L’Alliance Joining Force/UNICEF organise un Panel sur la protection des droits de l’enfant face au changement climatique

Bamako, 12 dec (AMAP) L’Alliance Joining Force, en partenariat avec l’UNICEF, a organisé, mercredi dernier, au Centre international de conférence de Bamako (CICB) un panel avec les enfants autour du thème : « la protection des droits de l’enfant face au changement climatique », l’activité entre dans le cadre de la journée internationale de l’enfant. Le directeur pays de World vision, Patrick Danière, a précisé que l’Alliance Joining Force qui regroupe six organisations internationales travaillant sur le bien-être des enfants (World vision, Terre des Hommes, Save the children, Plan international, SOS village et Educo) et UNICEF « ont décidé de conjuguer leurs efforts pour valoriser de nouveaux espaces et supports d’expression des droits de l’enfant, en particulier sur le thème des droits de l’enfant et l’environnement. » M. Danière a ajouté que le thème revêt une importante capitale, parce que les enfants du Mali ne sont pas épargnés par les effets du changement climatique notamment les inondations et les fortes chaleurs que le Mali a connu cette année. « En tant que membres de l’Alliance Joining Forces, nous ne ménagerons aucun effort pour écouter les enfants, qui représentent l’avenir du pays, sur leurs droits face au changement climatique », a-t-il promis. Le directeur national de la Promotion de l’Enfant et de la Famille, Harouna Samaké, a déclaré avoir « apprécié cette initiative de l’Alliance Joining Force et UNICEF, pour échanger sur l’avenir des enfants et sur le changement climatique. » « Car, chaque fois qu’il y a inondation, on constate qu’il y’ a au moins un enfant victime. Cela joue essentiellement sur leurs droits de leur protection », a souligné M. Samaké. Selon le maire délégué de la Commune III, Abdoulaye Traoré, l’ambition de l’Alliance Joining Force et UNICEF pour le bien-être des enfants « répond au souci partagé des autorités du pays et des autres acteurs au développement, car elle vise à trouver des solutions durables aux problèmes auxquels les enfants sont confrontés, particulièrement les enfants les plus vulnérables. » Il a exhorté les collectivités locales et les services techniques de l’Etat ainsi que les organisations communautaires de base, à être des acteurs majeurs du processus dans la protection des droits des enfants. Après les exposés des panélistes (les conseillers techniques Sékou Koné et Mme Traoré Djénéba Diakité) sur le thème, des enfants ont posé des questions de compréhension. Les enfants ont aussi fait des plaidoyers et des recommandations, quant à leur avenir, en depit de tout ce que le gouvernement du Mali a fait par rapport aux respects des droits des enfants. Ils ont interpelé le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille le cas au cas particulier des enfants avec un handicap dans le cadre des initiatives de lutte contre le changement climatique au Mali. En 2023, le gouvernement, pour protéger les écoliers, a exigé que les établissements scolaires arrêtent les cours à partir de midi à cause des fortes chaleurs ; quelles sont les solutions à mettre en place pour que le climat impacte moins l’éducation ; cette année la montée des eaux a eu beaucoup de conséquences sur l’éducation et l’épanouissement des enfants, la rentrée scolaire 2024-2025 en a été retardée, quelles dispositions à prendre pour atténuer les possibles de futures inondation sur les enfants… Sont entre autres des préoccupations que les enfants ont soulevées. Selon Fatoumata Cissé, déficiente visuelle, étudiante à l’Institut de formation des aveugles, satisfaite des réponses, « les questions ont par les panelistes. SST/MD (AMAP)  

