Ségou : La journée mondiale et le mois de lutte contre le sida ont été lancés
Ségou, 12 déc (AMAP) La Journée mondiale et le Mois de lutte contre le Sida ont démarré, jeudi, à Ségou lots d’une cérémonie qu’a présidé le directeur du cabinet du gouverneur de la Région, Boureima Ongoïba, a constaté l’AMAP sur place. La célébration, en présence de plusieurs personnalités,.de cette journée du 1er décembre et du Mois de lutte contre le VIH et le sida sur le thème « Sida, crise de financement extérieur : une opportunité pour promouvoir le financement souverain », rappelle des acquis, des engagements de tous les secteurs vis-à-vis de la prévention et de la prise en charge des personnes infectées et affectées par la maladie. Elle constitue, aussi, une opportunité pour mobiliser tous les acteurs des secteurs public, privé, de la société civile et des Partenaires techniques et financiers (PTF) afin de renforcer leurs engagements pour une réponse internationale, nationale et locale plus vigoureuse et efficace en vue de l’élimination de l’épidémie du sida d’ici l’horizon 2030. Pour la 2éme adjointe du maire de la Commune urbaine de Ségou, Mme Doucouré Mariam Diallo, représentante du maire, la commémoration de cette journée revêt une dimension particulière, « car elle nous rappelle non seulement les progrès accomplis dans la lutte contre le VIH/Sida mais, aussi, les défis qui persistent. » « Elle constitue un moment de solidarité, de mobilisation et d’engagement renouvelé envers toutes les personnes vivant avec le VIH mais également envers nos communautés, qui doivent rester pleinement impliquées dans la prévention et la prise en charge » a-t-elle dit. Mme Doucouré a réaffirmé la disponibilité de la Commune urbaine de Ségou « à accompagner toutes les initiatives visant à renforcer la prévention, améliorer l’accès aux soins et lutter contre la stigmatisation et la discrimination. » De son côté, le directeur de Cabinet du gouverneur, Boureima Ongoïba, a révélé la situation épidémiologique nationale en 2025 qui se présente comme suit : prévalence VIH : 0,76% ; 111 127 personnes au Mali vivent avec le VIH dont 52% de femmes; 4 003 personnes sont nouvellement infectées dont 1 464 adolescents; 69 000 personnes connaissent leur statut sérologique; 75 929 personnes sont sous traitement antirétroviral; 2 400 personnes présentent la charge virale indétectable; 4 369 femmes séropositives dont 2003 sous ARV; 4 900 personnes sont mortes du Sida. S’agissant de la Région de Ségou, les données du DHIS2 2024 renseignent sur les indicateurs suivants : File active des personnes vivant avec le VIH sous traitement ARV : 6 136 femmes enceintes séropositives sous ARV : 108. M. Ongoïba a souligné que dans la Région de Ségou, « la lutte contre le Sida en 2025 est marquée par un ralentissement de la prévention dû à l’insuffisance de financement extérieur et domestique. » Toutefois, une nouvelle stratégie est en cours de mise en œuvre visant à identifier et mettre sous traitement les personnes vivant avec le VIH. « Cette stratégie largement soutenue par l’ONUSIDA dans notre Rrégion nous a permis d’instaurer un esprit d’émulation entre les districts sanitaires, à l’effet d’améliorer les pratiques de santé publique dans les structures et de prétendre à un prix compétitif », a-t-il dit. Il a remercié tous les partenaires financiers de la lutte contre le Sida au Mali ainsi les acteurs régionaux étendard de la lutte contre le Sida dans la région. AP/ADS/MD (AMAP)
Union nationale des travailleurs du Mali présente son bilan aux délégués syndicaux
Bamako, 11 déc (AMAP) L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a tenu, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), son 20è Conseil central statutaire afin de présenter le bilan des activités de la plus grande centrale syndicale du Mali à ses délégués venus de plusieurs régions du pays. Cette rencontre dont les travaux ont été lancés par le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly a accueilli, également, le colloque national du Comité national des jeunes travailleurs de l’UNTM et les différentes formations dispensées à ses militants avec souvent l’appui technique du ministère en charge du Travail. Selon le secrétaire général de l’UNTM, Yacouba Katilé, ce Conseil s’inscrit dans cette tradition de redevabilité, de transparence, et de fidélité aux engagements pris devant les militants. « Il nous revient aujourd’hui d’évaluer objectivement notre action, de renforcer notre unité et de définir le cap pour les mois et