Liban : Les migrants maliens à l’abri

Bamako, 7 oct (AMAP) Le bureau de Beyrouth du Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME) qui a recensé 20 compatriotes au Liban, âgés majoritairement de 18 à 55 ans, s’est assuré qu’ils sont en sécurité et a informé les autorités afin de prendre les mesures idoines. Le chargé des affaires sociales et des questions migratoires au secrétariat exécutif du HCME, Mamadou Lamine Bane, a assuré que deux de nos compatriotes qui étaient dans la zone de conflit ont rejoint les autres Maliens dans une zone plus sure. M. Bane, qui précise que ces informations ont été fournies par le Bureau du HCME de Beyrouth, assure qu’« aucun des 20 Maliens recensés n’est impacté par cette crise. » « À la date d’aujourd’hui, indique Mamadou Lamine Bane, ces expatriés n’ont pas encore exprimé un besoin de retour assisté. » Il assure que le secrétariat exécutif du HCME suit l’évolution de la situation. Le conflit opposant le Hezbollah, parti politique et paramilitaire chiite, à l’Etat d’Israël a engendré une crise humanitaire préoccupante, notamment au Liban. Dans les villes ciblées, les civils fuient les bombardements israéliens. L’Organisation des Nations unies (ONU) estime qu’environ un million de personnes ont été déplacées depuis octobre dernier. Parmi eux des migrants. Sur son compte X, l’ONU a cité le chef du bureau de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Mathieu Luciano, qui a déclaré que plus de 165 000 travailleurs migrants sont dans 800 abris collectifs à travers le pays. Il s’agit d’écoles ouvertes d’urgence par le gouvernement. M. Luciano ajoute que « les chiffres continuent d’augmenter, alors que les bombardements intensifs se poursuivent au sud, dans la vallée de la Bekaa, à Beyrouth et dans d’autres régions. » Le bureau régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la Méditerranée orientale a indiqué sur le réseau social X, que « le 4 octobre dernier la guerre a causé au Liban la mort de 1 974 personnes et blessé 9 384 autres. » Selon l’organisation onusienne, plus de 340 000 personnes ont quitté leur domicile. MD/MD (AMAP)

