Dioila : Victimes d’inondations, soixante ménages reçoivent des dons

Dioila, 16 déc (AMAP) Quelque soixante ménages de la Région de Dioila ont reçu, jeudi, chacun un kit d’un sac de 50 kg de riz, 25 kg de sucre, 5 litres d’huile et une natte de deux places, lors d’une cérémonie de remise de don par le Bureau régional de Plan International Mali, à travers son Sponsorship project agreement document (SPAD). Il s’agit de 31 ménages à Kola Bamanan, Kola Foulala, deux villages de la Commune rurale de Les différents chefs de village ont, dans leur allocution, salué les efforts de l’ONG plan international pour ses appuis multidimensionnels. Ils ont, en outre, sollicité plan international pour trouver une « solution définitive aux causes des différentes inondations de leurs villages. » Les autorités politiques ont également loué les efforts et l’assistance de plan au profit des populations, singulièrement les enfants et la jeune fille. L’administratrice de l’ONG plan, Dr Djeneba Doumbia, a tout d’abord salué la disponibilité des populations, l’administration, les services techniques et les élus locaux. Elle a, ensuite, présenté ses excuses pour le retard dans la réalisation de ce « geste de générosité » envers les victimes des inondations. La première responsable de Plan international Mali-Bureau de Dioila a promis de s’investir « dans la mesure du possible pour la cause des enfants et la jeune fille, conformément au lettre de cadrage de sa structure et à côté de l’État malien. » Le représentant du directeur régional du Développement social et de l’économie solidaire. …. a donné la situation des ménages touchés, cette année, par les différentes inondations. Il a, en conclusion, mis un accès particulier sur les immenses efforts de l’ONG Plan international au côté de son service. Après le lancement officiel de la cérémonie de don par le représentant du directeur régional de la protection civile, le porte-parole des bénéficiaires, Kalifa Fomba, ému, a salué l’ensemble des acteurs qui ont contribué à ce geste. Il a émis le vœu de voir Plan international Mali trouver les solutions aux causes des inondations « afin de ne plus vivre ce cycle de main tendue. DF/MD (AMAP)

