Première édition de la Plateforme nationale de dialogue sur les actions anticipatoires : Vers un cadre inclusif de réduction des risques au Mali
Bamako, le 23 juil (AMAP) Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a accueilli, mercredi, la première édition de la Plateforme nationale de dialogue sur les Actions anticipatoires au Mali organisée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) sur le thème : « Institutionnaliser l’action anticipatoire au Mali : vers un cadre national durable et inclusif », a constaté l’AMAP. « Nous sommes convaincus que cette plateforme nationale deviendra un véritable espace de dialogue, d’échanges et de synergies entre les acteurs nationaux mais, aussi, avec les pays de la sous-région, dont plusieurs sociétés nationales sont représentées ici aujourd’hui », a déclaré la représentante de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), Dorien Dolman. Toujours selon elle, les Actions anticipatives « constituent aujourd’hui une réponse concrète et innovante permettant de réduire les impacts des catastrophes avant même qu’elles ne surviennent, tout en renforçant durablement la résilience des communautés vulnérables. » Selon le secrétaire général de la Croix-Rouge, Nouhoum Maïga, « l’organisation de cette plateforme constitue un moment charnière dans l’histoire de l’action humanitaire anticipatoire. » En effet, la tenue de cette première plateforme de dialogue nationale, co-organisée avec la Plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes (PNRRC) à travers la Direction générale de la protection civile (DGPC), est l’aboutissement de plusieurs années d’expérimentations, d’apprentissage et de coordination. Elle marque, ainsi, la volonté commune de poser les bases d’un cadre national durable, inclusif et institutionnalisé de l’action anticipatoire. De son côté, la cheffe du Anticipation Hub, Alessandra Gilota, a félicité l’organisation de cette première plateforme nationale de dialogue sur l’action anticipative au Mali. Selon elle, ces dernières années, il a été constaté que ces événements nationaux constituent une étape importante dans le processus d’intégration des actions anticipatives dans les plans et systèmes nationaux de gestion des catastrophes. En outre, ils permettent à de nombreux groupes d’acteurs praticiens, ministères, chercheurs d’échanger sur les défis spécifiques auxquels le pays est confronté et de définir la voie à suivre. Pour le représentant du directeur général de la Protection civile, Cheick Fantamady Koné, cet événement constitue un jalon important pour la communauté de l’Action anticipative au Mali. Ce dialogue doit, donc, être l’occasion de consolider les acquis, d’identifier les défis, de mutualiser les expériences et de formuler des recommandations concrètes pour une mise à l’échelle réussie des Actions anticipatoires au Mali. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de la représentante de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), Dorien Dolman, du secrétaire général de la Croix-Rouge, Nouhoum Maïga, ainsi que de la cheffe de l’Anticipation Hub, Alessandra Gilota, et du représentant du directeur général de la Protection civile, Cheick Fantamady Koné. AC/MD (AMAP)
Kadiolo : Présence de groupe djihadistes dans le nouveau Cercle de Loulouni (Sud) selon des sources locales
Kadiolo, 22 juil (AMAP) Près de 100 à 500 « djihadistes » ont été aperçus, mardi, dans le village de Nimbougou, dans le Cercle de Loulouni (Sud) où ils ont immédiatement rassemblé à la mosquée les populations pour un entretien, a appris l’AMAP de sources locales. Ils ont dit que leur « cible n’est pas la population, mais les autorités (administration, armée). » Ils ont, aussi, menacé la population de représailles si elle informait les autorités de leur présence dans le secteur. Après le village de Nimbougou, ils se sont dirigés vers la frontière avec le Burkina Faso. Aujourd’hui, la menace est réelle dans les Cercles de Kadiolo et de Loulouni, où, depuis plus de trois ans, des hommes armés font des mouvements dans ce même secteur mais personne ne dénonce à cause des représailles qu’ils ont faites dans d’autres parties du pays, selon nos sources. D’après les informations, une patrouille de l’Armée est déjà dans le secteur. NIO/MD (AMAP)
Forces armées maliennes : 900 nouvelles recrues en formation commune de base au camp militaire de Bougouni
Bougouni, 22 juil (AMAP) Quelque 900 nouvelles recrues sont entrées en Formation commune de base, mardi, au camp militaire de Bougouni (Sud) qui accueille, pour la première fois, un centre de formation, a constaté l’AMAP La formation, qui débute ce 22 juillet 2025, dure 6 mois dont 3 en phase Centre d’instruction (CI) et 3 autres en phase professionnelle. Les nouvelles recrues regroupées au stade Sakoro Mery Diakité de Bougouni, tôt ce mardi matin comptent pour l’Armée de terre, la Gendarmerie, la Garde nationale et le Génie militaire. Elles sont venues de Bamako, Sikasso, Koutiala et Bougouni pour leur formation de commune de base au camp militaire de Bougouni. Ces recrutements pour les Forces armées maliennes (FAMa) répondent à une volonté des autorités de renforcer les forces pour faire face aux défis sécuritaires. BHT/MD (AMAP) .
Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel 2 : Visite de réalisations concrètes dans la Région de Ségou
Ségou, 21 juil (AMAP) Une mission de communication du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS), financé par le gouvernement du Mali et la Banque mondiale et dont la première phase a été mise en œuvre de 2016 à 2021, a effectué une visite de terrain, du 19 juillet au 20 juillet 2025, dans la région de Ségou (Centre), dans le cadre des activités de sa deuxième phase en cours. L’objectif de cette mission était de constater certaines réalisations du projet à Touna. dans les cercles de Bla, Konobougou et Baraouli. Première étape de cette visite, samedi, à Touna, dans le Cercle Bla où elle a pu visiter l’aire d’abattage. L’infrastructure réalisée dans le cadre du projet comprend un hangar d’abattage, un bureau, deux latrines, un forage équipé, un couloir d’attente et une fosse pour la saisie. Au cours de cette visite. Les bénéficiaires ont exprimé toute leur reconnaissance au projet : « Nous remercions le PRAPS ainsi que la Banque mondiale pour cette réalisation. Avant sa construction, nous rencontrions d’énormes difficultés pour abattre nos bêtes. Cela se faisait de manière désordonnée, à travers la ville avec des conséquences néfastes sur notre santé et celle de la population. Aujourd’hui, tout cela est derrière nous », a dit Youssouf Dembélé. Il a souligné que cette infrastructure va, non seulement, améliorer les conditions de travail des bouchers, mais aussi impacter positivement la santé publique. Au nom des bénéficiaires, M. Dembélé s’est engagé à faire bon usage de l’investissement et à veiller à son entretien. Il a invité le projet à étendre ce type de réalisation à d’autres localités et sollicité son appui pour l’écoulement des peaux d’animaux. Le coordinateur régional du PRAPS, Bourama Sidibé, a exhorté les bénéficiaires « à ne plus procéder à des abattages anarchiques dans la ville, à s’approprier pleinement cette infrastructure et à veiller scrupuleusement à son entretien. » Après cette étape, la mission s’est rendue, dimanche, à Tigui, village situé dans la Commune rurale de Konobougou où le PRAPS a réalisé un parc de vaccination. Ici, les bénéficiaires ont attiré l’attention de la mission sur le besoin d’amélioration de certaines réalisations, notamment du bureau servant d’abri pour les vaccins et les toilettes. La délégation a poursuivi sa visite à Konobougou où elle a pu observer l’étal de boucherie réalisé au marché par le projet, ainsi qu’un magasin de stockage d’aliment bétail. Soumaila Dicko, le chef des bouchers a exprimé sa satisfaction : « Avant, la place dédiée aux bouchers était insalubre et non couverte. Grâce au projet, l’étal a été construit et, aujourd’hui, l’endroit est propre et attire plus de clientèle. » Toutefois, il a souligné la nécessité de construire une chambre froide afin de mieux conserver la viande. La mission a pris fin à Baroueli où elle a pu visiter le secteur vétérinaire. Le bâtiment réalisé par le PRAPS est composé de deux bureaux, des toilettes, une salle de conférence et un magasin. Au nom du gouverneur, le conseiller aux Affaires économiques a remercié le PRAPS pour ses appuis multiformes, ainsi que la Banque mondiale, partenaire clé du projet. Il a invité les bénéficiaires à prendre soin des infrastructures comme s’il s’agissait d’investissements personnels. Le Directeur régional des Productions et des Industries Animales et coordonnateur régional des activités du PRAPS, quant à lui, a remercié le ministère de l’Élevage et la Pêche, à travers le PRAPS, pour l’ensemble des réalisations concrètes effectuées dans la Région de Ségou qui ont permis de booster les productions animales et la santé animale. « Le projet PRAPS nous a enlevé une grosse épine du pied en tant que service technique » a-t-il dit. Pour cette deuxième phase, démarrée en janvier 2022 pour une durée de six ans, Bourama Sidibé a précisé qu’à ce jour, 180 femmes et jeunes ont bénéficié de financement pour leurs Activités génératrices de revenu (AGR) à hauteur de 45 millions de Fcfa. Quelque 85 femmes et jeunes ont reçu un appui pour l’acquisition de kits dans les domaines de la production laitière, de l’embouche, de l’aquaculture et de la cuniculture, dans le cadre de