11ᵉ Festival du Dibi : Annoncé comme une édition de tous les records

Bamako, 11 déc (AMAP) La 11ᵉ édition du Festival du Dibi, aura lieu du 18 décembre au 4 janvier 2026, à la Place du Cinquantenaire, ont annoncé officiellement les organiseurs, lors d’une conférence de presse organisée mercredi dernier au ministère de l’Élevage et de la Pêche par InfluYence Group, en partenariat avec le département de tutelle. Evènement populaire célébrant les grillades et le savoir-faire culinaire national, le Festival du Dibi attire depuis plus d’une décennie un public large, composé aussi bien de Maliens que d’étrangers. Après plusieurs années de succès, l’édition 2026 se veut « celle de tous les records », selon les organisateurs. Elle entend s’imposer non seulement comme un rendez-vous gastronomique mais, aussi, comme un espace de cohésion sociale, de valorisation culturelle et de dynamisation économique. Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général Madi Matènè Keïta, représentant le ministre, et a qui a présidé la rencontre, a salué une initiative qui « fait battre le cœur des Bamakois », tout en soulignant son importance sociale, culturelle et économique. Il a rappelé que la promotrice du festival, Mme Aminata Bocoum, directrice générale d’InfluYence Group et présidente de la Fondation Influence, a sollicité et obtenu le Haut Parrainage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Le représentant du ministre a insisté sur la pertinence du parrainage présidentiel, qui « donne du sens à la gastronomie malienne » et traduit le soutien de l’État aux initiatives culturelles d’envergure. Il a également mis en avant la vision du département d’intensifier les systèmes de production animale et piscicole, renforcer la résilience des sous secteurs et alimenter une industrie de transformation compétitive aux normes internationales. « Dans cette dynamique, a-t-il ajouté, le Festival du Dibi s’inscrit pleinement dans les politiques nationales, notamment la Politique de développement agricole (PDA), la Politique nationale de développement de l’élevage (PNDE) et la Loi d’orientation agricole. L’événement participe à la création de valeur, à la promotion des filières viande et poisson et contribue à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes. « Nous, à l’Interprofession, sommes très fiers du Festival du Dibi, parce que c’est un festival qui nous valorise, qui nous permet d’être une profession pédagogique et qui a pour objectif de promouvoir la filière, de défendre les intérêts des acteurs. Les promoteurs du Festival du Dibi font aujourd’hui la promotion de notre filière », a expliqué le président de l’Interprofession de la filière bétail viande du Mali, Mahamadou Diallo. ‎Avant d’ajouter : « Notre souhait, c’est que le Festival du Dibi du Mali soit exporté au-delà de nos frontières, dans la sous-région, parce que nous avons non seulement la meilleure viand, mais, aussi, les meilleurs acteurs. Nos transformateurs, nos dibitiers du Mali nous manquent chaque fois qu’ils sortent du pays ». Au-delà de son aspect festif, le Festival du Dibi se distingue par son impact économique remarquable : 10 000 emplois générés, plus de 200 stands gastronomiques et artisanaux, et une dynamique commerciale qui profite directement aux éleveurs, bouchers, dibitiers, pêcheurs, maraîchers, transporteurs et acteurs de la transformation alimentaire. ‎ ‎L’impact social est tout aussi important :  »un espace sécurisé, convivial et accessible, capable d’accueillir près de 200 000 visiteurs, favorisant le vivre-ensemble, la participation des personnes handicapées et la cohésion nationale », a précisé la directrice d’InfluYence Group. « L’édition 2026 introduit d’importantes innovations : ouverture 24h/24 durant 18 jours, une première dans l’histoire du festival, fan zone CAN Maroc 2025, avec retransmission en direct des matchs, animations et concerts, nouveau calendrier aligné sur les fêtes de fin d’année et la CAN, pour attirer un public encore plus large », a expliqué la directrice d’InfluYence Group. Et aussi le Burkina Faso comme invité d’honneur, dans l’esprit de la fraternité sahélienne et de la dynamique AES. ‎Selon la directrice d’InfluYence Group, le festival proposera sept grandes soirées thématiques, chacune parrainée par une personnalité nationale : Nuit du 7ᵉ art, Nuit du Fôlô Fóló, Nuit du Fèrè Kènè, Nuit des Damonzones, Réveillon du Nouvel An, Nuit du Nord et, enfin la Nuit de l’Armée pour la clôture officielle. Plusieurs autres personnalités ont pris part à la conférence de presse de lancement, dont le président des dibitiers du Mali, Sékou Drabo, ainsi que les représentants du partenaire officiel Onga, Ashura. GT/MD (AMAP)