Crue exceptionnelle 2024 à Niafunké : Possible déficit agricole

Par Sékou A. MAIGA Niafunké, 12 déc (AMAP) Niafunké, dans le Nord du Mali, était, autrefois, appelé Cercle d’Issa Ber (grand fleuve en sonrhaï) á cause de ses grandes superficies arrosées par le fleuve Niger et ses affluents qui alimentent les nombreux mares et lacs autours desquels sont installés de milliers de personnes, à l’image des lacs Takadji, Koboro, Dagna, Tanda, Kabara, Bili 1 et 2, Soumpi, Goubo etc. Selon beaucoup de vieux sages, la crue de cette année rappelle celle de 1965, d’autres disent qu’elle pourrait même la dépasser voire de loin. Ce qui est clair, très peu de ceux de la génération des années 60 ont vu une telle crue. Elle est exceptionnelle, elle remplit et continue de remplir les mares et lacs autrefois abandonnés ou à moitié exploités à cause de la sécheresse et la rareté des eaux du fleuve. Cette situation climatique qui s’est manifestée par une grande sécheresse telle que vécue par les populations, dans les années 1973 et 1984, en réduisant fortement les zones cultivables, les zones de pâturages avec des conséquences incalculables, en termes de production agricole et de cheptel perdus durant une longue période de sécheresse caractérisée par une rareté des pluies et sa mauvaise répartition, une faible crue. L’instinct de survie aidant, les populations ont multiplié les périmètres rizicoles tout au long des rivières et passages des eaux du fleuve Niger. Cette nouvelle stratégie d’installation de périmètres rizicoles parfois sur des passages ou dans le lit du fleuve durant des années. Cette année, à la surprise générale, la crue, même tardive, a amorcée sa descente depuis juillet et se poursuit à présent, noyant ainsi plusieurs périmètres rizicoles, des mares des lacs. Il faut tout de même signaler que, que ce sont les populations qui ont occupé les passages et réservoirs d’eaux en se disant que, vu la sécheresse, les eaux, en aucun cas, ne pourront atteindre leurs installations. Les mauvaises crues et pluviométries ont été la cause de beaucoup de conflits entre agriculteurs et éleveurs et, quelques fois, avec des pêcheurs, les zones exploitables étant limitées. Chaque année, les textes de gestion de ces mares et lacs subissent des amendements sans satisfaire tout le monde. A tous ces maux, s’ajoutent la situation sécuritaire de 2012 á nos jours avec la présence de groupes armés radicaux qui imposent des lois. A Niafunké cette année, les villages de Dagodji, N’Gourouné et bien d’autres ont été contraints, en pleine campagne de fuire et d’abandonner leurs périmètres rizicoles déjà en exploitation. Le fleuve Niger ayant débordé a inondé des mares et lacs, de milliers d’hectares de terres cultivées et cultivables sont perdues. Selon le chef sous-secteur de l’Agriculture de Niafunké, le cercle dans son ancienne configuration, c’est-à-dire les 8 Communes de Soboundou, Soumpi, Léré, Dianké. Saraféré, Koumaira, N’Gorkou et Banikane, donne les chiffres suivants : En riz sur une superficie réalisée de 31 805 hectares, 6 159 sont irrécupérables ; en sorgho sur 5 260 ha, 830 sont perdus ; en mil sur 52 600 ha réalisés, on dénombre 4 519 ha perdus, soit une perte de 10 508 ha sur 89 665 ha réalisés. Face à cette situation inattendue et au possible déficit de rendement agricole et des milliers de personnes sans récoltes, le préfet du cercle, Modibo Kane Togo, a convié mercredi 27 novembre dernier tous les acteurs du secteur afin d’anticiper les risques de mauvaises récoltes dans une campagne qui serait sans doute déficitaire. A cette rencontre, l’ensemble des présidents des Unions de coopératives agricoles des Communes de Soumpi, Soboundou et Banikane ont pris part ainsi que les sous-préfets de Soumpi et Soboundou, les maires de Niafunké et de Soumpi, le chef secteur de l’Agriculture. Cette rencontre doit accoucher de stratégies afin de trouver des solutions alternatives surtout que le chef secteur Agriculture, en faisant l’état des lieux de la campagne agricole 2024-2025, a alerté les autorités et les producteurs. Le cercle connaîtra des difficultés et il a proposé, déjà, une campagne de sensibilisation des populations et des producteurs sur les réalités de la campagne. Il faut multiplier les rencontres entre producteurs á travers les unions, entre les producteurs par zone et par village pour une bonne gestion et rationnelle des récoltes. Il faut parvenir à murir la réflexion sur comment transformer les difficultés en atouts et trouver des solutions alternatives, tels que : faire des cultures de contre saison et de rente là où c’est possible; sensibiliser les producteurs afin qu’ils évitent de brader leurs récoltes, mieux organiser les paysans pour faire face à cette nouvelle réalité. A la fin de la rencontre, le préfet a appelé les acteurs à poursuivre la réflexions et lui faire des propositions, « car, dit-il, gouverner c’est prévoir. » SAM/MD (AMAP)     

Le ministre de l’Éducation nationale visite des infrastructures qui étaient inondées

