Le CNT adopte le projet de loi de création de l’Office national des anciens combattants

Bamako, le 30 juin (AMAP) Le projet de loi de création de l’Office national des anciens combattants, militaires retraités et victimes de guerre du Mali (ONAC) est passé, lundi, devant le Conseil national de Transition (CNT) qui l’a adopté à 119 voix, zéro contre et zéro abstention, a constaté l’AMAP. L’ONAC a pour mission d’assurer la gestion administrative des anciens combattants, militaires retraités et victimes de guerre. Il est chargé de suivre « le traitement des dossiers de pension militaire, d’assurer le suivi des effectifs au niveau des différentes régions et du District de Bamako. » L’Office participe, aussi, à la préparation et à la mobilisation de la réserve. Selon le ministre de la Défense et des anciens Combattants, le général de corps d’Armée Sadio Camara qui a défendu ce texte, « son vote va garantir une meilleure prise en charge des anciens combattants, les militaires victimes de guerre et leur famille ». Après analyse et examen approfondis du projet de loi, et eu égard au contexte d’évolution permanente de notre outil de défense, la Commission de la défense nationale, de la sécurité et de la Protection civile du CNT a recommandé, fortement, au gouvernement « l’application diligente et efficiente de cette loi et, surtout, de la faire suivre par un décret qui prendra en compte certaines définitions et clarifications » Il s’agit, notamment, de la notion « de victimes de guerre du Mali, en définissant de facto clairement son champ d’application et les spécificités y afférentes. » De son côté, la Commission des Lois constitutionnelles, de la législation, de la justice, des droits de l’Homme et des institutions de la République a émis un avis favorable quant à l’adoption du projet de loi portant création de l’ONAC. L’ordre du jour de cette séance portait, également, sur deux propositions élaborées par des membres du CNT. Elles concernent, précisément, la loi portant modification de l’ordonnance n°2019-011/P-RM du 27 mars 2019 portant création de l’Institut national de santé publique (INSP);  la loi portant Statut des commissaires de justice. OD/MD (AMAP)

(URGENT) Bafoulabé : Présumée attaque terroriste

Bafoulabé, 1er juil (AMAP) Une trentaine d’hommes, lourdement armés, ont d’attaqué, mardi, aux environs de 6 heures, deux usines dans le Cercle de Bafoulabé (Ouest), selon une source locale. Par équipe de deux, ces individus, qui ont été vus par des habitants, dans le Cercle d’Oussoubidiangna, depuis plusieurs mois, s’en sont pris  à l’Usine stones qui produit des carreaux, basée à Gouroundapé et l’usine Diamont Ciment de Gangonteri, toutes sur la Route nationale (RN) 22. respectivement à une vingtaine et une cinquantaine de km de la Commune rurale de Bafoulabé. Pour l’instant, on ne connait pas le bilan des attaques. BM/MD (AMAP)

Réunion du cadre d’échanges entre les représentants de l’Etat et les légitimités traditionnelles au titre du deuxième trimestre 2025

