Tominian : La centrale EDM reçoit un camion-citerne de carburant pour atténuer la crise énergétique

Tominian, 3 déc (AMAP) La ville de Tominian (Centre) a réceptionné, mercredi, un camion-citerne de carburant destinée à la centrale d’Energie du Mali (EDM), officiellement remis aux autorités administratives et locales, a constaté l’AMAP sur place. Ce ravitaillement, très attendu, doit permettre de relancer partiellement le fonctionnement de la centrale de production d’électricité, totalement à l’arrêt depuis plusieurs semaines faute de carburant, plongeant la ville dans l’obscurité et aggravant la crise sociale et économique. Depuis plus d’un mois, Tominian souffre d’un cumul de crises : pénurie aiguë de carburant, avec le litre d’essence vendu à plus de 3 000 Fcfa, dans le circuit informel, l’arrêt prolongé d’EDM, laissant des quartiers entiers sans électricité, la fourniture irrégulière de l’eau par la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP), entraînant des coupures longues et répétées, la faiblesse du réseau téléphonique rendant les communications presque impossibles. La réception du carburant constitue un pas important vers la stabilisation de l’approvisionnement en énergie. Selon les responsables de la centrale EDM, le carburant acheminé permettra de remettre en marche certaines installations essentielles, en attendant un ravitaillement plus durable. Le préfet du Cercle de Mandiakuy, qui assure l’intérim du préfet du Cercle de Tominian et les responsables locaux ont exprimé leur soulagement, tout en rappelant l’urgence d’un soutien plus structurel pour mettre fin à la précarité énergétique chronique de la région. Les habitants espèrent que cette opération marque le début d’un retour progressif à la normale. La cérémonie s’est tenue en présence du 2ᵉ adjoint au maire, Esdras Keïta, du chef de village Pobanou Diassana, du président du Conseil communal de la jeunesse, Sonou Diassana, ainsi que du chef de service de la centrale EDM locale, Yoro Diallo. Et aussi le chef de mission de la Compagnie d’intervention rapide (CIR). ST/MD (AMAP)  

Kangaba : Formation des Agents de santé communautaire (ASC) sur le Traitement préventif intermittent chez la femme enceinte au niveau de la communauté (TPI-C)

Kangaba, 02 déc (AMAP) Une quarantaine d’Agents de santé communautaire (ASC), des 08 communes du Cercle de Kangaba (Ouest) ont participé, du 27 novembre au 01 décembre 2025, une formation sur le Traitement préventif Intermittent chez la Femme enceinte au niveau communautaire (TPIg-C). Quelques cadres de la Direction régionale de la santé (DRS) de Koulikoro et du district sanitaire de Kangaba ont, également, participé à ces travaux tenus dans la salle de formation du Centre de santé de référence (CSRéf). Le médecin-chef du CSRéf de Kangaba, Dr Moussa Sougané, a placé la formation dans son contexte. Selon Dr Sougané, citant le rapport annuel 2023 du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), environ 3 390 732 cas de paludisme ont été enregistrés (DHS12- mars 2024) dans les établissements de santé et les rapports fournis par les ASC au Mali. Les mêmes statistiques indiquent qu’au cours de l’année 2023, 2 374 373 cas simples et 1 016 359 cas graves ont été enregistrés. Le nombre de décès a été 1 305, soit un taux de létalité de 1,28%. Le nombre de cas de paludisme sur la grossesse au cours de la même période est estimé dans le pays à 154 830. C’est ce qui explique, selon le médecin-chef, la tenue des formations de ce genre. L’objectif visé est d’orienter les cadres de la DRS et des districts sanitaires sur le TPIg-C. A l’issue de cette formation, les participants seront capables de définir le TPIg-C pendant la grossesse, d’expliquer les avantages de la prise de la Sulfadoxine-Pyriméthamine (SP) chez les femmes enceintes, de maitriser les techniques d’administration de la SP aux femmes enceintes, de connaître les effets secondaires et les contres indications pour l’administration de la SP et de savoir remplir le carnet et ou la fiche personnelle de Consultation prénatale (CPN) pour le TPIg-C. Les 05 jours ont été mis à profit par Dr. Seydou B. Sangaré, le facilitateur de la session, pour expliquer les 05 modules au programme. Après un bref rappel des généralités sur le paludisme, le formateur a mis l’accent sur le paludisme pendant la grossesse, le TPIg-C, la pharmaco-vigilance, la communication et le plaidoyer, la gestion de la Sulfadoxine Pyrimétamine et les outils du TPIg-C. SD/MD (AMAP)

