Action humanitaire au Mali : les enjeux expliqués aux professionnels des médias

Bamako, 12 mai (AMAP) – Le Forum des ONG internationales au Mali (FONGIM), en collaboration avec le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), a organisé mardi à Bamako une journée d’échanges avec les professionnels des médias autour des enjeux de l’action humanitaire au Mali, a constaté l’AMAP. ‎La rencontre, tenue à l’hôtel de l’Amitié, a réuni des représentants d’organisations humanitaires, des agences onusiennes ainsi que plusieurs journalistes de Radio, de télévision, de la presse écrite et des médias numériques, venus échanger sur les réalités du travail humanitaire dans un contexte de défis sécuritaires et de circulation de fausses informations. ‎À l’ouverture des travaux, le directeur exécutif du FONGIM, Hacen Mohammedi, a indiqué que la faîtière regroupe 113 ONG internationales intervenant au Mali dans les domaines humanitaire, du développement, de la cohésion sociale et de la promotion de la paix. ‎Selon lui, l’objectif principal de cette initiative est de favoriser une meilleure compréhension du fonctionnement des organisations humanitaires et de renforcer la transparence autour de leurs activités. ‎«Il n’y a aucun tabou. Nous voulons une communication maximale et une transparence totale sur ce que nous faisons au Mali», a-t-il déclaré. Hassan a précisé que les ONG internationales travaillent en collaboration avec les autorités maliennes dans le respect des lois et règlements du pays. ‎Le responsable du FONGIM a également rappelé que les activités des ONG sont financées par des partenaires internationaux soumis à des mécanismes stricts de contrôle et de redevabilité. ‎Prenant la parole, le chef de la section coordination d’OCHA, Yvon Edoumou, a salué cette initiative de dialogue avec les médias, soulignant l’importance de la communication dans la gestion des crises humanitaires. ‎De son côté, le manager de la communication du FONGIM, Sekou Touré, a insisté sur la nécessité de clarifier les rôles respectifs des ONG internationales, des ONG nationales, du système des Nations unies et de l’État malien afin de limiter les confusions souvent observées sur le terrain. Puisque, selon lui, l’information constitue un outil essentiel dans les interventions humanitaires, évoquant la possibilité de mettre en place à terme une presse spécialisée dans les questions humanitaires et de développement. ‎Les échanges ont porté sur plusieurs thématiques, notamment les principes fondamentaux de l’action humanitaire, les difficultés rencontrées sur le terrain dans les zones de conflit, ainsi que les enjeux liés à la désinformation et à la manipulation de l’information. ‎Cette journée a permis aux journalistes et aux acteurs humanitaires de débattre ouvertement des perceptions entourant les ONG humanitaires et de renforcer les passerelles de collaboration entre les médias et les organisations engagées dans l’assistance aux populations vulnérables au Mali. ‎KD/CMT (AMAP)

Grande Mosquée de Bamako : lancement des travaux de rénovation

Bamako, 9 mai (AMAP) – Les travaux de peinture de la Grande Mosquée de Bamako ont été officiellement lancés ce samedi par le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, porteur de l’initiative, en présence du ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, Mahamadou Koné, a constaté l’AMAP. L’initiative porte notamment sur les travaux de peinture intérieure et extérieure de l’édifice religieux, pour un financement estimé à 10 millions de FCFA. Selon le ministre de la Jeunesse et des Sports, cette action fait suite à une demande formulée par les responsables de la mosquée. Il a assuré que tout sera mis en œuvre afin que les travaux soient achevés avant la fête de la Tabaski, conformément au souhait exprimé par les responsables religieux. Prenant la parole, le ministre Mahamadou Koné a salué la concrétisation d’un projet né durant le mois de Ramadan. Il a également appelé les fidèles à promouvoir des comportements exemplaires et des messages de paix dans les lieux de culte. Le porte-parole de l’imam de la Grande Mosquée a, pour sa part, remercié les autorités pour cette initiative tout en plaidant pour la climatisation de la mosquée. Dans le même ordre d’idées, les autorités communales et les représentants des chefs de quartier ont salué une initiative citoyenne contribuant à l’embellissement d’un haut lieu spirituel et au renforcement de la cohésion sociale. KD/CMT (AMAP)

Kangaba : un opérateur économique offre 2 millions de francs CFA aux victimes d’incendies

