Le général d’Armée Assimi Goïta pose la première pierre de la Maison des légitimités traditionnelles à Koulikoro
Koulikoro, 15 janvi (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goïta, a posé ce mercredi matin la première pierre de la Maison des légitimités traditionnelles de Koulikoro, au quartier Koulikoroba qui comprendra un vestibule, un bâtiment abritant une salle de réunion et des bureaux, a constaté l’AMAP. Le général d’Armée Assimi Goïta, dans son engagement à offrir à chacune des Régions administratives du Mali une Maison des légitimités traditionnelles, entend ainsi accorder de l’audience et du crédit nécessaires à l’avis des légitimités traditionnelles dans la prise de décisions sur les questions de développement. Il entend, surtout, s’appuyer sur leur système de gouvernance avec lequel elles parviennent à gérer, traiter, solutionner des problèmes ou des différends pour amorcer une véritable refondation de l’Etat. Le « Blon », vestibule, qui se veut le symbole de la représentation des légitimités traditionnelles, est le lieu des rencontres, des débats, de la gestion des questions de la cité, des Réconciliations, des jugements, de prise de décisions concernant la communauté entière et un facteur d’union. OD/MD (AMAP)
Le général d’Armée Assimi Goïta préside la sortie de la 46e promotion de l’Ecole militaire interarmes
Koulikoro, 15 janv (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, a préside, en ce moment (mercredi matin), au camp Boubacar Sada Sy de Koulikoro, la cérémonie sortie de la 46e promotion de l’Ecole militaire interarmes (EMIA), a constaté l’AMAP. Cette promotion, baptisée feu général de Brigade Toumani Sissoko, est forte de 255 éléments de 11 nationalités . Le major de la promotion s’appelle Matiamou Sanou. Il a obtenu 16,443 de moyenne. Il est malien. ALK/MD (AMAP)
Adama Namankoro Fomba porté en terre lundi
Dioïla, 14 janv (AMAP) Les obsèques de l’artiste, Adama Namankoro Fomba, décédé samedi ont eu lieu, lundi 13 janvier 2025, au quartier ATTbougou, à Dioila, aux environs de 14 heures, en présence d’une foule composée d’hommes de culture, politiques, parents, amis et de représentants de l’administration étaient présents pour lui rendre un dernier hommage. Ousmane Fomba, frère du défunt, a dit avoir perdu « un homme sociable, généreux et aimable avec tous. » Moussa Samaké dit Pala, un ancien collaborateur se souvient d’avoir hébergé Adama Namankoro Fomba dit « Nama » durant quatre ans. C’était la belle époque de l’Orchestre Banico Jazz. « Namankoro a donné le meilleur de lui-même », a affirmé Samaké. « Au retour d’Adama à Dioïla, il y a quelques années, l’orchestre ne jouait plus. Le défunt est le septième membre du Banico Jazz qui nous a quitté », a indiqué dit Moussa Samaké. Quant au directeur régional de la culture à Dioïla, Monzon Traoré, il a affirmé que « la culture malienne vient de perdre un homme talentueux qui a su faire danser et rire beaucoup de personnes à travers ses mélodies. » Le représentant du gouverneur de Dioïla, Aly Telly, conseiller aux Affaires économiques et financières, a présenté ses condoléances à la famille endeuillée « au nom des plus hautes autorités du Mali. » Adama Namankoro Fomba est né en 1949 à Tiendo, un village à 7 km de la capitale régionale, Dioila. Son père, Drissa et sa mère Kadiatou Coulibaly, avec leur unique enfant, Adama Namankoro Fomba, vivaient comme tout autre paysan de la contrée. Une vie si dure et misérable qui a poussé Namankoro a vouloir chercher une autre voie, contre la volonté de son père qui ne comptait que sur son garçon pour cultiver son champ. À l’âge de 33 ans, Adama intègre le Banico Jazz, un Orchestre réputé du Banico, contre la volonté de son père. En 1978, Adama est sélectionné pour la Biennale artistique et culturelle par la Région de Koulikoro qui s’est taillé la deuxième place, une première. En 1980, l’artiste entame sa première tournée. Adama Namankoro fomba a évolué avec l’Écho Jazz de la Haute Volta, (actuel Burkina Faso) durant quatre ans. En Côte d’Ivoire, il a également travaillé avec TTBA Jazz, formation réputée à l’époque. Cette intégration fût facilitée par une certaine Sitan Fofana. De retour au bercail, Fomba se retrouve avec le Rail Band avec lequel il sillonne beaucoup de villes françaises. Adama Namankoro Fomba a, à son actif quatre Albums composés de plusieurs chansons retraçant sa vie, son parcours difficile et qui dénoncent les maux de la société. A son actif, entre autres, « Kolondjougou