Coalition de lutte contre la corruption : Session d’information des structures impliquées

Bamako, 15 déc (AMAP) La Coalition de lutte contre la corruption (CLC) organise à Bamako, du 15 au 17 décembre 2025, une session pour informer les structures de lutte contre la corruption sur les outils et méthodes de monitoring des Organisations de la société civile (OSC), a constaté AMAP. Il s’agit, aussi, « d’outiller les participants en techniques de documentation et de rapportage des cas de corruption, d’identifier les bonnes pratiques et les défis dans le traitement et le suivi des dénonciations et établir un cadre de collaboration renforcé entre la société civile, les médias, le secteur privé et les institutions publiques. Dans son discours d’ouverture de la session, la représentante de la vice-présidente de la CLC, Mme Mariam Sogodogo, a précisé que « cette rencontre, qui est consacrée au suivi des cas de dénonciation et au partage des derniers rapports des structures nationales de lutte contre la corruption, s’inscrit dans le cadre du Projet d’appui à la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite-Phase 2 (LUCCEI-2) » Le projet est financé par le Royaume des Pays-Bas et l’ambassade royale du Danemark au Mali, et mis en œuvre par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Coalition des organisations de la société civile de Lutte contre la Corruption et la Pauvreté (COSCLCCP). » « Elle (la session) témoigne de notre engagement commun à renforcer la transparence, la redevabilité et la gouvernance au Mali. Car, la corruption reste un frein majeur au développement économique et social. Elle affaiblit nos institutions, détourne les ressources publiques et creuse les inégalités », a-t-elle dit. « Face à ce fléau, les Organisations de la société civile, les médias, le secteur privé et les structures publiques de lutte contre la corruption ont un rôle complémentaire et essentiel à jouer », a fait savoir Mme Sogodogo. Elle a souligné que « la veille citoyenne et la dénonciation des cas de corruption est un gage de plus de transparence inclusive et efficace pour la réduction durable des pratiques corruptibles. » « C’est dans ce cadre qu’entre juillet 2023 et juin 2024, plus de 1 200 alertes de corruption ont été documentées par les points focaux de la COSCLCCP via la plateforme citoyenne Kenekanko », a indiqué Mariam Sogodogo. Pour elle, « ces signalements, transmis aux services compétents, n’ont malheureusement pas toujours reçu les suites escomptées », a-t-elle regretté. « Ce constat souligne l’impérieuse nécessité de renforcer nos mécanismes de suivi, d’améliorer la coordination entre les acteurs et de restaurer la confiance des citoyens », a proposé Mme Sogodogo. Avant d’encourager les participants à prendre part activement aux débats, partager les expériences et proposer des solutions innovantes. Le représentant du PNUD et chef du LUCCEI, Olivier Tshibola, a rappelé que « la corruption demeure l’un des principaux obstacles au développement durable, à la confiance des citoyens dans les institutions et à l’efficacité des politiques publiques. » « Elle affecte particulièrement les plus vulnérables et fragilise la cohésion sociale », a-t-il dit. Pour M. Tshibola, « face à ce défi, il est impératif de renforcer les mécanismes de prévention, de détection et de traitement des actes de corruption, en mettant à profit les innovations technologiques et la participation citoyenne. » « C’est dans cette dynamique que s’inscrit Kenekanko, une plateforme numérique conçue pour faciliter la dénonciation des faits de corruption », a-t-il fait remarquer. « Au-delà de la dénonciation, Kenekanko représente un outil stratégique de suivi, d’analyse des signalements, permettant aux acteurs concernés d’améliorer la coordination, la traçabilité et l’efficacité des réponses apportées », a précisé Olivier Tshibola. Il a expliqué que cette session « vise précisément à mieux comprendre le fonctionnement des mécanismes de dénonciation, à clarifier les rôles et responsabilité de chaque catégorie d’acteurs, et à renforcer la collaboration entre les structures de lutte contre la corruption, les médias, le secteur privé et les organisations de la société civile. » ST/MD (AMAP)    