Relance du Programme Tokten : Le ministre des Maliens établis à l’Etranger et de l’Intégration africaine exprime l’engagement du gouvernement

Bamako, 2 déc (AMAP) « Le gouvernement s’engage résolument à accompagner la mise en place de la Cellule Tokten, en assurant son financement et son intégration institutionnelle durable », a déclaré, mardi, à Bamako, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher. Le ministre Ag Attaher, qui s’exprimait lors du Tounkan Blon spécial dédié à la relance du programme Tokten, en visioconférence, a réitéré l’engagement du gouvernement malien, à également « renforcer les partenariats stratégiques avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et les autres acteurs du développement, créer un environnement favorable à la contribution intellectuelle et scientifique des Maliens de l’extérieurs. » « Cette relance du Tokten s’inscrit dans la mise en œuvre de la Politique nationale de migration (PONAM) », a précisé Mossa Ag Attaher. Selon lui, cela vise à ancrer la diaspora intellectuelle dans le processus de refondation nationale, renforcer les synergies entre les institutions nationales et les experts maliens de l’extérieur, accroitre l’impact territorial du transfert de connaissances sur l’économie, la recherche et l’innovation. « C’est une réponse aux recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR), des États généraux de la migration et des Concertations des Maliens de l’extérieur, qui ont unanimement souligné la nécessité de passer d’un projet à un programme structurant et pérenne », a rappelé le ministre. L’objectif est de mettre « la diaspora intellectuelle, technique et scientifique au service du développement de notre pays afin qu’elle propose ses idées, ses projets et ses initiatives. » Après le discours du ministre, les échanges se sont poursuivis avec la secrétaire générale du ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mme Tangara Nema Guindo, le Coordinateur par intérim de la Cellule Tokten, Aboubacrine Aguissa Touré, et la diaspora intellectuelle dont les Pr Eloi Diarra, Mamadou Diop, Kalifa Goita, pour faire le point des préoccupations et formuler des recommandations. ST/MD (AMAP)                

Culture : La 2e édition du Festival international « Chant des Linguère » se tiendra à Bamako du 10 au 12 decembre

