Sikasso : Le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel évalue ses réalisations dans la Région
Sikasso, 5 juil (AMAP) Une mission de presse du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel phase II (PRAPS 2) -Mali a effectué, du 29 juin au 3 juillet, une visite des réalisations du projet afin d’échanger avec ses bénéficiaires sur leurs expériences, les résultats, les progrès réalisés et les défis rencontrés, tout en les sensibilisant sur la pérennisation des acquis. La mission a concerné plusieurs infrastructures et aménagements pastoraux de Nièna, Mamabougou, Kaboïla et de la ville de Sikasso dont le coût total de réalisation est estimé à plus de 589 166 000 Fcfa. A travers ces visites des réalisations dans ses zones d’intervention, le PRAPS 2–Mali, qui est sous la tutelle du ministère de l’Elevage et de la Pêche, voulait, aussi, organiser des séances d’échanges et de sensibilisation avec les bénéficiaires. Il s’agissait, également, de collecter des témoignages et supports visuels sur les résultats et impacts du projets, assurer la couverture médiatique et la diffusion de toutes les étapes de la mission de terrain. A Nièna, première étape, la mission a sillonné les sites de réalisations, du marché à bétail des petits ruminants, en passant par celui des gros ruminants, des magasins de stockage d’aliment bétail jusqu’à l’aire d’abatage. Là, les bénéficiaires des infrastructures construites et réhabilitées, à savoir les présidents des Comités de gestion des deux marchés à bétail et celui de l’aire d’abattage ont chacun exprimé leur joie et salué le geste du PRAPS 2 et son partenaire, la Banque mondiale. « Auparavant, les conditions n’étaient pas du tout favorables. Les pasteurs vendaient leurs bêtes à l’extérieur du marché. Grâce au PRAPS 2, nous avons de nouveaux marchés à bétail, un nouveau parking, des abreuvoirs… », s’est réjoui le président du Comité de gestion du marché à bétail des petits ruminants, Moussa Diallo. Il a ajouté qu’à présent leur marché connait une affluence « car il est fréquenté par les clients venant de plusieurs pays voisins, à savoir le Sénégal, la Guinée, la Côte d’ivoire et la Gambie. » Le 2ème adjoint au maire de la Commune rurale de Nièna, Mathieu Koné, a adressé ses remerciements au PRAPS 2 pour ses nombreuses réalisations dans sa commune. La seconde étape de la mission a été la visite de l’étal de boucherie réhabilité au grand marché de Sikasso et la ferme agro-sylvo-pastorale de Mamadou Tangara, à Mamabougou (un village à 6km de Sikasso). Ici également, la présidente du Comité de gestion, Mme Touré Rahamatou Bagayogo, le président de l’Interprofession filière bétail-viande de Sikasso, Chaka Sanogo et le propriétaire de la ferme, Mamadou Tangara, n’ont pas tari d’éloges à l’endroit du projet. Dans sa dernière étape, la mission a mis le cap sur la Commune rurale de Kaboïla, précisément le village de Nayérebougou (à 26 km de Sikasso). Ici, aussi, le PRAPS-2 Mali a réhabilité le Système d’hydraulique pastoral amélioré (SHPA). Egalement, les bénéficiaires ont exprimé leur sentiment de joie et de satisfaction. La présidente du Comité de gestion du SHPA, Aissata Togola, a dit merci au PRAPS-2 Mali et ses partenaires avant de promettre qu’un bon usage sera fait de l’investissement. « Je suis très satisfaite du niveau de réalisation des nombreux sites d’infrastructures et aménagements pastoraux de la Région de Sikasso. La réception provisoire de plus de 90% de ces réalisations a été faite et à 100% », a déclaré l’experte en communication du PRAPS 2-Mali Mme Touré Maïmounatou Touré, qui a dirigé la mission. Elle a précisé que les sites choisis par le projet contribuent énormément à l’amélioration des conditions de vie des pasteurs et agropasteurs. Par ailleurs, elle a assuré que les difficultés recensées seront remontées pour l’atteinte des objectifs à la fin du projet. « Le projet est déjà à mi-parcours, j’invite les bénéficiaires à faire un bon usage des infrastructures », a-t-elle conclu. Le PRAPS 2 a, entre autres, réalisé dans la Région de Sikasso, trois parcs de vaccination à Sokoura, à Soroblé et à Nayérebougou, des clôtures des Unités de production et des Industries animales (UAPIA) de Nièna, N’Kouroula et Kignan ainsi que la construction/réhabilitation des postes vétérinaires de