Agence de Liptako-Gourma : Le président Goïta reçoit le tout nouvel Administrateur général

Bamako, 04 août (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta,  a reçu en audience, ce lundi 4 août, au palais de Koulouba, le tout nouvel Administrateur général de l’Agence de Liptako-Gourma, Elly Prosper Arama, au cours de laquelle il lui a donné des instructions et conseils pour la réussite de sa mission, a constaté l’AMAP. L’Autorité de Liptako-Gourma, désormais transformée en une Agence d’exécution des Etats de la Confédération de l’AES sera dirigée par notre compatriote, Elly Prosper Arama, précédemment directeur général de la Dette publique. Le chef de l’État lui a donné des instructions et des conseils afin d’assurer la transformation de Liptako-Gourma en une Agence d’exécution la Confédération de l’AES. « C’est une mission fondamentale de transformation qu’il va falloir réussir pour le bonheur des populations de cette zone durement éprouvée par l’insécurité et les questions de développement et il faut revoir la manière de gérer et d’exécuter des projets au niveau de ces trois frontières », a declaré l’Administrateur général de l’Agence. Elly Prosper Arama travaillera avec les experts commis par les trois Etats de l’AES (Burkina Faso, Mali et Niger), sur ce vaste chantier. « Les travaux seront coordonnés par mes soins de manière à réussir convenablement cette mission de transformation », a-t-il annoncé. OD/MD (AMAP)

Niafunké : Remise d’équipements médicaux au Centre de santé de référence

Niafunké, 04 août (AMAP) Le Centre de santé de référence (CSRéf) de Niafunké (Nord) a reçu, dimanche matin, un lot d’équipements médicaux offerts par la Génération 1970, des camarades, d’école réunis au sein de l’Amicale G70 Soko et Dougou, a constaté l’AMAP sur place. Le don comprend un appareil échographique multifonctionnel, des blouses, des tensiomètres, des draps et autres équipements Selon le représentant de l’Amicale à la cérémonie de remise, Dr Hamadoun Cissé dit Péle, ce don est destiné à servir toutes les populations. » « Mes aînés m’ont chargé d’exprimer nos encouragements aux autorités locales qui, depuis un certain temps, œuvrent pour un changement positif de comportement dans la gestion de la chose publique. » « Nous suivons de près les actions menées par le nouveau préfet Togo qui, depuis un an, ne cesse de multiplier des actions allant dans le sens d’une bonne gestion du Cercle », a-t-il dit, citant en exemple, notamment la libération des espaces publics occupés de façon anarchique, le nettoyage obligatoire des caniveaux pour éviter les nombreuses inondations que la ville connait depuis plus d’une décennie, la réorganisation de la gestion de la mare rizicole de Goubo, « aujourd’hui suivie de près par les autorités locales. » Le collectif G70 a remercié l’Ong Action pour l’Afrique qui a fait don de tous ces équipements à l’Amicale. Le Dr Cissé a fait la remise symbolique des équipements au préfet du cercle, qui, à son tour, a remis au président de la Fédération des associations de santé communautaires (FELASCO). Ce dernier a fait le même geste à l’endroit du médecin chef du CSRéf, Dr Konaté. Le médecin chef du centre, a dans ses propos, fait savoir que le centre ne dispose pas de tels équipements. « Ces appareils permettront de faire des examens sanguins, du cœur et aussi plusieurs types d’échographies pour les femmes enceintes. », a-t-il indiqué. Tous les intervenants ont salué le geste et rassuré les donateurs de faire bon usage des équipements. Le président de l’Amicale G70 Soko et Dougou est Djougal Cissé un magistrat.Les membres sont  enseignants, magistrats, médecins…Leur objectif est de fédérer les efforts pour contribuer á l’émergence du cercle de Niafunké dans tous les secteurs de développement (santé éducation, agriculture etc…) L’Amicale n’en est pas à sa première action du genre. Elle soutient, depuis plusieurs années, des écoles, en leur offrant des fournitures scolaires, des équipements sportifs à l’équipe de football etc… La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités administratives, politiques, traditionnelles, coutumières, religieuses, les chefs d’unités des forces de défenses et de sécurités présentes à Niafunké. Elle a mobilisé aussi la Société civile du cercle, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO, la Jeunesse, le Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRAD) à l’instigation du préfet Modibo Kane Togo. Elle s’est achevée par des prières du pasteur et de l’Imam de Niafunké qui ont béni les donateurs, les autorités du pays et prier pour un Mali en paix et une bonne santé pour tous les Maliens. SAM/MD (AMAP)        

