L’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication a fait sa rentrée solennelle 2024-2025

Bamako, 25 nov (AMAP) L’Ecole supérieure de journalisme et des sciences de la communications (ESJSC) a souhaité la bienvenue à soixante heureux lauréats du récent concours d’entrée, ainsi qu’aux autres étudiants en licences 2 et 3, lundi, à l’occasion de la rentrée académique 2024-2025. Cette cérémonie de bienvenue et de lancement des activités pédagogiques de l’année académique était placée sous le thème : « Management d’une entreprise de communication : cas d’un cabinet de conseil en communication ». C’était dans la cour de l’établissement universitaire. L’évènement était présidé par le directeur des études de l’ESJSC, Mohamed Diarra en présence de la cheffe de Département d’étude et de recherche (DER), Dr Fatoumata Fofana, et de la conférencière du thème de la rentrée, Fatou Faye. Dr Fatoumata Fofana a présenté l’ESJSC qui comprend deux filières : à savoir la filière journalisme pour la presse écrite, la télévision et la radio et la filière communication, qui comprend de la communication politique et institutionnelle, la communication digitale et évènementielle, la communication pour le développement et le changement social. Elle a souligné l’importance de faire la distinction entre les deux filières. Avant de rappeler que tous les détenteurs du Bac sont recrutés par voie de concours et les frais s’élèvent à 300.000 Fcfa. Le directeur des études de l’ESJSC a, pour sa part, rappelé que l’objet de la cérémonie est de préparer les étudiants à une rentrée sereine au titre de l’année 2024-2025. Et, aussi, de les briefer sur la thématique. Mohamed Diarra a indiqué que la particularité de la rentrée, « opérationnelle depuis un certain temps déjà » est qu’en plus des départements d’enseignement et de recherche, « nous apprêtons à ouvrir une filière de Master en communication dont nous avons déjà procédé aux avis de recrutement ». « Si tout marche bien, nous allons commencer ce Master en janvier prochain », a annoncé M. Diarra. Expliquant le choix du thème, il a fait remarquer que la plupart des étudiants qui sortent, rejoignent le privé. « A partir du moment où il y a une filière communication, une filière journalisme, certains peuvent être amenés à lancer leur propre média, d’autres leur agence de communication. Nous avons alors jugé bon de les mieux outiller par rapport au management d’une entreprise », a-t-il ajouté. Mme Fatou Faye, chargée de cours en Communication Relation Média/ Relation publique dans plusieurs grandes écoles et universités de Bamako, qui a exposé le thème, a relevé qu’on pouvait, « entre autres, comprendre que le manager d’une entreprise est comme un chef d’orchestre. » Elle a précisé que la démarche d’une entreprise, à ce niveau par exemple, passait par une opérationnalisation, le suivie et la satisfaction. Elle a, aussi expliqué, que pour mettre en place une entreprise, cela demande beaucoup d’effort, une expérience minimum de cinq ans, une formation en communication, spécialement le Master et, surtout, un capital. SST/MD (AMAP)

