Une semaine culturelle mianka se tient à Yorosso malgré le contexte sécuritaire

Yorosso, 5 fév 2026 (AMAP) – La quatrième édition de la Semaine nationale du Mamaala, célébrant la culture mianka, se tient actuellement à Yorosso sous le thème « Célébrons notre culture qui est un facteur de paix, de cohésion sociale et de développement durable ». Cet événement, organisé par le mouvement Ensemble pour le Mamaala (EPMA), rassemble pendant quatre jours la communauté Mamaala dans la région de Koutiala. Il se déroule dans un contexte sécuritaire national difficile, rendant notable sa tenue à Yorosso, localité située à plus de 500 kilomètres de la capitale Bamako. Le préfet de Yorosso, Djinè Moussa Diakité, a officiellement lancé les activités jeudi, en présence des responsables de l’EPMA et des autorités locales. Il a salué la mobilisation des forces de sécurité pour permettre cet événement. « La tenue de cette activité à Yorosso me donne tout l’honneur de remercier l’État malien et de montrer à la diaspora qu’il y a la sécurité dans mon cercle », a déclaré le préfet. Plusieurs centaines de participants, issus des 68 communes et 11 cercles ainsi que de la diaspora nationale, sont attendus. Pour le journaliste local Pierre Zonou, le choix de Yorosso est un signal fort. « Il serait inimaginable de penser à la tenue d’une telle activité, mais nous félicitons l’EPMA pour l’organisation de cette 4ᵉ édition à Yorosso », a-t-il estimé, ajoutant qu’aucun incident n’avait été enregistré depuis le début des festivités. Le programme inclut des prestations artistiques, des conférences-débats, des consultations médicales et des dons de médicaments. La communauté « Gana » est l’invitée d’honneur de cette édition. MMD/OS(AMAP)

Mali : le chef de l’État décrète 2026-2027 « Année de l’éducation et de la culture »

Bamako, 5 fév (AMAP) – Le président malien, le Général d’armée Assimi Goïta, a officiellement décrété jeudi que la période 2026-2027 serait l’ »Année de l’éducation et de la culture » au Mali, lors de la cérémonie de présentation des vœux du gouvernement au Palais de Koulouba. Cette annonce fait suite à une année 2025 dédiée à la culture, présentée comme ayant « ravivé l’âme de la Nation ». L’initiative vise désormais, selon les termes de la déclaration présidentielle, à « engager un effort national déterminé pour renforcer durablement notre école et investir dans le capital humain ». Cette décision est présentée comme une étape stratégique et un « tournant décisif » dans la marche vers le « Mali Kura » (Nouveau Mali). Son objectif ultime est l’émergence d’un « citoyen nouveau », défini comme « un Malien à la fois patriote, compétent et responsable, capable de porter le destin de la Nation avec dignité et excellence ». Le projet repose sur une alliance entre « la modernité et la fidélité à notre identité ». Le gouvernement entend, à travers un « Programme national d’éducation aux valeurs », faire de la culture « une force de cohésion et de souveraineté ». En plaçant l’enseignement et les racines culturelles au centre de l’action publique, le Mali veut garantir que « sa quête de progrès reste ancrée dans son génie propre ». La réussite de ce chantier, selon la déclaration, exige « une mobilisation générale de l’État, des communautés éducatives, des familles et du secteur privé ». L’ambition est que les salles de classe et les centres de formation deviennent « les véritables laboratoires où s’écrit, dès aujourd’hui, le Mali de demain ». SS/OS(AMAP)