Yiri », « Marybougou » (tiré d’une vraie histoire selon Adama lui-même), « Allah an démé », « Mariam », « Tilé guana » (sa chanson préfèrée nous a-t-il confirmé de son vivant), « Yéréfagasou », « Niangara Foly », « Dougoudié », « Bittard Trans », « Konian magni », « Yiriba bido » (fin de vie d’une personne importante) et bien d’autres titres. Adama Namankoro Fomba a fait un Accident vasculaire cerebral (AVC) depuis quelques années. Diminué par la maladie, l’âge et un certain dénuement, presque sans soutien, il se déplaçait difficilement. Le chanteur s’est effondré samedi dernier, vers 15 heures, chez lui à ATTbougou. Une heure après, les médecins du Centre de santé de référence (CSF) de Dioïla annonçaient son décès. Après la prière mortuaire, Adama Namankoro Fomba qui aimait qu’on l’appelle « Nama », a été conduit en sa dernière demeure. Il se repose à côté de sa mère au cimetière de Nematoulaye, laissant derrière lui une veuve, six enfants et des milliers admirateurs. Dors en paix, « Nama. » DF/MD (AMAP)
Niafunké : Autorités locales et partenaires au chevet des déplacés internes
Niafunké, 14 janv (AMAP) Les personnes déplacées internes (PDI) arrivées du Haoussa et du Gourma de Niafunké, dans le Nord du Mali, reçoivent des soutiens, dès leurs premières heures dans la ville, grâce á une symbiose entre acteurs locaux et sous l’impulsion du préfet Modibo Kane Togo, en étroite collaboration avec les collectivités, les services du développement social et de l’assainissement. Mardi 7 janvier dernier, sous la présidence du 2ème adjoint au préfet, Zakaridja Samaké, 350 abris, 28 blocs latrines, 16 lampadaires solaires ont été offerts par l’Organisation international pour les migrations (OIM) pour soulager ls souffrances des personnes déplacées. Le même partenaire avait auparavant distribué 400 kits Non-Food Items (NFI) terme humanitaire en anglais, voulant dire (Biens non alimentaires) et comprenant surtout une variété d’articles et d’ustensiles dont des couvertures, matelas, vêtements, savons brosses á dents, lampes, bougies, bâches et tentes… afin de répondre aux besoins fondamentaux des déplacés d’où son nom. En décembre dernier, c’étaient 200 kits de dignité constitués de pommades, savons, serviettes hygiéniques et cotons, soutiens gorges… pour les jeunes femmes en âge de procréer et 10 fosses á ordures installées les 5 et 6 janvier derniers. Ils sont des milliers de déplacés réfugiés à Niafunké ville en 2024. Certains ont tout abandonné derrière eux : champs, animaux, écoles boutiques, pirogues etc. Les causes de leur départ sont multiples, diverses et complexes selon les endroits mais, aussi, et surtout la crainte des Groupes armés terroristes, le banditisme. Comme si cela ne suffisait pas, la montée des eaux du fleuve Niger a atteint une grande partie de leur site de réinstallation, obligeant beaucoup d’entre eux à devenir de véritables nomades sur le site. Installés d’abord dans les écoles et chez des proches en ville, bon nombre d’entre eux ont finispar regagner le site aménagé pour les accueillir à l’Est de la ville. Habitant sous des tentes de fortune en nattes et construites à la hâte, sans eaux ni latrines et d’autres dans les vieux bâtiments coloniaux, au quartier Bamako Coura, près du lycée Bocar Cissé, dans des conditions sanitaires et hygiéniques limites. Aujourd’hui, disposant de tous ces appuis et aussi d’un château d’eau, les déplacés s’estiment heureux. L’OIM, en un mois de présence sur le terrain a mené des enquêtes d’évaluation et de ciblage des déplacés et leurs besoins cruciaux et à réussi à organiser des distributions gratuites dans une très grande transparence, à la grande satisfaction des bénéficiaires et des autorités locales de Niafunké. Lors de chaque distribution, le préfet ne cesse de rappeler que « tous les Maliens ont droit à une vie paisible et, en cas de difficultés, à l’assistance comme le veulent les autorités du pays » avant d’ajouter que « chacun est mieux chez soi. » SAM/MD (AMAP)
Kadiolo : Sensibilisation pour l’abandon des violences faites aux femmes et aux filles
Kadiolo 13 janv (AMAP) Plusieurs acteurs ont pris l’engagement, lundi, à Kadiolo, (Sud) de tout mettre en œuvre dans le cadre d’une campagne de sensibilisation et d’actions citoyennes sur les rôles et responsabilités de la famille et la communauté dans la promotion des valeurs pour l’abandon des violences faites aux femmes et aux filles Il s’agit d’éradiquer les Violences basées sur le genre (VBG) dans le Cercle de Kadiolo. Plusieurs messages de sensibilisation et des sketchs sur le sujet ont émaillé cette rencontre organisée sur le terrain de sport de la Médersa Tarbiatou. Placée sous la présidence du maire, la rencontre a regroupé différents acteurs locaux dont le chef de village, des leaders religieux, des organisations de femmes et de jeunes, des services techniques et de sécurité, etc. NIO/MD (AMAP)