années à venir », a poursuivi M. Katilé. Il a fait remarquer que le Mali « traverse des défis qui affectent la vie des travailleurs, les activités économiques et la stabilité sociale. » Au nombre desquels, les pressions économiques fortes liées aux changements géopolitiques, aux sanctions passées, au ralentissement du commerce et aux difficultés financières de l’État et des entreprises. Le premier responsable de l’UNTM a souligné « l’urgence de prendre des mesures en faveur du travailleur face à une inflation qui érode son revenu. » Pour sa part, le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly, a indiqué que le gouvernement et les partenaires sociaux ont, « dans un bel esprit, consolidé les bases de notre démocratie sociale. » M. Coulibaly a félicité l’UNTM pour son engagement dans la signature du Pacte de stabilité sociale et de croissance, le 25 août 2023, les négociations tenues au sein du cadre permanent de concertation sur la revalorisation salariale dans la Fonction publique. » Toutes choses qui ont permis d’aboutir à l’adoption en juillet 2025 d’un décret portant majoration de la valeur du point d’indice, de 400 Fcfa à 470 Fcfa « et cela de façon progressive dès janvier 2026. » Y compris la signature du Protocole le 4 novembre 2025 avec les Associations de partants volontaires à la retraite. MD/MD (AMAP)
Le patrimoine culturel immatériel : Un outil pour renforcer l’État et la cohésion sociale
Bamako, 11 déc 2025 (AMAP) L’ambassade d’Afrique du Sud, en partenariat avec l’Institut des hautes études et de recherches islamiques Ahmed Baba de Tombouctou (IHERI-ABT), a organisé, jeudi, à Bamako, la 5ᵉ édition d’une conférence-débat autour du thème : « Le Patrimoine culturel immatériel (PCI) africain, vecteur de consolidation de l’État, de renforcement de la cohésion nationale et de promotion d’une culture de la paix ». Dans son intervention, la chargée d’affaires de l’ambassade d’Afrique du Sud au Mali, Patience Masisi, a souligné que « la valorisation du patrimoine culturel immatériel africain constitue un moyen efficace de lutter contre l’homogénéisation culturelle et d’affirmer l’authenticité des identités nationales. » Mme Masisi a rappelé que « le patrimoine culturel n’est pas seulement un héritage à préserver, mais, aussi, un levier stratégique pour renforcer les États africains, promouvoir le développement durable et nourrir les projets sociétaux. » Le directeur général de l’IHERI-ABT, Mohamed Diagayeté, a salué la qualité du partenariat Mali-Afrique du Sud, particulièrement dans le domaine des manuscrits anciens. Il a rappelé que l’Afrique du Sud a réalisé plusieurs actions majeures, notamment la construction d’un bâtiment destiné à abriter l’ensemble des manuscrits du Mali, la formation de cinq agents maliens en conservation et restauration, aujourd’hui reconnus dans la sous-région et l’organisation conjointe de conférences au Mali et en Afrique du Sud, dont les actes de la conférence de 2005 publiés dans l’ouvrage « The meanings of Timbuktu ». Pour sa part, le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Amadou Fané, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, a indiqué que « l’enjeu pour les États africains est de passer de la simple reconnaissance du PCI à une utilisation proactive pour répondre aux défis contemporains liés à la stabilité politique et à la consolidation de la paix. » AC/MD (AMAP)
11ᵉ Festival du Dibi : Annoncé comme une édition de tous les records
Bamako, 11 déc (AMAP) La 11ᵉ édition du Festival du Dibi, aura lieu du 18 décembre au 4 janvier 2026, à la Place du Cinquantenaire, ont annoncé officiellement les organiseurs, lors d’une conférence de presse organisée mercredi dernier au ministère de l’Élevage et de la Pêche par InfluYence Group, en partenariat avec le département de tutelle. Evènement populaire célébrant les grillades et le savoir-faire culinaire national, le Festival du Dibi attire depuis plus d’une décennie un public large, composé aussi bien de Maliens que d’étrangers. Après plusieurs années de succès, l’édition 2026 se veut « celle de tous les records », selon les organisateurs. Elle entend s’imposer non seulement comme un rendez-vous gastronomique mais, aussi, comme un espace de cohésion sociale, de valorisation culturelle et de dynamisation économique. Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général Madi Matènè Keïta, représentant le ministre, et a qui a présidé la rencontre, a salué une initiative qui « fait battre le cœur des Bamakois », tout en soulignant son importance sociale, culturelle et économique. Il a rappelé que la promotrice du festival, Mme Aminata Bocoum, directrice générale d’InfluYence Group et présidente de la Fondation Influence, a sollicité et obtenu le Haut Parrainage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Le représentant du ministre a insisté sur la pertinence du parrainage présidentiel, qui « donne du sens à la gastronomie malienne » et traduit le soutien de l’État aux initiatives culturelles d’envergure. Il a également mis en avant la vision du département d’intensifier les systèmes de production animale et piscicole, renforcer la résilience des sous secteurs et alimenter une industrie de transformation compétitive aux normes internationales. « Dans cette dynamique, a-t-il ajouté, le Festival du Dibi s’inscrit pleinement dans les politiques nationales, notamment la Politique de développement agricole (PDA), la Politique nationale de développement de l’élevage (PNDE) et la Loi d’orientation agricole. L’événement participe à la création de valeur, à la promotion des filières viande et poisson et contribue à l’emploi des jeunes et à l’autonomisation des femmes. « Nous, à l’Interprofession, sommes très fiers du Festival du Dibi, parce que c’est un festival qui nous valorise, qui nous permet d’être une profession pédagogique et qui a pour objectif de promouvoir la filière, de défendre les intérêts des acteurs. Les promoteurs du Festival du Dibi font aujourd’hui la promotion de notre filière », a expliqué le président de l’Interprofession de la filière bétail viande du Mali, Mahamadou Diallo. Avant d’ajouter : « Notre souhait, c’est que le Festival du Dibi du Mali soit exporté au-delà de nos frontières, dans la sous-région, parce que nous avons non seulement la meilleure viand, mais, aussi, les meilleurs acteurs. Nos transformateurs, nos dibitiers du Mali nous manquent chaque fois qu’ils sortent du pays ». Au-delà de son aspect festif, le Festival du Dibi se distingue par son impact économique remarquable : 10 000 emplois générés, plus de 200 stands gastronomiques et artisanaux, et une dynamique commerciale qui profite directement aux éleveurs, bouchers, dibitiers, pêcheurs, maraîchers, transporteurs et acteurs de la transformation alimentaire. L’impact social est tout aussi important : »un espace sécurisé, convivial et accessible, capable d’accueillir près de 200 000 visiteurs, favorisant le vivre-ensemble, la participation des personnes handicapées et la cohésion nationale », a précisé la directrice d’InfluYence Group. « L’édition 2026 introduit d’importantes innovations : ouverture 24h/24 durant 18 jours, une première dans l’histoire du festival, fan zone CAN Maroc 2025, avec retransmission en direct des matchs, animations et concerts, nouveau calendrier aligné sur les fêtes de fin d’année et la CAN, pour attirer un public encore plus large », a expliqué la directrice d’InfluYence Group. Et aussi le Burkina Faso comme invité d’honneur, dans l’esprit de la fraternité sahélienne et de la dynamique AES. Selon la directrice d’InfluYence Group, le festival proposera sept grandes soirées thématiques, chacune parrainée par une personnalité nationale : Nuit du 7ᵉ art, Nuit du Fôlô Fóló, Nuit du Fèrè Kènè, Nuit des Damonzones, Réveillon du Nouvel An, Nuit du Nord et, enfin la Nuit de l’Armée pour la clôture officielle. Plusieurs autres personnalités ont pris part à la conférence de presse de lancement, dont le président des dibitiers du Mali, Sékou Drabo, ainsi que les représentants du partenaire officiel Onga, Ashura. GT/MD (AMAP)
Guerre de l’information : Le Centre d’information gouvernementale du Mali sonne la mobilisation médiatique
Bamako, 11 déc (AMAP) Le Centre d’information gouvernementale du Mali (CIGMA), en partenariat avec la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) et la Maison de la presse, a organisé jeudi, à Bamako, un panel de haut niveau sur les conséquences de la désinformation sur l’opinion nationale. Cette rencontre intervient dans un contexte de cabale médiatique visant le Mali, marquée par des campagnes de désinformation et des rumeurs destinées à influencer l’opinion publique, et face à laquelle le gouvernement a décidé de mobiliser l’ensemble des acteurs médiatiques. Elle a réuni journalistes et responsables de communication, et a discuté de plusieurs thématiques, notamment la communication institutionnelle en temps de crise, le rôle des médias publics, les défis de la presse privée et des médias sociaux, ainsi que la veille et la