Faire le marché : La croix et la bannière pour ménagères

Par Fadi CISSE     Bamako, 04 sept (AMAP) Jeudi, il est presque 6 heures du matin. Une fine pluie arrose le quartier Samanko II, dans la Commune du Mandé. Je suis la première personne à me réveiller dans la famille Touré. Je fais ma toilette, ma prière de l’aube, direction la cuisine pour préparer le petit-déjeuner. Je pose une marmite sur une bouteille de gaz. À peine mis en marche, le feu baisse progressivement jusqu’à disparaître. Heureusement, on avait du bois de chauffe en réserve dans la cuisine. En principe, trois à quatre tas suffisent pour faire la bouillie, le petit-déjeuner de ce matin. Mais, attention ! Il ne faut pas vite se réjouir. En cette saison des pluies, les fagots de bois sont humides. Hélas ! Je dois surmonter cette difficulté. Le feu mettra une vingtaine de minutes avant de prendre. Au prix de gros efforts physiques, j’y arrive, avec ou sans éventail. La fumée qui s’en est suivie, a provoqué chez la cuisinière un écoulement nasal et des larmoiements. Une heure après, la bouillie est prête et servie aux membres de la famille. Quelques temps plus tard, je prends ma douche pour ne plus sentir la fumée avant de me rendre au marché du quartier qui semble être le moins cher. J’enfile une belle robe africaine, chausse des ballerines, après m’être parfumée, je prends le chemin avec ma petite sœur Aïda, âgée de 14 ans. On sort la moto sans oublier notre ami, en cette période, notre imperméable. En ce moment, il était déjà 8 h et un quart. Ce marché situé à une dizaine de minutes de notre domicile s’appelle « Sougoudjan », en français (le marché éloigné ou au lointain). Il accueille hommes et femmes. Sur place, il est déjà plein de monde, comme « les dents d’une bouche. » Au rythme de de tam-tam, des vendeurs de friperies chantent et dansent pour accrocher les clients, comme au grand marché de Bamako (Suguba). Les cris des vendeurs ambulants submergent les lieux, en cette période de vacances. Plusieurs enfants aident leurs parents commerçants en tenant des plateaux  en équilibre sur leur tête, parcourant les coins et recoins du marché afin d’écouler leur marchandise. En ce matin, panier en mains, j’avais, en tout et pour tout, 4 000 Fcfa comme prix de condiment, pour une famille de douze personnes, sans compter les imprévus, solidarité et hospitalité obligent. Cette nourriture servira, aussi, pour le dîner. Mais (re) attention !!! Comme complément, j’ai caché 1 000 Fcfa derrière la pochette de mon téléphone, en cas de besoin, vue la cherté du marché. Cap pour l’achat des condiments pour la sauce d’oignons à la viande, communément appelé en Bambara (Nandji Sogoman). D’abord, on arrive chez le vendeur de viande Yakou où le prix du kilogramme de viande, avec os, est notoirement connu de tout le monde : 3 500 Fcfa. Il me sert un demi kilo et pour 500 Fcfa à part, en tout 2 250 Fcfa. Un peu plus loin, nous nous dirigeons chez la vendeuse d’oignons. « Combien fait le kilo ? Elle répond, 550 Fcfa pour les plus petits et 600 Fcfa pour les gros. Je négocie.  Chère belle maman, réduisez un peu le prix, s’il vous plaît. J’ai besoin d’un kilo de gros oignons. », dis-je. Après d’âpres et longs échanges, la vendeuse Aïssatou accepte de me céder l’oignon à 550 Fcfa, « compatissante et solidaire », de la cause des femmes sur le fait que l’argent que donnent les chefs de famille n’est jamais suffisant. Satisfaites de notre achat, Aïda et moi, nous nous dirigeons vers les vendeuses de légumes frais. A la maison, il faut absolument quelques légumes dans la sauce car les convives en raffolent, exceptée l’aubergine africaine. Une longue file s‘est formée devant l‘étable de la vendeuse Maïmouna aidée par ses filles. Elle est la meilleure du marché et connue pour la qualité de ses légumes et, aussi, leur prix abordable. Après quelques bousculades, on a pu se frayer une place. La table est remplie de toutes sortes et de toutes les couleurs de légumes. La vendeuse nous remet une assiette où mettre les condiments. Du chou, de la tomate, du piment, de la courge, de l’aubergine, du gombo frais, des céleris et persils, du poivron etc. Le tout nous a couté 1 000 Fcfa. Ce n’est pas encore fini. Il nous reste les condiments secs. Là, également, on se fait une place chez Adja qui semble être la moins chère du marché. Ici, on achète de la tomate concentrée à raison de 350 Fcfa, du soumbala, de la poudre de poivre, du poisson sec, des épices d’assaisonnement, de la poudre de gombo, de l’ail, du laurier de l’huile, de l’oignon sec etc. Cela m’a couté 1 200 Fcfa. Et de 4 000 Fcfa, je suis à 5 000 Fcfa, Sans surprise ! Et sans l’argent du charbon de bois pour cuire la sauce ainsi que le bois de chauffe pour préparer le riz. Ceux qui sont à la maison sont tous humides. De retour à la maison, il est déjà 10 heures passées de quelques minutes. Je me change, cherchant quelques pièces dans la chambre pour aller acheter du charbon et du bois pour aussitôt commencer à cuisiner. Malheureusement, la chance n’est pas de mon côté ce jour. Que faire ! Le chef de famille a déjà donné son prix de condiment qui est déjà fixé. Après expliqué la situation à la maman, elle me donne 500 Fcfa pour acheter 300 Fcfa de charbon et 200 Fcfa de bois. « Il faut vous débrouiller avec cela, coûte que coûte. Pendant des années, je me suis toujours débrouillée ainsi pour vous faire à manger. Ton père pense que ce qu’il donne est toujours suffisant. Il ignore la cherté du marché et ce qu’on ajoute à l’argent de popote pour manger une bonne sauce », éructe-t-elle. Chaque femme au foyer investit au-delà du prix de popote, dans l’ignorance des hommes. Et celles qui n’ont pas de quoi ajouter, sont dénigrées dans la famille, selon elle.  Souvent,

