Kolondièba : Un affrontement communautaire fait au moins 7 morts.
Kolondièba, 31 juil (AMAP) Un affrontement, à la suite d’un litige foncier entre deux villages voisins, dans la Commune de Nangalasso, dans le Cercle de Kolondiéba (Sud), mercredi 30 juillet 2025, a entrainé la mort de plus de sept personnes, a appris l’AMAP de source officielle. Des jeunes de Maribougou et de Nangalasso se sont affrontés avec des armes. Le bilan est, au moins 7 morts et 20 blessés, présicent les mêmes sources. Informés, des éléments de la gendarmerie, de la garde nationale et de la protection civile se sont rendus sur les lieux. Le préfet de Cercle, Boubacar Oumar Traoré, s’est rendu au chevet des blessés au Centre de santé de Référence (CSRéf) de Kolondièba. Une délégation régionale de Bougouni a fait le déplacement pour apaiser la situation. Les enquêtes sont en cours. NK/MD (AMAP)
Bamako : Ouverture de la 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction (SAMAC)
Bamako, 31 juil (AMAP) La 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction (SAMAC) s’est ouvert, jeudi, sous le thème : « Habitat durable, culture et innovation : Approche architecturale du développement durable au Mali » et va se dérouler jusqu’au dimanche 3 août 2025, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la population, dont le ministre Imirane Abdoulaye Touré a déclaré ouvert l’évènement, organise ce salon, en partenariat avec l’Ordre des Architectes du Mali, Le salon est composé de plus de 30 stands de représentants des services et entreprises dans le domaine de l’habitat au Mali et de la sous-région, notamment du Burkina Faso, du Niger. Environs 2 000 visiteurs sont attendus. Pendant, quatre jours des panélistes venus, notamment, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Maroc, du Bénin et du Mali, développeront des thématiques sur « Le rôle des architectes dans la transition écologique : entre responsabilités sociales et exigences professionnelles », « Cartographie des enjeux de durabilité dans l’architecture au Mali », « Bâtir avec peu, bâtir intelligemment : quelles pratiques locales d’optimisation des ressources ? » Le ministre a, lors de son intervention à l’ouverture, expliqué que « c’est un événement novateur, un moment charnière mais, surtout, une invitation à réfléchir, à proposer et à construire ensemble. » « Un lieu de rendez-vous du donner et du recevoir pour que continue de s’affirmer notre continent dans cet autre domaine aux enjeux existentiels et aux défis multiples et multiformes. », a-t-il dit. Il a rappelé que le thème choisi va au-delà des mots. « Il est une déclaration de responsabilité, un appel à réinventer nos pratiques et, surtout, à remettre l’architecture au cœur du développement territorial et humain ». Selon Imirane Abdoulaye Touré « il est le reflet d’une urgence, la synthèse d’un combat et l’appel d’une vision, celle de bâtir un Mali résilient, enraciné et innovant, porté par ses talents, sa culture et sa sagesse », paraphrasant Cheikh Anta Diop, qui a dit qu’« un peuple sans mémoire architecturale est un peuple sans abri pour son identité. » Selon le ministre Touré « l’architecture ne se limite plus à bâtir, elle doit désormais s’’ancrer dans les réalités climatiques du Sahel, réconcilier modernité et patrimoine culturel africain, promouvoir une esthétique enracinée et une fonctionnalité durable, offrir des solutions inclusives aux plus vulnérables. » Le chef du département en charge de l’Habitat a également souligné que nous sommes interpellés par les défis de l’habitat accessible et digne, celui de l’adaptation aux crises climatiques et celui culturel et social. « Trop souvent, nos villes perdent leur âme, copiées sur des modèles étrangers. Il est temps de reconstruire une architecture qui nous ressemble, une architecture qui intègre toutes les couches de la société, des jeunes aux personnes en situation de handicap, en passant par les déplacés climatiques », a lancé le ministre Touré. « Face à ces défis, la coopération régionale est une clef », a-t-il dit. A ce propos, le chef du département de l’Habitat a dit : « Ce Salon doit être le terreau d’un réseau sahélien de l’architecture durable, un espace d’échange, d’innovation et d’harmonisation des bonnes pratiques. » Après l’ouverture, le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat du Niger, Abdoulkadri Amadou Daouda, a procédé à la coupure du ruban. Le Burkina