Bamako, 2 déc (AMAP) La 2e édition du Festival international « Chant des Linguère » se tiendra au Centre international de conférences de Bamako (CICB), du 10 au 12 décembre 2025, à l’initiative de sa promotrice, l’artiste sénégalaise, Coumba Gawlo Seck, présente à Bamako le 1er décembre, rapporte l’Agence sénégalaise de presse (APS) citant l’entourage de l’artiste. Des artistes maliens Mariam Ba Lagaré, Djeneba Seck, Delphine Mounkoro prendront part à cette deuxième édition. La chanteuse burkinabè Kalam, « la reine du kunde », est également annoncée à cette édition dont le thème est : « La Culture, levier et facteur de développement ». Un thème, qui, selon l’initiatrice de l’événement, est une réponse à l’appel du chef de l’Etat malien et destiné à soutenir le Mali. « Le président de la Transition du Mali a compris que la Culture est un excellent levier de communication. Donc, naturellement, pour rester dans la continuité, nous avons choisi ce thème », a précisé l’artiste sénégalaise. « La première édition, tenue en 2024 au Mali, a été une réussite », s’est réjouie la promotrice du festival. A cet effet, Coumba Gawlo Seck a remercié le peuple du Mali, à travers le chef de l’Etat, Assimi Goita, pour la marque de confiance. « Je me sens chez moi ici. Le Mali est mon pays de cœur et d’adoption. D’où le choix de ce pays », a dit Coumba Gawlo Seck. Selon elle, au-delà de son aspect culturel, image culturelle et fédérateur tenir, cet évènement au Mali est une manière de renforcer des liens d’amitiés et de fraternité entre le Sénégal et le Mali.  « Aussi, a-t-elle indiqué, le Festival international « Chant des Linguère » est un programme panafricain qui crée un cadre d’échanges pour les peuples d’Afrique de parler du développement du continent. » « Cet événement s’inscrit dans le cadre de l’engagement de la diva Coumba Gawlo pour la promotion des droits des femmes et la protection des enfants, par ses prestations et ses productions artistiques, à travers des projets et programmes de Gawlo Office Médias (Go Médias) et de l’association Lumière pour l’Enfance-Coumba Gawlo (LPE-GC) mais aussi en sa qualité d’ambassadrice de bonne volonté de plusieurs institutions et ONG”, lit-on dans un communiqué. Plusieurs activités sont prévues dont un forum le 11 décembre, au CICB. S’y ajoute un diner de gala suivi, le 12 décembre, d’une remise du trophée « Linguère » du développement à des femmes maliennes de référence. Des discussions aussi seront menées avec des regroupements de femmes maliennes, la jeunesse, les enfants « afin de lutter contre la pauvreté. » Le festival international « Chant des Linguère » se veut une plateforme de communication sur des thématiques comme l’autonomisation de la femme, l’éducation, notamment celle des filles ou encore la lutte contre la migration irrégulière. ST/MD (AMAP)          

Un convoi de huit citernes d’hydrocarbures est arrivé à San

San, 2 déc (AMAP) La ville de San (Centre) a joyeusement réceptionné, lundi, un convoi de 08 camions citernes d’hydrocarbures dont sept à gaz-oil et une à essence, en présence des autorités administratives et politiques régionales, locales et communales et les populations de la ville de San. L’arrivée de ces camions citernes, sous escorte des Forces armées maliennes (FAMa) dans la région de San, a suscité beaucoup d’espoir chez les populations qui sont sorties massivement pour acclamer le convoi, bénir et chanter les louanges à la gloire du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta et son gouvernement. La maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, a salué l’action des autorités maliennes « pour avoir géré avec détermination la crise des hydrocarbures sur l’ensemble du territoire national. » le Directeur de Cabinet du gouverneur de la Région de San, Massa Sangaré, au nom du gouverneur a salué les efforts des FAMa pour la sécurisation des convois et des lieux d’approvisionnement. L’administrateur civil et membre du corps préfectoral a apprécié « la résilience des populations » et a magnifié « le soutien constant de celles-ci aux actions de développement économique, social et culturel » que réalisent les autorités du Mali dans tout le pays. Etaient aussi présents a l’accueil le préfet de Cercle de San, Souleymane Tembély, et le sous-préfet de l’arrondissement de Téné, Madiou Ascofaré NC/MD (AMAP)

Kolondièba : Atelier sur la mobilisation des ressources financières de la Commune