Tenenkou, 1er juil (AMAP) Les représentants de l’Etat et les légitimités traditionnelles de Tenenkou, se sont rencontrés, lundi, au titre du deuxième trimestre 2025, pour se pencher sur les besoins, préoccupations et attentes des populations, a constaté l’AMAP sur place. L’objectif de cette rencontre était, aussi, d’informer les légitimités traditionnelles sur les grandes décisions ou actions portant sur la vie de la Nation prises par les autorités durant le deuxième trimestre 2025 et de formuler des recommandations. Le 2e adjoint au préfet du Cercle, le capitaine Boubacar Sissoko, qui a présidé la rencontre, dans la salle Weltaré de la Préfecture du Cercle de Tenenkou, a fait un tour d’horizon des principales décisions nationales prises au cours de ce deuxième trimestre 2025. Il s’est félicité « de la forte mobilisation des participants, » toute chose qui prouve à suffisance leur engagement à contribuer à l’amélioration de la situation des populations. ». Il leur a rappelé que ce cadre d’échanges est une occasion idéale de discussions, Les participants ont formulé plusieurs recommandations allant dans le sens de l’amélioration du cadre de vie des populations du cercle de Tenenkou. Parmi les décisions arrêtées, on relève, entre autres, l’organisation de la Biennale artistique et culturelle en décembre 2025 à Tombouctou (Nord), la suspension des activités des partis politiques, la dissolution des partis politiques, l’adoption d’un projet de loi autorisant la prorogation du mandat du président de la Transition à 5 ans à l’instar de ses pairs de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). L’audit des comptes des partis politiques par la Section des comptes de la Cour suprême, sans oublier la nomination du général de Brigade Daouda Dembélé comme gouverneur de la Région de Mopti, ont, aussi, été abordés. Le capitaine Boubacar Sissoko a invité les chefs de villages « à intensifier la sensibilisation sur ces sujets, dans leur localité afin de faire passer le bon message. » Des sujets d’intérêt local ont également été abordés. Il s’agit de l’embargo sur la localité de Diafarabé, le problème du réseau Orange, la panne des deux groupes électrogènes de la centrale d’Energie du mali (EDM) à Tenenkou . Des préoccupations portant sur la sécurité la santé, l’éducation, l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’eau et le désenclavement ont été ,egalement, passées au crible. Le représentant du chef de l’exécutif local a donné des gages et a assuré les populations, sur toutes ces préoccupations, « de la détermination de l’Administration et des dispositions prises afin de trouver des solutions rapides et un retour à la normale. » En retour les légitimités traditionnelles ont fortement apprécié cet exercice d’explication et se sont engagées « à soutenir et accompagner les actions des autorités de la Transition. » Ont également pris part à cette rencontre, le secrétaire général de la mairie représentant le maire de la Commune urbaine, les chefs de villages du cercle ou leurs représentants, les représentants des services techniques, des Forces de défense et de sécurité (FDS), notamment la Garde, la Gendarmerie et le détachement militaire ainsi que les représentants des organisations de la Société civile. Le deuxième adjoint au préfet leur a assuré que « l’Administration restera toujours aux côtés des populations du cercle de Tenenkou », avant d’inviter les légitimités traditionnelles à s’impliquer davantage pour relever les défis de l’heure. Dans son intervention de clôture, le deuxième adjoint au préfet du cercle s’est félicité de la qualité et du ton qui ont animé ces échanges avant d’inviter les légitimités traditionnelles à continuer « à soutenir les autorités de la transition ainsi que les Famas dans leur lutte pour la sauvegarde de l’intégrité du territoire national. » AS/MD (AMAP)

« Affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires » : Suspension jusqu’au jeudi pour les réquisitoires et de la plaidoirie

Bamako, 30 juin (AMAP)  La Cour d’assises, à la 18ème journée de la deuxième session du procès de « l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires », a suspendu l’audience, lundi, jusqu’au jeudi 03 juillet 2025, pour le début de la phase des réquisitoires et de la plaidoirie, a constaté l’AMAP La suspension est intervenue, après le témoignage de l’actuel Secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants, depuis 2021, le général Sidiki Samaké. Dans sa déposition, le général Samaké, a expliqué qu’il n’a été associé ni à l’élaboration, ni à l’exécution du contrat dont il est question aujourd’hui. « À l’époque des faits, plus précisément en 2014, je venais de terminer la formation des nouvelles recrues dans l’Armée. A cette époque, j’étais colonel ». Il a donné des précisions sur l’élaboration des besoins de l’armée, dans les conditions normales. « C’est le chef d’état-major qui consulte et recense les besoins des différentes structures de l’Armée relévant de lui et transmet ces besoins au ministère de la Défense et des Anciens combats. Et, c’est ce qui se passe actuellement », a fait savoir le général Sidiki Samaké. Parlant de l’achat de l’avion présidentiel, il a dit qu’aucun élément de cette affaire n’est passé au ministère de la Défense et des Anciens combats. » La Cour a suspendu l’audience, pour donner deux jours (mardi et mercredi) au ministère public de préparer son réquisitoire. Le parquet général et la partie civile interviendront le jeudi 03 juillet prochain. La défense, vendredi et le lundi, pour sa plaidoirie. ST/MD (AMAP)      