Rentrée scolaire et universitaire : Sans encombre dans plusieurs localités

Par les correspondants régionaux et locaux de l’AMAP Bamako, 05 nov (AMAP) Le gouverneur de la Région de Koulikoro, le colonel Lamine Kapory Sanogo, s’est rendu, lundi très tôt le matin, au groupe scolaire Lassina Fofana pour constater l’effectivité de la rentrée scolaire 2024 -2025. Il a visité ensuite quelques classes. Il s’est réjoui que les directeurs d’écoles respectent la montée des couleurs chaque premier lundi du mois. Enseignants et élèves étaient présents. Il a conseillé aux élèves d’être assidus et aux enseignants de faire en sorte que l’année ne soit pas perturbée, aux Comités de gestion scolaire (CGS) et aux parents d’élèves « d’accompagner les autorités scolaires pour une bonne année scolaire et un environnement propice aux études. » A Kangaba, la rentrée des classes pour l’année scolaire 2024-2025 n’est pas effective. Elle « est partielle », selon le directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP), Abdoulaye Koné. La Synergie des syndicats signataires du 15 octobre 2016 a mis en application son mot d’ordre de grève perturbant la rentrée scolaire à travers le Cercle de Kangaba. A part le Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC) dont les militants sont très peu nombreux, le Syndicat national des enseignants fonctionnaires des collectivités Territoriales (SYNEFCT), le Syndicat national de l’éducation de base (SYNEB) et le Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire des collectivités (SYPESCO) du Lycée et de l’Institut de formation des maitres (IFM) majoritaires ont tous observé le mouvement. Néanmoins, dans certaines écoles, la rentrée est effective et la leçon modèle sur l’Entrepreneuriat a été enseignée au premier et second cycle de l’enseignement fondamental. C’est le contact fait par les conseillers pédagogiques du CAP disséminés dans les différentes communes du Cercle de Kangaba. Beaucoup de parents d’élèves se disent consternés. Pour eux, seul Kangaba est dans cette situation malheureuse alors que la rentrée est effective partout ailleurs. Depuis plus d’une année, la synergie revendique des terrains dans le domaine administratif comme appartenant au domaine scolaire. Après plusieurs rencontres au cours desquelles les services techniques concernés (Domaines et Urbanisme) ont présenté des documents en vue de les convaincre, les enseignants sont restés inébranlables. Pour eux, les documents présentés par les services techniques ne sont pas fiables. Pour éviter une rentrée scolaire perturbée, le préfet du cercle a fait intervenir les notabilités et des personnes ressources. En vain. Tout autre ambiance dans le cercle de Gourma Rharous où la rentrée scolaire 2024-25 démarre sans difficultés majeures, au grand bonheur des élèves, des parents d’élèves, des enseignants et de l’administration scolaire. Le gong de démarrage a sonné le lundi 4 novembre, dans l’ensemble des établissements scolaires d’enseignement classique ou en langue arabe de l’Académie d’enseignement (AE) de Gourma Rharous qui couvre les Centres d’animation pédagogique (CAP) de Rharous et Gossi. Une délégation conduite par le directeur de l’AE de Gourma Rharous, Baber Ali, et qui comprenait la troisième adjointe au maire de Rharous, le directeur du CAP de Rharous, Mahmoud Almahady Maïga, le chef de village, le coordinateur FAMAS, le chef de brigade de la gendarmerie territoriale, le coordinateur des Comités de gestion scolaire (CGS), le représentant des parents d’élèves, les représentants des syndicats de l’éducation et les ONGs partenaires de l’école du cercle, s’est rendue dans plusieurs établissements scolaires de la ville de Rharous pour ouvrir officiellement l’année scolaire 2024-25. Celle-ci a commencé au second cycle Abdoulaye Soumaguel Maïga par la montée des couleurs à 7 heures et 30 minutes. La délégation a suivi, ensuite, dans une classe de neuvième année, la leçon modèle qui porte sur l’entrepreneuriat. L’excellente participation des élèves à la leçon et la qualité avec laquelle celle-ci a été dispensée ont émerveillé la délégation et le directeur de l’AE l’a relevé dans ses conseils aux élèves, en leur disant toute sa fierté de constater qu’ils sont « déjà conscients » qu’ils doivent bâtir leur avenir, avec leurs efforts personnels. Dans le même registre, la troisième adjointe au maire, Halimatou A.K Maïga, a expliqué aux élèves son parcours professionnel qui a commencé par la petite restauration de rue qui a évolué en entreprise de restauration formelle, employant plus d’une dizaine de personnes, aujourd’hui. Dans son adresse aux élèves, le directeur du CAP s’est surtout focalisé sur la rigueur dans le travail et la discipline, gage de toute réussite. Les membres de la délégation ont, chacun, prodigué des conseils utiles pour une meilleure réussite de l’année scolaire. La délégation s’est rendue dans plusieurs autres classes de l’établissement pour le rituel de conseils. À la suite de cette visite, le directeur de l’AE, Baber Ali, a remis officiellement au directeur du CAP, Mahmoud Almahady Maïga, dans la cour de l’établissement, un important lot de matériels, comprenant des kits scolaires et des tentes, offert par le partenaire UNICEF. Après cette activité, la délégation s’est rendue dans l’établissement scolaire privé « Handara » et ensuite au lycée public de Gourma Rharous. Partout, le constat du démarrage effectif de l’année scolaire est le même. La rentrée scolaire est effective sur toute l’étendue de la Région de Bougouni où des milliers d’élèvent ont repris le chemin de l’école après quatre mois de repos. Ainsi à Bougouni ville, c’est au lycée Kalilou Fofana que le gouverneur de la région, le général de Brigade Ousmane Wélé, à la tête d’une forte délégation régionale, a constaté l’effectivité de cette rentrée 2024-2025. Ici après la montée des couleurs, la délégation a assisté à un cours modèle sur l’entrepreneuriat dans une classe de Terminale langues et littérature (TLL) avant de sillonner d’autres établissements dont une école catholique et une franco-arabe pour finir par l’IFM de Bougouni. Partout où il a passé, le gouverneur a prodigué des conseils aux élèves et à l’encadrement : enseignants et comités de gestion scolaire. Salubrité discipline, rigueur dans le travail sont, entre autres points, les grands axes de son message. Au terme de cette tournée des écoles, le gouverneur de la Région de Bougouni dont la délégation comptait des membres de son cabinet, le préfet du Cercle de Bougouni, Hamadoun Tamboura, le maire de la Commune urbaine

