Kayes : Vingt journalistes et animateurs se forment au journalisme sensible aux conflits

Kayes, 06 janv (AMAP) Quelque 20 journalistes et animateurs de l’audiovisuelle et de la presse écrite de la coordination régionale de l’Union des radios télévisions libres (URTEL) de Kayes ont participé, dimanche, à un atelier sur le « Journalisme sensible aux conflits » Cette session, dans le cadre du festival KayiKumben, un événement culturel de la Cité des rails, en partenariat avec Touly’s Diamond Builder, était animée par nos confrères Salif Sanogo (ancien directeur général de l’Office de radio-télévision du Mali (ORTM) et Alfousseiny Sidibé (chargé de mission au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale). Les organiseurs de cette formation entendaient outiller les journalistes et animateurs pour leur permettre d’assurer une bonne couverture des conflits afin de promouvoir la réconciliation et la compréhension mutuelle au Mali. Les communications ont surtout porté sur les devoirs et rôles du journaliste, la collecte et le traitement de l’information, la loi sur la cybercriminalité et des exercices sur la diction, sans oublier le partage d’expériences. De nos jours, de nombreux écueils dont les fakes news, entravent la bonne pratique du journalisme. « Les fausses nouvelles ont toujours existé. Cependant, ce qui est nouveau, c’est leur viralité, à l’ère du numérique. Les fausses informations ont toujours nui à la démocratie. Aujourd’hui, leur mode de diffusion est devenu un danger », a déploré le général de brigade Moussa Soumaré, gouverneur de la Région de Kayes, qui a présidé la cérémonie d’ouverture. Selon le chef de l’exécutif régional, « le gouvernement s’attend à ce que les organes de presse, publics comme privés, soutiennent les efforts des Forces Armées du Mali (FAMa) dans le combat pour la défense de la souveraineté de notre pays et contribuent au processus de refondation de l’Etat. » D’où l’opportunité de cette session de formation qui permet aux journalistes et animateurs de renforcer leurs capacités, de maîtriser les questions d’éthique et de déontologie et d’échanger sur leurs expériences dans la pratique du métier. « En couvrant les conflits dans le but d’informer les populations, les journalistes apparaissent non seulement comme des témoins de l’histoire, mais aussi des acteurs essentiels dans la gestion de ces crises. Mais, la manière dont les femmes et les hommes des médias rapportent les faits peut soit apaiser les tensions soit les exacerber. », a dit le gouverneur. Or, comme l’a souligné Lassana Cissé de Touly’s Builder Diamond, Cissé, « le journalisme sensible aux conflits exige une compréhension profonde des dynamiques des conflits, une maîtrise des principes d’éthiques et un engagement en faveur de la vérité et de l’impartialité. Le formateur Salif Sanogo a promu au coordinateur régional de l’URTEL, Issaka Coulibaly, que son équipe reviendra dans la Cité des rails pour une autre formation, plus pratique, qui sera élargie aux 10 cercles de la région. BMS/MD (AMAP)  

Conseil d’administration de l’AMAP : L’excellence éditoriale et la transformation digitale au menu du budget 2025