Guerre de l’information : Le Centre d’information gouvernementale du Mali sonne la mobilisation médiatique

Bamako, 11 déc (AMAP) Le Centre d’information gouvernementale du Mali (CIGMA), en partenariat avec la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) et la Maison de la presse, a organisé jeudi, à Bamako, un panel de haut niveau sur les conséquences de la désinformation sur l’opinion nationale. Cette rencontre intervient dans un contexte de cabale médiatique visant le Mali, marquée par des campagnes de désinformation et des rumeurs destinées à influencer l’opinion publique, et face à laquelle le gouvernement a décidé de mobiliser l’ensemble des acteurs médiatiques. Elle a réuni journalistes et responsables de communication, et a discuté de plusieurs thématiques, notamment la communication institutionnelle en temps de crise, le rôle des médias publics, les défis de la presse privée et des médias sociaux, ainsi que la veille et la riposte médiatique face aux campagnes hostiles. Les travaux dont l’ouverture a été présidée par le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, en présence du directeur général du CIGMA, Ibrahima Traoré, du directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane, ainsi que de plusieurs personnalités. Selon le ministre chargé de la Communication, « le Mali fait face depuis plusieurs mois à une offensive d’un genre nouveau. » « Une guerre silencieuse mais redoutable : la guerre de l’information. Un acharnement médiatique multiforme international, régional et même interne cherche à déformer la réalité, à manipuler l’opinion, à démoraliser nos populations et à saper la confiance en nos Forces de défense et de sécurité », a déclaré Alhamdou Ag Ilyène. Pour lui, « la désinformation est une arme aux effets dévastateurs et la presse malienne publique, privée, en ligne ou communautaire se trouve en première ligne. » Il a rappelé que l’Armée malienne mène une lutte héroïque contre le terrorisme, une lutte exigeante et parfois incomprise, mais cruciale pour la survie de la nation. « Dans ce combat, a-t-il insisté, les Forces armées maliennes (FAMa) ont besoin du soutien franc, responsable et patriotique des médias nationaux. » Le ministre chargé de l’Economie numérique a indiqué que ce panel répond à l’exigence de renforcer « la résilience informationnelle des journalistes », de susciter un meilleur soutien national aux FAMa, de clarifier les responsabilités des médias dans la lutte contre le terrorisme, de comprendre les enjeux politico-sécuritaires liés à la diffusion d’informations sensibles et de prendre conscience des dangers réels de la désinformation. Affirmant que « ces objectifs sont au cœur de la souveraineté médiatique que nous devons consolider. » « Dans ce contexte de crise multiforme, vous n’êtes pas de simples transmetteurs d’information. Vous êtes des acteurs de la sécurité nationale. Vous êtes les gardiens du narratif national, les protecteurs du moral des populations », a-t-il lancé. Et d’ajouter que le Mali a besoin « d’une presse forte, responsable, vigilante et consciente de son pouvoir. » Au nom du Premier ministre, le ministre Ag Ilyène a encouragé les participants à faire bloc contre la désinformation, dont l’objectif, selon lui, « est d’affaiblir notre Nation. » Il a assuré que l’État, à travers son département, « continuera de renforcer la formation, la coordination et les outils nécessaires pour consolider la souveraineté informationnelle du pays. » Il a formulé le vœu que ce panel soit un moment d’échanges fructueux, d’apprentissage, de vérité et d’engagement collectif au sein d’une famille de communicants unie et solidaire. Pour sa part, le directeur du CIGMA a rappelé que l’objectif est de sonner la mobilisation générale de la presse nationale autour de l’action du gouvernement, « afin d’informer et de donner la bonne information dans un contexte de cabale médiatique sans précédent contre le Mali. » Ibrahima Traoré a également souligné l’importance de l’échange direct entre la presse publique, la presse privée et les structures gouvernementales chargées de la communication. AG/MD (AMAP)

Bafoulabé : Le maire et les chefs de village s’engagent pour un développement local inclusif avec les Comités de développement villageois