Kignan, Loulouni, Dandéresso, Hérémakono et Misséni. S’y ajoutent, la réhabilitation de la clôture du secteur vétérinaire de Kadiolo… Le projet a, également, soutenu la direction générale des Eaux et Forêts à conduire l’élaboration et l’actualisation de cinq conventions locales dans la Région de Sikasso. Il aidé à engager le financement de sept sous-projets à caractère innovant d’un montant total de 49 millions au profit des Sociétés coopératives formelles de pasteurs et agropasteurs. En 2023, le PRAPS 2 Mali a financé 180 Activités génératrices de revenu (AGR) au profit des femmes et des jeunes, pour un montant total de 45 millions de Fcfa. Au cours de sa deuxième phase, il a renforcé la présence féminine dans les Comités de gestion (COGES) des infrastructures pastorales. À Sikasso, une dizaine de femmes occupent des postes clés dans la gestion des marchés à bétail, des aires d’abattage et des étals de boucherie. Des formations en leadership, gestion, médiation et lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG) ont été déployées, accompagnées de séances de sensibilisation communautaire et de coaching individuel. Ces efforts ont permis d’atteindre un taux de participation féminine de plus de 13 % dans les COGES de la Région. La mission comprenait aussi de l’assistant communication, Yaya Diarra, l’assistant suivi-évaluation du PRAPS 2 (Sikasso), Sékou Traoré, l’animatrice genre du projet à Sikasso, Mme Diabaté Safiatou Coulibaly et plusieurs médias. MFD/MD (AMAP)
Tenenkou : Début de la campagne de distribution de l’azithromycine
Tenenkou, 04 juil (AMAP) La campagne de distribution de l’azithromycine, qui a démarré, ce vendredi, au Centre de santé de Référence (CSREF) de Tenenkou (Centre), s’étalera du 04 juillet au lundi 07 juillet 2025 et touchera 47 653 enfantsde 1 mois à 59 mois, a constaté l’AMAP sur place. Ce sont 218 agents distributeurs, 42 superviseurs de proximité et 4 superviseurs de district qui ont été mobilisés pour la réussite de cette campagne. Le secrétaire général de la mairie, Hamsala Modibo Cissé, représentant le maire, s’est réjoui de l’organisation de cette campagne de distribution qui vise à améliorer et à renforcer la santé des enfants. Tout comme le 2ème adjoint au préfet du Cercle de Tenenkou, le capitaine Boubacar Sissoko, qui a présidé la cérémonie, devant plusieurs officiels. Il a salué les efforts consentis par les agents de santé dans le district sanitaire de Tenenkou avant d’inviter les leaders communautaires « à se mobiliser et à intensifier la sensibilisation afin que le maximum d’enfants puisse en bénéficier. » Le capitaine Boubacar Sissoko a administré symboliquement la première dose d’azithromycie à un enfant de 24 mois, donnant ainsi le départ de la campagne. Étaient également présents à la cérémonie, le médecin chef du CSREF, le président de la Fédération Locale des Associations de Santé Communautaire (FELASCOM), les représentants des leaders communautaires, des ONG et des organisations de la Société civile. AS/MD (AMAP)
Kangaba : Journée de promotion de la Mutuelle de santé et l’accès universel aux soins
Kangaba, 04 juillet (AMAP) Les autorités, professionnels de santé, leaders traditionnels, société civile et presse locale se sont réunis le 2 juillet 2025 au Centre de recherche et d’animation culturelle de Kangaba pour une journée de sensibilisation sur la Mutuelle de santé du cercle, dans le cadre de la stratégie nationale d’extension de la couverture maladie universelle, a constaté l’AMAP sur place. « La réussite d’une mutuelle de santé dépend de l’adhésion massive de la population », ont affirmé les conférenciers de l’Agence malienne de la mutualité sociale (AMAMUS) et de l’Union technique de la mutualité (UTM). Organisée grâce au partenariat entre l’AMAMUS et le projet ARISE KENEYA YIRIWALI, cette initiative vise à présenter la Mutuelle de santé du cercle, expliquer son rôle dans le Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) et promouvoir l’accès aux soins pour les populations rurales et du secteur informel. L’État malien soutient trois mécanismes pour garantir des soins de qualité à tous : l’Assurance maladie obligatoire (AMO) pour les travailleurs, le Régime d’assistance médicale (RAMED) pour les indigents et les mutuelles de santé pour le reste de la population. L’événement a mis en lumière la récente mise en place de la Mutuelle de santé du cercle de Kangaba, consolidée par son Assemblée générale constitutive. Les conférenciers ont insisté sur la nécessité d’une forte mobilisation communautaire pour pérenniser cette initiative. Des témoignages d’adhérents à l’AMO et au RAMED ont renforcé l’appel à une adhésion massive, soulignant les bénéfices concrets de ces dispositifs. SD/OS/MD (AMAP)
