Mutation des griots : Le grand écart entre tradition et quête de bien-être
Par Moussa M. DEMBELE À Bamako, comme dans beaucoup de villes de pays de cette tradition, en Afrique de l’Ouest, les griots, jadis mémoire collective et acteurs de médiation sociale, connaissent une mutation. Si certains continuent d’incarner la tradition, d’autres sont accusés d’avoir troqué leur rôle de conciliateur par appât du gain. Bamako, 14 juil (AMAP) La transmission orale, socle des sociétés africaines, a longtemps été assurée par les griots, dépositaires de l’histoire, des généalogies et de la parole sacrée. De génération en génération, ils ont su préserver les savoirs, jouer les médiateurs et animer la vie communautaire. Mais, aujourd’hui, certains estiment qu’ils ont délaissé leur mission au profit d’un confort personnel. Ce dimanche 18 mai, à Bamako, comme le chantait le duo du défunt Amadou et son veuve Mariam, « c’est le jour des mariages ». Au centre-ville, les cortèges s’enchaînent. Dans un quartier périphérique, l’arrivée d’un couple fraîchement marié attire les regards. La mariée, en robe blanche, est accompagnée d’un époux en boubou blanc. À leurs côtés, une griotte micro en main s’adresse au père de la jeune femme : « Les griots de Bamako ont faim. Nous demandons aux nobles hommes de nous donner à manger. Coulibaly, sois fier, car tout le monde n’a pas la chance de marier sa fille ». Un vieux griot renchérit, en s’égosillant : « C’est le respect de la parole donnée qui fait la différence entre les hommes. Et tu as toujours tenu tes promesses. Tu es un homme digne. Nous sommes tous ici pour l’argent. » DEVOIR MORAL OU QUETE D’ARGENT – Ce genre de discours agace certains observateurs. Pour Salimata Fomba, femme au foyer, les griots ont délaissé leur vocation. « Aujourd’hui, ils ne s’intéressent qu’aux personnes riches. Lors des mariages, j’ai peur qu’un griot parle de moi. Ils poussent les gens à aller au-delà de leurs moyens. Si vous ne casquez pas, vous n’aurez pas droit à des éloges », se désole-t-elle. Même constat chez Issiaka Dembélé, qui lie l’augmentation des divorces au changement des griots dans leur rôle traditionnel. « Avant, ils intervenaient pour réconcilier les époux. Aujourd’hui, ils ne sont présents que dans les cérémonies festives », dit-il. Adama Diabaté, griot à Bamako, se défend : « Nous n’avons pas d’autres métiers. J’informe les gens des cérémonies mais, souvent, je ne reçois rien. Nous méritons une récompense. » Le statut de griot ne s’acquiert pas, il se transmet. « On ne devient pas griot, on naît griot. Ce n’est pas une ethnie, mais une fonction héréditaire », explique Bourama Soumano. Il avance que la crise des griots s’inscrit dans un effritement général des repères sociaux. « Ce n’est pas que les griots qui ont failli. Les notables et les autorités aussi. Autrefois, notre parole était écoutée. Aujourd’hui, elle ne compte plus », regrette-t-il. Autre facteur de cette mutation est l’absence de cadre juridique. « L’État n’a prévu aucune loi reconnaissant notre rôle. Jadis, nous étions conseillers, éducateurs, animateurs. Toutes ces fonctions nous ont été arrachées », déplore Djeli Soumano. Dr El Hadji Ousmane Boré, historien à la Faculté d’histoire et géographie de Bamako, rappelle le rôle central des griots dans les sociétés anciennes. « Ils servaient de contre-pouvoir dans les régimes monarchiques. Un roi pouvait tout décider mais, seul le griot pouvait le faire réfléchir en invoquant ses ancêtres », argumente-t-il. Mais le professeur note une dérive : « Aujourd’hui, qui sont les vrais griots ? L’argent a tout corrompu. Ce métier noble est devenu une activité mercantile. » Pour lui, une solution existe. « Il faut créer une école pour griots, avec des formations en éthique, histoire et communication. Des associations existent mais, il faut une volonté politique pour encadrer cette pratique », propose-t-il. Kemoko Diabaté, étudiant -journaliste passionné d’histoire des griots et grio de naissance lui-même, déplore qu’autrefois, les griots ne mendiaient pas. « Ils avaient un vrai pouvoir : celui de la parole. Aujourd’hui, certains suivent les mariages dans la rue, demandent le nom des gens et improvisent des louanges. Ce n’est pas cela un griot », explique-t-il. Il retrace le déclin de la fonction, amorcé, selon lui, au XVIIe siècle. « Avec l’arrivée des colons et la disparition des souverains, les griots ont perdu leur place. Ils sont devenus tailleurs, commerçants ou griots ambulants », ajoute-t-il. Ajoutant que l’introduction de la guitare a transformé leur art. L’oralité est devenue un moyen de survie. « Aujourd’hui, rares sont ceux qui perpétuent les vraies valeurs », conclu-t-il. MMD/MD (AMAP)
