Mali : Arrivée de plusieurs équipements et matériels de génie civil et militaire
Bamako, 29 nov (AMAP) Un convoi de matériel et d’équipements de génie civil, en provenance de Guinée, est arrivée, ce samedi 29 novembre 2025, au Mali (Bamako), a constaté l’AMAP. Les véhicules transportaient, aussi, du matériel et des équipements de génie militaire, notamment 12 pochards, 27 conteneurs, des bennes. Ces équipements destinés au génie militaire ont été acquis dans le cadre du renforcement des capacités, pour les prochaines missions qui lui seront confiées, précisément le bitumage et réparation des routes, a t-on appris de source officielle . ST/MD (AMAP)
Crise de carburant : Fin des longues files d’attente à Ouélessébougou
Ouélessébougou 29 nov (AMAP) La crise de carburant qui frappait la ville de Ouélessébougou (80 km au Sud de Bamako), paralysant toutes les activités socio-économiques et la mobilité des usagers, semble atteindre son épilogue, ce samedi 29 novembre, avec la disponibilité du carburant (super et gasoil) dans trois station-service, a constaté l’AMAP sur place. Cette évolution de la situation marque, ainsi, la fin des longues files d’attente, parfois interminables, sur les grandes artères principales depuis plusieurs semaines. La ville a retrouvé son souffle. Les véhicules circulent désormais librement. L’ambiance est à l’apaisement et la population vague à ses occupations. Devant la Station-service Sotraka, Yaya Samaké, un agent de soutien au Centre d’animation pédagogique (CAP) de Ouélessébougou, a exprimé sa satisfaction. « C’est un véritable soulagement que je ressens aujourd’hui. Je viens à peine d’arriver et j’ai été servi en carburant. » Et de rappeler : « Pendant près d’un mois, c’était un parcours du combattant. On passait parfois plus de trois heures dans la file. Aujourd’hui, voir la station fonctionner normalement, c’est comme retrouver une liberté. » Il a, également, salué les efforts des autorités de la Transition et leur demandé » de maintenir ce rythme normal pour le bonheur de la population. » La fin des files d’attente à Ouélessébougou est perçue par les populations que nous avons interrogées comme un impact positif des mesures urgentes déployées par les autorités nationales en réponse à cette crise qui reste désormais un mauvais souvenir. AC/MD (AMAP)
Macina : La crise du carburant plombe le transport et la récolte en zone Office du Niger
Macina, 28 nov (AMAP) La crise des hydrocarbures a touché le transport et les récoltes en zone office du Niger, notamment le transport entre Macina-Ségou-Bamako, en aller et retour. La pénurie de carburant a fait monter le tarif Macina-Ségou qui était de 2 500 à 3 000 Fcfa est revu à la hausse entre 3 500 et 4 000 Fcfa. L ‘axe Macina-Bamako, qui était de 6 000 Fcfa a atteint 7 000 à 7 500 Fcfa. A la suite de la même crise, toutes ces compagnies qui affrétaient 2 à 3 cars par jour ne peuvent en faire voyager qu’un seul actuellement. Le transport à Macina est assuré par trois grandes compagnies de transport, les mini-cars, les camions de transport de marchandises. Ils assurent le trafic durant toute la journée jusqu’à 20h en respect des mesures sécuritaires. La crise a touché les récoltes en zone Office du Niger où toutes les machines (motoculteurs, batteuses, moissonneuses, décortiqueuses) fonctionnent au gaz oil. Les frais des prestations ont aussi augmenté. Le litre de gaz oil qui était de 650 à 700 Fcfa est actuellement à 2 009 Fcfa et se fait rare. Face à la crise, certains conducteurs ont expérimenté un mélange d’huile de ménage avec 5 à 2 ou 3 litres de gaz oil pour effectuer les prestations. DG/MD (AMAP)
Gualoukoné, dans le Cercle de Bafoulabé (Ouest) : Une pirogue surchargée coule, emportant 6 élèves dont 5 filles et 1 garçon
Bafoulabé, 28 nov (AMAP) Quelque 6 élèves dont 5 filles et 1 garçon sont morts par noyade lorsque la pirogue transportant 36 élèves (18 garçons et 18 filles), plus le piroguier, a chaviré, ce vendredi, 28 novembre 2025, aux environs de 7 heures du matin, sur la rive gauche du fleuve « Bakoye », a appris l’AMAP de sources locales. Les jeunes victimes sont des classes de 4e et 5e année de l’Ecole fondamentale de Kalé. L’embarcation de 9 m, qui transportait bien au-delà de sa capacité, effectuait la liaison quotidienne entre le village de Gualoukoné, localité de départ, et Kalé, était, selon une source locale, « excessivement chargée. » Selon notre source, « la pirogue a rapidement pris l’eau, semant la panique parmi les passagers. » D’où ce lourd bilan et l’émoi dans la communauté . Grâce à l’intervention rapide