Kolondièba le 1er déc (AMAP) L’Agence de développement régional (ADR) de Sikasso, en collaboration avec l’UNICEF a organisé, lundi, un atelier sur la mobilisation des ressources financières de la Commune de Kolondièba (Sud). Présidée par le préfet du Cercle Boubacar Oumar Traoré, cette rencontre des acteurs communaux, a regroupé les élus communaux, les services techniques de l’État, les opérateurs économiques, l’ADR de Sikasso et le représentant de l’UNICEF. A l’ouverture des travaux, le préfet Boubacar Oumar Traoré a rappelé que le processus de décentralisation engagé par le Mali, depuis les années 1990-2000, a placé les communes au cœur du développement. Elles sont les premières responsables de la planification, de la gestion et de l’orientation du développement économique social et culturel de nos territoires. Pour assumer ces responsabilités, elles doivent pouvoir mobilier efficacement les ressources financières, dans un contexte marqué par la réduction progressive de l’aide extérieure qui, pendant longtemps, a constitué une part importante de leurs recettes. C’est pour répondre à ces défis que l’UNICEF, à travers sa collaboration avec l’ADR de Sikasso, a engagé un important travail de collecte et d’analyse des données dans les communes de la Région de Bougouni. Le préfet a salué cette initiative de l’ADR de Sikasso et de son partenaire l’UNICEF, qui contribuera à renforcer les capacités des acteurs communaux dans les préparatifs de leur Programme de développement économique, social et culturel (PDESC). Selon Souleymane Diabaté de l’ADR de Sikasso, l’objectif de cet atelier est de co-construire, avec les acteurs communaux, les stratégies les mieux adaptées pour diversifier et renforcer les mécanismes de mobilisation des ressources, au=delà des dispositifs traditionnels prévus pour le financement PDSEC. Durant deux jours, les régisseurs de dépenses et de recettes, le président de la Commission finance de la mairie, le contrôle financier, le percepteur, le développement social, le service local de la statistique, les commerçants, entre autres, ont échangé sur plusieurs points sur la mobilisation des ressources financières. Il s’agit de présenter et valider les analyses réalisées sur les performances financières de la commune, discuter du diagnostic sur le potentiel économique local, élaborer des stratégies fondées sur des mécanismes innovants des financements, de mettre en place un dispositif de coordination et de suivi pour assurer l’efficacité et la durabilité des stratégies choisies. NMK/MD (AMAP)

Bandiagara : L’École de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye renforce les capacités des femmes et jeunes déplacés

Bamako, le 1er déc (AMAP) Le projet « Stabilisation comme réponse multisectorielle aux femmes et aux jeunes déplacés dans le Centre du Mali (Bandiagara)» a lancé officiellement ses activités, ce lundi 1er décembre 2025, à l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB) de Bamako, a constaté l’AMAP, L’EMP-ABB a signé une convention de partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Mali, dans le cadre de la mise en œuvre du projet financé par le Japon pour une durée de six mois Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djénéba Sanogo, a déclaré que ce projet « est solidement aligné sur l’agenda Femme-Paix-Sécurité de la Résolution 1325. » « Les formations qui seront dispensées, selon Mme Diarra,  vont être non seulement un cadre d’apprentissage mais, aussi, un espace de résilience et de reconstruction collective. » Selon le Directeur général de l’EMP-ABB, le colonel-major Souleymane Sangaré, la mise en oeuvre de ce volet revêt une importance stratégique au regard de la volonté partagée entre bailleur (Japon), structures techniques de mise en oeuvre (PNUD et EMP-ABB) et bénéficiaires (l’État malien à travers les populations cibles de Bandiagara) « de renforcer les fondements de la cohésion sociale, de promouvoir la résilience des communautés et de soutenir une paix durable. » L’EMP-ABB, « fidèle à sa vision stratégique, ambitionne de jouer un rôle de catalyseur des initiatives et des réflexions autour des enjeux de paix et de sécurité, tant à l’échelle mondiale qu’africaine. » » C’est dans cet esprit, a précisé le colonel-major Souleymane Sangaré, que nous avons décidé de nous engager dans ce projet aux côtés du partenaire japonais. » « Nous sommes, en effet, convaincus que toute démarche de stabilisation durable nécessite l’implication active, informée et structurée des femmes et des jeunes, acteurs clés de nos sociétés », a-t-il soutenu. Ce projet est attendu, pour permettre non seulement de renforcer les capacités des femmes et des jeunes déplacés, afin de leur faciliter de participer pleinement aux dynamiques communautaires et aux processus de paix locaux. Mais, aussi, d’outiller les acteurs institutionnels et communautaires en matière de prévention des conflits, de gestion pacifique des différends, surtout de restauration de la confiance entre les populations. Il est, également, question de promouvoir des cadres de dialogue inclusifs, essentiels pour la reconstruction du tissu social et l’apaisement durable des tensions. Le représentant du gouverneur de Bandiagara, le colonel Yaya Diarra, a abondé dans le même sens, en soulignant que le projet vient à point nommé. Le Représentant-résident du PNUD au Mali, Malèye Diop, a réaffirmé la disponibilité de l’institution onusienne à soutenir les initiatives de stabilité, paix et développement durable au Mali. De son côté, l’ambassadeur du Japon au Mali, Yukuo Murata, a déclaré qu’ « il s’agit de soutenir les efforts de stabilisation en mettant l’accent sur les processus de relèvement et de résilience pour les femmes, les jeunes filles et garçons récemment touchés par les déplacements internes et la violence basée sur le genre. » Cela, grâce à des opportunités socio-économiques et de subsistance intégrées et sensibles au genre dans les communautés d’accueil de Bandiagara. « Sa réalisation permettra de soutenir le rétablissement de services sociaux essentiels accessibles de qualité et sensibles au genre dans les communautés d’accueil à Bandiagara, d’améliorer l’accès à des moyens de subsistance et à un soutien économique pour 3 000 membres…», a indiqué Yukuo Murata. OD/MD (AMAP)