Bamako, 02 janv (AMAP) Les administrateurs, lors de la 47è session ordinaire du Conseil d’administration de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), ont examiné, jeudi, le plan stratégique jusqu’en 2027 que la direction générale a élaboré, figurant au nombre des cinq points inscrits à l’ordre du jour. Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a présidé les travaux, qui se sont tenus au ministère en charge de la Communication. Les administrateurs ont adopté le compte-rendu de la 46è session ainsi que le programme des activités et projet de budget 2025. Ils ont égalementf ait le point de l’exécution des recommandations. Le plan stratégique (2025-2027) dont l’exécution est adossée au programme d’activités et au projet de budget 2025, est bâti sur 5 axes. Il s’agit de la diversification des activités, la transformation numérique, l’excellence éditoriale, le renforcement de la gouvernance et la performance financière. Selon le président du Conseil d’administration (PCA), ce plan stratégique a la particularité d’avoir eu « une forte dose d’inclusivité dans son élaboration avec l’ensemble des directions techniques et de leurs agents respectifs. » Alhamdou Ag Ilyène a renchéri qu’à travers ce plan, il s’agit pour l’AMAP, d’améliorer ses outils, produits et services « tout en perfectionnant ses agents afin que la structure devienne davantage compétitive et solide. » Pour ce faire, le ministre chargé de la Communication a cité les actions phares attendues pour la transformation de l’AMAP. Parmi celles-ci, on note « la relance de l’agence d’information, organe stratégique pour un État dans un contexte de guerre informationnelle et communicationnelle, le positionnement de l’imprimerie pour faire face à la demande nationale en termes d’impression de documents officiels et administratifs à gros tirage. » S’y ajoutent la refonte de la maquette du quotidien national «L’Essor», avec une ergonomie plus attrayante, de nouvelles rubriques, l’augmentation des pages en couleurs de 4 à 8 et de la pagination de 16 à 24 pages. « Il est notamment prévu la relance de la presse communautaire dans un contexte de nouvelle législation sur les langues nationales devenues officielles, ainsi que l’opérationnalisation d’une rédaction Web et l’introduction du journalisme de données ou data journalisme ». Un plan ambitieux de rénovation et de modernisation du parc de panneaux d’affichage publicitaires viendra couronner ces actions. Pour le ministre Ag Ilyène, la redynamisation ou la mise en place des services commerciaux, marketing, de recouvrement et de relations publiques font partie de ce plan. On peut également citer le développement de nouvelles applications Web et l’acquisition de systèmes virtuels de gestion et d’information. Sans oublier la relance des projets de construction du bâtiment de la direction générale à Bamako et de la représentation régionale de Sikasso ainsi que celle de Kidal. La mise à disposition de toutes les plateformes physiques et numériques de l’AMAP renforcera la stratégie de communication de la Confédération des États du Sahel. « À terme, ce plan, s’il est bien exécuté et évalué chaque année, devrait permettre à l’AMAP de se positionner, sinon de se repositionner comme l’outil stratégique d’information et de communication tel que l’ont voulu les législateurs. Nous en attendons à coup sûr, les premiers résultats dès cette année », a assuré le ministre chargé de la Communication. Cela sera possible grâce à un projet de budget estimé à près de 2,463 milliards de Fcfa pour l’exercice 2025. Les ressources propres s’élèvent à environ 1,543 milliards de Fcfa contre une subvention de l’État chiffrée à un peu plus de 920 millions de Fcfa. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence des administrateurs représentant les pouvoirs publics, les consommateurs, le personnel ainsi que le directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane. FC/MD (AMAP)

Suspension de l’exportation des produits oléagineux : L’huile alimentaire disponible et à prix abordable