Faso et le Niger sont les pays invités d’honneur de ce salon. Après cette étape, le ministre Touré, son homologue du Niger et certains membres du gouvernement du Mali ont visité les stands. « Cette rencontre a une dimension panafricaine. Je pense que beaucoup de projets et d’ambitions peuvent immerger », a espéré le ministre nigérien. Quant à Adama Kouanda, directeur commercial du Centre de gestion des Cités (structure étatique burkinabè, il a souligné : « Nous sommes un pays invité d’honneur de ce salon. Nous avons pris un stand pour exposer nos produits » Appréciant l’initiative de l’Etat du Mali, il l’a qualifiée de « retrouvailles » et d’opportunité d’échange d’idées, qui replacent l’architecture au cœur du développement durable. ST/MD (AMAP)
Mali : Atelier de synthèse pour le rapport à mi-parcours de l’Examen Périodique Universel à Bamako
Bamako, 31 juillet (AMAP) Le Mali organise, du 31 juillet au 1er août 2025, à Bamako, un atelier national visant à synthétiser les données collectées pour l’élaboration du rapport à mi-parcours sur la mise en œuvre des 222 recommandations acceptées lors de son Examen périodique universel (EPU) du 2 mai 2023, a constaté l’AMAP. « Cet atelier est le deuxième d’une série planifiée pour élaborer ce rapport, une obligation intervenant deux ans après l’acceptation des recommandations », a déclaré Abdoul Karim Diarrah, Directeur national des Droits de l’Homme, soulignant l’importance de cet exercice pour démontrer l’engagement du Mali en faveur des droits humains. L’atelier, initié par le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, à travers la Direction nationale des droits de l’Homme (DNDH), réunit des points focaux des départements ministériels, des représentants de la Société civile, de la presse et du Conseil national de Transition (CNT). L’atelier va harmoniser les contributions sectorielles pour produire un document cohérent et crédible, reflétant les avancées, défis et perspectives dans la mise en œuvre des recommandations de l’EPU. Le Mali, qui s’est soumis pour la quatrième fois à l’EPU en 2023, a accepté 222 des 275 recommandations formulées par une centaine de pays, couvrant des thématiques comme les droits des femmes, des enfants, la sécurité, l’éducation et le développement. « Ce rapport à mi-parcours est une étape cruciale pour renforcer la transparence et mobiliser les efforts autour des réformes structurelles », a affirmé Olivier Tshibola, représentant du Programme d’appui à la stabilisation du Mali à travers le renforcement de l’État de droit (PROSMED) du PNUD, Partenaire technique et financier de l’événement. Sous la supervision du Secrétaire général du ministère de la Justice, Dr Boubacar Sidiki Diarrah, une équipe technique composée de cadres de la DNDH, de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et d’experts rédigera un projet de rapport, qui sera validé lors d’un troisième atelier prévu les 14 et 15 août 2025. Le document final doit être soumis avant fin août 2025. Kissima Sylla, expert du Peacebuilding Fund, a salué l’anticipation des autorités maliennes et réitéré l’engagement du PBF, qui investit dans le renforcement du secteur de la justice et des droits humains au Mali. L’exercice inclusif, associant acteurs étatiques et non étatiques, est presenté comme traduisant la volonté politique du Mali de promouvoir les droits humains, dans un contexte marqué par des défis multidimensionnels, tout en renforçant sa crédibilité sur la scène internationale. OS/MD (AMAP)
Journée panafricaine des femmes au Mali : Justice sociale, économique et environnementale pour les femmes
Bamako, le 31 juillet (AMAP) Le Mali a célébré, ce jeudi 31 juillet, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), la Journée panafricaine des femmes, édition 2025, placée sous le thème national : « Faire avancer la justice sociale, économique et environnementale pour les femmes du Mali à travers la promotion de leurs droits », a constaté l’AMAP. La ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djénéba Sanogo, accompagnée de membres du gouvernement, a présidé la cérémonie dans la salle de 1.000 places remplies majoritairement de femmes. Cette célébration de la Panafricaine est une journée de réflexion sur l’unité des femmes africaines, pour leur promotion et la solidarité entre elles, sur fond de plaidoyers pour leurs droits. La vice-présidente de l’Organisation panafricaine de la