Mali : La rentrée scolaire 2024-2025 débute dans de bonnes conditions

Par les correspondants régionaux de l’AMAP Bamako, 4 nov (AMAP) La rentrée scolaire 2024-2025 a débuté dans de bonnes conditions à l’intérieur du Mali comme ont pu le constater les correspondants de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), à Kayes, Bafoulabé (Ouest), Ségou (Centre) et Siakkaso (Sud). A Kayes, le gouverneur de la Région, le général de brigade Moussa Soumaré a fait le « constat du bon déroulement de la rentrée mais, aussi, a prodigué des conseils aux élèves et formulé des vœux pour une bonne année » . En compagnie d’une forte délégation, le général de brigade Moussa Soumaré a successivement visité le Groupe scolaire de Légal-Ségou B, le Lycée Imam Malick et le Lycée Dougoukolo Konaré de Kayes (LDKK). Partout, il a échangé avec l’administration scolaire et les élèves pour les exhorter au travail. Cette rentrée a été marquée par une remise de dons du patronat au Groupe scolaire de Légal-Ségou « B », en présence du Président du Conseil régional de Kayes, Bandiougou Diawara, du Directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP) Rive gauche), Balla Kéïta et d’autres officiels civils et militaires. A l’issue de sa visite, le gouverneur s’est dit satisfait « car, les inondations qui ont affecté dans la nuit du jeudi 10 au vendredi 11 octobre 2024 certaines localités de la région, avaient suscité des inquiétudes par rapport à la rentrée scolaire. » Partout, les élèves ont eu droit à une leçon modèle sur l’entreprenariat. Une manière pour l’Etat de mettre l’accent sur les initiatives privées qui sont capitales pour le développement socioéconomique de notre pays. La rentrée scolaire est effective à Bafoulabé, chef-lieu de Commune et de Cercle à 155 km de Kayes. Les enseignants sont présents ainsi que les élèves, la leçon modèle sur l’entrepreneuriat a été exécuté. Le préfet, Chaka Souleymane Sanogo, accompagné d’une forte délégation, s’est rendu dans quelques écoles de la ville pour s’assurer de l’effectivité de la rentrée scolaire. « Une rentrée scolaire effective », a confirmé le préfet qui s’est réjoui de cette « rentrée sans difficulté majeure. »  » La visite s’inscrit dans le cadre de la supervision de la rentrée scolaire 2024-2025 qui nous permet de nous assurer de l’effectivité de la rentrée qui était compromise par beaucoup de facteurs. Nous sillonnons certaines écoles de la ville de Bafoulabé pour nous assurer de la rentrée effective des cours. Nous avons constaté la présence des enseignants et des élèves, je ne peux que remercier le bon Dieu » a dit le préfet. EFFECTIVE A SEGOU – Après plus de quatre mois de vacances scolaires, les élèves à Ségou (Centre) ont repris le chemin de l’école ce lundi pour la nouvelle année scolaire 2024-2025. Pour s’imprégner de l’effectivité de la rentrée scolaire à Ségou, le gouverneur de la région, le contrôleur général de Police Alassane Traoré s’est rendu ce matin dans deux établissements scolaires de la ville de Ségou à savoir le lycée Cabral et le groupe scolaire Bada Soninkoura. Pour l’occasion, il était accompagné d’une forte délégation composée notamment du Préfet du Cercle de Ségou, Daouda Diarra, du Président du Conseil régional de Ségou, Siaka Dembélé, du maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra et du directeur de l’Académie d’enseignement de Ségou, Itous Ag Ahmed. Première étape de cette visite, le Lycée Cabral. Des élèves regroupés autour du drapeau ont procédé à la montée des couleurs devant le gouverneur et sa délégation. Après cette étape le Chef de l’exécutif de la région a donné le ton de la leçon modèle en 11 SES4.  Elle a porté sur l’entreprenariat, une instruction du ministère de l’Education Nationale qui est exécutée dans toutes les écoles en ce premier jour de la rentrée. A la suite de sa visite, le Gouverneur de Ségou s’est réjoui de l’engouement qui régnait dans les écoles « C’est de bonne augure pour l’année scolaire qui démarre aujourd’hui » a-t-il dit. A Tenenkou, dans la Region de Mopti (Centre), de milliers d’élèves ont repris le chemin de l’école. Le préfet du cercle, Mamadou Dao et délégation composée du sous-préfet de l’arrondissement central, le lieutenant Boubacar Sissoko, du deuxième adjoint au maire, Soumaïla Bocar Coulibaly, du Directeur adjoint du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Tenenkou, Abdoulaye Aly Maïga, ont sillonné différents établissements scolaires de la ville pour constater l’effectivité de la rentrée scolaire. Le préfet du cercle de Tenenkou, a adressé ses « sincères félicitations aux acteurs du monde éducatif » et a prodigué des conseils, des encouragements aux èlèves avant de rappeler que « l’administration restera toujours disposée à tout mettre en œuvre pour leur offrir un cadre idéal d’apprentissage. » Quatre livres de langage de la première année  » le flamboyant » offerts par Sori Keïta, promoteur d’une nouvelle école privée ont été remis symboliquement par le préfet du cercle au Directeur adjoint du CAP. Ces livres sont destinés aux écoles des premiers cycles de la ville de Tenenkou Des représentants de services techniques, des forces de défense et de sécurité (garde nationale, Gendarmerie et détachement militaire), de Comités de gestion scolaire (CGS), de syndicats et de parents d’élèves, ont aussi participé à cette visite dans les écoles. A Sikasso (Sud), la gouverneure, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, a assisté, dans la classe de la 9ème année de l’école camp Tièba Traoré, à la leçon modèle qui portait sur l’entrepreneuriat. A la fin de la visite, la cheffe de l’exécutif régional a affirmé que la rentrée scolaire est effective dans la Région de Sikasso. Elle a invité les élèves à bien suivre les cours et à éviter l’usage des téléphones notamment les réseaux sociaux tels que tik-tok…pour bien se concentrer sur les cours. S’agissant de la leçon modèle, Mme le gouverneur a fait savoir que celle-ci entendait orienter les élèves sur l’entrepreneuriat. « J’invite tous les acteurs de l’école à faire l’union sacrée autour de nos autorités pour que cette année scolaire puisse être une réussite »,a-t-elle conclu. Pour l’occasion, elle était accompagnée par les autorités régionales et scolaires dont le Directeur de l’Académie d’enseignement de Sikasso (DAE) Sinaly Togola ainsi que les partenaires. Le DAE a fait

