Transformation des fientes de poules en biogaz : Une solution énergétique et écologique
Par Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 18 déc (AMAP) L’innovation naît souvent d’un regard nouveau porté sur des ressources sous-estimées. Face aux défis environnementaux croissants et à la nécessité de promouvoir des énergies renouvelables, certaines initiatives locales se distinguent par leur originalité et leur impact. Le projet de transformation des fientes de poules en biogaz, encore en phase de développement, illustre bien que les ressources, souvent négligées, peuvent être aussi transformées en solutions énergétiques durables. Ce projet, qui allie écologie et énergie, a été développé par une équipe du Laboratoire de recherche en biomasse et bioénergie (LaReb) de la Faculté des sciences et techniques (FST). Composée de cinq membres, l’équipe ambitionne de répondre à des enjeux cruciaux liés à l’environnement, à la santé publique et à la gestion durable des déchets avicoles. Le biogaz, rappelons-le, est un mélange de gaz composé de 50 à 70 % de méthane. Ousmane Diakité, l’un des responsables du projet, explique que le processus repose sur la méthanisation. « La méthode consiste à décomposer les matières organiques à l’aide de micro-organismes dans des enceintes spécialisées, appelées digesteurs ou biodigesteurs, permettant ainsi de produire une énergie renouvelable tout en réduisant les déchets », dit-il. « Cette innovation contribue à réduire les gaz à effet de serre et à mieux gérer les déchets organiques », poursuit M. Diakité. Les avantages écologiques du projet sont nombreux. « En réduisant les déchets avicoles et les émissions de gaz à effet de serre, nous contribuons à la lutte contre le changement climatique. De plus, notre approche est adaptable à d’autres types de déchets, tels que les déchets agricoles, urbains ou industriels grâce à la co-digestion», détaille-t-il. À court terme, l’équipe ambitionne de développer un prototype fonctionnel et, à long terme, de passer à l’échelle industrielle. Le chemin est cependant semé d’embûches. « La technologie de biodigestion est très coûteuse et les défis physico-chimiques, notamment le rapport carbone-azote qui rentre dans les paramètres de production de biogaz, constituent des obstacles », explique le chercheur. De plus, pour assurer une production continue, une grande quantité de matière première est nécessaire. « Nous avons opté pour des technologies en continu. Cela signifie qu’il faut alimenter quotidiennement le digesteur avec de la matières première », ajoute le Laborantin. Et de préciser que la taille du digesteur dépend des besoins énergétiques de chaque famille : « Pour une famille de moins de six personnes, un digesteur de 1 000 litres avec un volume de travail de 800 litres peut suffire. Il faudrait alors alimenter le digesteur quotidiennement. Par exemple, pour un digesteur de 100 litres avec un volume de travail de 80 litres, il faudrait l’alimenter chaque jour avec environ 4 litres de matières premières pour garantir une production continue ». solution À la crise ÉnErgÉtique – En outre, le chercheur souligne que cette technologie pourrait constituer une solution durable face à la crise énergétique que traverse le pays. Il appelle les autorités à encourager de tels projets en facilitant l’accès aux financements et en soutenant les initiatives locales. «Il est essentiel de vulgariser ce type de production d’énergie renouvelable, qui est non seulement bénéfique pour l’environnement, mais également pour les économies locales», dit-il. Les cibles prioritaires de cette innovation sont les aviculteurs, les agriculteurs et les populations rurales. « La bioénergie est l’énergie la plus proche des communautés. Elle offre une solution pratique et accessible pour résoudre les problèmes énergétiques auxquels elles font face», explique notre interlocuteur. Avant d’appeler également la population à adhérer à cette initiative, qu’il décrit comme une réponse au bon sens face aux enjeux actuels. Cependant, le projet manque pour l’instant de partenaires solides, même si un début de collaboration existe entre l’Agence nationale de développement des biocarburants (ANADEB) et la FST. Ousmane Diakité conclut en insistant sur l’urgence climatique et la nécessité de solutions innovantes : « Nous sommes tous concernés par la menace climatique qui pèse sur notre planète. L’énergie verte, comme le biogaz, est une solution d’avenir qui mérite d’être soutenue. » Si la technologie parvient à surmonter les obstacles financiers et techniques, elle pourrait offrir une alternative écologique précieuse tout en contribuant à la gestion des déchets agricoles. Le projet a remporté le premier prix du concours «Innovation challenge sur les énergies renouvelables», organisé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), en partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. AG/MD (AMAP)
