Célébration du 20 janvier á Ségou : L’Armée en toute communion

Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 20 janv (AMAP) 20 janvier 1961 – 20 janvier 2025, l’Armée malienne a 64 ans. A l’instar de Bamako et des autres localités du Mali, la Région de Ségou n’est pas restée en marge de cet anniversaire. Une cérémonie organisée, ce lundi, au Camp Amadou Cheikou Tall de Ségou, a regroupé en plus des forces armées et de sécurité, des autorités administratives, politiques, légitimités traditionnelles. Dépôt de gerbe de fleur, remise d’attestations, défilé ont été les temps forts de cette commémoration. En cette occasion solennelle, le commandant de la Zone de défense N2, le colonel Souleymane Doumbia, a rendu un vibrant hommage « aux pères de l’indépendance et à tous nos anciens combattants pour leur sacrifice et surtout la voie tracée, au prix de leur sueur, leur sang et parfois au péril de leur vie. » Il a également exprimé sa gratitude et sa reconnaissance « à tous ces vaillants hommes politiques, cadres de l’administration publique, officiers, sous-officiers et militaires du rang dont l’engagement, le courage et surtout le sacrifice ont fortement contribué à donner corps à notre outil de défense. » Le colonel Doumbia a affirmé que « tout comme en 1961, l’Armée malienne a repris, de nos jours, son destin en mains, devenant ainsi, une véritable expression de la souveraineté nationale, à travers l’acquisition d’importants armements aériens et terrestres et surtout le renforcement des ressources humaines, basé sur des programmes de formations continues adéquates. « A travers la mise en œuvre de l’opération dénommée ‘Dougoukoloko’, la réaffirmation de notre souveraineté nationale s’est traduite, au plan national, par la reconquête des grandes villes du Septentrion de notre pays, suite au départ des forces internationales, avec comme corolaire la présence effective, de nos jours, des FAMa à Ber, Anéfis, Kidal, Aguelhoc, Tessalit et dans d’autres localités récemment tel que Inafarack et Tinzaouatene, après une décennie d’absence », a-t-il-dit. En ce qui concerne particulièrement le Secteur 5 de l’opération Maliko, c’est-à-dire les Régions administratives de Ségou, San et la partie Sud de la Région de Mopti (Centre), a-t-il-fait savoir, « des progrès furent constatés malgré les actions des Groupes armés terroristes contre les populations et les FAMa. » « Le déclenchement des Frago « Nonongokalafia » dans les localités de Yolo, Nonongo et Kele; « Bassiguikana » dans les localités de Talo, Ntasseribougou, Fani, Yangasso et Ntobawoloni; « Ponko » au KO3 dans Dongofry ont permis d’apporter assistance aux populations, dans le cadre des campagnes agricoles. « Aussi, il y a lieu de souligner, avec force, la réussite de grandes missions, tels que, la sécurisation du Sanke mon, de plusieurs marchés et foires hebdomadaires, le redémarrage des travaux de construction de la route Gomacoura-Nampala-Léré interrompu par la montée des eaux » s’est-il réjoui. Le commandant de la Zone de défense N2 a félicité et exprimé toute sa satisfaction à l’ensemble du personnel des Forces de défense et de Sécurité du secteur5, « pour leur engagement patriotique au quotidien. » Il a salué la mémoire des compagnons d’armes tombés au champ d’honneur et exprimé sa compassion et tout son attachement aux blessés. Le colonel Souleymane Doumbia a, aussi, précisé que la finalité « de toutes les activités que mènent les FAMa est la préservation de l’intégrité du territoire nationale, la stabilité des institutions de la République et la sécurisation des populations et leurs bien. » Il a invité « tous à s’inscrire dans la dynamique de consolidation des acquis en travaillant à renforcer notre patriotisme, notre dévouement et surtout notre détermination à faire face à toutes les menaces qui pourraient empêcher la réalisation de l’état final recherché. » Pour sa part, le directeur de Cabinet du gouverneur, Boureima Angoïba, a rendu un hommage à tous les hommes et à toutes les femmes qui ont consenti d’énormes sacrifices jusqu’à l’ultime souvent pour la sauvegarde de notre patrie, la défense de l’intégrité territoriale du Mali, la sécurisation des personnes et des biens. Il a souligné que cette « commémoration cette  année intervient dans un contexte de montée en puissance de notre vaillante armée qui est en train de rassurer la population engrangeant victoire sur victoire sur les ennemis. » M. Angoïba a remercié l’ensemble des forces armées et de sécurité pour la confiance redonnée au peuple malien. Il a invité la population à soutenir leurs efforts pour une victoire totale sur les ennemis. Parmi les invités de cette cérémonie commémorative du 20 janvier, le consul général du Burkina Faso, Mahamadou Ilboudo, a souhaité une bonne fête à ses frères maliens et particulièrement à l’Armée malienne. Il a invité tous à suivre les instructions des Chefs d’Etats de la Confédération des Etats de Sahel (AES) et soutenir leurs actions. M. Ilboudo a réitéré tout l’accompagnement des peuples de l’AES aux autorités de la Confédération. ADS/MD (AMAP)      