Région de Kayes : Le SIDA, toujours une urgence sanitaire

Kayes, 11 déc (AMAP) Le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Kayes, Amadou Dicko, a présidé le 4 décembre 2024 la commémoration de la Journée Mondiale de lutte contre le SIDA et le lancement des activités du Mois de lutte contre le SIDA. dans la partie Ouest du Mali. D’après M. Dicko, le thème de l’édition de cette année : « Suivons le chemin des droits rappelle que « le monde peut mettre fin à cette épidémie en tant que menace de santé publique, si les droits de l’homme bien protégés étaient mis au centre et le leadership confié aux communautés. « La possibilité de mettre fin au SIDA va s’acquérir en atteignant et en impliquant toutes les personnes vivant avec le VIH, celles exposées au risque d’infection ou affectées par le virus, notamment les personnes les plus exclues et marginalisées et envisager la définition d’une politique volontariste, relire certains textes et imposer le respect des droits et la promotion de l’inclusion des toutes les communautés », estime Amadou Dicko. Il s’agit pour le gouvernement, à travers le secrétariat exécutif du Haut conseil national de lutte contre le SIDA (HCNLS) et ses démembrements régionaux de minimiser les risques auxquels sont exposés 120 523 personnes vivant avec le VIH au niveau national, dont 31 247 à Kayes sur les 2 985 290 à dépister. « Cependant, nous sommes encore loin de ces objectifs au regard des statistiques effectuées avec une prise en charge de seulement 60% des personnes vivant avec le VIH par les ARV ou Anti Rétroviraux (niveau national) et 5 757 l’année dernière à Kayes », conclut le représentant du gouverneur. Pour le secrétaire exécutif régional du Haut Conseil National de Lutte contre le SIDA, Soumana Traoré, cette maladie mortelle qui entrave le processus de développement, constitue toujours constitue une urgence sanitaire à l’échelle planétaire malgré les progrès remarquables enregistrés ces vingt dernières années dans la riposte mondiale. Grâce à ces progrès, on note la réduction des nouvelles infections de 60% par rapport à 1995 ; l’amélioration de l’accès à la thérapie antirétrovirale de près de 400% par rapport à 2010 et la réduction des 69% des décès liés au SIDA par rapport au pic de l’année 2004. « Ces progrès ne doivent pas nous faire oublier qu’il n’existe pas jusqu’à présent de vaccin contre le VIH et qu’on ne guérit pas du SIDA », a rappelé M. Traoré Cette journée est une forte recommandation du Sommet mondial des ministres de la Santé tenu à Londres (Angleterre) sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), auquel participaient les représentants de 140 pays. BMS/MD (AMAP)

Bankass : 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles, édition 2024

Bankass, 07 déc (AMAP) La campagne de 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles à Bankass a ete lancé, cette semaine, u service local de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, a constaté sur place l’AMAP. Cette campagne, dont le lancement été présidé par le préfet du Cercle de Bankass, le colonel Aly Sidibé, vise à renforcer la mobilisation sociale pour réduire les cas de violences faites aux femmes et aux filles au Mali. Le thème national retenu cette année est : « Rôles et responsabilités de la famille et la communauté dans la promotion des valeurs pour l’abandon des violences faites aux femmes et aux filles au Mali. » Les intervenants lors de la cérémonie de lancement : le chef de village, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), la cheffe de Service local de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille et le préfet, ont tous souligné l’importance de cette campagne. La prestation d’un troupe théâtrale sur les Violences basées sur le genre a été le temps forts de cette cérémonie de lancement auquel étaient également présent, le 2e adjoint au préfet Amadou Bayoko, le maire de la Commune de Bankass, les représentants des services techniques de l’ État, les groupements des femmes, les jeunes. AKG/MD (AMAP) 