Mali : Lancement du plan humanitaire 2026

Bamako, 05 fév (AMAP) « En 2026, le Plan de réponse Humanitaire vise à assister 3,8 millions de personnes et requiert une enveloppe financière de 577,9 millions de dollars », a annoncé la Coordinatrice résidente des Nations unies au Mali, Hanaa Singer-Hamdy, lors du lancement officiel du plan humanitaire 2026 au Mali, jeudi à Bamako, a constaté l’AMAP. « En 2025, malgré un contexte difficile, un accès humanitaire de plus en plus contraint et un financement insuffisant, l’action collective des partenaires a en effet permis d’apporter une assistance vitale à 1,8 million de personnes au Mali » a dit Coordinatrice résidente des Nations unies. « Toutefois, les défis restent immenses. Aujourd’hui encore, plus de 415 000 personnes sont déplacées, majoritairement des femmes et des enfants, alors que les crises sécuritaires, climatiques et sanitaires continuent d’affecter des millions de personnes », a poursuivi, Hanaa Singer-Hamdy. « Pour cette année, comme par le passé, notre priorité reste claire : sauver des vies, garantir l’accès aux services essentiels, préserver la dignité des populations et renforcer progressivement leur résilience », a-t-elle assuré. « Mais au-delà de l’urgence, notre ambition commune devrait être d’accompagner progressivement le Mali vers des solutions durables, en renforçant les passerelles entre l’aide humanitaire, le relèvement et le développement », a ajouté la responsable onusienne. « L’objectif n’est pas de maintenir une assistance permanente, mais bien d’aider les communautés à retrouver leur autonomie et de développer des perspectives d’avenir », a insisté e la coordinatrice résidente du système des Nations unies au Mali. Lucien Simba, chef de bureau par intérim du Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (OCHA) a ajouté : « Face à la baisse des financements et à l’augmentation des besoins, un recentrage géographique et stratégique a été opéré : 97 cercles sur les 159 que compte le pays, représentant la vaste majorité des personnes ciblées, seront considérés. » « Comparé à 2025, le montant requis, le nombre de personnes dans le besoin et le nombre de personnes ciblées ont connu des baisses de plus de 20 %. Ces baisses résultent d’un recentrage méthodologique et ne signifient nullement une amélioration de la situation humanitaire au Mali. En 2025, le Mali a été financé à 21 % sur une enveloppe de 771 millions USD, le plus faible taux de financement de ces dix dernières années », a souligné le chef de bureau par intérim de OCHA. Pour sa part, le ministre de la Santé et du Développement durable, Assa Badiallo Touré, a félicité la bonne collaboration entre son département, les acteurs humanitaires et les agences du système des Nations unies. ST/MD (AMAP)  

Atelier sur la régulation de la presse et des réseaux sociaux

Bamako, 5 fév (AMAP) La Haute autorité de la communication (HAC) a organisé, ce jeudi, à Bamako, une journée d’échanges entre le pôle national de lutte contre la cybercriminalité et les organisations professionnelles des médias sur la régulation de la presse et les réseaux, a constaté sur place l’AMAP. La rencontre a pour but de partager des expériences et pratiques pour renforcer la collaboration, la dissémination des textes législatifs et réglementaires ainsi que la formation continue. Cette journée d’échanges entre les différents acteurs de l’espace médiatique, fait suite aux rencontres bilatérales entre, d’une part, la HAC et l’Association des éditeurs de la presse privée (ASSEP) et, d’autre part, entre la HAC et le procureur du pôle de lutte contre la cybercriminalité. Elle a été initiée pour trouver une solution à l’arrêt momentané de la délivrance de la carte de presse. Selon le président de la HAC, Gaoussou Coulibaly, l’enjeu de cette journée va au-delà des partages d’idées. Elle vise « aussi à trouver ensemble des solutions aux problèmes et difficultés ponctuels que rencontrent les médias. » Il a ajouté que « l’espace médiatique, les réseaux sociaux et les plateformes en ligne ne peuvent être des zones de non-droit.  M. Coulibaly, soutient, cependant, que leur régulation est une nécessité pour lutter contre la désinformation, les discours de haine et de violence ainsi que les manipulations. Il a indiqué que les professionnels des médias doivent prôner un journalisme responsable et éthique, qui ne confond pas l’investigation avec la déstabilisation. « Aussi bien le régulateur que la justice s’appuient essentiellement sur les lois et règlement pour assurer un fonctionnement correct des medias » a expliqué Gaoussou Coulibaly. Le procureur du pôle national de lutte contre la cybercriminalité, Dr Adama Coulibaly, a, de son côté salué la tenue de cet atelier, qu’il juge nécessaire et opportun. Selon lui la HAC, les organes de presse et le pôle de cybercriminalité « poursuivent les mêmes objectifs et ont la même ambition. » Ajoutant qu’au cœur des discussions figurent la problématique de la régulation de la presse et des médias sociaux, « une responsabilité qui concerne directement l’ensemble des acteurs. Toute société démocratique repose sur des règles, selon le magistrat qui a insisté sur « la nécessité d’exercer les libertés d’expression et d’opinion dans le respect du cadre légal, en tenant compte des limites à ne pas franchir. » Le président de l’Union des radios et télévisions-libres du Mali (URTEL), Mamadou Bocoum, qui a participé al rencontre, a  indiqué que cette journée d’échange vise à mettre la lumière sur un certain nombre de questions essentielles, notamment les textes régissant la presse et ceux sur lesquels s’appuie le procureur. Selon lui, il ne s’agit pas d’un conflit de lois, mais plutôt d’une application sélective des textes, « Il y a une façon de faire comme si l’on oubliait la loi spéciale qui régit la presse, notamment la loi 046 relative au régime de la presse et aux délits de presse », a-t-il affirmé. A travers cette rencontre selon Mamadou Bocoum les acteurs attendent une clarification des compétences du procureur, leurs limites, ainsi que les dispositions prévues par la loi 046 en ce qui concerne les medias. BT/MD (AMAP)