Bilan du BAMEX’25 et perspectives de l’édition 2026

Bamako, 15 déc (AMAP) Une rencontre de débriefing de la première édition du Salon d’exposition de la défense et de la sécurité de Bamako (BAMEX’25) s’est tenue, ce lundi, dans au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Présidant la cérémonie, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a indiqué que cette rencontre visait « à évaluer les acquis de la première édition du BAMEX et à recentrer les échanges autour de l’agenda diplomatique du Mali, en perspective de la prochaine session du Salon international de la défense et de la sécurité. » À ce propos, il a annoncé que, dans un souci de prévisibilité et de programmation budgétaire, le Mali envisage l’organisation de la deuxième édition du BAMEX en novembre 2026. Selon lui, cette anticipation permettra d’engager dès à présent les préparatifs et d’élargir la base des partenariats, tout en capitalisant sur le succès enregistré lors de la première édition. Intervenant à son tour, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mohammedine, a souligné que l’édition 2026 s’annonce « plus ambitieuse, plus ouverte et plus inclusive, dans un contexte mondial marqué par des défis sécuritaires de plus en plus complexes. » Il a précisé que la volonté qui sous-tend le BAMEX’26, au-delà de la seule exposition technologique, « est d’offrir au continent africain et à ses partenaires une véritable tribune d’échanges sur les défis communs liés à la défense, à la sécurité, au terrorisme, aux trafics illicites et aux menaces transnationales. » Pour conclure, le ministre de la Sécurité a insisté sur l’importance de faire du BAMEX « un espace de coopération et de synergies, capable de répondre, de manière collective et coordonnée, aux enjeux sécuritaires du monde contemporain. » Mme Dembélé Juliette Sanon, ambassadeur du Burkina Faso au Mali, a salué l’initiative, estimant que ce genre de rencontre « permet de mettre tous les acteurs au même niveau d’information. » AC/MD (AMAP)

Bamako : Un symposium national pour analyser le cadre de l’emploi et de l’employabilité

Bamako, 15 déc (AMAP) Un symposium national, regroupant plus de cent cinquante acteurs et visant à analyser le cadre de l’emploi et de l’employabilité afin d’identifier les défis structurels et conjoncturels du marché de l’emploi au Mali, s’est ouvert, ce lundi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Ce symposium de trois jours, sous le thème : « Accroissement des opportunités d’emploi au Mali : Une approche intégrée par la gouvernance locale, la formation professionnelle, l’entrepreneuriat et l’innovation », se veut un cadre de réflexion, de dialogue et de propositions concrètes. Le ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation, Oumou Sall Seck, a indiqué que le thème choisi « est en parfaite cohérence avec la Politique nationale de l’emploi, la Stratégie nationale pour l’émergence 2024-2033 ainsi que les priorités de la Transition. » Selon le ministre en charge de l’Emploi, « les stratégies convergent vers un objectif central : faire de l’emploi décent et productif un moteur de transformation économique et sociale. » Ajoutant qu’ « il ne saurait y avoir d’emploi durable sans compétences solides et adaptées. » Pour ce faire, le ministre en charge de l’emploi dira que la formation professionnelle demeure un axe structurant de son département.  L’entreprenariat, quant à lui,  constitue un levier majeur de création d’emplois. Dans cette perspective, renseigne-t-elle, l’Etat œuvre à bâtir un écosystème favorable à l’initiative privée et à l’innovation. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, représentant le Premier ministre, qui a présidé l’ouverture de la rencontre, a expliqué que ce symposium permettra « à tous les acteurs concernés par la question de l’emploi et la formation professionnelle, de réfléchir aux stratégies opérationnelles à mettre en place au niveau local, régional et national dans le but d’améliorer les résultats des politiques publiques. » Il s’agit notamment de la Politique nationale de l’emploi, de la Politique nationale de la formation professionnelle, de la Stratégie nationale de l’entrepreneuriat et des schémas directeurs régionaux. Le ministre en charge de la Justice a révélé que le taux de sous-emploi a atteint 30% de la population active et le secteur éducatif présente encore des inadéquations avec les besoins réels du marché du travail et le taux de chômage des jeunes des 15 à 24 ans est de 13,6%   contre 10% dans la tranche d’âge de 15 à 35%. Les mêmes études indiquent qu’a environ 30% de cette population n’a ni emploi ni éducation ni formation. Au-delà de ces chiffres, les défis majeurs demeurent. « Il s’agit, selon lui, du poids du secteur informel, la croissance démographique, les insuffisances en matière de protection sociale, l’exode rural ainsi que le manque d’accès aux ressources et aux services d’accompagnement. BT/MD (AMAP)