Marché du poisson : La saison du fretin est ouverte

Par Aminata DIARRA Bamako, 5 déc (AMAP) Aux environs de 17 heures, tout le long des logements sociaux, à partir de la grande porte de la « Cité vénézuélienne » jusqu’à la direction générale des Eaux et Forêts sur la route de Ségou, les pastèques, le fourrage, les fruits et légumes ornent les deux côtés de la voie. Mais il n’y a pas que ces produits. Nous sommes dans l’intersaison. Le froid s’installe petit à petit. L’hivernage s’en est allé sur la pointe des pieds laissant derrière lui des perspectives de bonnes récoltes des céréales et produits de consommation. Mais, aussi, une grande promesse de production halieutique comme on peut le constater en faisant un tour dans les différents marchés de la capitale où le fretin trône sur les étals des femmes et hommes spécialisés dans la commercialisation de cette espèce de poisson. En effet, c’est l’abondance de fretins cette année. Et les témoignages ne manquent pas. L’unanimité sur la bonne saison des «tinɛni» est faite et les spécialistes comme les profanes se l’expliquent. Tous s’accordent à lier l’abondance à la saison des pluies précédente qui a vu les cours d’eau déborder et les étangs rejeter le trop-plein. Les uns et les autres reconnaissent aussi la précocité de la saison du tinɛni et l’expliquent par le phénomène climatique. « Cette année, le fretin est vite arrivé. C’est dû aux grandes pluies de l’hivernage et à l’entrée progressive du froid », explique une vendeuse de poisson qui dit pratiquer cette activité depuis plus de 20 ans. L’occasion faisant le larron, une grande partie des vendeurs de poisson se sont lancés dans la commercialisation de cette espèce dont les grands centres de production sont, à en croire plus vendeurs, Mopti, Macina, Markala et San. Ces vendeurs et vendeuses de fretins tirent-ils leur épingle du jeu ? À en croire les unes et les autres, la réponse est affirmative. Fatoumata Sanou affirme subvenir aux besoins de sa famille grâce à la vente du tinɛni : «Par jour, je peux vendre jusqu’à environ 20 000 Fcfa». Tout comme Mme Sanou, sa consœur Djeneba Diaouné se frotte les mains avec cette manne venue des eaux. «Je peux faire un bénéfice de 35 000 Fcfa par jour en cette période», confie-t-elle. Pendant que nous nous entretenons avec Mme Diaouné, arrive Moussa Coulibaly. Client habituel de la vendeuse. Il passe une commande et explique son choix pour la consommation du petit poisson : «Ma famille ne consomme pas de viande, c’est pour cela que je passe chez ma cliente pour me ravitailler vers le petit soir avant de rentrer à la maison.» À LA PLACE DE SELINGUÉ– Les consommateurs n’ont pas de soucis à se faire en cette saison. Tous les marchés sont bien approvisionnés comme on peut le constater en faisant un tour à la place dite de Sélingué. Ici de vieilles tables et de vieux réfrigérateurs et congélateurs sont disposés à même le sol. Sur ces récipients, des quantités de petits poissons autour desquels tournoient des essaims de mouches. Ce jour-là dans cette mini-gare, les femmes semblent être les seules vendeuses présentes sur le marché. Elles appellent et interpellent les passants pour leur proposer avec force détail les petits poissons dont certains commencent déjà à … pourrir. « Ces poissons relativement moins chers ne sont pas pourtant à la portée de tous les revendeurs. La vente en gros se fait par panier. Et ce dernier se négocie entre 20 000 et 25 000 Fcfa », explique Hamara Guindo qui suit des yeux une cargaison en déchargement. « Malgré tout, reconnait-il, chacun tire son épingle du jeu. » « Nous revendons le kilogramme au bas prix à 1 100 Fcfa », dit-il. Une jeune fille, elle aussi, revendeuse de la même marchandise abonde dans le même sens. «Je peux prendre plus de trois paniers par jour et ils sont tous vendus au cours de la journée. Et je ne me plains pas de mon profit», affirme-t-elle sans entrer dans les détails sur ses bénéfices. Et de préciser que sa clientèle n’est pas composée que de femmes, des chefs de famille passent après le travail pour en emporter à la maison.   DELTA CENTRAL DU FLEUVE NIGER – À la direction régionale de la Pêche de Ségou, Moussa Koumaré explique que l’espèce vient en majorité du le delta central du fleuve Niger, dans la Région de Mopti (Centre). « Ils se reproduisent dans cette zone pendant les hautes eaux lorsque toutes les plaines sont inondées et la végétation abondante », explique ce spécialiste. Précisant que « ces alevins apparaissent d’abord dans la zone de Mopti, ensuite avec le retrait des eaux, quand les eaux baissent, ils migrent pour rejoindre les plans d’eaux stables des fleuves. » Moussa Koumaré estime que dans certaines zones (Markala et Macina), la production peut culminer entre 15 à 18 tonnes par jour et peut se poursuive jusqu’en janvier. Et Bekaye Tangara, le chef de service suivi statistique à la direction nationale de la pèche d’expliquer que les fretins représentent 1 à 2% de la production nationale de poisson. Selon lui, il y a des années où la production peut atteindre jusqu’à 2 000 tonnes. Pour cette année, il estime que les prises cumulées pourraient atteindre les 2 000 tonnes, c’est-à-dire 2% de la production nationale. AD/MD (AMAP)

Irrégularités dans la gestion de l’Assurance maladie : Les recommandations du Vérificateur général  

