Région de Ségou 2024 : Bilan et défis (Présentation de vœux par le directeur de cabinet du gouvernorat)

Ségou, 08 janv (AMAP) La Direction régionale des Douanes de Ségou, a mobilisé 14 692 987 119 Fcfa, a révélé le directeur de Cabinet du gouverneur, Bréhima Angoïba, lors de la présentation de vœux, mardi, dans la salle de conférence du gouvernorat. « Pendant que la Direction régionale des impôts a mobilisé au compte du Budget de l’Etat, la somme de 6, 227 milliards de Fcfa pour la période de janvier à novembre 2024 soit un taux de réalisation de 91% par rapport à l’objectif annuel », a ajouté Bréhima Angoïba. La rencontre a été un moment pour faire la revue rétrospective des principales activités menées dans les différents domaines de la vie publique au cours de l’année écoulée. Elle a regroupé notamment le président du Conseil régional de Ségou, porte-parole des élus, Siaka Dembélé, le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, les autorités administratives, coutumières, légitimités traditionnelles, les commandants des forces armées et de Sécurité. L’année 2024 a été marquée par de nombreux évènements, au plan national et au niveau régional. Le directeur de cabinet du gouverneur s’est réjoui notamment de la sécurisation des personnes et de leurs biens dans la Région de Ségou, de la mise en œuvre de l’assainissement total piloté par la communauté dans 92 douze villages du Cercle de Baroueli, de l’émission par la Direction régionale du commerce et de la concurrence de 216 intentions d’importation d’une valeur de 9 615 780 Fcfa.Il a aussi salué la tenue des Activités de la 28e édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion marquée par des distributions de vivres aux personnes vulnérables, handicapées et visites aux personnes âgées des Communes de Ségou, de Pélenganna  et de Sebougou et l’appui à la population du village de Farabougou. Il ressort de son discours que 130 points d’eau modernes ont été réalisés par l’Etat et ses partenaires. Le nombre de forages réalisés par le président de la Transition s’élève à 11. Egalement 1 800 tonnes de sucre ont été affectés à la région pour faire face aux besoins de la population durant le mois de ramadan. Et la prise en charge des dépenses de fonctionnement des services déconcentrés et décentralisés en 2024 s’est élevée 30 365 029 628 Fcfa ; Sur le plan scolaire les résultats des examens durant l’année scolaire 2023-2024 affichent pour le Diplôme d’études fondamentales (DEF) 34,36% et le Baccalauréat général 21,51%. M. Angoïba a invité à l’ensemble des travailleurs de continuer à servir avec le même dévouement, le même engagement et la même énergie qu’en 2024. Il a encouragé « l’esprit de bonne collaboration » et exhorté « à persévérer pour des résultats encore meilleurs au profit des populations. » Pour mener à bien les différentes missions, le directeur régional du développement social et de l’économie solidaire Dramane Coulibaly a, au nom des directeurs régionaux, du personnel des services techniques de la Région de Ségou, souhaité la prise en charge d’un certain nombre de difficultés parmi lesquelles la vétusté, voir l’insuffisance des équipements et matériels de services. La presse ségovienne, a par la voix de notre consoeur Ramata Konaté, directrice régionale de l’ORTM, souhaité plus d’accompagnement des services déconcentrés de l’Etat, plus de collaboration entre la presse et ces services. D’autant plus que l’année 2024 a été très difficile pour la presse avec le retrait de plusieurs partenaires, la fermeture de certaines ONG, le renoncement de contrats par certaines structures à cause des difficultés d’ordre politique et économique qui ont entrainé des manques à gagner au niveau des radios, empêchant le paiement de la redevance et conduisant à la fermeture de certaines d’entre elles par la Haute autorité de la communication (HAC). La presse a également sollicité l’implication du gouvernorat pour l’acquisition d’équipements (ordinateurs, logistiques, dictaphones, caméras) pour les media, l’implication de la presse régionale dans la couverture des activités des hautes autorités du pays, du gouverneur et des services publics, l’instauration d’un cadre d’échanges semestriel entre le gouverneur et la presse régionale, l’organisation des sessions de formation au profit des hommes de média, l’enlèvement des ordures dans la cour de l’ORTM. Et, enfin, un chargé de communication du gouvernorat à l’instar des autres régions en vue de faciliter le travail des journalistes. ADS/MD (AMAP)      