Tenenkou : Réunion sur l’approvisionnement alimentaire et la stabilité des prix à l’approche du Ramadan

 Tenenkou, 5 fev (AMAP) – Le mercredi 4 février 2026, une réunion s’est tenue dans la salle Weltare de la préfecture du cercle de Tenenkou, présidée par le capitaine Boubacar Sissoko, deuxième adjoint au préfet représentant le préfet, en présence du deuxième adjoint au maire Soumaïla Bocar Coulibaly, de représentants des services techniques, des forces de défense et de sécurité, ainsi que des associations d’éleveurs, commerçants, bouchers, pêcheurs, transporteurs et organisations de la société civile. Le deuxième adjoint au maire a salué l’initiative, estimant qu’elle arrivait « à point nommé » pour aborder les préoccupations majeures des consommateurs. Le capitaine Boubacar Sissoko s’est également félicité de cette rencontre tenue à quelques semaines du Ramadan et a invité les acteurs à conjuguer leurs efforts « afin de soulager les préoccupations des populations en rendant les produits alimentaires plus accessibles à toutes les bourses ». Il a enfin appelé chacun au sens de la responsabilité. Les échanges ont permis un tour d’horizon de la situation. Selon l’association des commerçants, les marchés de Tenenkou sont bien approvisionnés en denrées de première nécessité et aucune pénurie n’est prévue dans les prochaines semaines. Cependant, les frais de transport élevés, liés aux difficultés d’approvisionnement en carburant, ont entraîné une hausse des prix de certains produits. Les prix des céréales et denrées de base ont toutefois fortement baissé par rapport à l’année précédente : le sac de 100 kg de riz non décortiqué est passé de 20 000 FCFA à 15 000 FCFA, le sac de 100 kg de mil suit la même tendance, et le bidon de 20 litres d’huile se vend aujourd’hui à 16 500 FCFA. L’essence est à 3 000 FCFA et le gasoil à 2 000 FCFA. En revanche, le secteur de la viande connaît de fortes tensions. Le kilogramme de viande est actuellement à 2 500 FCFA, mais les bouchers ont lancé un cri d’alarme face à la baisse drastique du cheptel sur les marchés à bétail, aggravée par la fermeture de plusieurs marchés dont celui de Niono. Tenenkou et Diondiori restent les seuls marchés ouverts dans la zone, provoquant un afflux massif d’acheteurs extérieurs aux moyens importants et une spéculation intense. Le prix du bœuf oscille désormais entre 300 000 et 600 000 FCFA, un niveau jugé « inimaginable il y a quelques années ». Les bouchers souhaitent porter le kilogramme de viande à 3 000 FCFA pour compenser ces coûts. Des concertations sont prévues dans les prochains jours entre bouchers et coopératives d’éleveurs, ainsi qu’entre transporteurs et commerçants, afin de trouver des solutions pour améliorer le panier de la ménagère. La réunion intervient dans un contexte de vigilance accrue sur la sécurité alimentaire et la stabilité des prix à l’approche du mois de Ramadan, période de forte demande en denrées de base et en viande dans le cercle de Tenenkou, situé dans la région de Mopti. AS/OS(AMAP)