Kangaba : Lancement de la campagne SIAN couplée à l’Azithromycine pour protéger des milliers d’enfants
Kangaba, 04 juil (AMAP) La Semaine d’intensification des activités de nutrition (SIAN), couplée à l’administration d’Azithromycine, a débuté le 3 juillet 2025 dans les 23 aires de santé du district sanitaire de Kangaba (ouest), visant à protéger des milliers d’enfants contre la cécité nocturne et les infections., a constaté l’AMAP. « La campagne SIAN, organisée chaque année par le ministère de la Santé, administre de la vitamine A aux enfants de 6 à 59 mois pour lutter contre la cécité nocturne », a déclaré le Dr Moussa Sougané, médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf) de Kangaba. Cette année, l’initiative inclut l’Azithromycine, un antibiotique efficace contre les infections, ciblant 35 927 enfants âgés de 1 à 59 mois. La campagne, qui s’étend du 3 au 6 juillet, concerne 3 266 enfants de 6 à 11 mois et 29 395 enfants de 12 à 59 mois pour la vitamine A. À la veille du lancement, le comité de pilotage s’est réuni pour sensibiliser la population à l’importance de cette campagne. Selon le Dr Sougané, bien que la vitamine A soit intégrée au Programme Élargi de Vaccination (PEV), ces campagnes de masse permettent d’atteindre tous les enfants concernés. Cette initiative, alignée avec les efforts des autres districts sanitaires de la région de Koulikoro, vise à renforcer la santé infantile à travers une approche préventive et curative. SD/OS/MD (AMAP)
Projet communautaire pour le relèvement et la stabilisation du Sahel : 2e session du comité national de validation des sous projets
Bamako, 04 juin (AMAP) Le Comité national de validation du Projet communautaire pour le relèvement et la stabilisation du Sahel (PCRSS-Mali) a validé, ce vendredi matin, quelque 92 sous-projets issus de l’approche de Développement conduit par les communautés (DCC) dans les Régions de Bandiagara, Douentza (Centre) et Tombouctou (Nord). « Nous avons parcouru 92 sous projets repartis entre les secteurs de l’éducation, de l’hydraulique et du domaine agricole. Les régions principalement concernées sont : Bandiagara, Douentza et Tombouctou », a précisé le Coordinateur du PCRSS Mali, Adama Ibrahima Berthé. Il a souligné qu’à l’issue de cette deuxième session, « l’ensemble des sous projets ont été validés, ainsi on pourra passer à la phase suivante du processus, qui est de confier aux communautés elles-mêmes, le processus de recrutements des entreprises pour la mise en œuvre de ces projets qui viennent d’être validés », a-t-il évoqué. Il a précisé que le financement de chacun des projets tourne au tour de plus de 900 millions. « Ces projets amélioreront les systèmes d’hydrauliques villageois, des salles de classe au niveau des différentes localités et des périmètres maraîchers ainsi que des aménagements agricoles », a expliqué M. Berthé. Il a rappelé que ces projets durent cinq ans (2021-2026), financés par la Banque mondiale à hauteur de 54 milliards de francs cfa. Avant d’exprimer sa satisfaction pour la tenue de l’activité, soutenue par le ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, impliqué de manière totale dans la mise en œuvre du processus et qui est le porteur de ces projets à travers le PCRSS. Les travaux étaient présidés par le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général de corps Ismaël Wagué. ST/MD (AMAP)
Ségou : Le couvre-feu prorogé de 30 jours, reconductible
