Forum international de la diaspora : Le ministre Mossa Ag Attaher confirme les dates annoncées
Bamako, 10 juil (AMAP) Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a confirmé, jeudi, à Bamako, les dates du Forum international de la diaspora (FID), prévu les 17,18 et 19 de ce mois de juillet, a appris l’AMAP sur place. « Nous avons aujourd’hui, l’opportunité d’orienter les apports des Maliens établis à l’extérieur vers l’investissement productif pour l’essor économique de notre pays », a déclaré le ministre Mossa Ag Attaher, lors d’une conférence de presse au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Il entend faire de ce forum, une rencontre qui « impacte tout, en créant un dialogue direct entre les secteurs privés et publics, les décideurs, le gouvernement, les Partenaires techniques et financiers et les amis du Mali ». Pour qu’au sortir de ce forum, « nous ayons quelque chose sous la main pour nous aider à mieux rentabiliser cette économie qui représente cette force de la diaspora », a souhaité le ministre chargé des Maliens établis à l’extérieur. Mossa Ag Attaher a exprimé sa profonde gratitude à tous les partenaires qui ont décidé d’accompagner ce forum. Selon lui, leur engagement est un gage de succès et montre leur attachement à la cause de notre diaspora. Il a souhaité inviter tous ceux qui n’ont pas encore rejoint l’initiative à le faire. « Ensemble nous pouvons créer un impact encore plus grand et au prix des opportunités inégalées pour le développement de notre pays », a-t-il soutenu, tout en invitant la jeunesse malienne, qui a fait son expérience à l’étranger, à participer activement à ce forum. De leurs côtés, les partenaires présents à la conférence, ont, à tour de rôle, salué les efforts du gouvernement à travers le département en charge des Maliens établis à l’extérieur, tout en réaffirmant leur engagement à soutenir le FID. À une semaine de cet important rendez-vous, cette deuxième conférence de presse intervient après celle du 15 mai dernier, lors de laquelle, le ministre Ag Mossa a présenté le projet du FID à la presse nationale et internationale. Cet événement, qui se déroulera au CICB, est le fruit d’une collaboration avec plusieurs partenaires clés. Le thème retenu pour cette première édition est : « Enjeux et défis pour une diaspora au cœur du développement économique national ». Il se déroulera autour de plusieurs axes de réflexions animés par les membres du gouvernement, d’éminents experts du Mali et d’ailleurs ainsi que des Partenaires techniques et financiers (PTF). Les différents panels et les tables rondes proposés offrent, également, une exploration complexe et multidimensionnelle des possibilités pour la diaspora de contribuer au développement national. Il est prévu tout autant des interventions en ligne pour une large participation de la diaspora. Sans oublier, des expositions, des présentations de projets d’investissement et des rencontres sont prévues tout au long de ce forum. Enfin, il est attendu de ce FID une feuille de route pour la mise en œuvre des principales recommandations qui seront formulées. SS/MD (AMAP)
A Goundam l’Armée récupère des troupeaux sur des terroristes locaux de la Région de Tombouctou (Nord)
Goundam, 10 juil (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont récupéré, récemment, un grand troupeau de bœufs sur des terroristes, surpris dans les environs du lac Télé en train de quitter les lieux avec leur butin, a-t-on appris de source sécuritaire. Les FAMAS informées de la présence des « djihadistes », se sont rendues sir le site et ont effectivement surpris les malfrats. Selon des témoins, après des échanges de tirs nourris entre les FAMAS ont neutralisé quatre terroristes locaux. Après des fouilles minutieuses, les militaires ont conduit les troupeaux à Goundam. Après avoir informé les autorités, l’Armée a demandé, à travers un communiqué, à toutes les victimes dépossédées de leur cheptel par les terroristes de se présenter pour identification et enlèvement des animaux volés par les terroristes. Les « djihadistes » avaient