Bafoulabé, 10 déc (AMAP) le Maire de la Commune rurale de Bafoulabé, Kandé Doucouré, a organisé une rencontre avec l’ensemble des chefs de village de sa circonscription, mercredi, dans la salle de conférence de la Mairie, pour discuter et valider le processus de mise en place des Comités de développement villageois (CDV), « dans une démarche de renforcement de la gouvernance locale et d’implication des populations. » Dans son exposé, le chef service local du Développement social et de l’économie solidaire, Adama Traoré, a expliqué aux chefs de village l’idée de création de l’association, son rôle et sa mission. Il s’est engagé à les accompagner, notamment dans le cadre du renforcement de capacités et de l’appui technique. Le maire Kandé Doucouré s’est réjoui de la tenue de cette rencontre importante. 
Selon lui, cette elle « marque une étape clé dans la décentralisation et la proximité avec les citoyens, plaçant les chefs de village au cœur de la stratégie de développement de la commune. » Le Maire a souligné l’importance de ces instances pour l’identification des besoins réels, l’élaboration et le suivi des projets (infrastructures, éducation, santé, etc.) qui impactent directement le quotidien des habitants. Il a invité les populations « à s’impliquer activement dans cette mission noble, compte tenu de son importance. » Le chef de service local du développement social, répondant aux questions de compréhension posées par les chefs de village, les a mis à l’aise. Mamadou Touré, chef de village de Bakoye, au nom de ses pairs, a remercié le maire et le gouvernement « pour cette initiative qui consiste à les mettre au centre du processus de leur développement communautaire. »  « Nous nous engageons à faire un compte rendu fidèle pour l’atteinte de nos objectifs et travaillerons avec le maire pour fixer les dates d’installation des comités »,  a-t-il promis. BM/MD (AMAP)  

Le 2e Festival international « Chant des Linguère » de l’artiste sénégalaise Coumba Gawlo Seck : Le top départ des activités

Bamako, 10 déc (AMAP) Les activités de la 2e édition du Festival international « Chant des Linguère », ont démarré, mercredi après-midi,, par une conférence de presse, au Centre international de Bamako (CICB), présidée par le chef de Cabinet du ministère de la Culture, de l’Artisanat, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Salia Mallé, a constaté l’AMAP sur place. Cette 2ème édition qui se déroulera, du 10 au 12 décembre au CICB, porte comme thème « La culture, levier et facteur de développement. » Lors de la rencontre avec la presse, l’initiatrice de ce festival, la chanteuse sénégalaise,  Coumba Gawlo Seck, a rappelé les activités prévues.  Il s’agit de la tenue d’un forum, un diner gala suivi d’une remise du trophée « Linguère » du développement à des femmes maliennes de référence. Mais, aussi, des discussions sur des thématiques comme l’autonomisation de la femme, l’éducation, notamment des filles avec des regroupements de femmes maliennes, la jeunesse, les enfants et la lutte contre la migration irrégulière. Au nom du ministre en charge de la Culture, Salia Mallé a remercié l’artiste Coumba Gawlo Seck pour l’initiative de ce festival. En faisant référence aux sous-thèmes qui seront développés pendant ce festival, notamment l’autonomisation des femmes, le chef de Cabinet a qualifié les femmes comme « des éclairantes des hommes. » « Se battre pour leur cause ainsi que celle des enfants pour qu’elles puissent occuper le rôle qui leur revient dans nos sociétés est un noble combat », a souligné M. Mallé. Selon lui, « nous sommes en train de boucler l’année de la Culture 2025, qui a été décrété epar le Chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goita. De ce point de vue, c’est une volonté forte de faire en sorte que la culture soit un moyen de se développer, de notre façon de voir le monde et notre façon de se comporter avec les autres ou la façon dont nous voudrons que les autres nous voient », a fait savoir le chef de cabinet du ministère de la Culture. Avant de souhaiter que l’événement se passe « dans les meilleures conditions ». Des artistes comme Djeneba Seck, Mariam Ba, Kalam, « la reine du Kunde » étaient présentes à cette conférence de presse. ST/MD (AMAP)

Bamako : 452 dossiers devant l’Espace d’interpellation démocratique (EID) ouvert mercredi