riposte médiatique face aux campagnes hostiles. Les travaux dont l’ouverture a été présidée par le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, en présence du directeur général du CIGMA, Ibrahima Traoré, du directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane, ainsi que de plusieurs personnalités. Selon le ministre chargé de la Communication, « le Mali fait face depuis plusieurs mois à une offensive d’un genre nouveau. » « Une guerre silencieuse mais redoutable : la guerre de l’information. Un acharnement médiatique multiforme international, régional et même interne cherche à déformer la réalité, à manipuler l’opinion, à démoraliser nos populations et à saper la confiance en nos Forces de défense et de sécurité », a déclaré Alhamdou Ag Ilyène. Pour lui, « la désinformation est une arme aux effets dévastateurs et la presse malienne publique, privée, en ligne ou communautaire se trouve en première ligne. » Il a rappelé que l’Armée malienne mène une lutte héroïque contre le terrorisme, une lutte exigeante et parfois incomprise, mais cruciale pour la survie de la nation. « Dans ce combat, a-t-il insisté, les Forces armées maliennes (FAMa) ont besoin du soutien franc, responsable et patriotique des médias nationaux. » Le ministre chargé de l’Economie numérique a indiqué que ce panel répond à l’exigence de renforcer « la résilience informationnelle des journalistes », de susciter un meilleur soutien national aux FAMa, de clarifier les responsabilités des médias dans la lutte contre le terrorisme, de comprendre les enjeux politico-sécuritaires liés à la diffusion d’informations sensibles et de prendre conscience des dangers réels de la désinformation. Affirmant que « ces objectifs sont au cœur de la souveraineté médiatique que nous devons consolider. » « Dans ce contexte de crise multiforme, vous n’êtes pas de simples transmetteurs d’information. Vous êtes des acteurs de la sécurité nationale. Vous êtes les gardiens du narratif national, les protecteurs du moral des populations », a-t-il lancé. Et d’ajouter que le Mali a besoin « d’une presse forte, responsable, vigilante et consciente de son pouvoir. » Au nom du Premier ministre, le ministre Ag Ilyène a encouragé les participants à faire bloc contre la désinformation, dont l’objectif, selon lui, « est d’affaiblir notre Nation. » Il a assuré que l’État, à travers son département, « continuera de renforcer la formation, la coordination et les outils nécessaires pour consolider la souveraineté informationnelle du pays. » Il a formulé le vœu que ce panel soit un moment d’échanges fructueux, d’apprentissage, de vérité et d’engagement collectif au sein d’une famille de communicants unie et solidaire. Pour sa part, le directeur du CIGMA a rappelé que l’objectif est de sonner la mobilisation générale de la presse nationale autour de l’action du gouvernement, « afin d’informer et de donner la bonne information dans un contexte de cabale médiatique sans précédent contre le Mali. » Ibrahima Traoré a également souligné l’importance de l’échange direct entre la presse publique, la presse privée et les structures gouvernementales chargées de la communication. AG/MD (AMAP)
Bafoulabé : Le maire et les chefs de village s’engagent pour un développement local inclusif avec les Comités de développement villageois
Bafoulabé, 10 déc (AMAP) le Maire de la Commune rurale de Bafoulabé, Kandé Doucouré, a organisé une rencontre avec l’ensemble des chefs de village de sa circonscription, mercredi, dans la salle de conférence de la Mairie, pour discuter et valider le processus de mise en place des Comités de développement villageois (CDV), « dans une démarche de renforcement de la gouvernance locale et d’implication des populations. » Dans son exposé, le chef service local du Développement social et de l’économie solidaire, Adama Traoré, a expliqué aux chefs de village l’idée de création de l’association, son rôle et sa mission. Il s’est engagé à les accompagner, notamment dans le cadre du renforcement de capacités et de l’appui technique. Le maire Kandé Doucouré s’est réjoui de la tenue de cette rencontre importante. Selon lui, cette elle « marque une étape clé dans la décentralisation et la proximité avec les citoyens, plaçant les chefs de village au cœur de la stratégie de développement de la commune. » Le Maire a souligné l’importance de ces instances pour l’identification des besoins réels, l’élaboration et le suivi des projets (infrastructures, éducation, santé, etc.) qui impactent directement le quotidien