la formation professionnelle. Le PRAPS appuie les campagnes de vaccination et a mis en place des mesures de prévention contre les Violences basées sur le genre (VBG), l’Exploitation et les abus aexuels (EAS), en signant des codes de conduite clairs et en définissant des mécanismes de gestion des plaintes. Il a aussi appuyé la Direction régionale des Productions et des Industries animales (DRPIA) dans l’acquisition de matériel informatique et bureautique, le renforcement des compétences des agents de communication, ainsi que l’utilisation des outils de sélection de sous-projets innovants, de collecte de données sur les marchés à bétail, de cartographie et de télédétection. Selon le Coordinateur régional, des activités d’ingénierie sociale, menées avec les acteurs locaux, ont permis d’identifier et valider plusieurs sites d’infrastructures pastorales dans la région, notamment un système d’hydraulique pastoral amélioré à Niono et Bla, la réhabilitation du marché à bétail de Touna, la réalisation d’une aire d’abattage à Touna, la construction d’un étal de boucherie à Konobougou, la construction de magasins d’aliment bétail à Konobougou et à Soignebougou, la construction de parcs de vaccination à Bla, Tigui et Kokry, la réalisation de mini-Système d’hydraulique pastoral amélioré (SHPA) à Niono, Sofolo et Sofolosso, la mise en valeur de 100 ha de bourgoutière à Ndola, 300 ha à Molodo Centre, la création d’un périmètre à Siratiguibougou, dans le Cercle de Niono. Il a précisé qu’à ce jour, toutes ces infrastructures ont fait l’objet de réceptions provisoires. La mission était composée outre le conseiller aux Affaires économiques du gouverneur de la Région de Ségou, Yamadou Keïta, et du Directeur régional des Productions et des Industries animales de la région de région également coordinateur régional des activités du PRAPS, mais aussi du représentant de la Cellule de communication du PRAPS-2 Yaya Diarra, de l’assistant Suivi évaluation du projet, Sékou Traoré, et des représentants des services techniques partenaires de mise en œuvre du PRAPS-2-Mali dans la région. Pour rappel, le PRAPS est placé sous la tutelle du ministère
Ségou City Tour : des circuits touristiques pour découvrir le patrimoine local
Ségou, 21 juil (AMAP) Les activités de la 3ème édition de « Ségou City Tour 2025 » ont démarré, ce weekend, à la place de l’Independence de Ségou pour six circuits touristiques conçus afin de permettre aux visiteurs de découvrir le riche patrimoine de Ségou a constaté l’AMAP. L’itinéraires passera par le village historique de Sékoro, ancienne capitale du royaume Bamanan, le centre N’Domo, le village artisanal, la Comatex, l’usine M3, les 12 pavillons de l’Office du Niger, la carrière de Pelengana, le cimetière colonial, le barrage de Markala, le musée du centre Kôrè, les monuments dédiés au Roi de Ségou et à Yoro Barry ainsi que la visite aux trésors humains vivants (Yamoussa Coulibaly et Soumana Kané). Prenant la parole, le maire Nouhoum Diarra a déclaré que cette initiative, dont la présente édition se tiendra, chaque week-end, du 19 juillet au 28 septembre, vise à promouvoir la destination touristique de la région déjà très dynamique grâce aux efforts conjugués des différents acteurs. Selon Nouhoun Diarra, Ségou City Tour au-delà de son aspect touristique, représente une vitrine vivante de notre identité, un hommage à notre patrimoine historique et une opportunité économique pour nos jeunes entrepreneurs. Quant au préfet du Cercle de Ségou, Daouda Diarra, qui a procédé, au lancement, en présence du directeur régional du tourisme et de l’hôtellerie, Gaoussou Fofana, et de plusieurs personnalités, il a dit que l’objectif principal de Ségou City Tour est d’améliorer la fréquentation des sites et attraits touristiques de la ville. « Ce programme entend accompagner les agences de voyages dans la promotion et la commercialisation des circuits de visites sur les sites et attraits touristiques du Mali, d’améliorer l’accès à l’information sur les possibilités de visites et de découvertes des sites », a fait savoir Daouda Diarra. Parmi les personnes ciblées par cette activité, il a cité les jeunes scolaires et universitaires, les enfants en situation de handicap ou issus de milieux défavorisés, déscolarisés et ceux de nationalité étrangère ou dont les parents sont originaires du Mali. En plus de ces deux catégories, le programme est ouvert à d’autres segments comme les salariés des secteurs public et privé, la clientèle d’affaires en séjour à Bamako et à l’intérieur du pays ainsi que la diaspora. Par ailleurs, il a souligné que le programme City tour repose sur les 3 axes majeurs du projet Culture Mali 2025 qui vise à revitaliser la culture des territoires, valoriser et promouvoir le patrimoine culturel et l’image de marque du Mali. AP/MD (AMAP)