Quelque 120 tonnes de produits périmés incinérées à Dio, près de Kati
Kati, 09 janv (AMAP) La Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence du District de Bamako (DRCCC) a incinéré, mercredi, à Dio (près de Kati), 120 tonnes de produits alimentaires impropres à la consommation d’une valeur estimée à 800 millions de Fcfa. Le directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence du District de Bamako, Fousseyni Bamba a mis le feu aux produits périmés, en présence des représentants des consommateurs et du secrétaire général de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence. Ces produits détruits sont essentiellement composés de boissons énergétiques, de couscous arabes, de mayonnaises, de biscuits, de chips, de bonbons et de dattes, tous périmés et impropres à la consommation. Le directeur régional, Fousseyni Bamba, a rassuré la population que « les opérations de retrait des produits périmés vont se poursuivre avec la même intensité et aucun point de vente ne sera épargné. » « Les commerçants qui proposent des produits périmés à la vente seront sanctionnés conformément aux dispositions de la loi portant protection du consommateur », a-t-il promis. Conformément aux textes et aux missions de la direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence du District de Bamako, les agents sont toujours sur le terrain à la recherche de produits impropres à la consommation. « Nous sommes en mission tous les jours pour les protéger et nous demandons aux opérateurs économiques de déclarer les produits dont la date de péremption est atteinte à la direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence du District de Bamako, pour qu’on puisse les enlever et les détruire conformément aux dispositions règlementaires », a lancé le directeur à l’endroit de la population. Au nom des consommateurs, M. Mamadou B. Diarra s’est réjoui de l’opération et a invité « les autorités à poursuivre en justice les opérateurs économiques qui vendent des produits périmés sur le marché. » Selon lui, la santé de la population en dépend. Rappelons que ces stocks brûlés ce jour ont été saisis dans le seul mois de décembre 2024. ALK/MD (AMAP)
Région de Ségou 2024 : Bilan et défis (Présentation de vœux par le directeur de cabinet du gouvernorat)
Ségou, 08 janv (AMAP) La Direction régionale des Douanes de Ségou, a mobilisé 14 692 987 119 Fcfa, a révélé le directeur de Cabinet du gouverneur, Bréhima Angoïba, lors de la présentation de vœux, mardi, dans la salle de conférence du gouvernorat. « Pendant que la Direction régionale des impôts a mobilisé au compte du Budget de l’Etat, la somme de 6, 227 milliards de Fcfa pour la période de janvier à novembre 2024 soit un taux de réalisation de 91% par rapport à l’objectif annuel », a ajouté Bréhima Angoïba. La rencontre a été un moment pour faire la revue rétrospective des principales activités menées dans les différents domaines de la vie publique au cours de l’année écoulée. Elle a regroupé notamment le président du Conseil régional de Ségou, porte-parole des élus, Siaka Dembélé, le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, les autorités administratives, coutumières, légitimités traditionnelles, les commandants des forces armées et de Sécurité. L’année 2024 a été marquée par de nombreux évènements, au plan national et au niveau régional. Le directeur de cabinet du gouverneur s’est réjoui notamment de la sécurisation des personnes et de leurs biens dans la Région de Ségou, de la mise en œuvre de l’assainissement total piloté par la communauté dans 92 douze villages du Cercle de Baroueli, de l’émission par la Direction régionale du commerce et de la concurrence de 216 intentions d’importation d’une valeur de 9 615 780 Fcfa.Il a aussi salué la tenue des Activités de la 28e édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion marquée par des distributions de vivres aux personnes vulnérables, handicapées et visites aux personnes âgées des Communes de Ségou, de Pélenganna et de Sebougou et l’appui à la population du village de Farabougou. Il ressort de son discours que 130 points