prélevé sur des populations plus de trois cents têtes de bœufs, qu’ils ont conduits vers une destination inconnue, selon certaines victimes. C’était il y a près de trois mois, quand les populations du village de Fatakara ont été chassées manu militari par les terroristes locaux qui pullulent dans la zone. Les groupes terroristes, qui sévissent dans le Cercle de Goundam, s’affichent ostensiblement dans les zones du lac Télé et dans la Commune de Douékire. Ils y commettent des exactions sur de paisibles populations des hameaux et villages profonds. Ces terroristes avaient, tout d’abord, mortellement brutalisé le secrétaire général des jeunes de la Commune du Télé, résident à Fatakara, avant de lancer un ultimatum aux habitant sommés de quitter le village avant l’aube. Vieux, jeunes, femmes et enfants ont quitté la localité avant l’aube, laissant tout derrière eux. Aujourd’hui, Fatakara n’est plus qu’un village fantôme, seuls les terroristes y règnent en maitre des lieux. Pour mieux coordonner leurs actions, ils se sont répartis entre les villages qui sont sans défense et réclament aux localités encore habitées la « Zakat ». La récupération des animaux sur ce groupe terroriste brise ainsi leur rêve et contrarie leurs plans et ambitions après la vente de ces animaux. Les populations de Fatakara estiment que l’évacuation des cinq milles âmes de leur village avait pour objectif pour les « djihadistes » de regrouper tous ces animaux en toute discrétion, à travers la « Zakat » et de se retirer sur la pointe des pieds vers une frontière quelconque. Après cette opération des FAMa, les populations de Fatakara espèrent, maintenant, que les autorités vont œuvrer pour leur retour sur leur terre natale, afin de se consacrer aux travaux champêtres en cette période hivernale.
3é édition de la gouvernance de l’internet au Mali : Débat sur les technologies de rupture
Bamako 10 juil (AMAP) Les travaux de la 3è édition du Forum de la gouvernance de l’internet au Mali (FGI), ont démarré, jeudi, à Bamako, présidés par le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou ag Ilyene, et sous le thème : « Les technologies de rupture face aux perspectives de la gouvernance de l’Internet », a constaté l’AMAP. « Cette 3è édition du FGI Mali est placée sous le signe d’un nouveau départ qui marque un tournant décisif. Une ère où nos recommandations deviendront des outils concrets d’aide à la décision pour les politiques publiques », a déclaré le président du FGI, Bakary Kouyaté. Il a ajouté : « De nos jours, les révolutions technologiques comme l’Intelligence artificielle (IA), le blockchain, la cybersécurité, les métavers, l’IOT, la 5G et, bientôt, la 6 G transforment radicalement nos sociétés. » Par ailleurs, il a précisé que « le Forum de la gouvernance de l’internet est une affaire de tous sans discrimination aucune et ensemble, nous devons contribuer à le consolider comme un espace de dialogue, une plateforme permanente de réflexion. » « Le Forum sur la gouvernance de l’internet du Mali est une organisation indépendante regroupant des acteurs du numérique venant du public et privé, de la société civile et de la communauté des techniciens et des experts du numérique », a souligné le ministre chargé de la Communication et de l’Economie numérique. Alhamdou Ag Ilyène a rappelé que le FGI « est établi depuis 2019 pour servir un cadre de discussion et d’échanges permettant aux acteurs nationaux du numérique de discuter des problèmes soulevés par l’usage quotidien et l’internet. » « Cette troisième édition du forum est destinée à offrir un cadre d’échanges et de concertation autour de l’impact des technologies de rupture, notamment de l’intelligence artificielle et la cybersécurité » , a poursuivi le ministre en charge de la Communication. Il a conclu : « ces innovations, au coeur de la 4è Révolution industrielle, transforment les modèles économiques, les systèmes de régulation, les modèles de gouvernance et les interactions sociales.» MMD/MD (AMAP)
Verdict du procès « avion présidentiel et équipements militaires » : De lourdes peines pécuniaires contre les condamnés