Ségou : Saisie de 250 briques de cannabis d’une valeur marchande de 75 000 000 de Fcfa

Ségou, 1er déc (AMAP) Les éléments de la Brigade de recherches du Commissariat de police du 2e arrondissement de Ségou (Centre) ont interpellé, dimanche, trois individus transportant un camion-remorque contenant 250 briques de cannabis, d’une valeur marchande de 75 000 000 de Fcfa, dissimulées sous des marchandises au quartier Pelengana non loin de l’échangeur multiple. Selon le Commissaire divisionnaire Yaya Coulibaly, c’est sur la base de renseignements judicieusement exploités que le véhicule suspect, en provenance d’un pays voisin, a été soumis à des fouilles qui ont permis de découvrir des sacs de cannabis de 125 kg. Les trois personnes suspectes interpellées sont Adama Traoré (35 ans) chauffeur, Sidiki Coulibaly (31 ans) également chauffeur et l’apprenti chauffeur Idrissa Mariko (16 ans). « Après la saisie de ces produits prohibés, nous avons immédiatement procédé à l’interpellation des trois individus suspects, tous de nationalité malienne. Informé, le Procureur près le Tribunal de Grande instance de Ségou nous a ordonné de continuer l’enquête. Ils (les suspects) seront conduits aujourd’hui (Nldr, lundi) devant le Procureur près le Tribunal de Grande instance de Ségou pour répondre de leur acte », a fait savoir le Commissaire divisionnaire Yaya Coulibaly. Présent, le directeur régional de la police nationale de Ségou, le contrôleur principal de police Abdoulaye Coulibaly a salué l’exploit réalisé par le Commissaire divisionnaire Yaya Coulibaly et son équipe. Il a  invité la population « à davantage de collaborations avec nos forces de défense et de sécurité afin de mieux contrer le trafic de cannabis et assurer la protection » les citoyens.  Et de rappeler qu’« il y a eu plusieurs campagnes de sensibilisation sur les méfaits de la consommation des stupéfiants sur la santé de la population, notamment chez les jeunes en milieu universitaire. » « Cette action vise justement à protéger leur santé », a dit le contrôleur principal de police Abdoulaye Coulibaly. MS/MD (AMAP)

Yambo Ouologuem : Devoir d’hommage de l’Université qui porte le nom de l’écrivain rocessus d’hommage