Par Amara Ben Yaya TRAORÉ Bamako, 4 déc (AMAP) Le dernier rapport du Vérificateur général, sur la période de 2020 à 2022, qui établit un montant non payé de 19,396 milliards de Fcfa de cotisations à l’Assurance maladie obligatoire (AMO), recommande de renforcer les pratiques de gestion, d’assurer une meilleure conformité aux règlements en vigueur et d’améliorer l’efficacité des processus internes. La recommandation du Vérificateur général de corriger les manquements dans la gestion de l’Assurance maladie relève l’importance d’une meilleure gouvernance et d’une transparence accrue dans ce secteur. Renforcer le suivi de la liquidation des prestations, selon les clauses contractuelles, est essentiel pour garantir que « les fonds publics sont utilisés efficacement et que les bénéficiaires reçoivent les services auxquels ils ont droit », indique le rapport. Il insiste sur « la mise en œuvre stricte du contrat d’objectifs et de moyens, ainsi que le respect de la convention type de délégation de gestion (qui) sont des étapes clés pour assurer la pérennité et l’efficacité de l’AMO. » Ces mesures visent à améliorer la qualité des services offerts, tout en garantissant la viabilité financière du système. Ainsi, le document recommande au directeur général de la CANAM « de s’assurer que les feuilles de soins soient correctement liquidées avant que les prestataires ne soient payés, afin de garantir une utilisation appropriée des fonds. » De plus, il suggère que les coûts de gestion qui ne sont pas justifiés soient remboursés à la Caisse, accompagnés des intérêts créditeurs. Quant aux irrégularités financières, « en raison de leur gravité potentielle, elles ont été transmises aux autorités judiciaires compétentes pour enquête et poursuite éventuelle. » Le rapport soutient que « la CANAM ne respecte pas les clauses du contrat d’objectifs lors de la liquidation des prestations. » Plus précisément, il constate que « le système d’information de ce service (CANAM) a enregistré des montants de prestations liquidées pour la CMSS qui dépassent les liquidations réelles effectuées. » À l’inverse, pour l’INPS, le rapport indique que les montants de prestations liquidées enregistrés sont inférieurs aux liquidations réelles. « Ces incohérences indiquent une gestion inefficace et soulèvent des préoccupations quant à la fiabilité des systèmes d’information et de gestion de ces institutions. » IRRÉGULARITÉS ET MANQUEMENTS – Selon le rapport, la CMSS n’a pas fourni de justification complète des coûts de gestion, ce qui signifie qu’elle n’a pas détaillé comment les fonds alloués pour couvrir les frais administratifs ont été dépensés. Cela peut soulever des questions sur la transparence et l’efficacité de la gestion de ces fonds. De plus, le rapport mentionne que l’INPS a effectué des paiements « à 115 prestataires avant d’avoir terminé le processus de liquidation de leurs feuilles de soins. » Cette pratique révèle un manque de conformité avec les procédures établies « qui entraînerait des erreurs de paiement ou des fraudes. » « Ces observations montrent la nécessité d’améliorer les systèmes de contrôle interne et de rendre les processus financiers plus transparents au sein de ces structures », estime le rapport. Sur le plan financier, le rapport constate un problème préoccupant concernant le non-paiement des cotisations AMO par certains employeurs dans plusieurs régions du Mali, notamment Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Gao et le District de Bamako. En effet, 275 employeurs se trouvent en défaut de paiement, accumulant une dette totale de 19,396 milliards de Fcfa envers l’INPS. Cette situation « pose un défi majeur pour la viabilité du système d’assurance sociale et marque la nécessité d’une meilleure conformité et des mesures de recouvrement plus efficaces », analyse le document. La question soulève, également, des inquiétudes quant à la protection sociale des employés concernés, qui pourraient être privés de couverture adéquate en raison de ces manquements. Le document dénonce également des irrégularités au sein des directions régionales de l’INPS, impliquant les chefs de liquidation des assurances maladie, les contrôleurs médicaux et les comptables. Il est révélé que ces acteurs ont procédé à des paiements frauduleux en utilisant des codes praticiens fictifs sur des feuilles de soins à l’antenne de l’INPS de Sikasso et en omettant d’utiliser des codes praticiens à l’Institut de Ségou. Ces manœuvres ont conduit à un détournement de fonds s’élevant à un montant total de 385.245 Fcfa. AYT/MD (AMAP)  

Forum des pays de la Confédération de l’AES et de la Guinée : Réflexion sur les pistes de régulation dans ces pays en transition