Régions du Sahel et du lac Tchad : L’Arabie saoudite accueille une conférence des donateurs pour soutenir les déplacées et les réfugiés

Envoyé spécial Moussa DIARRA Djeddah, 25 octobre (AMAP) Le Royaume d’Arabie saoudite accueille, le 26 octobre 2024, une conférence ministérielle de haut niveau des donateurs, avec le soutien de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), visant à faire face à la crise humanitaire aiguë qui touche le Nigéria, le Niger, le Tchad, le Cameroun, le Burkina Faso et le Mali. Organisée conjointement par le Centre d’aide et de secours humanitaires du roi Salman (KSrelief) et l’OCI, en coopération avec le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), elle « vise à mobiliser des ressources et à coordonner les efforts pour fournir une assistance essentielle pour fournir une aide urgente à environ 33 millions de personnes dans le besoin, dont 11 millions de personnes qui ont été déplacées, de sauver des vies, de protéger les civils et de promouvoir les efforts visant à aider les personnes touchées à sortir de la crise. » Elle vise, tout aussi, à insister sur la nécessité d’une aide humanitaire immédiate, de la protection des civils et du soutien aux initiatives ciblant les personnes déplacées et les réfugiés. La conférence mettra l’accent sur les plans de réponse humanitaire coordonnés par l’ONU (HRP). D’autres objectifs clés comprennent la sensibilisation à la crise multiforme et à la manière d’y faire face ; établir des partenariats solides pour promouvoir une réponse humanitaire efficace et un soutien accru aux solutions à long terme. La conférence se tiendra au siège de l’OCI à Djeddah, saoudite les principaux conférenciers seront le superviseur général du KSrelief, Dr Abdullah Al Rabeeah, le secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique, Hissein Ibrahim Taha,. et la Secrétaire générale adjointe par intérim aux affaires humanitaires et Coordonnatrice des secours d’urgence de l’ONU, Mme Joyce Msuya.Cette conférence représente une opportunité cruciale pour la communauté internationale de s’unir et de répondre aux défis multiformes auxquels sont confrontées les Régions du Sahel et du lac Tchad, aux prises avec l’instabilité, les difficultés économiques et les crises environnementales.Les Nations Unies estiment a près de 33 millions, les personnes qui ont besoin d’aide humanitaire et de protection dans la Région. Parmi-celles-ci, environ 11 millions de déplacées à l’intérieur du pays et de réfugiés dans le Sahel et autour du lac Tchad. Les pays du Sahel et du bassin du lac Tchad sont confrontés à une crise multiforme depuis plus d’une décennie. Ces régions sont confrontées à des défis importants qui entraînent une instabilité sociale et économique continue et une perturbation des moyens de subsistance. En outre, l’assèchement du lac Tchad, une bouée de sauvetage pour des millions de personnes, a aggravé la situation humanitaire, nécessitant une intervention urgente. MD (AMAP)