des habitants. Il a invité les populations « à s’impliquer activement dans cette mission noble, compte tenu de son importance. » Le chef de service local du développement social, répondant aux questions de compréhension posées par les chefs de village, les a mis à l’aise. Mamadou Touré, chef de village de Bakoye, au nom de ses pairs, a remercié le maire et le gouvernement « pour cette initiative qui consiste à les mettre au centre du processus de leur développement communautaire. » « Nous nous engageons à faire un compte rendu fidèle pour l’atteinte de nos objectifs et travaillerons avec le maire pour fixer les dates d’installation des comités », a-t-il promis. BM/MD (AMAP)
Le 2e Festival international « Chant des Linguère » de l’artiste sénégalaise Coumba Gawlo Seck : Le top départ des activités
Bamako, 10 déc (AMAP) Les activités de la 2e édition du Festival international « Chant des Linguère », ont démarré, mercredi après-midi,, par une conférence de presse, au Centre international de Bamako (CICB), présidée par le chef de Cabinet du ministère de la Culture, de l’Artisanat, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Salia Mallé, a constaté l’AMAP sur place. Cette 2ème édition qui se déroulera, du 10 au 12 décembre au CICB, porte comme thème « La culture, levier et facteur de développement. » Lors de la rencontre avec la presse, l’initiatrice de ce festival, la chanteuse sénégalaise, Coumba Gawlo Seck, a rappelé les activités prévues. Il s’agit de la tenue d’un forum, un diner gala suivi d’une remise du trophée « Linguère » du développement à des femmes maliennes de référence. Mais, aussi, des discussions sur des thématiques comme l’autonomisation de la femme, l’éducation, notamment des filles avec des regroupements de femmes maliennes, la jeunesse, les enfants et la lutte contre la migration irrégulière. Au nom du ministre en charge de la Culture, Salia Mallé a remercié l’artiste Coumba Gawlo Seck pour l’initiative de ce festival. En faisant référence aux sous-thèmes qui seront développés pendant ce festival, notamment l’autonomisation des femmes, le chef de Cabinet a qualifié les femmes comme « des éclairantes des hommes. » « Se battre pour leur cause ainsi que celle des enfants pour qu’elles puissent occuper le rôle qui leur revient dans nos sociétés est un noble combat », a souligné M. Mallé. Selon lui, « nous sommes en train de boucler l’année de la Culture 2025, qui a été décrété epar le Chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goita. De ce point de vue, c’est une volonté forte de faire en sorte que la culture soit un moyen de se développer, de notre façon de voir le monde et notre façon de se comporter avec les autres ou la façon dont nous voudrons que les autres nous voient », a fait savoir le chef de cabinet du ministère de la Culture. Avant de souhaiter que l’événement se passe « dans les meilleures conditions ». Des artistes comme Djeneba Seck, Mariam Ba, Kalam, « la reine du Kunde » étaient présentes à cette conférence de presse. ST/MD (AMAP)
Bamako : 452 dossiers devant l’Espace d’interpellation démocratique (EID) ouvert mercredi
Bamako, 10 déc (AMAP) Quelque 452 dossiers d’interpellation, contre 554 l’année précédente, ont été enregistrés pour la 29ᵉ session de l’Espace d’interpellation démocratique (EID) dont l’ouverture, mercredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) a été présidée par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué. Selon la Médiatrice de la République, Mme Sanogo Aminata Mallé, cette baisse s’explique, selon elle, par la faible mobilité des citoyens dans certaines régions. « Toutefois, la résilience des populations a permis de rapprocher les interpellations des délégations territoriales du Médiateur de la République », a-t-elle précisé. Les dossiers reçus proviennent des délégations territoriales, du District de Bamako et de la diaspora. La commission préparatoire, réunie du 13 au 31 octobre 2025, a procédé au dépouillement et a classé les dossiers en trois catégories dont 24 retenus pour lecture publique, 340 classés pour suite à donner et 72 non retenus pour non-conformité aux critères définis par le règlement intérieur de l’EID. Mme Mallé a, également, indiqué que 16 dossiers ont été satisfaits durant la phase de dépouillement, grâce à l’appui des représentants des départements ministériels. Pour rappel, l’Espace d’interpellation démocratique a été créé en 1994 et vise à informer les opinions nationale et internationale sur l’état des droits de l’Homme au Mali. Il contribue, « de manière active et pédagogique, à renforcer la culture démocratique nationale et à impulser de façon significative la promotion et la protection des droits et libertés des citoyens. » AC/MD (AMAP)