Don des Œuvres sociales du président de la Transition à des personnes démunies de Kati
Kati, 17 dec (AMAP) Les Œuvres sociales du Président de la Transition ont offert, mardi, à la préfecture de Kati, des vivres à 110 personnes démunies et des motos tricycles à 10 personnes en situation de handicap dans le Cercle de Kati. Le don et composé de 100 sacs de riz,100 sacs de mil,100 paquets de pâtes alimentaires, 100 bidons d’huile de 20 litres et 10 motos tricycles. Le Conseiller spécial chargé des œuvres sociales du Président de la Transition, Aguibou Dembélé, accompagné d’une délégation de la Présidence de la République, a présidé la cérémonie à laquelle ont participé des autorités politiques, administratives et coutumières du cercle de Kati. Ce don s’inscrit dans le cadre des activités de la Journée internationale des personnes vivant avec un handicap, célébrée le 3 décembre. AK/MD (AMAP)
Pêche et aquaculture à Ségou : un fleuve d’opportunités à développer
Par Mamadou SY Ségou, 17 déc (AMAP) Pratiquée presque un peu partout au Mali, notamment dans divers cours d’eau (fleuve Niger, lacs et mares), la pêche occupe une place importante dans le développement du Mali en termes de création d’emplois. Cependant, et malgré son potentiel indiscutable, il ne contribue encore que faiblement à l’économie nationale avec un Produit intérieur brut (PIB) de 2,4 %. S’agissant de la consommation annuelle de poisson par tête d’habitant, elle s’élèverait en moyenne à 10,5 kg. La capture des produits halieutiques à Ségou (Centre) ne permet pas encore d’assurer l’autosuffisance alimentaire de la population. La raison ? Des défis liés, entre autres, à la raréfaction de certaines ressources halieutiques, au changement climatique dû à la pression des activités humaines, au manque de financement et au coût élevé des intrants compromettent l’essor du secteur. Que ce soit sous un soleil de plomb ou dans le fraîcheur de la nuit, les pêcheurs embarquent chaque jour sur leurs pirogues et naviguent sur le fleuve Niger et son affluent, le Bani, à la recherche du poisson. En ce mercredi du mois de décembre, il est 8h du matin. Nous rencontrons Oumar Salamanta de retour la pêche avec quelques poissons frétillants dans son filet. Selon notre interlocuteur, il lui arrive souvent de sortir de l’eau avec 5 à 6 kilos de poissons, selon les jours. Un peu plus loin, Boureïma Koné assis dans sa pirogue, s’activait à retirer des tilapias de son filet. Tirant la majeure partie de ses revenus de la pêche, M. Koné reste préoccupé, comme bon nombre de pêcheurs, par la l’ensablement progressif du fleuve Niger, la prolifération de plastique et les effets du changement climatique qui bouleversent l’écosystème et mettent en péril les populations de poissons. « Cette situation qui n’est pas porteur d’optimisme menace gravement nos moyens de subsistance », a-t-il déploré. Les embarcations utilisées par les pêcheurs sont composées de pirogues de 4 à 10 mètres, voire plus, ainsi que des filets dormants et maillants, des sennes, éperviers et nasses. Lassine Sinayoko, un autre pêcheur note que la filière pêche à d’immenses potentialités. Cependant, elle demeure le parent pauvre des financements et manque cruellement d’attention de la part des pouvoirs publics pour améliorer les conditions de vie et de travail des pêcheurs. D’après le président régional des producteurs de poissons et de l’Association des pêcheurs résidant au Mali, les carpes et les silures figurent parmi les poissons les plus pêchés. Mamady Dembélé dit avoir constaté ces dernières années, la disparition de certaines espèces comme le citharinus et l’heterobranchus communément appelées «Tala» et «Polio» en langue bamanankan. Il révèle qu’actuellement la demande en poisson est forte et les pêcheurs peinent à satisfaire la clientèle à cause de la faible quantité de poisson pêchée. Contre la raréfaction des ressources halieutiques, Mamady Dembélé propose la promotion de l’aquaculture (l’élevage contrôlé des poissons dans des étangs, bassins ou des cages flottantes). « Cette pratique s’est généralisée dans la région à la demande des pêcheurs pour créer des emplois et améliorer leurs conditions vie », a-t-il fait savoir. Le président régional des producteurs de poissons a ajouté que les mares et étangs communautaires contribuent grandement au développement du secteur et à l’amélioration des revenus des pêcheurs. Comme exemple, il cite la Commune rurale de Dougoufè, dans cercle de Barouéli, où plus