Bamako, 12 déc (AMAP) Le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, accompagné d’une forte délégation de membres de son cabinet, a visité, vendredi, les écoles de « Père-Tim » et Séga Diallo inondées parmi tant d’autres, par de fortes pluies qui ont gravement endommagé plusieurs infrastructures scolaires pendant la dernière saison de pluie. La première étape de la visite a concerné l’école communautaire « Père-Tim », au quartier Sans Fil, composée de six classes et d’un jardin d’enfants d’un effectif de 228 élèves. L’étape deux de la visite a concerné l’école « Séga Diallo », au quartier Bozola, qui a un effectif de 1 045 élèves et compte 25 salles de classes. Ces deux établissements se trouvent en Commune II du district de Bamako. La visité était guidé par la présidente de la délégation spéciale de la Commune II, du district de Bamako, Mme Aminata Dramane Traoré, qui a expliqué que dans une approche décentralisée, ils ont pris à cœur leur mission dans les secteurs de la santé, de l’éducation, et bien d’autres. « Après la catastrophe qui a touché les quartiers inondés, nous avons jugé impératif de reloger les sinistrés dans des salles de classe. Certes, de nombreuses écoles ont été visitées, mais l’état de l’école de Bozola était particulièrement préoccupant. C’est pourquoi, au niveau de la délégation, nous avons voulu démontrer qu’avec des moyens modestes, il est possible de réhabiliter ce type d’établissement et de lui redonner une seconde vie », a dit Aminata Traoré « Nous voulons faire de la Commune II un exemple pour montrer que Mali Kura revendiqué par nos autorités, doit se voir dans nos écoles et sur le terrain. C’est dans cet esprit que notre plan d’action communale, intitulé « Siguida Kura », a été lancé », a également dit Mme Traoré. « En très peu de temps et avec des moyens limités, nous avons mobilisé les membres du quartier pour réaliser des travaux exemplaires. Cette visite est l’occasion de montrer ces efforts et d’ouvrir un débat sur les besoins du  quartier », a-t-elle ajouté. Elle a indiqué qu’après ce type d’investissement, il est important d’identifier les exigences pour pérenniser ces acquis. Aminata Dramane Traoré a rappelé que les ressources mises à la disposition de la collectivité commencent tout juste à arriver. « Nous avons donc, mis en place un comité de gestion et de suivi des travaux pour garantir que tout se fait dans la transparence et avec efficacité « , a-telle dit, Elle a exprimé son optimisme estimant qu’avec une telle dynamique, « nous pourrons réhabiliter non seulement les écoles des 13 quartiers, mais aussi les centres de santé et de la mairie. » Le ministre en charge de l’Éducation nationale a, pour sa part, rappelé que quand les établissements ont été occupés par les populations sinistrées, quand certains établissements ont été inondés, il a entrepris une série de visites de terrains pour constater ce qui s’y passe. Pour évaluer les dégâts qui étaient importants. « Des établissements qui ont envahis par les eaux et certains autres ont accueillies les populations, c’était un problème humanitaire qu’il fallait constater sur place et voir l’état d’occupation de ces établissements par les populations sinistrées », a rappelé le ministre Amadou Sy Savané. « J’avais commencé par ces deux établissements le 3 octobre et, aujourd’hui, je reviens les visiter l’un après l’autre. Et évidemment, ce que je constate, c’est que la situation s’est beaucoup améliorée parce que quand je venais, ce n’était pas en bon état. Dans les deux établissements, les latrines ont été vidangées et on n’a pas besoin de se pincer les nez pour y rentrer », a a constaté le ministre. Selon lui, même s’il reste encore des travaux, l’essentiel est là, précisant que les tables bancs ont été repeintes et les murs aussi tandis que la cour est rendue à la vie scolaire. « Cela donne envie de rester ici », s’est réjoui le chef du département de l’Education. Concernant les doléances, entre autres, le manque d’enseignants, les conditions de travail, il a assuré que le gouvernement travaille au quotidien sur ces problèmes. « On est donc en phase donc il n’y a pas de doléance qui ne sera pas étudiée », a lancé Amadou Sy Savané. Cette situation d’innondation a entraîné les autorités nationales à déclarer l’état de catastrophe naturelle, le 23 août dernier et à reporter la rentrée scolaire 2024-2025 d’un mois, initialement prévue le 03 octobre et ramenée au 04 novembre dernier. SST/MD (AMAP)