de la dame Kankou Sissoko, qui faisait la lessive au bord du fleuve et celle de la population locale, 30 élèves dont 17 garçons et 13 filles ont pu être secourus, selon la même source. Les corps des enfants et adolescents, sans vie, ont été repêchés et remis à la population de Galoukoné par la gendarmerie où ils ont été enterrés vers 11 heures le même jour. Informé du drame, le préfet du Cercle, Siaka Souleymane Sanogo, a dépêché une mission composée de la gendarmerie, d’élus de la collectivité de Mahina et de la direction du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Bafoulabé (Ouest) pour apporter à la famille des victimes, la compassion des autorités. La quiétude de la ville de Gualoukoné, située dans le cercle de Bafoulabé, à une vingtaine de kilomètres de son Chef-lieu de commune (Mahina), a été brutalement interrompue. Cette tragédie a plongé toute la communauté de Bafoulabé et les villages environnants dans une profonde consternation. Les parents, les enseignants et les autorités locales sont sous le choc, face à cette perte tragique de jeunes vies promises à un avenir meilleur. Cet accident tragique met, une fois de plus, en lumière les dangers de la surcharge et le manque de sécurité dans le transport fluvial de la localité. Le drame ravive les préoccupations de sécurité liées au transport fluvial à Bafoulabé où de tels accidents, souvent dus à la surcharge et au non-respect des règles de navigation, surviennent régulièrement. Des voix s’élèvent pour exhorter les acteurs locaux compétents à sensibiliser davantage, afin d’éviter que de telles tragédies ne se reproduisent à l’avenir. La population locale demande, également, un meilleur accès aux infrastructures routières pour réduire la dépendance au transport par pirogue, souvent risqué, surtout en période de crue. BM/MD (AMAP)
Stratégie nationale de lutte contre la corruption : une cinquantaine de participants en session de partage et d’appropriation à Koutiala
Koutiala, 27 nov (AMAP) Une cinquantaine de participants ont pris part, jeudi, à une session de partage et d’appropriation de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLC) et son plan d’actions 2023-2027, dans la salle de conférence du gouvernorat, a constaté l’AMAP sur place. L’évènement a été initié par le département en charge de la Refondation de l’Etat et est financé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Animée par Aboubacar Tiékoro Konaté, Conseiller technique au ministère de la Refondation de l’Etat et chargé des Relations avec les Institutions, cette session a permis aux participants de l’administration publique, des organisations de la Société civile, du secteur privé, des représentants des confessions religieuss, une bonne appropriation de la SNLC et son plan d’actions 2023 -2027. Selon Le gouverneur de la Région de Koutiala, le général de Division Abdoulaye Cissé, qui a présidé la cérémonie, le gouvernement, sous l’impulsion du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, a approuvé, le 21 septembre 2023, la SNLC « dans le but d’éradiquer ce fléau de la corruption et de la délinquance financière. » La corruption, faut-il le rappeler, constitue l’un des principaux obstacles au développement, à la cohésion sociale et à la confiance entre l’Etat et les citoyens. Elle affecte la qualité des services publics, freine les initiatives économiques et porte atteinte à l’équité et à la justice. RDG/MD (AMAP)
San : Célébration de la Journée mondiale des toilettes couplée à la remise de matériels d’assainissement
San, 28 nov (AMAP) La 16e édition de la Journée mondiale des toilettes, couplée à la remise de matériels d’assainissement à certaines communes par le Projet de résilience urbaine de Bamako (PRUBA) ont lieu, jeudi, au Groupe scolaire de Santoro 1er Cycle de San (Centre). En ouvrant les travaux, le conseiller aux Affaires économiques et financières, Seydou Bagayoko, représentant le gouverneur de la Région de San, a invité les participants à être « des relais auprès des populations afin que celles-ci comprennent la nécessité d’utiliser et d’entretenir des latrines. » Il a remercié le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable et le PRUBA pour ce don de matériels aux collectivités de la Région. Le Directeur régional de l’Assainissement, du Contrôle des Pollutions et des Nuisances, Adama Fané, a adressé ses remerciements au Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) pour son appui à la célébration de cette journée et au PRUBA pour le don de matériels d’assainissement à des communes de la région. Il a, aussi, remercié