Bijoux en argent et plaqué or : Tout ce qui brille n’est pas de l’or

Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 07 déc (AMAP) L’argent trempé dans l’or, également appelé «or plaqué» ou plaqué or, est un bijou au design inspiré de celui de l’or, notamment du style «Djeddah». Il est souvent difficile de le distinguer de l’or véritable. Cette parure, de plus en plus apprécié par les femmes, offre une alternative abordable pour celles qui souhaitent l’élégance de l’or, sans en supporter le coût. Réalisé désormais à l’aide de machines, ce procédé moderne remplace les techniques artisanales d’autrefois. Fatoumata Diaby, surnommée Latifa, vendeuse de bijoux depuis plus de six ans, affirme que l’argent trempé est actuellement très en vogue. Assise dans sa boutique à Magnambougou (Commune VI de Bamako), elle pèse une chaîne pour en estimer le prix. La commerçante explique que ce type de bijou est apparu il y a longtemps, mais demeurait un secret bien gardé. Elle souligne que ces ornements sont un coût abordable. « C’est un bon bijou car il est en argent et recouvert d’or. En plus, on peut le replonger dans le bain d’or lorsqu’il noircit. Nous avons ici des produits et des machines qui le rendent identique à l’or », précise Faty Diaby, dont les produits proviennent de Dubaï. Elle précise que le prix de l’argent augmente parfois parallèlement à celui de l’or, car le procédé inclut de l’or. Au début, le gramme coûtait 3 000 Fcfa, mais il est maintenant à 3 500 Fcfa, l’or atteignant presque 50 000 Fcfa le gramme. L’avantage de ce modèle, selon elle, est qu’il peut être transformé en argent blanc si l’on souhaite changer de couleur. «L’entretien est simple. En le nettoyant avec de l’eau tiède et le détergent après chaque utilisation, il peut rester intact pendant des années », assure Latifa, qui vend ses articles en gros et au détail. Elle souligne que ses clients incluent des amateurs de bijoux soucieux de leur budget et, même, des personnes fortunées souhaitant varier leur collection sans mélanger leurs bijoux avec l’or. « En termes de bénéfices, on ne dépasse pas 1 000 Fcfa par bijou. Notre stock est souvent écoulé en moins de dix jours », dit-elle. IDENTIQUE À L’OR – Mamou Sow, Une cliente, est présente lors de notre passage. « Ces bijoux en argent sont de qualité et le revêtement en or donne un résultat magnifique. Ce nouveau design Djeddah, identique à l’or, me motive à l’acheter. Lors des cérémonies, on me demande souvent si mes bijoux sont en or », confie-t-elle, en essayant une paire de boucles d’oreilles. Djénéba Traoré, Malienne vivant en Côte d’Ivoire, commercialise également de l’argent trempé. Elle indique qu’il est différent de l’or, car il peut se déteindre après un certain temps. « Mes clients l’achètent pour pallier le manque d’or, devenu très coûteux. Après plusieurs utilisations, il peut perdre son éclat. Ce que j’explique toujours clairement aux acheteurs », dit-elle. Ce bijou reste très prisé, puisqu’il est polyvalent et s’adapte à toutes les occasions avec élégance, que ce soit pour une sortie en ville ou une soirée. Factory Mali, une industrie spécialisée dans la transformation des bijoux en or et en argent, fabrique de l’argent trempé localement grâce à des machines similaires à celles de Dubaï. Souleymane Traoré, son directeur général, explique que face à la demande croissante, il a investi dans des machines pour la production nationale. Debout derrière son comptoir, il fait face à 2 kg de production qu’il vient de tremper dans un liquide d’or. Il tient dans ses mains une boucle d’oreille et une chaine pesant 10 grammes pour un coût estimé à 27 500 Fcfa. « Nos produits sont très appréciés dans la sous-région. Initialement, je voulais produire à Dubaï, mais j’ai décidé de le faire ici pour contribuer au développement du Mali », dit-il, expliquant que l’argent blanc est importé. Notre interlocuteur affirme que ses bijoux sont trempés dans trois bains et un dernier contenant du liquide d’or pur. A Factory Mali, des articles sont cédés à 1 250 Fcfa en gros, ce qui permet à chacun d’y trouver son compte. Et en détail, il faut débourser 2 000 Fcfa contre 2 400 en gros à Dubaï. « J’ai eu le témoignage de plusieurs personnes dans la sous région confirmant qu’il préfère mes designs à celui de Dubaï à cause de la couleur. Parce qu’il y a des clandos à Dubaï qui ne sont pas reconnus et qui vendent de la mauvaise qualité », fait savoir celui qui travaille avec une trentaine de personnes actuellement. Souleymane Traoré ajoute que ces bijoux sont trempés dans trois liquides et le quatrième se fait avec le liquide de l’or appelé lingot. PRIX ABORDABLES – Ces détails sur le prix et la qualité du produits fournis par Souleymane Traoré semblent motiver le choix de Fatoumata Haïdara pour le plaqué or. Cette jeune mariée raconte avoir opté pour des bijoux en argent trempé dans l’or, qu’elle juge plus accessibles et tout aussi beaux que l’or. « Avec 80.000 Fcfa, j’ai pu acheter trois ensembles de bijoux complets et quelques boucles d’oreilles. Ce montant n’aurait même pas suffi pour acheter trois grammes d’or », conclut-elle avec satisfaction. Bana Coulibaly, qui opère dans l’achat et la vente des bijoux de Dubaï à Bamako, depuis une vingtaine d’années, nuance cette comparaison entre le plaqué or et l’or véritable. Ce spécialiste en bijoux précise que le plaqué or Djeddah est un ensemble de colliers non dégradables avec de très jolies couleurs et motifs en fleur. « Contrairement à l’or, soutient-il, l’argent ternit, provoquant une coloration brun clair qui s’assombrit jusqu’à devenir brun foncé, et finalement, gris foncé ou noire ». Et d’ajouter qu’avec l’or plaqué, le principal avantage est son prix inférieur par rapport à l’or massif. « Généralement, l’or utilisé pour le placage est un or de 14 ou de 18 carats. Les bijoux dorés à l’or fin sont recouverts d’une épaisseur d’or qui se situe entre 0,3 et 1 micron d’or », signale-t-il. Le commerçant note que les gens achètent des bijoux plaqués or parce qu’ils sont durables

