Migration : un webinar pour replacer les personnes au centre des analyses

Bamako, 25 déc (AMAP) Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a abrité un webinar scientifique sur le thème : « Évolution du phénomène migratoire : regards croisés sur l’actualité migratoire au Mali et dans le monde. » La secrétaire générale du ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mme Tangara Néma Guindo, qui a présidé l’ouverture de la rencontre, a rappelé que « la migration est un phénomène vivant, complexe et multidimensionnel, nécessitant une veille permanente, une analyse scientifique solide, un dialogue ouvert et une ambition politique renouvelée. » Elle a souligné le rôle déterminant du Centre d’information et de gestion des migrations (CIGEM) dans cette dynamique, indiquant que la participation des acteurs présents renforce sa légitimité en tant que centre d’expertise national. Pour sa part, le directeur général du CIGEM, Aboubacrine Aguissa, a souligné qu’ « au-delà des chiffres, chaque donnée migratoire représente une vie, un projet, une histoire, parfois une souffrance mais aussi une espérance. » Selon lui, la migration ne doit pas être perçue comme un phénomène abstrait, « mais comme une expérience humaine révélant à la fois la vulnérabilité et la résilience des individus et des communautés. » Il a ajouté que ce webinar offre un cadre propice pour replacer les personnes au centre des analyses, susciter de nouvelles réflexions, renforcer la collaboration entre chercheurs, décideurs et acteurs de terrain, mettre en lumière les travaux scientifiques existants et générer des propositions concrètes pour améliorer la compréhension et la gouvernance des migrations. AC/MD (AMAP)  

Démarrage de la Semaine nationale de lutte contre la corruption : Faire de la jeunesse le fer de lance du combat

Bamako, 9 déc (AMAP) La Semaine nationale de lutte contre la corruption a débuté, ce mardi, sous le thème : « S’unir avec la jeunesse contre la corruption : former l’intégrité de demain », lors d’une cérémonie dans les locaux du ministère de la Justice,  a constaté l’AMAP. « La lutte contre la corruption nécessite l’implication de toutes et de tous, dans une démarche cohérente, coordonnée et soutenue, afin d’agir sur tous les segments du phénomène ainsi que sur les canaux et réseaux par lesquels il se perpétue », a déclaré le ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, à l’ouverture qu’il a présidée, en présence de son collègue de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Bakary Traoré Le ministre Kassogué a rappelé que, comme chaque année, la célébration de la Journée internationale de lutte contre la corruption « est une occasion de sensibiliser davantage sur l’ampleur de ce fléau. » Le thème de cette année, qui est celui de l’édition précédente reconduit, met l’accent sur l’importance d’impliquer la jeunesse dans la construction d’une culture d’intégrité. Le ministre a, également, souligné que cette célébration intervient dans un contexte de refondation de l’État, nécessitant une rupture et un changement de paradigme dans la gestion des affaires publiques Il a appelé « à l’émergence d’un nouveau type de citoyen, porteur de valeurs d’intégrité, de probité, de loyauté, de patriotisme et de citoyenneté, pour bâtir une nation forte et prospère. » De son côté, le ministre Bakary Traoré a rappelé que la Semaine nationale de lutte contre la corruption a été instituée, il y a 15 ans, dans le cadre de la mobilisation nationale contre ce fléau. Célébrée chaque année à partir du 9 décembre, elle vise à informer l’opinion publique sur les actions entreprises dans la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière. Il a salué l’engagement des autorités de la Transition, soutenues par les Organisations de la société civile, qui ont permis de faire de cette lutte une réalité. La cérémonie a réuni de nombreux acteurs du secteur judiciaire, des représentants de la société civile ainsi que d’autres invités de marque. MMD/MD (AMAP)

2è édition de la Semaine nationale pour l’harmonisation et l’utilisation des symboles de l’État : Sous le signe de l’année de la Culture