Bamako, 09 juil (AMAP) La Cour d’assises spéciale de Bamako, dans son verdict, mardi, dans l’affaire de l’acquisition controversée de l’avion présidentiel et des équipements militaires entre la société Guo-Star et le ministère malien de la Défense et des anciens Combattants, sous le régime l’ex-président, feu Ibrahim Boubacar Keïta, a mardi aussi statué sur la demande d’intérêts financiers formulée par la partie civile, à travers le contentieux de l’Etat. La Cour a prononcé de fortes amendes « à la hauteur des préjudices subis par le l’État du fait des infractions criminelles commises par les condamnés d’une valeur globale d’environ 50 milliards de Fcfa. Ce montant est reparti entre le volet acquisition de l’avion présidentiel pour lequel, Mme Bouaré Fily Sissoko et Moustapha Ben Barka, ont été condamnés au paiement solidaire de la somme de 3, 3 milliards de Fcfa, en guise de remboursement des frais payés aux intermédiaires dans l’exécution du contrat. Ensuite, au titre de l’achat des équipements militaires, Mme Bouaré Fily Sissoko, Sidy Mohamed Kagnassi et Amadou Kouma doivent payer, solidairement, la somme de 15 milliards Fcfa, à titre de remboursement du prix d’achat des armes létales non livrées. Les trois sont condamnés au règlement solidaire de 3,7 milliards de Fcfa, à titre de frais d’enregistrement, de redevances et impôts dû à l’Etat du Mali sur le montant du protocole d’accord. De même que le colonel-major Nouhoum Dabitao et la société Guo-Star représentée par Amadou Kouma, est condamné au paiement solidaire de la somme de 2, 6 milliards de Fcfa, à titre de remboursement de la valeur des matériels non représentés et non dépotés. Pour sa part, le transitaire Soumaila Diaby écope du paiement de 500 millions de Fcfa, pour le remboursement des frais de transit indûment perçus. Sur le plan individuel, la Cour a retenu, de façon cumulative, la somme d’environ 8 milliards de Fcfa à la charge de Mme Bouaré Fily Sissoko. Enfin, la Cour a condamné, solidairement, les accusés au paiement de la somme de 10 milliards de Fcfa pour dommages et intérêts à l’Etat du Mali représenté par le contentieux. En revanche, la Cour a débouté le ministère public de sa demande de réparation de préjudices, cumulativement, par les héritiers de feu Soumeylou Boubèye Maïga, jugeant cette requête « non fondée. » AT/MD (AMAP)
Lutte contre le terrorisme dans la Région de Kayes : Les éclairages du Général de brigade Moussa Soumaré
Kayes, 09 juil (AMAP) Le gouverneur de la Région, le général de Brigade Moussa Soumaré, a rencontré, ce mercredi, les forces vives de Kayes afin de donner des éclairages sur la situation sécuritaire, à la suite des attaques terroristes, du 19 juillet 2025, à Kayes, Diboli (Cercle d’Ambidédi), Sélikegny (Cercle de Bafoulabé), Au cours de cette rencontre qui s’est déroulée dans la salle de conférence, le chef de l’exécutif régional a félicité les forces vives pour leur soutien aux Forces de défense et de sécurité (FDS) lors des récentes attaques qui ont fait plus de 80 morts et d’énormes dégâts matériels (destruction d’usines de ciment et de marbre dans la Commune rurale de Bafoulabé). Ce jour-là, les populations de la 1ère Région administrative du Mali ont aidé les FDS à identifier et à arrêter des terroristes et leurs complices. Le général de Brigade Moussa Soumaré a demandé à la population de continuer à collaborer avec les FDS pour l’application de leurs stratégie et plan de sécurité dans la Région. « Soyez vigilants, soumis et tolérants. Ne paniquez pas face au dispositif sécuritaire, Facilitez la tâche aux Forces armées et de sécurité en respectant ce dispositif et en les aidant à appliquer d’autres stratégies pour la sécurisation de notre région », a conseillé le général Soumaré. Il a aussi félicité et adressé ses remerciements aux populations qui ont vaillamment soutenu les FDS, à travers des appuis multiformes (partage d’informations, appuis financier et matériel) lors de ces récentes attaques. Le gouverneur de la Région de Kayes a, aussi, expliqué aux