la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable pour son appui à la Région de San, à travers la remise de matériels d’assainissement aux communes. Il a, enfin, assuré que ce matériel offert par le PRUBA fera « l’objet d’un suivi rigoureux « quant à son utilisation. Le porte-parole des collectivités bénéficiaires, Boba Abed Négo Dakouo, maire de la Commune rurale de Tominian, a remercié les autorités maliennes pour l’initiative de creation du PRUBA et la Banque Mondiale pour son appui financier. Par ailleurs, la Commune urbaine de San, celles rurales de Kava, Niasso, Tominian et Yangasso, ont bénéficié de lots de matériels offerts par le PRUBA, comprenant 07 tricycles, 200 poubelles métalliques, 200 poubelles plastiques, 100 pelles, 100 râteaux, 400 paires de gants, 400 paires de bottes, 30 brouettes et 03 motos. Des kits d’hygiène et d’assainissement ont aussi été remis aux écoles de Santoro 1er cycle, Babou Dioni V, Sienso 1er cycle et aux Centres de développement de la petite enfance (CDPE) Sabil Houda et El Fikr , tous dans la Commune urbaine de San. C’était en présence du Préfet de cercle de San, Souleymane Tembély, des maires des communes bénéficiaires, des représentants des services techniques déconcentrés de l’État, de la Société civile, des Organisations non gouvernementales (ONG), du chef de village de San ainsi que des enseignants et élèves mobilisés pour la circonstance. NC/MD (AMAP)
Clôture de la 30e édition du Mois de la solidarité et de lutte contre l’exclusion à Bougouni : Sous le signe de l’action sociale
Bougouni, 27 nov (AMAP) La 30e édition du mois de la solidarité a pris fin, mercredi, au gouvernorat de Bougouni. par une cérémonie de clôture que le gouverneur de la région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé a présidée, a constaté l’AMAP sur place. La cérémonie a été marquée par la minute de silence observée à la mémoire du doyen d’âge de Bougouni, feu Fadji Sangaré, qui s’est éteint à l’âge de 103 ans à la veille de cette de la clôture et, aussi, à l’ensemble des victimes de la crise que vit le Mali. Il y a eu, aussi, la remise d’attestations au parrain du mois, le Directeur général de TechnoLAB-ISTA-Mali, Daouda Diakité, un fils du terroir, représenté, aux cadres de la Région pour leur accompagnement inestimable dans la réussite des activités du mois de la solidarité et de lutte contre l’exclusion, des remises de vivres aux couches vulnérables, de deux motos pour des handicapés et des couveuses pour le Centre de santé de référence (CSRef) de Bougouni. Selon le gouverneur Wélé, le bilan de ce mois a surtout été humanitaire et l’expression de la solidarité avec 27 personnes âgées dont 14 hommes, 13 femmes et 2 personnes âgées du domaine de la Culture « qui ont reçu la visite des autorités régionales et locales, particulièrement de la Commune urbaine de Bougouni. Le bilan inclut, aussi, une assistance alimentaire en riz, mil et sucre touchant 430 personnes. Au titre de l’assistance médicale 1 083 personnes dont 888 ont bénéficié de consultations médicales gratuites et 195 d’opération de la cataracte, des médicaments d’une valeur de 1 905 375 Fcfa ont été offerts au CSRef » a énuméré le gouverneur, sans être exhaustif. Cette 30e édition avait pour thème national :« Solidarité dans la diversité culturelle, base d’une société inclusive », afin de rappeler « le devoir de solidarité, de charité et d’altruisme envers nos semblables qui sont dans le besoin » a relevé le gouverneur. Il a remercié le parrain de cette édition, le Directeur général de TechnoLAB – ISTA-Mali, Daouda Diakité, un fils du terroir, et l’ensemble des acteurs de la région pour leur accompagnement qui a permis d’attendre les objectifs de cette édition 2025 dans la Région de Bougouni. En donnant rendez-vous pour la 31e édition, le gouverneur a engagé particulièrement la cheville ouvrière de cette célébration, le Directeur régional du Développement social et de l’économie solidaire, Yacouba Diarra, et les chefs de services « à persévérer dans les efforts afin que notre Région soit une vitrine en matière de solidarité et de lutte contre l’exclusion. » C’était en présence des membres du cabinet, de plusieurs préfets des Cercles de la Région, des responsables administratifs et politiques régionaux, des légitimités traditionnelles, des forces de défense et de sécurité et des acteurs de la Société civile. BHT/MD (AMAP)
Kayes (Ouest) : L’Autorité de protection des données à caractère personnel ouvre son antenne régionale