Région de Dioila : Montée des couleurs nationales pour la Fête de l’armée malienne

Dioila, 20 janv (AMAP) L’armée nationale a fêté, ce lundi, son 64 ème anniversaire par une montée des couleurs nationales dans l’enceinte du gouvernorat de Dioila et sous la présidence du tout nouveau gouverneur, Mme Coulibaly Mariam Coulibaly. En présence d’élus locaux, directeurs régionaux, mouvements de jeunes, de femmes, chefs des services locaux, religieux, légitimités traditionnelles, chasseurs, pionniers et forces de défense et de sécurité, le quatrième chef de l’exécutif régional, a effectué la revue des troupes, suivie de la montée des couleurs nationales. Le gouverneur de la treizième Région administrative du Mali, dans une allocation, a salué « la mémoire de nos devanciers qui osé chasser l’armée coloniale. », en faisant allusion à « l’absence de résultats des différentes forces internationales qui a conduit à leur départ de notre sol. » Elle a invité alors « l’ensemble des Maliens à un sursaut national afin de montrer aux yeux du monde la maturité du peuple de Soundiata Keïta. » « Le terrorisme qui nous est imposé est sans fondement religieux et n’est rien d’autre qu’une manipulation savamment orchestrée, entretenue par ceux qui ont été chassés de nos terres », a-t-elle soutenu. Mme Coulibaly a insisté sur le fait que « les pays n’ont pas d’amis et que les relations internationales sont souvent basées sur les rapports de force. » Partant de ce constat, nous devons par tous les moyens soutenir notre armée qui déjà ést montée en puissance a martelé Mariam Coulibaly. Le gouverneur de Dioila, dont c’est la première sortie publique depuis sa nomination à la tête de la Région, en conclusion, a salué les victoires des Forces armées maliennes (FAMa) « sous le leadership éclairé » du général d’armée Assimi Goita. C’est par des voeux aux forces de défense et de sécurité et des bénédictions « pour le repos éternel de l’âme de tous les militaires tombés » que Mme Coulibaly a conclu son allocution. Un match de gala et un repas de corps constitueront les dernières activités de ces festivités à Dioila. DF/MD (AMAP)  

Assainissement : Remise de matériels aux femmes du camp Soundiata Keita de Kati  

Kati, 18 janv (AMAP) L’Association des femmes du camp Soundiata Keita de Kati a reçu, samedi, une importante quantité de matériels, d’un coup total de 7 millions de Francs Cfa, remis par le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara. Ce lot de matériels consiste en 70 brouettes de 50 litres, 70 pelles manuels, 70 râteaux, 70 masques à poussière, 70 poubelles métalliques et une moto tricycle. Le ministre en charge de l’Assainissement a remis symboliquement le lot de matériels à la présidente des femmes du Camp au cours d’une cérémonie qui a regroupé les autorités administratives, politiques, coutumières et militaires de la ville garnison de Kati. Elle était accompagnée de ses collègues de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, de l’Emploi et de la Formation professionnelle et secrétaire général du ministère de la santé Mme Tangara a indiqué que « cette initiative traduit l’intérêt que le gouvernement du Mali porte à la question de l’assainissement par l’intermédiaire de (son) département en vue d’assurer la propreté de nos villes en général et celle de Kati en particulier. » Mme le ministre s’est réjouie de la détermination des femmes du Camp Soundiata qui, selon elle, témoigne de l’engagement de leur présidente, Mme Coulibaly Fatoumata Keita dite Mah, « à accompagner les initiatives de protection de l’environnement et de l’amélioration de la qualité du cadre de vie des populations pour un développement durable et harmonieux. » Elle a indiqué que la production des déchets est inhérente aux activités humaines. « Qu’elle soit domestique, agricole, industrielle ou commerciale, elle est intimement liée à la croissance de la population urbaine, à l’extension continuelle de l’espace entraînant d’énormes difficultés dans la gestion de l’environnement. » L’assainissement occupe une place de choix dans le développement du pays,en raison de son rôle dans la prévention de plusieurs maladies. « Un meilleur accès à l’assainissement doit être accompagné d’une éducation efficace à l’échelle et un bon plan de communication de nous tous », a ajouté Mme le ministre. Les bénéficiaires ont bien accueilli la réception de ces kits d’assainissement. Elles ont donné l’assurance de redoubler d’efforts pour assurer la propreté de la ville de Kati. Cette remise de matériels a été précédée de l’évacuation de 216 m3 de déchets solides du camp de Kati par les services techniques du département en charge de l’Assainissement, les 11 et 14 janvier 2025, soit 6 jours avant. ALK/MD (AMAP)