Par Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 03 janv (AMAP) Nos transformateurs locaux saluent la décision prise par les autorités de suspendre, de façon temporaire, l’exportation de certains produits oléagineux du Mali. « La suspension temporaire de l’exportation des amandes de karité est une décision qui favorise le développement industriel du pays. Cette mesure incite les transformateurs locaux à augmenter leur capacité de production et à encourager la création d’emplois tout au long de la chaîne de valeur », explique Kancou Keita Cissé, directrice de Mali-Shi, première unité industrielle de transformation des amandes de karité au Mali. Mme Cissé que nous avons Rencontrée dans son bureau, estime que la décision « permet de conserver une plus grande part de la richesse générée par cette filière au sein de l’économie nationale. » Elle précise que cette ressource est valorisée localement par la production de beurre de karité et de tourteaux. Son entreprise a pour mission de soutenir l’économie locale en transformant les amandes au Mali, contribuant ainsi à la création d’emplois et de valeur ajoutée nationale. Plus de 12 000 femmes collectrices regroupées en coopératives collaborent avec Mali-Shi. « Cette suspension représente une opportunité de sécuriser l’approvisionnement en matières premières, car jusqu’à présent, l’usine ne parvenait pas à produire à pleine capacité », révèle la directrice de l’entreprise Mali-Shi. Selon elle, son entreprise dispose d’une capacité de transformation de 30 000 tonnes d’amandes de karité par an, ce qui permet de produire environ 12 000 tonnes de beurre de karité. Elle s’engage à maximiser cette opportunité en renforçant ses partenariats locaux, en augmentant la production et en valorisant chaque composant de l’amande, au bénéfice de l’économie nationale. La Fédération nationale des producteurs d’huile et d’aliments de bétail du Mali, regroupe plus de 115 huileries. Son secrétaire général, Boubacar Sidiki Diabaté, indique que la fédération utilise toute la production de graines de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) et en importe du Brésil, pour environ 350 000 tonnes. « L’huile que nous produisons ne couvre pas les besoins de consommation de la population. Chaque année, nous constatons que le marché est inondé d’huile venant de n’importe où. Lors de mon voyage au Brésil pour le compte de ma fédération, j’ai étudié les possibilités de diversification afin de reproduire ces modèles au Mali. En cette période d’insécurité, le suivi est cependant compliqué », explique-t-il. Face à l’insuffisance des graines de coton, la fédération explore la transformation d’autres produits oléagineux comme substits, notamment le soja, l’arachide et le sésame. Boubacar Sidiki Diabaté souligne que son organisation produit entre 40 et 50 millions de litres d’huile par an. « L’État a organisé deux ateliers pour encourager les acteurs à diversifier leurs produits. Certains testent actuellement le soja, l’arachide et même la noix de karité. Nous avons besoin d’une structure pour encadrer ces filières, comme le fait la CMDT la graine de coton », dit-il, rappelant que l’exportation de graines de coton est interdite au Mali depuis plus d’une décennie. Le président de la filière sésame, Soumaila Coulibaly, affirme que cette interdiction concrétise une vieille revendication des acteurs agricoles dont la vision est axée sur le développement de la production, de la transformation et de la commercialisation en produisant des biens de qualité supérieure à moindre coût. « Nous avons discuté pour préserver les acquis de la filière sésame, notamment concernant le prix. Toute transformation repose sur une production suffisante. Avec le prix fixé à 600 Fcfa, nous espérons maintenir l’intérêt des producteurs », déclare Soumaila Coulibaly. Il insiste sur l’importance de la collaboration entre les acteurs de la chaîne de valeur, de la production au stockage, jusqu’à la transformation et la commercialisation, pour maximiser les bénéfices pour le pays. Abdoulaye Konaté est le président du marché de Ouolofobougou. Il estime qu’à travers cette décision, les autorités souhaitent promouvoir la transformation locale et garantir un approvisionnement adéquat des usines. Cependant, il plaide pour que certaines variétés d’arachides, comme celles destinées à l’huile, soient transformées localement, tandis que d’autres, comme les arachides fraîches, puissent être exportées. « L’arachide fait vivre des milliers de personnes au Mali. Nous pensons que les usines ne peuvent pas absorber toute la production. L’exportation est donc essentielle, même pour l’État », pense-t-il. Lors de la signature du protocole sur la décision de suspension, le directeur général du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC), Zédion Dembélé, a expliqué que l’objectif principal est d’assurer l’engagement des unités locales à acheter les stocks disponibles. « Une fois les besoins en matières premières couverts, les excédents pourront être exportés », a-t-il précisé. Cette mesure vise à approvisionner les industries tout en garantissant des prix équitables pour les producteurs. La mesure permettra, selon lui, de rendre l’huile alimentaire accessible aux populations à des prix abordables et en continu. FMS/MD (AMAP)