femme (OPF), Mme Diallo Kama Sakiliba, a soutenu que la célébration de cette journée « marque un moment crucial pour rendre un hommage aux contributions historiques et actuelles des femmes africaines à la libération, au développement et à la transformation sociale du continent ». « Elle (la journée) commémore, également, l’anniversaire de l’Organisation panafricaine des femmes, agence spécialisée de l’Union africaine (UA) pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes », a-t-elle ajouté. Selon la vice-présidente de l’OPF, alors que l’organisation fête son 63ème anniversaire, l’édition 2025 se tient « dans un contexte de progrès notables mais, aussi, de défis persistants dans la réalisation de l’égalité du genre à travers la femme. » La journée principale se tiendra, cette année, à Dar-Salam, en Tanzanie dont le thème retenu par l’OPF est : « Promouvoir la justice sociale et économique pour les femmes africaines par le biais des réparations » Cette édition vise à promouvoir la justice sociale et économique pour les femmes africaines à célébrer les contributions historiques et actuelles à la libération et au développement du continent. Pour Mme la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djénéba Sanogo, c’est bien plus qu’un moment de célébration. « Cette cérémonie est un rappel vibrant à la mémoire, à la solidarité mais, surtout, à l’action des peuples et des instances de l’Union africaine, de l’AES et du Mali pour la justice sociale, économique et environnementale pour les femmes et les filles. » Elle a annoncé que le thème choisi, cette année, par l’UA s’intitule « Justice pour les femmes, les Africains et les personnes d’origine africaine à travers les réparations. » Selon la ministre, en relation avec l’OPF et les partenaires, le gouvernement du Mali déploie d’énormes efforts pour respecter les droits de la femme. Elle a lancé l’appel à tous «les leaders à investir dans la femme et la jeune fille qui revient à investir dans l’avenir. » Les festivités ont été marquées par le défilé des communautés venant du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la RD Congo, du Congo Brazzaville, du Ghana, du Niger, du Nigéria, du Sénégal, de la Sierra Léone, du Tchad, du Togo, du Rwanda et de la Zambie. Les représentantes des 19 Régions du Mali ainsi que du District de Bamako ont participé à ce défilé. Des attestations ont été remises à des personnalités pour leur engagement en faveur des femmes dans notre pays dont des hommes de média parmi lesquels Mohamed Diawra et Mohamed TRzoré, tous deux de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP). OD/MD (AMAP)
A Kayes, la ministre chargée de l’Entrepreneuriat national, Mme Oumou Sall Seck procédera au lancement de sessions de formation
Kayes, 31 juil (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, effectue, depuis le 30 juillet 2025, une visite dans la Région de Kayes marquée par des cérémonies de lancement de formation de jeunes et de femmes et de distribution de kits, a constaté l’AMAP sur place. Arrivée mercredi, la ministre, accompagnée d’une forte délégation nationale et régionale, s’est rendue dans la famille de Moussa Diarra, coordinateur des chefs de quartier de Kayes pour rencontrer avec les légitimités traditionnelles sur l’objet de sa visite et la situation du Mali. Auparavant, la délégation était chez le notable Hamet Niang. Les chefs de quartiers de Kayes, ainsi que le patriarche Hamet Niang, opérateur économique, ont apprécié cette démarche de Mme Oumou Sall Seck qui « s’inscrit dans le cadre de nos traditions. » Ils ont réitéré leur soutien au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, et ont fait des prières et bénédictions pour la bonne marche de la Transition. Ils ont salué et remercié les Forces de Défense et de Sécurité pour leur bravoure lors des attaques terroristes contre certaines localités du pays, dont la Région de Kayes. « A Kayes, nous sommes fiers. Les rebelles sont venus ici et sont repartis honteux. Que Dieu aide le Mali. Nous confions ce pays à Dieu et à Assimi Goïta (président de la Transition). Il a remis le Mali sur les rails », a commenté le vieux Niang. A chacune de ces étapes, la ministre Oumou Sall Seck a remis une enveloppe symbolique à ses interlocuteurs, visiblement tous satisfaits de sa présence dans la Cité des rails. Accompagnée du conseiller aux Affaires économiques du