Bamako, 8 déc (AMAP) La 2e édition de la Semaine nationale pour l’harmonisation et l’utilisation des symboles de l’État (du 8 au 12 décembre 2025), dédiée l’information, à l’éducation, à la sensibilisation, a débuté lundi, lors d’une cérémonie présidée par le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de Division Abdoulaye Maïga, a constaté l’AMAP. Cette Semaine de l’harmonisation et l’utilisation des symboles de l’Etat a aussi pour objectif la formation de l’ensemble de la population malienne sur les principaux symboles de l’État (drapeau, devise, hymne, sceau et Armoiries). La cérémonie d’ouverture de l’édition de cette année, au Conservatoire multimédia Balla Fasséké Kouyaté, a débuté par l’exécution de l’hymne national du Mali et de la Confédérale, en présence des membres du gouvernement dont le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué. La conférence inaugurale, présentée par l’ancien ministre Mohamed Salikènè Coulibaly, a justement porté sur l’hymne national du Mali. Selon le Premier ministre, cette Semaine nationale « revêt, dans son contenu, les contours d’une véritable campagne d’éducation civique et patriotique à un moment où notre pays est engagé dans un processus de refondation de l’Etat ». « Avec tout ce que cela impose comme comportements positifs à adopter pour un changement qualitatif dans la gouvernance et la citoyenneté », a-t-il ajouté. Cette 2ème édition placée « sous le signe de l’Année de la Culture, a poursuivi le général de division Abdoulaye Maïga, est un choix amplement justifié, au regard de l’initiative présidentielle de redonner à la Culture toute sa place dans l’œuvre de transformation sociale positive pour la Refondation nationale. » « En effet, qui, mieux que les acteurs culturels, pourrait porter ce flambeau symbolique, à travers le pays et au-delà de nos frontières, pour franchir les portes des édifices, des tribunes des palais, des vestibules, des cases, des huttes et des tentes de nos communautés si résilientes », a-t-il dit. « Il ne fait aucun doute, a-t-il affirmé, que sous le leadership éclairé du Premier magistrat, le général d’Armée Assimi Goïta, le Gouvernement et moi-même, les Maliens et les Maliennes de tous horizons, nous sommes tous résolus de gagner le combat de l’esprit civique et patriotique. » « Cela nous permet de nous inscrire, volontiers, à l’école citoyenne de l’apprentissage pour une assimilation des symboles de l’État, en participant activement à la formation d’un citoyen de type nouveau, le Maliden kura, armé de culture pour bâtir notre Mali Kura », a soutenu le Premier ministre. Les symboles de l’Etat jouent qu’il a jugé « essentiel dans la formation des citoyens. » Selon le chef du gouvernement, ces symboles inculquent le respect des lois et des institutions, nourrissent le patriotisme, l’amour de la patrie et le sens du devoir civique, servent de support pédagogique dans les écoles, les cérémonies officielles et les commémorations. Ainsi, le général Maiga, a déclaré que « les symboles de l’État ne sont pas de simples images ou mots. Ils constituent le ciment de la nation, le reflet de son histoire et la boussole de son avenir. « Les respecter et les promouvoir, c’est renforcer l’unité nationale, la souveraineté et la stabilité institutionnelle », a-t-il lancé. Le président de la Commission nationale d’organisation, Mohamed Maouloud Najim, est revenu sur l’intérêt de la tenue de la Semaine nationale pour l’harmonisation et l’utilisation des symboles de l’État dans l’avènement du Mali Kura, tout en plaidant dla création d’une imprimerie au compte du département de la Justice pour la confection des Sceaux. OD/MD(AMAP)

Opérations antiterroristes : Plusieurs refuges détruits et des assaillants neutralisés les 5 et 6 décembre (état-major général des Armées)

Bamako, 7 déc (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené, les 5 et 6 décembre 2025, plusieurs opérations contre des groupes terroristes dont l’état-major général des Armées a dressé le bilan, dans un communiqué publié ce dimanche. Le vendredi 5 décembre 2025, suite à « une tentative d’infiltration repoussée par les FAMa au poste de sécurité du Mahou, dans le cercle de Yorosso, région de Koutiala (Sud), l’aviation a pris en chasse les assaillants jusque dans leurs replis. Plusieurs terroristes ont été neutralisés et du matériel détruit », précise le communiqué. Le samedi 6 décembre 2025, dans le cadre de la surveillance aérienne du territoire, les FAMa ont découvert et détruit plusieurs refuges terroristes. « Une première opération a été menée aux alentours de la localité de Finkolo, à l’est de Sikasso (Sud). Une deuxième frappe a visé un autre refuge à l’est de Dandérésso, non loin de la frontière avec le Burkina Faso, et une troisième au sud-est de Tièrè, toujours dans la Région de Sikasso », a ajouté l’état-major général des Armées. Dans le même cadre, les vecteurs aériens des « FAMa ont également découvert et neutralisé avec succès des terroristes camouflés sous des arbres, au sud-est de Loadi Chérif, dans le secteur de Guiré, région de Nara (Ouest). » MMD/MD (AMAP)