Ségou : Les instructions du colonel Assa Badiallo Touré aux cadres socio sanitaires

Ségou, 15 janv (AMAP) Le ministre de la Santé et du Développement social, le colonel Assa Badiallo Touré, a tenu une rencontre, mardi, Ségou, avec des cadres socio sanitaires de la  région, au cours de laquelle elle les a instruits « à mettre en avant les critères d’intégrité et de loyauté envers le Mali dans le choix de leurs subordonnés » Au cours de cette rencontre, en marge de la Journée nationale de la souveraineté retrouvée, la ministre de la Santé et du Développement social ministre a, également, instruit les directeurs de service, « à montrer le bon exemple et avoir un sens d’écoute. » Elle a, aussi, exhorté les services « à une bonne collaboration et une bonne communication avec les partenaires sociaux », avant d’annoncer l’adoption en cours du Plan d’action des états généraux de la Santé. Au nom des cadres socio sanitaires, le directeur régional du Développement social et de l’Economie solidaire, Dramane Coulibaly, a présenté le bilan de l’année écoulée et a évoqué des perspectives. Il en ressort que dans le domaine de la santé, les services techniques ont organisé des Journées nationales de vaccination (JNV) polio avec un taux de 104% ; des campagnes de vaccination la rougeole et la rubéole avec un taux de 106%. L’on note également l’organisation de trois grandes campagnes de rattrapage de vaccination de routine 0 dose (BCG= 5 725, Penta 3 = 6402, Polio 3 = 6459 ; 2 passages de Semaines d’intensification d’activités de nutrition (SIAN) avec des taux de couverture de 109% et 102% en Vitamine A ; 4 passages de Chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS) avec respectivement 89%, 88%, 93% et 95% et la digitalisation des résultats. Comme perspectives dans le domaine de la santé, M. Coulibaly a souligné l’ouverture du Centre de santé de référence (CSRéf) de Farako, le renforcement en personnel qualifié, le renforcement de la surveillance épidémiologique et la poursuite des activités de supervision et le renforcement des capacités du personnel. Par rapport au développement social, le directeur régional a rappelé que de fortes pluies ont été enregistrées à travers la région surtout dans les cercles Bla, Ségou et Barouéli. Le débordement des eaux du fleuve Niger a affecté les populations riveraines dans les Cercles de Macina, Markala, Ségou et Farako. « La Région a enregistré 54 cas d’inondation affectant 10 656 ménages pour 144 256 sinistrés dont 71 550 femmes. Il y a eu 8 cas de décès dont 4 femmes en plus d’autres dégâts. Sur un total de 144 256 sinistrés enregistrés 36 433 ont reçu des appuis en vivres et non vivres. Parmi ces bénéficiaires 18 209 ont reçu le cash transfert », a-t-il-expliqué en remerciant l’Etat, les collectivités, les partenaires et la société civile. Selon M. Coulibaly, la Région de Ségou, depuis le mois de mai, connait moins de déplacés. « Nous constatons un affaiblissement du déplacement des personnes au niveau de la Région. Aujourd’hui, la Région compte 63 498 personnes déplacées internes (PDI) réparties dans 18 124 ménages. De juin 2024 à nos jours, il a été enregistré 9 alertes suite aux mouvements de populations impliquant 4 475 ménages pour 16 775 PDI », a-t-il-détaillé, indiquant que toutes les PDI enregistrées ont bénéficié d’assistance de la part des partenaires et de l’Etat. Dramane Coulibaly a fait noter comme perspectives, le renforcement de la direction régionale en véhicules de supervision et en personnel qualifié ; l’amélioration du remboursement des prestations AMO et RAMED et le renforcement par rapport à l’enregistrement biométrique. Le colonel Assa Badiallo a félicité les cadres socio sanitaires pour tout le travail réalisé, surtout dans la gestion des inondations. Elle a indiqué avoir pris note des préoccupations en les invitant à continuer sur cette lancée. Par ailleurs, la ministre de la Santé et du Développement social a rappelé les 8 principaux axes de la Lettre de cadrage du chef de l’Etat, lors du Conseil des ministres inaugural, et dont le 4ème axe interpelle tout le personnel de la santé et du développement, de la protection sociale. Assa Badiallo a annoncé que cette année son département compte promouvoir la santé, faire comprendre aux populations certaines maladies. Elle a insisté sur l’accueil dans nos structures de santé et informé du renforcement du personnel dans le domaine. ADS/MD (AMAP)