Bamako, 02 déc (AMAP) La Haute autorité de la communication (HAC) du Mali, organise du 2 au 3 décembre 2024, à Bamako, la 2ème édition, du forum quadripartite (Mali- Burkina Faso-Niger-Guinée) des instances de régulation des médias sous le thème : « La régulation en temps de crise ». Cette rencontre, après celle de mai 2023 à Conakry, vise à renforcer la collaboration entre les régulateurs des trois pays de l’AES et de la Guinée pour une régulation efficace des médias en période de transition « afin de contribuer à la stabilité et à la paix » dans ces différents pays. Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyene, qui a présidé l’ouverture des travaux, a précisé que la rencontre vise « à partager les expériences et les bonnes pratiques en matière de régulation des médias en période de Transition, d’identifier les défis communs et élaborer des stratégies conjointes pour y faire face et bien sûr, promouvoir la liberté de la presse tout en assurant les normes éthiques et déontologiques. » Alhamdou Ag Ilyene a rappelé que « les objectifs spécifiques que les participants examineront en profondeur sont en adéquation avec les défis auxquels la plupart de nos pays sont confrontés. » Ce sont le rétablissement de la paix et de la sécurité sur l’intégrité de nos territoires nationaux, le déroulement positif des Transitions devant conduire à des changements significatifs en matière de moralisation de la gouvernance politique et surtout d’amélioration de la situation économique et d’instauration d’une justice au bénéfice des populations. « A ces deux premiers défis, il convient d’ajouter la riposte à organiser face à la guerre informationnelle contre ces machines de dénigrement et de discrédit des choix souverains des États », a le ministre en charge de la Communication. Etaient présents, l’ambassadeur du Niger au Mali, Abdou Adamou, représentant l’Autorité de régulation de la communication au Niger, des présidents de la Haute autorité du Mali et de la Guinée Conakry, respectivement, Gaoussou Coulibaly et Boubacar Y. Diallo, du président du Conseil supérieur de la communication du Burkina Faso, Louis Modeste Ouédraogo, et le représentant de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication du Togo, pays invité spécial du forum, Babakar Badjibasa, rapporteur à la HAC de Togo. Les thématiques, pendant ces deux jours, seront développées par des experts de la communication et de l’information dont le doyen Gaouzou Drabo. SST/MD (AMAP)    