Kayes, 28 nov (AMAP) L’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP) a ouvert, jeudi, une antenne dans la Région de Kayes (Ouest) en vue de se rapprocher davantage des populations de cette partie du Mali, lors d’une cérémonie. L’ouverture de cette antenne régionale s’inscrit pleinement dans la vision stratégique des autorités et de l’APDP : rapprocher l’institution des citoyens, renforcer sa présence sur le terrain et assurer l’effectivité des droits sur toute l’étendue du territoire national. « Cette antenne sera un espace de proximité, d’écoute, d’assistance et d’accompagnement. Elle sera un lieu où les préoccupations des citoyens seront accueillies, où les responsables de traitement seront guidés et où les bonnes pratiques seront promues. Elle permettra également d’intensifier nos actions de contrôle, de sensibilisation et de formation auprès des services publics, des structures privées, des acteurs économiques, des jeunes, des femmes et des organisations communautaires », a assuré le président de l’APDP, Mamoutou Samassékou. « L’APDP, depuis sa création, ne cesse de rappeler que la conformité n’est pas un frein au développement, mais un véritable accélérateur de modernisation, de crédibilité et de bonne gouvernance. Aujourd’hui, notre région franchit un pas important vers une meilleure compréhension et une meilleure appropriation de ces enjeux », a déclaré le Gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré qui a présidé l’ouverture de la ceremonie et coupé le ruban symbolique. En marge du démarrage des activités de cette nouvelle structure, une conférence-débat organisée à cet effet a permis d’édifier les participants sur la protection des données à caractère personnel. La circulation des données personnelles est devenue le moteur des administrations modernes, des entreprises innovantes, de l’économie numérique, mais aussi des réseaux sociaux qui occupent une place croissante dans le quotidien de nos populations, et plus particulièrement de nos jeunes. « Les données personnelles racontent nos identités, nos parcours professionnels, nos habitudes, nos fragilités et nos espoirs », a commenté le chef de l’exécutif régional. Or, ces informations peuvent à la fois soutenir le progrès et exposer nos citoyens à des risques majeurs : cyber-arnaques, usurpation d’identité, violation de la vie privée, manipulation d’informations, exploitation abusive des données de santé ou encore discrimination numérique. Les données à caractère personnel ou données personnelles sont des informations existantes sous diverses formes et permettent d’identifier directement ou indirectement une personne par référence à un numéro d’immatriculation, à un ou plusieurs éléments propres à son identité physique, physiologique, biométrique, génétique, psychique, culturelle, sociale ou économique. Elles peuvent être des identifiants universels permettant de raconter entre eux plusieurs fichiers constituant des bases de données, ou de posséder à leur interconnexion. Rappelons que l’Etat a adopté la Loi n°2013-015 du 21 mai 2013 portant protection des données à caractère personnel. Ce texte fixe, aussi, les principes fondamentaux de la collecte et du traitement des données et prévoit une autorité administrative indépendante chargée du contrôle du respect de cette règlementation. BMS/MD (AMAP)
Ansongo : Les autorités se rendent sur un présumé site minier
Ansongo, 28 nov (AMAP) Une mission conduite par le préfet intérimaire du Cercle d’Ansongo (Nord), le sous-préfet Mohamed Ag Alwali, s’est rendue, jeudi 27 novembre 2025 sur un site récemment découvert et supposé contenir un gisement minier, a constaté l’AMAP. Sur les lieux, au nord-est de la ville d’Ansongo couvrant une superficie estimée à plus d’un hectare, les autorités ont constaté des traces de présence humaine, laissant penser à une première découverte par les habitants. A ce stade, aucune étude technique n’a été encore menée pour confirmer les informations relatives à une éventuelle ressource minière. Cette mission intervient 24 heures après une alerte donnée par les populations locales. Dès l’annonce de la découverte, le préfet intérimaire a diffusé un communiqué sur les radios locales pour interdisant l’accès au site, afin de prévenir toute exploitation artisanale non contrôlée. Il a, également, indiqué que d’autres mesures sont en cours « pour vérifier la nature du gisement et sécuriser entièrement la zone. » MHM/MD (AMAP)
Projets d’insertion et de réintégration au profit des migrants de retour : Remise de chèque