de 5 tonnes de poissons ont été produites. Mamady Dembélé estime que la gestion durable des ressources halieutiques passe par un renforcement des capacités des acteurs du secteur pêche et aquaculture. Pour réduire la surpêche, des mises en défens sont instaurées le plus souvent. Ce repos biologique favorise la reproduction des poissons, mais aussi le retour de certaines espèces qui avaient disparues, fait-t-il remarquer. L’État et ses partenaires ont un rôle à jouer dans la levée des obstacles. Cet appui permettra au secteur d’être plus productif, tout en préservant l’écosystème, a ajouté le président régional des producteurs de poissons. La direction régionale de la pêche de Ségou a en charge la mise en œuvre des plans et programmes, l’aménagement des pêcheries, la promotion et la valorisation des filières et productions halieutiques, le développement de l’aquaculture ainsi que la création des mises en défens dans les milieux piscicoles de l’État. D’après le chef du secteur pêche de Ségou, Baréma Koïta, la production halieutique est en constante progression dans le Cercle de Ségou. « On a pu enregistrer, cette année, 1 730 tonnes de poissons frais contre 1 694 tonnes en 2023. La crue de cette année a beaucoup favorisé la production de poissons, notamment les fretins. « La production dans le cercle dépend globalement de l’état de la crue et de la pluviométrie. Quand ces deux éléments sont réunis, on peut s’attendre à une bonne production », a expliqué M. Koïta. S’exprimant sur les contraintes, il a indiqué que le secteur est confronté au manque d’infrastructures et d’accès au financement des pêcheurs. S’y ajoutent l’insuffisance d’aménagement des pêcheries et d’effectif au niveau de la direction régionale pour assurer l’encadrement des activités de la pêche dans l’ensemble de la région et le coût élevé des intrants de pêche et d’aquaculture. Baréma Koïta soutient qu’il faut davantage développer l’aquaculture à travers l’installation de cages flottantes, de bacs hors sols et d’étangs piscicoles le long du fleuve, aménager les mares et empoissonner les plans d’eau pour réduire notre dépendance extérieure en protéines halieutiques. Le Cercle de Ségou compte plus d’une centaine d’aquaculteurs. L’un de leurs défis majeurs reste l’accès aux intrants (alevins et aliments) à moindre coût pour booster production. Le chef du secteur pêche de Ségou a, sur ce point, fait remarquer que l’État fait des efforts. Cependant, la quantité d’intrants subventionnés est insuffisante. Il suggère également de vulgariser les textes qui régissent la pêche et l’aquaculture, afin que les pêcheurs sachent ce qui est autorisé ou non. MS/MD (AMAP)
Mali : Forum des femmes de foi pour construire des communautés religieuses inclusives
Bamako, 17 déc (AMAP) Le mouvement des cadres et responsables chrétiens du Mali (MCRC) a organisé un forum national des femmes de foi, du 12 au 14 décembre dernier, au Mémorial Modibo Keita de Bamako, sous le thème : « Les femmes de foi face aux enjeux des libertés religieuses pour un Mali nouveau ». Ce forum, organisé en collaboration avec l’Initiative conjointe pour une action religieuse stratégique (JISRA), avait pour objectif global et général « de contribuer à construire des communautés religieuses inclusives, ouvertes et constructives qui interagissaient de manière pacifique pour promouvoir la liberté de religion et de croyance pour une refondation authentique du Mali à travers leur implication dans l’éducation aux valeurs sociétales et religieuses pour la paix, la réconciliation et la refondation du Mali. » Selon l’Abbé Noel Samaké, vicaire général de l’archidiocèse de Bamako, « aujourd’hui, nous avons besoin plus que jamais de solidarité, de dialogue et de cohésion entre tous les Maliens, sans distinction de sexe, de religion ou d’origine. » « Les femmes de foi, en particulier ont un rôle essentiel à jouer dans cette mission. Elles sont les agents de paix, des porteuses de la vérité et des témoins de la justice », a-t-il dit. Pendant trois jours, les participants ont suivi cinq communications sur : « La liberté de religion et de croyance dans la réalité socioculturelle du Mali (rôle et place des femmes) », les textes de lois et les dispositions légales sur la liberté religieuse et de croyance au Mali (rôle et place des femmes) », « les repères doctrinaux et les perceptions sur la liberté de religion et de croyance selon l’islam (rôle et place des femmes) », « les repères doctrinaux et les perceptions sur la liberté de religion et de croyance selon l’Église catholique (rôle et place des femmes) » et « les repères doctrinaux et les perceptions sur la liberté de religion et de croyance selon les Églises évangéliques (rôle et place des femmes). ST/MD (AMAP)