Mali : Le verdict du Procès du marché d’armement « Paramount-Embraer » :attendu vendredi

Bamako, 4 févr (AMAP) Le verdict du procès du marché d’armement « Paramount-Embraer » sera prononcé vendredi 06 février 2026, devant la chambre criminelle spécialisée de la Cour d’appel de Bamako, a annoncé, ce mercredi, e président de la juridiction, le magistrat Samba Tamboura, au terme de la 24e journée d ;audience Lundi, les avocats de la défense ont continué leurs plaidoiries, devant la chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière du Pôle national économique et financier. Me Moussa Maiga,  l’avocat du colonel major Bougadaly Bah, a, dans sa plaidoirie, indiqué qu’ « après l’intervention du procureur, on ne sait pas  pourquoi (son) client  est poursuivi » Selon lui, « tout au long des débats on n’a pas réussir à établir l’éléments matériels et intentionnels. » « Si le contrat n’a pas   respecté les procédures administratives, il faut engager les sanctions disciplinaires et non la responsabilité pénale », a précisé le conseil du colonel-major  Bougadaly Bah.  Il soutient qu’« aucun acte de complicité ne peut être engagé contre » son client. « Car, a-t-il indiqué, il n’y a pas eu d’infraction non seulement par mon client mais, aussi, les autres accusés ». L’avocat de l’accusé Bougadaly Bah a demandé l’acquittement « pur et simple » de son client et des autres accusés. « Acceptez-vous que cet homme soit condamné alors qu’il n’est responsable de rien. », s’est interrogé Me Ichiaka Traoré qui défend l’accusé, le colonel-major Mamadou Namballa Traoré. Se disant convaincu de la justesse des magistrats membres de la chambre, l’avocat a plaidé que les accusés Tiéna Coulibaly et le colonel Mamadou  Namballa Traoré soient déclarés « non coupables. » Pour Me Mamadou Bobo Diallo, avocat de général  Moustapha Drabo « notre justice va mal, notre justice a peur. » « C combien de justiciable souffert à cause des décisions de justice inapproprié ? », s’est interrogé l’avocat Mamadou Bobo Diallo, lors de son intervention de plaidoirie. Plaidant en faveur de son client, l’accusé Moustapha Drabo, il a expliqué qu’« est ce que coûte à notre justice d’orienter la politique ? » L’avocat Diallo a invité les magistrats de se rappeler de leur serment. Et, vous êtes protégé par la loi. »  Selon lui, dans cette affaire « aucun l’élément  matériel n’est établit. Tout est faut. Vous avez besoin des preuves réelles, palpables et il n’y a pas », a expliqué Me Diallo. Il a demandé au jury de déclarer l’innocence des accusés et de leur acquitter tout simplement, a souligné Me Mamadou Bobo Diallo. Au procureur, il lui a demandé d’aider les juges la chambre criminelle à abandonner les charges contre les accusés. « Pensez la vie après le palais de la justice », a-t-il conclut. Lors de sa réplique, mercredi, Issa Aliou Maiga, représentant du contentieux de l’Etat a expliqué que dans l’exécution des deux contrats, « les textes règlementaires ont été violés ». Il a réclamé « le remboursement d’un préjudice de plus de 18 milliards de Fcfa, dont 11 milliards pour le contrat Paramount et plus de 7 milliards de Fcfa pour le contrat Embraer ». Il a précisé que « la Direction générale du contentieux de l’Etat est dans son rôle de défendre les intérêts de l’Etat ». « Nous ne visons personne. Nous tous, ici, sommes là pour la recherche de la vérité », a également précisé le représentant du contentieux de l’Etat. De son côté, le ministère public, représenté par Mohamedine Ag Houssa, a demandé de maintenir les accusés dans les liens de l’accusation. Il a requis « la réclusion criminelle à perpétuité contre les accusés en fuite » et « dix ans de réclusion criminelle à l’encontre des accusés présents ». « C’est notre devoir de dire de faire attention devant les décisions que vous vous apprêtez à prendre. L’émotion a sa place dans ce procès M. le président, mesdames et messieurs les conseillers de la chambre criminelle », a dit, dans sa dernière observation, Me Malick Coulibaly de la défense. Me Dianguina Tounkara a demandé à la chambre criminelle d’appliquer et de dire le droit « en acquittant » son client, le colonel-major Nouhoum Dabitao. « Le doute n’a pas sa place en matière pénale. Si vous avez un doute, acquittez tous les accusés ici présents », a renchérit Me Abdoulaye Touré. ST/MD (AMAP)