Kangaba, 7 mai (AMAP)  L’opérateur économique de Samaya, Malamine Touré, a remis une aide de 2 millions de  francs CFA aux victimes des incendies survenus en mars et avril 2026 à Kangaba, Minidian, Kéniégoué, Koflatié et Kokoyo, dans le Cercle de Kangaba, a constaté l’AMAP. Les incendies, signalés en majorité dans des marchés, ont causé d’importants dégâts matériels. À Kangaba, sept commerçants propriétaires de kiosques et hangars ont été touchés. À Koflatié, 14 personnes ont perdu des tentes en plastique servant de magasins et d’habitations. À Kéniégoué, une victime a perdu du matériel de réparation de pneumatiques. À Kokoyo, un enfant a perdu la vie dans l’incendie d’une tente. La somme a été remise au préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, en présence des responsables des Forces de défense et de sécurité, du chef du Centre de secours de la protection civile, du Service local du développement social et du maire de Minidian, Mamby Keita. Le service local du développement social a ensuite procédé à la répartition de l’aide entre les 23 victimes. Selon les montants communiqués, les victimes de Kangaba ont reçu 714.980 FCFA, celles de Koflatié 1110.000 FCFA, tandis que les victimes de Kéniégoué et de Kokoyo ont reçu respectivement 90.000 FCFA et 85.000 FCFA. Les bénéficiaires ont salué le geste du donateur et indiqué que cette aide leur permettra de relancer leurs activités. SD/CMT (AMAP)

Bandiagara : le PM préside les festivités de la Journée internationale des droits des femmes

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé dimanche à Bandiagara la cérémonie officielle de la 32ᵉ édition de la Journée internationale des droits des femmes, en présence de membres du gouvernement, des autorités administratives, politiques et coutumières ainsi que d’une forte mobilisation des populations, a constaté l’AMAP. La cérémonie officielle de la Journée internationale des droits des femmes s’est déroulée au stade omnisports Niaga Tembelydevant une foule nombreuse. Dans son intervention, la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Diarra Djeneba Sanogo, a rappelé que le thème retenu pour l’édition 2026 est : « Droits des Femmes et des Filles : Agir pour un avenir sûr et équitable dans un Mali résilient, unifié et souverain ». Selon elle, ce thème invite l’ensemble des acteurs à unir leurs efforts afin de garantir aux femmes et aux filles un environnement sûr et équitable, propice à leur plein épanouissement. Au cours de la cérémonie, le Chef du Gouvernement a procédé à la remise symbolique des clés de deux tracteurs et de deux motoculteurs offerts par le Président de la Transition à la mairie de Bandiagara afin de soutenir les activités agricoles et contribuer à l’autonomisation économique des populations. La cérémonie a été marquée par des prestations artistiques et des animations culturelles mettant en valeur le patrimoine du pays dogon. La visite du Premier ministre s’est achevée par la visite des stands d’exposition animés par des organisations féminines présentant les initiatives économiques des femmes de la région. Au cours de sa visite, Chef du Gouvernement dans la région de Bandiagara, a rencontré les forces vives de la région, avant de procéder à la pose de la première pierre du vestibule des légitimités traditionnelles lors de la cérémonie officielle de célébration de la journée de la femme au stade omnisports Niaga Tembely. Lors de la rencontre avec les forces vives, le gouverneur Colonel-major Olivier Diassana a qualifié cette visite de moment historique pour les populations de la région. Selon lui, la présence du Chef du Gouvernement constitue « un rêve devenu réalité » pour les habitants de Bandiagara, tout en rappelant les défis liés notamment à la sécurité, au développement et à l’accès aux services sociaux de base. Prenant la parole, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a déclaré être profondément touché par l’accueil réservé à sa délégation. Il a transmis aux populations de la région les salutations du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, tout en assurant avoir pris bonne note des préoccupations exprimées par les représentants des forces vives. La visite a également été marquée par la pose de la première pierre du vestibule des légitimités traditionnelles de Bandiagara, un projet destiné à valoriser et renforcer le rôle des autorités coutumières dans la gouvernance locale et la cohésion sociale. OG/OS(AMAP)

Mali : Le Premier Ministre est arrivé ce dimanche à Bandiagara pour le lancement des activités du 8 Mars