Démarrage des examens des écoles de santé à Bamako : 10 000 candidats dans la course
Bamako, 21 juillet (AMAP) – Le ministre de la Santé et du Développement Social, le médecin-colonel Assa Badiallo Touré, et son collègue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Bouréma Kansaye, ont donné, ce lundi, le coup d’envoi des examens des écoles de santé au Centre Abdoulaye Diarra de Sebenikoro, indique un communiqué du département de tutelle. « Le domaine de la santé est une priorité nationale », a déclaré le Professeur Kansaye, soulignant la nécessité de former des professionnels compétents pour améliorer l’accès aux soins. Cette année, 10 000 candidats dont 7 729 au niveau supérieur, participent à ces examens. Les deux ministres ont ouvert les enveloppes des sujets, prodigué des conseils et encouragé les candidats. « Les élèves sont sereins, le corps professoral est mobilisé, c’est encourageant », s’est félicitée le médecin-colonel Touré, qui s’est montrée confiante dans le bon déroulement des épreuves et des corrections. La tenue de ces est présentée comme une indication de l’engagement du gouvernement à développer le capital humain dans le secteur sanitaire. Le médecin-colonel Touré a insisté sur « l’importance cruciale de disposer de ressources humaines qualifiées », notamment a travers les concours et recrutements à la Fonction publique. Avant de quitter le centre, les ministres ont visité des salles d’examen et échangé avec les candidats et les encadreurs, marquant ainsi le début de cette session cruciale pour l’avenir de la santé au Mali. OS/MD
Mopti : Clôture de la 4e cohorte du programme « A l’école de la citoyenneté »
Mopti, le 21 juil (AMAP) La session de formation de la 4e cohorte du programme « A l’école de la citoyenneté » à Mopti ont connu leur épilogue, dimanche par une cérémonie de clôture présidée par le directeur de cabinet du gouverneur, Mamadou Seydou Diarra, a constaté l’AMAP. Dix jours durant ce programme initié par le ministère de la Jeunesse, des Sports, de la Construction citoyenne et de l’Instruction civique, qui vise à inculquer et développer chez les jeunes l’esprit patriotique en vue d’en faire des bâtisseurs et des défenseurs de la nation, a regroupé 200 jeunes des Régions de Bandiagara, Mopti et Douentza (Centre). Les jeunes participants se sont familiarisés avec plusieurs concepts en lien avec la citoyenneté, le civisme et la connaissance de la patrie mère à laquelle nous devons tout. Après le démarrage des activités, le directeur de cabinet du gouverneur, Mamadou Seydou Diarra, accompagné du conseiller aux Affaires administratives et juridiques, Abdoulaye Daga Théra, président du Comité régional d’exécution du programme a rendu visite aux participants le jeudi 17 juillet. C’était en présence du représentant du préfet de Mopti, Mahamadou Sissoko, de Madani Ozias Keita, Kalba Guindo et Baba Bele Wangara respectivement directeur régional de la jeunesse et des sports de Mopti, Bandiagara et de Douentza. En cette occasion, le représentant du gouverneur a fait d’une pierre deux coups. Il a sacrifié à la tradition d’ouvrir officiellement la cérémonie et d’animer le panel sur les actions phares du gouvernorat dans la refondation de l’Etat. « Notre pays, le Mali est à la croisée des chemins. Nous avons résolument pris un chemin qui ne plaît pas à tout le monde. Mais, c’est le chemin salutaire pour la nation malienne », a déclaré le directeur de cabinet. Il a, aussi ,souligné que la nouvelle marche d’aller à la souveraineté, l’indépendance totale du Mali sur tous les plans ne peut se faire sans la Jeunesse, pilier du développement et garante de l’avenir. M. Diarra a invité les jeunes à avoir conscience de leur rôle prépondérant dans l’avènement du Mali Kura de nos rêves. Il a salué l’initiative des autorités nationales, sous le leadership du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, pour la mise en place de ce programme d’éducation civique de la jeunesse dans le but de former une relève consciente pour affronter les défis et les transformer en opportunités. Il a invité les participants à véhiculer les connaissances acquises pour que toute la jeunesse des trois Régions s’en approprie pour un éveil collectif de conscience en milieu jeunes. DC/MD (AMAP)
