Communication : Le premier Forum panafricain des médias est prévu du 3 au 10 mai 2026 à Bamako

Bamako, 8 mars (AMAP) Le premier Forum panafricain des médias aura lieu à Bamako du 3 au 10 mai 2026, à l’occasion de la Semaine de la Liberté de la Presse, a appris l’AMAP des organisateurs. L’information a été donnée vendredi à la Maison de la Presse par le Comité d’organisation du Forum panafricain des médias. Placé sous la haute présidence du Général d’Armée Assimi Goïta avec pour thème : «Unir les voix : les liens entre les médias d’Afrique», le Forum panafricain des Médias ambitionne de créer un cadre panafricain et institutionnel de dialogue réunissant les professionnels des médias du Mali, de l’AES et des autres régions d’Afrique afin de réfléchir aux défis du secteur. Selon le journaliste Salif Sanogo, président des sous-commissions, l’initiative répond à une volonté du Chef de l’État de favoriser un cadre de dialogue entre les professionnels des médias africains. «Au niveau continental, il faut que nous nous donnions la main afin de pouvoir répondre au besoin. L’Afrique dispose de nombreux médias, mais ils restent souvent dispersés», a expliqué M. Sanogo qui est également Coordinateur général de la télévision AES. Il a insisté sur le fait que le Forum ne vise pas à imposer une vision unique : «L’objectif est de rassembler les acteurs africains des médias afin de réfléchir ensemble aux défis communs.» Le forum prévoit ainsi la participation d’invités venus de toutes les régions du Mali, de l’espace de l’AES ainsi que d’une quarantaine d’invités qui viendront d’autres pays africains. « Aujourd’hui, nous vivons dans un monde en pleine mutation […] Nous nous sommes dits qu’il est important de démocratiser ce débat, de réunir autour d’une même table, différentes conceptions et lectures de la question de la liberté de la presse et surtout du droit du citoyen à une information juste et indépendante», a déclaré Bandjougou Danté, coordinateur général du Forum et président de la Maison de la presse. Pour Hamey Cissé, président du Comité scientifique, le Mali possède une tradition d’accueil de grandes rencontres panafricaines comme le Festival Homme de Liberté qui a marqué l’histoire. «Ce forum est un label malien au service de l’AES et du continent appelé à se perpétuer», a-t-il souligné. Le Forum panafricain des médias vise à créer un espace durable de concertation entre les acteurs médiatiques du continent. Il permettra également de renforcer les compétences d’au moins 250 professionnels des médias à travers des panels, ateliers et sessions techniques portant sur la désinformation, l’innovation numérique, la souveraineté médiatique et la sécurité des journalistes. À l’issue des travaux, un rapport continental de recommandations sera produit, accompagné de la mise en place de partenariats inter-médias et d’une plateforme collaborative destinée à promouvoir un narratif africain. KD/CMT (AMAP)
Divorces à Bamako : La désacralisation progressive du mariage

Bamako, 22 février (AMAP) Alors que la Commune VI du district de Bamako a célébré 537 mariages civils en 2025, le tribunal de la même commune a prononcé 1 058 divorces sur la même période. Un chiffre préoccupant, révélateur de l’ampleur croissante de ce phénomène social au Mali. À Bamako comme à l’intérieur du pays, la fin d’année n’est pas seulement marquée par les festivités nuptiales. Si les mairies se remplissent pour les mariages civils et que les dimanches voient défiler de longs cortèges bruyants dans une circulation saturée, les tribunaux, eux, enregistrent une autre réalité : celle des séparations conjugales. Il est environ 9 heures, ce jeudi, au tribunal de la Commune VI du district de Bamako. Dans la cour, une file se forme : certains attendent un certificat de nationalité, d’autres un casier judiciaire. Les couloirs sont bondés, chaque service vaque à ses occupations. À l’intérieur de la salle d’audience, le président du tribunal appelle les dossiers les uns après les autres. Les parties se succèdent face aux jurés, pendant que les avocats, concentrés, consultent leurs dossiers. Dans