Une conférence débat pour promouvoir la langue et la culture songhoï

Bamako, 28 juin (AMAP) « Pour qu’une culture soit fertile il faut la langue. Et, notre combat c’est de transmettre aux jeunes générations nos savoirs endogènes », a dit le conférencier Alassane Amadou Maiga, à la 4ème édition de la Conférence-débat sur la culture songhoi », qui s’est déroulée, samedi, à l’Université Bazo de Sotuba avec objectif de mettre en valeur la culture songhoï, à travers la langue et son apprentissage. M. Maiga, un des intervenants sur les thèmes : « Quelle est l’origine des Songhoï ? », « Les Songhoï, qui sont-ils ? » et « Les Songhoï sont-ils en voie de disparition ? Quelles perspectives pour leur survie et leurs épanouissement effectif ? », a rappelé que cela fait quatre ans qu’ils organisent ce genre de conférence « pour sensibiliser les jeunes à apprendre et à écrire leur langue. » « Parce qu’une culture, c’est la langue. Quand la langue disparait, la société va disparaitre », a-t-il affirmé. Le Pr Abdoulaye Touré, qui a assisté à la conférence, parle de sa communauté, de ses origines, de sa culture, de sa langue, trouve l’exercice réconfortant de mettre en valeur la langue de sa communauté. « Je vois déjà ce que cela apporte à la communauté et je vois toute l’importance », a souligné le Pr Touré. Venue de Téra, une Région du Niger, pour cette conférence, Mme Bourahima Maimouna, invitée d’honneur, s’est dit beaucoup impressionnée par ces jeunes formés en langue didactique songhoï. « Il faut encourager nos enfants à apprendre à lire et à écrire en songhoï, maintenir notre culture et la transmettre à nos enfants », a-t-elle souligné. Et, salué les initiateurs pour l’organisation de cette belle journée « culturelle songhoï » La conférence avait comme parrain, Abass Diallo et marraine, Houreymatou Cissé. Celle-ci a expliqué que « c’est une manière pour nous de faire la promotion de la culture Songhoi. Comme le nous e savons déjà tous, le Songhoi ce n’est pas que le Mali, ça été un grand empire dans le temps et avec ce genre d’évènement, on a appris beaucoup sur la culture, la nourriture et sur l’origine de la culture songhoï. L’évènement est initié par le responsable de la Radio « La Voix du Nord », Hamadou Seydou Maiga. Les thèmes ont été exposés par des professeurs d’universités spécialisés dans l’histoire du Songhoï et des spécialistes du terroir songhoï, notamment, le Pr Amadou Diadié Sangho, traditionaliste et médiateur social, Dr Ahmed Ibrahim, ainsi qu’Alassane Amadou Maïga, ingénieur d’aviation à la retraite. Un des temps forts de l’évènement, a été la remise d’attestations de reconnaissance aux conférenciers, au parrain et à la marraine ainsi qu’à d’autres personnes pour leur soutien à la promotion de la culture songhoï.  Des attestations de formation initiale en langue songhoï ont été remis à 39 jeunes. ST/MD (AMAP)    

Célébration de la journée de l’Afrique : Finale du Parcours pédagogique de la Tour de l’Afrique et du concours littéraire

