Grandes vacances : Dur dur pour les enseignants du secteur privé

Par Moussa M. DEMBELE Bamako, 06 août (AMAP) Il est 19 h 30 environs. Bourama Coulibaly n’est pas encore arrivé chez lui. Pourtant, sa femme dit qu’il est en vacances depuis le mois de mai. Le professeur d’histoire et de géographie, qui sert dans une école privée de Tiéguena, dans la Commune de Kalaban-Coro, Cercle de Kati, a passé toute la journée sur un chantier de fabrication de briques. Depuis plus d’un mois, il travaille dans ce domaine. « Pendant les vacances, je n’ai d’autres choix que de me lancer dans les travaux durs. Parce que la profession d’enseignant du secteur privé ne paie pas pendant cette période, alors que nous avons des familles à prendre en charge », se plaint ce père de 4 enfants, l’air épuisé. Selon lui, les promoteurs de ces écoles ne se soucient pas des conditions de vie de leurs employés. Il estime que les écoles privées jouent un rôle primordial dans l’éducation dans le pays, en comblant le vide laissé par l’État qui, malheureusement, n’a de moyens pour inscrire tous les élèves et étudiants dans les établissements publics. Et ce cadre pense que les enseignants qui évoluent dans ce secteur, méritent une considération. Pendant les grandes vacances, les écoles sont fermées. C’est une période de repos pour les acteurs de l’éducation. Beaucoup de maîtres ou professeurs d’enseignement mènent d’autres activités pendant ces trois mois de vacances pour faire face aux besoins de leur famille. Les promoteurs d’écoles privés ne payant pas de salaire en cette période creuse. Certains enseignants du secteur privé changent de métier. Ils se convertissent dans d’autres activités pour gagner leur pain quotidien. Car, pendant les vacances qui s’étendent sur trois mois, si la rentrée scolaire est maintenue en octobre, ces cadres du secteur privé ne reçoivent rien comme salaires. En général, les promoteurs d’écoles ne payent pas de salaire durant ces mois de repos qui ne sont pas pris en compte dans leurs budgets respectifs. Pour pouvoir joindre les deux bouts, ces maîtres ou professeurs deviennent des vendeurs de circonstance, conducteurs de mototaxis, chauffeurs ou apprenti-chauffeurs, plombiers, soudeurs, réparateurs de motos ou de radios, dans une palette de petits métiers parmi tant d’autres. Dans une localité, l’enseignant, qui est prêt à tout faire. se fait, ironiquement, attribuer le sobriquet sarcastique de « L’homme aux douze métiers ». Pour lui, peu importe l’activité : l’objectif est d’avoir une stabilité financière, afin de faire face aux besoins de la famille qui ne prennent pas de vacances. Certains enseignants estiment que l’Etat peut faire « un geste » en direction de ceux du secteur privé, en prenant en charge une partie de leur salaire, si les conditions le lui permettent. Il y a un précédent : en 1991, le gouvernement de Transition a pris en charge les salaires des six premiers mois des vacataires du privé. Au cours de nos conversations, un appel téléphonique interrompt la discussion.  