Préparatifs de la Biennale : Diéma à pied d’oeuvre

Diéma, 08 juil (AMAP) Une réunion préparatoire de la Biennale artistique et culturelle 2025 s’est tenue ce mardi 8 juillet 2025 à la préfecture de Diéma, sous la présidence du préfet Hamadou Yacouba Diallo,a constaté l’AMAP sur place Le préfet Diallo a remercié les participants pour leur présence, malgré les conditions climatiques parfois rudes en cette période d’hivernage. Il a indiqué l’importance qu’accorde le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, à la culture qui en a fait « un levier incontournable dans la consolidation de la paix et la cohésion sociale. » Ainsi que ses efforts « pour la revalorisation de nos cultures et traditions pour une meilleure sauvegarde de nos identités culturelles, d’où la volonté du chef suprême des armées de renouer avec la biennale artistique et culturelle. » Le chef de l’exécutif local n’a pas été avare en mots pour exhorter les acteurs, « chacun en ce qui le concerne, à jouer pleinement sa partition pour gagner le pari. » Il a invité les acteurs à mettre les bouchées doubles afin que le Cercle de Diéma soit apprécié de tous lors de la Semaine régionale à Nioro. Compte tenu du temps relativement court, il a demandé aux maires de préparer leurs troupes dès leur retour dans leurs communes respectives pour leur permettre de valablement compétir à la Semaine locale, qui se déroulera à Diéma, du 25 au 31 juillet 2025. Aussi, toutes les stratégies seront développées pour faciliter le séjour des troupes qui feront le déplacement. Le chef du service de la jeunesse et des sports, Oumar Niafo, a évoqué les aspects techniques des préparatifs. Il a énuméré les cinq disciplines retenues, à savoir : la pièce de théâtre, la danse traditionnelle, l’ensemble instrumental, le solo de chant et la musique d’orchestre. Pour la bonne organisation de cet événement, il a été convenu de mettre en place une grande commission mixte qui comportera à son sein, des sous-commissions chargées des aspects organisationnels. Le programme détaillé des activités devrait parvenir au gouvernorat de Nioro dans un délai requis. Comme principale doléance, les élus ont sollicité le renforcement de la sécurité pour permettre à leurs troupes de faire des séances de répétition en toute quiétude. Tous les contours des préparatifs ayant été minutieusement examinés, des éclaircissements ont été apportés aux questions subsidiaires. Par rapport à la prise en charge des troupes durant leur séjour, et autres dépenses obligatoires, un budget sera élaboré et soumis aux différents maires pour financement. Au terme des débats, le préfet Hamadou Yacouba Diallo a adressé ses remerciements aux participants pour leurs contributions aux échanges avant de demander « humblement (aux maires) de ne pas traîner les pieds. » Le préfet avait également à ses côtés le 2e adjoint Attayoub Ould Mohamed, le sous-préfet de Dioumara, les maires des cinq communes que compte désormais le Cercle de Diéma (Diéma, Madiga Sacko, Dianguirdé, Dioumara, Gomitradougou) et plusieurs autres responsables impliqués. OB/MD (AMAP)

Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 : Tenenkou prépare la phase locale