Kati : Ouverture du 13è camp national des volontaires de la Croix Rouge malienne

Kati, 12 déc (AMAP) Le 13è Camp national des volontaires de la Croix Rouge malienne s’est ouvert jeudi au stade Salif Keita dit Domingo de Kati, près de Bamako au cours d’une cérémonie présidée par le représentant du ministre de la Jeunesse des Sports, de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Bagna Baby qui avait à ses côtés les autorités administratives, politiques, et coutumières de Kati. S’exprimant au cours de ce lancement, le secrétaire de général national de la Croix Rouge, Nouhoum Maiga, a justifié le choix de la ville de Kati pour abriter l’édition 2024. « Les hommes et les femmes qui animent la croix rouge à Kati sont engagées et dédiées à la croix rouge et ont fait leur preuve, montré leur connaissance de la croix rouge et aussi leur engagement volontaire pour les communautés ’’, a-t-il affirmé. Quant à la présidente nationale de la Croix Rouge malienne, Mme Assitan Coulibaly, elle a adressé un message fort aux volontaires avant de les inviter à rester unis dans « la conviction partagée d’une humanité qui se lève face aux épreuves, portée par l’idéal intemporel d’Henry Dunant dont les pas continuent de les guider. » Au nom du ministre en charge de la Jeunesse, son représentant Bagna Baby a salué les efforts de la Croix Rouge malienne dans le domaine humanitaire au profit des communautés du Mali, avant de se réjouir de l’initiative. Selon lui, « c’est une opportunité pour les jeunes de renforcer leurs capacités, approfondir leurs connaissances et développer des compétences qui les accompagneront sans nul doute tout au long de leur parcours au service de notre nation. » Ce camp national, initié depuis 2009 par la Croix Rouge malienne, qui s’inscrit dans le cadre de la Journée mondiale des volontaires commémorée chaque mois de décembre, vise d’une part à célébrer les 15 ans de l’initiative, d’autre part à renforcer l’esprit de volontariat de la croix rouge au sein de la jeunesse malienne. L’édition de cette année a comme thème « la Croix Rouge avec la jeunesse ensemble pour une action humanitaire durable » Durant 4 jours, 60 jeunes volontaires venus de tout le Mali vont partager les expériences, se côtoyer afin de renforcer davantage les liens de coopération, d’amitié et d’actions entre les volontaires et la Croix Rouge malienne et renforcer aussi leur cohésion pour l’idéal d’atteindre les communautés les plus vulnérables par le couloir de l’humanitaire. Cet espace est aussi idéal pour les participants, surtout les nouveaux volontaires, de s’informer sur le Mouvement de la Croix Rouge en général et de la Croix Rouge malienne en particulier, de renforcer les connaissances et aptitudes des volontaires, afin qu’ils répondent mieux aux exigences de leur mission, de contribuer à une meilleure visibilité de la Croix Rouge malienne. Les activités de cette 13è édition du Camp national, qui prennent fin dimanche, comportent des exposés et conférences-débats autour des activités des projets et programmes de la Croix Rouge malienne et des thèmes spécifiques abordant le Mouvement de la Croix Rouge, des prestations culturelles, des jeux-concours, des projections de films, des remises de prix honorifiques individuels et collectifs. Le représentant de la maire de Kati, chargé d’expédier les affaires courantes, la représentante du Comité international de la Croix rouge (CICR), les membres du comité directeur et du comité régional de la Croix Rouge ont pris part à cette cérémonie d’ouverture. AK/MD (AMAP)

En visite à la Maison de la Presse : Le Premier ministre promet d’aider les médias

Bamako, 12 déc (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maiga, a promis, jeudi, à Bamako, d’aider la presse et de voir les doléances de la profession. Le chef du gouvernement, dans le cadre de sa prise de contact avec les couches sociales et professionnelles du pays, a rencontré à la Maison de la Presse, les hommes de médias pour échanger et partager avec eux des préoccupations de la corporation. Après avoir écouté les intervenants, des hommes de médias, sur certaines de leurs préoccupations, le général de division Abdoulaye Maiga a promis une réponse « après avoir vu avec les services centraux et déconcentrés compétents. » Au cours des échanges, le Premier ministre a expliqué que le Mali est dans une période exceptionnelle et que « nous sommes tous des Maliens qui nous devons, tous, travailler pour l’intérêt du Mali. » Il a demandé la cohésion nationale autour du Mali, que chacun fasse sa part et joue son rôle pour l’édification du Mali. Il a souligné que la presse joue un rôle important dans cette édification de la nation. Le président de la Maison de la Presse, Bandiougou Danté, s’adressant à la presse après les echanges, a exprimé ses remerciements au Premier ministre pour cette marque « de respect et de considération » à l’endroit de la presse malienne, en se déplaçant « pour venir nous écouter, échanger et partager des préoccupations avec nous. » « Nous sommes très contents et nous sommes reconnaissants de sa présence ici, ce matin, à la Maison de la Presse. Avec lui, nous avons abordé toutes les questions essentielles, notamment celles liées à la liberté de la presse, celles de nos textes qui sont en souffrance depuis 2021 et l’aide à la Presse », a fait savoir Bandiougou Danté. En réponse à une question d’une consœur, à savoir « si on peut espérer quelques actions venant du Premier ministre », M. Danté a répondu : « Nous devons espérer quelque chose venant du cgef du gouvernement. » « Le Premier ministre est dans une logique de rassembler les Maliens et de faire en sorte qu’on puisse trouver ensemble des solutions aux problèmes du Mali. Nous sommes tous des Maliens avant tout », a-t-il dit. La rencontre s’est déroulée dans la salle de conférence de la Maison de la Presse, en présence du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, Alhamdou Ag Ilyène, du président de la Haute autorité de la Communication (HAC), Gaoussou Coulibaly, du président de la Maison de la Presse, Bandiougou Danté, des patrons de presse publique, notamment le directeur général de l’ORTM, Alassane Baba Diombélé, le directeur général de l’Agence malienne de presse été de publicité (AMAP), Alassane Souleymane et de la presse privée ainsi qu’un parterre de journalistes. Sadou Yattara, journaliste, réagissant à la visite du Premier ministre à la Maison de la Presse, a souligné qu’elle a été « très utile. » « D’abord, cela permet d’actualiser tous les dossiers chauds que la presse a soumis au gouvernement. Celui qui était là, c’est le chef du gouvernement avec qui on a actualisé nos dossiers. »  « Ensuite, il a pris des engagements. Ce qui donne toute son importance à cette rencontre. « « Un autre aspect de cette visite est qu’elle doit être la troisième ou quatrième que le premier ministre a rendue à des structures depuis sa prise de fonction. A mon avis, cela dénote de l’importance que la Presse aux yeux du chef du gouvernement », a analysé M. Yattara. Il a estimé que c’est une opportunité qu’il fallait saisir au bond et la matérialiser ajoutant que « ce n’est pas tous les jours que le Premier ministre se déplace pour voir la presse. » Il a qualifié la démarche du chef du gouvernement de « pédagogique » pour échanger avec l’ensemble des couches socio-professions « afin d’établir une feuille de route pour son mandat. « Nous lui avons dit les vérités sur nos préoccupations et il nous a fait des propositions », a fait savoir Abdoulaye Handane, directeur général de radio Kledu. « Si souvent, les gouvernants descendent pour voir les gouvernés et, surtout, les structures, pour s’enquérir de leurs problèmes le pays ira de l’avant », a ajouté le directeur général de radio Kledu. SST/MD (AMAP)      