Cercle de Tenenkou Démarrage de la campagne de vaccination 2024- 2025 du cheptel

Tenenkou, 06 janv (AMAP) Le préfet Mamadou Dao, a donné, lundi, le clap de départ  de la campagne de vaccination du cheptel dans le Cercle de Tenenkou (Centre), après le lancement officiel de la campagne nationale de vaccination, le 14 décembre 2024, à Konobougou, par le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Le maire de la Commune urbaine de Tenenkou, Allaye Cissé, s’est réjoui de l’organisation de cette campagne avant d’inviter les éleveurs à  se mobiliser pour une réussite totale. Le mandataire de Tenenkou central, Sirafa Traoré, a salué cette initiative des autorités avant de rappeler que la vaccination est cruciale dans la prévention des maladies qui touchent les animaux. Il a invité les leaders communautaires à se mobiliser pour que le maximum de têtes puissent être vaccinés. Il a égrené quelques difficultés auxquels ils sont confrontés. Il s’agit de l’inaccessibilité de certains parcs du fait de la crue, l’automédication et la vétusté des parcs de vaccination dans le cercle. Le préfet Mamadou Dao s’est félicité de l’organisation de cette campagne de vaccination avant de rappeler la place de choix qu’occupe l’élevage dans le cercle de Tenenkou.  Selon lui, cette « campagne de vaccination revêt une importance capitale pour la préservation du cheptel et la lutte contre les maladies qui impactent directement et négativement la sécurité alimentaire et les revenus des éleveurs dont le manque à gagner est colossal. » Il a aussi invité les présidents des coopératives d’éleveurs à s’investir davantage et à intensifier la sensibilisation pour que cette campagne 2024- 2025 atteigne les résultats escomptés. Après son intervention, le chef de l’exécutif local a administré la première dose de vaccin à un taureau. Plusieurs spécialistes ont constaté que l’état des animaux n’est pas du tout reluisant et satisfaisant cette année « à cause de plusieurs facteurs , entre autres, l’insécurité, la forte pluviométrie et la crue observée cette année dans le cercle. » Selon nos interlocuteurs, l’insécurité a empêché les animaux de rejoindre leur zone de transhumance habituelle entraînant une concentration des animaux dans les zones d’attentes et, par ricochet, du surpâturage. Par ailleurs, la crue a submergé les zones de pâturages avec pour conséquences beaucoup d’eau et peu d’herbes. Une situation qui a entraîné une sous-alimentation des animaux les rendant plus vulnérables aux maladies. Selon cette même source, les animaux sont touchés par plusieurs maladies notamment la péripneumonie contagieuse bovine appelée « Boutial » en peulh, une maladie très contagieuse qui commence à décimer certains troupeaux de la zone. Pour prévenir toute désillusion, le maître mot demeure la vaccination rien que la vaccination. Le Cercle de Tenenkou, zone d’élevage par excellence, compte de troupeaux estimés à plusieurs dizaines de milliers de têtes, toutes espèces confondues. Ici l’élevage est plus qu’une activité, c’est surtout un facteur d’identification pour certaines communautés, une identité culturelle surtout en cette année 2025, année de la culture décrétée par le président de la Transition lors de ses vœux du nouvel An. Des communautés qui ont un lien séculier avec le bétail qui mérite d’être protégé pour la leur survie, surtout en cette période où le monde subit de plein fouet les effets néfastes des changements climatiques. L’actuelle campagne de vaccination va durer plusieurs jours et permettra de lutter contre la péripneumonie contagieuse bovine, la peste des petits ruminants, les pasteurelloses, la maladie de Newcastle, la variole aviaire, la bronchite infectieuse, les charbons et bien d’autres maladies qui touchent les animaux. La cérémonie de lancement a enregistré également la présence du sous- préfet de l’arrondissement central, le lieutenant Boubacar Sissoko, du représentant du commandant de la brigade territoriale de gendarmerie, du représentant du secteur de l’élevage, du président de la Chambre locale d’agriculture, du représentant du chef de village, du président de l’association Tabital Pulaaku, du mandataire de Tenenkou central  et de nombreux éleveurs. AS/MD (AMAP)

