Fin du Symposium sur l’accroissement des opportunités d’emploi au Mali : Anticipation et intégration dans les projets d’investissement public et privé

Bamako, le 17 déc (AMAP) Le Symposium national sur l’accroissement des opportunités d’emploi au Mali a clos ses travaux, mercredi, après-midi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB, en formulant une quinzaine de recommandations sur le développement des capacités d’anticipation et d’intégration de l’emploi dans les projets et programmes d’investissement public et privé ainsi que les chaines de planification stratégique. Après trois journées d’échanges, de réflexions et de propositions, les acteurs  de l’emploi et de la formation professionnelle ont posé dégagé des orientations claires pour répondre durablement au défi de l’emploi au Mali dont l’élaboration de diagnostics actualisés et co-construits de l’écosystème emploi-formation au  niveau sectoriel, régional et communal. Le ministre de l’Entreprenariat, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, qui a présidé la clôture, entend aussi « transformer les solutions innovantes en véritables leviers d’emplois, stimuler l’offre de compétences à partir des besoins réels du marché du travail et co-construire des  référentiels et curricula de formation pour les métiers émergents et porteur ». Ce, en facilitant l’accès des jeunes et des femmes aux actifs productifs au niveau territorial ou communal. Oumou Sall Seck a indiqué que ce symposium a servi d’espace « pour des convergences entre expertise académique et réalité du terrain. » Selon Mme Sall, le Mali a besoin de compétences opérationnelles mobilisables et non de diplômés sans perspectives. « A ce égard, a-t-elle ajouté, la réforme de la formation professionnelle doit être accélérée avec un accent sur les filières porteuses telles que l’agro-industrie, le numérique, les énergies renouvelables et les métiers de l’artisanat modernisés. » « L’entrepreneuriat est l’axe stratégique majeur de notre Politique de l’emploi. Il nous faut, donc, un véritable changement de paradigme en passant de la culture du chercheur d’emploi à celle du créateur d’emplois» a-t-elle affirmé. Et de souligner que son département a mis en évidence l’impératif de la formalisation de l’économie, la prédominance du secteur informel et l’accès limité à la protection sociale. « Nous sortons de ce symposium avec une feuille de route claire et un calendrier d’actions précis. L’urgence est à l’action. Chaque institution et partenaire est donc appelé à intégrer l’objectif de l’emploi au cœur de ses interventions », a conclu le ministre. BT/MD (AMAP)

Clôture des travaux du CCMEX : Des points essentiels liés à la gouvernance migratoire dégagés

Bamako, 17 déc (AMAP) Le Cadre de concertation avec les Maliens établis à l’extérieur (CCMEX) a clos ses travaux, mercredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) et a permis d’aborder, « avec méthode et rigueur, plusieurs points essentiels liés à la gouvernance migratoire », a déclaré le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, qui a présidé la cérémonie de clôture. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur a précisé que les travaux ont porté sur la présentation du Cadre de concertation aux différents acteurs concernés, en mettant l’accent sur ses objectifs, ses principes de fonctionnement ainsi que sur les attentes du gouvernement à l’égard de ce mécanisme. Selon lui, « cette étape était indispensable pour assurer une appropriation collective du CCMEX et jeter les bases d’une collaboration efficace et durable. » Mossa Ag Attaher a, aussi, indiqué que les discussions ont permis d’examiner les critères de participation des associations et organisations des Maliens établis à l’Extérieur aux activités du Cadre. À cet effet, il a souligné la nécessité de garantir une participation représentative, transparente et équitable, fondée sur des critères objectifs et partagés, afin de renforcer la crédibilité et la légitimité du dispositif. Il a relevé que cette session a offert une tribune d’expression privilégiée aux Maliens établis à l’Extérieur, leur permettant « de partager leurs principales préoccupations. Le ministre a cité, entre autres, les questions relatives à la protection consulaire, à l’insertion socio-économique, à la mobilité ainsi qu’à l’investissement productif. Enfin, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a fait savoir que les échanges ont permis de définir un agenda prévisionnel des prochaines rencontres du Cadre de concertation, tout en identifiant des propositions et recommandations concrètes qui seront soumises à la prochaine réunion du Comité de pilotage. AC/MD (AMAP)

Réunion avec le comité local de réinstallation du projet minier de Kobada de la société Toubani Ressources