Le général d’Armée Assimi Goïta pose la première pierre de la Maison des légitimités traditionnelles à Koulikoro

Koulikoro, 15 janvi (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goïta, a posé ce mercredi matin la première pierre de la Maison des légitimités traditionnelles de Koulikoro, au quartier Koulikoroba qui comprendra un vestibule, un bâtiment abritant une salle de réunion et des bureaux, a constaté l’AMAP. Le général d’Armée Assimi Goïta, dans son engagement à offrir à chacune des Régions administratives du Mali une Maison des légitimités traditionnelles, entend ainsi accorder de l’audience et du crédit nécessaires à l’avis des légitimités traditionnelles dans la prise de décisions sur les questions de développement. Il entend, surtout, s’appuyer sur leur système de gouvernance avec lequel elles parviennent à gérer, traiter, solutionner des problèmes ou des différends pour amorcer une véritable refondation de l’Etat. Le « Blon », vestibule, qui se veut le symbole de la représentation des légitimités traditionnelles, est le lieu des rencontres, des débats, de la gestion des questions de la cité, des Réconciliations, des jugements, de prise de décisions concernant la communauté entière et un facteur d’union. OD/MD (AMAP)

Le général d’Armée Assimi Goïta préside la sortie de la 46e promotion de l’Ecole militaire interarmes

Koulikoro, 15 janv (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, a préside, en ce moment (mercredi matin), au camp Boubacar Sada Sy de Koulikoro, la cérémonie sortie de la 46e promotion de l’Ecole militaire interarmes (EMIA), a constaté l’AMAP. Cette promotion, baptisée feu général de Brigade Toumani Sissoko, est forte de 255  éléments de 11 nationalités . Le major de la promotion s’appelle Matiamou Sanou. Il a obtenu 16,443 de moyenne. Il est malien. ALK/MD (AMAP)