Bamako, 30 nov (AMAP) L’écrivain malien Yambo Ouologuem a reçu, vendredi 28 novembre, un hommage du monde universitaire, lors d‘une cérémonie solennelle dans la salle de réunion de l’institut Conficius, de l’Université qui porte son nom, sous la présidence du chef de cabinet du département de l’Enseignement supérieur, Dr Ahmadou Fané, rapporte le service de communication de l’Université. Cet évènement, en cette année 2025 dédiée à la culture, « vise, entre autres, à rendre justice aux victimes de l’impérialisme et du colonialisme, à affirmer notre souveraineté culturelle et intellectuelle dans une politique de mémoire et de dignité indique un communiqué de l’Université Yambo Ouologuem (UYO). La cérémonie a rassemblé de nombreuses personnalités du monde académique et politique, parmi lesquelles les recteurs des universités de Bamako, des anciens responsables de l’UKB, des représentants des institutions publiques, la famille Yambo Ouologuem et de nombreux étudiants. Le Recteur de l’UYO, le Pr Belko Ouologuem, et son équipe envisagent un long processus d’hommage à l’écrivain. Le chef de Cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dr Ahmadou Fané, au nom du ministre empêché, a rappelé le contexte de cet évènement qui a mobilisé l’administration de l’établissement universitaire, les responsables et cadre du campus de l’ancienne ULSHB, désormais rebaptisée Université Yambo Ouologuem (UYO), en hommage à l’auteur du célèbre roman « Devoir de violence. » Le président du Conseil scientifique, le Pr Doulaye Konaté, le recteur de l’UYO, le Dr Ahmadou Fané ont tous insisté sur la portée symbolique du changement de nom, inscrit dans le cadre de la Transition. L’initiative traduit « la volonté des autorités de réhabiliter les grandes figures de notre histoire, de restaurer la dignité culturelle nationale et de rompre avec les héritages de l’impérialisme et du colonialisme », a déclaré le représentant du ministre. Dr Fané a invité le Recteur, le Pr Belko Ouologuem, à faire de l’établissement un modèle d’excellence académique et a appelé les enseignants-chercheurs à poursuivre des travaux rigoureux. « Les étudiants, a-t-il ajouté, doivent s’investir dans la construction d’une pensée critique, au service d’une société plus juste et mieux informée. » Au-delà du symbole, il a insisté sur la nécessité de traduire cette reconnaissance en actions concrètes, à travers la création de programmes de recherche en littérature africaine, la mise en place de chaires d’études postcoloniales et le renforcement des initiatives culturelles. Le premier Africain à remporter le Grand prix littéraire Renaudot, avec son oeuvre « Devoir de violence » est un exemple de courage intellectuel qui renforcera l’ex-Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB) de Kabala en tant que haut lieu de formation des esprits, de recherche, de création culturelle, de liberté de pensée et d’engagement pour la vérité historique. Le Prof Konate, le Recteur et son équipe ont des projets qu’ils ont promis de dévoiler les jours à venir. La journée a été un cadre de témoignages des invités, amis, parents, hommes de lettres, journalistes. Cette journée d’hommage à Yambo Ouologuem, qui est le départ d’une série d’évènements, s’est aussi déroulée devant un parterre d’invités comme le Pr Ali Nouhoum Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale, le Pr Moustapha Dicko, ancien ministre de l’Enseignement supérieur, Alassane Souleymane, le Directeur général de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), Boubacar Maiga, directeur de l’Ecole supérieure de journalisme et des sciences de la communication (ESJSC). MD (AMAP)

36e Journée internationale des droits de l’Enfant : Le Cri de cœur des enfants de la Région de Kayes (Ouest)