Démarrage de la 21ème Semaine nationale de la sécurité routière : Focus sur la lutte contre l’excès de vitesse
Bamako, 14 juillet (AMAP) – La 21ème édition de la Semaine nationale de la sécurité routière, prévue du 14 au 19 juillet 2025, a démarr, ce lundi, à Markaforo, sur l’axe Bamako-Koulikoro (RN27), sous le thème « Excès de vitesse : un danger mortel sur la route », a constaté l’AMAP sur palce. « Parmi les chiffres, nous constatons que 43 % des accidents sont causés par l’excès de vitesse, ce qui justifie le choix de ce thème », a déclaré Madina Sissoko, ministre des Transports et des Infrastructures, lors de la cérémonie d’ouverture. L L’événement, présidé par la ministre des Transports et des Infrastructures, en présence de son collègue de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine, vise à sensibiliser les usagers de la route, notamment les chauffeurs professionnels et les conducteurs d’engins à deux et trois roues, sur les dangers de l’excès de vitesse. Selon les statistiques validées le 24 avril 2025 par l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), 7 673 accidents ont été recensés en 2024, causant 8 828 blessés et 682 morts, dont 27 % attribués à l’excès de vitesse, principal facteur d’accidents mortels. Le général Daoud Aly Mohammedine a salué l’initiative et l’appui matériel de l’ANASER, notamment la remise d’équipements tels que des radars, des testeurs de drogue, des alcootests, des cônes de balisage et des bâtons lumineux. « Je tiens à remercier ma collègue du Transport, l’ANASER, la gendarmerie, la police et la protection civile pour leur engagement », a-t-il affirmé, insistant sur l’importance de la sensibilisation pour réduire l’incivisme routier. La ministre Sissoko a souligné l’impact dramatique de l’excès de vitesse : « Un conducteur roulant à 50 km/h qui heurte une personne donne à cette dernière 80 % de chance de survivre, mais à 80 km/h, ces chances tombent à 10 %. » Elle a appelé au respect strict du code de la route, qui fixe les limites de vitesse à 50 km/h en agglomération et 90 km/h en rase campagne, et à une conduite adaptée aux conditions de circulation. Le président du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), Youssouf Traoré, a appelé les chauffeurs à reduire les accidents. « Dans les années précédentes, il y a eu beaucoup d’accidents sur cet axe. Je lance un appel aux chauffeurs pour réduire les dégâts », a-t-il déclaré. Cette semaine s’inscrit dans la Stratégie nationale de sécurité routière 2021-2030, qui ambitionne de réduire le taux de mortalité routière de 50 % d’ici 2030, passant de 25 à 12 tués pour 100 000 habitants. Des campagnes de sensibilisation seront menées par des équipes mixtes comprenant l’ANASER, la police, la gendarmerie et des associations, avec des supports médiatiques (télévision, radio, réseaux sociaux) et physiques (T-shirts, flyers, banderoles). Des contrôles de vitesse à l’aide de nouveaux radars seront également effectués tout au long de la semaine. OS/MD (AMAP)
Inauguration de la centrale solaire de l’hôpital Sominé Dolo de Mopti
Mopti, 14 juil (AMAP) L’hôpital Sominé Dolo de Mopti (Centre) a inauguré, samedi, sa centrale solaire photovoltaïque en mode autoconsommation, d’un coût de 335 millions de Fcfa, don de la fondation Orange, à travers l’Association Yirwal Mopti. L’investissement est composé de panneaux solaires d’une puissance de 192Kwc, de batteries 3 LUNA 200 kwa + onduleur/chargeur Huawei 100kw, d’onduleurs 4 Huawei SUN 200-50KTL-M3, transformateur isolateur 300 kwa, un système de monitoring intelligent et un raccordement interne . Destinés à renforcer l’autonomie énergétique de l’hôpital, assurer la continuité des soins médicaux dans les services prioritaires en s’inscrivant dans une logique de transition énergétique, les équipements couvriront le bloc opératoire, la salle de réanimation, la salle de stérilisation, la banque de sang et la