Adama Namankoro Fomba porté en terre lundi

Dioïla, 14 janv (AMAP) Les obsèques de l’artiste, Adama Namankoro Fomba, décédé samedi ont eu lieu, lundi 13 janvier 2025, au quartier ATTbougou, à Dioila, aux environs de 14 heures, en présence d’une foule composée d’hommes de culture, politiques, parents, amis et de représentants de l’administration étaient présents pour lui rendre un dernier hommage. Ousmane Fomba, frère du défunt, a dit avoir perdu « un homme sociable, généreux et aimable avec tous. » Moussa Samaké dit Pala, un ancien collaborateur se souvient d’avoir hébergé Adama Namankoro Fomba dit « Nama » durant quatre ans. C’était la belle époque de l’Orchestre Banico Jazz. « Namankoro a donné le meilleur de lui-même », a affirmé Samaké. « Au retour d’Adama à Dioïla, il y a quelques années, l’orchestre ne jouait plus. Le défunt est le septième membre du Banico Jazz qui nous a quitté », a indiqué dit Moussa Samaké. Quant au directeur régional de la culture à Dioïla, Monzon Traoré, il a affirmé que « la culture malienne vient de perdre un homme talentueux qui a su faire danser et rire beaucoup de personnes à travers ses mélodies. » Le représentant du gouverneur de Dioïla, Aly Telly, conseiller aux Affaires économiques et financières, a présenté ses condoléances à la famille endeuillée « au nom des plus hautes autorités du Mali. » Adama Namankoro Fomba est né en 1949 à Tiendo, un village à 7 km de la capitale régionale, Dioila. Son père, Drissa et sa mère Kadiatou Coulibaly, avec leur unique enfant, Adama Namankoro Fomba, vivaient comme tout autre paysan de la contrée. Une vie si dure et misérable qui a poussé Namankoro a vouloir chercher une autre voie, contre la volonté de son père qui ne comptait que sur son garçon pour cultiver son champ. À l’âge de 33 ans, Adama intègre le Banico Jazz, un Orchestre réputé du Banico, contre la volonté de son père. En 1978, Adama est sélectionné pour la Biennale artistique et culturelle par la Région de Koulikoro qui s’est taillé la deuxième place, une première. En 1980, l’artiste entame sa première tournée. Adama Namankoro fomba a évolué avec l’Écho Jazz de la Haute Volta, (actuel Burkina Faso) durant quatre ans. En Côte d’Ivoire, il a également travaillé avec TTBA Jazz, formation réputée à l’époque. Cette intégration fût facilitée par une certaine Sitan Fofana. De retour au bercail, Fomba se retrouve avec le Rail Band avec lequel il sillonne beaucoup de villes françaises. Adama Namankoro Fomba a, à son actif quatre Albums composés de plusieurs chansons retraçant sa vie, son parcours difficile et qui dénoncent les maux de la société.  A son actif, entre autres, « Kolondjougou Yiri », « Marybougou » (tiré d’une vraie histoire selon Adama lui-même), « Allah an démé », « Mariam », « Tilé guana » (sa chanson préfèrée nous a-t-il confirmé de son vivant), « Yéréfagasou », « Niangara Foly », « Dougoudié », « Bittard Trans », « Konian magni », « Yiriba bido » (fin de vie d’une personne importante) et bien d’autres titres. Adama Namankoro Fomba a fait un Accident vasculaire cerebral (AVC) depuis quelques années. Diminué par la maladie, l’âge et un certain dénuement, presque sans soutien, il se déplaçait difficilement. Le chanteur s’est effondré samedi dernier, vers 15 heures, chez lui à ATTbougou. Une heure après, les médecins du Centre de santé de référence (CSF) de Dioïla annonçaient son décès. Après la prière mortuaire, Adama Namankoro Fomba qui aimait qu’on l’appelle « Nama », a été conduit en sa dernière demeure. Il se repose à côté de sa mère au cimetière de Nematoulaye, laissant derrière lui une veuve, six enfants et des milliers admirateurs. Dors en paix, « Nama. » DF/MD (AMAP)  

Niafunké : Autorités locales et partenaires au chevet des déplacés internes

Niafunké, 14 janv (AMAP) Les personnes déplacées internes (PDI) arrivées du Haoussa et du Gourma de Niafunké, dans le Nord du Mali, reçoivent des soutiens, dès leurs premières heures dans la ville, grâce á une symbiose entre acteurs locaux et sous l’impulsion du préfet Modibo Kane Togo, en étroite collaboration avec les collectivités, les services du développement social et de l’assainissement. Mardi 7 janvier dernier, sous la présidence du 2ème adjoint au préfet, Zakaridja Samaké, 350 abris, 28 blocs latrines, 16 lampadaires solaires ont été offerts par l’Organisation international pour les migrations (OIM) pour soulager ls souffrances des personnes déplacées. Le même partenaire avait auparavant distribué 400 kits Non-Food Items (NFI) terme humanitaire en anglais, voulant dire (Biens non alimentaires) et comprenant surtout une variété d’articles et d’ustensiles dont des couvertures, matelas, vêtements, savons brosses á dents, lampes, bougies, bâches et tentes… afin de répondre aux besoins fondamentaux des déplacés d’où son nom. En décembre dernier, c’étaient 200 kits de dignité constitués de pommades, savons, serviettes hygiéniques et cotons, soutiens gorges… pour les jeunes femmes en âge de procréer et 10 fosses á ordures installées les 5 et 6 janvier derniers. Ils sont des milliers de déplacés réfugiés à Niafunké ville en 2024. Certains ont tout abandonné derrière eux : champs, animaux, écoles boutiques, pirogues etc. Les causes de leur départ sont multiples, diverses et complexes selon les endroits mais, aussi, et surtout la crainte des Groupes armés terroristes, le banditisme. Comme si cela ne suffisait pas, la montée des eaux du fleuve Niger a atteint une grande partie de leur site de réinstallation, obligeant beaucoup d’entre eux à devenir de véritables nomades sur le site. Installés d’abord dans les écoles et chez des proches en ville, bon nombre d’entre eux ont finispar regagner le site aménagé pour les accueillir à l’Est de la ville. Habitant sous des tentes de fortune en nattes et construites à la hâte, sans eaux ni latrines et d’autres dans les vieux bâtiments coloniaux, au quartier Bamako Coura, près du lycée Bocar Cissé, dans des conditions sanitaires et hygiéniques limites. Aujourd’hui, disposant de tous ces appuis et aussi d’un château d’eau, les déplacés s’estiment heureux. L’OIM, en un mois de présence sur le terrain a mené des enquêtes d’évaluation et de ciblage des déplacés et leurs besoins cruciaux et à réussi à organiser des distributions gratuites dans une très grande transparence, à la grande satisfaction des bénéficiaires et des autorités locales de Niafunké. Lors de chaque distribution, le préfet ne cesse de rappeler que « tous les Maliens ont droit à une vie paisible et, en cas de difficultés, à l’assistance comme le veulent les autorités du pays » avant d’ajouter que « chacun est mieux chez soi. » SAM/MD (AMAP)