Tenenkou, 08 juil (AMAP) Une rencontre d’échanges sur l’organisation de la phase locale de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025, s’est tenue, ce mardi, dans la salle Weltaré de la préfecture du Cercle de Tenenkou, a constaté l’AMAP sur place. L’ordre du jour portait sur l’état d’avancement des préparatifs de la phase locale de la biennale et la mobilisation pour la réussite de ce grand événement. Elle a été présidée par le 2è adjoint au préfet, sous-préfet de l’arrondissement central, représentant le préfet du cercle Tenenkou. Dans son intervention, le représentant du chef de l’exécutif local s’est félicité de l’organisation de cette rencontre qui est l’occasion d’échanger sur les préparatifs de la Biennale artistique et culturelle à Tenenkou. Il a rappelé que l’organisation de cette Biennale artistique et culturelle, en cette année 2025, année de la culture décrétée par le président de la Transition est motivée par plusieurs raisons. Il a aussi rappelé que l’objectif recherché est de faire de la culture un facteur d’unité nationale, de promotion de la paix, de cohésion sociale et du vivre-ensemble pour un sursaut patriotique basé sur les valeurs sociétales du Mali afin de contribuer à l’avènement du Malikura. Il a, aussi, indiqué que cette Biennale artistique et culturelle peut contribuer à la sauvegarde de l’identité culturelle nationale, à promouvoir la richesse et la diversité du patrimoine culturel et artistique du Mali et de contribuer au rayonnement de la culture malienne entre autres. Il a également invité les principaux acteurs à accélérer la cadence afin de relever le défi de l’organisation. Enfin, il a sollicité la mobilisation des forces vives locales afin de relever le défi de l’organisation. Pour le représentant du service local de la jeunesse, Adama Traoré, les préparatifs vont bon train dans les différents quartiers. Il a assuré que toutes les personnes ressources seront mises à contribution pour la réussite de cet évènement phare de l’année culturelle 2025. Au cours des échanges, les participants ont été imprégnés de l’état des préparatifs de la phase locale dans les différents quartiers qui devront compétir, du 21 au 28 juillet 2025, en solo, danse traditionnelle et théâtre. Les leaders communautaires se sont engagés à jouer pleinement leur partition pour que Tenenkou gagne le pari de l’organisation. Les représentants des commerçants, transporteurs et des éleveurs ont également promis d’apporter leur pierre à l’édifice. A la fin de la rencontre, le deuxième adjoint au préfet s’est félicité de la qualité des échanges, avant d’inviter les principaux acteurs « à maintenir la dynamique afin que cette phase locale de la biennale soit non seulement un moment de succès mais, aussi, un moment de cohésion, de fraternité, de vivre- ensemble et faire ensemble dans le cercle de Tenenkou. » Ont pris part à cette rencontre le secrétaire général de la mairie représentant le maire, le chef du détachement militaire, le représentant du commandant de la brigade territoriale de gendarmerie, le représentant du chef de peloton, le représentant du service local de la jeunesse et les représentants des autorités coutumières et des organisations de la Société civile. AS/MD (AMAP)

Gestion des finances publiques : les acteurs s’ approprient les nouveaux textes

Bamako, 8 juillet (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, a présidé, ce mardi, au département, la session de partage et d’appropriation des principaux textes portant sur la création, l’organisation et le fonctionnement des services et établissements publics, ainsi que sur les finances et la comptabilité publique, a constaté l’AMAP. Durant deux jours de formation, les participants auront l’opportunité d’approfondir leurs connaissances des principes fondamentaux régissant la création, l’organisation et le contrôle des services publics, ainsi que des textes relatifs à la gestion des finances publiques. « Cette session de formation vise justement à favoriser une meilleure compréhension, une appropriation effective et une application rigoureuse des textes en vigueur », a souligné Mme Oumou Sall Seck. Dans un contexte où l’efficacité de l’action publique repose de plus en plus sur la maîtrise des normes juridiques et administratives, « iI devient impératif que tous les acteurs concernés soient non seulement informés mais, aussi, pleinement imprégnés des textes qui encadrent leurs missions », a insisté la ministre. Enfin, la ministre chargée de l’Entrepreneuriat a ajouté que cette session « se veut un cadre d’échanges, de mise à niveau mais, aussi, de partage d’expériences autour des enjeux liés aux principes fondamentaux de création, d’organisation et de contrôle des services publics, de la gouvernance institutionnelle et de la gestion administrative et financière des Etablissements publics à caractère administratif (EPA) ». MMD/MD (AMAP)

Procès « Affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires » : La défense plaide l’acquittement des accusés