Kolondièba : Une femme tue son mari à coups de pilons sur la tête
Kolondièba, 20 juil (AMAP) La ville de Kolondièba (Sud) s’est réveillée dans la consternation avec les nouvelles de la mort d’un homme tué sauvagement, à coups de pilon sur la tête, par sa première femme, samedi 19 juillet. Vers 5 heures du matin, la victime Y.B, plus de la quarantaine, a été froidement abattu par sa première épouse, dans la nuit du 18 au 19 juillet, surpris dans son sommeil, sa femme M.D Après son forfait, la meurtrière présumée a soigneusement caché son arme dans la broussaille, à 50 mètres du domicile, lieu du crime. Informés, les éléments du Commissariat de police de Kolondièba se sont rendus dans la famille, au quartier central. Constat : Y B gisait dans son sang, la tête écrasée. Il est mort sur le coup. L’arme du crime a été retrouvée mais la criminelle présumée a disparu. Elle ne sera retrouvée par la police que vers 23 h, à Kôkô, un autre quartier de Kolondièba. Après la police, elle a été remise à la justice. Auparavant, une délégation, composée du 1er adjoint au maire, Moussa S. Koné, des policiers et des éléments de la protection civile, s’est rendue au domicile du défunt pour constater les faits. La nouvelle s’est répandue à travers la ville comme une traînée de poudre mettant la cité dans l’émoi. Le défunt étant de la Région de Ségou (Centre), on a attendu l’arrivée de ses parents pour l’accompagner en sa dernière demeure, samedi à 17 heures. Une foule nombreuse de parents, de collaborateurs, d’amis et de voisins étaient présents pour le dernier adieu. Le défunt avait fait fortune dans l’orpaillage. Il laisse derrière lui deux épouses et plusieurs enfants. NK/MD (AMAP)
Célébration de la Journée internationale du don de sang à Tenenkou
Tenenkou, 19 juil (AMAP) L’Association des donneurs volontaires de Sang du cercle de Tenenkou (ADVSCT) et l’Association MSF (ASSO) de Tenenkou (Centre) ont organisé, ce samedi 19 juillet 2025, une journée de don de sang, marquant la célébration de la Journée internationale du don de sang prévue chaque 14 juin L’objectif principal de cette journée est de sensibiliser le public sur l’importance du don de sang et de plasma et de mobiliser les gouvernants et les partenaires pour soutenir les programmes nationaux de transfusion sanguine. Le thème retenu, cette année 2025 est : « Donnez du Sang, Donnez de l’espoir : ensemble sauvons des vies. » Au cours de la cérémonie présidée par le 2e adjoint au préfet du Cercle de Tenenkou, le capitaine Boubacar Sissoko, au Centre de santé de référence (CSRéf) de la ville, le secrétaire général de la mairie, Hamsala Modibo Cissé, représentant le maire de la Commune urbaine, a salué les organisateurs pour cette initiative « très louable » Il a réaffirmé toute sa « disponibilité à l’accompagner pour le bien-être des populations » et a invité « les leaders communautaires à se mobiliser afin de relayer le bon message concernant le don de sang. » Le président de l’ADVSCT, Dr Broulaye Diarra, s’est réjoui de l’organisation de cette journée avant de rappeler que la création de l’Association des donneurs bénévoles de sang dans le Cercle de Tenenkou découle de plusieurs constats dont « la réticence des populations à faire le don de sang, la pénurie régulière de poches de sang au niveau des structures de santé, le nombre élevé de référence évacuation dû au manque de sang et le taux élevé de mortalité materno-infantile due au manque de sang. » Il a rappelé qu’entre janvier et juin 2024, l’ADVSCT a collecté 374 poches de sang au bénéfice du CSREF de Tenenkou. A l’approche du pic du paludisme dans le district sanitaire, seulement 29 poches de sang sont actuellement disponibles. Il a ainsi sonné l’alerte afin de faire face à d’éventuels besoins. Le 2e