Panier de la ménagère : Les prix des légumes en forte baisse

Par Fatoumata Mory SIDIBE Bamako, 27 nov (AMAP) La contre-saison, suivant l’hivernage, marque une période prospère pour les cultures maraîchères. C’est un moment où les agriculteurs profitent des conditions climatiques plus sèches pour cultiver une variété de légumes. Dans des marchés de la capitale tels que «Wonida» à Bozola, cette période se traduit par une abondance de produits frais et une réduction notable des prix. À Bamako, la fin de la saison des pluies marque l’arrivée abondante des produits maraîchers sur les marchés. Les étals regorgent d’oignons, de tomates, de choux et de céleri, rendant ces produits à la fois disponibles et abordables pour les consommateurs. Dès qu’on pénètre dans les aires de vente, les appels des marchands se font entendre, chacun vantant la fraîcheur et la qualité de ses produits. Bako Coulibaly, une habituée du marché «Wonida» à Bozola, témoigne de l’amélioration notable de la qualité des tomates ces dernières semaines. Elle observe également une baisse significative des prix, ce qui la pousse à acheter un panier de tomates pour 2.000 Fcfa. «Je prévois de conserver ces tomates dans mon réfrigérateur pendant deux semaines, profitant ainsi de cette période de grande abondance et de prix réduits pour faire mes réserves», confie-t-elle. Sur le marché, les conversations tournent souvent autour des prix fluctuants des denrées. Mme Safiatou Diallo, habitante locale, exprime un certain optimisme à propos des légumes frais, qui deviennent plus abordables à mesure que l’année avance, avec une baisse plus notable en décembre. Elle est convaincue qu’avec un budget modeste, il est possible de faire de bonnes affaires. Pendant ce temps, Ami Ballo, une vendeuse expérimentée, constate une légère baisse du prix des oignons, qu’elle vend désormais à 550 Fcfa le kilo, une réduction par rapport au mois précédent. Cependant, elle mentionne que les oignons, principalement importés du Sénégal, sont encore coûteux, rendant difficile de proposer des prix plus bas pour les oignons locaux. Ramata Cissé exprime sa satisfaction face à la baisse récente du prix de l’oignon de 50 Fcfa par kilogramme. Elle explique que la semaine dernière, elle a acheté le kilo à 600 Fcfa, maintenant elle l’a eu à 550 Fcfa. Grâce à cette réduction, elle est ravie de pouvoir utiliser les économies réalisées pour acheter d’autres légumes comme le céleri, pour enrichir ses plats. Concernant les patates, elle se réjouit de leur prix attractif, à 125 Fcfa le kilo. LA SAISON FROIDE TRÈS ATTENDUE- De son côté, Bourama Diallo pratique avec soin l’activité de vente de légumes qu’il a héritée de sa mère. Il propose les poivrons à des prix variant entre 250 Fcfa et 500 Fcfa, selon la taille des tas. Les tomates sont également en vente, avec des prix fixés à 1.000 Fcfa et 2.000 Fcfa par sceau, selon la quantité. Pour ceux qui recherchent des haricots verts, le kilogramme est proposé à 1.500 Fcfa. En outre, il vend des boîtes de tomate concentrée à 2.000 Fcfa chacune. Bien que les prix soient actuellement élevés, Bourama espère que la saison froide, souvent synonyme d’une production accrue, entraînera une diminution des prix, rendant ses produits plus accessibles à sa clientèle. Dans le marché animé où Tata Diarra s’occupe de ses affaires, elle attire l’attention des clients avec son analyse perspicace des prix des légumes. Elle explique que le prix du chou n’a pas encore connu de baisse significative, car la période de contre-saison n’a pas encore commencé. «Actuellement, le chou est vendu en tas à 1.000 Fcfa, avec la perspective que ce prix pourrait descendre à 500 Fcfa dans les jours à venir», affirme-t-elle.  En revanche, Tata note une baisse des prix pour l’aubergine africaine dont le sac de 50 kg, précédemment acheté à 12.000 Fcfa, est maintenant disponible à 10.000 Fcfa.   BAISSE GÉNÉRALISÉE DES PRIX- Fatoumata Diarra est une commerçante astucieuse qui sait optimiser ses achats pour maximiser ses profits. En se rendant au marché de Wonida, elle a réussi à négocier le prix du tas de choux, le faisant passer de 1.000 à 900 Fcfa. «Cette réduction me permet de vendre chaque chou à 100 Fcfa l’unité dans mon propre quartier», soutient la bonne dame qui selon elle, assurera une marge bénéficiaire intéressante. Sa capacité à acheter en gros à un prix réduit et à revendre au détail à un prix compétitif montre sa compréhension des dynamiques du marché et son habileté à gérer son entreprise de manière rentable. Fatoumata incarne l’esprit entrepreneurial et la détermination des nombreux petits commerçants qui animent les marchés locaux. Rokia Diarra, une vendeuse passionnée installée au centre du marché, dispose, elle aussi soigneusement ses tas de céleri et de persil sur un grand pagne coloré. Pour maintenir la fraîcheur de ses produits, elle les arrose régulièrement d’eau. Actuellement, elle propose chaque tas à 250 Fcfa, un prix ajusté à la baisse par rapport aux jours précédents. Elle remarque avec un sourire que le prix du céleri est en train de diminuer, ce qui est une bonne nouvelle pour ses clients fidèles. Toujours prête à faire plaisir, Rokia offre généreusement des réductions à ceux qui achètent trois tas ou plus, encourageant ainsi ses clients à profiter de cette opportunité pour obtenir des produits frais à un prix avantageux. Mme Dramé Maman Touré se trouve non loin de la vendeuse ci-dessus. Selon elle, le prix du l’aïl a connu une baisse ce dernier temps. Ainsi, le carton de l’aïl est obtenu à 10.500 Fcfa contre 11.000 Fcfa, le mois dernier. Dans le marché de Wonida, les prix des légumes semblent connaître une baisse notable, offrant une lueur d’espoir aux consommateurs. Awa Fané, une cliente régulière, se réjouit de la diminution du coût du céleri, qu’elle achète à 500 Fcfa pour trois tas. Elle préfère ce marché en raison de ses prix compétitifs par rapport à ceux des marchés de son quartier. «Chaque lundi, ce marché devient le lieu incontournable pour me ravitailler en condiments et autres produits frais», confie Awa. La situation décrite par Amina Camara et Mme Dramé Maman Touré illustre les défis auxquels sont