Bamako, 07 juillet (AMAP) La 20è journée d’audience de l’affaire de l’avion présidentiel et des équipements militaires a été celle de la plaidoirie des avocats de la défense qui ont, tous, demandé à la Cour d’assises de déclarer les quatre accusés non coupables, a constaté l’AMAP. Mes Alassane Diallo, Mamadou Bobo Diallo, Arouna Keita, Bernard Takoré (avocat au Barreau de la Côte d’Ivoire), Mamadou Tounkara et Diankina Tounkara, ont demandé à la Cour de déclarer non coupables des faits pour lesquels sont poursuivis les accusés : Mme Bouaré Fily Sissoko, ex ministre de l’Economie et des Finances, Mamadou Camara, ancien directeur de Cabinet de la Présidence, le général de brigade Moustaphe Drabo, ex-directeur du matériels et des hydrocarbures de l’Armée et le colonel-major Nouhoum Dabitao, ancien directeur du Commissariat des Armées. C’est à 9h55 mn que la Cour a fait son entrée. La défense a alors pris la parole pour sa plaidoirie. Le porte-parole des avocats de la défense, Mamadou Bobo Diallo a, au nom de l’ensemble de ses confrères, a indiqué, s’adressant à la Cour : « Pendant ces journées de procès, vous avez pris le temps pour nous mettre à l’aise et, chaque fois qu’un incident intervient, cela a été surmonté avec beaucoup de sagesse. Vous avez pu nous mettre à nos places respectives, en gardant la police de débat avec sérénité et solennité. » « Les incompréhensions constatées ça et là, loin de nous une volonté délibérée de les provoquer mais cela participe de notre manière de travailler et de notre système de défense », a expliqué Me Diallo. Pour Mahamadou Camara, accusé de faux et usage de faux, pour avoir donné un mandat au fournisseur Sidi Mohamed Kagnassy, ses conseillers Bernard Takoré, Arouna Keita et Mamadou Tounkara ont demandé à la Cour de le déclarer non coupable « purement et simplement. »  « Car, selon eux, les deux éléments constitutifs de l’infraction à savoir l’élément matériel et celui intentionnel, n’ont pas été prouvés. » Le conseil du colonel-major Nouhoum Dabitao, Me Alassane Diallo, a demandé à la Cour de rendre « un verdict qui respecte la réalité des faits. » Quant à la défense de Mme Bouaré Fily Sissoko, Me Diankina Tounkara, il a soutenu qu’ « il est reproché à  (sa) cliente le crime de faux et usage de faux, alors qu’il n’y a ni élément matériel, ni élément moral qui peut être retenu contre elle. » « Donc, le doute doit (lui) profiter. » Me Tounkara a clamé l’innocence de sa cliente et demander de « l’acquitter purement et simplement. » « Vous devez repousser toute pression. Personne ne vous demandera des comptes. Vous êtes totalement indépendants. Que le bon Dieu vous assiste. Et, je réitère les demandes de mes prédécesseurs à savoir l’acquittement pure et simple des accusés », à dit Me Mamadou Bobo Tounkara, constitué pour le général Moustaphe Drabo. Ces plaidoiries des conseils des accusés ont suivi un rappel détaillé des faits décortiqués, à tour de rôle, par chacun des avocats. Le procès se poursuivra demain mardi,08 juillet 2025. ST/MD (AMAP)                  

Fonction publique de l’Etat : Quelque 246 partants à la retraite, en janvier 2026

Bamako, 07 juil (AMAP) La liste des fonctionnaires et des agents contractuels de l’Administration atteints par la limite d’âge, appelés à faire valoir leur droit à la retraite, à compter du 1 janvier 2026, a été publiée, la semaine dernière. Il s’agit d’un document de 21 pages réparties entre plusieurs corps de différentes catégories dont la catégorie A qui compte 65 partants à la retraite. La catégorie B2 en compte 62 contre 61 pour B1 et 58 pour la catégorie C.  C’est un total de 246 partants à la retraite. L’objectif visé, selon le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly, est d’informer les concernés pour qu’ils ne soient pas surpris par leur départ à la retraite au 31 décembre 2025, conformément aux dispositions du Statut général des fonctionnaires. Le ministre Fassoun Coulibaly a justifié cette notification de départ à la retraite par la possibilité pour les futurs retraités de faire des réclamations, s’il y a des erreurs de date de naissance. Il a annoncé qu’une commission sera mise en place pour traiter les réclamations, avant le 1er octobre. La notification provenant de la Direction nationale de la Fonction publique et du personnel est adressée aux directeurs administratifs et financiers de la Présidence de la République et de la Primature mais, aussi, aux directeurs des Ressources humaines, aux secrétaires généraux des Institutions de la République et aux gouverneurs de Régions et du District de Bamako. La direction nationale de la Fonction publique et du personnel a demandé aux responsables des agents concernés « de bien vouloir (leur) notifier » la teneur de la lettre et de signaler, avant le 31 août prochain, les éventuels cas d’omission ou d’erreur. MD/MD (AMAP)      