AMAP : le nouveau DG, Alassane Souleymane, prend fonction

Bamako, 22 oct (AMAP) La passation de service entre le nouveau directeur général de l’Agence malienne de Presse et de Publicité (AMAP), Alassane Souleymane, et  son prédécesseur Bréhima Touré, a eu lieu lundi, dans les locaux de l’AMAP. Le nouveau directeur et le partant ont, d’abord, procédé à la signature des documents se rapportant à la gestion de l’AMAP. Ensuite, Bréhima Touré a exprimé un sentiment de satisfaction et d’émotion d’avoir dirigé cette structure pendant presque cinq ans. Il s’est dit heureux que son successeur soit une personne de la famille et très connu dans le monde de la presse. « C’est un professionnel aguerri qui vient de prendre les rênes de l’entreprise. Et l’Agence est un organe principal de la communication publique qui doit être dirigée par un professionnel dont les compétences sont avérées », selon le directeur sortant. S’adressant à son successeur, Bréhima Touré a évoqué les défis auxquels la presse écrite est confrontée, notamment la « dictature de la vidéo ». Dans ce contexte, la presse écrite doit se réinventer pour continuer à vivre. « Il faut quelqu’un qui est prêt physiquement et moralement, mais, aussi, être pétri de compétences et d’imaginations pour affronter les nombreux défis auxquels est confrontée la presse écrite dans notre pays », a déclaré l’ancien directeur. Bréhima Touré a aussi remercié l’ensemble des travailleurs de l’AMAP pour la bonne collaboration qui lui a permis d’être à la hauteur de sa mission. Et d’exprimer son soutien indéfectible à son successeur. Le nouveau directeur, conscient des défis qui l’attendent, se considère comme un homme en mission des autorités du pays, car l’AMAP est une structure stratégique pour l’État en matière d’information. « Aujourd’hui, a relevé Alassane Souleymane, la presse écrite traditionnelle s’interroge par rapport à son avenir à l’heure de la vidéo et des nouveaux médias. L’Essor qui est le produit principal de l’AMAP ne fait pas exception à la règle. » Le nouveau DG promet de travailler avec les hommes et les femmes de l’AMAP pour répondre aux enjeux de la presse écrite, de la publicité et des aspirations de la population en matière d’information et de communication. Il s’est dit heureux de succéder à un journaliste chevronné et amoureux de l’écriture qui a contribué au rayonnement du Mali à travers ses écrits. Le nouveau directeur de l’AMAP est diplômé de la 29è promotion du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI) de Dakar. Il est détenteur d’un Diplôme supérieur de journalisme, d’une maîtrise en communication et d’une maîtrise en anglais. Alassane Souleymane a été rédacteur en chef de la radio nationale et directeur de la radio Chaine 2 de l’Office de radio et télévision du Mali (ORTM). Il a travaillé, pendant de nombreuses années, à la télévision nationale dans divers desks en tant que reporter et présentateur. Si Alassane Souleymane n’est âgé que de 50 ans, force est d’admettre que sa carrière professionnelle est déjà très riche. Le nouveau DG de l’AMAP a notamment été conseiller technique à la Primature, chargé de mission au ministère de l’Administration territoriale, chargé d’études à la Cellule d’information gouvernementale du Mali (Cigma), rapporteur au bureau du Haut représentant du président de la République pour la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, membre du Comité de pilotage du Dialogue inter-Maliens, membre de la Commission de rédaction de l’avant-projet de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. Grand passionné de sport, Alassane Souleymane a également présidé aux destinées de la Commission Médias de la Fédération malienne de football (Femafoot) pendant plusieurs années. Jusqu’à sa nomination au poste de directeur général de l’Amap, le 21 août dernier, Alassane Souleymane était conseiller à la communication du directeur général de la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD SA). Depuis 2012, Alassane Souleymane est dans le secteur de communication institutionnelle. Il donne des cours de journalisme à l’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication (ESJSC) de Bamako et à la faculté des Sciences sociales et des organisations de l’université de Ségou.  Il a aussi été premier président de l’Amicale des anciens étudiants et stagiaires du Cesti (AMACESTI). AMK/MD (AMAP)

Ségou : Forum national sur la coopération civilo-militaire dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent

Ségou, 18 oct (AMAP) Le ministre des Affaires Religieuses, du Culte et des Coutumes, Dr Mahamadou Koné a présidé, vendredi, dans la salle de conférence du gouvernorat de Ségou, l’ouverture des travaux du forum national sur la coopération civile et militaire pour la lutte contre l’extrémisme violent. La cérémonie s’est tenue en présence du gouverneur de la Région de Ségou, le contrôleur général de police Alassane Traoré, du secrétaire permanent de la Politique nationale de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme (PNLEVT), Zoubeïrou Diallo, du préfet du Cercle, Daouda Diarra et du 1er adjoint au maire de la commune urbaine de Ségou, Aboubacar Sow. On notait également la présence des leaders religieux et des forces de défense et de sécurité. Ce forum qui se déroule du 18 au 19 octobre, est placé sous le thème : « Renforcer la coopération civile et militaire pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent. »   Situant le forum dans son contexte, le secrétaire permanent de la Politique nationale de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme a déclaré qu’il vise à renforcer la coopération entre les forces vives de la nation et les forces de défense et de sécurité dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme. Il s’agit spécifiquement d’identifier les nouvelles menaces et stratégies pour contrer la propagation des idéologies et actions des groupes terroristes, de déterminer le rôle de chaque acteur de la chaîne dans la lutte contre ces fléaux, de renforcer la coopération et la coordination entre les acteurs nationaux impliqués, a expliqué Zoubeïrou Diallo. Face à ces maux qui fragilisent davantage notre Etat, le secrétaire permanent du PNLEVT a évoqué la nécessité de privilégier une approche transversale malgré la solution purement militaire qui est, certes, fondamentale mais insuffisante. Pour ce faire, Zoubeïrou Diallo pense qu’il faut encourager la coopération civilo-militaire pour renforcer la résilience, promouvoir le développement et l’accès aux services publics. Quant au ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, il a mis l’accent sur le rôle central de l’échange de renseignements entre acteurs civils et militaires dans la lutte contre le terrorisme. À ce propos, le Dr Mahamadou Koné a exhorté les leaders religieux de mettre à profit ces deux jours de travaux afin de mieux sensibiliser les populations sur l’importance de fournir des informations fiables aux militaires pour gagner des batailles et asseoir la paix dans notre paix. MS/MD (AMAP)  

Région de Kayes : Les populations subissent de plein fouet les effets des inondations

Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 17 oct (AMAP)   On peut se risquer à affirmer que la pluviométrie de cette année est plus qu’exceptionnelle. Les quantités de pluies reçues ça et là ont affecté les populations qui ont subi de plein fouet les ravages des inondations causées par les torrents et les averses tombés dans le pays. Tous les barrages ont enregistré leur trop plein obligeant leur gestionnaire, dans le but de sécuriser l’ouvrage, à procéder à des lâchers d’eau. Le niveau de l’eau était de 928 mm à 8h le jeudi 10 octobre 2024 à Kayes (Ouest) et les localités environnantes. Le lendemain, elle a atteint la côte d’alerte de 948 mm à midi et 959 à 18h. Le niveau est passé à 1.004 le samedi 12 octobre. Le niveau du Bafing à Manantali (en amont du barrage) était de 208,46 mm le 11 octobre 2024 à 8h. À la même date de l’année dernière, il était estimé à 204,21 mm. La côte normale de la retenue de Manantali est de 208,05 mm et la côte exceptionnelle de 211 mm. La Cité des rails et d’autres localités riveraines du fleuve Sénégal et ses affluents offrent un véritable spectacle de désolation ces temps-ci. Les populations de Kayes et ses environs subissent les conséquences des inondations survenues dans la nuit du jeudi 10 au vendredi 11 octobre 2024 suite aux lâchers d’eau du barrage de Manantali. Ces inondations ont touché 1 244 personnes et 136 ménages dans les Cercles de Diamou, Kayes et Bafoulabé. Selon les constats de la direction régionale du Développement social et de l’économie solidaire que dirige Amadou Bocoum, il n’y a heureusement pas eu de pertes en vie humaine mais, la cité a enregistré plusieurs personnes sans-abris et subi d’énormes dégâts matériels. La situation est très critique à Kayes Légal-Ségou, un quartier qui s’étend jusqu’aux bordures du fleuve Sénégal. Ici, beaucoup de maisons sont bâties sur le flanc de la côte qui sépare le fleuve de la ville. D’autres se trouvent dans des bas-fonds ou dans des mares. Nul doute que ces habitations et leurs occupants sont sur le fil du rasoir à tous les cas de débordement du lit du fleuve ou d’inondation. Les caniveaux qui existent dans ce quartier populaire depuis belle lurette, ne peuvent pas contenir la forte pression de l’eau de ruissellement. Par conséquent, les riverains assistent impuissants à l’envahissement de leurs cours, maisons et rues par les flots. Dans les situations d’inondations, la circulation devient difficile, voire impossible dans ces zones. Certains sinistrés sont obligés de garer leurs engins quelque part afin de se rendre à pied ou par les moyens du bord à leurs habitations inondées. Certaines structures étaient inaccessibles à cause de l’inondation des rues, des cours et bâtiments. C’était le cas à l’Institut de formation professionnelle-tertiaire (IFP-T) et au groupe scolaire de Kayes Légal-Ségou. Par ailleurs, l’accès à la direction régionale des Eaux et Forêts est difficile à cause des flaques d’eau stagnantes qui bloquent une partie de la voie. À côté du groupe scolaire de Kayes Légal-Ségou, des membres d’une famille ont établi leur « grin » devant leur portail. Ils s’exposent ainsi à des risques d’accidents, à cause de l’étroitesse des rues. Lamine Sylla, chauffeur de son état, est le propriétaire d’une maison inondée. Il explique que les eaux provenant du caniveau ont détruit un pan du mur pour pénétrer dans sa concession et ont provoqué l’effondrement de quatre de ses chambres. LA PIROGUE POUR SE DÉPLACER – À la sortie de la ville, précisément sur la route internationale menant vers le Sénégal, beaucoup de concessions ont été affectées par le débordement de l’eau du marigot qui sépare les villages de Kamankolé/Danfagabougou et Diyalla (Commune de Liberté Dembaya). À Kayes N’Di (rive droite du fleuve), Sidya et Soutoucoulé (Commune rurale de Khouloum), certaines maisons, magasins et étals sont construits aux bordures du fleuve, surtout au niveau du pont submersible. À Soutoucoulé aussi, les maisons se dressent sur des côtes, de part et d’autre du marigot et aux abords du fleuve. Ce village de la Commune de Khouloum, tout comme celui de Kegnou (Commune rurale de Hawa Dembaya) sont menacés d’éboulement. Ici, comme dans d’autres parties de la cité des rails, certains habitants ne dorment que d’un œil par crainte de voir leurs maisons inondées à nouveau. « Nous sommes devenus des Bozos. Nous nous déplaçons à l’aide des pirogues. Il y a de l’eau partout », déplorent certains habitants vivant dans des zones frontalières du Sénégal et de la Mauritanie. Les espaces maraîchers qui jalonnent les bordures du lit du fleuve ont été engloutis par les eaux, donnant des soucis aux maraîchers et à d’autres personnes qui y mènent des activités commerciales. Dans la Commune urbaine de Kayes, la montée d’eau du fleuve a contraint certaines personnes à abandonner leurs maisons pour trouver refuge ailleurs. Ici, ce sont les riverains des caniveaux qui ont surtout senti les inondations car, une bonne partie de l’eau du fleuve a transité par ces ouvrages d’assainissement. À la périphérie de Kayes, Sidya (Commune rurale de Khouloum) a enregistré 152 sinistrés et 21 ménages touchés. Toujours dans cette commune, les statistiques font état de 148 personnes et de 20 ménages touchés à Soutoucoulé. Dans le Cercle de Diamou, la situation est très critique à Modikane, village de la Commune rurale de Logo Sabouciré. L’eau provenant du fleuve Sénégal a débordé jusque dans les concessions, touchant 365 personnes réparties entre 36 ménages. Non loin de ce village situé à environ une trentaine de kilomètres de Kayes, se trouve celui de Bankane qui compte 195 personnes et 20 ménages affectés. À Bafoulabé où le Bafing et le Bakoye se retrouvent pour former le fleuve Sénégal, les sinistrés sont estimés à 36 personnes réparties entre 7 ménages dans le quartier Wassoulou de la Commune de Bafoulabé. Cette liste n’est pas exhaustive si l’on sait que certaines localités du Cercle d’Ambidédi (frontière Mali-Sénégal) sont souvent victimes d’inondations. Toutefois, le directeur régional de l’hydraulique de Kayes, Drissa Sidibé,