Dioila : Victimes d’inondations, soixante ménages reçoivent des dons
Dioila, 16 déc (AMAP) Quelque soixante ménages de la Région de Dioila ont reçu, jeudi, chacun un kit d’un sac de 50 kg de riz, 25 kg de sucre, 5 litres d’huile et une natte de deux places, lors d’une cérémonie de remise de don par le Bureau régional de Plan International Mali, à travers son Sponsorship project agreement document (SPAD). Il s’agit de 31 ménages à Kola Bamanan, Kola Foulala, deux villages de la Commune rurale de Les différents chefs de village ont, dans leur allocution, salué les efforts de l’ONG plan international pour ses appuis multidimensionnels. Ils ont, en outre, sollicité plan international pour trouver une « solution définitive aux causes des différentes inondations de leurs villages. » Les autorités politiques ont également loué les efforts et l’assistance de plan au profit des populations, singulièrement les enfants et la jeune fille. L’administratrice de l’ONG plan, Dr Djeneba Doumbia, a tout d’abord salué la disponibilité des populations, l’administration, les services techniques et les élus locaux. Elle a, ensuite, présenté ses excuses pour le retard dans la réalisation de ce « geste de générosité » envers les victimes des inondations. La première responsable de Plan international Mali-Bureau de Dioila a promis de s’investir « dans la mesure du possible pour la cause des enfants et la jeune fille, conformément au lettre de cadrage de sa structure et à côté de l’État malien. » Le représentant du directeur régional du Développement social et de l’économie solidaire. …. a donné la situation des ménages touchés, cette année, par les différentes inondations. Il a, en conclusion, mis un accès particulier sur les immenses efforts de l’ONG Plan international au côté de son service. Après le lancement officiel de la cérémonie de don par le représentant du directeur régional de la protection civile, le porte-parole des bénéficiaires, Kalifa Fomba, ému, a salué l’ensemble des acteurs qui ont contribué à ce geste. Il a émis le vœu de voir Plan international Mali trouver les solutions aux causes des inondations « afin de ne plus vivre ce cycle de main tendue. DF/MD (AMAP)
Crue exceptionnelle 2024 à Niafunké : Possible déficit agricole
Par Sékou A. MAIGA Niafunké, 12 déc (AMAP) Niafunké, dans le Nord du Mali, était, autrefois, appelé Cercle d’Issa Ber (grand fleuve en sonrhaï) á cause de ses grandes superficies arrosées par le fleuve Niger et ses affluents qui alimentent les nombreux mares et lacs autours desquels sont installés de milliers de personnes, à l’image des lacs Takadji, Koboro, Dagna, Tanda, Kabara, Bili 1 et 2, Soumpi, Goubo etc. Selon beaucoup de vieux sages, la crue de cette année rappelle celle de 1965, d’autres disent qu’elle pourrait même la dépasser voire de loin. Ce qui est clair, très peu de ceux de la génération des années 60 ont vu une telle crue. Elle est exceptionnelle, elle remplit et continue de remplir les mares et lacs autrefois abandonnés ou à moitié exploités à cause de la sécheresse et la rareté des eaux du fleuve. Cette situation climatique qui s’est manifestée par une grande sécheresse telle que vécue par les populations, dans les années 1973 et 1984, en réduisant fortement les zones cultivables, les zones de pâturages avec des conséquences incalculables, en termes de production agricole et de cheptel perdus durant une longue période de sécheresse caractérisée par une rareté des pluies et sa mauvaise répartition, une faible crue. L’instinct de survie aidant, les populations ont multiplié les périmètres rizicoles tout au long des rivières et passages des eaux du fleuve Niger. Cette nouvelle stratégie d’installation de périmètres rizicoles parfois sur des passages ou dans le lit du fleuve durant des années. Cette année, à la surprise générale, la crue, même tardive, a amorcée sa descente depuis juillet et se poursuit à présent, noyant ainsi plusieurs périmètres rizicoles, des mares des lacs. Il faut tout de même signaler que, que ce sont les populations qui ont occupé les passages et réservoirs d’eaux en se disant que, vu la sécheresse, les eaux, en aucun cas, ne pourront atteindre leurs installations. Les mauvaises crues et pluviométries ont été la cause de beaucoup de conflits entre agriculteurs et éleveurs et, quelques fois, avec des pêcheurs, les zones exploitables étant limitées. Chaque année, les textes de gestion de ces mares et lacs subissent des amendements sans satisfaire tout le monde. A tous ces maux, s’ajoutent la situation sécuritaire de 2012 á nos jours avec la présence de groupes armés radicaux qui imposent des lois. A Niafunké cette année, les