Mopti : Atelier d’information des services techniques sur le RAMU

Mopti, 06 janv (AMAP) La direction nationale de la protection sociale et de l’économie solidaire en collaboration avec la direction régionale du développement social de Mopti a organisé un atelier d’information et de sensibilisation sur le Régime assurance maladie universelle (RAMU), du 29 et 30 décembre dernier dans la salle de réunion de la direction régionale de l’hydraulique de Mopti. Cette rencontre visait une meilleure appropriation du processus par les acteurs (collectivités, services techniques et organisations mutualistes) des Régions de Mopti, Bandiagara, Douentza, Gao, Menaka, Kidal, Taoudéni, San et Tombouctou et à informer les acteurs clés de la mise en œuvre du RAMU à la base sur la problématique de la couverture maladie universelle au Mali, son montage institutionnel. Il s’agissait aussi de leur faire comprendre les relations entre la Caisse nationale d‘assurance maladie (CANAM) et ses prestataires, les Organismes gestionnaires délégués ; l’état d’avancement des textes du RAMU et les dispositions prises dans le cadre de son opérationnalisation. Dans son mot de cadrage, le représentant du directeur national, Abdoulaye Dème a rappelé que bénéficié d’une assurance de couverture sanitaire au Mali est un droit constitutionnel pour tous les citoyens. L’atteinte de cet objectif selon lui requiert la levée de certaines barrières organisationnelles et financières. Selon le technicien, le RAMU est composé des dispositifs contributifs et des dispositifs non contributifs constitué des catégories de personnes assujettis de l’AMO, les acteurs du secteur informel, du monde agricole et des professions libérales affiliés à une mutuelle et les assujettis au RAMED et les bénéficiaires des gratuités. Donc, selon M. Dème, qui a conduit la délégation de la direction nationale de la protection sociale, le RAMU est l’unification des trois régimes pour une mise en œuvre efficace et efficiente de la politique nationale de protection sociale à travers la couverture sanitaire . « Pour relever le défi de l’accessibilité financière aux services de santé, le Mali a opté pour trois stratégies : le  développement des mutuelles de santé pour le secteur informel et agricole, constitué de près de 78% de la population au Mali ; l’instauration du régime de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) qui couvre 17% de la population pour les fonctionnaires (civils et militaires), les parlementaires et les travailleurs salariés et le Régime d’assistance médicale (RAMED) qui couvre 5% de notre population, pour une assurance maladie totale des populations de notre pays. Cependant, dans la mise en œuvre de ces dispositifs, la couverture du monde agricole et du secteur informel reste un défi majeur pour la réussite du RAMU en chantier » a indiqué le conseiller aux Affaires administrativés, Abdoulaye Daga Théra, représentant le gouverneur qui a présidé la céremonie d’ouverture. A travers des présentations sur les régimes en place, le RAMU en chantier, les travaux de groupe et les restitutions en plénières, les participants ont enrichi leurs compétences sur les forces, les faiblesses, les enjeux et les menaces sur les régimes qui concourent à l’amélioration de la couverture sanitaire des populations. La cérémonie d’ouverture  s’est déroulée en présence du directeur régional du développement social et de l’économie solidaire de Mopti, Moussa Alassane Samaké. DC/MD (AMAP)  