Kayes, 30 nov (AMAP) La présidente du Parlement régional des enfants de Kayes, Fatoumata Maïga, a plaidé, samedi pour la prise en compte des préoccupations des enfants dans les planifications et budgets. S’exprimant à l’occasion de la célébration du 36ème anniversaire de la Journée internationale des droits de l’enfant sous le thème « Ma Journée, Mes Droits », Mlle Maiga a estimé que les aspirations de cette couche vulnérable se résument à la santé, à l’alimentation, à la protection, à l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement, aux sports et loisirs. Selon la présidente du Parlement régional des enfants, force est de reconnaître qu’à Kayes, certains enfants sont sans acte de naissance, d’autres vivent dans les rues, privés de toute éducation. « Certains sont déscolarisés pour le mariage avant 18 ans, d’autres sont exploités dans les sites d’orpaillage. A ce lot, s’ajoute celui des enfants violés, séquestrés, battus et les auteurs de ces crimes dorment paisiblement sous la couverture de la gestion à l’amiable », s’est-elle indignée. « Protéger nos droits, nous aspirons à la santé, à l’alimentation, à la protection, à l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement. Nous aspirons au droit de jouer et d’avoir des loisirs, à la liberté d’information, d’expression et de participation », a plaidé Fatoumata Maïga, avant de remettre la déclaration des enfants au préfet du Cercle de Kayes, Abdoulaye Cissé. Au niveau national, le thème est : « Ensemble mobilisons-nous pour la planification et la budgétisation sensibles aux Droits de l’Enfant ». L’objet de l’édition de 2025 porte sur la réalisation des plaidoyers de haut niveau afin de favoriser le renforcement des mesures politiques, législatives et institutionnelles en faveur de la Planification et budgétisation sensibles aux droits de l’enfant dans la Région de Kayes. Le préfet Abdoulaye Cissé a énuméré quelques résultats majeurs enregistrés, cette année par la 1ère Région administrative du Mali dans la protection de l’enfant. Il s’agit de la formation de 80 personnes sur la parentalité positive, de 20 juges sur les droits de l’enfant. 27 643 personnes dont 8 156 filles, 7 813 garçons, 7 577 femmes et 4 097 hommes ont été sensibilisées sur les conséquences des Mutilations génitales féminines (MGF), les mariages d’enfants et d’autres formes de Violences basées sur le genre (VBG). Pour le chef du Bureau de zone de l’UNICEF à Kayes, le Dr. Hamadoun Ba, ces thèmes « nous rappellent une vérité fondamentale : chaque enfant a droit à la survie, à la protection et au développement. » Selon l’Enquête démographique et de santé (EDSM VII) 2023-2024, la mortalité infantile reste élevée (52 pour 1 000 naissances vivantes) et la mortalité juvénile atteint 37 pour 1 000. Sur le plan nutritionnel, 11,6% des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë et 24,8% présentent un retard de croissance (SMART 2024). « Cette année, les enfants sont aux commandes du plaidoyer. Leur message est clair : ils veulent apprendre, être protégés et grandir dans la dignité. Pour eux, cela exige des budgets et des politiques véritablement sensibles à leurs droits. Ecoutons-les, impliquons-les et transformons leurs aspirations en actions concrètes », a dit le Dr. Hamadoun Ba. Organisée par le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, à travers sa direction régionale, en partenariat avec l’UNICEF, la cérémonie a eu lieu dans la cour du Groupe scolaire Plateau A-B sous la présidence d’Abdoulaye Cissé, Préfet du Cercle de Kayes, en présence d’une foule, essentiellement d’enfants parlementaires, d’enfants Journalistes, de scolaires. Après l’exécution de l’hymne national, l’assistance a observé une minute de silence à la mémoire de 6 enfants noyés, la veille, dans le Bafing à Galoukouné (Cercle de Bafoulabé). La Journée mondiale de l’enfant marque le jour de l’adoption des droits des enfants en 1959 et celui de la signature de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) en 1989 par l’Assemblée générale des Nations. Le Mali est l’un des premiers pays à ratifier la CDE le 29 août 1990. BMS/MD (AMAP)