Le Premier ministre a rencontré les Maliens du Japon à Tokyo

Tokyo, 03 juil (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maiga a bouclé ce dimanche 3 août 2025, sa visite au Japon par la traditionnelle rencontre avec les Maliens vivant à Tokyo, annoncent les services de la Primature. Au cours de cette rencontre avec ses compatriotes du Japon, le chef du gouvernement a apporté « les nouvelles fraîches du pays. » Il les a félicités pour leur « soutien à la Transition ». Le Premier ministre a remercié le gouvernement japonais pour son hospitalité et a invité les Maliens « à respecter les lois du pays d’accueil. » Les Maliens vivant au Japon ont apprécié les actions en cours au Mali. Ils ont souhaité la reconnaissance des compétences, l’accompagnement des projets d’investissement, le soutien à l’entrepreneuriat, l’amélioration des services consulaires. La rencontre s’est déroulée en présence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, de la Conseillère diplomatique du président de la Transition, Traoré Binta Diop et du Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), Mandjou Simpara. Le Premier ministre boucle ainsi sa mission au Japon et entame, ce lundi, celle au Turkménistan où il doit prendre part, au nom du Chef de l’Etat, à la 3e Conférence des Nations Unies sur les Pays en Développement sans littoral. Le chef du gouvernement a pris le TGV pour se rendre à Tokyo, « comme un passager ordinaire », indiquent les mêmes sources. Le général de Division Abdoulaye Maiga et sa délégation ont pris place dans le wagon numéro 10 pour parcourir environ 600 km. Auparavant, il avait lancé la Journée nationale du Mali à l’Exposition universelle Osaka 2025. MD (AMAP)  