Relance du GEPPAO : Le nouveau bureau a tenu sa première réunion d’information à Abidjan

Envoyé spécial Souleymane Bobo TOUNKARA Abidjan, 12 dec (AMAP) Le nouveau bureau du Groupement des éditeurs de presse publique d’Afrique de l’Ouest (GEPPAO), a tenu une réunion d’information, mardi dernier à Abidjan, avant d’être reçu, quelques heures plus tard, par le ministre ivoirien de la Communication, Porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly. Le nouveau bureau élu pour un mandat de quatre ans est dirigé par l’Ivoirien Serge Abdel Nohou, le directeur général du Groupe Fraternité Matin. Le premier vice-président, chargé des relations extérieures est Lamine Niang, directeur général du Quotidien national du Sénégal, Le Soleil, tandis que le directeur général de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), Alassane Souleymane, occupe le poste de deuxième vice-président, chargé de l’animation et de la vie associative. Parmi les autres membres du bureau, figurent Dr Sawakoudé Bertin du Bénin qui occupe le poste de secrétaire général. Il est secondé par le Nigérien Alou Moustapha, le Guinéen Ibrahima Koné occupe le poste de trésorier principal, avec comme adjoint l’Ivoirien Adama Koné, directeur général adjoint du Groupe Fraternité Matin. Quatre grands sujets ont été abordés lors de cette rencontre : la prochaine tournée d’une délégation du GEPPAO dans les pays membres pour présenter le programme d’activités aux autorités, la redynamisation de l’association, le problème de siège du groupement et l’organisation des Awards de la presse pour récompenser les meilleurs journalistes de la sous-région. Le ministre Amadou Coulibaly a salué la reprise des activités du GEPPAO et assuré le nouveau bureau du soutien total du gouvernement ivoirien. « C’est une excellente idée (la reprise des activités du GEPPAO, ndlr). J’ai été très séduit par le nouveau programme que vous avez élaboré. Pour moi, le GEPPAO est une belle entreprise et un bon véhicule de l’intégration sous-régionale », a dit le ministre Coulibaly qui était entouré de ses principaux collaborateurs dont le directeur de cabinet, Jean Martial Adou. « Je suis sûr que la relance du Journal de L’Intégration sera bien accueillie par l’ensemble des pays de la sous-région», a conclut Amadou Coulibaly qui a été désigné parrain de l’association, alors que le trophée de la 1ère édition des Awards portera le nom du Président ivoirien, Alassane Ouattara. La date et le lieu de l’évènement seront précisés dans les semaines à venir, après la validation du nouveau programme d’activités de l’association. En 2025, le programme prévoit, entre autres, une série de visites dans les pays membres et aux patrons des organisations sous-régionales (CEDEAO, UEMOA, Conseil de l’Entente, BCEAO), la recherche de ressources à travers des partenariats et des sponsors, la création d’une banque de données pour favoriser le partage d’expériences et de bonnes pratiques, la création d’un site web du GEPPAO et du Journal de l’Intégration, la mise à jour des statuts et, bien entendu, l’organisation de la 1ère édition des Awards. Le programme est ambitieux, mais pour le président du GEPPAO, Serge Abdel Nohou, comme pour le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, c’est un programme réalisable qui peut donner un coup de fouet à l’intégration sous-régionale pour le bonheur des populations. Le Mali est membre fondateur de ce groupe média porté sur les fonts baptismaux en décembre 2014 (les trois autres pays fondateurs sont le Bénin, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire). Après sa création, le GEPPAO avait lancé Le Journal de L’Intégration, un magazine trimestriel qui ne fera malheureusement pas long feu. La disparition de ce journal a porté un coup fatal à l’association et il a fallu attendre le 25 octobre dernier pour voir le groupe média renaître de ses cendres avec la mise en place d’un nouveau bureau et l’adhésion de trois autres pays : la Guinée, le Niger et le Sénégal. SBT/MD (AMAP)