C’est un maçon qui sollicite Bourama Coulibaly pour une activité le lendemain. « Je ne veux plus travailler comme manœuvre cette année, C’est une exploitation. Non seulement, le travail n’est pas payant mais, les maçons ne nous respectent pas », s’est-il plaint Après avoir raccroché, l’enseignant précise qu’il préfère aller mouler des briques, en signant un contrat avec un particulier, que d’évoluer près des maçons sur les chantiers. « Le salaire d’une journée varie de 2 500 à 3 000 Fcfa alors que la fabrication des briques me fait gagner 5 000 voir 10 000 Fcfa par jour », dit M. Coulibaly. Cette année, le natif de San a un calendrier bien établi, pendant cette période sans salaire. En plus de la fabrication de briques, il veut aider son grand-frère à concrétiser un projet agricole portant sur le maraîchage, l’élevage et la pisciculture. Après avoir obtenu son diplôme, en 2022, à l’Institut de formation des maîtres (IFM) de Tominian, l’enseignant en Histoire-Géographe a tenté le concours d’entrée dans la Fonction publique des Collectivités territoriales. Sans succès. Il suggère que « l’État change de politique afin d’intégrer plusieurs enseignants de formation dans la Fonction publique », surtout que le besoin s’y fait énormément sentir à tous les niveaux. L’histoire de M. Coulibaly est celle des conditions de vie de plusieurs enseignants du secteur privé pendant les trois de repos. Contrairement à son collègue, Lamine Togola, enseignant généraliste de formation, n’a pas d’activité précise pendant les vacances. Entre les chantiers et autres business, il gagne son pain quotidien. « Précisément, je n’ai pas une seule activité pendant ce moment. Parfois, je fais la main-d’œuvre, tantôt je mène de petites affaires ou business », soutient Togola. « Pendant cette période, je rame, financièrement parlant. La plupart de mes collègues finissent par s’endetter. Si certains ont d’autres métiers, moi, personnellement, je n’en ai pas. Donc, nous sommes obligés de fréquenter les chantiers de construction pour pouvoir subvenir aux besoins de nos familles. D’autres vont dans les usines ou encore se lancent dans le secteur du transport en commun » renchérit-il. Oumar Diallo enseigne, également, l’Histoire et la Géographie dans une école privée à Kabala, la zone universitaire. Nanti d’une Licence en Lettres modernes, le jeune enseignant a, à l’instar de certains de ses collègues, tenté le concours d’entrée dans la Fonction publique mais, la chance ne lui a pas encore souri. Il n’échappe pas à la condition des enseignants du privé, à cause de son statut. « Pendant les vacances scolaires, ma situation en tant qu’enseignant du secteur privé devient très précaire. Comme beaucoup de mes collègues, je ne perçois aucun salaire durant cette période, puisque mon contrat ne couvre que les mois d’enseignement, c’est-à-dire ceux de l’année scolaire », fait savoir le jeune enseignant. Pour joindre les deux bouts, il est impératif pour M. Diallo de se lancer dans d’autres activités génératrices de revenus. « Je suis obligé de chercher des petits travaux ou d’organiser des cours de soutien, parfois même dans des conditions très précaires », fait-il noter. « Pourtant, ces vacances pourraient être une occasion de repos ou de formation, mais le manque de moyens m’empêche, souvent, de profiter de ces moments pour chasser le stress, le