morgue. Par ce geste, l’entreprise citoyenne Orange Mali appuie la santé des populations de la Région de Mopti et celle des Régions septentrionale dont la prise en charge sanitaire relève de l’hôpital Sominé Dolo. La cérémonie d’inauguration était co-présidée par le conseiller spécial du président de la Transition en charge des œuvres sociales, Aguibou Dembélé et la ministre de la Santé, le colonel Assa Badiallo Touré. « L’énergie n’est pas un luxe pour un hôpital. On pourrait même dire que c’est une condition essentielle pour la vie » a souligné Sékou Dramé le président du conseil d’administration de la fondation Orange. Selon lui, grâce à ces installations solaires financé par la fondation Orange avec le soutien de Huawei, l’hôpital de référence Sominé Dolo bénéficie désormais d’une source d’énergie fiable, propre, pérenne et un environnement de travail sécurisé pour les soignants. Il a salué l’association Yirwal qui s’est pleinement investit pour démontrer la pertinence et l’impact de ce projet au bénéfice des populations avant de réitérer l’engagement d’Orange Mali et de sa fondation a accompagné les plus hautes autorités du Mali dans l’effort de développement du pays. Il a enfin dédié la réalisation à l’ensemble du personnel médical ainsi qu’aux habitants de Mopti. Le ministre de la santé et du développement social, colonel Assa Badiallo Touré et le conseiller spécial du président ont, au nom des populations maliennes, rendu un hommage à la direction d’Orange, à sa fondation Orange Mali et l’ensemble des partenaires d’avoir démontré par ce geste qu’ils sont des entreprises citoyennes. Mme la ministre a chaleureusement salué la société ERCOM pour la qualité des travaux, l’association Yirwal et les responsables sociaux sanitaires de la Région pour leur clairvoyance dans l’identification des besoins prioritaires des populations. La coupure du ruban et la visite guidée des installations ont mis fin à la cérémonie. DC/MD (AMAP)
Sikasso : « A l’école de la citoyenneté » a démarré avec deux cents jeunes
Sikasso, 14 juil (AMAP) Deux cent jeunes du pôle de la citoyenneté de Sikasso (Bougouni, Koutiala et Sikasso, dans le Sud) seront formés sur 19 modules relatifs à la citoyenneté, durant 10 jours, dans le cadre de « A l’école de la citoyenneté », lancé vendredi, par la gouverneure de la 3ème Région administrative du Mali, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, a constaté l’AMAP sur place. Organisé par le ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le concept « A l’école de la citoyenneté » touchera globalement 2 000 jeunes au Mali. En présence du préfet du Cercle de Sikasso Amadou Gassambé, du directeur régional de la jeunesse et des sports, Oumar Sory Traoré et du représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Amzata S. Diarra, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, dans son discours, a salué l’initiative novatrice. Selon elle, est porté par les autorités nationales en collaboration avec les acteurs de la société civile. « Notre région, riche de sa diversité culturelle et de son dynamisme humain, a besoin de jeunes leaders positifs, engagés et porteurs de solutions », a-t-elle déclaré. Elle a affirmé que « dans un monde en perpétuelle mutation où les défis liés à la cohésion sociale, à la paix, au vivre ensemble … sont de plus en plus pressants, la citoyenneté responsable est plus que jamais nécessaire. » La gouverneure a indiqué que cette session de formation sur ce concept est une opportunité précieuse pour poser les bases d’une citoyenneté active, éclairée et constructive. « Un citoyen formé est un citoyen libre, capable de défendre ses droits mais aussi de remplir ses devoirs avec responsabilité et honneur », a-t-elle fait savoir. Elle a, enfin, encouragé les jeunes à suivre la formation avec attention, à participer pleinement aux échanges et à s’approprier les documents qui leur seront transmis. Pour sa part, le directeur régional de la jeunesse et du sport Oumar Sory Traoré a souligné l’importance capitale de la formation. « Cette session permettra aux jeunes de connaître le Mali et d’être de bons citoyens », a-t-il indiqué. » Selon lui, la formation permettra, aussi, à ces 200 jeunes de faire un retour à la source, de connaître le kurukan fuga et de défendre la patrie. » Auparavant, le représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso Amzata S. Diarra avait souhaité la bienvenue aux participants. Il s’est réjoui de l’initiative avant d’évoquer l’importance de la formation pour les jeunes. L’hymne national a été entonné, constituant un temps fort de la cérémonie. MFD/MD (AMAP