gouverneur, la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a, successivement visité les locaux des services régionaux relevant de son département : Agence nationale pour l’emploi (ANPE), Direction régionale de l’emploi et de la formation professionnelle, Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ) et Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA) pour s’imprégner des conditions de travail des agents de ces structures. Dans l’après-midi, une rencontre avec les chefs des services régionaux relevant de son département était prévue au gouvernorat afin de faire l’état des lieux et de dégager des perspectives Le programme de la seconde journée de cette visite ministérielle prévoit l’ouverture de la session de formation de 500 jeunes en entrepreneuriat, une rencontre avec les jeunes et les femmes de Kayes et le lancement de l’Opération permis de conduire. Vendredi (1er août), Mme Oumou Sall Seck procédera au lancement de la formation en technique de recherche d’emploi (TRE) au profit de 200 jeunes primo-demandeurs d’emploi. Ensuite, elle apportera un appui aux associations et groupements de femmes productrices. Samedi, la ministre présidera une cérémonie de remise de certificats et de kits aux jeunes bénéficiaires de la formation en agroforesterie, énergies renouvelables et fabrication de foyers améliorés par le projet « Taama Nexus », puis posera la première pierre des dortoirs des apprenants de l’Atelier école de Kayes. BMS/MD (AMAP)
Kangaba : Formation des relais communautaires sur les techniques de communication et les outils La Famille Idéale
Kangaba, 30 juil (AMAP) Le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf) de Kangaba (Ouest), Dr Moussa Sougané, a présidé, mardi, l’ouverture d’une formation des relais communautaires sur les techniques de communication et les outils LFI (La Famille Idéale), a constaté l’AMAP. La formation, d’une durée de quatre jours, portera sur les techniques de communication et les outils LFI, avec des modules théoriques, des simulations et des exercices pratiques. Organisée par Marie Stopes Mali, cette session a regroupé 10 relais communautaires issus de Bougouni, Kolokani, Sélingué et Kangaba. L’objectif est de renforcer les capacités des relais communautaires pour qu’ils soutiennent efficacement les Agents de mobilisation sociale (AMS) dans leurs actions. Selon Dr Sougané, cette formation permettra « aux participants de mieux appréhender les enjeux liés à la santé des adolescents et des jeunes, tout en devenant des alliés techniques et sociaux des AMS. » Elle favorisera une synergie locale efficace, basée sur la connaissance du terrain, la confiance mutuelle et un engagement commun pour améliorer la santé des jeunes. Le médecin-chef a souligné que former ces acteurs communautaires est une priorité stratégique pour accompagner les AMS, lever les obstacles persistants et atteindre les objectifs en matière de santé sexuelle et reproductive, particulièrement dans les zones difficiles d’accès. SD/OS/MD (AMAP)
Modernisation de l’état civil au Mali : Des membres du Conseil national de la Transition en atelier de sensibilisation
Bamako, 30 juil (AMAP) La Commission de l’Administration territoriale, de la décentralisation, du culte et de la réconciliation nationale du Conseil national de la Transition (CNT), organise, à partir de ce mercredi, un atelier de sensibilisation de deux jours, des membres de l’institution sur les enjeux de la modernisation de l’état civil au Mali, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) constaté l’AMAP. Cet atelier, en partenariat avec l’ONG Helvetas, « a pour but de faciliter l’appropriation par les membres du CNT des enjeux de l’état civil et des réformes engendrées par l’informatisation du système dans ce domaine », a précisé le président de la Commission de l’Administration territoriale, de la décentralisation du culte et de la réconciliation nationale, Dr Youssouf Z Coulibaly. Il s’agit d’informer les membres du CNT sur les réformes en cours et les sensibiliser sur l’importance de l’adoption des lois prioritaires en soutien à ces réformes. Et de poursuivre : « en effet, l’état civil est un sujet de préoccupation majeure des Etats africains aujourd’hui. Avec l’adoption en août 2018 de la Stratégie nationale de l’état civil (SNEC), le Mali s’est engagé dans une réforme profonde de son dispositif de délivrance des actes et de gestion des données d’état civil. » Selon lui, « dans ce cadre