Kayes : Lancement de formations pour l’insertion socioéconomique des jeunes

Kayes, 3 août (AMAP) – La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, a lancé, le 1er août 2025, une session de formation en techniques de recherche d’emploi pour 200 jeunes et une opération de délivrance de permis de conduire pour 30 apprenants à Kayes. « Ces deux initiatives traduisent notre volonté de renforcer des jeunes et de soutenir leur insertion socioprofessionnelle, à travers des mécanismes concrets et inclusifs », a déclaré la ministre lors de la cérémonie. Organisée en présence du conseiller aux affaires économiques du gouverneur, Adama A. Maïga, la session de formation, pilotée par l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE), vise à outiller les primo-demandeurs d’emploi en rédaction de CV, lettres de motivation, préparation aux entretiens d’embauche et adoption d’attitudes professionnelles. Parallèlement, l’opération de formation à la conduite, menée par la Direction Nationale de l’Emploi en partenariat avec les syndicats de transporteurs, permettra à 30 apprenants d’acquérir des compétences en conduite et sécurité routière, sanctionnées par un permis de conduire. La ministre a rappelé que l’emploi des jeunes, notamment des femmes, reste un enjeu crucial, nécessitant des solutions innovantes et durables. « Sous l’impulsion du Général d’armée Assimi Goïta, Président de la Transition, et avec l’engagement du Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, le gouvernement a initié des réformes et programmes pour améliorer l’accès à l’emploi et promouvoir l’entrepreneuriat », a-t-elle ajouté. La veille, 500 jeunes ont participé à une séance de sensibilisation sur l’entrepreneuriat à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), visant à développer une culture entrepreneuriale à travers des ateliers sur la création d’entreprise, les secteurs porteurs, les démarches administratives et les mécanismes de financement.  « Ce que vous apprendrez ici constitue un socle important pour construire un avenir professionnel stable et ambitieux », a assuré Mme Sall Seck. Le président du Conseil Régional de la Jeunesse de Kayes a salué ces initiatives, tout en plaidant pour une meilleure adaptation des programmes de formation aux réalités locales et une implication accrue des autorités régionales. Par ailleurs, la ministre a remis 19 enveloppes d’un million de FCFA chacune à des associations de femmes de Kayes et environs pour soutenir leurs activités. BMS/OS/MD (AMAP)

Bafoulabé : Démarrage de la phase locale de la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025

Bafoulabé, 2 août (AMAP) La phase locale de la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 a été, officiellement lancée, vendredi, au rond-point Mali-Sadio de Bafoulabé, par le préfet du Cercle de Bafoulabé, Siaka Souleymane Sanogo, a constaté l’AMAP. Cet événement, qui s’étendra sur trois jours, du 1er au 3 août 2025, réunit quatre des cinq arrondissements du Cercle : Bafoulabé, Bamafélé, Oualia et Mahina. Les troupes participantes s’affronteront dans plusieurs disciplines, notamment l’ensemble instrumental traditionnel, le solo de chant, la danse traditionnelle, le ballet à thème et le chœur. La cérémonie de démarrage a rassemblé des représentants de l’administration, des services techniques, des élus communaux, des organisations de la société civile, des forces de l’ordre, ainsi que de nombreux ressortissants de Bafoulabé venus célébrer cet événement d’envergure. Dans son allocution, le chef du service local de la culture, Mamadou Abdoulaye Ben Traoré, a souligné que cette phase locale marque le coup d’envoi de la Biennale Tombouctou 2025. Il a exhorté les troupes à s’engager pleinement pour honorer le cercle de Bafoulabé. Dans son discours d’ouverture, le préfet Siaka Souleymane Sanogo a salué l’engagement des troupes des arrondissements participants, soulignant qu’il était « inconcevable que Bafoulabé, berceau de la culture et de la mémoire, soit absent d’un tel rendez-vous. » Il a également félicité la Commission d’organisation pour la réussite du lancement. « La Biennale artistique et culturelle est la plus grande manifestation de ce type, impliquant toutes les communes du cercle et toutes les régions du Mali », a-t-il déclaré. Le préfet a exprimé sa gratitude envers deux citoyens, Mallé Sacko et Matambo Keïta, pour leur contribution à l’aménagement du monument Mali-Sadio et de la tribune accueillant l’événement. Il a, ensuite, rappelé les objectifs de la Biennale, tout en invitant les membres du jury à faire preuve d’impartialité, d’objectivité et de transparence dans leurs évaluations, afin de garantir une sélection juste et pertinente des œuvres et artistes pour la phase locale. La cérémonie s’est conclue par un défi artistique entre les différentes troupes, marquant le début officiel des festivités. BM/OS/MD (AMAP)