Résultats du concours de la Fonction publique : 746 postes pourvus sur 773  

Bamako, 07 juil (AMAP) Quelque 746 postes ont été pourvus sur 773, selon les résultats des concours directs de recrutement dans la Fonction publique de l’État, au titre de l’exercice budgétaire 2024, proclamés, vendredi dernier au Centre national des concours de la Fonction publique (CNCFT), au quartier du fleuve, et dont la version électronique a été largement partagée sur les réseaux sociaux, quelques heures après, a constaté l’AMAP. « Ce concours a vu la participation de 48.938 candidats dans les différents corps sur 58.075 inscrits. Sur les 773 postes à pourvoir, 746 candidats ont été admis. Parmi lesquels, les femmes représentent 45% », a détaillé le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly, lors d’une conférence de presse, le week-end dernier, dans la salle de conférence de son département. « Chez les candidats vivant avec un handicap, 32 personnes ont été déclarées admissibles pour avoir obtenu 10 de moyenne. Le taux de 15% accordé à leur couche sera appliqué à ce résultat pour définir le nombre de personnes admises », a-t-il précisé. « Le processus d’organisation a été très transparent », a affirmé le ministre chargé de la Fonction publique, lors de sa conférence de presse. Cette année, les moyennes des candidats ont été affichées devant leurs noms. « C’est pour dire à quel point, a insisté le ministre, (son) département a tenu à imprimer à ces concours l’équité et la transparence pour que l’égalité devant l’emploi public soit assurée. » Selon le conférencier, ces initiatives visent à doter l’Administration des ressources humaines de qualité sans lesquelles le pays ne peut prospérer Fassoun Coulibaly a soutenu que plusieurs mesures ont permis d’arriver à la transparence, notamment la révision de l’arrêté de 2024 fixant le règlement général d’organisation du concours. « En cela, a-t-il expliqué, il y a eu innovation en termes de choix des sujets, de renforcement de la surveillance qui ont permis d’éviter de nombreuses fraudes des candidats. » Il a, aussi, indiqué que son département a mis en place une nouvelle méthode de classification des sujets et la codification des copies ainsi qu’un jury qui veille à la régularité du concours et statue sur les résultats. S’y est ajouté la possibilité donnée aux candidats de vérifier leurs notes et d’accéder à leurs copies. L’année dernière, le département en charge de la Fonction publique reçu à peu près 230 demandes de vérification des notes et d’accès aux copies. Le ministre a regretté le phénomène des faux diplômes dans la participation aux concours.  En 2024, son département a découvert 44 faux diplômes contre 11 cette année. Il a fait savoir qu’ils seront transmis au Pôle économique et financier à travers le contentieux de l’État. Parmi les 27 postes non pourvus qui seront reportés sur le concours suivant, il a indiqué que des postes n’ont pas eu de preneurs chez les contrôleurs des impôts, dans les spécialités machinisme agricole du corps des techniciens de l’agriculture, génie rurale et mécanique auto chez les agents techniques de l’industrie. Le domaine sanitaire enregistre également des postes non pourvus en raison, selon le conférencier, du fait que des spécialités n’ont pas eu de candidats. Il s’agit de la médecine d’urgence, nucléaire et légale. Y compris la neurochirurgie, la rhumatologie, entre autres. Au cours de ce point de presse, le ministre chargé de la Fonction publique a abordé la question des candidats confrontés à un manque de pièces d’identité. Il les a invités à faire tout pour avoir l’une des 4 pièces requises pour avoir accès à la salle de concours. En ce qui concerne les concours au titre de 2025, les besoins exprimés par les départements ont été reçus et leur traitement est en cours pour annoncer les dates. Les 746 nouveaux fonctionnaires effectueront aussi le service militaire avant leur prise de fonction. Le concours s’est tenu, du 05 au 26 avril 2025, à Kayes (Ouest), Mopti, Ségou (Centre), Sikasso (Sud), Gao, Tombouctou (Nord) et Bamako, la capitale. MD/MD (AMAP)  