Bafoulabé : La campagne des 16 jours d’activisme a démarré sous le signe de la lutte contre la violence numérique

Bafoulabé, 7 déc (AMAP) La campagne des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre ont débuté, samedi, au Lycée public de Bafoulabé, sous le thème de cette année : « L’utilisation responsable des réseaux sociaux, gage de protection, de promotion et préservation des valeurs culturelles des femmes et filles au Mali », à travers un meeting et un match de football féminin, a constaté l’AMAP. Cette initiative dont le lancement a été présidé par le préfet, Siaka Souleymane Sanogo, en présence de plusieurs autorités, a pour objectif de contribuer à la mobilisation sociale et institutionnelle contre les violences faites aux femmes et aux filles, notamment à travers le numérique.. Organisé par l’ONG Groupe de recherche et d’applications techniques (GRAT) en collaboration avec le service local de la Promotion de la Femme et de l’Enfant avec le soutien technique et financier de Plan International, Le chef de village, Kaba Diallo, et le maire adjoint, Cheickna Sissoko, ont réaffirmé leur soutien à l’ONG GRAT dans la lutte contre les violences basées sur le genre et don l’initiative avec son partenaire, « vise à prévenir la cyberviolence et promouvoir un environnement numérique sûr. » Le coordinateur de GRAT, Youssouf Dembélé, a rappelé qu’à travers ce meeting, il s’agit de démontrer que les femmes et les filles « ne sont pas seulement utilisatrices de réseaux sociaux, mais porteuses de valeurs, de savoirs et d’identité qu’il nous revient de protéger et de valoriser ». « L’usage responsable des réseaux sociaux doit devenir un levier pour préserver l’image de la femme malienne », a-t-il déclaré. M. Dembélé a réitéré l’accompagnement de GRAT « aux initiatives locales pour renforcer les capacités numériques responsables et promouvoir l’épanouissement des femmes et filles » Dans son discours d’ouverture, le préfet Siaka Souleymane Sanogo a souligné « l’urgence d’agir face à une réalité préoccupante. » Il a exhorté les acteurs à intensifier « la sensibilisation et l’éducation afin de mettre un terme à ces pratiques invisibles mais, dévastatrices » pour les droits et la dignité des femmes et des filles au Mali. Le préfet a invité les maires des communes du Cercle de Bafoulabé « à inscrire désormais dans leur Programme de développement économique, social et culturel (PDESC) et à budgétiser les questions relatives à la promotion du genre en général et en particulier à la prévention ainsi qu’à la riposte contre les violences faites aux femmes et aux filles. » BM/MD (AMAP)  

Axe Bougouni-Bamako : L’armée réagit à une attaque terroriste (état-major)

Bamako, 6 déc (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), escortant un convoi de camions citernes sur l’axe Bougouni-Bamako, ont vigoureusement réagi à une attaque terroriste, ce samedi 6 décembre 2025, a annoncé le même jour, l’état-major général des Armées. Dans un communiqué parvenu à l’AMAP, l’état-major général des Armées précise que « les unités engagées ont réagi avec vigueur et promptitude. La situation est désormais sous contrôle. Les citernes endommagées ont été prises en charge par les forces, tandis que le reste du convoi a été escorté jusqu’à destination sans autre incident.» L’état-major invite les citoyens « à signaler toute activité suspecte ou tout comportement inhabituel. » Il assure, également, que « ces escortes demeurent une priorité opérationnelle afin de garantir la libre circulation sur les axes logistiques. » MMD/MD (AMAP)