la salle des greffiers, l’affluence est tout aussi marquée. La majorité des personnes présentes sont des femmes. Certaines viennent retirer leur grosse de divorce, d’autres déposer une plainte contre leur conjoint. Les nouvelles arrivantes se renseignent auprès de celles dont la procédure est déjà engagée. Toutes, ou presque, sont dans la trentaine. « Je ne connais pas la procédure. Je veux demander le divorce, où dois-je aller ? », demande l’une d’elles. « Il faut voir la greffière en chef. Mais il faut être patiente. Cela peut prendre un ou deux ans. Se marier est rapide, divorcer ne l’est pas », répond une autre, engagée dans la procédure depuis novembre 2023 et qui dit avoir obtenu sa grosse en février 2024. Une troisième femme confie avoir eu plus de chance : « En six mois, j’ai obtenu mon acte de divorce. Maintenant, je dois le remettre à un huissier pour qu’il le transmette à mon ex-mari. C’est un soulagement. » « Cela prendra le temps qu’il faudra, mais pour moi le divorce est la seule solution », conclut une autre avant d’entrer dans le bureau. Un homme, vêtu d’un polo marron et portant un cache-nez, s’adresse à la greffière en chef. Il est venu consulter le délibéré de son dossier. Informé que le tribunal estime que son mariage ne peut, pour l’instant, être dissous, il s’inquiète de la lenteur de la procédure. « Il n’y a pas de solution plus rapide ? Elle m’a menacé de mort. Nous sommes même allés à la gendarmerie », insiste-t-il. La réponse est sans appel : seule la procédure légale peut être suivie. Abdou Diarra, qui a divorcé nous explique les comportements de son épouse. « Devant les gens, elle ne montrait jamais de problème. Mais une fois que nous étions seuls dans la chambre, c’était un véritable calvaire. J’ai dépensé plus d’un million pour le mariage, et malgré tout, le divorce a eu lieu. Elle faisait tout, sauf ce que je lui demandais», raconte-t-il . Et de révéler qu’un« jour, je l’ai emmenée en ville. Sur le chemin du retour, elle a pris mon turban et a tenté de m’étrangler, voulant me tuer. Depuis ce jour, elle a rassemblé ses affaires et est repartie chez ses parents», même s’il reconnaît que «le divorce n’est jamais une bonne chose, mais dans mon cas, c’était la meilleure décision ». « J’ai divorcé après trois ans de mariage. Ma femme m’a dit qu’elle ne pouvait pas vivre avec mes proches. Nous vivons dans une société qui a ses propres règles, et cette situation a rendu notre vie commune impossible. », a fait savoir, un homme âgé d’une cinquantaine d’années, sous couvert de l’anonymat. Il dit avoir dépensé plus de trois cent mille Fcfa dans les procédures de divorce. Un problème d’éducation et de communication Sur les causes de cette recrudescence des divorces, les avis divergent. De nombreuses femmes dénoncent l’irresponsabilité des hommes, tandis que certains hommes accusent les femmes. « On ne peut pas fonder un foyer sur le mensonge. Beaucoup de jeunes cachent leur situation financière avant le mariage. Ensuite, ils sont incapables de subvenir aux besoins de leurs épouses », estime Salimata Traoré, secrétaire à la mairie de Sogoniko. Mariam Camara, commerçante au marché de Yirimadio, souligne que les femmes sont souvent sommées de se soumettre, alors que les responsabilités des époux sont minimisées. « Aujourd’hui, beaucoup de femmes prennent en charge leur foyer. Il faut apprendre aux jeunes à communiquer pour réduire les séparations », plaide-t-elle. À l’inverse, Youssouf Dembélé, sexagénaire, estime que certaines femmes ne sont pas préparées pour le mariage. « La première qualité d’une femme, c’est la docilité. Beaucoup ne sont plus soumises, et c’est ce qui explique les divorces », affirme-t-il. Le manque de communication, de confiance et de patience, ainsi que l’ingérence des familles, sont également cités parmi les causes de séparation. Pour Bourama Sissoko, chef du secrétariat général de la mairie de la Commune VI, les difficultés financières sont au cœur de nombreux conflits. « Beaucoup de jeunes femmes refusent de vivre dans les difficultés. Elles recherchent le luxe. Or, le manque de communication détruit