Bamako, le 28 juin (AMAP) La finale de la 10ème édition du Parcours pédagogique et celle de la 2ème édition du concours littéraire entre les universités et les écoles supérieures, ont eu lieu, ce samedi 28 juin, à la Tour de l’Afrique, dans le cadre de la célébration de l’Unité africaine, a constaté l’AMAP sur place. Organisées par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, à travers la Tour de l’Afrique, ces activités clôturent la célébration de la journée de l’Afrique de cette année. En marge de ces finales du parcours pédagogique de la Tour de l’Afrique et du concours littéraire, une conférence-débats, animée par notre confrère Salif Sanogo, a marqué cet événement. Sur le thème : « L’identité culturelle africaine, socle de l’intégration des Peuples d’Afrique », M. Sanogo, dans son exposé, a donné des explications, définitions et autres révolutions en cours en Afrique, en lien avec l’identité culturelle. Sur ce dernier point, le conférencier a cité les trois principes qui guident désormais l’action publique au Mali. Selon lui, l’identité culturelle est ce en quoi se reconnaît une communauté, et est rarement statique. « L’identité culturelle d’une personne est généralement plurielle et peut être comprise comme une dynamique en mouvement…», a-t-il expliqué, ajoutant que c’est un concept à construire. « Elle doit signifier l’égalité entre toutes les communautés », a fait savoir Salif Sanogo. Il s’agit de faire en sorte que les jeunes puissent s’approprier nos valeurs culturelles. Ainsi, le conférencier a parlé de la valorisation des légitimités traditionnelles au Mali par les autorités de la Transition. « Il faut qu’on arrive à ne plus développer le concept de complexe culturel par rapport à l’Occident », a insisté M. Sanogo. Pour lui, « il est temps qu’on se lève avant qu’il ne soit trop tard. »  « Quand on perd notre culture, on devient déraciné », a-t-il dit Il a, aussi, souligné que la langue peut être la principale source d’intégration et que l’économie doit soutenir le développement culturel. Il a cité le cas des radios internationales que les grandes puissances financent pour valoriser leur culture à travers le monde. Le Secrétaire général du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mahamadou dit Koumbouna Diarra, a salué les participants à ce jeu-concours qui en est à sa 10ème édition. « Il n’y a guère de gagnants et de perdants car vos participations ont servi toute l’Afrique », a-t-il fait noter. Au total, 60 participants de six écoles secondaires et quatre écoles supérieures ont participé à ces concours. Le président du jury, Djibrila Maïga,  a expliqué à l’assistance le processus du parcours pédagogique qui s’intéresse au panafricanisme et à la culture malienne. Le concours s’est déroulé en ligne. Le jury s’est félicité du niveau acceptable des candidats. Les trois premiers dans chaque catégorie ont été primés. Au Concours littéraire, la 3ème place est revenue à Aminata Diakité Licence1 de l’Ecole supérieure de journalisme et des sciences de communication (ESJSC), le 2ème prix à Issa Guindo de la Faculté des lettres et des sciences du langage (FLSL). Awaïssou Aboubacar de l’École normale supérieure (ENSUP) a remporté le1er prix. Au Parcours pédagogique, le 3ème prix a été attribué à Binta Dème du lycée Bassan Barry tandis que Moussou Mady Kéita du lycée public de Ouéléssébougou s’est emparée de la place. Et le 1er prix a été enlevé par Anzoumane B. Tigana du lycée Askia Mohamed. Des prix spéciaux ont, aussi, été remis à des candidats, ecoles et autres personnalités. La directrice de la Tour de l’Afrique, Mme Maïga Mariam B, Maïga, s’est réjouie du bon déroulement de l’évènement. OD/MD (AMAP)

Une Semaine nationale des bacheliers pour une bonne orientation des futurs étudiants

Bamako, 28 juin (AMAP) Le Club autodidacte a organisé une semaine nationale pour les bacheliers dont l’ouverture a eu lieu, ce samedi, au siège de la Coalition des alternatives dette et développement (CAD-Mali) à Djelibougou, en Commune II du district de Bamako, dans le but de les orienter vers les études supérieures, à choisir des filières en adéquation avec leur profil, a constaté l’AMAP. La semaine dont le thème est ‘Jeunesse malienne: actrice du développement durable et de la paix’  « est pensée pour vous accompagner dans la transition vers l’enseignement supérieur, pour vous éclairer dans vos choix d’orientation , vous permettre également de mieux comprendre les filières, les métiers et les opportunités qui s’offrent à vous », a indiqué le président du Club autodidacte, Djibril Dramé. Il a également précisé que « pendant ces quelques jours, à travers des ateliers, conférences, panels, visites et témoignages, vous aurez l’occasion de poser toutes les questions, de lever vos doutes et surtout de nourrir vos ambitions. » Dramé a rappelé que le Club autodidacte créé depuis 2013 est une organisation caritative. « Nous sommes des enseignants, formateurs et étudiants. Notre objectif est de renforcer les capacités des jeunes diplômés. Nous menons nos activités à travers des séances de formations, de coaching, d’orientation et de dotation de kits scolaires. » Quant au représentant du parrain de l’événement, Issa Kanté, il a souligné que le thème de cette année « est non seulement pertinent mais aussi d’une urgence capitale. Nous croyons fermement que vous, les jeunes, êtes les artisans de la transformation du Mali. » Il a ajouté : « ce n’est pas un discours idéaliste, c’est une vérité concrète, observable dans chacun de vos efforts, dans chaque rêve que vous poursuivez et dans chaque initiative comme celle-ci. » La cérémonie d’ouverture de la semaine nationale des bacheliers s’est déroulée en présence de la représentante de la CAD-Mali, Mme Coulibaly Korotoumou Traoré et le maire de la Commune rurale de Toubacoro, Youssouf N’diaye. Dans leurs interventions, ils ont tous salué l’initiative et encouragé les organisateurs. MMD/MD (AMAP)      