Bandiagara, Mali, 8 mars (AMAP) Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maiga, est arrivé ce dimanche à Bandiagara où il va lancer les activités commémoratives du 8 mars et procédera également à la pose de la première pierre du vestibule des Légitimités traditionnelles, a constaté l’AMAP. Arrivé dans la matinée dans la Cité de Nangabanou Timbely, le Chef du Gouvernement a été accueilli par les autorités administratives régionales ainsi que par les forces vives de la localité. Avant de rejoindre Bandiagara, le Général Maiga a effectué une halte à Mopti pour une visite de courtoisie aux légitimités traditionnelles de cette région. Au nom du Chef de l’État, le Premier ministre doit procéder à la pose de la première pierre du vestibule des Autorités et Légitimités traditionnelles, un édifice dont la construction vise à renforcer la place des coutumes dans le paysage institutionnel local. Après cet acte, il échangera avec les forces vives de la région avant de présider officiellement la cérémonie de lancement des activités marquant la Journée du 8 mars. « Le Premier ministre, au nom du Chef de l’Etat, va poser la première pierre du vestibule des Autorités et Légitimités traditionnelles, échanger avec les forces vives de la région avant de présider la cérémonie de lancement des activités commémoratives de la journée internationale des droits de la femme », indique le communiqué de la primature. Ce déplacement dans le centre du Mali s’inscrit dans la dynamique de la politique nationale de consolidation de la paix et de promotion du rôle des femmes, alors que le pays continue de faire face à des défis sécuritaires dans cette région. OS/KM(AMAP)

Dioila : La gouverneure organise une rupture collective à la grande Mosquée de Bolinana

‎Dioïla, 7 mars (AMAP) Une rupture collective avec les fidèles musulmans a été organisée vendredi par mme le Gouverneur, Coulibaly, Mariam Coulibaly, à la Grande Mosquée de Bolibana, a constaté l’AMAP. C’était en présence des directeurs régionaux, des élus locaux, des représentants des Forces de défense et de sécurité et des fidèles chrétiens. Après l’annonce de la rupture du jeûne à la radio Mali, l’exécutif régional et les fidèles ont savouré des mets composés de «widjila» avec sauce de poulet accompagnés de dessert. L’Imam de la grande Mosquée de Bolibana, Elhadj Almoustapha Sangaré, a salué l’initiative du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, qui permet aux fidèles de passer un bon mois de Ramadan. Il a également rappelé les multiples œuvres sociales du Chef de l’Etat au profit des autres localités du Mali en ce mois béni de Ramadan. L’imam a appelé les Maliens à l’unité tout en formulant des bénédictions pour notre pays. ‎Abondant dans le même sens, le Pasteur à l’Église évangélique de Dioïla, Yacouba Koné, a rappelé les dons divers du Président de la Transition durant ce mois de carême chrétien qui est de plusieurs tonnes de riz. Il a assuré de l’accompagnement inconditionnel des fidèles de la région. ‎ Mme le gouverneur a, pour sa part, précisé que cette rupture collective est une volonté affichée des autorités visant à permettre à l’ensemble des Maliens de passer un bon mois de Ramadan. « C’est aussi un facteur de cohésion, d’aide mutuelle et symbolique d’une vie harmonieuse en communauté», a le chef de l’exécutif régional. Mme Coulibaly Mariam Coulibaly a salué la mise à la disposition de 20 tonnes de riz pour les couches vulnérables de la région à travers le Commissariat à la sécurité alimentaire en ce mois béni de Ramadan. Elle a formulé ses vœux de voir un Mali réconcilié et prospère. DF/CMT (AMAP)

Communication : Le premier Forum panafricain des médias est prévu du 3 au 10 mai 2026 à Bamako