Mopti : Atelier d’appropriation des pratiques familiales essentielles du projet PAFEEM

Mopti, 26 nov (AMAP) – L’atelier d’information et d’appropriation des Pratiques familiales essentielles et de la culture de la tolérance, de la paix et de la cohésion sociale par les autorités régionales, locales et communales dans les régions au Centre et dans le Nord du Mali, s’est tenu, à Mopti, du 22 au novembre. L’objectif général de la session est d’outiller les acteurs à la base en vue de promouvoir les pratiques familiales essentielles (PFE), d’assurer la production de contenus médiatiques de qualité sur les PFE et d’inspirer un label ¨communautés favorables aux PFE. Ce programme, mis en œuvre par le Comité international pour l’aide d’urgence et le développement (CIAUD-Canada), en partenariat avec l’UNICEF, s’aligne sur la composante 3 du Programme promotion de l’accès au financement, de l’entrepreneuriat et de l’emploi au Mali (PAFEEM). La session de Mopti a mobilisé les autorités administratives et politiques, les leaders religieux (musulmans et chrétiens), les légitimités traditionnelles, les Organisations de la société civile (OSC) et les mamans yélen des trois cercles de Mopti bénéficiaires du projet (Djenné, Tenenkou et Mopti). Les participants ont eu droit à une présentation du projet pour une meilleure connaissance des PFE avec un accent sur la CPN, l’enregistrement à la naissance, l’allaitement exclusif, le lavage des mains à l’eau propre et au savon, la planification familiale, l’utilisation de moustiquaires imprégnées et le complément nutritionnel de l’enfant au-delà de 6 mois. Ils ont aussi discuté de plusieurs thématiques en lien avec la mise en œuvre du projet entre autres, les communautés favorables au PFE, le cadre de collaboration du CIAUD et les partenaires (services techniques, leaders communautaires et les communautés) et les outils de monitoring. A l’issu des travaux de groupe. Les participants ont élaboré une esquisse de plan de travail du projet dans les communautés et formulé des recommandations, entre autres, l’extension du projet à toutes les régions. « Pour permettre aux enfants, aux femmes et aux jeunes de déployer leur pouvoir collectif de transformer leur vie, leur communauté et le monde dans lequel ils vivent, ils doivent disposer d’informations correctes et s’engager à adopter des comportements favorables pour leur santé. C’est cela l’objectif du projet », a expliqué la coordinatrice régionale CIAUD CANADA à Mopti, Aïchatou Yattara. Le projet va concerner 21 communes des régions de Kidal, Gao, Mopti, Bandiagara, Douentza, Tombouctou et Taoudenni. DC/MD (AMAP)  

Niafunké : Un accident fluvial mortel sur le fleuve Niger, près du village d’Attara (Nord)

Niafunké, 26 nov (AMAP) Deux pinasses transportant plusieurs personnes et beaucoup de marchandises ont fait collision entre 3 et 4 heures du matin, dans la nuit du samedi au dimanche 24 novembre, non loin du village d’Attara dans le cercle de Niafunké. Selon des sources concordantes, plusieurs personnes sont portées disparues et une importante quantité de biens et de marchandises est restée sous les eaux. A date de lundi matin 25 novembre, un seul corps sans vie aurait été repêché. Les embarcations, qui ont quitté Mopti pour Niafunké, Tonka puis Diré, circulaient dans la même direction, indiquent les mêmes sources, ajoutant qu’il est difficile d’avoir plus d’informations puisque la zone de l’accident n’est couverte par aucun réseau. En outre, elle se situe dans une zone où il y a une forte présence des Groupes armées terroristes (GAT ce qui rend difficile l’assistance aux sinistrés. Certaines sources nous ont indiqué que les responsables présumés de ce drame auraient voulu camoufler la gravité de l’accident craignant les sanctions des autorités. Ils ne seraient pas arrivés á Niafunké, depuis deux jours, pour fournir plus de détails. Chaque année des accidents semblables, causant plusieurs dizaines de morts, se produisent sur les eaux du fleuve Niger. Ils sont, la plupart dus à l’imprudence, la négligence et la surcharge, malgré de multiples rappels des consignes de sécurité des autorités nationales et locales. SAM/MD (AMAP)  