Bamako : Atelier pour renforcer la gouvernance foncière et urbaine par une application harmonisée des textes

Bamako, 28 juin (AMAP)  Un atelier d’échanges sur la pratique des textes régissant l’urbanisme, la construction, les domaines et le cadastre s’est ouvert, ce samedi, à la Direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat (DNUH) à Bamako, sous la présidence du ministre chargé de l’Urbanisme, Imirane Ibrahime Touré. « Cet atelier est un espace de vérité et de construction collective pour harmoniser l’interprétation des textes et améliorer la qualité des services offerts aux citoyens », a déclaré le directeur national de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamadou Ouologuem.   Organisé sur deux jours (28-29 juin 2025), la session vise à renforcer la synergie entre les services centraux, régionaux et subrégionaux pour une gouvernance foncière et urbaine plus cohérente. Les participants, incluant les directeurs régionaux, chefs de services et représentants syndicaux, partagent expériences et bonnes pratiques afin d’identifier les blocages dans l’application des textes réglementaires. « Nous constatons des interprétations divergentes et des in cohérences dans les procédures », a souligné M. Ouologuem, appelant à un cadre d’interprétation partagé. Le directeur général des Domaines et du Cadastre, Amadou Maïga, a mis en avant les réformes récentes, notamment l’adoption de la loi domaniale et foncière de 2024, qui consacre le Titre Foncier comme unique document d’attribution pour réduire les conflits fonciers. « La digitalisation, avec des outils comme MoDoNum et SITFI, accélère le traitement des dossiers et renforce la transparence », a-t-il ajouté, annonçant le lancement d’un portail web institutionnel à la clôture de l’atelier. Le ministre de l’Urbanisme de l’Habitat des Domaines de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Imirane Ibrahime Toure, a insisté sur les priorités du gouvernement de la Transition, telles que l’immatriculation systématique des parcelles, la création de 429 hectares de réserves foncières pour des logements sociaux et l’achèvement de 2 780 logements. « Nous devons assumer notre rôle pour résoudre les problèmes fonciers et éviter les litiges inutiles devant les tribunaux », a-t-il affirmé, appelant à des solutions concrètes pour améliorer l’accès à la terre et au logement. L’atelier, financé par les budgets 2025 de la DNUH et de la Direction générale des Domaines et du Cadastre, se clôturera par un rapport proposant des recommandations pour une gestion foncière et urbaine plus efficace, de Kayes à Kidal. OS/MD (AMAP)

Forum de Mercy Corps : Tirer profit des bonnes pratiques de résilience et d’adaptation au changement climatique