de nombreux foyers », analyse-t-il. « Des mariages qui ne durent qu’une nuit » Sibiry Bakayoko, juge de siège au tribunal de la Commune VI, observe que les demandes de divorce émanent majoritairement des femmes. « Elles sont aujourd’hui mieux informées de leurs droits et refusent certaines situations », explique-t-il. Il évoque également des unions contractées dans la précipitation. « Il y a des mariages qui ne durent que la nuit nuptiale », raconte-t-il, évoquant le cas d’un homme ayant demandé le divorce parce que l’apparence physique de son épouse ne correspondait pas à ses attentes. Selon le magistrat, les divorces sont principalement prononcés pour violences conjugales, infidélité, difficultés financières et manque de communication, conformément à l’article 348 de la loi n°2011-087 du 30 décembre 2011 portant Code des personnes et de la
Lancement à Kangaba d’un projet de renforcement des jeunes en droits de l’homme et prévention des conflits

Kangaba, 11 fév. (AMAP) – Le préfet du cercle de Kangaba, Abou Dao, a présidé mercredi, dans la salle de conférence de l’hôtel Résidence, la cérémonie de lancement du projet de renforcement des jeunes en protection des droits de l’homme, prévention et résolution des conflits. Organisée par l’ONG PACINDHA (Pôle des Actions d’Intégration des Droits Humains), en partenariat avec le Ministère des Affaires étrangères du Danemark et le Fonds d’Appui aux Moteurs du Changement (PAMOC), l’activité a pour objectif de présenter aux autorités de Kangaba, aux parties prenantes et aux bénéficiaires « le projet à travers ses objectifs, les activités, les résultats attendus et la zone d’intervention ». La cérémonie de lancement a été suivie du démarrage d’un atelier de renforcement du leadership des jeunes et des femmes en prévention et médiation des conflits communautaires. Selon les organisateurs, cet atelier vise à renforcer les capacités des jeunes et des femmes dans les techniques de négociation de la paix, de médiation et de prévention des conflits dans le cercle de Kangaba et à promouvoir la consolidation de la paix ainsi que la coexistence pacifique entre les communautés grâce à des jeunes et femmes médiateurs de la paix formés à cet effet. Prennent part à la rencontre des responsables administratifs, des maires, des représentants des forces de l’ordre et de sécurité, de la société civile, des légitimités traditionnelles, ainsi que des jeunes et des femmes. Les travaux dureront deux jours. SD/OS (AMAP)
Ségou : le réseau Wassa Mali promeut les bonnes pratiques agroécologiques

Par Mamadou SY Ségou, 11 fév (AMAP) La 4ème édition du Forum pratique en agroécologie paysanne Croisade (Croisement des initiatives et actions de base) s’est ouverte le mardi 10 février à Ségou, dans le Centre du Mali, avec comme thème principal : «Les savoirs paysans et innovations locales : piliers d’une transition agroécologique réussie». La cérémonie d’ouverture s’est tenue dans la salle de conférence de la Maison des jeunes sous la présidence du conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de la région de Ségou, Mohamed Ag Mohamed Aly. C’était en présence du maire de la Commune rurale de Pelengana, Mme Diabaté Mariam Bamba, du préfet de Cercle, Daouda Diarra, du président du Réseau Wassa Mali, Abdramane Zakaria Traoré et du représentant de la Plateforme nationale de l’agroécologie paysanne et de l’agriculture biologique (PNAEPB), Mamadou Goïta. Prévue du 10 au 12 février, ce forum organisé par le Réseau Wassa Mali et ses partenaires vise à promouvoir et valoriser les savoirs paysans et les innovations locales comme leviers essentiels pour accélérer la transition agroécologique dans les communautés rurales, en facilitant les échanges pratiques, le dialogue multiacteurs et le renforcement des capacités des acteurs de terrain. Plusieurs acteurs prennent part à ce rendez-vous dont des organisations partenaires au développement, des communautés paysannes membres du Réseau Wassa Mali, des autorités traditionnelles et coutumières, des techniciens agricoles et des formateurs locaux, des organisations de femmes et de