villages de Dagodji, N’Gourouné et bien d’autres ont été contraints, en pleine campagne de fuire et d’abandonner leurs périmètres rizicoles déjà en exploitation. Le fleuve Niger ayant débordé a inondé des mares et lacs, de milliers d’hectares de terres cultivées et cultivables sont perdues. Selon le chef sous-secteur de l’Agriculture de Niafunké, le cercle dans son ancienne configuration, c’est-à-dire les 8 Communes de Soboundou, Soumpi, Léré, Dianké. Saraféré, Koumaira, N’Gorkou et Banikane, donne les chiffres suivants : En riz sur une superficie réalisée de 31 805 hectares, 6 159 sont irrécupérables ; en sorgho sur 5 260 ha, 830 sont perdus ; en mil sur 52 600 ha réalisés, on dénombre 4 519 ha perdus, soit une perte de 10 508 ha sur 89 665 ha réalisés. Face à cette situation inattendue et au possible déficit de rendement agricole et des milliers de personnes sans récoltes, le préfet du cercle, Modibo Kane Togo, a convié mercredi 27 novembre dernier tous les acteurs du secteur afin d’anticiper les risques de mauvaises récoltes dans une campagne qui serait sans doute déficitaire. A cette rencontre, l’ensemble des présidents des Unions de coopératives agricoles des Communes de Soumpi, Soboundou et Banikane ont pris part ainsi que les sous-préfets de Soumpi et Soboundou, les maires de Niafunké et de Soumpi, le chef secteur de l’Agriculture. Cette rencontre doit accoucher de stratégies afin de trouver des solutions alternatives surtout que le chef secteur Agriculture, en faisant l’état des lieux de la campagne agricole 2024-2025, a alerté les autorités et les producteurs. Le cercle connaîtra des difficultés et il a proposé, déjà, une campagne de sensibilisation des populations et des producteurs sur les réalités de la campagne. Il faut multiplier les rencontres entre producteurs á travers les unions, entre les producteurs par zone et par village pour une bonne gestion et rationnelle des récoltes. Il faut parvenir à murir la réflexion sur comment transformer les difficultés en atouts et trouver des solutions alternatives, tels que : faire des cultures de contre saison et de rente là où c’est possible; sensibiliser les producteurs afin qu’ils évitent de brader leurs récoltes, mieux organiser les paysans pour faire face à cette nouvelle réalité. A la fin de la rencontre, le préfet a appelé les acteurs à poursuivre la réflexions et lui faire des propositions, « car, dit-il, gouverner c’est prévoir. » SAM/MD (AMAP)
Le ministre de l’Éducation nationale visite des infrastructures qui étaient inondées
Bamako, 12 déc (AMAP) Le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, accompagné d’une forte délégation de membres de son cabinet, a visité, vendredi, les écoles de « Père-Tim » et Séga Diallo inondées parmi tant d’autres, par de fortes pluies qui ont gravement endommagé plusieurs infrastructures scolaires pendant la dernière saison de pluie. La première étape de la visite a concerné l’école communautaire « Père-Tim », au quartier Sans Fil, composée de six classes et d’un jardin d’enfants d’un effectif de 228 élèves. L’étape deux de la visite a concerné l’école « Séga Diallo », au quartier Bozola, qui a un effectif de 1 045 élèves et compte 25 salles de classes. Ces deux établissements se trouvent en Commune II du district de Bamako. La visité était guidé par la présidente de la délégation spéciale de la Commune II, du district de Bamako, Mme Aminata Dramane Traoré, qui a expliqué que dans une approche décentralisée, ils ont pris à cœur leur mission dans les secteurs de la santé, de l’éducation, et bien d’autres. « Après la catastrophe qui a touché les quartiers inondés, nous avons jugé impératif de reloger les sinistrés dans des salles de classe. Certes, de nombreuses écoles ont été visitées, mais l’état de l’école de Bozola était particulièrement préoccupant. C’est pourquoi, au niveau de la délégation, nous avons voulu démontrer qu’avec des moyens modestes, il est possible de réhabiliter ce type d’établissement et de lui redonner une seconde vie », a dit Aminata Traoré « Nous voulons faire de la Commune II un exemple pour montrer que Mali Kura revendiqué par nos autorités, doit se voir dans nos écoles et sur le terrain. C’est dans cet esprit que notre plan d’action communale, intitulé « Siguida Kura », a été lancé », a également dit Mme Traoré. « En très peu de temps et avec des moyens limités, nous avons mobilisé les membres du quartier pour réaliser des travaux exemplaires. Cette visite est l’occasion de montrer ces efforts et d’ouvrir un débat sur les besoins du quartier », a-t-elle ajouté. Elle a indiqué qu’après ce type d’investissement, il est important d’identifier les exigences pour pérenniser ces acquis. Aminata