Bamako, 27 juin (AMAP) Des participants venus de plusieurs localités d’intervention du projet « Mercy Corps », ont échangé, pendant trois jours (25, 26 et 27 juin), à Bamako, pour dégager des recommandations sur l’adaptation et la résilience au changement climatique, la mutualisation et l’harmonisation des approches ainsi que les efforts au sein d’une coalition nationale au bénéfice des communautés partenaires. Ces participants de Bamako, Koulikoro, Ségou, San, Koutiala ont recommandé, entre autres, de vulgariser les bonnes pratiques identifiées lors de ce forum, faire des restitutions au sein des différentes organisations et prendre en compte les bonnes pratiques lors de la formulation de nouveaux projets, sensibiliser et informer les jeunes à l’utilisation responsable des ressources naturelles. Lors de la clôture des travaux, vendredi, à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB), la représentante du ministre chargé de la Promotion de la Femme, Mme Bocoum Aoua Guindo, a fait remarquer que les femmes représentent plus de 70% de la main d’œuvre agricole au Mali. « Elle portent une grande part de la production et du travail quotidien dans nos champs, nos marchés et nos familles. Pourtant, alors qu’elles constituent le pilier de notre sécurité alimentaire, moins de 10% d’entre elles ont un accès effectif à la terre, Ce qui freine leur pleine contribution au développement rural, mais aussi à la stabilité et à la paix dans nos communautés », a-t-elle fait remarquer. « La réduction de cette inégalité est, non seulement, une question de justice sociale mais, aussi, un lien central pour prévenir les conflits, renforcer la cohésion et favoriser un développement harmonieux », a averti Mme Bocoum. Elle a également trouvé que les conclusions de ces travaux « confortent dans la conviction que la résilience agricole ne peut se construire sans justice sociale, sans égalité d’opportunités pour les femmes et la jeunesse, sans promotion active de leur leadership. » « A travers les actions du Programme justice et stabilité au Sahel (JASS), grâce à la mobilisation des autorités locales, des commissions foncières et de tous les partenaires, nous voyons des progrès réels », a fait savoir Mme Bocoum Aoua Guindo. Parmi les partenaires, il y a le Royaume Uni dont le représentant de l’ambassadeur, Robert Elsworth, a souligné que le changement climatique est une menace réelle. « Nous repartirons avec des idées concrètes pour une solution durable », a-t-il dit. Ces trois jours ont été consacrés au thème : « Forum de partage de connaissance et bonnes pratiques de résilience et d’adaptation au changement climatique. » ST/MD (AMAP)

Sikasso : Journée internationale de la lutte contre la drogue, une grande quantité de drogues incinérée

Sikasso, 26 juin (AMAP) L’Office centrale des stupéfiants (OCS) de Sikasso (Sud) a procédé, le 26 juin dernier, à l’occasion de la Journée internationale de la lutte contre les drogues, à l’incinération d’une importante quantité de drogues, d’une valeur de près de 260 millions de francs CFA, saisies dans la Région, a constaté l’AMAP. Les produits incinérés étaient composés de la cocaïne, du cannabis, du tramadol, du diazépam, du rivotril, de l’amphétamine, du rizzila, de la cigarette de contrefaçon, du mirage (serpent), de boissons frelatées et des produits pharmaceutiques contrefaits. Ces produits ont été saisis entre juillet 2022 et juin 2025. Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Sikasso, Moussa N’Tji Coulibaly, qui a présidé la cérémonie, s’est réjoui de l’incinération de cette importante quantité de drogue. Il a félicité l’initiative de l’OCS pour le travail realisé dans le cadre la lutte contre le fléau dans la région. « Je profite de l’occasion pour remercier tous ceux qui ont contribué à la lutte contre le phénomène », a-t-il souligné. S’adressant à la jeunesse, M. Coulibaly l’a prévenu : « Tous ceux qui seront présentés devant la justice pour consommation de drogues feront face à la loi dans toute sa rigueur. » Cette incinération est une manière de montrer à la population le travail titanesque abattu par l’antenne de l’OCS de Sikasso. Ainsi, le chef de l’antenne OCS, le Lt-colonel Tourou Kanouté, a affirmé : « Les produits saisis au cours de nos enquêtes ont été incinérés au vu et au su de tout le monde (population et autorités). » « Ces produits ont été saisis à Sikasso et des localités voisines. Les personnes impliquées ont été arrêtées et mises à la disposition de la justice », a-t-il fait savoir. Le chef de l’antenne OCS de Sikasso a placé la Journée de la lutte contre la drogue sous le signe de la résilience contre ce mal au Mali. Selon lui, il faut intensifier la sensibilisation de la couche juvénile pour qu’elle puisse se retirer des activités liées à la drogue (vente, consommation…). Auparavant, le représentant du maire, Abdramane Sidibé, s’était réjoui de la tenue de l’activité dans sa Commune. Il a remercié l’équipe de OCS pour sa vigilance dans la saisie de ces produits. M. Sidibé a fait remarquer la recrudescence du phénomène. Toute chose qui, selon lui, a été démontré lors de recrutements dans l’Armée. Il a, enfin, appelé les parents et la jeunesse à redoubler de vigilance. Plusieurs autorités ont pris part à la cérémonie AD/MFD/MD (AMAP)