Diéma : Une campagne agricole prometteuse !

Par Ouka BA Diéma, 6 août (AMAP) La campagne agricole est prometteuse cette année 2025 dans le cercle de Diéma, (Ouest) sur la base de l’ancien découpage territorial. A en juger par les statistiques fournies par le chef Sous-secteur de l’arrondissement de Diéma, Koman Dembélé, que l’AMAP a rencontré dans son bureau, « du 1er mai au 5 août 2025, la quantité de pluies recueillie est de 298, 58 mm en 20 jours contre 162 mm en 13 jours en 2024 à la même période. » « Les pluies sont aussi réparties dans l’espace et dans le temps. L’état végétatif des champs est satisfaisant dans l’ensemble. Le mil et le maïs sont au stade de montaison, le sorgho au stade de germination et de levé. Les différents marchés sont bien approvisionnés en céréales », a indiqué notre interlocuteur. A propos, Mahamadou Sissoko, producteur agricole à Souranguédou, dont le champ s’étend à perte de vue, explique que « lorsque tu as plusieurs bouches à nourrir, et que tu n’as pas assez de moyens, la meilleure solution, c’est de se rabattre sur l’agriculture. » « La terre ne ment pas ! », dit ce paysan consciencieux qui dit éviter de brader toutes ses récoltes qu’il réserve pour la consommation de sa famille. Il utilise le fumier organique qu’il a appris à préparer lui-même grâce à une formation initiée par une ONG de la place. Dans le village de Souranguédou, beaucoup de paysans sont occupés en ce moment au désherbage. Selon Bouyagui Diarrisso, venu de Koungo, pour particioer à une rencontre, « malgré la rupture des pluies durant 10 jours, les cultures présentent une bonne physionomie. » Dans cette zone, on cultive surtout du gros mil à cause de la résistance de cette spéculation aux attaques de prédateurs et aux poches de sécheresse. Peu d’agriculteurs utilisent des engrais chimiques, qui selon certains, demandent souvent suffisamment d’eau après leur utilisation, sans quoi, leurs effets pourraient affecter les cultures. « A Dioumara, rapporte Djiguiba Coulibaly, il n’y a pas eu de rupture de pluies. Seuls quelques rares producteurs poursuivent encore leurs semis. » Le producteur Bourama Coulibaly de Gomitradougou explique que depuis le 27 juillet, les pluies n’arrêtent pas de tomber. L’homme craint surtout que « les champs ne soient submergés par les eaux, ce qui pourrait décroître les rendements. » Fodié Korkossi, résidant à Béma, signale que dans leur Commune, il n’existe que deux tracteurs pour labourer les champs, et que la location de cette machine coûte cher : de 20 000 à 25 000 Fcfa par heure. « C’est pourquoi, a-t-il ajouté, beaucoup de producteurs préfèrent utiliser des charrues ». La localité de Béma a connu plus de deux semaines de rupture de pluies. Mais, aujourd’hui, « tout est rentré dans l’ordre », nous assure notre interlocuteur. Il a sollicité l’Etat afin d’aménager les bas-fonds qui existent dans leur Commune, pour permettre aux paysans de pratiquer de la riziculture, tout en leur octroyant du matériel agricole. Douga Konaté, domicilié à Diéoura, indique que les tiges de maïs dépassent largement la taille d’un homme. Il affirme être « totalement satisfait » de l’état des cultures. Un peu de réserve de la part de Mamadou Diawara, en provenance de Lattakaf, qui soutient que « pour que la campagne réussisse, il faut que les pluies continuent d’arroser les terres jusqu’à fin septembre. » Avec ses 500 hectares de terres emblavées, Tata Traoré, à Lambidou, croisé au quartier Razel de Diéma, avait un sourire évocateur aux lèvres lorsqu’on notre équipe de reportage lui a demandé la situation de la campagne. Pour Modibo Kamissoko, producteur à Kassé-Kara, c’est quand le mil commence à porter des épis qu’il a besoin de plus d’eau. Dans ces conditions, tout arrêt de pluies pourrait lui être fatale. Les variétés les plus utilisées dans cette zone sont le gros mil et le maïs qui subissent moins les attaques des nuisibles. Dix-neuf jours de rupture de pluies à Guédébiné !  D’après Poulo Coulibaly, les pluies ont repris normalement ces derniers temps. Le président de la Chambre locale d’agriculture, Boubou Traoré, a évoqué la non disponibilité des engrais subventionnés par l’Etat. Par rapport à la réussite de la campagne, il a souhaité que les pluies continuent jusqu’en octobre. Il a sollicité des autorités du pays de soutenir davantage les producteurs pour une meilleure vulgarisation de leurs activités. « Certes, des efforts ont été faits mais, beaucoup restent encore à faire », fait-il remarquer Boubou. Mme Tounko Diaby, surveille constamment son champ d’arachide pour le protéger contre la divagation des animaux. Dans le cadre de leurs missions régaliennes, les équipes du Secteur de l’agriculture apportent aux producteurs agricoles des appuis-conseils nécessaires. OB/MD (AMAP)

Lutte contre l’exploitation illégale d’or : Quelque 28 exploitants illégaux mis aux arrêts à Yanfolila (Sud)