Bamako, 8 mars (AMAP)  Le premier Forum panafricain des médias aura lieu à Bamako du 3 au 10 mai 2026, à l’occasion de la Semaine de la Liberté de la Presse, a appris l’AMAP des organisateurs. L’information a été donnée vendredi à la Maison de la Presse par le Comité d’organisation du Forum panafricain des médias. Placé sous la haute présidence du Général d’Armée Assimi Goïta avec pour thème : «Unir les voix : les liens entre les médias d’Afrique», le Forum panafricain des Médias ambitionne de créer un cadre panafricain et institutionnel de dialogue réunissant les professionnels des médias du Mali, de l’AES et des autres régions d’Afrique afin de réfléchir aux défis du secteur. Selon le journaliste Salif Sanogo, président des sous-commissions, l’initiative répond à une volonté du Chef de l’État de favoriser un cadre de dialogue entre les professionnels des médias africains. «Au niveau continental, il faut que nous nous donnions la main afin de pouvoir répondre au besoin. L’Afrique dispose de nombreux médias, mais ils restent souvent dispersés», a expliqué M. Sanogo qui est également Coordinateur général de la télévision AES. Il a insisté sur le fait que le Forum ne vise pas à imposer une vision unique : «L’objectif est de rassembler les acteurs africains des médias afin de réfléchir ensemble aux défis communs.» Le forum prévoit ainsi la participation d’invités venus de toutes les régions du Mali, de l’espace de l’AES ainsi que d’une quarantaine d’invités qui viendront d’autres pays africains. « Aujourd’hui, nous vivons dans un monde en pleine mutation […] Nous nous sommes dits qu’il est important de démocratiser ce débat, de réunir autour d’une même table, différentes conceptions et lectures de la question de la liberté de la presse et surtout du droit du citoyen à une information juste et indépendante», a déclaré Bandjougou Danté, coordinateur général du Forum et président de la Maison de la presse. Pour Hamey Cissé, président du Comité scientifique, le Mali possède une tradition d’accueil de grandes rencontres panafricaines comme le Festival Homme de Liberté qui a marqué l’histoire. «Ce forum est un label malien au service de l’AES et du continent appelé à se perpétuer», a-t-il souligné. Le Forum panafricain des médias vise à créer un espace durable de concertation entre les acteurs médiatiques du continent. Il permettra également de renforcer les compétences d’au moins 250 professionnels des médias à travers des panels, ateliers et sessions techniques portant sur la désinformation, l’innovation numérique, la souveraineté médiatique et la sécurité des journalistes. À l’issue des travaux, un rapport continental de recommandations sera produit, accompagné de la mise en place de partenariats inter-médias et d’une plateforme collaborative destinée à promouvoir un narratif africain. KD/CMT (AMAP)