Kayes : Vingt journalistes et animateurs se forment au journalisme sensible aux conflits

Kayes, 06 janv (AMAP) Quelque 20 journalistes et animateurs de l’audiovisuelle et de la presse écrite de la coordination régionale de l’Union des radios télévisions libres (URTEL) de Kayes ont participé, dimanche, à un atelier sur le « Journalisme sensible aux conflits » Cette session, dans le cadre du festival KayiKumben, un événement culturel de la Cité des rails, en partenariat avec Touly’s Diamond Builder, était animée par nos confrères Salif Sanogo (ancien directeur général de l’Office de radio-télévision du Mali (ORTM) et Alfousseiny Sidibé (chargé de mission au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale). Les organiseurs de cette formation entendaient outiller les journalistes et animateurs pour leur permettre d’assurer une bonne couverture des conflits afin de promouvoir la réconciliation et la compréhension mutuelle au Mali. Les communications ont surtout porté sur les devoirs et rôles du journaliste, la collecte et le traitement de l’information, la loi sur la cybercriminalité et des exercices sur la diction, sans oublier le partage d’expériences. De nos jours, de nombreux écueils dont les fakes news, entravent la bonne pratique du journalisme. « Les fausses nouvelles ont toujours existé. Cependant, ce qui est nouveau, c’est leur viralité, à l’ère du numérique. Les fausses informations ont toujours nui à la démocratie. Aujourd’hui, leur mode de diffusion est devenu un danger », a déploré le général de brigade Moussa Soumaré, gouverneur de la Région de Kayes, qui a présidé la cérémonie d’ouverture. Selon le chef de l’exécutif régional, « le gouvernement s’attend à ce que les organes de presse, publics comme privés, soutiennent les efforts des Forces Armées du Mali (FAMa) dans le combat pour la défense de la souveraineté de notre pays et contribuent au processus de refondation de l’Etat. » D’où l’opportunité de cette session de formation qui permet aux journalistes et animateurs de renforcer leurs capacités, de maîtriser les questions d’éthique et de déontologie et d’échanger sur leurs expériences dans la pratique du métier. « En couvrant les conflits dans le but d’informer les populations, les journalistes apparaissent non seulement comme des témoins de l’histoire, mais aussi des acteurs essentiels dans la gestion de ces crises. Mais, la manière dont les femmes et les hommes des médias rapportent les faits peut soit apaiser les tensions soit les exacerber. », a dit le gouverneur. Or, comme l’a souligné Lassana Cissé de Touly’s Builder Diamond, Cissé, « le journalisme sensible aux conflits exige une compréhension profonde des dynamiques des conflits, une maîtrise des principes d’éthiques et un engagement en faveur de la vérité et de l’impartialité. Le formateur Salif Sanogo a promu au coordinateur régional de l’URTEL, Issaka Coulibaly, que son équipe reviendra dans la Cité des rails pour une autre formation, plus pratique, qui sera élargie aux 10 cercles de la région. BMS/MD (AMAP)  

Conseil d’administration de l’AMAP : L’excellence éditoriale et la transformation digitale au menu du budget 2025