Bamako, 10 déc (AMAP) Quelque 452 dossiers d’interpellation, contre 554 l’année précédente, ont été enregistrés pour la 29ᵉ session de l’Espace d’interpellation démocratique (EID) dont l’ouverture, mercredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) a été présidée par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué. Selon la Médiatrice de la République, Mme Sanogo Aminata Mallé, cette baisse s’explique, selon elle, par la faible mobilité des citoyens dans certaines régions. « Toutefois, la résilience des populations a permis de rapprocher les interpellations des délégations territoriales du Médiateur de la République », a-t-elle précisé. Les dossiers reçus proviennent des délégations territoriales, du District de Bamako et de la diaspora. La commission préparatoire, réunie du 13 au 31 octobre 2025, a procédé au dépouillement et a classé les dossiers en trois catégories dont 24 retenus pour lecture publique, 340 classés pour suite à donner et 72 non retenus pour non-conformité aux critères définis par le règlement intérieur de l’EID. Mme Mallé a, également, indiqué que 16 dossiers ont été satisfaits durant la phase de dépouillement, grâce à l’appui des représentants des départements ministériels. Pour rappel, l’Espace d’interpellation démocratique a été créé en 1994 et vise à informer les opinions nationale et internationale sur l’état des droits de l’Homme au Mali. Il contribue, « de manière active et pédagogique, à renforcer la culture démocratique nationale et à impulser de façon significative la promotion et la protection des droits et libertés des citoyens. » AC/MD (AMAP)  

Réunion du Comité technique régional d’orientation stratégique de la Protection sociale

Koutiala, 09 déc (AMAP) La réunion du Comité technique régional d’orientation stratégique de la Protection sociale dont l’objectif est le renforcement des capacités en matière de protection sociale, s’est ouverte mardi, à Koutiala (Sud), a constaté l’AMAP. Présidée par le chef de cabinet du gouverneur de Koutiala, Namakan Touré, cette rencontre de deux jours, organisée par la Direction régionale du développement social et de l’économie solidaire, regroupe les acteurs de la Société civile et des services techniques. La Protection sociale demeure un pilier essentiel du développement et de la stabilité sociale. Elle vise à garantir la sécurité, la dignité et le bien-être des populations en général et les plus vulnérables en particulier. « C’est pourquoi, selon le chef de cabinet du gouverneur, cette réunion constitue une étape majeure pour renforcer la cohésion de nos actions, harmoniser les interventions et assurer une meilleure complémentarité entre les acteurs. » « Elle donne, spécifiquement, l’occasion de se regrouper, entre parties prenantes, pour échanger sur les sujets en lien avec la protection sociale afin de donner une nouvelle dynamique au fonctionnement du Comité, en vue de mieux coordonner les différentes interventions », a précisé Namakan Touré. ID/MD (AMAP)

Emploi et de la formation professionnelle : Les acteurs planchent sur les compétences transférées de l’Etat  aux collectivités territoriales

Bamako, le 9 déc (AMAP) Les acteurs de l’emploi et de la formation professionnelle participent, depuis mardi, à l’atelier de partage et d’appropriation des textes régissant l’emploi et la formation professionnelle qui se tient à l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE), a constaté l’AMAP. Au cœur des discussion lors de cette rencontre dont l’ouverture des travaux était présidée  par le  ministre l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, , Oumou Sall  Seck, le décret fixant le détail des compétences transférées de l’Etat  aux collectivités territoriales avec une attention  particulières porté à la dimension genre . Cette session se veut un cadre d’échange, de partage et d’appropriation des textes. Elle permettra aux participants de formuler des propositions concrètes, d’enrichir la mise en œuvre des politiques et de veiller à l’intégration effective de la dimension genre, conformément à la Politique nationale genre ainsi que la Loi 052-2015 du 18 décembre 2015 instituant des mesures pour la promotion du genre. En effet, cet atelier d’appropriation se tient dans un contexte marqué par des acquis significatifs dans la mise en œuvre de la décentralisation territoriale. Selon le ministre de tutelle la Politique nationale de l’emploi aspire « à augmenter les opportunités d’emplois décents, en les intégrant dans toutes les politiques sectorielles et transversales. » Quant à la Politique nationale de la formation professionnelle, elle met l’accent sur la formation comme levier de productivité, d’insertion socio-économique et d’employabilité. « Ces reformes, selon Oumou Sall Seck, exigent de tous. acteurs étatiques, collectivités et société civile, une appropriation lucide, une capacité d’adaptation au changement et une anticipation des défis. » L’adoption du décret fixant les compétences transférées aux collectivités territoriales conférées à ces dernières joue un rôle central dans l’identification des créneaux porteurs d’emploi et des besoins de formation adaptés aux réalités locales, pour Mme le ministre. Certaines compétences et ressources ont déjà été transférées, « marquant un pas concret dans la lutte contre la pauvreté et le développement local. », a poursuivi le ministre. Pour que ces instruments soient réellement efficaces, il est, selon la cheffe du département de tutelle, indispensable de penser à des mécanismes de financement innovants, garantissant la pérennité des actions aux niveaux locaux. Oumou Sall Seck a, par la même occasion, indiqué que « les collectivités territoriales représentent des bassins d’emplois considérables, encore largement sous-exploités. » Selon elle, celles-ci sont essentielles pour valoriser les filières économiques locales et assurer un développement territorial équilibré. BT/MD (AMAP)