plusieurs actions ont été engagées tant sur le plan de l’amélioration de l’offre de service de l’état civil, de la sensibilisation des populations à l’importance de la déclaration et l’enregistrement des faits de gestion d’état civil (naissance, mariage, décès). » « Moderniser l’état civil, c’est reconnaître chaque citoyen, protéger ces droits et renforcer la souveraineté de la nation. Cet atelier nous permet d’approprier le processus de modernisation du système d’état civil dans notre pays », a indiqué, le 4è vice-président du CNT, Hamèye Founé Mahalmadane qui a présidé la cérémonie d’ouverture. Il a rappelé que le processus de modernisation du système d’état civil, au Mali a commencé depuis plus d’une décennie et a pour but de permettre « de disposer d’un fichier central d’état civil interconnecté avec les différents centres d’état civil du pays. » « Ce qui doit permettre de sécuriser l’identité de la population et constituer une base de données exploitable par les autres structures de l’Etat », a-t-il indiqué. « L’état civil, garant des droits civiques et fondement de la planification socio-économique, doit être accessible, fiable et sécurisé pour tous les Maliens », a fait savoir, le secrétaire général du ministre de l’administration territoriale, Adama Sissouma. Cependant, M. Sissouma reconnaît que des défis persistent qui ont pour noms : taux d’enregistrements des décès alarmants, particulier dans les zones rurales et chez les personnes déplacées, digitalisation encore insuffisance malgré des avancées notables, pressante nécessité de lutter contre la fraude et de renforcer la confiance dans les documents officiels. Quant au président-pays de l’ONG Helvetas, Célestin Dembélé, il a affirmé que son organisation est toujours prête à accompagner des initiatives relatives à l’accession aux actes d’état civil. « C’est un honneur pour mon organisation de discuter avec les membres du CNT sur un sujet qui relève de la souveraineté de la République. Il s’agit de l’état civil. Or, il se trouve qu’un bon nombre de personnes, n’ont pas accès aux actes d’état civil », a-t-il dit. Il a ajouté : « D’un point de vue administratif et juridique, leur existence même est menacé, sinon, non reconnu. Donc, c’est extrêmement important de s’attarder sur ce sujet. » MMD/MD (AMAP)
Mali : Prolongation de la campagne de planification familiale à Kangaba
Kangaba, 30 juil (AMAP) La 21e Campagne nationale pour la promotion (PF), couplée au dépistage des cancers du col de l’utérus et du sein, a été prolongée jusqu’au 24 août 2025, à Kangaba, avec un accent sur l’intégration des services de santé maternelle et la sensibilisation des jeunes, a appris l’AMAP sur place. Lancée le 26 juin 2025 pour 30 jours, cette édition a été prolongée jusqu’au 24 août, en raison d’un démarrage tardif et pour atteindre l’objectif de recruter 384 992 nouvelles utilisatrices des méthodes modernes de PF. Lors d’une réunion, le 29 juillet 2025, dans la salle du Cercle de Kangaba, sous la présidence du préfet Abou Dao, une mission de l’Office national de la santé de la reproduction (ONSR), dirigée par Simone Dembélé, accompagnée par le Dr Ramata Fomba, a présenté les priorités de cette édition. L’accent est mis sur l’intégration des services de planification familiale post-partum, de santé maternelle, néonatale et infantile, de nutrition et de lutte contre les violences basées sur le genre (PFPP/SMNI-Nut/VBG). L’objectif est d’accroître la prévalence contraceptive et le dépistage des cancers féminins. La campagne vise à informer 7 millions de personnes sur les avantages de la PF et du dépistage, via tous les canaux de communication, et à sensibiliser 4 millions d’adolescents et jeunes maliens, notamment à travers les réseaux sociaux. Des formations seront dispensées aux directeurs techniques des centres de santé et aux responsables des maternités rurales pour optimiser la mise en œuvre. SD/OS/MD (AMAP)
Nioro : Lancement de la phase locale de la Biennale artistique et culturelle