Familles recomposées au Mali : Foyers de tensions et liens du cœur

Par Anta CISSE Bamako, 07 juil (AMAP) Dans un village malien, un conte ancien relate comment la lune, émue par les pleurs d’un enfant maltraité par sa marâtre, le recueillit pour le protéger. Cette légende, transmise de génération en génération, résonne encore aujourd’hui dans les familles recomposées, où tensions et liens affectifs se mêlent. Dans la capitale malienne, Bamako, les familles recomposées redessinent ainsi les contours de la parentalité et de l’amour. Entre traditions, défis émotionnels et quête d’équilibre, ces foyers révèlent des réalités complexes où le cœur doit parfois primer sur le sang. À Sénou, Cheick Diabaté, chauffeur de taxi, vit avec sa nouvelle épouse et ses deux enfants issus d’une précédente union. « Ce n’est pas toujours facile, mais je les considère comme les miens », confie-t-il. Surnommé « le bon mari » dans son quartier, il s’efforce de maintenir l’harmonie entre son rôle d’époux et celui de père adoptif. D’autres vivent des situations plus complexes. Un homme, préférant l’anonymat, partage son désarroi : « J’aimais ma femme avant son premier mariage, mais ses parents m’avaient rejeté pour raison de caste. Aujourd’hui, je l’ai épousée, mais je n’arrive pas à accepter son fils. Il me rappelle son ex-mari et notre couple en souffre. » L’adage bambara, Tiè tè tiè de fè (« l’homme n’aime pas l’enfant d’un autre »), semble refléter son dilemme. Kadiatou Coulibaly, jeune femme d’une vingtaine d’années, fait face à un rejet similaire. Mariée à un veuf, père de deux enfants, elle est confrontée à l’hostilité de l’aîné, âgé de 15 ans. « Il m’appelle ‘la femme de mon papa’, jamais ‘tata’. J’essaie d’être patiente, mais c’est dur », avoue-t-elle. Sabou Sidibé, enseignante, raconte une expérience différente. Son mari, résidant à l’étranger, ne passe qu’un mois par an à Bamako. Lorsqu’il a demandé que son fils de 11 ans n’entre pas dans le salon pendant qu’il s’y reposait, elle l’a fermement recadré : « Le salon est pour tous. Je suis à la fois le père et la mère de mon enfant. » Depuis, les tensions ont cessé. Les aînés ne sont pas épargnés. Une femme de 60 ans a quitté le domicile conjugal, incapable de cohabiter avec les épouses des fils de son mari. De même, Abdoulaye Keita, lycéen de 17 ans ayant perdu sa mère, confie : « Ma belle-mère favorise ses enfants. Je fais semblant de ne rien voir, mais ça fait mal. » À l’inverse, Aïssata Ly, 17 ans, voue une admiration sans borne à son beau-père. « Il m’a envoyée à l’école alors que mon père m’avait oubliée. C’est mon héros, et je prie pour pouvoir lui rendre, un jour, ce qu’il m’a donné », dit-elle, l’émotion palpable. Dr Morifing Doumbia, sociologue, explique que les familles recomposées, façonnées par les divorces, remariages ou veuvages, sont devenues courantes au Mali. « Le lien biologique ne suffit plus. Ce qui compte, c’est la qualité des liens affectifs », souligne-t-il. Les femmes, souvent au cœur de ces dynamiques, jouent des rôles multiples : mères, belles-mères, médiatrices. Les enfants, eux, doivent s’adapter à de nouveaux parents, demi-frères ou de nouvelles règles. « Cela demande du temps, de l’écoute et un amour sincère, qui transcende le sang », conclut-il. Bâ Awa Dembélé, traditionnaliste de Ségou, rappelle une règle bamanan : « Une nouvelle épouse doit faire preuve de retenue et n’a pas de droits directs sur les enfants d’une autre, sauf mandat clair. » Le non-respect de cette règle, selon elle, alimente les tensions. Face à ces défis, la société malienne doit repenser la famille recomposée. En cultivant la patience, le respect et l’amour, ces foyers peuvent devenir des espaces où chacun trouve sa place, prouvant que la famille se construit avant tout par le cœur. AC/MD (AMAP)  

Festival des chorales de la paroisse de Yasso, près de Tominian (Centre)

Mandiakuy, 07 juil (AMAP) Toutes les chorales du diocèse de San ont convergé vers la paroisse de Yasso, du 04 au 06 juillet 2025, où s’est déroulé la 9 ème édition du Festival des chorales dont le thème a porté sur « Apport des jeunes dans le processus de la construction d’une paix sociale pour le vivre ensemble » Pendant trois jours, les paroisses, sauf celle de Mandiakuy, et en plus des chorales de l’église catholique et deux chorales des églises protestante évangéliques de Sanékuy et de Yasso, ont bénéficié des interventions du conférencier, l’abbé Kalifa Albert Dena, curé de la paroisse de San. L’abbé Dena a enseigné aux jeunes la construction de la paix sociale et du vivre ensemble. Il a demandé aux jeunes d’être « des catalys eurs de la paix, c’est à dire des acteurs de la paix. » Selon lui, « la jeunesse doit incarner certaines valeurs comme les dix commandements, la dignité et le respect. » « Pourmaintenir la paix, il faut la communication : se parler, se comprendre », a-t-il professé. La chorale de San, qui était l’invitée d’honneur de cette édition, a été largement représentée. Après cette conférence, les différentes chorales (catholique et protestante) ont magnifiée toute la nuit du samedi par des chants de louange, d’adoration, surtout de paix et de soumission. Dimanche, à la messe de clôture du festival, le curé de Yasso ainsi que le vicaire de la paroisse de San ont formulé des voeux « de bonheur, de paix et de bénédictions à l’endroit des 362 participants et de nombreux fidèles ainsi qu’à la nation Mali ». Rendez-vous est pris pour la 10 édition. JD/MD (AMAP)