Dramane Traoré a rappelé que les ressources mises à la disposition de la collectivité commencent tout juste à arriver. « Nous avons donc, mis en place un comité de gestion et de suivi des travaux pour garantir que tout se fait dans la transparence et avec efficacité « , a-telle dit, Elle a exprimé son optimisme estimant qu’avec une telle dynamique, « nous pourrons réhabiliter non seulement les écoles des 13 quartiers, mais aussi les centres de santé et de la mairie. » Le ministre en charge de l’Éducation nationale a, pour sa part, rappelé que quand les établissements ont été occupés par les populations sinistrées, quand certains établissements ont été inondés, il a entrepris une série de visites de terrains pour constater ce qui s’y passe. Pour évaluer les dégâts qui étaient importants. « Des établissements qui ont envahis par les eaux et certains autres ont accueillies les populations, c’était un problème humanitaire qu’il fallait constater sur place et voir l’état d’occupation de ces établissements par les populations sinistrées », a rappelé le ministre Amadou Sy Savané. « J’avais commencé par ces deux établissements le 3 octobre et, aujourd’hui, je reviens les visiter l’un après l’autre. Et évidemment, ce que je constate, c’est que la situation s’est beaucoup améliorée parce que quand je venais, ce n’était pas en bon état. Dans les deux établissements, les latrines ont été vidangées et on n’a pas besoin de se pincer les nez pour y rentrer », a a constaté le ministre. Selon lui, même s’il reste encore des travaux, l’essentiel est là, précisant que les tables bancs ont été repeintes et les murs aussi tandis que la cour est rendue à la vie scolaire. « Cela donne envie de rester ici », s’est réjoui le chef du département de l’Education. Concernant les doléances, entre autres, le manque d’enseignants, les conditions de travail, il a assuré que le gouvernement travaille au quotidien sur ces problèmes. « On est donc en phase donc il n’y a pas de doléance qui ne sera pas étudiée », a lancé Amadou Sy Savané. Cette situation d’innondation a entraîné les autorités nationales à déclarer l’état de catastrophe naturelle, le 23 août dernier et à reporter la rentrée scolaire 2024-2025 d’un mois, initialement prévue le 03 octobre et ramenée au 04 novembre dernier. SST/MD (AMAP)
Kati : Ouverture du 13è camp national des volontaires de la Croix Rouge malienne
Kati, 12 déc (AMAP) Le 13è Camp national des volontaires de la Croix Rouge malienne s’est ouvert jeudi au stade Salif Keita dit Domingo de Kati, près de Bamako au cours d’une cérémonie présidée par le représentant du ministre de la Jeunesse des Sports, de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Bagna Baby qui avait à ses côtés les autorités administratives, politiques, et coutumières de Kati. S’exprimant au cours de ce lancement, le secrétaire de général national de la Croix Rouge, Nouhoum Maiga, a justifié le choix de la ville de Kati pour abriter l’édition 2024. « Les hommes et les femmes qui animent la croix rouge à Kati sont engagées et dédiées à la croix rouge et ont fait leur preuve, montré leur connaissance de la croix rouge et aussi leur engagement volontaire pour les communautés ’’, a-t-il affirmé. Quant à la présidente nationale de la Croix Rouge malienne, Mme Assitan Coulibaly, elle a adressé un message fort aux volontaires avant de les inviter à rester unis dans « la conviction partagée d’une humanité qui se lève face aux épreuves, portée par l’idéal intemporel d’Henry Dunant dont les pas continuent de les guider. » Au nom du ministre en charge de la Jeunesse, son représentant Bagna Baby a salué les efforts de la Croix Rouge malienne dans le domaine humanitaire au profit des communautés du Mali, avant de se réjouir de l’initiative. Selon lui, « c’est une opportunité pour les jeunes de renforcer leurs capacités, approfondir leurs connaissances et développer des compétences qui les accompagneront sans nul doute tout au long de leur parcours au service de notre nation. » Ce camp national, initié depuis 2009 par la Croix Rouge malienne, qui s’inscrit dans le cadre de la Journée mondiale des volontaires commémorée chaque mois de décembre, vise d’une part à célébrer les 15 ans de l’initiative, d’autre part à renforcer l’esprit de volontariat de la croix rouge au sein de la jeunesse malienne. L’édition de cette année a comme thème « la Croix Rouge avec la jeunesse ensemble pour une action humanitaire durable » Durant 4 jours, 60 jeunes volontaires venus de tout le Mali vont partager les expériences, se côtoyer afin de renforcer davantage les liens de coopération, d’amitié et d’actions entre les volontaires et la Croix Rouge malienne et renforcer aussi leur cohésion