forces vives que l’usage de drones nécessite l’autorisation et l’accompagnement des FDS. Abondant dans le même sens que le gouverneur, le Commandant de la 4ème Région militaire, le colonel Boubou Bocoum, s’est réjoui du soutien des populations à ses compagnons d’armes, tout en insistant sur la collaboration entre civils et militaires. « Nous sommes liés aux populations parce qu’elles se trouvent dans notre environnement ou zone d’intervention. La population a un grand rôle à jouer dans la défense civile et nous la mettons en confiance. On est en train de chercher le résiduel (les terroristes) qui est dans la ville pour qu’ils ne déjouent pas nos plans », a-t-il assuré. Après ces deux interventions, certaines composantes dont la société civile, les légitimités traditionnelles, les femmes et les jeunes, ont réaffirmé leur soutien à la Transition et aux FDS. « La population a un moral de fer. Nous avons promis de mettre fin au terrorisme à Kayes. Nous jouerons le rôle de rempart. Soyons vigilants et évitons l’amalgame. La ville de Kayes est réputée pour son hospitalité et cherchons à connaître l’étranger avant de l’héberger. Ces gens (assaillants) se battent non pas pour la religion, mais pour autre chose », a déclaré Mamadou Coulibaly, président du Conseil régional des organisations de la Société civile ». Il faut rappeler que quelques heures après ces attaques terroristes, le général de Brigade Moussa Soumaré, a instauré un couvre-feu de 30 jours sur toute l’étendue de la Région, allant du mardi 1er juillet au mercredi 30 juillet 2025, de 21 heures à 06 heures du matin. La mesure restreint la liberté de circulation des personnes et de tous les engins de transports « à l’exception des véhicules et autres engins des services » des FDS et les ambulances munies d’ordre de mission. Le général de brigade Moussa Soumaré avait aussi invité les populations « à ne se référer qu’aux informations provenant de sources officielles. » BMS/BK/MD (AMAP)
Etats-Unis-Mali : Le directeur adjoint principal du Conseil de sécurité nationale à la Maison blanche en visite de trois jours au Mali
Bamako, 09 juil (AMAP) Le directeur adjoint principal pour la lutte contre le terrorisme au Conseil de sécurité nationale de la Maison blanche, Rudolph Atallah, partagera la vision de son pays pour le Mali et les pays de l’Alliance des États du sahel (AES) avec les ministres des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mohammedine, a appris l’AMAP, ce mercredi, à Bamako. Le Lt-colonel à la retraite, spécialiste des zones étrangères (Afrique, Moyen-Orient, Europe), Rudolph Atallah, expert national en stratégie antiterroriste et en géopolitique séjournera au Mali pendant trois jours, a-t-il annoncé, lors d’une table ronde, dans les locaux de l’ambassade des Etats-Unis au Mali. Il occupe actuellement le poste de Directeur adjoint principal pour la lutte contre le terrorisme au Conseil de sécurité nationale à la Maison Blanche. À ce titre, il supervise les opérations et politiques antiterroristes à travers l’Afrique et le Levant, contribuant à définir la réponse des États-Unis face aux menaces émergentes et conseillant les hauts responsables sur les décisions critiques en matière de sécurité”, indiquent les services de l’ambassade américaine au Mali, dans un document remis à la presse. Officier supérieur retraité de l’Armée de l’air américaine avec le grade de lieutenant-colonel, M. Attalah cumule plus de trente ans d’expérience opérationnelle et diplomatique dans les domaines de la défense, du renseignement et de la gestion de crise. Il a occupé plusieurs postes de haut niveau, notamment celui de directeur de la lutte contre le terrorisme pour l’Afrique au Pentagone et d’Attaché de défense auprès de six pays africains. ST/MD (AMAP)
Contrats plan Etats-Régions ou District : Des résultats à mi-parcours encourageants