Kangaba, 16 déc (AMAP) Les acteurs du projet minier de Kobada, ont rencontré, mardi, dans la salle de conférence du Cercle de Kangaba, le comité local de réinstallation du projet pour des échanges qui ont abouti à la présentation et à l’adoption de la matrice d’évaluation des prix ou matrice de compensation. Les échanges avec les représentants du projet minier de Kobada de la société Toubani Ressources et son bureau d’études ABCOM représentant le groupement Insuco-ABCOM pour l’étude d’impact environnementale du projet ont porté sur la validation du compte rendu de la réunion précédente. Mais, aussi, sur le cadre réglementaire, la conclusion des rendez-vous avec les services techniques des 11 et 12 décembre 2025 et la méthodologie de calcul des compensations, entre autres. En amont de cette réunion, les experts de la Toubani Ressources et les services techniques ont réalisé un travail pour harmoniser les prix, en respectant les données de l’Arrêté de 2014 et à la satisfaction des victimes de l’installation de la société minière. Ces efforts ont abouti à l’élaboration de la matrice de compensation et d’un plan d’action de réinstallation (PAR). La société minière Toubani Ressources a ainsi bouclé les deux étapes pour prétendre au permis environnemental : l’étude d’impact environnemental et l’élaboration du plan d’action de réinstallation. Les membres du comité local de réinstallation ont recommandé à la société minière de respecter les données du PAR. Ces derniers se sont appropriés le projet et ont déclaré avoir « cédé (leurs) terres pour le développement local et national. » Le comité est présidé par le préfet du Cercle. Il est composé des représentants de l’administration publique (préfet, services techniques), les Organisations de la société civile (jeunesse, femmes, chefferie traditionnelle). SD/MD (AMAP)

Digitalisation des actes et procédures : La Direction générale des collectivités territoriales forme et sensibilise les acteurs locaux

Bamako, le 16 déc (AMAP) Le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, à travers la Direction générale des Collectivités territoriales (DGCT), organise, au profit de 150 acteurs locaux s venus de l’intérieur, une session d’information et de sensibilisation en matière de digitalisation des actes et procédures des collectivités territoriales, qui s’est ouverte ce jeudi, au Centre de formation des collectivités territoriales, a constaté l’AMAP. Cette série de sessions, qui se tiennent les 17, 18 et 19 décembre, dans le cadre de l’amélioration de la gouvernance des collectivités territoriales, est organisée en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Ces formations, qui seront animées par des experts de l’Agence des technologies, de l’information et de la communication (AGETIC) et de la Direction générale des collectivités territoriales, contribuent à la modernisation de l’administration publique et l’efficacité des services offerts aux populations par les collectivités territoriales. Selon le Conseiller technique du ministère chargé de l’Administration territoriales, Abdoulaye Mahamane, qui a présidé l’ouverture des travaux, en présence du Directeur général adjoint de la DGCT, Aly Issa, la digitalisation s’avère être un processus de matérialisation des actes et procédures administratifs et contribue à une plus grande transparence dans l’action administrative et renforce la confiance du public à l’égard des élus locaux. « La digitalisation vise, également, à lutter contre la fraude, la corruption, le népotisme, la falsification de documents administratifs, tout en améliorant l’accessibilité des citoyens aux services publics », a-t-il soutenu. Ces sessions contribueront à la promotion de la digitalisation et son introduction dans la gestion des collectivités territoriales. OD/MD (AMAP)

Mandiakuy : le So’0, tissu emblématique de la culture Bwa

Par Jérémie DEMBELE Mandiakuy . 17 déc (AMAP) Le SO’O pagne traditionnel est bien plus qu’un simple vêtement en pays bwa. Riche en couleurs, témoignage de la diversité et de la beauté de la communauté bwa, dans le Centre du Mali. ‎La beauté d’un tissu, c’est à partir de ses couleurs, ce qui s’applique exactement au So’o. Toutes les couleurs et les designs de ce pagne ont une signification. Les artistes chanteurs, slameurs, dramaturges bwa font la promotion de ce tissu orignal. Tout Bwa arbore avec fierté ses couleurs traditionnelles et culturelles. Le So’o est confectionné par les griots bwa. Le travail de la confection est exécuté avec précision et des détails spécifique dans un atelier de bois qui n’a rien d’extraordinaire. La confection est totalement traditionnelle. Le griot Daouwo Robert Diarra de Tionkuy, dans la Commune rurale de Mandiakuy, qui nous a reçu dans son atelier, dit avoir tout appris de son défunt grand père. Aujourd’hui, il reçoit des commandes du pagne traditionnel, qui traverse des frontières, de partout au Mali, du Burkina Faso voisin et, même, de la diaspora malienne. Selon lui, le So’o est un pagne qui, autrefois, marquait la différence entre femmes mariées, fiancées ou célibataires. Daouwo est inquiet pour l’avenir du métier de tisserand qui ne nourrit plus, aujourd’hui, son homme. « Le mode vestimentaire a changé », estime-t-il. Mais l’artisan espère voir, après la décision du président de la Transition, décrétant 2025, année de la Culture, une hausse considérable des commandes. ‎JD/MD (AMAP) ‎