Biennale de la photographie : du 16 novembre prochain au 16 janvier 2025

Bamako, 7 oct (AMAP) Le Mali accueillera la 14è édition des Rencontres de Bamako ou la Biennale de la photographie qui se déroulera du 16 novembre prochain au 16 janvier 2025 dans la capitale malienne sous le thème : «Kuma», la parole ou le discours. La cérémonie officielle du lancement de ce grand rendez-vous culturel, vieux de 30 années s’est déroulée, vendredi dernier au Centre international de conférences de Bamako (CICB) sous la présidence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo. C’était en présence de certains de ses collègues du gouvernement, des représentants du Conseil national de Transition (CNT), des membres du corps diplomatique, notamment l’ambassadeur du Royaume du Maroc au Mali, dont le pays est invité d’honneur, et plusieurs partenaires techniques et financiers. Egalement le directeur artistique des Rencontres de Bamako, Lassana Igo Diarra, et un beau parterre d’artistes photographes et hommes de culture. Le thème de cette édition invite les artistes à faire entendre la voix du continent et à donner la parole aux libres penseurs et créateurs. Le ministre Guindo a exprimé « l’engagement des autorités à poursuivre les Rencontres de Bamako et en faire un évènement incontournable dans l’agenda ce des grands événements culturels. » Il a également dit l’engagement du Maroc à accompagner l’évènement et . a salué l’ambassadeur de ce pays et la compagnie Royal air Maroc, qui reste depuis plusieurs années, maintenant le partenaire officiel des Rencontres de Bamako. Il a souligné le patriotisme de l’artiste Salif Keïta qui a aussi accepté de parrainer l’édition de cette année. Nées en 1994 de la vision des autorités d’alors, les Rencontres de Bamako sont aujourd’hui la principale manifestation artistique dans le domaine de la photographie en Afrique. Elles se sont imposées dans l’agenda des rencontres photographiques à l’échelle continentale. Elles sont un évènement culturel majeur apprécié de la diaspora africaine, au même titre que le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), le Dak’art (manifestation d’art contemporain africain) et le Marché des arts et du spectacle d’Abidjan (MASA). « La Biennale de la photographie, c’est aussi trente ans de tissage de liens, de brassage d’idées et de rencontres d’esprits », a dit le ministre Guindo. « Malgré les crises multiformes que notre pays a connues, l’événement reste constant et résiliant. Et nous célébrons cette année les 30 ans de son existence comme une panafricaine de la photographie », a-t-il ajouté. Selon Andogoly Guindo, « une image vaut mille mots ». Pour cette édition, 30 artistes photographes ont été retenus sur 500 candidatures d’artistes africains et de la diaspora. Parmi eux figurent quatre photographes maliens dont deux femmes. (Kanni Sissoko, John Kalapo, Mariam Niaré et Seyba Keïta). Le ministre a aussi annoncé que plus de 300 professionnels et une centaine d’hommes de médias sont attendus pour cette 14è édition des Rencontres de Bamako. Lassana Igo Diarra a expliqué largement la thématique « Kuma » qui est inspirée de la chanson du célébré artiste-chanteur et compositeur Salif Keïta. Il a souligné que les expositions seront reparties entre le Musée national, le Musée du district de Bamako, le Palais de la culture Amadou Hampâté Ba et d’autres sites dans le District de Bamako. Il a salué le travail remarquable de l’équipe de curatelles. La projection d’un film documentaire sur les 30 ans des Rencontres de Bamako et la prestation de l’artiste conteur Salif Berthé ont aussi émerveillé les invités. AS/MD (AMAP)

Lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme : Le directeur général du GIABA en visite de plaidoyer

Bamako, 4 oct (AMAP) Le directeur général du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), Edwin W. Harris Jr, effectue une visite de plaidoyer au Mali où il a été reçu jeudi par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. L’objectif de cette visite est de s’assurer de l’implication et de l’appui au plus haut niveau des autorités politiques du Mali dans la perspective du troisième cycle de l’évaluation mutuelle des pays membres du GIABA. Pour le ministre de l’Économie et des Finances, cette visite intervient à un moment charnière de notre histoire. « Aussi, a rappelé Alousséni Sanou, depuis que notre pays a été évalué pour le 2è cycle des évaluations mutuelles en mars 2019, et particulièrement depuis l’inscription sous le suivi accru du Groupe d’action financière (GAFI), le Mali a entrepris, souvent avec l’appui de GIABA, un important chantier de réformes. Ces réformes visent à combler les insuffisances de conformité technique et à renforcer l’efficacité du dispositif national de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). Il s’agit, concrètement, de l’achèvement de l’évaluation nationale des risques, de la création et de l’opérationnalisation d’un cadre juridique pour la mise en œuvre des sanctions financières ciblées et de l’adoption récente d’une nouvelle loi LBC/FT/FP qui contribuera à corriger la majorité des insuffisances de conformité technique. Selon le ministre Sanou, l’adoption de la nouvelle loi LBC/FT/FP permettra aussi la sortie du Mali du suivi renforcé du GIABA, une des conditions pour les critères de l’examen du 3è cycle des évaluations, objet principal de la visite. « En dépit de ces avancées, des défis importants restent à surmonter. Au nombre de ceux-ci, il y a les conséquences du retrait avec effet immédiat de notre pays et des autres pays de l’AES de la CEDEAO. À notre sens, ce retrait n’implique aucunement notre retrait du GIABA. Il induit certes un changement de statut au sein de l’Institution», a indiqué le patron de l’hôtel des Finances. C’est pourquoi, a dit Alousséni Sanou, lors du Comité ministériel de l’Institution, tenu le 1er juin 2024, «nos représentants» ont réaffirmé le souhait des États membres de la Confédération AES à demeurer au Giaba comme pays africains non membres de la CEDEAO, tel que prévu par les dispositions des statuts. « Nous sommes disposés à échanger sur les modalités ainsi que les conditions y afférentes. En tant que membre du réseau global du GAFI, le Mali est déterminé à poursuivre son engagement dans la lutte commune contre toutes les menaces vis-à-vis de l’intégrité du système financier mondial », a assuré le ministre. Pour sa part, le directeur général du GIABA, après avoir salué les efforts consentis, a indiqué que l’objet de cette visite est d’avoir l’engagement politique des autorités pour la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Edwin W. Harris Jr a plaidé pour la mise de moyens à la disposition de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) afin de lutter efficacement contre ces fléaux. BBC/MD (AMAP)  