Bamako, le 9 juillet (AMAP) Le comité de suivi des Contrats plan Etats-Régions ou District (CPER/D) s’est réuni, ce mercredi 9 juillet, à la Direction générale des collectivités territoriales (DGCT), pour examiner le catalogue des contrats-plans réalisé par le ministère de l´Administration territoriale et de la Décentralisation, à travers la DGCT, et formuler des recommandations, a constaté l’AMAP. Cette réunion, deuxième du genre, s’inscrit dans le cadre de la maîtrise d’ouvrage des investissements structurants sous l’égide des collectivités territoriales de région et du partage d’expérience entre elles. Le CPER/D est un contrat à travers lequel la région et les collectivités territoriales associées ainsi que l´Etat s’engagent, sur une période donnée, à mettre en œuvre un programme de développement négocié. « L’initiative de ce contrat appartient à la région qui détermine le contenu, en concertation avec les autres collectivités territoriales, parties prenantes et en conformité avec les priorités nationales et sectorielles », a déclaré le Directeur général des collectivités territoriales, et président du comité, Abdrhamane Cissé. « Cette expérience que l´Etat entend renforcer a permis la signature de CPER avec neuf régions portant sur la réalisation de 18 projets structurants pour un coût prévisionnel de 29, 07 milliards Fcfa », a indiqué M. Cissé. Selon lui, la contribution financière de l´Etat dans le financement des CPER/D s’élève à 18, 56 milliards Fcfa, soit 63,85 %. « Toute chose qui traduit l’engagement des autorités en faveur de la Décentralisation », a-t-il souligné. « Au cours de l’exécution de la première génération de contrats plans Etats-Régions ou District, les Conseils régionaux ont réalisé des progrès importants en matière de maîtrise d’ouvrage des investissements structurants », s’est félicité le directeur général des collectivités territoriales. OD/MD (AMAP)
Confection locale et vente des perles : Source de revenus et vecteur d’émancipation pour les femmes
Par Aminata SOUMAH Bamako, 9 juillet (AMAP) Les perles ne sont pas seulement des objets de beauté, mais aussi un symbole du savoir-faire de l’artisanat féminin et de l’émancipation des femmes dans diverses sociétés. Dans notre pays, elles occupent une place importante dans diverses cultures féminines à travers l’histoire. Au fil du temps, la valorisation de la perle s’est étendu sur diverses variétés de parures. Pour sa confection locale, la créativité implique souvent des compétences et de savoir-faire des génies locaux. Mme Ballo Assitan Soumaoro est la gérante de l’atelier firdaous qui a pour objectifs de former les femmes dans la confection des perles et d’autres activités génératrices de revenues. Dans son atelier, on transforme des perles en sacs à main, pots de fleur, porteclés, colliers, chaussures, etc. Avec des couleurs au souhait des clients, parfois, le drapeau national est mis en valeur à travers ses tricolores. Madame Ballo explique que les perles sont des objets valeureux qui représente la gente féminine, avec des styles attrayants surtout dans la tradition africaine. Par sa créativité, elle a su aller au-delà des anciens styles qui se limitaient aux atours des femmes. Ses œuvres qui servent à d’autres maquillages se vendent dans son atelier ou dans les marchés, les foires et à l’extérieur du pays. La gérante de firdaous fait savoir que la formation est purement pratique chez elle. Cela, pour promouvoir le travail des femmes, pour leur autonomisation et leur émancipation. En 3 semaines de formation, beaucoup d’entre les apprenantes peuvent commencer à faire leur propre création de styles. Elle dira que les graines de perles sont achetées au grand marché de Bamako, qui sont ensuite transformés à des différentes variétés de produits séduisants par son atelier avant de les exposer au marché. Mme Ballo Assitan Soumaoro affirme que la vente est bénéfique. Les produits fabriqués par l’atelier firdaous sont vendus de 500 à 1000 FCFA pour les portes clés, de 3000, 4000, voire 5000 Fcfa pour les sacs. Y existent aussi des produits de 15000 à 25000 Fcfa. Ils varient selon la taille et la qualité des objets. En dehors des parures féminines, de nombreuses personnes l’utilisent pour accessoires d’instrument musical. Ousmane Diallo en témoigne. Confectionneur