jeunes, des chercheurs, médias et personnes ressources. Plusieurs activités sont au programme, notamment des présentations dynamiques, des ateliers de terrain, des études de cas, des discussions en groupe et des sessions de co-création de visions partagées. Selon le président du Réseau Wassa Mali, Abdramane Zakaria Traoré ce forum se veut « un espace de réflexion collective autour des résultats obtenus et des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des pratiques agroécologiques. » M. Traoré a signalé que les précédentes éditions ont permis d’aborder des thématiques importantes ayant trait à l’élevage pastoral et paysan face aux défis du changement climatique, la gestion des ravageurs et les systèmes de semences paysannes. D’après le président du Réseau Wassa Mali, « l’agroécologie est une alternative sérieuse pour relever le défi de la sécurité alimentaire dans notre pays. » Pour le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Ségou, cette rencontre revêt une portée toute particulière. «Elle constitue un moment de fierté et d’espérance, au cours duquel la voix du monde paysan, longtemps insuffisamment entendue, retrouve la place centrale qui lui revient légitimement », a indiqué Mohamed Ag Mohamed Aly. « C’est également l’occasion de mettre en lumière les champs, les savoirs endogènes transmis de génération en génération, ainsi que les innovations issues de l’ingéniosité et de la résilience des communautés rurales», a-t-il ajouté. Il a rendu hommage au Réseau Wassa Mali, dont « l’engagement constant et exemplaire a permis de faire de l’agroécologie paysanne un véritable mouvement, ancré à la base et reconnu tant au niveau national que régional. » Dans la même veine, le prefet Daouda Diarra a remercié le Réseau Wassa Mali pour l’organisation de ce forum, avant de réitérer son engagement à soutenir toute initiative visant à promouvoir l’agroécologie. La cérémonie a été marquée par la remise d’attestations de reconnaissance au préfet du Cercle de Ségou et au représentant de la Plateforme nationale de l’agroécologie paysanne et de l’agriculture biologique. Une visite des stands d’expositions à mis fin à la rencontre. MS/MD (AMAP)
Kangaba : lancement des travaux de construction de l’hôpital de district

Kangaba, 10 fév (AMAP) – Les travaux de construction de l’hôpital de district de Kangaba ont officiellement démarré mardi, à la suite de la remise du site et de la tenue de la réunion de lancement du chantier, présidées par le préfet du cercle de Kangaba, Abou Dao. La rencontre s’est déroulée sur le site devant abriter l’infrastructure sanitaire, dans le cadre du projet porté par le ministère de la Santé et des Affaires sociales. Elle a réuni une mission de la Cellule d’Exécution des Programmes de Renforcement des Infrastructures Sanitaires (CEPRIS), la mission de contrôle ainsi que l’entreprise chargée de l’exécution des travaux. Quatre points figuraient à l’ordre du jour, à savoir la visite du site, l’information générale sur le projet, les dispositions à mettre en œuvre pour le démarrage des travaux et les divers. La visite a permis de constater l’état actuel du site, d’une superficie de plus de deux hectares, et de présenter les différents intervenants du projet. Au cours de cette étape, l’entreprise a pris connaissance du site et de l’ensemble des travaux à réaliser. Il a été recommandé à la mission de contrôle et à l’entreprise de « prendre possession du site et de se mobiliser conformément aux spécifications de leur marché pour le démarrage immédiat des travaux », selon les conclusions de la réunion. Le ministère de la Santé et des Affaires sociales est le maître d’ouvrage du projet, tandis que la CEPRIS assure la maîtrise d’ouvrage déléguée. La mission de contrôle est confiée au groupement BICE Conseils SARL/CASA ARCHI, et l’entreprise PRO BTS est chargée de l’exécution des travaux. Le délai d’exécution est fixé à 24 mois. Les procès-verbaux de remise de site et de réunion de démarrage des travaux ont été signés par le préfet du cercle de Kangaba, le chef de la subdivision de l’urbanisme, le chef de bureau du Domaine et du Cadastre, le représentant du chef de village de Kangaba, le maire de Minidian, le médecin-chef du CSREF, ainsi que les représentants de la mission de contrôle et de l’entreprise. La construction de l’hôpital de district de Kangaba constitue une réponse à une attente de longue date des populations du cercle. À cette occasion, les légitimités traditionnelles et religieuses ont exprimé leur reconnaissance aux autorités de la Transition, soulignant que « ce projet, qui était un rêve pour plusieurs personnes, est aujourd’hui une réalité ». SD/OS(AMAP)