Bamako, 02 janv (AMAP) Les administrateurs, lors de la 47è session ordinaire du Conseil d’administration de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), ont examiné, jeudi, le plan stratégique jusqu’en 2027 que la direction générale a élaboré, figurant au nombre des cinq points inscrits à l’ordre du jour. Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a présidé les travaux, qui se sont tenus au ministère en charge de la Communication. Les administrateurs ont adopté le compte-rendu de la 46è session ainsi que le programme des activités et projet de budget 2025. Ils ont égalementf ait le point de l’exécution des recommandations. Le plan stratégique (2025-2027) dont l’exécution est adossée au programme d’activités et au projet de budget 2025, est bâti sur 5 axes. Il s’agit de la diversification des activités, la transformation numérique, l’excellence éditoriale, le renforcement de la gouvernance et la performance financière. Selon le président du Conseil d’administration (PCA), ce plan stratégique a la particularité d’avoir eu « une forte dose d’inclusivité dans son élaboration avec l’ensemble des directions techniques et de leurs agents respectifs. » Alhamdou Ag Ilyène a renchéri qu’à travers ce plan, il s’agit pour l’AMAP, d’améliorer ses outils, produits et services « tout en perfectionnant ses agents afin que la structure devienne davantage compétitive et solide. » Pour ce faire, le ministre chargé de la Communication a cité les actions phares attendues pour la transformation de l’AMAP. Parmi celles-ci, on note « la relance de l’agence d’information, organe stratégique pour un État dans un contexte de guerre informationnelle et communicationnelle, le positionnement de l’imprimerie pour faire face à la demande nationale en termes d’impression de documents officiels et administratifs à gros tirage. » S’y ajoutent la refonte de la maquette du quotidien national «L’Essor», avec une ergonomie plus attrayante, de nouvelles rubriques, l’augmentation des pages en couleurs de 4 à 8 et de la pagination de 16 à 24 pages. « Il est notamment prévu la relance de la presse communautaire dans un contexte de nouvelle législation sur les langues nationales devenues officielles, ainsi que l’opérationnalisation d’une rédaction Web et l’introduction du journalisme de données ou data journalisme ». Un plan ambitieux de rénovation et de modernisation du parc de panneaux d’affichage publicitaires viendra couronner ces actions. Pour le ministre Ag Ilyène, la redynamisation ou la mise en place des services commerciaux, marketing, de recouvrement et de relations publiques font partie de ce plan. On peut également citer le développement de nouvelles applications Web et l’acquisition de systèmes virtuels de gestion et d’information. Sans oublier la relance des projets de construction du bâtiment de la direction générale à Bamako et de la représentation régionale de Sikasso ainsi que celle de Kidal. La mise à disposition de toutes les plateformes physiques et numériques de l’AMAP renforcera la stratégie de communication de la Confédération des États du Sahel. « À terme, ce plan, s’il est bien exécuté et évalué chaque année, devrait permettre à l’AMAP de se positionner, sinon de se repositionner comme l’outil stratégique d’information et de communication tel que l’ont voulu les législateurs. Nous en attendons à coup sûr, les premiers résultats dès cette année », a assuré le ministre chargé de la Communication. Cela sera possible grâce à un projet de budget estimé à près de 2,463 milliards de Fcfa pour l’exercice 2025. Les ressources propres s’élèvent à environ 1,543 milliards de Fcfa contre une subvention de l’État chiffrée à un peu plus de 920 millions de Fcfa. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence des administrateurs représentant les pouvoirs publics, les consommateurs, le personnel ainsi que le directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane. FC/MD (AMAP)

Suspension de l’exportation des produits oléagineux : L’huile alimentaire disponible et à prix abordable