de « yabara ou tchichara », un instrument de musique local, cet artiste pratique ce metier depuis plus de 20 ans. Il le fabrique à l’aide des graines de perles tissées avec des cordons au tour de petites calebasses non ouverte. Ousmane Diallo dit que ses œuvres d’art sont beaucoup convoités par les artistes musiciens, des choristes et des griots. Les prix varient selon les qualités, de 3000f et plus. « Nous les mettons à la disposition des clients à tout moment pour satisfaire leurs demandes. Dans la cour de l’artisanat, Ousmane Diawara fabrique un modèle de perle « Agade noire » très convoité par les hommes. Le jeune homme explique que les femmes aussi en trouvent leur compte. Ce métier, dira-t-il, lui a permis de participer à des foires nationales et internationales pour faire des expositions de ses produits, surtout dans les pays arabes et Asie. Depuis plus de 10 ans, Oumou Traore évolue dans la vente des perles. Rencontrée ce mercredi 18 juin 2025 au grand marché de Bamako, elle déambule entre les coins et recoins du marché. Soudain, elle s’arrête pour présenter son étale de perles à un présumé client. Cette marchande ambulante révèle que grâce à cette vente, elle arrive à satisfaire ses besoins quotidiens. Selon Oumou Traoré, le marché est actuellement morose, car elle ne vend que souvent 10.000 Fcfa par jour. Ses marchandises sont des bracelets, colliers, et autres commodités de parures pour enfants et adultes. La vendeuse avoue que l’industrie de la perle est non seulement une source de revenus pour des nombreuses femmes, mais c’est aussi vecteur d’émancipation. Baïni Coulibaly confectionne et vend ses perles depuis belle lurette. Elle le fait selon la préférence des acheteurs. Parmis ses objets, on trouve des perles argentées, en plastiques, des lumineux qui font la différence par leurs éclats pendant la nuit, etc. « Nous vendons nos perles en détail et en gros, selon ce que veut le client. La douzaine de certaines est cédée de 750 Fcfa, 1000 Fcfa à 4000 Fcfa » précise-t-elle. Chez Korotoumou Kanitao, vendeuse de perles à l’artisanat dans le grand marché de Bamako, on trouve des perles traditionnelles comme « mândja, mɔrɔmɔrɔ », les clous de girofle en perles. La vielle vendeuse qui a 60 ans d’expérience en la matière affirme que le prix de certains de ses produits s’élève de 30.000 Fcfa à 50.000 Fcfa. Les gens viennent acheter les perles en gros pour les exporter en Europe et dans des différentes foires d’expositions. Aminata Fofana, cliente croisée sur les lieux, fait savoir qu’elle peut porter une dizaine de perles dans la semaine pour séduire son conjoint. «Certains de mes ports sont de protection contre les mauvais yeux», affirme Aminata. La confection locale des perle constitue une véritable industrie qui rayonne de nos jours dans notre pays et permet à des artisans de tirer leur épingle du jeu. AS/KM (AMAP)
Mopti : 1ère édition de la Foire agricole des semences paysannes
Mopti, 7 juil (AMAP) Les rideaux sont tombés, dimanche, sur 1ère édition la Foire agricole des semences paysannes dans la région de Mopti, tenue du 4 au 6 juillet au centre Jean Bosco de Sevaré, a constaté l’AMAP. Cette foire initiée par l’antenne de l’Institut de Recherche des Alternatives en Développement (IRPAD-Afrique) de Mopti, en partenariat avec OXFAM -Mali et la Direction régionale de l’agriculture est bien perçu par les producteurs et leur encadrement en ce début d’hivernage. S’inscrivant dans le cadre de l’appui au Programme de transition agro écologique paysanne par les organisations de la Société civile en Afrique de l’Ouest, cette foire se veut un tremplin pour les semences locales afin d’assurer la sauvegarde et la promotion des semences paysannes et booster la transition agroécologique. Trois jours durant, les producteurs semenciers venus des Régions de Koutiala (Sud), Ségou, San, Bandiagara et Mopti (Centre), les paysans, l’encadrement ont procédé à des échanges de semences, conclu des transactions commerciales sur des semences et divers produits locaux. Elle a, aussi, permis des échanges