Kangaba : Réunion trimestrielle du Comité de suivi du Programme de développment communautaire de Bakama Mining

Kangaba, 2 août (AMAP) La réunion trimestrielle du Programme de développment communautaire (PDC) de Bakama Mining, élargie aux légitimités traditionnelles, femmes et jeunes, s’est tenue, vendredi, dans la salle de conférence du Conseil de Cercle de Kangaba, présidée par le 1er adjoint au préfet a, constaté l’AMAP. Le responsable communautaire de Bakama Mining Nouhoum Traoré a présenté les actions menées durant trois ans dans les Communes de Kaniogo et Nouga. Les projets couvrent les infrastructures, l’éducation, l’hydraulique, les Activités génératrices de revenu (AGR), la santé, l’environnement, la jeunesse, le sport et la culture. Les initiatives ont un impact positif mais restent insuffisantes. Le Comité a déploré l’absence du taux d’exécution du PDC. La confiance entre communautés et société est fragilisée. Bakama Mining a privilégié le social au détriment du PDC. Il a recommandé « de restaurer la confiance. » Il a demandé la formation des membres sur le PDC. Et a exigé de donner la priorité aux engagements du PDC. Le Comité a requis un rapport précisant le taux d’exécution, a souhaité la systématisation des réunions. Le représentant de la Direction nationale de la Géologie et des Mines était présent. SD/OS/MD (AMAP)

Diéma : Opération débroussaillage au cimetière par le Conseil communal de la jeunesse

Diéma, 2 août (AMAP) Le Conseil communal de la jeunesse de Diéma a débroussaillé, vendredi, les voies d’accès au cimetière de la ville afin de faciliter le passage des convois funéraires et  des usagers, a constaté l’AMAP. Sur les lieux, à l’est de la ville, près de la Préfecture, une vingtaine de jeunes, filles et garçons, ont participé à l’opération. Munis de coupes-coupes, râteaux, haches et dabas, les jeunes, dans un effort collectif, ont assaini les espaces publics. Le président du Conseil, Aboubakary Diombana, dit Kaka, a expliqué l’importance de cette action. Sa structure « veut contribuer au développement communal avec ses moyens. » Le Conseil sollicite l’accompagnement de tous. Le 2e adjoint au maire, Nakounté Sissoko, a salué cette initiative. Il a relevé son « utilité contre les maladies liées à l’insalubrité. » L’action réduit aussi l’insécurité, en éliminant les hautes herbes, refuges potentiels pour des individus mal intentionnés. L’élu a encouragé le conseil à poursuivre ses efforts.  et les jeunes « à continuer, sans hésitation, pour le bien-être collectif. » OB/OS/MD (AMAP)