Migration : un webinar pour replacer les personnes au centre des analyses

Bamako, 25 déc (AMAP) Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a abrité un webinar scientifique sur le thème : « Évolution du phénomène migratoire : regards croisés sur l’actualité migratoire au Mali et dans le monde. » La secrétaire générale du ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mme Tangara Néma Guindo, qui a présidé l’ouverture de la rencontre, a rappelé que « la migration est un phénomène vivant, complexe et multidimensionnel, nécessitant une veille permanente, une analyse scientifique solide, un dialogue ouvert et une ambition politique renouvelée. » Elle a souligné le rôle déterminant du Centre d’information et de gestion des migrations (CIGEM) dans cette dynamique, indiquant que la participation des acteurs présents renforce sa légitimité en tant que centre d’expertise national. Pour sa part, le directeur général du CIGEM, Aboubacrine Aguissa, a souligné qu’ « au-delà des chiffres, chaque donnée migratoire représente une vie, un projet, une histoire, parfois une souffrance mais aussi une espérance. » Selon lui, la migration ne doit pas être perçue comme un phénomène abstrait, « mais comme une expérience humaine révélant à la fois la vulnérabilité et la résilience des individus et des communautés. » Il a ajouté que ce webinar offre un cadre propice pour replacer les personnes au centre des analyses, susciter de nouvelles réflexions, renforcer la collaboration entre chercheurs, décideurs et acteurs de terrain, mettre en lumière les travaux scientifiques existants et générer des propositions concrètes pour améliorer la compréhension et la gouvernance des migrations. AC/MD (AMAP)  

Démarrage de la Semaine nationale de lutte contre la corruption : Faire de la jeunesse le fer de lance du combat

Bamako, 9 déc (AMAP) La Semaine nationale de lutte contre la corruption a débuté, ce mardi, sous le thème : « S’unir avec la jeunesse contre la corruption : former l’intégrité de demain », lors d’une cérémonie dans les locaux du ministère de la Justice,  a constaté l’AMAP. « La lutte contre la corruption nécessite l’implication de toutes et de tous, dans une démarche cohérente, coordonnée et soutenue, afin d’agir sur tous les segments du phénomène ainsi que sur les canaux et réseaux par lesquels il se perpétue », a déclaré le ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, à l’ouverture qu’il a présidée, en présence de son collègue de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Bakary Traoré Le ministre Kassogué a rappelé que, comme chaque année, la célébration de la Journée internationale de lutte contre la corruption « est une occasion de sensibiliser davantage sur l’ampleur de ce fléau. » Le thème de cette année, qui est celui de l’édition précédente reconduit, met l’accent sur l’importance d’impliquer la jeunesse dans la construction d’une culture d’intégrité. Le ministre a, également, souligné que cette célébration intervient dans un contexte de refondation de l’État, nécessitant une rupture et un changement de paradigme dans la gestion des affaires publiques Il a appelé « à l’émergence d’un nouveau type de citoyen, porteur de valeurs d’intégrité, de probité, de loyauté, de patriotisme et de citoyenneté, pour bâtir une nation forte et prospère. » De son côté, le ministre Bakary Traoré a rappelé que la Semaine nationale de lutte contre la corruption a été instituée, il y a 15 ans, dans le cadre de la mobilisation nationale contre ce fléau. Célébrée chaque année à partir du 9 décembre, elle vise à informer l’opinion publique sur les actions entreprises dans la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. Il a salué l’engagement des autorités de la Transition, soutenues par les Organisations de la société civile, qui ont permis de faire de cette lutte une réalité. La cérémonie a réuni de nombreux acteurs du secteur judiciaire, des représentants de la société civile ainsi que d’autres invités de marque. MMD/MD (AMAP)