d’expériences sur plusieurs centres d’intérêts afférents à l’agroécologie paysanne et de partager des connaissances à travers six thématiques sur les fertilisants organiques et les bio pesticides, les effets de l’utilisation des pesticides et des engrais chimiques, la protection et la gestion de l’environnement, le système participatif de garantie et assurance qualité. Les marchés territoriaux dans l’évolution de la transition agroécologique au Mali : défis, enjeux et perspectives, la présentation de la plateforme agroécologique paysanne du Mali, organe technique d’orientation, les membres, le fonctionnement et la visite des champs écoles de Somadougou et de Ouornion, dans le cercle de Mopti, ont aussi été des thèmes forts de la rencontre. A l’ouverture de la Foire, présidée par le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur, Ousmane Diallo, le directeur de programme d’IRPAD-Afrique-Mopti, Abdramane Goita, a expliqué que « l’agriculture reste tributaire des conditions climatiques capricieuses dans un contexte de changements climatiques. » Selon lui « ce phénomène ajouté à l’utilisation abusive des produits chimiques et de nouvelles variétés de semences OGM (Organisme génétiquement modifiés) reproductibles exacerbent l’insécurité alimentaire et, même, semencière favorisant la prolifération des semences de toutes natures dans notre zone. » « La Région de Mopti est une zone à forte vocation agro-sylvo-pastorale où les périodes fastes alternent avec les périodes de pénurie, au rythme d’une bonne campagne sur deux », a souligné le représentant du gouverneur. Selon, M. Diallo, « la question de l’agroécologie et celle de la semence paysanne nous interpelle tous (autorités administratives, politiques et traditionnelles, société civile) à nous impliquer davantage pour cette cause noble. » Il a exhorté, chacun à s’investir pleinement afin de satisfaire nos besoins en semences paysannes. Une vingtaine de stands ont été mis en place pour donner une plus grande visibilité aux semences paysannes. La présidente de la Société coopérative des maraîchers (AMAKENE) de Bandiagara, Ramatou Guindo, a qualifié la foire de « salutaire. » Elle a été, selon Mme Guindo. « une opportunité pour les productrices et les producteurs semenciers d’écouler leurs marchandises et de nouer des contacts d’affaires avec des investisseurs potentiels. » DC/MD (AMAP)
Affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires : La Cour d’Assises condamne ferme, par contumace et acquitte des accusés
Bamako, 08 juillet (AMAP) La Cour d’Assises a condamné, mardi, à Bamako, l’ancien ministre de l’Economie, Mme Bouaré Fily Sissoko, à 10 ans de prison et une amende 500 000 Fcfa pour faux et usage de faux ainsi que l’ancien directeur du Commissariat des Armées, le colonel-major Nouhoum Dabitao, à 7 ans de prison et 300 000 Fcfa d’amende, pour les memes chefs, dans son verdict de « l’Affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires », a constaté l’AMAP. Quant à l’ancien directeur du cabinet du Président, Mahamadou Camara, et le général Moustapha Drabo, ex-directeur du matériel et des hydrocarbures de l’Armée, ils ont été « purement et simplement acquittés. » Les accusés Sidi Mohamed Kagnassy, Amadou Kouma, Nouhoum Kouma et Moustapha Ben Barka, tous absents au procès, ont écopé de la perpétuité par contumace. L’Etat malien, par la voix de son contentieux, a réclamé réparation du préjudice subi. Les jurés ont prononcé ce verdict, dans les locaux de la Cour d’appel de Bamako, à l’issue de la première session (septembre-octobre 2024) et deuxième session (mai-juillet 2025), de la Cour d’Assises spéciale de Bamako. Le substitut du Parquet général, Koké Coulibaly, qui occupait le banc du ministère public, a apprécié le verdict de la Cour, en affirmant se reconnaitre « totalement » dans cette décision. Pour sa part, l’avocat de Mme Bouaré Fily Sissoko, Me Diankina Tounkara, a souligné que sa cliente « est une victime dans cette histoire et se posera, certainement, des questions sur l’utilité d’être exemplaire dans ce pays. » ST/MD (AMAP)