Mois de la solidarité au Mali : Pour plus de générosité et d’entraide

Bamako, 2 oct (AMAP) La conférence inaugurale de la 29è édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion au Mali sous le thème : « La solidarité envers les victimes des catastrophes, un devoir citoyen et un acte de civisme » ,s’est tenue, mardi, à la Maison des aînés. L’événement donne le départ de quatre semaines thématiques respectivement en relation avec la femme et l’enfant, les personnes en situation de handicap et l’entreprenariat, jeunesse et emploi. Il est parrainé par l’international malien de football, Seydou Keïta alias Seydoublen. Parmi les activités de cette première semaine, figure la visite du colonel Assimi Goïta chez la doyenne de Bamako. Le secrétaire général du ministère en charge de la Santé, Dr Abdoulaye Guindo, a expliqué que ce thème est dédié au soutien des victimes des inondations désastreuses que notre pays vit actuellement. « La solidarité n’est pas un slogan, mais un comportement que l’on se doit de manifester tous les jours à l’égard des personnes les plus vulnérables et les plus nécessiteuses », a insisté Dr Guindo. Pour lui, l’organisation d’un Mois de la solidarité offre l’opportunité de mener des activités spécifiques au profit de certains groupes sociaux particulièrement fragiles. Le parrain de la 29è édition s’est dit honoré d’assumer cette responsabilité. Le Pr Kagnoumé Jean Bosco Konaré a affirmé que la solidarité est une composante importante de notre culture pour la réalisation de la mission de souveraineté dans laquelle les autorités de la Transition sont engagées. L’historien a souligné la nécessité de débloquer des mécanismes de gestion d’aide d’urgence. Le conférencier a expliqué aussi que l’assistance encourageant la paresse doit être bannie. Le parrain a invité les autorités à punir les élus communaux qui sont à l’origine de ces catastrophes. Et de conseiller aux populations d’éviter d’occuper les zones inondables. Il a encouragé nos compatriotes à combattre l’incivisme. Quant à la Marraine, Mme Diakité Kadia Togola, elle a salué les autorités pour avoir initié cette activité en faveur des personnes âgées et vulnérables de la société. Elle a relevé que l’Union nationale des femmes musulmanes du Mali, qu’elle préside, a commencé à assister les sinistrés des inondations. MDD/MD (AMAP)      