Bamako, 5 août (AMAP) Une opération anti-exploitation illégale d’or de lutte contre, dans le district minier de Yanfolila (Sud), du 28 juillet au 02 août 2025, a permis l’arrestation de vingt-huit exploitants illégaux de nationalité étrangère interpellés et transmis aux brigades territoriales de Kalana et de Yanfolila, annonce le service de communication du ministère des Mines sur les réseaux sociaux. Quelque 28 pelles mécaniques, 6 véhicules personnels, une citerne, un gradeur et bien d’autres équipements ont été, également, saisis, ajoute la même source. L’opération a porté sur trois sites illégaux d’exploitation d’or, avec environ trente-et-une excavations (carrières), « situés sur les permis de recherche pour l’or valablement délivrés respectivement à Global Drilling and Blasting Services Mali (GDBS Mali) et Avion Mali West Exploration. » « Ces sites, installés en violation de l’article 62 du Code minier en vigueur, ont causé des dégâts environnementaux importants avec une superficie totale endommagée estimée à 240.000 m² pour le site de Gloabl Drilling and blasting Services Mali et 70.000 m² pour le site de Avion Mali West Exploration », précisent le ministère des Mines. Cette présence forte d’exploitants étrangers en violation du Code minier a causé des dommages économiques tout aussi importants aux deux sociétés régulièrement installées. La mission de lutte contre les infractions à la règlementation minière, sur réquisition du juge de Yanfolila, a été conduite par le Haut fonctionnaire de Défense du ministère des Mines. S’inscrivant dans le cadre de la lutte contre l’exploitation illégale des substances minérales, l’opération centrée dans la zone de Kalako, Commune de Gouandiaka (Kalana), dans le Sud du Mali. Le ministère des Mines a enclenché la procédure judiciaire pour faire valoir les droits de l’Etat du Mali. Le Ministre des Mines, saluant « la parfaite collaboration des sociétés minières de Kalana et des autorités locales », assure de sa détermination à lutter contre les infractions à la règlementation minière et « à faire sanctionner les auteurs desdites infractions. » On rappelle que l’Article 62 du Code minier dispose que « les substances minérales soumises au régime des mines ne peuvent être exploitées qu’en vertu d’un permis d’exploitation artisanale, d’un permis d’exploitation de petite mine ou d’un permis d’exploitation de grande mine… » MD (AMAP)   Ccom/M. Mines

Kayes : 10 millions de Fcfa offerts aux femmes entrepreneures à l’occasion de la Journée panafricaine de la femme

Kayes, 05 août (AMAP) À l’occasion de la Journée panafricaine de la femme, célébrée vendredi dernier à Kayes, la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, a remis, au nom du président de la Transition et du Premier ministre, une enveloppe de 10 millions de Fcfa à dix associations et groupements de femmes de la région. « Ce geste traduit la volonté des plus hautes autorités de soutenir et de valoriser l’engagement et le courage de ces braves femmes », a-t-elle déclaré lors de la cérémonie. Chaque groupement bénéficiaire a reçu une enveloppe symbolique d’un million de francs cfa. Les associations soutenues viennent des localités de Kayes, Tafacirga, Sobokou, Sony, Médine, Sabouciré et Lontou. Mme Oumou Sall Seck a rappelé que la problématique de l’emploi, en particulier celle de l’insertion des jeunes et des femmes, demeure un enjeu majeur pour le Mali. Elle a souligné que le gouvernement a lancé plusieurs réformes et programmes pour promouvoir l’emploi, développer les compétences et encourager l’initiative privée. La porte-parole des associations bénéficiaires, Mme Afsétou Traoré, a salué cette aide tout en exprimant les besoins persistants du terrain. « Nous avons un centre de formation. On a besoin d’équipements et de machines pour renforcer les compétences dans la transformation et la sécurité alimentaire », a-t-elle indiqué. À Sobokou, où les femmes disposent d’un périmètre maraîcher de 4 hectares, un seul est actuellement aménagé. Le chef de village, Thierno Saounera, a plaidé pour l’appui de l’État afin de réaliser un projet de centrale solaire d’un coût estimé à 410 millions de FCFA. La délégation ministérielle s’est également rendue à Médine pour procéder à des remises symboliques et rencontrer les légitimités traditionnelles. « Il n’y a pas de sot métier et l’État doit aider les gens à voler de leurs propres ailes », a déclaré Mme Coulibaly Cissé Touré, l’une des bénéficiaires. En marge de la célébration, le maire de la Commune de Liberté Dembaya, Djibril N’Diaye, a attiré l’attention du ministère sur le rôle des partenaires privés, notamment la société Albatros et la Centrale éolienne, qui participent activement à la lutte contre le chômage dans la commune en employant de nombreux jeunes. BMS/OS/MD (AMAP)  

Kangaba : Bagama Mining lance la première édition de la Journée de reboisement 2025