Nioro, le 29 juil (AMAP) La phase locale de la Biennale Artistique et Culturelle Tombouctou 2025, a été officiellement lancée à Nioro, lundi, sur l’esplanade de la salle de spectacle de l’ex-Conseil de Cercle et met en compétition les représentants de 10 des 15 Communes du cercle, a constaté l’AMAP. La cérémonie était présidée par le préfet du cercle, Lamine Kouyaté, en présence du directeur régional de la Culture, des chefs de services locaux, des autorités coutumières, des responsables des forces de défense et de sécurité, des représentants de la société civile, des élus locaux, d’anciennes figures des biennales ainsi que de nombreux acteurs culturels venus de tout le cercle. Dans son discours d’ouverture, le chef de service local de la Jeunesse, Samba Bathily, a souligné que la Biennale constitue un véritable espace d’expression et de valorisation du patrimoine culturel malien. Il a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités, qui ont décrété 2025 « Année de la culture ». Il a également encouragé les participants à se surpasser pour que le cercle de Nioro brille lors des phases régionale et nationale. Le préfet, quant à lui, a salué l’engagement des troupes des différentes communes dans la promotion de l’art et de la culture, vecteurs d’une paix durable. « La culture est le socle de notre unité nationale. La Biennale est un moment de communion, de partage et de créativité qui transcende les différences », a-t-il déclaré avant de lancer officiellement les activités. Pendant une semaine, les troupes rivaliseront de talent dans plusieurs disciplines, notamment l’ensemble instrumental traditionnel, le solo de chant, la pièce de théâtre, l’orchestre moderne et la danse traditionnelle. Pour marquer leur participation à cette rencontre de brassage culturel, les différentes troupes ont défilé, mettant en lumière la richesse et la diversité du patrimoine du Sahel à travers des danses traditionnelles. Cette phase locale permettra de sélectionner les meilleures troupes qui représenteront Nioro lors de la phase régionale, prévue en septembre 2025. MD/OS/MD (AMAP)
Ouélessébougou et Gourma Rharous : Lancement de la Semaine locale artistique et culturelle, préparatoire à la Biennale de Tombouctou 2025
Ouélessébougou, 29 juil (AMAP) La Maison des jeunes de Ouélessébougou a accueilli, ce mardi, le lancement de la Semaine locale artistique et culturelle, première étape vers la Biennale de Tombouctou 2025, décrétée année de la Culture par le président de la Transition, le général Assami Goïta. Sous la présidence du préfet Moussa A. Sagara, l’événement a réuni autorités communales, acteurs culturels, services techniques et une foule nombreuse, témoignant d’une forte mobilisation malgré la saison hivernale. Dans son discours, le préfet Sagara a salué « l’engagement des participants », notamment lors des répétitions dans des conditions difficiles,et a souligné l’importance de cette initiative pour promouvoir les arts des trois Communes du cercle, favoriser le brassage ethnique et valoriser les jeunes talents en vue de la phase régionale en septembre. Il a rendu hommage aux pionniers de la Biennale pour leur contribution au rayonnement du patrimoine malien. La cérémonie, ouverte par les mots de bienvenue du maire Bakary Samaké et du représentant du chef de village Daba Samaké, a été marquée par des prestations envoûtantes de danses traditionnelles, dont le Sogoninkun, Gombâ, Sigui, Kônô et Nama, captivant le public. C’est plutôt lundi après-midi que les activités de la Semaine locale des arts et de la culture du cercle de Gourma Rharous ont débuté sur le « petit terrain de Diambourou », marquant le coup d’envoi des préparatifs de la Biennale de Tombouctou 2025. Malgré l’insécurité et la réduction du cercle à quatre communes, l’événement, présidé par le sous-préfet central Ousmane Coulibaly, a mobilisé une foule nombreuse, aux côtés des maires de Rharous et Banikane, des Forces armees maliennes (FAMa), des leaders traditionnels et religieux et des représentants de la Société civile. Le maire de Rharous, Mohamed Ag Houd, a souligné « l’engagement des populations pour la souveraineté culturelle », tandis que le représentant de la Commission d’organisation a salué « la résilience des participants » et des parrains, dont Mohamed Ag Houd et Abdou Chakour Touré, ainsi que des marraines Adiawiakoye Ramatou Koné et Touré Sagada Touré. Le sous-préfet a rappelé que cette semaine « pose le premier jalon de la Biennale, dont la région assume la responsabilité » et a appelé les jeunes au fair-play. Les troupes de Rharous et Banikane ont ouvert les festivités avec des performances de chant songhoy et de danse Takamba, ovationnées par le public. Les compétitions (solo de chant, théâtre, chœur, danse) débuteront mardi dans la salle de spectacles de la mairie. AC/MG/OS/MD (AMAP)