La FENAME entame son congrès pour renforcer le dialogue social dans les secteurs minier et énergétique

BAMAKO,  4 fév (AMAP) – La principale fédération syndicale du secteur des mines et de l’énergie au Mali a ouvert son congrès ordinaire mercredi, avec pour objectif d’affirmer son rôle dans la recherche d’un dialogue social durable face aux défis du secteur. La Fédération Nationale des Mines et de l’Énergie (FENAME) tient son 3ème Congrès ordinaire les 4 et 5 février à Bamako, sur le thème « un dialogue social fort pour un secteur minier et énergétique durable ». Ce rassemblement vise à transformer l’unité syndicale en un « pouvoir syndical effectif », selon son secrétaire général. Le congrès se déroule dans un contexte sectoriel tendu, marqué par des difficultés opérationnelles et financières sur des sites majeurs comme le complexe Loulo-Gounkoto, et des menaces pesant sur les mines de Nampala et Morila. Il intervient également pendant la finalisation de la relecture de la convention collective du secteur et un processus d’assainissement des finances. Moussa Coulibaly, secrétaire général de la FENAME, a déclaré que l’objectif était de « capitaliser les acquis, et transformer l’unité syndicale en un pouvoir syndical effectif, capable d’influencer durablement les politiques publiques, surtout de défendre fermement les droits économiques et sociaux ». La représentante de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM), Mme Guindo Nassoum Traoré, a salué un thème en phase avec « la vision des autorités de notre pays ». Elle a exprimé l’espoir que le congrès « sorte des résolutions à hauteur de nos responsabilités et de notre ambition pour une justice sociale partagée ». Un conseiller technique du ministre de la Fonction publique, Seydou Diallo, a rappelé aux congressistes l’importance du respect des textes pour la stabilité de leurs institutions. Il a évoqué le « Pacte de stabilité » par lequel les syndicats se sont engagés à encourager une plateforme syndicale unique et à éviter les créations de nouvelles organisations suite à des échecs lors de congrès. Les délégués participant à ce congrès sont venus de l’intérieur du pays et du district de Bamako. OD/OS(AMAP)

Des groupes armés auraient donné un ultimatum aux enseignants de Kolongotomo, au Mali

MACINA, 3 fév (AMAP) – Des enseignants du village de Kolongotomo, dans le cercle de Macina (centre du Mali), auraient reçu un ultimatum de la part de groupes armés pour cesser leurs cours, selon une source locale, faisant craindre de nouvelles fermetures d’écoles dans une zone en proie à l’insécurité. La source, qui a requis l’anonymat, a déclaré à l’agence de presse AMAP que cet ultimatum émanerait de « groupes armés terroristes qui ont semé la terreur la semaine dernière à Tongolo Coura, Nayo et partout d’ailleurs ». Aucun détail supplémentaire n’a été fourni sur la nature ou l’échéance de cette injonction. Ce nouvel avertissement intervient dans un contexte de violence récurrente dans le cercle de Macina. La semaine dernière, plusieurs localités, dont Tongolo Coura et Nayo, ont été le théâtre d’attaques attribuées par la source à ces mêmes groupes armés. Ces incidents s’inscrivent dans une tendance plus large de pression sur le système éducatif dans plusieurs régions du Mali, où des acteurs armés tentent d’imposer la fermeture des écoles. DG/OS (AMAP)