Réunion du Comité technique régional d’orientation stratégique de la Protection sociale
Koutiala, 09 déc (AMAP) La réunion du Comité technique régional d’orientation stratégique de la Protection sociale dont l’objectif est le renforcement des capacités en matière de protection sociale, s’est ouverte mardi, à Koutiala (Sud), a constaté l’AMAP. Présidée par le chef de cabinet du gouverneur de Koutiala, Namakan Touré, cette rencontre de deux jours, organisée par la Direction régionale du développement social et de l’économie solidaire, regroupe les acteurs de la Société civile et des services techniques. La Protection sociale demeure un pilier essentiel du développement et de la stabilité sociale. Elle vise à garantir la sécurité, la dignité et le bien-être des populations en général et les plus vulnérables en particulier. « C’est pourquoi, selon le chef de cabinet du gouverneur, cette réunion constitue une étape majeure pour renforcer la cohésion de nos actions, harmoniser les interventions et assurer une meilleure complémentarité entre les acteurs. » « Elle donne, spécifiquement, l’occasion de se regrouper, entre parties prenantes, pour échanger sur les sujets en lien avec la protection sociale afin de donner une nouvelle dynamique au fonctionnement du Comité, en vue de mieux coordonner les différentes interventions », a précisé Namakan Touré. ID/MD (AMAP)
Emploi et de la formation professionnelle : Les acteurs planchent sur les compétences transférées de l’Etat aux collectivités territoriales
Bamako, le 9 déc (AMAP) Les acteurs de l’emploi et de la formation professionnelle participent, depuis mardi, à l’atelier de partage et d’appropriation des textes régissant l’emploi et la formation professionnelle qui se tient à l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE), a constaté l’AMAP. Au cœur des discussion lors de cette rencontre dont l’ouverture des travaux était présidée par le ministre l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, , Oumou Sall Seck, le décret fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux collectivités territoriales avec une attention particulières porté à la dimension genre . Cette session se veut un cadre d’échange, de partage et d’appropriation des textes. Elle permettra aux participants de formuler des propositions concrètes, d’enrichir la mise en œuvre des politiques et de veiller à l’intégration effective de la dimension genre, conformément à la Politique nationale genre ainsi que la Loi 052-2015 du 18 décembre 2015 instituant des mesures pour la promotion du genre. En effet, cet atelier d’appropriation se tient dans un contexte marqué par des acquis significatifs dans la mise en œuvre de la décentralisation territoriale. Selon le ministre de tutelle la Politique nationale de l’emploi aspire « à augmenter les opportunités d’emplois décents, en les intégrant dans toutes les politiques sectorielles et transversales. » Quant à la Politique nationale de la formation professionnelle, elle met l’accent sur la formation comme levier de productivité, d’insertion socio-économique et d’employabilité. « Ces reformes, selon Oumou Sall Seck, exigent de tous. acteurs étatiques, collectivités et société civile, une appropriation lucide, une capacité d’adaptation au changement et une anticipation des défis. » L’adoption du décret fixant les compétences transférées aux collectivités territoriales conférées à ces dernières joue un rôle central dans l’identification des créneaux porteurs d’emploi et des besoins de formation adaptés aux réalités locales, pour Mme le ministre. Certaines compétences et ressources ont déjà été transférées, « marquant un pas concret dans la lutte contre la pauvreté et le développement local. », a poursuivi le ministre. Pour que ces instruments soient réellement efficaces, il est, selon la cheffe du département de tutelle, indispensable de penser à des mécanismes de financement innovants, garantissant la pérennité des actions aux niveaux locaux. Oumou Sall Seck a, par la même occasion, indiqué que « les collectivités territoriales représentent des bassins d’emplois considérables, encore largement sous-exploités. » Selon elle, celles-ci sont essentielles pour valoriser les filières économiques locales et assurer un développement territorial équilibré. BT/MD (AMAP)