Divorces à Bamako : La désacralisation progressive du mariage

Bamako, 22 février (AMAP) Alors que la Commune VI du district de Bamako a célébré 537 mariages civils en 2025, le tribunal de la même commune a prononcé 1 058 divorces sur la même période. Un chiffre préoccupant, révélateur de l’ampleur croissante de ce phénomène social au Mali. À Bamako comme à l’intérieur du pays, la fin d’année n’est pas seulement marquée par les festivités nuptiales. Si les mairies se remplissent pour les mariages civils et que les dimanches voient défiler de longs cortèges bruyants dans une circulation saturée, les tribunaux, eux, enregistrent une autre réalité : celle des séparations conjugales. Il est environ 9 heures, ce jeudi, au tribunal de la Commune VI du district de Bamako. Dans la cour, une file se forme : certains attendent un certificat de nationalité, d’autres un casier judiciaire. Les couloirs sont bondés, chaque service vaque à ses occupations. À l’intérieur de la salle d’audience, le président du tribunal appelle les dossiers les uns après les autres. Les parties se succèdent face aux jurés, pendant que les avocats, concentrés, consultent leurs dossiers. Dans la salle des greffiers, l’affluence est tout aussi marquée. La majorité des personnes présentes sont des femmes. Certaines viennent retirer leur grosse de divorce, d’autres déposer une plainte contre leur conjoint. Les nouvelles arrivantes se renseignent auprès de celles dont la procédure est déjà engagée. Toutes, ou presque, sont dans la trentaine. « Je ne connais pas la procédure. Je veux demander le divorce, où dois-je aller ? », demande l’une d’elles. « Il faut voir la greffière en chef. Mais il faut être patiente. Cela peut prendre un ou deux ans. Se marier est rapide, divorcer ne l’est pas », répond une autre, engagée dans la procédure depuis novembre 2023 et qui dit avoir obtenu sa grosse en février 2024. Une troisième femme confie avoir eu plus de chance : « En six mois, j’ai obtenu mon acte de divorce. Maintenant, je dois le remettre à un huissier pour qu’il le transmette à mon ex-mari. C’est un soulagement. » « Cela prendra le temps qu’il faudra, mais pour moi le divorce est la seule solution », conclut une autre avant d’entrer dans le bureau. Un homme, vêtu d’un polo marron et portant un cache-nez, s’adresse à la greffière en chef. Il est venu consulter le délibéré de son dossier. Informé que le tribunal estime que son mariage ne peut, pour l’instant, être dissous, il s’inquiète de la lenteur de la procédure. « Il n’y a pas de solution plus rapide ? Elle m’a menacé de mort. Nous sommes même allés à la gendarmerie », insiste-t-il. La réponse est sans appel : seule la procédure légale peut être suivie. Abdou Diarra, qui a divorcé nous explique les comportements de son épouse. « Devant les gens, elle ne montrait jamais de problème. Mais une fois que nous étions seuls dans la chambre, c’était un véritable calvaire. J’ai dépensé plus d’un million pour le mariage, et malgré tout, le divorce a eu lieu. Elle faisait tout, sauf ce que je lui demandais», raconte-t-il . Et de révéler qu’un« jour, je l’ai emmenée en ville. Sur le chemin du retour, elle a pris mon turban et a tenté de m’étrangler, voulant me tuer. Depuis ce jour, elle a rassemblé ses affaires et est repartie chez ses parents», même s’il reconnaît que «le divorce n’est jamais une bonne chose, mais dans mon cas, c’était la meilleure décision ». « J’ai divorcé après trois ans de mariage. Ma femme m’a dit qu’elle ne pouvait pas vivre avec mes proches. Nous vivons dans une société qui a ses propres règles, et cette situation a rendu notre vie commune impossible. », a fait savoir, un homme âgé d’une cinquantaine d’années, sous couvert de l’anonymat. Il dit avoir dépensé plus de trois cent mille Fcfa dans les procédures de divorce. Un problème d’éducation et de communication Sur les causes de cette recrudescence des divorces, les avis divergent. De nombreuses femmes dénoncent l’irresponsabilité des hommes, tandis que certains hommes accusent les femmes. « On ne peut pas fonder un foyer sur le mensonge. Beaucoup de jeunes cachent leur situation financière avant le mariage. Ensuite, ils sont incapables de subvenir aux besoins de leurs épouses », estime Salimata Traoré, secrétaire à la mairie de Sogoniko. Mariam Camara, commerçante au marché de Yirimadio, souligne que les femmes sont souvent sommées de se soumettre, alors que les responsabilités des époux sont minimisées. « Aujourd’hui, beaucoup de femmes prennent en charge leur foyer. Il faut apprendre aux jeunes à communiquer pour réduire les séparations », plaide-t-elle. À l’inverse, Youssouf Dembélé, sexagénaire, estime que certaines femmes ne sont pas préparées pour le mariage. « La première qualité d’une femme, c’est la docilité. Beaucoup ne sont plus soumises, et c’est ce qui explique les divorces », affirme-t-il. Le manque de communication, de confiance et de patience, ainsi que l’ingérence des familles, sont également cités parmi les causes de séparation. Pour Bourama Sissoko, chef du secrétariat général de la mairie de la Commune VI, les difficultés financières sont au cœur de nombreux conflits. « Beaucoup de jeunes femmes refusent de vivre dans les difficultés. Elles recherchent le luxe. Or, le manque de communication détruit de nombreux foyers », analyse-t-il.  « Des mariages qui ne durent qu’une nuit » Sibiry Bakayoko, juge de siège au tribunal de la Commune VI, observe que les demandes de divorce émanent majoritairement des femmes. « Elles sont aujourd’hui mieux informées de leurs droits et refusent certaines situations », explique-t-il. Il évoque également des unions contractées dans la précipitation. « Il y a des mariages qui ne durent que la nuit nuptiale », raconte-t-il, évoquant le cas d’un homme ayant demandé le divorce parce que l’apparence physique de son épouse ne correspondait pas à ses attentes. Selon le magistrat, les divorces sont principalement prononcés pour violences conjugales, infidélité, difficultés financières et manque de communication, conformément à l’article 348 de la loi n°2011-087 du 30 décembre 2011 portant Code des personnes et de la

Lancement à Kangaba d’un projet de renforcement des jeunes en droits de l’homme et prévention des conflits