Par Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 03 janv (AMAP) Nos transformateurs locaux saluent la décision prise par les autorités de suspendre, de façon temporaire, l’exportation de certains produits oléagineux du Mali. « La suspension temporaire de l’exportation des amandes de karité est une décision qui favorise le développement industriel du pays. Cette mesure incite les transformateurs locaux à augmenter leur capacité de production et à encourager la création d’emplois tout au long de la chaîne de valeur », explique Kancou Keita Cissé, directrice de Mali-Shi, première unité industrielle de transformation des amandes de karité au Mali. Mme Cissé que nous avons Rencontrée dans son bureau, estime que la décision « permet de conserver une plus grande part de la richesse générée par cette filière au sein de l’économie nationale. » Elle précise que cette ressource est valorisée localement par la production de beurre de karité et de tourteaux. Son entreprise a pour mission de soutenir l’économie locale en transformant les amandes au Mali, contribuant ainsi à la création d’emplois et de valeur ajoutée nationale. Plus de 12 000 femmes collectrices regroupées en coopératives collaborent avec Mali-Shi. « Cette suspension représente une opportunité de sécuriser l’approvisionnement en matières premières, car jusqu’à présent, l’usine ne parvenait pas à produire à pleine capacité », révèle la directrice de l’entreprise Mali-Shi. Selon elle, son entreprise dispose d’une capacité de transformation de 30 000 tonnes d’amandes de karité par an, ce qui permet de produire environ 12 000 tonnes de beurre de karité. Elle s’engage à maximiser cette opportunité en renforçant ses partenariats locaux, en augmentant la production et en valorisant chaque composant de l’amande, au bénéfice de l’économie nationale. La Fédération nationale des producteurs d’huile et d’aliments de bétail du Mali, regroupe plus de 115 huileries. Son secrétaire général, Boubacar Sidiki Diabaté, indique que la fédération utilise toute la production de graines de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) et en importe du Brésil, pour environ 350 000 tonnes. « L’huile que nous produisons ne couvre pas les besoins de consommation de la population. Chaque année, nous constatons que le marché est inondé d’huile venant de n’importe où. Lors de mon voyage au Brésil pour le compte de ma fédération, j’ai étudié les possibilités de diversification afin de reproduire ces modèles au Mali. En cette période d’insécurité, le suivi est cependant compliqué », explique-t-il. Face à l’insuffisance des graines de coton, la fédération explore la transformation d’autres produits oléagineux comme substits, notamment le soja, l’arachide et le sésame. Boubacar Sidiki Diabaté souligne que son organisation produit entre 40 et 50 millions de litres d’huile par an. « L’État a organisé deux ateliers pour encourager les acteurs à diversifier leurs produits. Certains testent actuellement le soja, l’arachide et même la noix de karité. Nous avons besoin d’une structure pour encadrer ces filières, comme le fait la CMDT la graine de coton », dit-il, rappelant que l’exportation de graines de coton est interdite au Mali depuis plus d’une décennie. Le président de la filière sésame, Soumaila Coulibaly, affirme que cette interdiction concrétise une vieille revendication des acteurs agricoles dont la vision est axée sur le développement de la production, de la transformation et de la commercialisation en produisant des biens de qualité supérieure à moindre coût. « Nous avons discuté pour préserver les acquis de la filière sésame, notamment concernant le prix. Toute transformation repose sur une production suffisante. Avec le prix fixé à 600 Fcfa, nous espérons maintenir l’intérêt des producteurs », déclare Soumaila Coulibaly. Il insiste sur l’importance de la collaboration entre les acteurs de la chaîne de valeur, de la production au stockage, jusqu’à la transformation et la commercialisation, pour maximiser les bénéfices pour le pays. Abdoulaye Konaté est le président du marché de Ouolofobougou. Il estime qu’à travers cette décision, les autorités souhaitent promouvoir la transformation locale et garantir un approvisionnement adéquat des usines. Cependant, il plaide pour que certaines variétés d’arachides, comme celles destinées à l’huile, soient transformées localement, tandis que d’autres, comme les arachides fraîches, puissent être exportées. « L’arachide fait vivre des milliers de personnes au Mali. Nous pensons que les usines ne peuvent pas absorber toute la production. L’exportation est donc essentielle, même pour l’État », pense-t-il. Lors de la signature du protocole sur la décision de suspension, le directeur général du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC), Zédion Dembélé, a expliqué que l’objectif principal est d’assurer l’engagement des unités locales à acheter les stocks disponibles. « Une fois les besoins en matières premières couverts, les excédents pourront être exportés », a-t-il précisé. Cette mesure vise à approvisionner les industries tout en garantissant des prix équitables pour les producteurs. La mesure permettra, selon lui, de rendre l’huile alimentaire accessible aux populations à des prix abordables et en continu. FMS/MD (AMAP)

Baco-Djicoroni Golf : Deux trafiquants de drogue tombent

Bamako, 2 janv (AMAP) Deux individus suspectés de trafic international de drogue ont été interpellés, dimanche dernier, par le commissariat de police de Korofina Nord, en collaboration avec celui de Baco-Djicoroni ACI, ont indiqué sources policières. G.F et O.D sont tous deux dans la vingtaine et appartiennent à ce que les limiers ont qualifié de réseau de trafiquants. Selon les mêmes sources, le duo a longtemps opéré sans s’inquiéter. Les policiers les ont suivis. Après un long moment de filature, ils sont finalement tombés. Leur interpellation fait suite à une plainte émanant d’une citoyenne qui a saisi le commissariat de police de Korofina Nord. Une enquête a été ouverte et a permis l’interpellation des deux suspects. De sources policières, quelques jours auparavant, plus précisément à la date du 13 décembre 2024, le commissariat est saisi par une citoyenne à propos d’un colis suspect en sa possession. Un colis de chaussures avec de la cocaïne dissimulée pour être expédié vers France. La dame, soupçonnant une activité illicite, a alors déposé le paquet incriminé au commissariat et a porté plainte. Après vérification, les policiers y ont trouvé 08 boules de cocaïne, 04 paires de chaussures pour femmes et 06 robes en tissu brodé, le tout emballé dans un sachet bleu. Le poids de la cocaïne saisie serait estimé à quelques centaines de grammes. La valeur marchande est de 25 000 Fcfa par gramme. À la suite de cette découverte, les enquêteurs de la Brigade des recherches ont activé leur renseignement. Ce qui a permis de mettre la main sur les deux suspects dans un appartement à Baco-Djicoroni-Golf, en Commune VI de Bamako. Il ressort des investigations que O.D, considéré comme le principal suspect, aurait des liens avec un important réseau de trafic de drogue basé en République de Guinée, qui utilise le Mali comme pays de transit vers l’Europe. Lors de son interrogatoire, il a avoué avoir expédié à plusieurs reprises des quantités significatives de drogue vers l’Europe via des personnes ignorant le contenu des colis. Après audition, le duo a été déféré devant un juge pour répondre des faits. Les enquêtes se poursuivent pour le démantèlement total du réseau TC/MD (AMAP)  