Diamou : le préfet Mamadou Coulibaly à l’écoute des préoccupations de la jeunesse

Diamou, 14 déc (AMAP) Le préfet du Cercle de Diamou (Ouest), Mamadou Coulibaly, a rencontré, samedi, la jeunesse locale pour des échanges sur ses préoccupations et la recherche de réponses durables aux défis auxquels elle fait face, a constaté l’AMAP sur place.Les jeunes ont exprimé leurs attentes, notamment en matière d’emploi, de formation et d’insertion socioprofessionnelle. Des échanges, il ressort que la question de l’emploi demeure la principale préoccupation, au cœur des revendications de la jeunesse. S’exprimant au nom de ses camarades, le président de la jeunesse communale, Cheick Hamala Diakité, a salué l’initiative du préfet. Il a rappelé les nombreuses démarches entreprises auprès de la Société d’exploitation des mines d’or de Sadiola (SEMOS SA) et de l’administration du barrage de Gouina pour des quotas d’emplois au profit des jeunes de Diamou, « restées jusqu’ici sans suite ». Une situation que le president de la jeunesse a jugée « préoccupante », d’autant plus que le barrage est implanté sur le territoire communal et que Diamou relève de la zone d’intervention de la SEMOS. Le maire de la Commune de Diamou, Habibou Diakité, a apporté plusieurs éclaircissements sur les démarches entreprises ainsi que sur les efforts déployés par la municipalité pour l’insertion professionnelle des jeunes. Prenant la parole, le préfet Mamadou Coulibaly a salué « la maturité et le sens de responsabilité des jeunes. » Il les a invités « à faire preuve de patience et à revendiquer leurs droits dans le strict respect de la légalité. » Il a également encouragé l’organisation en associations et coopératives, condition essentielle pour accéder aux formations et aux financements, en collaboration avec les services techniques compétents tels que l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ). Pour sa part, le coordinateur de la jeunesse, Sékou Camara, a proposé plusieurs pistes de solutions, notamment la relance de l’Intercommunalité entre les Communes de Diamou, Hawa Dembaya, Logo et Sadiola ainsi que le développement de formations en entrepreneuriat afin de renforcer l’employabilité des jeunes. Le chef de village de Diamou a, de son côté, félicité l’initiative et souhaité sa pérennisation. Il a exhorté les jeunes à s’engager davantage dans la formation, le développement communautaire et la lutte contre les stupéfiants. À l’issue des échanges, les jeunes ont salué l’initiative du préfet et espèrent des actions concrètes rapides. Cette rencontre illustre la volonté des autorités locales de maintenir un dialogue permanent avec la jeunesse, acteur clé du développement de Diamou. Plusieurs autres acteurs institutionnels et communautaires dont le sous-préfet, le chef de village de Tematessou, le chef du service local de la jeunesse, les responsables et représentants des jeunes des Communes de Diamou et de Logo, ainsi que des représentants de la presse, dans le cadre de la sensibilisation des jeunes pour la cohésion et la stabilité, étaient également présents à cette séance ATB/MD (AMAP)

Opérations des Forces armées maliennes : Des bases terroristes détruites entre le 12 et le 14 décembre (Etat-major)