Bougouni : L’aviation des Forces armées maliennes frappe deux bases terroristes lors d’une mission d’appui aérien (Communiqué)

Bamako, le 16 déc (AMAP) « Plusieurs terroristes ont été neutralisés et d’importants matériels détruits », a indiqué l’état-major général des Armées dans un communiqué publié ce mardi 16 décembre 2025. « L’intervention s’est déroulée dans le cadre d’une mission d’appui aérien au profit d’un convoi de carburant sur l’axe Kadiana–Kolondiéba–Bougouni », ajoute le communiqué. Selon la même source, les frappes ont visé deux bases des Groupes armés terroristes (GAT) dissimulées en forêt, dont l’une à l’est de Kolondiéba et l’autre au sud-est de Wakoro, dans la région de Bougoun (Sud)i. L’état-major général des Armées s’est félicité de la proactivité des forces engagées et les a encouragées « à poursuivre leurs efforts sur l’ensemble du territoire national. » OS/MD (AMAP)

COFOR-Mali : Remise d’attestations aux 100 jeunes formés en aviculture et pisciculture

Bamako, 16 déc (AMAP) La Coalition des forces juvéniles pour le renouveau au Mali (Cofor-Mali) en partenariat avec l’Agence nationale pour l’Eemploi (ANPE), a initié la formation de 100 jeunes en aviculture et apiculture au terme de laquelle, ses responsables ont procédé, ce mardi, après midi, à la remise d’attestations aux bénéficiaires, qui a lieu à la Maison des jeunes de Bamako. « Nous adressons nos sincères remerciements à la Cofor-Mali et à l’ANPE pour leur engagement en faveur du développement de la pisciculture et aviculture au Mali », a dit Mamoutou Coulibaly, au nom des bénéficiaires de la formation. Il a souligné qu’à « travers ce partenariat, nombreux jeunes et femmes ont bénéficié du renforcement de leurs compétences et capacités dans ces deux secteurs porteurs, qui représentent, aujourd’hui, une réelle opportunité de création d’emplois et de revenus durables. »  « Grâce à l’accompagnement technique et institutionnel reçu, a-t-il précisé, les bénéficiaires sont mieux préparés à développer des activités. » Il a également indiqué que « cette initiative contribue à la sécurité alimentaire et à la réduction du chômage.  Et M. Coulibaly de saluer « la vision et le professionnalisme des équipes de la Cofor-Mali et de l’ANPE dont l’appui a permis de valoriser les ressources locales et le savoir-faire national », avant d’encourager la poursuite et l’extension de ce programme. La présidente du Cofor-Mali, Mme Zeinab Evelyne Jacques s’est réjouie de voir ces 100 jeunes hommes et femmes formés en aviculture et en pisciculture, grâce au partenariat entre son organisation et l’ANPE. En s’adressant aux bénéficiaires de ces deux sessions de formations, Mme Zeinab Evelyne Jacques a précisé : « Ces attestations que vous recevez ne sont pas de simples documents, mais la reconnaissance de compétences techniques, de savoir-faire pratiques et d’une volonté d’aller de l’avant. » Elle a rappelé que « l’aviculture et la pisciculture constituent des secteurs porteurs, essentiels à la sécurité alimentaire, à la création d’emplois et au développement local. » « En choisissant ces filières, vous avez fait le choix de l’entrepreneuriat, de la résilience et de la contribution active au développement de notre pays », a précisé la présidente du Cofor-Mali. « À la Cofor-Mali, nous restons convaincus que la jeunesse, lorsqu’elle est formée, accompagnée et encadrée, devient une véritable force de transformation sociale et économique. C’est pourquoi, nous continuerons à initier et à soutenir des programmes de formation adaptés aux réalités du terrain », a-t-elle assuré. Mme Zeinab Evelyne Jacques réaffirmé l’engagement de la Cofor-Mali, « à poursuivre cette dynamique, en étroite collaboration » avec l’ANPE et l’ensemble des autorités et partenaires qui soutiennent la Cofor-Mali depuis sa création. Le directeur général adjoint de l’ANPE, Moussa Djourté a, au nom du ministre de l’Emploi, de l’Entrepreneuriat national et de la Formation professionnelle et le directeur général de l’ANPE, expliqué qu’au bout de deux sessions de formation, les apprenants ont appris les différentes techniques en aviculture et en pisciculture. « Je crois, sans doute, que vous êtes dans les meilleures conditions pour mener à bien vos projets, car la formation est la base de l’entrepreneuriat, ensuite le financement », a dit M. Djourté. Selon lui, « sans connaissance aucune activité, aussi rentable qu’elle puisse être, est vouée à l’échec et elle est la première aide que les jeunes sollicitent aujourd’hui », a également dit le directeur général adjoint de l’ANPE. « En partenariat avec la Cofor-Mali, Nous avons initié un programme d’accompagnement clé des demandeurs d’emploi, majoritairement jeunes et, cela, par le fait que la jeunesse est le socle de l’économie du Mali », a-t-il souligné. Avant d’encourager la Cofor-Mali à multiplier ces initiatives au profit de la jeunesse. ST/MD (AMAP)    