De nouveaux locaux pour le commissariat de police de Koulikoro-Gare

Bamako, le 5 déc (AMAP) Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mohammedine, a inauguré, ce vendredi 5 décembre, le Commissariat de police de Koulikoro-Gare, en présence des autorités administratives, sécuritaires et coutumières de la ville, a constaté l’AMAP sur place. Ce nouveau local, dont la construction a été réalisée sur budget national, répond à toutes les commodités requises pour un Commissariat de sécurité publique car l’ancien qui a été démoli, était vétuste et inadapté aux besoins actuels. « Inaugurer une infrastructure, selon le général de division Daoud Aly Mohammedine, est toujours un temps d’accomplissement où transparaît la joie d’avoir, non seulement, répondu à un besoin réel des populations mais, aussi, d’avoir trouvé une solution adaptée à un problème qui constituait une source de forte préoccupation. » Selon lui, à l’heure où « notre pays est résolument engagé dans le combat pour la réaffirmation de sa souveraineté pleine et entière, il ne fait aucun doute que les questions de sécurité sont élevées au rang de priorité absolue. » « Chaque commissariat de police, chaque poste de police et, au-delà, toute infrastructure dédiée aux Forces de défense et de sécurité, quelle que soit son échelle, doit être un cadre idéal pour la réflexion, la préparation et l’exécution correcte des plans d’opérations, tout comme leur évaluation », a déclaré le ministre de la Sécurité. Le général de division Daoud Aly Mohammedine a, également, rappelé qu’ « il n’y a point de police que parce qu’il y a une population qu’elle écoute, protège et défend. » « Chaque policier doit savoir que la population constitue son binôme naturel. L’écoute réciproque et le professionnalisme doivent constituer la toile de fond de ses interactions quotidiennes avec cette population », s’est-il adressé aux policiers. Ajoutant que « la population est notre raison d’être ». Selon le Directeur général de la Police, le Contrôleur général de police Youssouf Koné, ce bâtiment constitue un maillon supplémentaire dans le maillage sécuritaire de la région de Koulikoro. OD/MD (AMAP)

2e Conférence mondiale sur l’exploitation des données pour améliorer la mesure de la corruption : Le Mali expose ses réalisations