Bamako, 15 déc (AMAP) L’état-major général des Armées a annoncé, lundi, le bilan des opérations menées par les Forces armées maliennes (FAMa) du 12 au 14 décembre 2025 sur plusieurs théâtres du territoire national. Dans un communiqué officiel, l’état-major général Armées précise que « le 12 décembre, lors d’une mission de reconnaissance offensive menée au sud de la localité de Léré, dans la région de Tombouctou, les FAMa ont neutralisé trois guetteurs terroristes et récupéré divers matériels. » « Le 13 décembre, des vecteurs aériens ont assuré le suivi de terroristes circulant à moto dans la zone nord de Kékoro, dans la région de Bougouni. Les individus ciblés ont été frappés avec précision et neutralisés », ajoute l’état-major. Selon la source militaire, le 14 décembre, sur la base de renseignements jugés fiables et d’une surveillance ciblée, les vecteurs aériens des FAMa « ont détruit plusieurs bases terroristes dans la région de Nioro. » Le bilan fait état de quatre bases complètement détruites, dont une à Dioka, au nord-est de Sandaré, deux au nord de Lakamané et une autre à l’ouest de Sandaré. Le même jour, des frappes aériennes ont également permis de détruire trois cibles terroristes situées au nord et au nord-est de la ville de Sikasso, à la suite de renseignements confirmant des regroupements de groupes armés terroristes. Le Chef d’état-major général des Armées a félicité les FAMa pour la réussite de ces opérations et réaffirmé leur détermination à lutter contre le terrorisme sur toute l’étendue du territoire national. OS/MD (AMAP)

Sékou Tangara : Un parcours solide dans le journalisme

Par Anta CISSE Bamako, 14 déc (AMAP) Journaliste expérimenté, Sékou Tangara est l’une des figures bien connues de l’audiovisuel malien. Né le 17 août 1976 à Saye, dans le Cercle de Macina (Centre), il évolue depuis plus de vingt ans dans le domaine de l’information et des médias. Il occupe, depuis 2023, le poste de Directeur délégué d’Africable Télévision, après avoir été Directeur de l’information et Rédacteur en chef au sein du même groupe. Son parcours professionnel est marqué par plusieurs missions comme correspondant à l’étranger, notamment au Burkina Faso, au Togo, au Gabon et au Niger, ce qui lui a permis d’acquérir une bonne connaissance des réalités de la sous-région. En parallèle, Sékou Tangara s’investit dans la formation des jeunes journalistes, notamment comme chargé de cours en journal et débat télévisé. Sur le plan académique, Sékou Tangara est formé en journalisme et communication à l’Institut de gestions et de langues appliquées aux métiers (IGLAM) et poursuit actuellement un Master II en Média et Communication au Centre des études et sciences et techniques de l’information (CESTI) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. AC/MD (AMAP)