Kangaba, 04 août (AMAP) Le 1er adjoint au préfet du Cercle de Kangaba, Drissa Konaré, a lancé officiellement, ce lundi 4 août 2025, la première édition de la Journée de reboisement sur le site minier de la société Bagama Mining, situé dans la commune rurale de Nouga. « Cette initiative cadre parfaitement avec la vision des plus hautes autorités du Mali pour la sauvegarde de l’environnement », a déclaré M. Konaré après avoir planté symboliquement le premier arbre. La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités communales, des services techniques (Assainissement, Eaux et Forêts), des forces de sécurité, des représentants de la société civile, de la jeunesse et des légitimités traditionnelles. Au nom de ses collaborateurs, le directeur de Bagama Mining, M. Jean Claude, a exprimé sa gratitude pour cette forte mobilisation autour de l’environnement. Il a rappelé que la protection de la nature est un devoir civique, inscrit dans la Constitution et les lois du pays, ainsi que dans les conventions internationales ratifiées par le Mali. M. N’Ti Koné, responsable Santé-Sécurité-Environnement de la société, a précisé que cette action s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale de reboisement, initiée par le Premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga. Il a affirmé que Bagama Mining ne pouvait rester en marge de cette dynamique nationale. Pour cette première édition, plus de 500 plants seront mis en terre sur une superficie de 2,343 hectares. Les espèces sélectionnées, sur instruction du capitaine Yaya Diabaté, chef du service local des Eaux et Forêts, sont essentiellement locales : Néré, Baobab, Tamarin, Karité, Kapokier, mais aussi l’Eucalyptus. Le capitaine Diabaté a salué la collaboration de Bagama Mining, qui a associé son service dès le début de la préparation de l’événement, et a baptisé la zone reboisée du nom d’Espace vert AES de Bagama Mining. La journée a aussi été marquée par la présence de représentants du ministère de l’Environnement et de la Direction nationale de la géologie et des mines (DNGM), venus pour une mission de suivi des travaux de construction d’un bassin à boue. Ils se sont déclarés satisfaits du déroulement de l’activité et ont encouragé la société à poursuivre ses efforts. SD/OS/MD (AMAP)

Région de Sikasso : Le couvre-feu prorogé jusqu’au 03 septembre 2025 (Officiel)

Bamako, 04 août (AMAP) Le gouverneur de Sikasso (Sud) a prorogé le couvre-feu dans la Région, pour une période de trente jours, à partir de ce mardi 05 août, selon une source officielle Dans un communiqué, rendu public, lundi 04 août, le chef de l’Exécutif régionale annonce que  « le couvre-feu a été prorogé pour une période de trente (30) jours pour compter du 05 août au 03 septembre 2025, sur toute l’étendue de la Région de Sikasso, de 00 heure à 05 heures du matin. » Le texte précise que la décision intervient « en raison du contexte sécuritaire et dans le souci de préserver l’ordre public, la quiétude des citoyens ainsi que la sécurité des personnes et des biens.} « Durant cette période, tout déplacement non autorisé est formellement interdit entre 00 heure et 05 heures du matin », poursuit-il. « Des mesures de contrôle seront mises en place par les forces de défense et de sécurité pour veiller au strict respect de cette disposition. Des autorisations spéciales pourront être délivrées, au cas par cas, pour les services essentiels et les situations d’urgence dûment justifiées», a indiqué le gouverneur dans son communiqué. Le gouverneur « appelle au civisme, à la compréhension et à la collaboration de toutes et de tous pour le respect strict de cette mesure, dans l’intérêt de la sécurité collective». MMD/MD (AMAP)

Consultations politiques bilatérales Mali-Venezuela à Caracas (Officiel)