Bamako 27 nov (AMAP) Quelques 75 migrants concernés par cette phase de lancement des projets d’insertion et de réintégration de migrants de retour ont reçu, jeudi, un chèque géant de 100 millions de Fcfa et des chèques individuels de 1 500 000 Fcfa remis à trois autres personnes, qui ne font pas partie des bénéficiaires, a constaté l’AMAP. Ce programme « vise à offrir des opportunités économiques de formation qualifiante, d’accompagnement sociale structuré ainsi qu’un soutien à l’entrepreneuriat pour celles ou ceux qui souhaitent se réinventer et rebâtir leur avenir », a declaré le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher. Il constitue une étape importante dans notre société, quant à l’inclusion, la dignité, et l’avenir des compatriotes de retour au pays. « A travers cette insertion et réintégration, l’Etat affirme qu’aucun retour ne doit être synonyme d’abandon et de marginalisation », selon le Ministre Ag Attaher Il s’agit d’un engagement partagé fort entre l’Etat, les institutions partenaires les organisations internationale les acteurs de la société civile et les communautés locales. Selon le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration Africaine, « si la migration demeure une source d’opportunités, elle se transforme, parfois, en une preuve douloureuse, faite d’incertitudes, de précarité et de rupture ». Il a ajoute que « nos compatriotes de retour méritent non seulement respect et considération mais, aussi, un appui concret et durable pour réussir leur réinsertion économique et sociale. » Pour le chef du département des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, au-delà du geste symbolique, cette action vise à soutenir la création d’activités génératrice de revenu (AGR) au profit de 75 migrants de retour et à leurs familles afin de renforcer la cohésion sociale et familiale souvent fragilisées par les expériences de la migration. « Les projets que nous soutenons aujourd’hui ont fait l’objet d’un processus de sélection par une commission mise en place au sein de mon département. A la suite d’un dépouillement par la commission, 74 projets ont été sélectionnées sur la base de critères rigoureux », a expliqué Mossa Ag Attaher. Enfin Le ministre des Maliens établis a l’extérieur et de l’Intégration africaine a exhorté « à la rigueur, au courage et à la persévérance des bénéficiaires » dans la mise en œuvre de leur projet. Car, selon le ministre, « c’est par les efforts, la discipline et l’engagement que les initiatives prendront corps et feront deux des modèles de demain. » Pour le président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME), Habib Sylla cela est « un signal fort, porteur d’espoir et d’opportunité. » « A vous, chers migrants de retour, je veux adresser un message particulier : votre présence parmi nous témoigne de votre résilience. Vous avez souvent traversé des parcours exigeants, parfois douloureux mais, vous revenez porteurs de compétences, d’idées, d’ambition, et de courage », a dit M. Sylla. « Aujourd’hui vous devenez entrepreneurs, acteurs économiques, créateurs d’emplois. Le Haut conseil du Mali restera toujours un partenaire loyal et engagé aux côtés du gouvernement et de la diaspora », a assuré le président du HCME Le représentant au Mali de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) Boubacar Seybou, pour sa part, a dit que « le retour des migrants est assez vaste, les pays de provenance sont nombreux, les défis sont immenses et, à ce titre, la démarche synergique est de faire en sorte qu’aucun migrant ne soit laissé pour compte. » « C’est dans cette dynamique que nous essayons de contribuer, à notre manière, à un certain nombre de réintégration de migrants. Pour relever ces défis d’une réintégration durable, il est important d’avoir une approche de partenariat multisectoriel incluant les agences gouvernementales », a expliqué le représentant de l’OIM au Mali. Assan Fané, bénéficiaire de l’année derrière, a expliqué qu’elle a quitté le Gabon « il y a quelques années et c’est l’an dernier qu’elle a reçu une machine à coudre dans le cadre du projet. » « Au début, j’étais seule à faire mon travail mais, aujourd’hui, j’emploie quatre autres personnes. Je remercie tous les initiateurs de ce projet. » Quant au porte-parole, des bénéficiaires de cette année, Lassine Kondo, qui a passé plus de 20 ans en Mauritanie, il a indiqué que cela fait un an qu’il est rentré au Mali. Selon lui, les projets d’insertion dont ils bénéficient ne sont pas de simples aides. « Ils représentent, pour eux, un véritable tremplin vers l’autonomie. » « Si je reçois mon appui, je vais me lancer dans la pisciculture et l’aviculture »,a-t-il dit. BT/MD (AMAP)