Kangaba, 11 fév. (AMAP) – Le préfet du cercle de Kangaba, Abou Dao, a présidé mercredi, dans la salle de conférence de l’hôtel Résidence, la cérémonie de lancement du projet de renforcement des jeunes en protection des droits de l’homme, prévention et résolution des conflits. Organisée par l’ONG PACINDHA (Pôle des Actions d’Intégration des Droits Humains), en partenariat avec le Ministère des Affaires étrangères du Danemark et le Fonds d’Appui aux Moteurs du Changement (PAMOC), l’activité a pour objectif de présenter aux autorités de Kangaba, aux parties prenantes et aux bénéficiaires « le projet à travers ses objectifs, les activités, les résultats attendus et la zone d’intervention ». La cérémonie de lancement a été suivie du démarrage d’un atelier de renforcement du leadership des jeunes et des femmes en prévention et médiation des conflits communautaires. Selon les organisateurs, cet atelier vise à renforcer les capacités des jeunes et des femmes dans les techniques de négociation de la paix, de médiation et de prévention des conflits dans le cercle de Kangaba et à promouvoir la consolidation de la paix ainsi que la coexistence pacifique entre les communautés grâce à des jeunes et femmes médiateurs de la paix formés à cet effet. Prennent part à la rencontre des responsables administratifs, des maires, des représentants des forces de l’ordre et de sécurité, de la société civile, des légitimités traditionnelles, ainsi que des jeunes et des femmes. Les travaux dureront deux jours. SD/OS (AMAP)

Ségou : le réseau Wassa Mali promeut les bonnes pratiques agroécologiques

Par Mamadou SY Ségou, 11 fév (AMAP) La 4ème édition du Forum pratique en agroécologie paysanne Croisade (Croisement des initiatives et actions de base) s’est ouverte le mardi 10 février à Ségou, dans le Centre du Mali, avec comme thème principal : «Les savoirs paysans et innovations locales : piliers d’une transition agroécologique réussie». La cérémonie d’ouverture s’est tenue dans la salle de conférence de la Maison des jeunes sous la présidence du conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de la région de Ségou, Mohamed Ag Mohamed Aly. C’était en présence du maire de la Commune rurale de Pelengana, Mme Diabaté Mariam Bamba, du préfet de Cercle, Daouda Diarra, du président du Réseau Wassa Mali, Abdramane Zakaria Traoré et du représentant de la Plateforme nationale de l’agroécologie paysanne et de l’agriculture biologique (PNAEPB), Mamadou Goïta. Prévue du 10 au 12 février, ce forum organisé par le Réseau Wassa Mali et ses partenaires vise à promouvoir et valoriser les savoirs paysans et les innovations locales comme leviers essentiels pour accélérer la transition agroécologique dans les communautés rurales, en facilitant les échanges pratiques, le dialogue multiacteurs et le renforcement des capacités des acteurs de terrain. Plusieurs acteurs prennent part à ce rendez-vous dont des organisations partenaires au développement, des communautés paysannes membres du Réseau Wassa Mali, des autorités traditionnelles et coutumières, des techniciens agricoles et des formateurs locaux, des organisations de femmes et de jeunes, des chercheurs, médias et personnes ressources. Plusieurs activités sont au programme, notamment des présentations dynamiques, des ateliers de terrain, des études de cas, des discussions en groupe et des sessions de co-création de visions partagées. Selon le président du Réseau Wassa Mali, Abdramane Zakaria Traoré ce forum se veut « un espace de réflexion collective autour des résultats obtenus et des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des pratiques agroécologiques. » M. Traoré a signalé que les précédentes éditions ont permis d’aborder des thématiques importantes ayant trait à l’élevage pastoral et paysan face aux défis du changement climatique, la gestion des ravageurs et les systèmes de semences paysannes. D’après le président du Réseau Wassa Mali, « l’agroécologie est une alternative sérieuse pour relever le défi de la sécurité alimentaire dans notre pays. » Pour le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Ségou, cette rencontre revêt une portée toute particulière. «Elle constitue un moment de fierté et d’espérance, au cours duquel la voix du monde paysan, longtemps insuffisamment entendue, retrouve la place centrale qui lui revient légitimement », a indiqué Mohamed Ag Mohamed Aly. « C’est également l’occasion de mettre en lumière les champs, les savoirs endogènes transmis de génération en génération, ainsi que les innovations issues de l’ingéniosité et de la résilience des communautés rurales», a-t-il ajouté. Il a rendu hommage au Réseau Wassa Mali, dont « l’engagement constant et exemplaire a permis de faire de l’agroécologie paysanne un véritable mouvement, ancré à la base et reconnu tant au niveau national que régional. » Dans la même veine, le prefet Daouda Diarra a remercié le Réseau Wassa Mali pour l’organisation de ce forum, avant de réitérer son engagement à soutenir toute initiative visant à promouvoir l’agroécologie. La cérémonie a été marquée par la remise d’attestations de reconnaissance au préfet du Cercle de Ségou et au représentant de la Plateforme nationale de l’agroécologie paysanne et de l’agriculture biologique. Une visite des stands d’expositions à mis fin à la rencontre. MS/MD (AMAP)