Bamako, 5 dec (AMAP) Le Secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Dr Boubacar S Diarrah, a lu, mercredi, la Déclaration du Mali à la 2e Conférence mondiale sur l’exploitation des données pour améliorer la mesure de la corruption, du 2 au 4 décembre à New York, devant laquelle il a réitéré une forte et déterminée volonté politique de son pays à lutter contre la corruption. Cette conférence mondiale, qui visait à partager les expériences et surtout à mettre en exergue le rôle des données dans la lutte contre la corruption, a débattu de nombreux thèmes comme l’utilisation des Nouvelles technologies d’information et de communication (NTIC) dans la lutte contre la corruption, l’Intelligence artificielle (IA) les satellites, les données statistiques et, aussi, l’analyse des facteurs et indicateurs sociaux dans cette lutte. Boubacar S Diarra a soutenu que la thématique principale de la conférence qui s’intitule « l’exploitation des données pour améliorer la mesure de corruption », est d’une importance capitale pour le Mali qui a engagé une mobilisation générale contre la corruption, à travers des reformes structurantes et holistiques qui commencent à produire indubitablement des résultats forts encourageants. Il a rappelé que le Mali est Etat-partie à la Convention des Nations Unies contre la corruption, qui vise à améliorer la mesure et la lutte contre la corruption. Ce, grâce à des politiques, des mesures directes et indirectes, et une coopération internationale renforcée. « Aussi, il existe une forte et déterminée volonté politique à lutter contre la corruption », a-t-il précisé. « Toute chose qui est en train d’aboutir au déclin de l’impunité et les recouvrements records jamais égalés ainsi que la création de structures particulièrement consacrées à la lutte contre la corruption en attestent aisément et d’une manière probante. » Le Secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a signalé, que pour donner corps à la Convention des Nations Unies contre la corruption, le pays a adopté de nombreux textes de lois contre la corruption et créé de nombreux services à la fois de contrôle, d’audit ponctuées par une organisation judiciaire au tour d’une juridiction spécialisée dédiée. À savoir : le Pôle national économique et financier officiant sur de nouvelles règles processuelles innovantes « comme l’imprescriptibilité des infractions et des peines de corruption et autres infractions économiques et financières, la suppression des immunités au profit des élus, l’institution d’une chambre criminelle en son sein et l’avènement de nouvelles infractions élargissant sa compétence matérielle telles que la corruption du produit de la corruption, le recel de blanchiment, l’acceptation de cadeaux indus, entre autres. » Selon M. Diarra, l’exploitation des données pour améliorer la mesure de corruption est un moyen d’utilisation des données et méthodes de mesure pour évaluer le taux de corruption. « Depuis quelques années, le Mali dresse des données statistiques sur les infractions et le traitement réservé aux dossiers de corruption », a-t-il fait savoir. Et d’indiquer que le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, à travers la Cellule de planification statistique (CPS), produit régulièrement un annuaire des statistiques sur la corruption et la délinquance économique et financière. «Cette situation permet de mesurer la corruption et d’être un outil d’aide à la décision », a-t-il relevé. PROBLEMATIQUE DE LA CORRUPTION – « En vue d’opérer un traitement holistique de la problématique de la corruption qui est sujet transversal, a-t-il souligné, le Mali a adopté la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) par Décret n°2023- 0546/PT-RM du 21 septembre 2023 et son Plan d’actions (2023-2027). » « Ce document constitue une référence pour toutes les mesures et les actions à entreprendre dans le cadre de la lutte contre la corruption dans notre pays. Et, il prévoit des mesures pour évaluer des éléments susceptibles de favoriser ou de prévenir la corruption. », a dit le haut fonctionnaire du département de la Justice Il a énuméré « l’utilisation de données objectives et fondées sur des preuves plutôt que de se fier uniquement aux perceptions générales qui peuvent donner lieu à interprétation, l’approche méthodologique standardisée pour collecter des informations sur les coûts et les effets de la corruption. » Également, le développement de manuels et de guides pratiques pour aider les services de contrôle et d’investigations à mener des enquêtes et des évaluations précises de la corruption au niveau national. Tout comme l’identification des risques de corruption et les mesures préventives, en plus des mesures a posteriori. Le chef de la délégation malienne a salué que cette Conférence dont il a dit quel est pour sa délégation, « une opportunité d’échanges et de partages d’expériences avec les autres nations sur les bonnes pratiques et les solutions porteuses contre la corruption avec comme baromètre référentiel la Convention des Nations Unies contre la Corruption. » Elle permet, selon lui, d’appréhender les pratiques et les moyens usités ailleurs et de capitaliser les expertises avisées pour une mise en œuvre efficiente de la Convention des Nations Unies contre la Corruption. Pour ce faire, a-t-il proposé, le Mali « est disposé à partager son expérience sur à la fois le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, une première en Afrique de l’Ouest qui constitue un obstacle au cybercrime. Cela pour qui connait le lien étroit entre cyberespace et corruption, qui apparait comme un véhicule et un moyen pour la corruption. » Il a fait savoir que « nous disposons aussi, entre autres, d’une ligne verte gratuite «Binkani Kunafoni» destinée à recevoir les dénonciations, notamment de corruption; d’un  Pôle foncier, parce qu’aujourd’hui les questions foncières constituent un terreau favorable pour la corruption en tant que vecteurs et stratagèmes de corruption. » La délégation malienne était composée du Conseiller technique, Ibrahima Berté, de la Conseillère à la représentation permanente du Mali auprès des Nations unies, Mme N’diaye Djeneba Dabo, et de la Présidente du Pôle national en charge de la lutte contre la corruption et la délinquance financière, Mme Waigalo Malado G. Bocoum. OD/MD (AMAP)

Le Fonds de solidarité nationale : huit microprojets pour la réduction de la pauvreté et l’autonomisation socio-économique de couches défavorisées