Gao : Atelier d’appropriation des pratiques familiales essentielles de la culture de la tolérance, la paix et la cohésion sociale

  Gao, 25 nov (AMAP) Un atelier d’appropriation des pratiques familiales essentielles au niveau des régions, cercles et communes du Centre et du Nord du Mali et d’information pour l’engagement des autorités s’est ouvert lundi à Gao. Placée sous la présidence du représentant du gouverneur de la Région de Gao, le conseiller aux Affaires économiques et financières, Alhader Amadou Bella, cette activité qui durera jusqu’au 26 novembre 2024. est la composante III du projet Promotion de l’accès au financement de l’entrepreneuriat et de l’emploi au Mali (PAFEEM). C’est un programme mis en œuvre par le Comité international pour l’aide d’urgence et le développement (CIAUD) Canada, en partenariat avec l’Unicef. Dans son intervention, la 3ème adjointe au maire de la Commune urbaine de Gao, Mme Saima Issa Maiga, a souhaité la bienvenue à tous les participants à l’atelier dans la cité des Askia. La directrice exécutive du Cinéma numérique ambulant, Mme Kadidia Sidibé, a expliqué que la formation en art virtuel permettra à 50 jeunes de la Région de Gao d’avoir des compétences à documenter les interventions des Travaux publics à haute intensité de main-d’oeuvre (TP-HIMO) par le moyen de capture d’images et de réalisation des supports audio-visuel exploitables dans le cadre des stratégies de communication de sensibilisation. Elle a exprimé toute sa reconnaissance à l’endroit de l’Unicef « pour son accompagnement constant pour le bien-être des Maliennes et Maliens et des couches vulnérables. » Nouhoun Amadou a indiqué que le CIAUD est une organisation non gouvernementale de droit canadien qui a « pour mission de fournir une assistance humanitaire dans la situation de crise dont notamment la famine, le désastre, les catastrophes naturelles, les conflits armés et de contribuer au développement communautaire dans les pays en voie de développement afin d’aider leurs populations à acquérir leur propre autonomie. » Selon lui, le lancement de la composante III du projet PAFEEM (promotion des pratiques familiales essentielles et la culture de la tolérance la paix concerne les communes de Gounzoureye, Taboye, Bara et Soni Ali Ber. Le chef du bureau Unicef Gao, Patrice Vayikalanga, a rendu un hommage mérité aux femmes et aux enfants avant de dire que cet atelier est une opportunité à saisir.  Il a adressé ses remerciements au gouvernement malien et à la banque mondiale. Pour lui le gouvernement a donné une clé importante pour lutter contre le chômage des jeunes. Avec les pratiques familiales essentielles, les communautés éviteront plusieurs maladies. Il a invité les services techniques à plus de suivi. Le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur de Gao, Alhader Amadou Bella, a exhorté tous les participants à s’investir pour la bonne marche de ce projet. Il a remercié le CIAUD et son partenaire Unicef pour leur engagement. En exécution du projet PAFEEM pour la mise en œuvre de la Promotion des Pratiques Familiales Essentielles et de la Culture de la tolérance, de la paix et de la cohésion sociale, dans les régions au centre et au nord du Mali, le CIAUD, organise du 22 novembre au 05 décembre 2024, une série rencontres d’information et d’appropriation des autorités au niveau régional, cercle et commune en faveur du projet, grâce à l’appui financier de l’UNICEF. Ce, conformément au programme de coopération Mali-UNICEF. La campagne vise à susciter la participation effective de toutes les parties prenantes à la dynamique d’engagement communautaire, respectivement dans les Régions de Kidal, Gao, Mopti, Tombouctou et Taoudéni. Le PAFEEM a été initié par le gouvernement malien et financé par la Banque mondiale. Il porte sur l’appropriation des pratiques familiales essentielles de la culture, la tolérance, la paix et de la cohésion sociale dans les régions du centre et du nord du Mali. Son objectif est de soutenir la mise en œuvre du Plan de communication social (PCS) développé en 2023 dans le but de promouvoir les Pratiques familiales essentielles (PFE) et la mise en œuvre du projet PAFEEM à travers la diffusion des messages sur les médias locaux ainsi que par la communication interpersonnelle à travers les femmes, les jeunes filles et garçons. AT/MD (AMAP)