Enrichissement illicite : L’OCLEI renforce les capacités des cadres à Ségou

Ségou, 2 oct (AMAP) L’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) a organisé, mardi, un atelier de sensibilisation au profit d’une cinquantaine de cadres de l’administration générale, financière et de la justice de la région de Ségou (Centre). L’objectif général était d’informer et de sensibiliser les différents acteurs de la haute Administration sur la lutte contre la corruption et ses conséquences néfastes sur l’atteinte des objectifs de développement socio-économique. Citant une étude de l’OCLEI de 2021, sur les « Techniques d’enrichissement illicite dans l’administration publique au Mali », le gouverneur de la Région de Ségou, le contrôleur général de police Alassane Traoré, a indiqué que le niveau de perception de l’amplitude de l’enrichissement illicite est le plus élevé à Kayes avec 50,70%, suivi de Ségou et de Bamako qui font respectivement 41,80% et 40,90%. Le gouverneur, qui a présidé la rencontre, a souligné que ce score de deuxième place n’est pas reluisant pour qui Ségou doit faire mieux. “ Ségou est une région d’agriculture et un carrefour commercial par excellence, d’où les risques élevés de corruption. A cet effet, il est important pour nous de mettre en place des moyens de nous éloigner de ce cancer qui gangrène notre société et d’accompagner l’OCLEI dans ses actions de tous les jours pour une gouvernance vertueuse de nos maigres ressources”, a-t-il-dit. Pour ce faire, le Contrôleur général de police Alassane Traoré a souligné le rôle et la place déterminants des cadres de l’Administration « dans son entièreté et de les inviter à accorder toute leur attention à l’atelier. » Dans son allocution le représentant du président de l’OCLEI, Seïdina Oumar Diarra, Seïdina Oumar Diarra, affirmé que la corruption affecte considérablement notre pays et impacte négativement la qualité des prestations de service de l’Administration dans son entièreté. Cet état de fait est corroboré par des études dontune enquête d’opinion publique conduite par la Fondation Friedrich-Ebert, datant de 2021, qui « révèle que la Police, la Justice et la Santé font partie des secteurs les plus touchés par la corruption au Mali. » Par ailleurs, il ressort des rapports des structures de contrôle que, « de 2005 à 2019, l’Etat du Mali a perdu 1 266 milliards de Fcfa des suites de détournements de deniers publics, de fraudes aux marchés publics, de gaspillages et de détournements de biens de l’Etat ». « Il est estimé que ces moyens financiers spoliés à l’Etat pouvaient lui suffire pour construire 264 hôpitaux de haut standing, 1 767 centres de santé de référence, etc », a-t-il dit. Il a réitéré l’engagement de l’OCLEI à jouer « toute sa partition, dans ce combat des plus nobles. » Dans son exposé, qui a marqué la journée, le président du pôle prévention et déclaration de biens à l’OCLEI, Dr Djibril Coulibaly, a présenté la struture et s’est appesanti sur son rôle dans l’architecture institutionnelle de la lutte contre corruption. Il a, aussi, présenté le cadre juridique de la lutte contre la corruption et les conséquences socio-économiques néfastes de ce fléau. L’atelier d’une journée entre dans le cadre des traditionnelles activités d’information, d’éducation et de sensibilisation, initiées par l’OCLEI à travers son pôle « Prévention et Déclaration de biens », en partenariat avec le Projet d’appui à la lutte contre la corruption pour et par l’égalité des genres (LUCEG). Le phénomène de la corruption, devenu systémique au Mali, selon un rapport de la Banque mondiale, se manifeste sous plusieurs formes. Il peut s’agir, selon le mode d’action, de pots-de-vin, d’extorsion, de trafic d’influence, de népotisme, de fraude, de détournement de fonds, d’abus de biens ou de deniers publics, d’enrichissement illicite entre autres. Les conséquences de ce fléau sont dévastatrices pour nos populations qui, de ce fait, ont un accès limité aux services sociaux de base telles que l’éducation, la formation, la santé, la justice, l’eau, l’électricité, etc. La rencontre a noté la présence du représentant du maire de la Commune urbaine de Ségou, Mamadou Sylla. ADS/MD (AMAP)  

Éducation : La rentrée scolaire reportée au 4 novembre 2024 (officiel)