Baco-Djicoroni Golf : Deux trafiquants de drogue tombent

Bamako, 2 janv (AMAP) Deux individus suspectés de trafic international de drogue ont été interpellés, dimanche dernier, par le commissariat de police de Korofina Nord, en collaboration avec celui de Baco-Djicoroni ACI, ont indiqué sources policières. G.F et O.D sont tous deux dans la vingtaine et appartiennent à ce que les limiers ont qualifié de réseau de trafiquants. Selon les mêmes sources, le duo a longtemps opéré sans s’inquiéter. Les policiers les ont suivis. Après un long moment de filature, ils sont finalement tombés. Leur interpellation fait suite à une plainte émanant d’une citoyenne qui a saisi le commissariat de police de Korofina Nord. Une enquête a été ouverte et a permis l’interpellation des deux suspects. De sources policières, quelques jours auparavant, plus précisément à la date du 13 décembre 2024, le commissariat est saisi par une citoyenne à propos d’un colis suspect en sa possession. Un colis de chaussures avec de la cocaïne dissimulée pour être expédié vers France. La dame, soupçonnant une activité illicite, a alors déposé le paquet incriminé au commissariat et a porté plainte. Après vérification, les policiers y ont trouvé 08 boules de cocaïne, 04 paires de chaussures pour femmes et 06 robes en tissu brodé, le tout emballé dans un sachet bleu. Le poids de la cocaïne saisie serait estimé à quelques centaines de grammes. La valeur marchande est de 25 000 Fcfa par gramme. À la suite de cette découverte, les enquêteurs de la Brigade des recherches ont activé leur renseignement. Ce qui a permis de mettre la main sur les deux suspects dans un appartement à Baco-Djicoroni-Golf, en Commune VI de Bamako. Il ressort des investigations que O.D, considéré comme le principal suspect, aurait des liens avec un important réseau de trafic de drogue basé en République de Guinée, qui utilise le Mali comme pays de transit vers l’Europe. Lors de son interrogatoire, il a avoué avoir expédié à plusieurs reprises des quantités significatives de drogue vers l’Europe via des personnes ignorant le contenu des colis. Après audition, le duo a été déféré devant un juge pour répondre des faits. Les enquêtes se poursuivent pour le démantèlement total du réseau TC/MD (AMAP)  

Formation des jeunes diplômés sans emploi de Kangaba

Kangaba, 31 déc (AMAP) Une session de renforcement des capacités des jeunes diplômés sans emploi de Kangaba s’est tenue, du 29 au 30 décembre 2024, au Service local de l’emploi et de la formation professionnelle, avec le partenariat technique du Centre d’étude et de formation multifonctionnelle (CEFOM). Selon le chef du Service local de l’emploi et de la formation professionnelle, Chénou Sinayoko, le but de cette session « est de renforcer les capacités et les compétences des jeunes demandeurs d’emploi du Cercle de Kangaba en rédaction administrative, notamment sur les techniques de recherche d’emploi. » Par l’acquisition des techniques de rédaction administrative, cette formation, toujours selon M. Sinayoko, « facilitera leur employabilité et amorcera également leur intégration socioprofessionnelle pour un développement harmonieux du cercle. » Cet atelier plusieurs autres objectifs à savoir renforcer les connaissances antérieures des jeunes sur la rédaction administrative, doter et outiller les jeunes pour pouvoir répondre à tous les types d’appels d’offres, faciliter et préparer le processus d’intégration professionnelle des jeunes. Pour atteindre ces objectifs l’expert en formation du CEFOM s’est entretenu avec les participants sur plusieurs thématiques au nombre desquelles la production d’un Curriculum Vitae, la lettre de motivation, la constitution d’un dossier de candidature et les échanges d’expériences en matière de recherche d’emploi. La session a pris fin par la remise d’une attestation à tous les participants. SD/MD (AMAP)

Kangaba : Mission nationale de supervision des sites et permis miniers par le ministère en charge de l’Environnement