Formation des jeunes diplômés sans emploi de Kangaba

Kangaba, 31 déc (AMAP) Une session de renforcement des capacités des jeunes diplômés sans emploi de Kangaba s’est tenue, du 29 au 30 décembre 2024, au Service local de l’emploi et de la formation professionnelle, avec le partenariat technique du Centre d’étude et de formation multifonctionnelle (CEFOM). Selon le chef du Service local de l’emploi et de la formation professionnelle, Chénou Sinayoko, le but de cette session « est de renforcer les capacités et les compétences des jeunes demandeurs d’emploi du Cercle de Kangaba en rédaction administrative, notamment sur les techniques de recherche d’emploi. » Par l’acquisition des techniques de rédaction administrative, cette formation, toujours selon M. Sinayoko, « facilitera leur employabilité et amorcera également leur intégration socioprofessionnelle pour un développement harmonieux du cercle. » Cet atelier plusieurs autres objectifs à savoir renforcer les connaissances antérieures des jeunes sur la rédaction administrative, doter et outiller les jeunes pour pouvoir répondre à tous les types d’appels d’offres, faciliter et préparer le processus d’intégration professionnelle des jeunes. Pour atteindre ces objectifs l’expert en formation du CEFOM s’est entretenu avec les participants sur plusieurs thématiques au nombre desquelles la production d’un Curriculum Vitae, la lettre de motivation, la constitution d’un dossier de candidature et les échanges d’expériences en matière de recherche d’emploi. La session a pris fin par la remise d’une attestation à tous les participants. SD/MD (AMAP)

Kangaba : Mission nationale de supervision des sites et permis miniers par le ministère en charge de l’Environnement

Kangaba, 30 déc (AMAP) Une mission nationale du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement (MEADD) durable conduite par son Secrétaire général, Mamadou Haidara, a séjourné ce week-end dans le Cercle de Kangaba pour superviser des activités de contrôle et constater de l’état de dégradation des domaines forestier et faunique. Dans les communes rurales de Nouga et de Benkadi où elle s’est rendue, la mission, accompagnée par le sous-préfet central de Kangaba, Chekou Ag Alkalifa, a sillonné quelques sites et permis miniers, de même que les rives du fleuve Niger où les dragues sont nombreux. « Six mois après une première mission de supervision sur terrain, le constat est amer, alarmant et désolant », selon le chef de mission et le chef de Cabinet, Modibo Sacko. La dégradation des terres est très avancée sur de larges étendues. Sur le fleuve Niger, des dizaines de dragues opèrent sans arrêt. Pour le Secrétaire général du MEADD il faut prendre « des dispositions urgentes pour réparer tout ce qui a été détruit. » Quant au chef de Cabinet, il a dit que « les exigences sur les permis d’exploitation sont foulées au pied ». Sur ces mêmes permis « il y a d’autres inégalités, notamment la sous-traitance », a-t-il ajouté. Cette mission fera le point de toutes ces situations pour qu’en 2025, de nouvelles mesures soient prises pour arrêter définitivement la dégradation du domaine forestier et faunique d’une part et préserver notre environnement d’autre part. La mission s’est achevée dans la commune rurale de Benkadi, notamment à Narena et à Kouremalé par la visite des sites d’orpaillage et permis d’exploitation d’or en compagnie du sous-préfet de Narena. SD/MD (AMAP)