Bamako, 1er oct (AMAP) La rentrée scolaire 2024-2025, initialement prévue pour aujourd’hui, mardi 1er octobre 2024, a été reportée au 4 novembre 2024, a annoncé, lundi, le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané. Dans un communiqué lu sur les antennes de la télévision nationale, le ministre a précisé que cette décision tient compte « de l’état de catastrophe nationale déclaré depuis le 23 août dernier suite aux cas d’inondations survenus à travers le pays. « De nombreuses écoles sont encore occupées par les sinistrés des inondations. D’autres établissements sont inaccessibles à cause des eaux de pluie. Le report de la rentrée est perçu comme un soulagement par les familles sinistrées et les parents d’élèves confrontés aux multiples dépenses de la reprise des classes. MD/MD (AMAP)

Éradication de la rage au Mali : Sensibilisation et vaccination comme arme

Bamako, 30 sept (AMAP) Le Mali à l’instar de la communauté internationale a lancé la campagne de vaccination de lutte contre la rage, samedi dernier, dans la Commune rurale de Baguinéda, à l’occasion de la 18è Journée mondiale de lutte contre la rage, célébrée le 28 septembre de chaque année. Le thème de cette année est : « Lever les obstacles à l’élimination de la rage ». Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a donné le coup d’envoi en injectant la première dose de vaccin contre la rage à un chien. C’était en présence du représentant de l’Organisation mondiale de la santé pour l’Afrique (OMSA), Serge Mpouam, du représentant de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Dr Lassana Doumbia et les autorités locales. Parmi les obstacles à l’élimination de la rage, on peut citer le déficit de collaboration autour du concept « One health, une seule santé » entre les différents niveaux dans un même pays et à l’international, des programmes à trop petite échelle et l’insuffisance de sensibilisation à la maladie. Selon le ministre de l’Élevage et de la Pêche, la rage est une maladie virale qui affecte le système nerveux central des mammifères, y compris l’Homme. C’est l’une des zoonoses les plus meurtrières dans le monde. Elle est transmise par la salive lors d’une morsure, d’une griffure ou du léchage par un animal infecté. Cette maladie est endémique au Mali où elle a causé, « de janvier à septembre 2024, 11 cas de décès humains», selon les données de la Direction générale de la santé et de l’hygiène publique. Le ministre a, aussi, souligné l’importance de contrôler les populations de chiens errants. « Cette année, les services vétérinaires ont enregistré 924 cas de morsure par les chiens. Sur ces chiens mordeurs, 728 n’étaient pas vaccinés», a révélé M. Ba. Et d’ajouter qu’en vaccinant 70% des chiens chaque année, la rage pourrait être éradique. Le ministre Ba a signalé que cette campagne nationale de vaccination contre la rage dans notre pays ciblera 70% de l’effectif total des chiens, soit 94.500 têtes. Le représentant de l’OMSA, Serge Mpouam, a expliqué que le thème de cette année prend en compte les obstacles sur lesquels son organisation a un contrôle, mais aussi la nature transfrontalière de la rage elle-même. « Pour atteindre les objectifs de zéro décès, a-t-il dit, il faut briser plusieurs frontières. Il s’agit notamment de promouvoir la collaboration dans le cadre de l’initiative « Une seule santé », reliant les secteurs de la santé humaine, animale, végétale et environnementale en vue d’une action coordonnée. Pour sa part, Dr Lassana Doumbia, représentant de la FAO, a fait savoir que le Mali a priorisé cinq maladies zoonotiques, parmi lesquelles la rage humaine. « La FAO apporte son soutien à la direction nationale des services vétérinaires pour l’organisation de la Journée mondiale de lutte contre la rage » a-t-il déclaré. NK MD (AMAP)  

Fonction publique des collectivités territoriales : 684 postes à pourvoir dans l’enseignement