Bamako, 5 août (AMAP) Les consultations politiques entre le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et son homologue du Venezuela, Yvàn Gil Pinto, ministre du Pouvoir populaire pour les Relations, tenues le lundi 4 août 2025, à Caracas, ont été axées sur les points de coopération entre les deux pays, la signature du Procès-verbal de la réunion et un point de presse, rapportent des sources officielles. « Les échanges entre les deux chefs de la diplomatie ont concerné les domaines de politique étrangère, des relations internationales et des questions régionales », les services du ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI). Sur le plan de la coopération bilatérale, « les ministres ont échangé sur des perspectives de coopération dans les domaines de l’éducation et de la formation technique, de l’agriculture et de la sécurité alimentaire, des questions de commerce, d’industrie et d’économie, de coopération énergétique, des hydrocarbures et des mines ou encore de la préservation de l’environnement. » Les deux ministres ont convenu de se concerter sur les meilleures approches de coopération, et les instruments juridiques appropriés. Sur les questions internationales, ils ont réaffirmé leur « soutien au Peuple palestinien », et exprimé leur « convergence de vue sur certaines questions internationales, notamment le renforcement du multilatéralisme, la promotion et la démocratisation des relations internationales en faveur d’une gouvernance mondiale adaptée à un monde multipolaire. » Dans ce cadre, ils ont condamné les mesures coercitives unilatérales et multilatérales contre les deux Etats et ont appelé à leur levée. Sur la Confédération des États du Sahel (AES), le ministre du Pouvoir populaire pour les Relations extérieures du Venezuela, Yván Gil Pinto, a salué l’action et le leadership du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, également président de l’AES soulignant le rôle fondamental « de cette réalité géopolitique indéniable dans l’intégration régionale africaine et sa contribution à la stabilité et au développement de la région. » Le ministre Abdoulaye Diop, pour sa part, a salué « les efforts politiques et diplomatiques de la République Bolivarienne du Venezuela qui ont significativement contribué à la réalisation des processus d’intégration régionale. » La réunion du mécanisme de consultations politiques Mali-Venezuela a été suivie par une série de rencontres entre le ministre Abdoulaye Diop et plusieurs personnalités, parmi lesquelles, les membres du Gouvernement en charge des Mines, de l’Enseignement supérieur, de l’Agriculture. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali a déposé une gerbe de fleurs au mausolée des héros dont le libérateur Simon Bolivar. MD (AMAP)

Clôture de la 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction

Bamako, 3 août (AMAP) Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Imrane Abdoulaye Touré, a procédé, dimanche, à la clôture de la 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction (SAMAC) au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP sur place. Imrane Abdoulaye Touré avait à ses côtés ses homologues du Burkina Faso, Mikailou Sidibé, et du Niger, le colonel Abdoul Kadri Amadou, dont les pays sont invités d’honneur. A l’issue de quatre de travaux, les participants ont fait une déclaration lue par l’architecte Badara Diarra et qui sera officiellement remis « à qui de droit dans les jours qui suivent. » Selon le ministre Imrane Abdoulaye Touré, « pendant quatre jours intenses et riches, ce Salon a démontré, avec éclat, que l’architecture est bien plus qu’une affaire de bâtisseur : elle est une œuvre d’identité, de dignité et de solidarité. » « Le SAMAC 2025 a accueilli une constellation de savoirs et de visions venues de divers horizons : il s’agit des présidents des Ordres d’architectes et d’architectes agréés venus du Sénégal, de Singapour, de la Côte d’Ivoire, du Bénin et d’autres pays partenaires qui ont enrichi les échanges ». Le ministre malien en charge de l’Urbanisme et de l’Habitat a ajouté que des exposants venus des trois pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES), représentants de services publics et du secteur privé, « ont animé des stands d’exposition attractifs et pédagogiques, tout au long de ces quatre jours. » Il a rappelé que le thème de cette édition « Habitat durable, culture et innovation : approche architecturale du développement durable au Mali » s’est transformé en une déclaration d’engagement collectif pour bâtir avec conscience et identité, construire en harmonie avec notre climat, innover « sans renier nos racines et pour faire de l’architecture une réponse aux vulnérabilités de notre temps. » Pour sa part, la présidente du SAMAC. Mariam Keita, a évoqué qu’à travers se salon « nous avons souhaité réaffirmer avec force le rôle stratégique de l’architecte dans la conduite de la croissance nationale ». A ce propos, elle a fait noter que cela suppose plusieurs chantiers : « renforcer le cadre réglementaire de la profession pour protéger le titre d’architecte, valoriser la commande publique de qualité et veiller à la conformité des pratiques » Il s’agit, aussi, d’« intégrer systématiquement les architectes dans les grands projets d’infrastructure et les politiques de planification urbaine, revaloriser la place des concours d’architecture, garants de transparence, d’innovation et de mérite » ,entre autres, a souligné Mme Keita. Elle a ajouté : « Le rendez-vous est pris pour la prochaine édition, encore plus forte, plus engagée en intégrant les recommandations issues de cette première édition. » Des remises de cadeaux aux délégations des pays participants ont été les temps forts de la cérémonie. ST/MD (AMAP)