Kangaba, 30 déc (AMAP) Une mission nationale du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement (MEADD) durable conduite par son Secrétaire général, Mamadou Haidara, a séjourné ce week-end dans le Cercle de Kangaba pour superviser des activités de contrôle et constater de l’état de dégradation des domaines forestier et faunique. Dans les communes rurales de Nouga et de Benkadi où elle s’est rendue, la mission, accompagnée par le sous-préfet central de Kangaba, Chekou Ag Alkalifa, a sillonné quelques sites et permis miniers, de même que les rives du fleuve Niger où les dragues sont nombreux. « Six mois après une première mission de supervision sur terrain, le constat est amer, alarmant et désolant », selon le chef de mission et le chef de Cabinet, Modibo Sacko. La dégradation des terres est très avancée sur de larges étendues. Sur le fleuve Niger, des dizaines de dragues opèrent sans arrêt. Pour le Secrétaire général du MEADD il faut prendre « des dispositions urgentes pour réparer tout ce qui a été détruit. » Quant au chef de Cabinet, il a dit que « les exigences sur les permis d’exploitation sont foulées au pied ». Sur ces mêmes permis « il y a d’autres inégalités, notamment la sous-traitance », a-t-il ajouté. Cette mission fera le point de toutes ces situations pour qu’en 2025, de nouvelles mesures soient prises pour arrêter définitivement la dégradation du domaine forestier et faunique d’une part et préserver notre environnement d’autre part. La mission s’est achevée dans la commune rurale de Benkadi, notamment à Narena et à Kouremalé par la visite des sites d’orpaillage et permis d’exploitation d’or en compagnie du sous-préfet de Narena. SD/MD (AMAP)

Mopti : 3è édition de la Journée du meilleur enseignant

Mopti, 30 déc (AMAP) L’Académie d’enseignement (AE) de Mopti (Centre) a organisé, vendredi, la 3è édition (2023-2024) de la Journée du meilleur enseignant  qui a mis à l’honneur 30 nominés de tous les ordres d’enseignement de la circonscription. Au cours de cette activité pédagogique, qui vise à magnifier et stimuler la performance et le don de soi des enseignants pour la cause noble, le modelage du citoyen, 30 nominés de tous les ordres d’enseignement de l’académie étaient à l’honneur. Ils ont chacun reçu des distinctions honorifiques et beaucoup de cadeaux. Parmi les nominés, trois enseignants se sont distingués par leur courage et leur rendement. Ce  qui leur a valu d’être les lauréats de cette 3è édition. Il s’agit de Mme Adiara Konaté Madiama, du 1ercycle Centre d’animation pédagogique (CAP) de Sofara, première du classement, suivie de Mme Mathib Dabou et de Ousmane Niangaly. La remise des prix, qui s’est déroulée dans l’enceinte de l’AE, était présidée par le gouverneur de la Région, le général de brigade Abass Dembélé, en présence du directeur national de l’enseignement fondamental, Issouf Arber Bedarî Touré , de la présidente de la société civile de Mopti, Mme Diallo Tata Touré ,marraine de l’édition 2024. Elle a aussi mobilisé les chefs de services régionaux, les élus, les forces de sécurité et les partenaires de l’école. Pour le directeur de l’AE de Mopti, qui s’est dit « profondément attaché à la mission de l’école qui porte en elle les valeurs de notre République », la cérémonie est un moyen essentiel d’intégration et de lutte contre l’exclusion. » Elle permet aux enfants d’acquérir des connaissances et le repère qui les aideront à mieux comprendre leur rôle et responsabilités dans notre société en tant qu’adulte. » Ceux qui transmettent les valeurs aux enfants, la culture du goût d’apprendre, le sens de l’effort et du travail bien fait « méritent toute la reconnaissance de la société » justifiant l’institution de cette journée. Le directeur national de l’enseignement fondamental, Issouf Arber Bedarî Touré, a apprécié l’initiative à sa juste valeur, qui, selon lui, « rentre dans le cadre des orientations générales données par les plus hautes autorités à savoir récompenser le mérite et sanctionner la faute qui sont des principes cardinaux de l’administration. » Il a salué l’initiative qui montre « la reconnaissance de l’Etat envers tous les enseignants souvent anonymes qui se trouvent dans des endroits très éloignés et qui accomplissent leur devoir avec foi, abnégation et persévérance pour forger les futures générations. » Le gouverneur, le général de brigade Abass Dembélé, a indiqué que le directeur de l’académie « dans son rôle de leadership a voulu créer une saine émulation pour pousser les enseignants à donner le meilleur d’eux-mêmes au bénéfice des enfants. » « J’exprime nos encouragements et notre gratitude au directeur Daouda Doumbia et son équipe pour l’initiative et leur réitère l’engagement de notre accompagnement ». a conclu le gouverneur. La lauréate, Mme Adiara Konaté, a dédié cette recompense à tous les acteurs du monde scolaire « pour la culture de l’excellence. » DC/MD (AMAP)