L’explosion d’une moto piégée fait un mort entre la Commune de Douékire et Goundam
Goundam, 14 juil (AMAP) Un jeune conducteur de moto-taxi a trouvé la mort, vendredi, dans l’explosion d’une moto transformée en engin explosif, a appris l’AMAP sur place, ce weekend. Le drame s’est produit vers 15 heures, quand un chauffeur mécanicien, la trentaine, a sollicité un autre jeune, du même âge, conducteur de moto-taxi, pour l’accompagner pour dépanner un véhicule, sur la Route nationale (RN33), en face de Douékire, selon nos sources. Le chauffeur mécanicien a informé son camarade qu’une moto neuve est abandonnée, avec quelques emballages plastiques, quelque part, sous un arbre, à la bifurcation de la route de Douekiré, entre Goundam-Tombouctou. Il lui a proposé d’aller chercher l’engin, ignorant qu’il était piégé. Sur les lieux, selon les proches du chauffeur mécanicien, le conducteur de moto-taxi s’est approché de l’engin, pendant que le mécanicien est parti pour le dépannage. Toujours, selon les mêmes sources, à peine a-t-il démarré la moto que l’explosion survient et l’horreur avec. Le mécanicien, non loin du lieu de l’explosion, affirme avoir perdu la raison sur l’instant en rason du bruit de la déflagration. Les oreilles bourdonnant, sans arriver à prononcer un mot, il a été ramené en ville par un véhicule de transport qui passait par là. Et ses parents ont été alertés. Après investigations, la victime de l’explosion a été identifiée puis ses parents informés. La ville de Goundam reste sous le choc. Les poses d’engins piégés ou de mines anti-personnelles ont fait beaucoup de victimes, ces derniers temps, en plusieurs endroits, entre Niafunké, Tonka, Goundam, Tombouctou (Nord). Les présumés poseurs de ces engins explosifs, les terroristes, sont harcelés par les Forces armées maliennes (FAMa), à travers tout le Cercle. Ils ont choisi cette pratique qui reste leur seule option. Dans la plupart des cas, les FAMa, au cours des patrouilles, désamorcent les mines posées aussi bien que les engins piégés. Cependant, les populations ont appris à se méfier de tout engin suspect abandonné, à la suite des campagnes sensibilisation par les autorités communales, coutumières et religieuses aussi bien que le bureau du Conseil communal des jeunes. Cette sensibilisation touche à tous les domaines dont la consommation des stupéfiants qui devient préoccupante dans le Cercle de Goundam. Une enquête est en cours, pour comprendre davantage les circonstances de cet incident très douloureux AMAP
Refondation de l’Etat : Les Jeunes des Régions de Kayes, Kita et Nioro « à l’Ecole de la citoyenneté »
Kayes, 13 juil (AMAP) Les jeunes des Régions de Kayes, Kita et Nioro (Ouest) participent depuis le 11 juillet 2025, à Kayes, à une session de formation de 10 jours intitulée « A l’Ecole de la Citoyenneté » destinée à renforcer les fondements du « Mali Kura », a constaté l’AMAP. Le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, a lancé officiellement, vendredi, les travaux de ce cadre de concertation organisé par le ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction Civique et de la Construction citoyenne, porteur d’espoir et de renouveau. Selon le général Moussa Soumaré, « ce cadre de concertation répond aux besoins cruciaux de renforcement du civisme, du vivre ensemble et de la participation active des jeunes à la vie de la nation. » Dans le cadre de la refondation du Mali, les autorités de la Transition ont entrepris de nombreux chantiers de réformes dans différents domaines. Parmi ceux-ci, celui des ressources humaines occupe une place importante. Cela s’explique par le fait qu’un nouveau Mali ne peut se bâtir sans un certain nombre de changements de comportement et de mentalité au sein de nos sociétés. C’est ainsi que le ministère en charge de l’instruction civique et de la construction citoyenne met un certain nombre de programmes en œuvre parmi lesquels « A l’Ecole de la Citoyenneté » dont les trois premières cohortes ont eu lieu à Bamako. La