Bamako, 30 sept (AMAP) Le concours direct pour le recrutement de 684 nouveaux enseignants de la Fonction publique des Collectivités territoriales, au titre de l’exercice budgétaire 2023, a été lancé, dimanche, au lycée Ba Aminata Diallo (LBAD), par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué. Ce concours permettra de mettre 684 nouveaux enseignants à la disposition des Académies d’enseignement pour satisfaire les besoins de l’enseignement général, fondamental, technique et professionnel, ainsi que ceux de l’éducation préscolaire et spéciale. Le recrutement concerne 49 spécialités des catégories A et B2 et enregistre la participation de 21.765 candidats répartis entre 21 centres sur l’ensemble du territoire national.   Représentant son collègue chargé de l’Administration territoriale, le colonel Abdoulaye Maiga, et accompagné de son collègue chargé de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, et d’autres personnalités, Mahamadou Kassogué a indiqué que ce concours s’inscrit dans la dynamique des efforts du gouvernement « pour promouvoir l’accès à l’emploi au profit de la jeunesse. » Il a instruit les surveillants à faire preuve de rigueur. Le chef du département en charge de la Justice a demandé aux candidats d’être sereins et de compter sur leur travail. Il a souligné que ces épreuves sont placées sous le signe de la transparence et de la récompense du mérite, conformément à la volonté du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. « Nous voulons des cadres valeureux et méritants capables de servir la nation. Cela se réalise à travers le processus d’intégration à la Fonction publique », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que les autorités de la Transition ont pris la direction de l’excellence. Pour sa part, le ministre de l’Éducation nationale a affirmé que ce recrutement s’inscrit dans la continuité de la réalisation de la promesse faite par son département de recruter près de 700 enseignants. Dr Amadou Sy Savané a insisté sur la transparence, le sceau qui marque tous les examens et concours du pays. La première enveloppe a été ouverte dans la salle abritant les candidats de la catégorie A qui postulent dans la spécialité «Physique-Chimie». MD/MD (AMAP)

Rentrée scolaire 2024-2025 : De nombreux établissements prêts pour la reprise des cours

Par Sidi Y. WAGUÉ Bamako, 27 sept (AMAP) La rentrée scolaire 2024-2025, au Mali, est prévue mardi prochain 1er octobre, ainsi que l’a confirmé le ministère de l’Éducation nationale, dans un communiqué en date du 24 septembre dernier. Comme pour couper court aux rumeurs sur un éventuel report, le communiqué rappelle, sans équivoque, à la communauté éducative, que la rentrée des classes est maintenue pour le 1er octobre prochain. Pour ce faire, le département en charge de l’Éducation multiplie les initiatives et les actions pour une meilleure rentrée scolaire. À cet effet, une leçon modèle intitulée : « Entreprenariat » sera dispensée dans différents établissements scolaires le jour de la rentrée des classes. Pour jauger le niveau de préparation de la reprise des cours, notre équipe de reportage s’est rendue dans quelques écoles. Au lycée privé «Cheikh Anta Diop» de Magnambougou, le proviseur, Thierno Aboubacar Tall, explique que son établissement démarrera l’année scolaire avec une centaine d’élèves repartis entre une classe de 10è année, deux classes de 11è et de 12è années pour huit enseignants. Les orientations des détenteurs du Diplôme d’études fondamentales (DEF) 2024 se font toujours attendre. Mais, l’établissement espère accueillir des élèves parmi les admis à cet examen qui met fin aux études fondamentales. Le même établissement dispose d’une école fondamentale qui s’apprête à recevoir 100 élèves pour 12 enseignants. Tout semble fin prêt aussi au Groupe scolaire «Aminata Diop» de Lafiabougou dont l’effectif est estimé à 4 500 élèves dont 2 302 filles. Ces apprenants seront encadrés par 95 enseignants. Dans cette école, qui comprend un cycle fondamental 1 et 2, le désherbage de la cour a été effectué. Le directeur-coordinateur de l’établissement, Ibrahim Wolomo, explique qu’une réunion préparatoire des responsables de l’établissement s’est tenue au cours de laquelle, il y a eu un débriefing avec les enseignants. Cap sur le lycée du « Centre culturel islamique » (LCCIH) d’Hamdallaye. Nonobstant de nombreuses difficultés financières, le LCCIH doit démarrer les cours avec moins de 200 élèves repartis dans 7 classes disponibles. Il y a deux classes de 10è commune, autant de 11è et trois classes de 12è année pour 21 enseignants. Cet établissement d’enseignement secondaire, après l’orientation des détenteurs du DEF, se retrouvera avec 120 élèves dans les 10è communes, à raison de 60 apprenants par classe. Le proviseur du LCCIH, Sidiki Koné, explique que le nettoyage des classes, le désherbage de la cour, l’affichage de la liste des élèves admis et des redoublants par classe ainsi que la réunion préparatoire ont été faits. Et d’ajouter que toutes les dispositions utiles ont été prises pour l’enseignement de la leçon modèle.  SYW/MD (AMAP)