Expo universelle Osaka 2025 : Une journée aux couleurs et rythmes du Mali

Envoyé spécial Madiba KEÏTA Osaka, 2 août (AMAP) La Journée du Mali à l’Exposition universelle Osaka 2025 à au Japon s’est tenue aujourd’hui, samedi, dans une ambiance de fête avec des es participants maliens, japonais et d’autres nationalités qui ont eu droit à des prestations d’artistes de belle facture. Des ténors de la musique malienne dont Cheick Tidiane Seck, Habib Koité, Baba Salah et Kader Tarhanine, pour ne citer que ceux-ci, ont réalisé une performance ont fait salle comble. C’est dans l’après-midi que le Premier ministre et sa délégation ont été accueillis sur le site par le secrétaire général de l’Expo universelle 2025, Ishige Hiroyuki. A leur arrivée dans la salle, ils ont été acclamés par un public conquis. Après la montée des couleurs du Mali et du Japon, le secrétaire général de l’Expo Osaka a salué la présence du Chef du gouvernement malien à cet événement de dimension internationale. Il a magnifié « la vitalité des relations entre le Mali et le Japon qui se manifestent par des échanges culturels et commerciaux ». « La coopération bilatérale, a-t-il indiqué, touche à plusieurs domaines : l’éducation, la formation des ressources humaines, la sécurité alimentaire et le développement des infrastructures. » Selon Ishige Hiroyuki, « le Mali peut bel et bien se glorifier de son histoire légendaire et de sa riche culture », en rappelant que les villes de Tombouctou (Nord) et Djenné (Centre) sont inscrites au Patrimoine mondial de l’UNESCO. En ouvrant la journée du Mali, le Premier ministre a transmis aux autorités japonaises, les « chaleureuses salutations du chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta ». Il a, également, félicité les organisateurs de l’Exposition universelle Osaka 2025 pour la réussite de ce grand rendez-vous mondial qui réunit plus de 156 pays et organisations internationales, venant de divers horizons. Le Chef du gouvernement s’est dit « très heureux « de lancer la Journée du Mali à l’Exposition universelle Osaka 2025. « A Osaka, symbole du rendez-vous du donner et du recevoir, la délégation du Mali n’est pas venue les mains vides. Dans nos stands, vous avez eu l’opportunité de vous rendre compte de la qualité des produits locaux Madein Mali, d’apprécier le dynamisme et la disponibilité de nos opérateurs économiques à monter des projets structurants et à s’engager dans la création des joint-ventures avec leurs homologues du Japon et d’ailleurs », a-t-il déclaré. Abdoulaye Maïga a dit que « le Mali d’aujourd’hui est une destination sûre et propice aux   affaires, un pays qui exerce sa souveraineté sur ses ressources naturelles stratégiques, un   pays doté d’un Code des investissements et d’un Code minier des plus attrayants, dans le contexte d’une gouvernance vertueuse. » « Notre pays est, aujourd’hui, victime d’une campagne de désinformation », a dénoncé le général Maïga, tout en invitant les investisseurs japonais » à bien s’informer sur notre pays » et à garder à l’esprit que le Mali n’est pas un «no man’s land ». « Tout comme, la distance qui sépare les deux pays, ne doit pas être un obstacle à l’investissement », car, selon lui, « à cœur vaillant rien n’est impossible». Il a, dans la foulée, invité le ministre chargé du Commerce à organiser la 2e édition du Business forum Mali-Japon à Bamako en y invitant 150 investisseurs du pays du Soleil levant. Enfin, le Premier ministre a réaffirmé la disponibilité des autorités maliennes à coopérer avec tous les partenaires sur la base des trois principes constitutionnels qui guident l’action publique au Mali, « à savoir le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et des choix de partenaires opérés par le Mali ainsi que la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. » « Sur ce plan, le Mali et le Japon sont sur la même longueur d’onde, à travers l’Exposition Osaka 2025, qui vise à rassembler des idées, des cultures et des technologies innovantes pour construire un avenir meilleur », a-t-il conclu. Après, le Chef du gouvernement et sa délégation ont visité au pas de charge les pavillons du Japon, du Mali et du Burkina Faso, pays membre de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). A u pavillon du Mali, il y a deux stands : l’un est occupé par la CMDT pour faire la promotion du coton malien et l’autre, par nos artisans, venus exposer leur savoir-faire à Osaka. MK/MD (AMAP)

Kangaba : Mission de sensibilisation contre la traite des personnes

Kangaba, 1er août (AMAP) Une délégation du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme est en mission dans le cercle de Kangaba pour une campagne de sensibilisation des acteurs communautaires dans les zones frontalières Mali-Guinée, notamment Kangaba-Siguiri et Yanfolila-Mandiana. Menée par l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), en collaboration avec le Comité National de Coordination de Lutte contre la Traite des Personnes et le réseau des organisations de la société civile, cette initiative cherche à mobiliser les communautés contre la traite des personnes et à améliorer la prise en charge des victimes et des migrants victimes de trafic. La mission vise à : sensibiliser aux formes de traite et au trafic illicite de migrants au Mali ; encourager une mobilisation sociale contre ces pratiques ; informer sur le rôle du réseau de prise en charge des victimes ; et promouvoir le signalement des cas suspects. Ciblant les leaders traditionnels, religieux, associations de femmes et de jeunes, ainsi que les syndicats de transporteurs, la campagne se déroule du 29 juillet au 2 août 2025. La première phase réunira 200 leaders communautaires, avec 100 participants par zone, en deux sessions à Nafadji (Siguiri) et Dioulafoundou (Kangaba). SD/OS/MD (AMAP