Bamako, 08 déc (AMAP) Le Fonds de solidarité nationale (FNS) a procédé, ce vendredi, au lancement de huit microprojets au profit de diverses associations du district de Bamako, par une opération de dons de matériels et d’équipements à son siège, en présence de nombreux invités. Le don est composé, entre autres, de motos tricycles, de machines à coudre, de kits de préparation culinaire, de moulins à moudre, d’équipements pour l’élevage de poulet de chair, de kits d’entretien d’équipements photovoltaïque et de kits de transformation agroalimentaire. Ces matériels, acquis grâce à un appui du ministère de la Santé et du Développement social, visent à contribuer à la réduction de la pauvreté et à l’autonomisation socio-économique de différentes couches défavorisées, notamment les jeunes, les personnes handicapées et les femmes dans les 6 Communes du district de Bamako. Au cours de la même cérémonie, le FSN a procédé à la remise de médicaments à la Direction générale de la santé, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui à la réinsertion socioéconomique des populations du Nord du Mali (PARSEP-NM). Selon le Directeur général du FNS, ce don vient couronner un long processus participatif d’analyse et de sélection des activités initiées par les organisations de personnes vulnérables, en étroite collaboration avec les autorités communales et les bénéficiaires. En effet, ces  projets traduisent la volonté du département à travers le Fonds de Solidarité Nationale de favoriser l’autonomisation économique, la création d’emplois et l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables. Pour sa part, le Directeur général adjoint de la Santé, Kalifa Kéita, a remercié les initiateurs. Ces médicaments constituent, a-t-il indiqué, « la première partie de la dotation initiale destinée aux centres de santé construits par le projet dans les Régions de Gao, Tombouctou, Kidal et Ménaka. » Quant au conseiller technique du ministère de la Santé et du Développement social, Sayon Doumbia, a dit que ces appuis ont coûté 50 000 000 de francs CFA pour les microprojets et 20 000 000 de francs CFA pour les médicaments. La cérémonie du jour s’inscrit dans une dynamique de complémentarité avec les différentes actions enclenchées par les autorités du pays « pour venir en aide aux couches vulnérables afin qu’elles soient les principales actrices de leur développement. » Enfin, Sayon Doumbia  a exhorté les différents bénéficiaires à prendre soin des matériels, équipements et médicaments reçus au bénéfice des communautés. La représentante des bénéficiaires, Kadiatou Dembélé, personne vivant avec un handicap, a reçu un tricycle et des kits de transformation. Au nom de son association, elle a remercié les donateurs. Ajoutant que « ce don va beaucoup (les) aider dans le cadre de la mise en œuvre  de (leur) activité de tous les jours et contribuer à (leur) épanouissement. » BT/MD (AMAP)          

Projet ASPIRE : Des réalisations jugées satisfaisants

Bamako, 5 déc (AMAP) Le comité de pilotage du Projet action pour le renforcement des partenariats pour l’inclusion, la résilience et l’éducation (ASPIRE) a organisé, vendredi, à Bamako, son atelier annuel pour présenter les actions réalisées, les difficultés rencontrées et se pencher sur les perspectives, a constaté AMAP. La cérémonie d’ouverture était présidée par le conseiller technique au ministère de l’Education nationale, Augustin Poudiougou, représentant le secrétaire général, président du Comité de pilotage du projet. Selon Dido Fabrice Kouassi, directeur pays au Mali du projet ASPIRE, la période d’exécution du projet est de 58 mois (mars 2024-décembre 2028) et ses zones d’interventions sont 39 écoles et communautés, dans les Régions de Tombouctou (Nord) et de Ségou (Centre). Expliquant les réalisations du projet, de juin 2024 à novembre 2025, M. Kouassi a cité, entre autres, la construction de 15 salles de classes, 171 enseignants formés, la distribution de 14 732 kits scolaires. Le représentant du président du Comité de pilotage a rappelé que « l’éducation demeure le socle du développement, un levier décisif et capital pour la cohésion sociale, la croissance économique, la stabilité sociale et la paix au Mali. » « Dans l’Education, nous faisons face à des défis importants : la qualité de l’apprentissage, l’équité d’accès à l’Instruction, la pertinence des programmes, la formation des enseignants, des infrastructures de qualité et en nombre suffisant mais, aussi, le financement solide pour faire face aux contraintes financières et la sécurisation du territoire national dans son intégralité. C’est pourquoi, notre engagement aujourd’hui reste ferme et collectif », a dit Augustin Poudiougo. Il a salué les efforts des Partenaires techniques et financiers, des Organisations de la société civile, ainsi que l’engagement des acteurs nationaux, en particulier le projet ASPIRE-Mali. « Sa collaboration, son expertise et son soutien constituent un pilier essentiel de cette dynamique du soutien au Système éducatif malien », a-t-il fait savoir. Selon lui, le Comité de pilotage que « joue un rôle stratégique pour orienter, coordonner et suivre l’ensemble des actions menées pour transformer durablement notre système éducatif. » « Pour Rappel, le projet ASPIRE a été conçu par ADRA-Mali, en partenariat avec ADRA Norvège. Il est financé par la Coopération Norvégienne pour le Développement (Norad), a-t-il dit. Avant de  remercier l’ONG ADRA-Mali et ses partenaires pour leur détermination et leur engagement auprès du ministère de l’éducation nationale. ST/MD (AMAP)