Enseignement privé catholique : Le SYNTEC projette une grève de 72 heures du 8 au 10 octobre

Bamako, 27 sept (AMAP) Le Syndicat national des travailleurs de l’enseignement privé catholique (SYNTEC) a déposé, le 13 septembre dernier, préavis de grève , du 8 au 10 octobre prochains, ont annoncé les syndicalistes qui réclament le paiement de leurs salaires d’août et de septembre 2024 mais, aussi, des allocations familiales, la prime de documentation, l’ouverture des droits à l’Assurance maladie obligatoire (AMO). « La mise à jour d’une formule de compensation des allocations familiales impayées par diocèse concerné, conformément aux termes du Protocole d’accord de février dernier et la cessation de toute forme de pression contraire à la liberté syndicale des militants et au Code du travail en vigueur » figurent aussi parmi les doléances. Le SYNTEC se réserve le droit de poursuivre avec un autre débrayage de 72 heures, allant du lundi 14 au vendredi 18 octobre 2024, si ses revendications ne sont pas satisfaites. Il n’exclut pas d’enchaîner une grève illimitée jusqu’à satisfaction de ses doléances. Selon le secrétaire aux revendications du SYNTEC, Mady Dembélé, « l’État a subventionné les salaires des enseignants de l’Enseignement catholique privé à hauteur de 80% jusqu’au 31 décembre prochain. » « En outre, ajoute-t-il, le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a annoncé la continuité de la subvention pour l’année scolaire 2024-2025. Ce qui signifie que la subvention de l’État est un droit acquis pour cette année scolaire. » Le syndicaliste explique ne pas comprendre que, « jusque-là, aucun enseignant n’ait reçu son salaire du mois d’août, encore moins de septembre. » Et le secrétaire aux revendications du SYNTEC de révéler que « l’État subventionne les salaires de cet ordre d’enseignement à hauteur de 80%. » « Ce montant est mis à la disposition de l’Église (employeur de l’enseignement catholique privé», poursuit-il, en pointant du doigt la gestion de l’Eglise. «Nous ne comprenons pas ce comportement de notre employeur», a-t-il déclaré, ajoutant que chaque assuré de l’enseignement privé catholique  paie sa cotisation mensuelle, soit 3,6%, de son salaire à l’AMO et 3,06% pour l’Institut de prévoyance sociale (INPS) sur son salaire brut. «Ces sommes ne sont ni reversées à l’AMO ni à l’INPS et ne sont pas non plus retournées aux assurés. Nous nous sommes rendus compte que l’Église prélève sur nos salaires sans explication », accuse le syndicaliste. L’enseignement catholique privé compte plus de 1 000 enseignants repartis dans 138 écoles fondamentales catholiques pour 6 diocèses (Kayes, Bamako, Sikasso, Ségou, San et Mopti). La subvention de l’État de 80% est destinée uniquement à payer les enseignants en classe. Elle ne couvre pas ceux qui occupent des postes de responsabilité. Le reste des 20% (frais d’inscription des élèves et autres) est mobilisé par les responsables scolaires. SYW/MD (AMAP)