Le Syndicat national de l’information, de l’informatique, de la presse et de l’industrie du livre : Des préoccupations sur le tapis

Bamako, 16 oct (AMAP) Le Syndicat national de l’information, de l’informatique, de la presse et de l’industrie du livre (SNIPIL) a tenu, mardi, au Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM), une conférence de presse afin d’expliquer les difficultés rencontrées par les travailleurs, notamment les contractuels des différentes entreprises dont les syndicats sont regroupés au sein du SNIPIL. Il s’agit de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), l’Agence nationale de communication pour le développement (ANCD), l’Office de radio télévision du Mali (ORTM), la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD-SA), l’Agence des technologies de l’information et de la communication (AGETIC), de l’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP). Et également les comités syndicaux de la direction des finances et du matériel (DFM) du ministère en charge de la Communication, du CNCM et de Graphique industrie. Le secrétaire général du SNIPIL, Bassaro Haïdara, qui a animée la conférence a expliqué, d’entrée de jeu, les difficultés du secteur. « Le secteur de la presse, de l’informatique et de l’industrie souffrent le martyre », a dénoncé le secrétaire général de l’organisation syndicale. Il a aussi rappelé que depuis quelques années, de nombreux travailleurs contractuels de ces différentes structures sont injustement privés de leurs droits à l’Assurance maladie obligatoire (AMO) alors qu’on effectue un prélèvement à la source sur leurs salaires. Selon lui, ces montants ne sont pas malheureusement reversés à l’Institut national de prévoyance sociale (INPS). De ce fait, les contractuels de ces structures voient leurs droits AMO fermés et ne bénéficient pas non plus des allocations familiales dans ces conditions. Le conférencier a également évoqué d’autres préoccupations des travailleurs liées à la crise énergétique, au retard dans le paiement des salaires dont les répercussions peuvent être ressenties au niveau des banques pour les travailleurs endettés, le manque criard de matériel de travail et de moyens roulants. OS/MD (AMAP)      

Sécurité au Mali : La situation reste sous le contrôle de l’Armée (DIRPA)