Formation militaire : 58 stagiaires, dont 11 femmes, obtiennent leur Brevet d’Armes à Bougouni

 BOUGOUNI, 3 fév (AMAP) – Cinquante-huit stagiaires des forces armées et de la protection civile, dont onze femmes, ont reçu mardi leur attestation à l’issue d’une formation classique aux Brevets d’Armes n°1 et n°2 (BA1/BA2) au camp militaire de Bougouni. La cérémonie de sortie de promotion s’est déroulée au camp du 82ème régiment blindé, sous la présidence du colonel Bassirou Diarra, conseiller à la sécurité du gouverneur. Elle s’est clôturée par la remise d’attestations aux trois premiers de chaque promotion et un défilé. Durant trois mois, les stagiaires issus de l’armée de terre et de la protection civile ont suivi un programme intensif combinant théorie et pratique. Cette formation a pour objectif de les préparer aux fonctions de chef de peloton ou d’adjoint, en développant leurs compétences techniques et tactiques pour des missions dans « des contextes difficiles et exigeants », selon les termes de l’annonce. Le programme couvrait plusieurs domaines clés : tactique, armement, connaissance des engins blindés, tir, photographie, pédagogie, règlement des services et sport. Cette formation est conçue pour renforcer les capacités opérationnelles des futurs cadres et leur permettre de relever les défis sécuritaires actuels. S’adressant aux stagiaires, le lieutenant-colonel Seydou Traoré, commandant du régiment, les a instruits à « la rigueur, la détermination et le leadership ». Il leur a rappelé qu’ils devront « s’adapter aux situations changeantes, à transmettre efficacement les ordres, à gérer les besoins et le moral de leurs équipes, à prendre des décisions éclairées sous pression ». Le colonel Bassirou Diarra a pour sa part salué l’encadrement et félicité les récipiendaires. Il a souligné que ces nouveaux chefs de peloton et adjoints « prendront part aux opérations sur le terrain et contribuer[ont] à la sécurité de notre pays ». BHT/OS (AMAP)

Kayes : Le Gouverneur visite les victimes d’une attaque terroriste

Kayes, 02 fev (AMAP) – Le gouverneur de la région de Kayes s’est rendu lundi à l’hôpital et à la caserne pour rencontrer les blessés suite à une attaque meurtrière contre un convoi militaire survenue le jeudi 29 janvier 2026. Le Général de brigade Moussa Soumaré, à la tête d’une délégation, s’est d’abord rendu à l’Hôpital Régional Fousseyni Daou, puis au Camp militaire Mamadou Lamine Dramé. Il a exprimé, « au nom du Gouvernement, sa compassion et sa solidarité » envers les victimes, selon un communiqué du gouvernorat. Il leur a transmis les vœux de prompt rétablissement des plus hautes autorités du pays. Cette visite fait suite à une attaque terroriste survenue jeudi 29 janvier 2026 contre l’escorte de citernes sur la Route Nationale 1 (RN1), dans la partie occidentale du Mali. Plusieurs personnes, civiles et militaires, ont été tuées ou blessées lors de cet assaut. Les blessés visités ce lundi ont été « ciblés par des assaillants lors de cette attaque », précise la communication officielle. À l’issue de sa visite, le Gouverneur Soumaré a rendu « un vibrant hommage à ceux qui ont fait le sacrifice ultime lors de cette mission sur l’axe Diboli-Kayes, ainsi qu’aux chauffeurs et aides-chauffeurs des citernes décédés ». Il a présenté ses condoléances aux familles des victimes. Dans son allocution, il a également exprimé « sa profonde gratitude au Général d’armée Assimi Goita, Président de la Transition, ainsi qu’à l’ensemble de la hiérarchie militaire, pour les efforts constants visant à doter notre armée de moyens modernes et adaptés ». BMS/OS (AMAP)