adjoint au préfet, prenant la parole, s’est aussi félicité de l’organisation de cette journée de don de sang. Il a salué l’Association des donneurs bénévoles de sang du cercle de Tenenkou et Asso MSF « pour cette initiative hautement salutaire et patriotique. » Il a invité l’ensemble les participants à s’investir davantage afin de résoudre cette épineuse question du manque de sang dans les structures de santé du Cercle de Tenenkou avant de rappeler que l’administration restera toujours disposée à accompagner « toutes les actions qui concourent à l’amélioration de la santé et du bien-être des populations. » Cette journée de don sang, un moment d’encouragement et de remerciement aux donneurs de sang, a été l’occasion de saluer les éléments des Forces armees et de securité (FAMa) basés à Tenenkou et les membres de l’Association Ançardine pour les nombreuses poches de sang mise à la disposition du CSRéf de Tenenkou. Après les différentes interventions, place à la sensibilisation des communautés sur la grande rue jouxtant le CSRéf afin de relever le déficit de communication sur le don de sang . Pour les organisateurs cette campagne de sensibilisation va permettre de promouvoir une culture du don de sang auprès des jeunes et du grand public, d’élargir la base des donneurs de sang tout en la rendant pérenne. A la fin de cette journée, selon les organisateurs 68 poches de sang ont été collectées au laboratoire du CSRéf de Tenenkou. Dans l’après-midi, un match de football a opposé l’équipe de la jeunesse à celle de MSF. Cette rencontre visait à renforcer la cohésion sociale et donner un cachet particulier à l’évènement. Il faut rappeler que l’ADVSCT a été créée le 16 août 2016 par des jeunes de Tenenkou. Elle est apolitique et non lucrative. Elle compte une soixantaine d’adhérents et est ouverte à toute personne partageant les mêmes idéaux. Ont également pris part à cette cérémonie, les représentants des Forces de défense et de sécurité, des services techniques, des leaders communautaires, des organisations de la Société civile, des ONG partenaires et une foule d’anonymes. (AMAP)
San : Le Syndicat de l’éducation catholique expose les difficultés de l’enseignement catholique du Mali
San, 19 juil (AMAP) Le Syndicat des travailleurs de l’enseignement catholique (SYNTEC), a donné, ce samedi 19 juillet 2025, à l’école Babou Dioni de San, une conférence de presse pour partager avec les autorités, les acteurs et partenaires de l’Education ainsi que les travailleurs de l’enseignement privé catholique, les difficultés que traverse l’enseignement catholique du Mali, a constaté l’AMAP à San. Selon le secrétaire général du comité diocésain de San, Nathanaël Kamaté, le SYNTEC « a violemment subi la décision de licenciement, par l’employeur, de tout le personnel enseignant suite à la suppression de la subvention de 80% de l’État pour la prise en charge des salariés. » « Dans cette précarité, les enseignants de façon unanime, selon M. Kamaté, lancent un cri de cœur aux autorités compétentes pour leur redéploiement exceptionnel dans la fonction publique. » « Cela permettrait de sauver les acquis syndicaux, les emplois et même les familles », a-t-il dit. Cette rencontre marque le début d’une campagne d’information et de sensibilisation beaucoup plus large. D’autres activités similaires, selon le secrétaire général du comité diocésain, « seront organisées afin de toucher tous les acteurs impliqués dans la résolution des problèmes auxquels les travailleurs de l’enseignement privé catholique sont confrontés. » Sur des pancartes brandies au cours de la conférence de presse, on pouvait lire : « Protégez nos familles, protégez nos acquis, protégez nos emplois « ; « Au nom du Mali et pour le Mali, sauvez les soldats de la craie » ; « Emplois = dignité, prière de sauvegarder nos acquis » ; « Redéployer, c’est investir » ; « Licencier, c’est détruire » C’était en présence des représentants, notamment, du Syndicat national des enseignants du Mali (SNEM), du Syndicat national des travailleurs de l’Éducation du Mali ( SYNATEM), de la Centrale syndicale des travailleurs du Mali (CSTM). Ainsi que le Commissaire de Police de la ville de San, les enseignants du public et du privé catholique et les représentants des organes de presse. NC/MD (AMAP)