Salif Sanogo, du micro au front de l’information

Salif Sanogo a récemment été nommé coordinateur général de la Télévision de l’Alliance des États du Sahel (AES TV) Son adjoint est Sékou Tangara, l’une des figures bien connues de l’audiovisuel malien. Eléments de biographie   Par Oumar SANKARÉ Bamako, 14 déc (AMAP) Ancien patron de l’ORTM, réformateur des médias publics maliens et formateur infatigable des sociétés civiles, Salif Sanogo a consacré sa carrière à faire de l’information un outil de dialogue et de cohésion dans un Mali en crise. Le 30 novembre 2025, lors d’une interview sur Advance TV, il accuse publiquement l’Agence France Presse (AFP) d’avoir diffusé une fausse information sur une prise imminente de Bamako par les djihadistes du JNIM, une affirmation démentie quelques jours plus tard par un fact-check de France 24. Portrait d’un homme de conviction, passeur de vérité dans un paysage médiatique tumultueux. Imaginez un homme assis dans un studio de télévision à Bamako, face à une caméra, expliquant calmement pourquoi une information circulant sur les réseaux sociaux est fausse, tout en appelant au dialogue et à la vérification des faits. C’est là une scène typique de Salif Sanogo, ce journaliste chevronné qui, tout au long de sa carrière, a navigué entre les exigences de l’information publique et la nécessité de bâtir la confiance dans un pays marqué par les crises. Salif Sanogo est né et a grandi au Mali, dans un environnement où l’information et la communication ont tôt fait partie de son quotidien. Dès les années 1990, il entame un parcours journalistique solide. De 1991 à 1994, il intègre le CESTI (Centre d’Études des Sciences et Techniques de l’Information) à Dakar, au Sénégal, où il se spécialise en télévision et sort major de sa promotion, décrochant un diplôme supérieur de journalisme avec les félicitations du jury. Une reconnaissance qui marque déjà son talent et son sérieux. Poursuivant sur cette lancée, il rejoint l’École Supérieure de Journalisme (ESJ) de Lille, en France, de 1997 à 1999, pour un troisième cycle en journalisme, toujours orienté télévision, qu’il achève avec mention Bien. Ces formations, complétées par des séminaires en Chine, aux États-Unis, en Afrique du Sud et en Éthiopie, lui forgent une expertise internationale et une maîtrise des outils audiovisuels. Sa carrière débute vraiment sur le terrain malien. Dès 1995, il est reporter et présentateur du journal télévisé à l’Office de Radiodiffusion Télévision du Mali (ORTM), tout en étant correspondant permanent d’Africa n°1. De 1999 à 2008, il devient chef de section Débats et Enquêtes à la télévision nationale, période où il anime aussi, de 2000 à 2011, l’émission CyberNTIC, dédiée à l’actualité des technologies de l’information et de la communication, un sujet visionnaire à l’époque au Mali. En parallèle, il collabore avec des médias internationaux : correspondant de BBC Afrique au Mali de 2004 à 2009, puis chroniqueur à « Médias d’Afrique » sur RFI jusqu’en 2010. Les années 2010 marquent un tournant diplomatique et managérial. De 2011 à 2017, il est conseiller à la communication à l’ambassade du Mali à Washington DC, tout en restant correspondant ORTM. En 2018, il rejoint BBC Afrique à Dakar comme journaliste multimédia, présentant des journaux et animant des débats. Mais c’est en 2019 qu’il prend la direction générale de l’ORTM, un poste qu’il occupe jusqu’en 2021. Là, il mène une réforme ambitieuse : promotion de formats participatifs, développement de débats citoyens, ouverture aux préoccupations locales, et numérisation du réseau de diffusion à hauteur de 80 % sur le territoire national. Comme il aime le dire, « l’information doit être un pont entre les citoyens et les institutions, pas une barrière ». Dans les périodes de transition, son expertise en communication stratégique est sollicitée au plus haut niveau. En mai 2021, il devient conseiller spécial et coordinateur de la cellule de communication de la Présidence de la Transition. Plus récemment, depuis 2024, il est membre du Comité indépendant de mise en oeuvre des recommandations des forums nationaux de la refondation (CINSERE-FNR), responsable thématique, et a agi comme rapporteur pour la Commission communication dans la rédaction de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, ainsi que pour le Dialogue inter-maliens. Parallèlement à ces fonctions officielles, Salif Sanogo s’investit profondément dans le renforcement des Organisations de la société civile (OSC). Depuis des années, il anime des formations sur la communication communautaire, la lutte contre la désinformation, la modération des contenus en ligne et le leadership associatif. Parmi ses interventions notables : des sessions pour Search for Common Ground en janvier 2025, AJCAD en novembre 2024, AMEED en octobre 2024, TUWINDI en 2023-2024, Ségou Vert en février 2025, ou encore Mali Folkecenter en 2023 pour une stratégie sur les énergies renouvelables. Il collabore aussi avec la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) pour renforcer les liens entre forces de défense, médias et citoyens. Ces actions révèlent une personnalité pédagogue, rigoureuse et humaine, animée par des valeurs de dialogue, de transparence et de cohésion sociale. Polyglotte, excellent en français, bon en anglais, et maîtrisant parfaitement le bambara parlé, Salif Sanogo excelle dans les environnements sensibles. Son engagement constant contre la désinformation culmine récemment dans une intervention publique : le 30 novembre 2025, lors d’une interview sur la chaîne Advance TV, il accuse l’Agence France Presse (AFP) d’avoir diffusé une information fausse sur une prise imminente de Bamako par des groupes djihadistes du JNIM, dans un contexte de tensions sécuritaires. Cette dénonciation, relayée par des médias comme France 24 qui publie un fact-check le 3 décembre 2025 pour démentir l’accusation, illustre son rôle de défenseur d’une information fiable au service de la stabilité nationale. Aujourd’hui, à travers Salsa Consulting et ses missions actuelles, Salif Sanogo continue d’accompagner les acteurs maliens vers une communication éthique et participative. Son parcours, du reporter de terrain au stratège institutionnel, trace le fil rouge d’un homme dévoué à l’information comme outil de paix et de développement. Dans un Mali en quête de refondation, il reste une figure de référence, alliant expérience et humanité pour éclairer les débats citoyens. OS/MD (AMAP)