2è édition de la Semaine nationale pour l’harmonisation et l’utilisation des symboles de l’État : Sous le signe de l’année de la Culture

Bamako, 8 déc (AMAP) La 2e édition de la Semaine nationale pour l’harmonisation et l’utilisation des symboles de l’État (du 8 au 12 décembre 2025), dédiée l’information, à l’éducation, à la sensibilisation, a débuté lundi, lors d’une cérémonie présidée par le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de Division Abdoulaye Maïga, a constaté l’AMAP. Cette Semaine de l’harmonisation et l’utilisation des symboles de l’Etat a aussi pour objectif la formation de l’ensemble de la population malienne sur les principaux symboles de l’État (drapeau, devise, hymne, sceau et Armoiries). La cérémonie d’ouverture de l’édition de cette année, au Conservatoire multimédia Balla Fasséké Kouyaté, a débuté par l’exécution de l’hymne national du Mali et de la Confédérale, en présence des membres du gouvernement dont le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué. La conférence inaugurale, présentée par l’ancien ministre Mohamed Salikènè Coulibaly, a justement porté sur l’hymne national du Mali. Selon le Premier ministre, cette Semaine nationale « revêt, dans son contenu, les contours d’une véritable campagne d’éducation civique et patriotique à un moment où notre pays est engagé dans un processus de refondation de l’Etat ». « Avec tout ce que cela impose comme comportements positifs à adopter pour un changement qualitatif dans la gouvernance et la citoyenneté », a-t-il ajouté. Cette 2ème édition placée « sous le signe de l’Année de la Culture, a poursuivi le général de division Abdoulaye Maïga, est un choix amplement justifié, au regard de l’initiative présidentielle de redonner à la Culture toute sa place dans l’œuvre de transformation sociale positive pour la Refondation nationale. » « En effet, qui, mieux que les acteurs culturels, pourrait porter ce flambeau symbolique, à travers le pays et au-delà de nos frontières, pour franchir les portes des édifices, des tribunes des palais, des vestibules, des cases, des huttes et des tentes de nos communautés si résilientes », a-t-il dit. « Il ne fait aucun doute, a-t-il affirmé, que sous le leadership éclairé du Premier magistrat, le général d’Armée Assimi Goïta, le Gouvernement et moi-même, les Maliens et les Maliennes de tous horizons, nous sommes tous résolus de gagner le combat de l’esprit civique et patriotique. » « Cela nous permet de nous inscrire, volontiers, à l’école citoyenne de l’apprentissage pour une assimilation des symboles de l’État, en participant activement à la formation d’un citoyen de type nouveau, le Maliden kura, armé de culture pour bâtir notre Mali Kura », a soutenu le Premier ministre. Les symboles de l’Etat jouent qu’il a jugé « essentiel dans la formation des citoyens. » Selon le chef du gouvernement, ces symboles inculquent le respect des lois et des institutions, nourrissent le patriotisme, l’amour de la patrie et le sens du devoir civique, servent de support pédagogique dans les écoles, les cérémonies officielles et les commémorations. Ainsi, le général Maiga, a déclaré que « les symboles de l’État ne sont pas de simples images ou mots. Ils constituent le ciment de la nation, le reflet de son histoire et la boussole de son avenir. « Les respecter et les promouvoir, c’est renforcer l’unité nationale, la souveraineté et la stabilité institutionnelle », a-t-il lancé. Le président de la Commission nationale d’organisation, Mohamed Maouloud Najim, est revenu sur l’intérêt de la tenue de la Semaine nationale pour l’harmonisation et l’utilisation des symboles de l’État dans l’avènement du Mali Kura, tout en plaidant dla création d’une imprimerie au compte du département de la Justice pour la confection des Sceaux. OD/MD(AMAP)