Ségou, 4 juil (AMAP) Le couvre-feu, instauré sur l’ensemble de la Région de Ségou (Centre) le 4 juin 2025, a été prorogé pour une durée de trente jours, reconductible et en vigueur du vendredi 4 juillet au samedi 2 août 2025, chaque nuit de 22h00 à 6h00 du matin, selon une source officielle. La décision signée le gouverneur de la Région, le commissaire général de brigade de police, Soulaïmane Traoré, a été transmise, ce vendredi après-midi au bureau régional de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP). Le document précise que « la liberté de circulation des personnes ainsi que de tous les véhicules est strictement restreinte durant les heures concernées. » « Toutefois, les véhicules des forces de défense et de sécurité, ainsi que les ambulances munies d’un ordre de mission, ne sont pas concernés par cette interdiction », fait remarquer le texte. La mise en œuvre de cette décision incombe au commandant de la Zone de Défense n°2, au commandant de la Région n°5 de la Gendarmerie nationale, au commandant de la 4e Région de la Garde nationale, ainsi qu’aux directeurs régionaux de la Police nationale et de la Protection civile. « Chacun est chargé, dans le cadre de ses prérogatives, d’en assurer l’application effective. » Pour rappel, le couvre-feu a été instauré dans un contexte de dégradation de la situation sécuritaire, marqué par une menace persistante et des informations faisant état de l’infiltration d’individus armés. Cette mesure vise à permettre aux forces armées de manœuvrer librement, de mener des patrouilles et de prendre toutes les dispositions nécessaires à la sécurisation des personnes et des biens. ADS/MD (AMAP)
Procès « affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires » : Réquisitoire du ministère public
Bamako, 03 juin (AMAP) Le ministère public, Koké Coulibaly, a demandé, jeudi, à la Cour d’assises de Bamako, de maintenir tous les accusés, dans les liens de l’accusation, dans « l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires » et de les condamner à des peines maximales et exemplaires, « à l’exception de Mahamadou Camara, contre qui il a requis l’extinction des poursuites. A la 19ème journée d’audience de la session spéciale de la Cour d’assises, le substitut du parquet général qui assure le rôle du ministère public dans ce procès, avait, auparavant, fait le rappel historique de l’affaire en jugement. Il a, selon lui, montré « la place et le rôle de tout un chacun dans la société. » Avant de rentrer « dans la démonstration technique des faits et le rappel du niveau d’implication de chacun des accusés. » La défense va commencer sa plaidoirie, lundi 07 juillet 2025, « si nécessaire » poursuivre le mardi. La cour rendra sa décision mercredi 09 juillet 2025. ST/MD (AMAP)
Projet de résilience dans le Sahel : Validation du Plan d’action stratégique territorial pour la zone du Liptako-Gourma
Bamako, 1er juillet (AMAP) Les acteurs du Projet de résilience dans le Sahel, dans le cadre de la formulation du Plan d’action stratégique territorial pour la zone du Liptako-Gourma (PAST-LG), ont entamé ce lundi, à Bamako, les travaux de validation de la version finale du rapport diagnostic, a constaté l’AMAP. Selon le secrétaire général du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et des Domaines, Amadou Maïga, cet atelier, qui réunit les parties prenantes de l’étude, constitue une étape décisive pour la suite de l’élaboration du PAST-LG. Il fait suite à la rencontre de Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso, tenue du 18 au 25 janvier 2025, ainsi qu’aux sessions des comités nationaux interministériels de pilotage de l’étude. L’objectif de cet atelier sous-régional est, selon M. Maiga, d’harmoniser et valider le rapport diagnostic de la zone du Liptako-Gourma, présenter les résultats intermédiaires du PAST-LG, et prioriser et spatialiser les opportunités d’investissements. Amadou Maïga a précisé que le PAST-LG repose sur trois grandes recommandations stratégiques, portant sur les thématiques suivantes : la connectivité, la transformation économique, la transition énergétique et le développement territorial durable. De son côté, Mathias Spaliviero, chef du bureau Afrique de l’Ouest de l’ONU-Habitat, a déclaré que le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), est convaincu que l’engagement collectif est un levier puissant pour répondre à l’urgence des besoins, mais aussi pour construire des solutions durables. « Notre approche repose sur des solutions intégrées et intersectorielles : renforcement de l’analyse des données, accès à l’énergie, résilience climatique, infrastructures, et développement humain inclusif et informé. Ce plan d’action incarne les aspirations de l’ensemble des parties prenantes et des collectivités nationales, qui en orientent la formulation et la mise en œuvre », a-t-il poursuivi. Il a également assuré que le PNUD, aux côtés d’ONU-Habitat, demeure pleinement engagé à accompagner les gouvernements des trois pays dans la finalisation et la mise en œuvre du plan d’action. Pour rappel, le Projet de résilience dans le Sahel, financé par le gouvernement suédois ,est conduit sous le leadership des gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger, avec l’appui d’ONU-Habitat et du PNUD MMD/MD (AMAP)
