et urbaine plus cohérente. Les participants, incluant les directeurs régionaux, chefs de services et représentants syndicaux, partagent expériences et bonnes pratiques afin d’identifier les blocages dans l’application des textes réglementaires. « Nous constatons des interprétations divergentes et des in cohérences dans les procédures », a souligné M. Ouologuem, appelant à un cadre d’interprétation partagé. Le directeur général des Domaines et du Cadastre, Amadou Maïga, a mis en avant les réformes récentes, notamment l’adoption de la loi domaniale et foncière de 2024, qui consacre le Titre Foncier comme unique document d’attribution pour réduire les conflits fonciers. « La digitalisation, avec des outils comme MoDoNum et SITFI, accélère le traitement des dossiers et renforce la transparence », a-t-il ajouté, annonçant le lancement d’un portail web institutionnel à la clôture de l’atelier. Le ministre de l’Urbanisme de l’Habitat des Domaines de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Imirane Ibrahime Toure, a insisté sur les priorités du gouvernement de la Transition, telles que l’immatriculation systématique des parcelles, la création de 429 hectares de réserves foncières pour des logements sociaux et l’achèvement de 2 780 logements. « Nous devons assumer notre rôle pour résoudre les problèmes fonciers et éviter les litiges inutiles devant les tribunaux », a-t-il affirmé, appelant à des solutions concrètes pour améliorer l’accès à la terre et au logement. L’atelier, financé par les budgets 2025 de la DNUH et de la Direction générale des Domaines et du Cadastre, se clôturera par un rapport proposant des recommandations pour une gestion foncière et urbaine plus efficace, de Kayes à Kidal. OS/MD (AMAP)