2ème phase du concours de recrutement des auditeurs de justice-2025 : Sous le signe de la transparence, l’objectivité et récompense du mérite

Bamako, 13 déc (AMAP) Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a procédé, ce samedi, matin, 13 décembre 2025, à l’ex Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP), sur la colline de Badalabougou, au démarrage de la 2ème phase du concours de recrutement des auteurs de justice, session 2025, a constaté l’AMAP. « Sur les sept mille candidats de la première phase, il ne reste que les 396 candidats pour cette deuxième phase (314 candidats pour l’ordre judiciaire et 82 candidats pour l’ordre administratif) parmi lesquels 140 chanceux et méritants seront retenus. » « C’est la transparence qui va entourer la gestion de ce concours et la rigueur va être observée non seulement dans la fouille pour l’entrée dans les salles de classe, mais aussi la surveillance, et par la suite au niveau de la correction, du dépouillement, du secrétariat et à toutes les étapes jusqu’à la délibération du jury. » « C’est un système que nous sommes en train de suivre avec beaucoup de rigueur », a souligné le Chef du département en charge de la Justice. Mamoudou Kassogué a expliqué que « cette 2ème phase du concours, comme la première, est placée sous le signe de la transparence, de l’objectivité et de la récompense du mérite », rappelant la vision du Chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goita Il a rappelé que lors de la première phase, « nous avons eu 48 cas de tentatives de fraude que nous avons détectés et les personnes ont été mises hors de course. » « La même rigueur continue pour cette deuxième phase », a ajouté le ministre. Il a fait savoir que le sujet de culture générale de cette 2ème phase porte sur la corruption : «  la lutte contre la corruption est une responsabilité partagée. Expliquez » Les deux ordres administratifs (trois salles de classe) et judiciaire (18 salles de classe) traiteront de ce sujet. Le ministre a prodigué des conseils d’usages, notamment, aux candidats « de lire les sujets avec beaucoup de rigueur et de s’assurer d’avoir compris le sujet et, après avoir traité le sujet, de prendre toutes les précautions pour corriger les coquilles et d’éviter les ratures. » Mamoudou Kassogué a souhaité chance à tous les candidats. ST/MD (AMAP)  

Prévention et détection de la corruption : Atelier national de validation du rapport provisoire d’évaluation des besoins en renforcement des capacité