quatrième cohorte a été élargie à certaines régions du Mali, dont Kayes, afin de permettre la participation de plus de jeunes. Le gouverneur de la Région de Kayes a cité le général d’armée Assimi Goïta qui, lors d’une réception à Koulouba (Bamako), s’était adressé aux jeunes en ces termes : « Si j’échoue, c’est toute la jeunesse qui aura échoué ». « A travers votre engagement dans ce programme, vous devenez des acteurs majeurs du changement, les ambassadeurs de la citoyenneté responsable, et les garants des valeurs de paix, de respect, de solidarité et de patriotisme dans vos communautés respectives », a affirmé le général de brigade Moussa Soumaré. Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, sociaux et économiques, le Mali a besoin de citoyens conscients,engagés et solidaires. « Être citoyen ce n’est pas seulement jouir des droits : c’est, aussi et surtout, accepter les devoirs qui en découlent : respecter les lois, protéger les biens publics, participer au développement local, cultiver la tolérance et aimer sa patrie », a-t-il expliqué. Pour lui, ce programme est une école de la conscience collective, du débat constructif, de l’initiation à la démocratie et à la culture de la paix. Conscient du fait qu’il n’y a pas de changement sans les différentes composantes de notre société, y compris les jeunes, les femmes et les autorités, le président du Conseil régional de la Jeunesse de Kayes, Adama Sangaré, a demandé aux apprenants de bien suivre et comprendre les communications des formateurs afin de faciliter, selon lui, l’atteinte des objectifs. BMS/MD (AMAP)
Les nouvelles cartes administratives du Mali et de la Région de Koulikoro remises au gouverneur
Koulikoro, 09 juil (AMAP) Deux cent cartes du Mali et 100 de la Région de Koulikoro ont été remises au gouverneur de la Région, le colonel Lamine Kapory Sanogo, par le président du Conseil régional, Abdoulaye Diakité, lors d’une cérémonie, mercredi dernier, dans la salle de conférence du gouvernorat, sous la présidence du chef de l’Exécutif régional, a constaté l’AMAP sur place. « Cet événement marque un pas important dans la réorganisation administrative et territoriale qui vise, non seulement à rapprocher l’administration des administrés mais, également, à l’adapter à la nouvelle répartition géographique du pays », a déclaré le gouverneur, Lamine Kapory Sanogo. Le Mali compte désormais 19 régions et 1 district,159 cercles 466 arrondissements 819 communes et environ 12 712 villages pendant que la Région de Koulikoro a été redimensionnée et a perdu les anciens cercles de Dïoila et Nara. Elle compte, à partir de ce nouveau découpage, 8 cercles, 29 arrondissements, 61 Communes. Le gouverneur a également indiqué que « ces nouvelles données nous permettent de mieux adapter nos politiques publiques et nos actions aux réalités locales tout en rapprochant les services administratifs aux citoyens. » Le colonel Sanogo a fait savoir que c’est « aussi un outil indispensable qui sera mis à la disposition des administrations publiques, parapubliques, des services privés et des chercheurs pour faciliter leur planification et leur prise de décision. » « Ces cartes sont destinées à l’administration régionale et aux collectivités pour garantir une diffusion complète et une meilleure connaissance de notre nouvelle réorganisation territoriale. Il ne s’agit pas seulement d’un simple transfert cartographique. Ces cartes sont des instruments puissants qui favorisent la planification, la gestion des ressources et le développement de projets au bénéfice de nos concitoyens », a relevé le chef de l’Exécution régional En présence des chefs de services régionaux, des représentants des Forces de défense et de sécurité, des notabilités et de la Société civile, le gouverneur a adressé ses remerciemets au Conseil régional pour ce « geste de solidarité et de patriotisme. » AD/MD (AMAP)
Ségou : les jeunes à l’école de la citoyenneté