Nioro du Sahel (Ouest) : Enlèvement d’un leader religieux par des individus non identifiés

Nioro, 28 déc (AMAP) Le khalife général de Nioro, Ahmadou Hady Tall, a été victime d’un enlèvement, jeudi, par des individus non identifiés quand le guide religieux quittait la ville, dans l’Ouest du Mali, pour se rendre à Diabidiala, village peulh à une quinzaine de km au sud, pour participer à une ziarra annuelle dans cette localité, selon des témoins. Vers 11 heures, Ahmadou Hady et plusieurs membres de sa famille dont son premier garçon, son jeune frère, l’imam de la mosquée de Koulouba et son chauffeur ont été interceptés, sur le chemin du retour aux environs de 14h00, par des hommes armés, à bord de trois véhicules. Les assaillants ont tiré sur la voiture du chef religieux, obligeant le chauffeur à s’arrêter. Les ravisseurs voulaient enlever tous les occupants du véhicule, mais le khalife Ahmadou, âgé de plus de soixante ans, aurait proposé de laisser partir « tous les autres. » « Faites de moi ce que vous voulez », aurait-il lancé aux ravisseurs qui ont libéré ses accompagnateurs. Ceux-ci sont rentrés à Nioro, tard dans la soirée. Ahmadou Hady, descendant de El Hadj Omar Tall, considéré comme une des grandes figures de la Tidjania en Afrique de l’Ouest, a été conduit vers une destination inconnue. Dès l’annonce de la nouvelle, c’est l’émoi dans toute la ville de Nioro. Les Forces armées maliennes (FAMa) du camp militaire, qui porte le nom de son grand-père, El Hadj Omar Tall, ont aussitôt organisé une patrouille dans la zone. Les recherches continuent, sans succès pour l’instant. khalif Ahmadou Hady a succédé à son père Thierno Hady Tall, après le rappel à Dieu de ce dernier en 2007. Chaque année, il mobilise plusieurs milliers de personnes venant de tout le Mali et des pays voisins pendant une semaine pour la célébration de sa rencontre traditionnelle religieuse ou Ziarra. Le khalife a toujours joué la modération, à chaque arrestation de personne suspecte, au point d’être accusé d’être un « chef djihadiste. » Il joue un rôle important dans le développement de la Région de Nioro. Il appuie l’administration dans l’organisation des grands évènements. Pendant les périodes de grande chaleur, il offre de l’eau aux femmes de plusieurs quartiers de la ville. Rares sont les activités qui se tiennent à Nioro sans l’apport de Ahmadou Hady. Le gouverneur de la Région, le général de Brigade Aly Annaji a dépêché une délégation pour apporter son soutien à sa famille, en assurant que tout sera mis en œuvre pour un dénouement heureux. Des prières ont été organisées dans toutes les mosquées de la ville pour le retour rapide du guide religieux.. MD/MD (AMAP)    

Intronisation du nouveau chef de village, chef coutumier de Goundam (Nord)