Bamako, 12 déc (AMAP) L’atelier national de validation du rapport provisoire d’évaluation des besoins en renforcement des capacités des ressources humaines chargées de la prévention et de la détection de la corruption au Mali, s’est ouvert, vendredi, au Centre international de conférence de Bamako (CICB). sous la présidence du secrétaire général du ministère de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Simpara. Cet atelier a pour objectif de mettre en place un plan de formation structuré, pertinent et opérationnelle afin de partager les principales conclusions et recueillir les pertinentes contributions. Ce qui est basé sur une évaluation approfondie des besoins en renforcement des capacités des ressources humaines impliquées dans la prévention et la détection des faits de corruption, dans une perspective d’amélioration de la performance et de synergie interinstitutionnelle. Selon le secrétaire général du département chargé de la Refondation de l’Etat, c’est conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR), que le gouvernement a adopté la Stratégie nationale de lutte contre la corruption, assortie d’un Plan d’actions couvrant la période 2023-2027, en vue de doter notre pays de mécanismes efficaces de prévention et de répression du fléau. Soulignant la nécessité « de mettre en place un dispositif structuré de renforcement des capacités des ressources humaines » impliquées dans la prévention et la détection des faits de corruption. « L’atteinte de cet objectif, selon Ibrahim Simpara, requiert une évaluation rigoureuse des besoins en matière de formation, de perfectionnement et de spécialisation des ressources humaines engagées dans les missions de prévention et de détection. » Dans cette perspective, faut-il noter, le ministère de la Refondation de l’État, avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), à travers le Projet de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite-Phase 2 (LUCCEI-2), a engagé un consultant national pour réaliser une évaluation approfondie des besoins en renforcement des capacités. Les résultats de cette mission permettront de proposer un plan de renforcement des capacités structuré, adapté aux profils des différents acteurs, et orienté vers une meilleure efficacité dans la prévention et la détection des faits de corruption et d’infractions connexes. BT/MD (AMAP)                    

Bafoulabé (Ouest) : Alerte sur le fleuve Bakoye

Par Boubacar MACALOU Bafoulabé, 12 déc (AMAP) Le fleuve  » Bakoye  » autrefois fierté des populations riveraines et source de vie, est devenu aujourd’hui, une source de danger, arborant une teinte beigne, reflet des déversements chimiques continus, selon le constat des riverains. La population riveraine aux prises avec une vague de maladies hydriques, lance un cri d’alarme désespéré, interpellant les autorités pour une intervention immédiate.


 » Pendant la saison des pluies, avec le phénomène climatique du glissement de terrain, l’eau devenait trouble, Puis reprenait sa couleur claire initiale, après la saison des pluie », dit Abdoulaye Sissoko, notable à Bakoye. Ce changement de couleur extrême du fleuve Bakoye n’est pas un phénomène naturel, de l’avis de plusieurs riverains. Des témoignages pointent du doigt les orpailleurs, en amont du fleuve, qui seraient à l’origine en rejetant leurs produits directement dans le cours d’eau. « L’eau, en ce moment, devait être claire mais elle est devenue une étendue mystérieuse », poursuit Abdoulaye Sissoko. Regardez la couleur de cette eau ! Ce n’est plus de l’eau, c’est de la boue mélangée à l’eau}, s’indigne-t-il. Mariam Fofana, ménagère à Tintila, dit qu’« à défaut de la maman, on tête sa grand-mère « . Cette eau est tout pour la population. « Nous, qui dépendons du Bakoye pour diverses utilisations (lessive, baignade, consommation malgré les risques), souffrons de certaines maladies comme des troubles respiratoires, des diarrhées et, souvent, des maladies urinaires. De petites disputes éclatent, parfois, entre les couples, à cause du linge décoloré par l’eau du fleuve. « Aujourd’hui, ceux qui ont quelque moyen utilisent des sachets d’eau pour leur consommation. Nous qui n’avons pas cette possibilité, sommes obligés de nous contenter de cette eau avec ses corolaires », se désole la ménagère. Face à ce péril écologique et sanitaire, la population riveraine du Cercle de Bafoulabé se sent impuissante et interpelle les autorités à agir urgemment pour son droit de vivre dans un environnement sain. Et que le fleuve Bakoye ne devienne un symbole de la négligence humaine et de l’indifférence. BM/MD (AMAP)