Djoflo Traoré intronisé 30e chef de village de Kolokani

Kolokani, 9 fév (AMAP) – Djoflo Traoré a été officiellement intronisé dimanche en tant que 30e chef de village de Kolokani, dans la région du Bélédougou, lors d’une cérémonie traditionnelle marquant la continuité de cette autorité coutumière. La cérémonie s’est déroulée en présence du préfet du Cercle de Kolokani, Alou Diarra, représentant l’État. Les principales figures traditionnelles de la région se sont succédé pour souligner l’unité des clans et des villages voisins, réaffirmant les alliances séculaires et les liens de fraternité qui unissent les localités du Bélédougou. Dans son discours, le préfet Alou Diarra a souligné le rôle central du chef de village dans l’administration locale. « Le Chef de village est le premier maillon de l’administration et le garant de la paix sociale », a-t-il déclaré, saluant cette intronisation au nom des plus hautes autorités de la République. Le maire de la Commune rurale de Kolokani, Mady Fofana, a assuré le nouveau chef du soutien indéfectible de la municipalité, exprimant sa fierté de voir la tradition se perpétuer avec dignité. En devenant le 30e dépositaire de cette autorité, Djoflo Traoré hérite d’une lourde responsabilité, notamment dans le domaine de la médiation et du développement local, comme l’a rappelé un représentant des associations de ressortissants de la région. La cérémonie s’est achevée par des prières et des réjouissances populaires. /OS(AMAP)
Quatre hommes armés arrêtés après des coups de feu à Sincina, dans la région de Koutiala

Koutiala, 7 fév (AMAP) – Quatre hommes armés de pistolets ont été arrêtés vendredi par la police à Sincina, dans la région de Koutiala, après avoir ouvert le feu sur une villa, a appris l’AMAP auprès des services de sécurité. Les faits se sont produits vers 13 heures dans cette commune rurale. Les éléments du commissariat de Koutiala ont réussi à interpeller les suspects peu après l’incident. Contacté ce samedi matin pour plus de détails, le commissaire Attacher s’est refusé à tout commentaire. Il a déclaré : « [Le commissaire] ne donne pas d’information parce que pour lui les enquêtes sont en cours. » Les motivations de cette attaque à l’arme à feu et l’identité des interpellés n’ont donc pas été communiquées par les autorités policières à ce stade de l’enquête. ID/OS(AMAP)
Les centres de formation privés du Mali invités à renouveler leur agrément avant fin avril

Bamako, 7 fév (AMAP) – La Direction nationale de la Formation professionnelle a officiellement ouvert, à compter du 6 février, la période de dépôt des dossiers de renouvellement d’agrément pour les centres privés de formation professionnelle, a-t-elle annoncé dans un communiqué. Les promoteurs dont l’agrément a été accordé il y a plus de cinq ans sont tenus de se conformer à cette procédure, conformément à la réglementation en vigueur. La date limite pour déposer les dossiers auprès des Directions régionales de l’Emploi et de la Formation professionnelle est fixée au jeudi 30 avril 2026 à 16h30. Le communiqué émet un avertissement clair pour les retardataires. Il stipule : « Passé ce délai, tout centre n’ayant pas déposé un dossier de renouvellement verra son agrément frappé de caducité. » Cette mesure s’appuie sur l’article 4 de la Décision n°2011-0283 du 7 décembre 2011, qui prévoit que l’agrément d’ouverture des filières est accordé pour une durée de cinq ans, renouvelable. KD/OS(AMAP)
Le Mali célèbre la journée contre l’excision, une pratique qui persiste malgré des progrès