L’Alliance Joining Force/UNICEF organise un Panel sur la protection des droits de l’enfant face au changement climatique

Bamako, 12 dec (AMAP) L’Alliance Joining Force, en partenariat avec l’UNICEF, a organisé, mercredi dernier, au Centre international de conférence de Bamako (CICB) un panel avec les enfants autour du thème : « la protection des droits de l’enfant face au changement climatique », l’activité entre dans le cadre de la journée internationale de l’enfant. Le directeur pays de World vision, Patrick Danière, a précisé que l’Alliance Joining Force qui regroupe six organisations internationales travaillant sur le bien-être des enfants (World vision, Terre des Hommes, Save the children, Plan international, SOS village et Educo) et UNICEF « ont décidé de conjuguer leurs efforts pour valoriser de nouveaux espaces et supports d’expression des droits de l’enfant, en particulier sur le thème des droits de l’enfant et l’environnement. » M. Danière a ajouté que le thème revêt une importante capitale, parce que les enfants du Mali ne sont pas épargnés par les effets du changement climatique notamment les inondations et les fortes chaleurs que le Mali a connu cette année. « En tant que membres de l’Alliance Joining Forces, nous ne ménagerons aucun effort pour écouter les enfants, qui représentent l’avenir du pays, sur leurs droits face au changement climatique », a-t-il promis. Le directeur national de la Promotion de l’Enfant et de la Famille, Harouna Samaké, a déclaré avoir « apprécié cette initiative de l’Alliance Joining Force et UNICEF, pour échanger sur l’avenir des enfants et sur le changement climatique. » « Car, chaque fois qu’il y a inondation, on constate qu’il y’ a au moins un enfant victime. Cela joue essentiellement sur leurs droits de leur protection », a souligné M. Samaké. Selon le maire délégué de la Commune III, Abdoulaye Traoré, l’ambition de l’Alliance Joining Force et UNICEF pour le bien-être des enfants « répond au souci partagé des autorités du pays et des autres acteurs au développement, car elle vise à trouver des solutions durables aux problèmes auxquels les enfants sont confrontés, particulièrement les enfants les plus vulnérables. » Il a exhorté les collectivités locales et les services techniques de l’Etat ainsi que les organisations communautaires de base, à être des acteurs majeurs du processus dans la protection des droits des enfants. Après les exposés des panélistes (les conseillers techniques Sékou Koné et Mme Traoré Djénéba Diakité) sur le thème, des enfants ont posé des questions de compréhension. Les enfants ont aussi fait des plaidoyers et des recommandations, quant à leur avenir, en depit de tout ce que le gouvernement du Mali a fait par rapport aux respects des droits des enfants. Ils ont interpelé le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille le cas au cas particulier des enfants avec un handicap dans le cadre des initiatives de lutte contre le changement climatique au Mali. En 2023, le gouvernement, pour protéger les écoliers, a exigé que les établissements scolaires arrêtent les cours à partir de midi à cause des fortes chaleurs ; quelles sont les solutions à mettre en place pour que le climat impacte moins l’éducation ; cette année la montée des eaux a eu beaucoup de conséquences sur l’éducation et l’épanouissement des enfants, la rentrée scolaire 2024-2025 en a été retardée, quelles dispositions à prendre pour atténuer les possibles de futures inondation sur les enfants… Sont entre autres des préoccupations que les enfants ont soulevées. Selon Fatoumata Cissé, déficiente visuelle, étudiante à l’Institut de formation des aveugles, satisfaite des réponses, « les questions ont par les panelistes. SST/MD (AMAP)  