Kadiolo : Sensibilisation pour l’abandon des violences faites aux femmes et aux filles

Kadiolo 13 janv (AMAP) Plusieurs acteurs ont pris l’engagement, lundi, à Kadiolo, (Sud) de tout mettre en œuvre dans le cadre d’une campagne de sensibilisation et d’actions citoyennes sur les rôles et responsabilités de la famille et la communauté dans la promotion des valeurs pour l’abandon des violences faites aux femmes et aux filles Il s’agit d’éradiquer les Violences basées sur le genre (VBG) dans le Cercle de Kadiolo. Plusieurs messages de sensibilisation et des sketchs sur le sujet ont émaillé cette rencontre organisée sur le terrain de sport de la Médersa Tarbiatou. Placée sous la présidence du maire, la rencontre a regroupé différents acteurs locaux dont le chef de village, des leaders religieux, des organisations de femmes et de jeunes, des services techniques et de sécurité, etc. NIO/MD (AMAP)

Quelque 120 tonnes de produits périmés incinérées à Dio, près de Kati

Kati, 09 janv (AMAP) La Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence du District de Bamako (DRCCC) a incinéré, mercredi, à Dio (près de Kati), 120 tonnes de produits alimentaires impropres à la consommation d’une valeur estimée à 800 millions de Fcfa. Le directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence du District de Bamako, Fousseyni Bamba a mis le feu aux produits périmés, en présence des représentants des consommateurs et du secrétaire général de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence. Ces produits détruits sont essentiellement composés de boissons énergétiques, de couscous arabes, de mayonnaises, de biscuits, de chips, de bonbons et de dattes, tous périmés et impropres à la consommation. Le directeur régional, Fousseyni Bamba, a rassuré la population que « les opérations de retrait des produits périmés vont se poursuivre avec la même intensité et aucun point de vente ne sera épargné. » « Les commerçants qui proposent des produits périmés à la vente seront sanctionnés conformément aux dispositions de la loi portant protection du consommateur », a-t-il promis. Conformément aux textes et aux missions de la direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence du District de Bamako, les agents sont toujours sur le terrain à la recherche de produits impropres à la consommation. « Nous sommes en mission tous les jours pour les protéger et nous demandons aux opérateurs économiques de déclarer les produits dont la date de péremption est atteinte à la direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence du District de Bamako, pour qu’on puisse les enlever et les détruire conformément aux dispositions règlementaires », a lancé le directeur à l’endroit de la population. Au nom des consommateurs, M. Mamadou B. Diarra s’est réjoui de l’opération et a invité « les autorités à poursuivre en justice les opérateurs économiques qui vendent des produits périmés sur le marché. »  Selon lui, la santé de la population en dépend. Rappelons que ces stocks brûlés ce jour ont été saisis dans le seul mois de décembre 2024. ALK/MD (AMAP)