pour l’idéal d’atteindre les communautés les plus vulnérables par le couloir de l’humanitaire. Cet espace est aussi idéal pour les participants, surtout les nouveaux volontaires, de s’informer sur le Mouvement de la Croix Rouge en général et de la Croix Rouge malienne en particulier, de renforcer les connaissances et aptitudes des volontaires, afin qu’ils répondent mieux aux exigences de leur mission, de contribuer à une meilleure visibilité de la Croix Rouge malienne. Les activités de cette 13è édition du Camp national, qui prennent fin dimanche, comportent des exposés et conférences-débats autour des activités des projets et programmes de la Croix Rouge malienne et des thèmes spécifiques abordant le Mouvement de la Croix Rouge, des prestations culturelles, des jeux-concours, des projections de films, des remises de prix honorifiques individuels et collectifs. Le représentant de la maire de Kati, chargé d’expédier les affaires courantes, la représentante du Comité international de la Croix rouge (CICR), les membres du comité directeur et du comité régional de la Croix Rouge ont pris part à cette cérémonie d’ouverture. AK/MD (AMAP)
En visite à la Maison de la Presse : Le Premier ministre promet d’aider les médias
Bamako, 12 déc (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maiga, a promis, jeudi, à Bamako, d’aider la presse et de voir les doléances de la profession. Le chef du gouvernement, dans le cadre de sa prise de contact avec les couches sociales et professionnelles du pays, a rencontré à la Maison de la Presse, les hommes de médias pour échanger et partager avec eux des préoccupations de la corporation. Après avoir écouté les intervenants, des hommes de médias, sur certaines de leurs préoccupations, le général de division Abdoulaye Maiga a promis une réponse « après avoir vu avec les services centraux et déconcentrés compétents. » Au cours des échanges, le Premier ministre a expliqué que le Mali est dans une période exceptionnelle et que « nous sommes tous des Maliens qui nous devons, tous, travailler pour l’intérêt du Mali. » Il a demandé la cohésion nationale autour du Mali, que chacun fasse sa part et joue son rôle pour l’édification du Mali. Il a souligné que la presse joue un rôle important dans cette édification de la nation. Le président de la Maison de la Presse, Bandiougou Danté, s’adressant à la presse après les echanges, a exprimé ses remerciements au Premier ministre pour cette marque « de respect et de considération » à l’endroit de la presse malienne, en se déplaçant « pour venir nous écouter, échanger et partager des préoccupations avec nous. » « Nous sommes très contents et nous sommes reconnaissants de sa présence ici, ce matin, à la Maison de la Presse. Avec lui, nous avons abordé toutes les questions essentielles, notamment celles liées à la liberté de la presse, celles de nos textes qui sont en souffrance depuis 2021 et l’aide à la Presse », a fait savoir Bandiougou Danté. En réponse à une question d’une consœur, à savoir « si on peut espérer quelques actions venant du Premier ministre », M. Danté a répondu : « Nous devons espérer quelque chose venant du cgef du gouvernement. » « Le Premier ministre est dans une logique de rassembler les Maliens et de faire en sorte qu’on puisse trouver ensemble des solutions aux problèmes du Mali. Nous sommes tous des Maliens avant tout », a-t-il dit. La rencontre s’est déroulée dans la salle de conférence de la Maison de la Presse, en présence du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, Alhamdou Ag Ilyène, du président de la Haute autorité de la Communication (HAC), Gaoussou Coulibaly, du président de la Maison de la Presse, Bandiougou Danté, des patrons de presse publique, notamment le directeur général de l’ORTM, Alassane Baba Diombélé, le directeur général de l’Agence malienne de presse été de publicité (AMAP), Alassane Souleymane et de la presse privée ainsi qu’un parterre de journalistes. Sadou Yattara, journaliste, réagissant à la visite du Premier ministre à la Maison de la Presse, a souligné qu’elle a été « très utile. » « D’abord, cela permet d’actualiser tous les dossiers chauds que la presse a soumis au gouvernement. Celui qui était là, c’est le chef du gouvernement avec qui on a actualisé nos dossiers. » « Ensuite, il a pris des engagements. Ce qui donne toute son importance à cette rencontre. « « Un autre aspect de cette visite est qu’elle doit être la troisième ou quatrième que le premier ministre a rendue à des structures depuis sa prise de fonction. A mon avis, cela dénote de l’importance que la Presse aux yeux du chef du gouvernement », a analysé M. Yattara. Il a estimé que c’est une opportunité qu’il fallait saisir au bond et la matérialiser ajoutant que « ce n’est pas tous les jours que le Premier ministre se déplace pour voir la presse. » Il a qualifié la démarche du chef du gouvernement de « pédagogique » pour échanger avec l’ensemble des couches socio-professions « afin d’établir une feuille de route pour son mandat. « Nous lui avons dit les vérités sur nos préoccupations et il nous a fait des propositions », a fait savoir Abdoulaye Handane, directeur général de radio Kledu. « Si souvent, les gouvernants descendent pour voir les gouvernés et, surtout, les structures, pour s’enquérir de leurs problèmes le pays ira de l’avant », a ajouté le directeur général de radio Kledu. SST/MD (AMAP)