Région de Kayes : Le SIDA, toujours une urgence sanitaire

Kayes, 11 déc (AMAP) Le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Kayes, Amadou Dicko, a présidé le 4 décembre 2024 la commémoration de la Journée Mondiale de lutte contre le SIDA et le lancement des activités du Mois de lutte contre le SIDA. dans la partie Ouest du Mali. D’après M. Dicko, le thème de l’édition de cette année : « Suivons le chemin des droits rappelle que « le monde peut mettre fin à cette épidémie en tant que menace de santé publique, si les droits de l’homme bien protégés étaient mis au centre et le leadership confié aux communautés. « La possibilité de mettre fin au SIDA va s’acquérir en atteignant et en impliquant toutes les personnes vivant avec le VIH, celles exposées au risque d’infection ou affectées par le virus, notamment les personnes les plus exclues et marginalisées et envisager la définition d’une politique volontariste, relire certains textes et imposer le respect des droits et la promotion de l’inclusion des toutes les communautés », estime Amadou Dicko. Il s’agit pour le gouvernement, à travers le secrétariat exécutif du Haut conseil national de lutte contre le SIDA (HCNLS) et ses démembrements régionaux de minimiser les risques auxquels sont exposés 120 523 personnes vivant avec le VIH au niveau national, dont 31 247 à Kayes sur les 2 985 290 à dépister. « Cependant, nous sommes encore loin de ces objectifs au regard des statistiques effectuées avec une prise en charge de seulement 60% des personnes vivant avec le VIH par les ARV ou Anti Rétroviraux (niveau national) et 5 757 l’année dernière à Kayes », conclut le représentant du gouverneur. Pour le secrétaire exécutif régional du Haut Conseil National de Lutte contre le SIDA, Soumana Traoré, cette maladie mortelle qui entrave le processus de développement, constitue toujours constitue une urgence sanitaire à l’échelle planétaire malgré les progrès remarquables enregistrés ces vingt dernières années dans la riposte mondiale. Grâce à ces progrès, on note la réduction des nouvelles infections de 60% par rapport à 1995 ; l’amélioration de l’accès à la thérapie antirétrovirale de près de 400% par rapport à 2010 et la réduction des 69% des décès liés au SIDA par rapport au pic de l’année 2004. « Ces progrès ne doivent pas nous faire oublier qu’il n’existe pas jusqu’à présent de vaccin contre le VIH et qu’on ne guérit pas du SIDA », a rappelé M. Traoré Cette journée est une forte recommandation du Sommet mondial des ministres de la Santé tenu à Londres (Angleterre) sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), auquel participaient les représentants de 140 pays. BMS/MD (AMAP)

Bankass : 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles, édition 2024

Bankass, 07 déc (AMAP) La campagne de 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles à Bankass a ete lancé, cette semaine, u service local de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, a constaté sur place l’AMAP. Cette campagne, dont le lancement été présidé par le préfet du Cercle de Bankass, le colonel Aly Sidibé, vise à renforcer la mobilisation sociale pour réduire les cas de violences faites aux femmes et aux filles au Mali. Le thème national retenu cette année est : « Rôles et responsabilités de la famille et la communauté dans la promotion des valeurs pour l’abandon des violences faites aux femmes et aux filles au Mali. » Les intervenants lors de la cérémonie de lancement : le chef de village, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), la cheffe de Service local de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille et le préfet, ont tous souligné l’importance de cette campagne. La prestation d’un troupe théâtrale sur les Violences basées sur le genre a été le temps forts de cette cérémonie de lancement auquel étaient également présent, le 2e adjoint au préfet Amadou Bayoko, le maire de la Commune de Bankass, les représentants des services techniques de l’ État, les groupements des femmes, les jeunes. AKG/MD (AMAP) 