Kayes : Lancement de formations et remise de kits pour l’entrepreneuriat des jeunes et femmes

Kayes, 4 août (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, a lancé, du 30 juillet au 3 août 2025, plusieurs initiatives de formation et de remise d’équipements à Kayes (Ouest) pour promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. « Ces actions traduisent l’engagement de l’État à offrir des opportunités concrètes d’emploi et d’autonomie économique », a déclaré la ministre lors de son séjour. Dès le 30 juillet, Mme Sall Seck a débuté son séjour par des visites de courtoisie aux autorités traditionnelles et religieuses, suivies d’échanges avec les responsables des services relevant de son département. Le 31 juillet, à la délégation régionale de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), elle a présidé le lancement d’une formation en entrepreneuriat pour 500 jeunes, visant à développer une culture de l’initiative privée. À l’Atelier école de Diyala, dans la Commune rurale de Liberté Dembaya, la ministre a remis des attestations et des kits d’insertion à 293 jeunes formés en énergies renouvelables, agroforesterie et fabrication de foyers améliorés, dans le cadre du projet Taama, financé par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Au total, 360 jeunes de Kayes, parmi les 610 formés à l’échelle nationale, bénéficieront de kits d’une valeur de plus de 102 millions de Fcfa. Mme Sall Seck a, également, posé la première pierre du dortoir de l’Atelier école. Dans le cadre du Plan d’actions du gouvernement (PAG) 2025-2026, le ministère prévoit de placer 1 700 jeunes déscolarisés ou non scolarisés en apprentissage et de former 7 516 jeunes dans des métiers porteurs. Un symposium national sur l’emploi et un système intégré de gestion de la formation professionnelle sont également en préparation. « Ces initiatives visent à lutter contre la migration irrégulière, protéger l’environnement et développer des compétences adaptées aux réalités locales », a ajouté la ministre. Mme Sall Seck a salué l’engagement de l’OIM et appelé à une coopération renforcée pour des projets durables. Daniele Vivian, représentant de l’OIM au Mali, a souligné que ces formations, également déployées à Sikasso, favoriseront la création d’entreprises et d’emplois locaux. En 2025, 12 520 jeunes seront soutenus à travers 39 activités, pour un budget de 5,8 milliards de FCFA. BMS/OS/MD (AMAP)  

Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 : Bafoulabé célèbre la culture

Bafoulabé, 3 août (AMAP) La phase locale de la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 s’est achevée dans la ferveur, ce dimanche, au Centre culturel des jeunes de Bafoulabé, après trois jours d’intenses festivités artistiques. Présidée par le préfet Siaka Souleymane Sanogo, la cérémonie a mis à l’honneur les talents artistiques et la richesse culturelle des arrondissements de Mahina, Bafoulabé, Bamafélé et Oualia. Organisée du 1er au 3 août, cette édition locale a vu s’affronter les arrondissements de Mahina, Bafoulabé, Bamafélé et Oualia. À l’issue des compétitions, l’arrondissement de Mahina a été sacré vainqueur, suivi de Bafoulabé et de Bamafélé. Chaque groupe a reçu une attestation, de même que certains citoyens engagés dans le développement local. Placée sous le thème national « La culture, socle pour l’ancrage de la 4ᵉ République », cette biennale avait pour objectifs de préserver l’identité culturelle nationale, de valoriser la richesse du patrimoine artistique et de contribuer au rayonnement de la culture malienne. Dans son intervention, le président du jury, Mamadou Abdoulaye Ben Traoré, a salué la qualité des prestations et félicité les troupes pour leur engagement. Il a encouragé les encadreurs à corriger les insuffisances observées en vue de la participation à la phase régionale prévue à Kayes. Au-delà de la compétition, cette phase locale, a été une occasion unique de mettre en valeur la richesse et la diversité du patrimoine, tout en consolidant l’unité de la nation malienne. Par sa dimension participative et son ancrage local, cet événement a contribué à la valorisation de l’identité culturelle de Bafoulabé et au renforcement du vivre ensemble. BM/AC/MD (AMAP)