Sikasso : Démarrage lundi de la 1ère session de la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance

Sikasso, 15 déc (AMAP) La 1ère session de la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Sikasso (Sud) a démarré lundi 15 décembre et se poursuivra jusqu’au vendredi 19 décembre 2025 pour juger cinq dossiers dont un cas de meurtre et quatre d’agression sexuelle (viols et pédophilies). Selon le procureur de la République près le TGI de Sikasso, Moussa N’Tji Coulibaly, c’est compte tenu des inconvénients de la lourdeur procédurale aux niveaux des sessions d’Assises, le coût élevé de ces sessions, la lenteur dans le traitement des dossiers criminels… que les pouvoirs publics ont adopté le nouveau schéma consacrant les chambres criminelles. Le Code de procédure pénal a été adopté en 2024 à travers la loi n°2024-0028 du 13 décembre. Cette loi a été adoptée par le Conseil national de Transition (CNT) en sa séance du 31 octobre 2024. Selon M. Coulibaly, c’est à travers la lettre circulaire du 2 septembre 2025 que le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux a instruit tous les chefs de juridictions et de parquet aux niveaux des tribunaux de grande instance de mettre en place leurs chambres criminelles au plus tard le 1er novembre 2025. « La Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Sikasso a été mise en place, nous sommes les premières à tenir notre audience », a-t-il souligné. S’agissant de la 1ère session de la Chambre criminelle du TGI de Sikasso, le procureur a dit que c’est après le passage des dossiers concernés au stade de l’instruction préparatoire qu’ils ont été introduits dans le circuit judiciaire de Sikasso courant 2025. Il a indiqué, que pour cette audience, les dossiers concernent les cercles de Sikasso, notamment Danderesso, Niéna, Kignan, Kadiolo et Loulouni. Selon lui, c’est sur instruction de la hiérarchie (Bamako) que le TGI de Sikasso peut se prononcer sur les dossiers des cercles de Kolondièba (Kadiana), Yanfolila et de Bougouni. Du point de vue du procureur de la République, la suite de la session de la Chambre criminelle, « c’est le jugement idoine. » « Les non coupables seront acquittés et les coupables seront condamnés. Ils purgeront leurs peines à Sikasso sauf en cas de transfert de la part de l’Administration pénitentiaire l’éducation surveillée », a-t-il expliqué. Ainsi, certains condamnés peuvent être transférés dans d’autres localités relevant du ressort de la Direction régionale de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée de Sikasso. A un niveau supérieur, d’autres condamnés peuvent aussi être transférés à Bamako ou Kenieroba pour des raisons de sûreté. « Tout compte fait, les décisions peuvent être sujettes à l’appel. On peut interjeter l’appel contre les décisions qui seront prises par le Tribunal de grande instance statuant en matière criminelle », a-t-il précisé et de renchérir que cela n’était pas possible avec la Cour d’assise. Se prononçant sur les avantages de la chambre criminelle pour les accusés, Moussa N’Tji Coulibaly a dit que c’est une juridiction permanente et fixe, contrairement à la Cour d’assise qui se tenait auparavant. Cette dernière est une juridiction non permanente. Elle tenait, au minimum, deux sessions par an, en raison d’une session par semestre. Le magistrat a notamment évoqué la saisine de la Cour d’appel de Bamako par les parties, le principe du double degré de juridiction dont bénéficient les décisions rendues en matière criminelle, la réduction du coût des sessions de la chambre criminelle pour l’Etat, la suppression des assesseurs de la formation de la chambre criminelle et le rapprochement de la justice aux justiciables. Par ailleurs, le procureur Moussa N’Tji Coulibaly a sollicité, d’une part la hiérarchie judiciaire pour étoffer leur effectif et, d’autre part, la population à faire preuve de respect de nos lois. MFD/MD (AMAP)

CCMEX : Un nouvel espace de dialogue entre l’État et les Maliens établis à l’Extérieur