Relance du GEPPAO : Le nouveau bureau a tenu sa première réunion d’information à Abidjan
Envoyé spécial Souleymane Bobo TOUNKARA Abidjan, 12 dec (AMAP) Le nouveau bureau du Groupement des éditeurs de presse publique d’Afrique de l’Ouest (GEPPAO), a tenu une réunion d’information, mardi dernier à Abidjan, avant d’être reçu, quelques heures plus tard, par le ministre ivoirien de la Communication, Porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly. Le nouveau bureau élu pour un mandat de quatre ans est dirigé par l’Ivoirien Serge Abdel Nohou, le directeur général du Groupe Fraternité Matin. Le premier vice-président, chargé des relations extérieures est Lamine Niang, directeur général du Quotidien national du Sénégal, Le Soleil, tandis que le directeur général de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), Alassane Souleymane, occupe le poste de deuxième vice-président, chargé de l’animation et de la vie associative. Parmi les autres membres du bureau, figurent Dr Sawakoudé Bertin du Bénin qui occupe le poste de secrétaire général. Il est secondé par le Nigérien Alou Moustapha, le Guinéen Ibrahima Koné occupe le poste de trésorier principal, avec comme adjoint l’Ivoirien Adama Koné, directeur général adjoint du Groupe Fraternité Matin. Quatre grands sujets ont été abordés lors de cette rencontre : la prochaine tournée d’une délégation du GEPPAO dans les pays membres pour présenter le programme d’activités aux autorités, la redynamisation de l’association, le problème de siège du groupement et l’organisation des Awards de la presse pour récompenser les meilleurs journalistes de la sous-région. Le ministre Amadou Coulibaly a salué la reprise des activités du GEPPAO et assuré le nouveau bureau du soutien total du gouvernement ivoirien. « C’est une excellente idée (la reprise des activités du GEPPAO, ndlr). J’ai été très séduit par le nouveau programme que vous avez élaboré. Pour moi, le GEPPAO est une belle entreprise et un bon véhicule de l’intégration sous-régionale », a dit le ministre Coulibaly qui était entouré de ses principaux collaborateurs dont le directeur de cabinet, Jean Martial Adou. « Je suis sûr que la relance du Journal de L’Intégration sera bien accueillie par l’ensemble des pays de la sous-région», a conclut Amadou Coulibaly qui a été désigné parrain de l’association, alors que le trophée de la 1ère édition des Awards portera le nom du Président ivoirien, Alassane Ouattara. La date et le lieu de l’évènement seront précisés dans les semaines à venir, après la validation du nouveau programme d’activités de l’association. En 2025, le programme prévoit, entre autres, une série de visites dans les pays membres et aux patrons des organisations sous-régionales (CEDEAO, UEMOA, Conseil de l’Entente, BCEAO), la recherche de ressources à travers des partenariats et des sponsors, la création d’une banque de données pour favoriser le partage d’expériences et de bonnes pratiques, la création d’un site web du GEPPAO et du Journal de l’Intégration, la mise à jour des statuts et, bien entendu, l’organisation de la 1ère édition des Awards. Le programme est ambitieux, mais pour le président du GEPPAO, Serge Abdel Nohou, comme pour le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, c’est un programme réalisable qui peut donner un coup de fouet à l’intégration sous-régionale pour le bonheur des populations. Le Mali est membre fondateur de ce groupe média porté sur les fonts baptismaux en décembre 2014 (les trois autres pays fondateurs sont le Bénin, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire). Après sa création, le GEPPAO avait lancé Le Journal de L’Intégration, un magazine trimestriel qui ne fera malheureusement pas long feu. La disparition de ce journal a porté un coup fatal à l’association et il a fallu attendre le 25 octobre dernier pour voir le groupe média renaître de ses cendres avec la mise en place d’un nouveau bureau et l’adhésion de trois autres pays : la Guinée, le Niger et le Sénégal. SBT/MD (AMAP)