BAMAKO, 6 fév (AMAP) – Le Mali a célébré vendredi la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (MGF), en mettant l’accent sur le rôle crucial des autorités et des leaders traditionnels pour éradiquer une pratique toujours largement répandue dans le pays. La cérémonie au Centre international de conférences de Bamako (CICB) était présidée par le secrétaire général du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Salif Tal. Elle s’est tenue sous le thème national : « Rôles et Responsabilités des Autorités et Légitimités Traditionnelles du Mali Face aux Enjeux de l’Abandon des MGF/Excision ». Un représentant des partenaires techniques et financiers, Mohamed Lémine Ould Beiba, a présenté un bilan contrasté. S’il a noté une baisse du taux de MGF chez les filles de 0 à 14 ans, passant de 74% en 2018 à 70% en 2023, les chiffres restent alarmants. Il a déclaré : « Malgré ces avancées, les statistiques sur les MGF restent préoccupantes car 89% des filles et femmes de 15 à 49 ans ont subi une forme de MGF et ce qui est encore plus inquiétant, une majorité de femmes et d’hommes (48%) déclarent que la pratique doit être maintenue. » Il a ajouté qu’au niveau mondial, près de 4,4 millions de filles risquaient encore de subir des MGF cette année, soulignant que le rythme des progrès restait insuffisant pour atteindre l’objectif d’élimination d’ici 2030. Le secrétaire général Salif Tal a expliqué que le choix du thème témoignait de la volonté des plus hautes autorités maliennes de « trouver des réponses endogènes » pour abandonner la pratique. Il a présenté cette démarche comme « un acte de reconnaissance des efforts, mais encore un appel aux pouvoirs des autorités et légitimités traditionnelles, en tant que gardiennes des valeurs et des normes sociales positives ». La cérémonie a été marquée par la projection d’un film montrant l’engagement de leaders traditionnels contre l’excision. BT/OS(AMAP)
Une campagne pour promouvoir les racines locales des droits de l’homme lancée à Kangaba

Kangaba, 5 févr (AMAP) – Une campagne nationale de sensibilisation sur les « origines endogènes des droits de l’homme » a été officiellement lancée jeudi à Kangaba, sous l’égide de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et des autorités locales. L’objectif de cette campagne est de favoriser « l’appropriation communautaire des droits de l’homme » en valorisant leurs fondements locaux. Elle vise spécifiquement à diffuser des messages validés auprès des communautés, à renforcer la compréhension des liens entre droits humains et valeurs socioculturelles, et à promouvoir l’adhésion des leaders traditionnels et religieux. « Les droits de l’homme ne sont pas une importation » Lors de la cérémonie d’ouverture présidée par le préfet du cercle, Abou Dao, la présidente par intérim de la CNDH, Me Aïssata Foune Timbély, a insisté sur l’enracinement historique de ces principes. Elle a déclaré : « Les droits de l’homme ne sont pas étrangers à nos sociétés. Ils ne sont pas une importation. Ils ne sont pas une greffe. Ils sont aussi, et profondément, enracinés dans notre histoire, nos traditions, nos valeurs et nos institutions sociales. » Elle a cité en exemple la Charte de Kurukanfuga de l’Empire du Mali, qu’elle a présentée comme un texte ancien portant sur « la protection des personnes, la cohésion communautaire et la dignité humaine ». Dans son discours, le préfet Abou Dao a réaffirmé l’engagement de l’État malien à promouvoir les droits fondamentaux, tout en soulignant que cette mission nécessitait « l’implication de tous ». Il a appelé à une attention particulière envers les personnes vulnérables, précisant : « La sensibilisation doit accorder une attention particulière à la protection des personnes vulnérables, notamment les femmes, les enfants, les personnes vivant avec un handicap, les personnes âgées et toutes les catégories exposées à la discrimination ou à l’exclusion. » La cérémonie a rassemblé des chefs traditionnels, des leaders religieux, des associations de femmes et de jeunesse, des élus locaux, des enseignants et des défenseurs des droits de l’homme. SD/OS(AMAP)