Bamako 16 déc (AMAP) Le Cadre de concertation avec les Maliens établis à l’Extérieur (CCMEX) s’est tenu ce mardi au Centre international de conférences de Bamako (CICB) au cours d’une cérémonie dont l’ouverture a été présidée par le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher. Intervenant à cette occasion, le président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME), Habib Sylla, a indiqué que le CCMEX « ne constitue nullement une rupture avec le passé mais, plutôt, l’aboutissement logique et l’approfondissement des acquis existants. Selon lui, ce cadre vient offrir un espace structuré de dialogue, de coordination et de prévention des conflits entre l’État, le HCME, les associations des Maliens établis à l’Extérieur, les organisations de migrants sœurs et l’ensemble des acteurs impliqués dans la gouvernance migratoire. « A travers ce mécanisme, a-t-il poursuivi, il s’agit notamment de renforcer la cohésion et l’unité des Maliens établis à l’Extérieur, de prévenir les incompréhensions et les conflits, de faire remonter de manière structurée les préoccupations majeures des compatriotes, de mutualiser les efforts et les moyens, ainsi que de consolider la participation effective de la diaspora au développement national. » Il a assuré que le HCME, « fidèle à sa mission historique, assumera pleinement son rôle de partenaire institutionnel de l’État, de facilitateur et de garant de l’unité. » À cet égard, M. Sylla a appelé les Maliens établis à l’Extérieur à la responsabilité collective, à la discipline associative et à l’esprit de dépassement. A son tour, le ministre Mossa Ag Attaher a rappelé que, depuis des siècles, la migration fait partie intégrante de l’identité collective du Mali. Il a souligné qu’ « aujourd’hui, la diaspora malienne, estimée à plusieurs millions de personnes et présente dans plus de 77 pays, constitue une force vitale et un prolongement vivant du Mali au-delà de ses frontières. » À ce titre, il a salué l’action remarquable des compatriotes établis à l’extérieur, qui se distinguent par leur sens du travail, de la solidarité et leur attachement indéfectible à la patrie. Enfin, le ministre a mis en exergue la contribution financière, économique, sociale et culturelle majeure de la diaspora au développement du pays, réaffirmant « l’engagement des autorités à renforcer la concertation et le dialogue » à travers le CCMEX, en vue d’une meilleure prise en compte des préoccupations des Maliens de l’Extérieur. AC/MD (AMAP)  

Le ministre de l’éducation nationale en visite au lycée Askia Mohamed

Bamako, 16 déc (AMAP) Le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savane, accompagné d’une forte délégation, s’est rendu, ce mardi, au lycée Askia Mohamed de Bamako, afin de s’enquérir de l’état de l’établissement et des conditions de travail des enseignants, a constaté l’AMAP. « J’ai décidé de visiter certains établissements scolaires du Mali. Nous avons commencé par le lycée Askia Mohamed pour constater concrètement ce qui se passe dans ces établissements. Le lycée Askia a besoin d’une touche de peinture. Les carreaux, les toilettes et les murs seront revus », a annoncé le ministre de l’Éducation. Après une visite guidée des salles de classe, le ministre en charge de l’Éducation, a rencontré les enseignants et le personnel de l’administration du lycée. Au cours de cette rencontre, le Amadou Sy Savane, a prodigué des conseils aux enseignants. « L’enseignant doit être un exemple pour ses apprenants. Vous devez préparer correctement vos leçons, être ponctuels et rigoureux. Pour le bon fonctionnement des activités de l’école, il faut collaborer avec l’administration », a suggéré M. Sy Savane. Prenant la parole, au nom des enseignants, Aldiouma Dama, professeur de Lettres dans l’établissement, a d’abord remercié le ministre pour ses conseils avant de le rassurer quant à leur engagement. « Nous allons faire de notre mieux pour relever les défis, mais nous aurons également besoin de l’accompagnement des autorités », a-t-il dit « Aujourd’hui, le monde est en pleine mutation vers le numérique. Nous avons besoin de matériels adéquats pour faire notre travail. Il s’agit précisément d’ordinateurs et bien d’autres équipements », a plaidé le porte-parole des enseignants. Sur ces questions, le ministre a donné des assurances. Il a précisé que « l’État est dans la même dynamique pour doter les écoles en matériels ». Quant au proviseur du lycée Askia, Mohamed, Aboubacar Issa Sanogo, il  s’rst réjoui de cette visite. « Nous sommes très ravis de cette visite du ministre de l’Éducation dans notre établissement. Il a prodigué beaucoup de conseils à l’endroit des enseignants », a souligné le proviseur. MMD/MD (AMAP)