Ségou, 13 juil (AMAP) Le gouverneur de la Région de Ségou (Centre), le Commissaire général de brigade de police, Soulaïmane Traoré, a présidé, vendredi r, dans la salle de conférence de la Chambre des métiers de Ségou, le lancement des activités de la 4ème cohorte du programme dénommé : « À l’école de la citoyenneté. » Cette session de 10 jours, regroupe des jeunes des Régions de Ségou et San et vise à renforcer leurs compétences sur les valeurs fondamentales de la citoyenneté. Pour la 2ème adjointe au maire de la Commune urbaine de Ségou, Mme Doucouré Mariam Diallo, la citoyenneté ne se limite pas à un statut juridique. « C’est un engagement, un comportement et une conscience active au service de la communauté, du vivre-ensemble, du respect des lois, de la participation à la vie publique, et surtout, de la construction d’une société juste, équitable et solidaire », a fait savoir Mme Doucouré. Elle a ajouté que ce programme ambitionne de former une génération de citoyens responsables, conscients de leurs droits, mais aussi de leurs devoirs. Selon le gouverneur de la Région de Ségou, cette initiative se présente comme une réponse audacieuse, une arme pacifique et stratégique dans le chantier immense de la refondation nationale. « Ce programme n’est pas une simple formation : c’est un creuset de renaissance citoyenne, un laboratoire de conscience collective et un espace de réarmement moral et patriotique », a dit le gouverneur Traoré. « Il est l’école où s’apprend le sens du sacrifice, où se forgent l’honneur et la dignité nationale, où se transmettent le respect des institutions, l’unité nationale et l’amour du bien commun », a souligné Souleymane Traoré. Il a exhorté les jeunes à se surpasser, à défier leurs propres limites et à faire preuve de rigueur, de courage, de discipline et de détermination. « Que cette formation de dix jours soit un déclic, un engagement à vie pour le Mali et l’Afrique », a-t-il déclaré. L’événement s’est tenu en présence, outre, du préfet du cercle, Daouda Diarra, de la 2ème adjointe au maire de la Commune urbaine de Ségou mais, aussi, du directeur régional de la jeunesse et des sports, Sofiane Attaher Maïga. AP/MD (AMAP)
Mali : Pluies et orages prévus dans plusieurs régions ce 12 juillet 2025 (Agence Mali-Méteo)
Bamako, 12 juillet (AMAP) – L’Agence Mali-Météo, sous l’égide du ministère des Transports et des Infrastructures, annonce des orages accompagnés de pluies dans la Région de Douentza (Centre), avec une extension prévue à d’autres régions ce samedi 12 juillet 2025, a indiqué un communiqué du ministère. « Ces conditions météorologiques toucheront dès la fin d’après-midi les régions de Tombouctou, Mopti, Bandiagara, San et Koutiala », a précisé Mali-Météo. Selon le communiqué, des précipitations sont également attendues dans la nuit du 12 juillet dans le District de Bamako ainsi que dans les Régions de Nara, Nioro, Kayes (Ouest), Ségou (Centre), Sikasso (Sud), Koulikoro, Dioila et Kita (Ouest). L’Agence Mali-Météo appelle les populations de ces zones à prendre les précautions nécessaires face à ces conditions météorologiques. OS/MD (AMAP)
Inspection des services de sécurité et de la Protection civile : Le siège doté d’un 3ème étage
Bamako, 11 juil (AMAP) Le secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, Oumar Sogoba, a présidé, ce vendredi 11 juillet, à Bamako, la cérémonie de réception des nouveaux bureaux du 3ème étage de l’Inspection des services de sécurité et de la Protection civile, a constaté l’AMAP. Le siège de l’inspection des services de sécurité et de la Protection civile, fruit de la bonne collaboration entre le Mali et la mission européenne Eucap-Sahel, a été financé à hauteur de 180 millions de Fcfa par Eucap-Sahel au Mali. Il comporte désormais trois étages avec 7 bureaux supplémentaires avec toilettes, 2 dortoirs avec toilettes, un magasin, 2 toilettes ouvrant sur le hall, une bibliothèque et un ascenseur d’une capacité de huit personnes. Selon M. Oumar Sogoba, c’est « un bel exemple de partenariat et de confiance réciproque qui augure de lendemains porteurs d’espoirs. »« Le partenaire européen a équipé tous les bureaux en mobiliers et en matériels informatiques», a apprécié Oumar Sogoba. Le chef de mission de Eucap-Sahel au Mali, Peter Grawbow Kolding, a salué la bonne collaboration dans un climat de confiance, marqué par l’intensification des activités conjointes. De son côté, l’inspecteur des services de sécurité et de la protection civile, le contrôleur général de Brigade de police, Moussa Boubacar Mariko, a noté que c’est « un cadre, désormais idéal, permettant de mener à bien » leur mission. Il a promis « un bon usage du joyau. » OD/MD (AMAP)