Goundam, 27 déc (AMAP) Elhadj Ibrahim Touré, officier de police à la retraite, a été intronisé, en qualité de nouveau chef de village, chef coutumier de Goundam, lors d’une cérémonie qui s’est déroulée, dimanche, sur la grande place de la mosquée de la ville. Cette cérémonie d’intronisation, placée sous le thème : » Paix et développement durable du cercle de Goundam » et sous la présidence du préfet du Cercle de Goundam, Kabaou Dolo, du maire de Goundam et de l’Association des Ressortissants de Goundam, consacre le remplacement du précédent chef coutumier de la ville, feu Raffi Amirou Touré. De nombreux parents, amis, proches, des autorités administratives et politiques, toutes les légitimités traditionnelles, jeunes et femmes, des représentants de légitimités traditionnelles des villages voisins de Goundam, une forte représentation des ressortissants de la diaspora au Sénégal, de l’Europe, ont pris part à cet important événement. Dans un cadre dressé pour recevoir les illustres invités, parfaitement décoré et des sièges bien ordonnés, les marabouts, à leur tête le grand Imam de la grande mosquée de Goundam, Amadou Almamy Cissé, ont procédé à la lecture du saint Coran. Les autorités installées en face ont suivi religieusement la mélodie des versets coraniques entonnée par les guides religieux. Des griots, qui se tenaient autour du nouveau chef coutumier ont chanté ses louanges. De l’autre côté de l’abris en bâche, les femmes ont chanté des oeuvres du terroir, exprimant ainsi toute leur joie au son de tam-tams et sur des pas de danse cadencés, accompagnés de cris stridents ou de « you-you ». Une ambiance chaleureuse et conviviale de grand jour de fête. S’en suivi la cérémonie traditionnelle proprement dite, la remise des symboles de la chefferie et la frappe du turban d’investiture. Plusieurs témoignages, notamment, d’amis d’enfance, de collaborateurs, de frères et sœurs et ceux de la diaspora. Tous ont, unanimement, rendu grâce à Dieu en ce « jour mémorable qui consacre officiellement M. Touré chef de village de la ville de Goundam » Ils ont exprimé des vœux de longévité, de santé, la foi, pour lui permettre d’accomplir « sa noble et exaltante mission. » A la fin de la cérémonie,  le chef de village a été accompagné à son domicile au son du tam-tam et de danses par une foule enthousiaste et fière après le sacre de leur nouveau chef. AAT/MD (AMAP)

Région de Kayes : « Kakoulou 2025 », un modèle de développement communautaire durable

Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 26 déc (AMAP) Les populations de Kakoulou (maison propre en Soninké), un village de la Commune rurale de Logo, dans le cercle de Kayes (Ouest), ont adopté la règle selon laquelle le développement local nécessite l’implication de tout le monde. Deux jours avant la fête de Noël, sur invitation des populations de ce village à dominante chrétienne, le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, a procédé au lancement officiel du Projet Kakoulou 2025. Une initiative communautaire, dont l’objectif est de promouvoir le développement local, et qui est estimée à plus de 200 millions de Fcfa, dont une mobilisation initiale d’environ 70 millions de Fcfa. « Kakoulou 2025 n’est pas seulement un plan de développement, c’est aussi un témoignage de ce qui peut être accompli lorsqu’une communauté s’unit autour d’un objectif commun, ouvrant la voie à un avenir brillant et durable pour les générations à venir », a expliqué Georges Diawara, représentant de la communauté de Kakoulou. « Nous pouvons faire de grandes choses sans attendre l’Etat et ses partenaires. C’est ça le Mali Kura : ne pas croiser les bras et attendre l’Etat, les partenaires », a déclaré le général de brigade Moussa Soumaré, qui félicité les habitants de cette contrée pour leur initiative exemplaire. Kakoulou fait partie du riche patrimoine culturel et historique de la Région de Kayes. Rappelons que le royaume de Logo, dont la capitale est Logo-Sabouciré, fut fondé en 1600 par Dra-Makan Sissoko ou Makan Fatouma Sissoko, un Malinké originaire du Diébé. Le Djébé regroupe essentiellement les Communes de Kassama et Sitakily, relevant toutes du Cercle de Kéniéba. Sabouciré « Sabouya Kagni (une bonne opportunité en Soninké) » constituait pour les Français un « verrou » qu’il fallait faire sauter pour poursuivre la colonisation vers Bafoulabé. Le 22 septembre 1878, le roi Nia Mody Sissoko, chef de canton d’alors, refusant le joug de l’homme blanc qui venait de pénétrer dans son royaume, a été abattu sur le fleuve Sénégal. D’après certains récits, des notabilités lui auraient conseillé de se rendre sur la rive droite du fleuve Sénégal pour échapper à la captivité. Cet assassinat a vu le premier coup de canon tiré au Mali. C’est en mémoire de cette bataille que le défunt président Amadou Toumani Toure (2002-2012) a lancé le mois du Cinquantenaire de l’indépendance du Mali, le 1er septembre 2010 à Sabouciré. Le 14 novembre 2011, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret relatif au classement dans le patrimoine culturel national du site historique du champ de bataille de Logo. Plus tard, la Mission catholique s’est installée dans le village voisin de Kakoulou où elle s’est investie dans le domaine de l’éducation, de la santé, parmi tant d’autres. Grâce aux missionnaires chrétiens, beaucoup d’enfants de ce village, parmi tant d’autres, sont devenus des cadres. Avant la création du second Cycle de Kassama, les élèves de l’Ecole catholique de ce village poursuivaient leurs études fondamentales à Kakoulou. L’unique établissement scolaire de Kassama est devenu une école publique vers 1975. Cependant, force est de constater que malgré cette richesse culturelle, les habitants de Kakoulou, à l’instar de ceux des autres villages de la Commune rurale de Logo, peinent à disposer de fonds pour des investissements afin d’avoir accès à l’eau potable, à l’électricité et à un système éducatif moderne. Ayant pris conscience de ces insuffisances, la jeunesse de Kakoulou s’est, sous l’égide de Mamady Kanté, organisée pour mener des réflexions sur des voies et moyens pouvant faire sortir son village du gouffre. Kakoulou 2025 a ainsi pris corps à travers l’instauration d’une cotisation mensuelle et volontaire pour tous les habitants, selon leurs moyens. L’approche a permis de réorienter progressivement la dynamique collective vers un développement durable du village, chef-lieu de la Commune rurale de Logo. Après de récents travaux qui ont permis aux habitants d’ériger un mur d’enceinte tour du cimetière commun (musulman et chrétien), les populations se sont engagées à améliorer de manière significative la qualité de vie dans leur village. C’est pour cette raison qu’ils ont initié le projet « Kakoulou 2025 ». Les actions envisagées s’articulent autour de cinq domaines clés. Pour améliorer les infrastructures, la communauté entend construire et équiper trois nouvelles salles de classe pour la nouvelle école de Kakoulou. Elle envisage d’achever la construction de l’école de Ségankané situé sur la rive droite du fleuve. L’éducation étant une des clés du développement durable, ces améliorations visent à créer un environnement propice aux apprentissages, à réduire le taux d’abandon scolaire et à offrir de meilleures opportunités aux enfants et aux adolescents du village. Au chapitre des infrastructures routières, les villageois prévoient la construction de six km de routes et des systèmes de canalisation pour faciliter davantage la mobilité et l’accessibilité, stimuler les activités de l’économie rurale et contribuer à l’amélioration de la santé publique et de l’assainissement à travers une meilleure évacuation des eaux de pluie. Grâce à ce projet, Kakoulou sera aussi doté de cent lampadaires solaires le long des voies qui seront aménagés en vue d’améliorer la sécurité routière et permettre aux gens de mener leurs activités après le coucher du soleil. Il contribuera à réduire les actes de délinquance accentuée d’année en année par la pauvreté. Dans le cadre de l’Approvisionnement en eau potable (AEP), un forage sera entièrement rénové et équipé d’un système de pompage solaire. Trois nouvelles bornes fontaines seront installées à des points stratégiques du village. Un second forage sera destiné à l’école publique, distante du village d’un kilomètre. Ces systèmes d’adduction d’eau auront un impact significatif sur la santé de la population, par la réduction des maladies d’origine hydrique, et améliorera la qualité de vie, en général, dans le village en allégeant le travail domestique des femmes. Le projet prévoit la rénovation du terrain Kalakoto Sissoko, l’organisation de tournois sportifs impliquant les villages, la valorisation de places publiques ou « beras (en langues Malinké et Khassonké », la célébration avec éclat de la traditionnelle « Fête de l’Indépendance » qui sera marquée par l’inauguration des réalisations de « Kakoulou 2025 » et