Marché du poisson : La saison du fretin est ouverte

Par Aminata DIARRA Bamako, 5 déc (AMAP) Aux environs de 17 heures, tout le long des logements sociaux, à partir de la grande porte de la « Cité vénézuélienne » jusqu’à la direction générale des Eaux et Forêts sur la route de Ségou, les pastèques, le fourrage, les fruits et légumes ornent les deux côtés de la voie. Mais il n’y a pas que ces produits. Nous sommes dans l’intersaison. Le froid s’installe petit à petit. L’hivernage s’en est allé sur la pointe des pieds laissant derrière lui des perspectives de bonnes récoltes des céréales et produits de consommation. Mais, aussi, une grande promesse de production halieutique comme on peut le constater en faisant un tour dans les différents marchés de la capitale où le fretin trône sur les étals des femmes et hommes spécialisés dans la commercialisation de cette espèce de poisson. En effet, c’est l’abondance de fretins cette année. Et les témoignages ne manquent pas. L’unanimité sur la bonne saison des «tinɛni» est faite et les spécialistes comme les profanes se l’expliquent. Tous s’accordent à lier l’abondance à la saison des pluies précédente qui a vu les cours d’eau déborder et les étangs rejeter le trop-plein. Les uns et les autres reconnaissent aussi la précocité de la saison du tinɛni et l’expliquent par le phénomène climatique. « Cette année, le fretin est vite arrivé. C’est dû aux grandes pluies de l’hivernage et à l’entrée progressive du froid », explique une vendeuse de poisson qui dit pratiquer cette activité depuis plus de 20 ans. L’occasion faisant le larron, une grande partie des vendeurs de poisson se sont lancés dans la commercialisation de cette espèce dont les grands centres de production sont, à en croire plus vendeurs, Mopti, Macina, Markala et San. Ces vendeurs et vendeuses de fretins tirent-ils leur épingle du jeu ? À en croire les unes et les autres, la réponse est affirmative. Fatoumata Sanou affirme subvenir aux besoins de sa famille grâce à la vente du tinɛni : «Par jour, je peux vendre jusqu’à environ 20 000 Fcfa». Tout comme Mme Sanou, sa consœur Djeneba Diaouné se frotte les mains avec cette manne venue des eaux. «Je peux faire un bénéfice de 35 000 Fcfa par jour en cette période», confie-t-elle. Pendant que nous nous entretenons avec Mme Diaouné, arrive Moussa Coulibaly. Client habituel de la vendeuse. Il passe une commande et explique son choix pour la consommation du petit poisson : «Ma famille ne consomme pas de viande, c’est pour cela que je passe chez ma cliente pour me ravitailler vers le petit soir avant de rentrer à la maison.» À LA PLACE DE SELINGUÉ– Les consommateurs n’ont pas de soucis à se faire en cette saison. Tous les marchés sont bien approvisionnés comme on peut le constater en faisant un tour à la place dite de Sélingué. Ici de vieilles tables et de vieux réfrigérateurs et congélateurs sont disposés à même le sol. Sur ces récipients, des quantités de petits poissons autour desquels tournoient des essaims de mouches. Ce jour-là dans cette mini-gare, les femmes semblent être les seules vendeuses présentes sur le marché. Elles appellent et interpellent les passants pour leur proposer avec force détail les petits poissons dont certains commencent déjà à … pourrir. « Ces poissons relativement moins chers ne sont pas pourtant à la portée de tous les revendeurs. La vente en gros se fait par panier. Et ce dernier se négocie entre 20 000 et 25 000 Fcfa », explique Hamara Guindo qui suit des yeux une cargaison en déchargement. « Malgré tout, reconnait-il, chacun tire son épingle du jeu. » « Nous revendons le kilogramme au bas prix à 1 100 Fcfa », dit-il. Une jeune fille, elle aussi, revendeuse de la même marchandise abonde dans le même sens. «Je peux prendre plus de trois paniers par jour et ils sont tous vendus au cours de la journée. Et je ne me plains pas de mon profit», affirme-t-elle sans entrer dans les détails sur ses bénéfices. Et de préciser que sa clientèle n’est pas composée que de femmes, des chefs de famille passent après le travail pour en emporter à la maison.   DELTA CENTRAL DU FLEUVE NIGER – À la direction régionale de la Pêche de Ségou, Moussa Koumaré explique que l’espèce vient en majorité du le delta central du fleuve Niger, dans la Région de Mopti (Centre). « Ils se reproduisent dans cette zone pendant les hautes eaux lorsque toutes les plaines sont inondées et la végétation abondante », explique ce spécialiste. Précisant que « ces alevins apparaissent d’abord dans la zone de Mopti, ensuite avec le retrait des eaux, quand les eaux baissent, ils migrent pour rejoindre les plans d’eaux stables des fleuves. » Moussa Koumaré estime que dans certaines zones (Markala et Macina), la production peut culminer entre 15 à 18 tonnes par jour et peut se poursuive jusqu’en janvier. Et Bekaye Tangara, le chef de service suivi statistique à la direction nationale de la pèche d’expliquer que les fretins représentent 1 à 2% de la production nationale de poisson. Selon lui, il y a des années où la production peut atteindre jusqu’à 2 000 tonnes. Pour cette année, il estime que les prises cumulées pourraient atteindre les 2 000 tonnes, c’est-à-dire 2% de la production nationale. AD/MD (AMAP)