Attaques dans le cercle de Bafoulabé : Deux pertes en vie humaine, des dégâts matériels et plusieurs terroristes neutralisés
Bafoulabé, 2 juillet (AMAP) Les groupes terroristes ont multiplié mardi des attaques dans de nombreuses localités du pays avant d’être neutralisés par les Forces armées maliennes, a appris l’AMAP de sources concordantes. Les mêmes sources précisent qu’à l’Usine Diamont Ciment de Gangonteri, dans le Cercle de Bafoulabé, deux de nos soldats ont perdu la vie et les forces obscurantistes ont emporté deux véhicules, avant de mettre le feu à des machines, voitures, camions et les bâtiments et enlevé un travailleur. Dans une autre localité du Cercle de Bafoulabé, à Karaga, les Groupes armés ont commis des attaques occasionnant d’importants dégâts aux moyens roulants et aux infrastructures. Toujours dans le Cercle de Bafoulabé, à Sélinkégny, ils ont calciné des véhicules, enlevé un Pick-Up avant d’être anéantis par les Forces loyalistes. BM/KM (AMAP)
Les femmes de Ségou : tirer profit du Niger, malgré les défis
Par Aminata PONA Ségou, 2 juil (AMAP) À Ségou, surnommée la Cité des Balanzans, le fleuve Niger n’est pas seulement une ressource pour les exploitants de sable, il est aussi une source de revenus pour les lavandières. Ces femmes, qui lavent le linge au bord du fleuve, jouent un rôle clé dans l’économie locale tout en surmontant de nombreux défis. Mais ce métier, exercé par de nombreuses femmes, fait face à des contraintes physiques et financières. Entre résilience et débrouillardise, elles soutiennent leurs familles dans des conditions souvent éprouvantes. Koniba Coulibaly, installée dans le quartier Somonoso, pratique ce métier depuis 17 ans. Cette activité lui permet de subvenir à ses besoins, de soutenir sa famille et de financer la scolarité de ses enfants. « C’est contraignant, mais je suis satisfaite », confie-t-elle. Pourtant, elle regrette que certains clients n’apportent pas de savon, l’obligeant à en acheter elle-même. La perte d’habits, emportés par le vent ou mélangés à d’autres linges, l’amène parfois à dédommager ses clients. Épuisée après de longues journées de travail, de 8h à 18h, Koniba se repose le lundi pour récupérer. « Parfois, je suis trop fatiguée pour me laver ou manger », admet-elle. Malgré ces défis, elle gagne entre 3 500 et 4 500 FCFA par jour, en partie grâce à une stratégie de porte-à-porte qui lui a permis d’élargir sa clientèle. Saly Sogoba, lavandière depuis six ans dans le quartier Sido Soninkoura, partage une expérience similaire. Avec des revenus quotidiens de 5 000 FCFA ou plus, elle a pu financer le trousseau de mariage de sa fille et répondre aux besoins de sa famille. « Ce travail est bénéfique, mais la saison des pluies complique tout », explique-t-elle. La montée des eaux du Niger et les risques de noyade limitent leur activité, tandis que la perte d’habits, comme un foulard qui lui a coûté 3 000 FCFA à remplacer, reste une contrainte fréquente. Fanta Coulibaly, une autre lavandière, voit ses commandes augmenter lors des fêtes, des rentrées scolaires et des mariages. Elle gagne entre 2 000 et 3 000 FCFA par jour pour neuf heures de travail, selon la quantité de linge. « C’est épuisant. Je me lève tôt pour les tâches ménagères avant d’aller laver. À la fin de la journée, je m’endors immédiatement », confie-t-elle. Malgré des journées parfois sans travail, ce revenu, bien que modeste, lui permet de subvenir à ses besoins. Ces femmes incarnent la résilience face aux défis d’un métier physiquement exigeant et financièrement précaire. Leur travail, essentiel pour leurs familles, mériterait un soutien accru pour améliorer leurs conditions, notamment pendant la saison des pluies, et valoriser leur contribution à la communauté. AP/ADS/MD (AMAP)