Bamako, 15 oct (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont fait face à plusieurs attaques en septembre dernier et ont neutralisé 27 terroristes et interpelé une soixantaine d’autres et leurs complices, a déclaré, lundi, le patron de la Direction de l’information et des relations publiques des Armées (DIRPA), le colonel-major Souleymane Dembélé. Lors de sa traditionnelle conférence de presse mensuelle, le colonel-major a indiqué que « la situation sécuritaire de septembre a été marquée par 13 attaques directes, 9 incidents d’Engins explosifs improvisés (EEl), des embuscades et des exactions sur les populations civiles. » En dépit de ces incidents, « la situation reste sous le contrôle des FAMa qui gardent l’initiative sur le terrain. » Le plus grave de ces évènements malheureux a été la double attaque terroriste du 17 septembre dernier contre l’École de gendarmerie de Faladiè et la partie nord-est de l’aéroport international président Modibo Keita-Sénou. « La riposte vigoureuse des FAMa contre ces attaques a permis de neutraliser 27 terroristes et d’interpeler une soixantaine d’autres et leurs complices », a dit l’officier. Dans son exposé, le directeur de la DIRPA a fait le point de la situation sécuritaire, en fournissant certains détails des opérations exécutées. Il a, aussi, analysé la situation sécuritaire globale avant de faire le résumé des activités du ministère en charge de Défense, dans les états-majors généraux ainsi qu’au niveau de la Force conjointe de la Confédération des États du Sahel. Il ressort de l’analyse de la situation que les Groupes armés terroristes (GAT) entendent mettre à profit la période de l’hivernage marquée par des inondations rendant difficile le déplacement des troupes, surtout avec les engins lourds. Cela, dans le but de renverser la tendance et reprendre l’initiative sur le terrain face aux FAMa, pour étendre leurs zones d’action. À ce sujet, le colonel-major Dembélé a évoqué certaines appréhensions de militaires face à des mouvements de personnes qui ont convergé vers Bamako pour diverses raisons. « Malgré tout, la dextérité et la vive réaction de nos Forces ont permis de vite circonscrire la situation », a assuré l’officier supérieur. Il a, ensuite, déploré «la perte de quelques éléments FAMa lors de ces attaques et de nombreux blessés qui sont tous rétablis aujourd’hui ». Ainsi, du 1er au 30 septembre dernier, les attaques terroristes contre les populations civiles et l’armés ont concerné les localités, entre autres, de Cinzana-gare, Léré, Matomo, Tonka, Bandiagara, Nampala, Moussa Wèrè, Mourdiah, Dogofri, Timissa, Youwarou. Mais aussi, Dirakala, Kationa, Pel-kandia, Songo, Antaba, Wessembougou-peulh dans le théâtre Centre. Sur les théâtres Sud et Est, outre les attaques contre l’École de gendarmerie de Faladié et l’aéroport de Bamako, les actions terroristes ont ciblé les localités de Monzombougou, Dioumara et de Koima (Région de Gao). En réponse aux questions des journalistes, le conférencier a indiqué que la situation dans la Région de Kidal (Nord) est toujours sous le contrôle des FAMa. Il a indiqué que les unités de l’Armée ont aussi mené, du 29 septembre au 9 octobre, une mission de routine dans la localité de Tinzawatène (Nord, vers á la frontière avec l’Algérie). « Cette opération a permis de récupérer les corps de nos éléments tombés lors de l’embuscade de la coalition terroriste, en juillet dernier, qui ont été inhumés avec tous les honneurs », a-t-il dit AT/MD (AMAP)    

Les marchés de Bamako dans un sale état

Par Siguéta Salimata DEMBÉLÉ Bamako, 15 oct (AMAP) Légumes pourries jetées à même le sol, sacs plastiques, boue, eau stagnante… C’est dans ce mélange nauséabond que des commerçants de certains marchés passent leurs journées. Et que les clients doivent affronter pour s’approvisionner en denrées alimentaires. De nombreuses plaintes se font entendre dans des marchés de la capitale malienne, Bamako, depuis le début de l’hivernage. Au marché Sougouni coura, selon les usagers, il n’y existe pas d’initiatives concrètes en matière d’assainissement. Les marchands sont alors souvent contraints d’étaler leurs marchandises au milieu des ordures. « La gestion des déchets en cette période d’hivernage constitue un défi majeur », dit Awa Diarra, vendeuse de légumes. D’après elle, les marchands sont obligés de payer eux-mêmes les éboueurs pour faire évacuer les ordures. «Nous cotisons quotidiennement 100 Fcfa chacun pour l’évacuation des déchets. Ma voisine, elle seule, dépense souvent 15 000 Fcfa pour avoir des tricyclistes afin de se débarrasser des siennes», fait-elle savoir. Et cette situation dure depuis une décennie. Même réalité au marché de Kabalabougou. Ici, vendeuses et ménagères déplorent l’insalubrité du marché. Interrogée, Kadiatou Kéïta, vendeuse de légumes frais, affirme que les conditions du marché se sont détériorées au cours des dernières années. Pour faire face à la situation, nos interlocuteurs invitent les autorités à prendre des dispositions pouvant garantir l’assainissement des marchés pendant les saisons pluviales prochaines. «Tous ces déchets que vous voyez ne proviennent pas du marché. 50% de ces déchets viennent des ménages riverains. Cela crée des tensions», regrette Mme Cissé, assise devant sa boutique. Soutenant les propos de nos précédentes interlocutrices, Abdoulaye Cissé, président du Collectif national des marchés du Mali (CNAM-Mali), confirme qu’il y a plusieurs années que l’insalubrité persiste dans les marchés. Se prononçant particulièrement sur le cas du marché Sougouni coura, où il a sa boutique, il déplore le manque de dépotoirs. Ce qui explique le fait que les commerçant collectent individuellement leurs déchets et payent aux éboueurs jusqu’à 2 000 Fcfa pour les faire ramasser. «L’assainissement des marchés ne fait pas, en principe, partie de notre mission. Mais avec la situation actuelle des marchés, nous faisons ce que nous pouvons», ajoute-t-il. Le président de l’Association «Sugu Dieya Ton», Moussa Traoré Bill, soutient également que pendant l’hivernage, de nombreuses activités sont menées au niveau des marchés pour l’assainissement et la protection de l’environnement des marchés de Bamako. Son regroupement organise régulièrement des campagnes de nettoyage en collaboration avec les commerçants et les collectivités locales. « Ces campagnes, poursuit-il, incluent le ramassage des ordures, la désinfection des lieux de vente et la sensibilisation des commerçants et des clients aux bonnes pratiques d’hygiène et de gestion des déchets. « Nous fournissons également des équipements comme des poubelles et des kits de nettoyage pour faciliter l’entretien quotidien des marchés », précise notre interlocuteur. SSD/MD (AMAP)