San : Des leaders communautaires, religieux et influenceurs se forment sur la citoyenneté active et la consolidation de la paix

San, 7 juil (AMAP) Une quarantaine de participants issus de différentes structures et associations de la Commune urbaine de San ont bénéficié, du 5 et 6 juillet 2025, d’une formation au cours de laquelle ils ont échangé et se sont outillés sur les fondements de l’État, des droits et devoirs du citoyen et de la gouvernance participative, a constaté l’AMAP L’ouverture dette session à la Maison des jeunes de San, au profit de leaders communautaires, religieux et d’influenceurs, sur la citoyenneté active et la consolidation de la paix a été présidée par le représentant du préfet du Cercle de San, Madjoumou Ascofaré, sous-préfet de l’Arrondissement de Tènè. M. Ascofaré a salué l’initiative du Réseau National des Jeunes Filles et Femmes Rurales du Mali (RENAJFFRM) qui « contribue à éveiller les consciences et à responsabiliser les citoyens  ». Le représentant de la mairie de la Commune urbaine de San, Boubacar Toumagnon, a souligné l’importance de la participation citoyenne. Au cours de la matinée, les participants ont fait un exercice interactif sur les composantes de l’État, les types de citoyens et les exemples de citoyenneté active. Les thèmes abordés lors de ces deux jours de travaux ont été expliqués et commentés par le coach Amidou Yanogué. Cette session marque le lancement d’un cycle d’activités qui s’étendra sur neuf mois dans la Région de San (Centre), avec pour ambition de faire de chaque citoyen un acteur éclairé du changement positif. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet de renforcement de la citoyenneté active mise en œuvre par le RENAJFFRM, avec l’appui du Programme spécial  d’aide aux associations et fondations au Mali (PSAAF3M). NC/MD (AMAP) 

Kangaba : Session de formation de la  Cellule nationale de traitement des informations financières

Kangaba, 04 juil (AMAP) La Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) a démarré, vendredi, des travaux dont l’objectif est de former et sensibiliser les autorités administratives, politiques et des assujettis (comptoirs d’achats, négociants d’or et de pierres précieuses, collecteurs, business) du Cercle de Kangaba, à la préfecture, a constaté l’AMAP. Les travaux sont placés sous la présidence du 1er adjoint au préfet, Drissa Konaré. La formation est assurée par une mission de la Direction nationale de la géologie et des mines conduite par Moussa Doumbia Ingénieur de l’Industrie et des Mines, chef de Division des hydrocarbures et point focal CENTIF. A cet effet, M. Doumbia, et son équipe ont fait une projection sur la CENTIF qui a permis aux participants d’en apprendre non seulement sur la création et le cadre légal, le statut juridique, les attributions de la CENTIF mais, aussi, l’organisation autour de la CENTIF et le processus décisionnel de traitement d’une déclaration de soupçon. La CENTIF est une cellule de renseignement financier de type administratif. Elle a été créée par la loi No 06-066 du 29/12/2006 (article 17) portant Loi uniforme relative à la lutte contre le blanchiment des capitaux, abrogée et remplacée par la loi No2016-008 du 17 mars 2016 (article 59) portant Loi uniforme relative à la lutte contre le blanchissement des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). En vertu des dispositions de cette loi, la CENTIF a pour missions, entre autres, d’analyser et traiter les informations contenues dans les déclarations de soupçon reçues des personnes assujetties, afin de déterminer l’origine des transactions. Dans son analyse des informations, la Cellule doit aussi effectuer ou faire réaliser des études périodiques sur l’évolution des techniques de blanchiment et de financement du terrorisme, de participer à l’étude des mesures à mettre en œuvre pour faire échec aux circuits financiers clandestins, au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme. La CENTIF est, également, chargée d’assurer, dans le respect des compétences propres à chacune d’elles, une coopération efficace et la concertation des autorités nationales, directement ou indirectement concernées par la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. SD/OS/MD (AMAP)