d’eau modernes ont été réalisés par l’Etat et ses partenaires. Le nombre de forages réalisés par le président de la Transition s’élève à 11. Egalement 1 800 tonnes de sucre ont été affectés à la région pour faire face aux besoins de la population durant le mois de ramadan. Et la prise en charge des dépenses de fonctionnement des services déconcentrés et décentralisés en 2024 s’est élevée 30 365 029 628 Fcfa ; Sur le plan scolaire les résultats des examens durant l’année scolaire 2023-2024 affichent pour le Diplôme d’études fondamentales (DEF) 34,36% et le Baccalauréat général 21,51%. M. Angoïba a invité à l’ensemble des travailleurs de continuer à servir avec le même dévouement, le même engagement et la même énergie qu’en 2024. Il a encouragé « l’esprit de bonne collaboration » et exhorté « à persévérer pour des résultats encore meilleurs au profit des populations. » Pour mener à bien les différentes missions, le directeur régional du développement social et de l’économie solidaire Dramane Coulibaly a, au nom des directeurs régionaux, du personnel des services techniques de la Région de Ségou, souhaité la prise en charge d’un certain nombre de difficultés parmi lesquelles la vétusté, voir l’insuffisance des équipements et matériels de services. La presse ségovienne, a par la voix de notre consoeur Ramata Konaté, directrice régionale de l’ORTM, souhaité plus d’accompagnement des services déconcentrés de l’Etat, plus de collaboration entre la presse et ces services. D’autant plus que l’année 2024 a été très difficile pour la presse avec le retrait de plusieurs partenaires, la fermeture de certaines ONG, le renoncement de contrats par certaines structures à cause des difficultés d’ordre politique et économique qui ont entrainé des manques à gagner au niveau des radios, empêchant le paiement de la redevance et conduisant à la fermeture de certaines d’entre elles par la Haute autorité de la communication (HAC). La presse a également sollicité l’implication du gouvernorat pour l’acquisition d’équipements (ordinateurs, logistiques, dictaphones, caméras) pour les media, l’implication de la presse régionale dans la couverture des activités des hautes autorités du pays, du gouverneur et des services publics, l’instauration d’un cadre d’échanges semestriel entre le gouverneur et la presse régionale, l’organisation des sessions de formation au profit des hommes de média, l’enlèvement des ordures dans la cour de l’ORTM. Et, enfin, un chargé de communication du gouvernorat à l’instar des autres régions en vue de faciliter le travail des journalistes. ADS/MD (AMAP)
Bijoux en argent et plaqué or : Tout ce qui brille n’est pas de l’or
Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 07 déc (AMAP) L’argent trempé dans l’or, également appelé «or plaqué» ou plaqué or, est un bijou au design inspiré de celui de l’or, notamment du style «Djeddah». Il est souvent difficile de le distinguer de l’or véritable. Cette parure, de plus en plus apprécié par les femmes, offre une alternative abordable pour celles qui souhaitent l’élégance de l’or, sans en supporter le coût. Réalisé désormais à l’aide de machines, ce procédé moderne remplace les techniques artisanales d’autrefois. Fatoumata Diaby, surnommée Latifa, vendeuse de bijoux depuis plus de six ans, affirme que l’argent trempé est actuellement très en vogue. Assise dans sa boutique à Magnambougou (Commune VI de Bamako), elle pèse une chaîne pour en estimer le prix. La commerçante explique que ce type de bijou est apparu il y a longtemps, mais demeurait un secret bien gardé. Elle souligne que ces ornements sont un coût abordable. « C’est un bon bijou car il est en argent et recouvert d’or. En plus, on peut le replonger dans le bain d’or lorsqu’il noircit. Nous avons ici des produits et des machines qui le rendent identique à l’or », précise Faty Diaby, dont les produits proviennent de Dubaï. Elle précise que le prix de l’argent augmente parfois parallèlement à celui de l’or, car le procédé inclut de l’or. Au début, le gramme coûtait 3 000 Fcfa, mais il est maintenant à 3 500 Fcfa, l’or atteignant presque 50 000 Fcfa le gramme. L’avantage de ce modèle, selon elle, est qu’il peut être transformé en argent blanc si l’on souhaite changer de couleur. «L’entretien est simple. En le nettoyant avec de l’eau tiède et le détergent après chaque utilisation, il peut rester intact pendant des années », assure Latifa, qui vend ses articles en gros et au détail. Elle souligne que ses clients incluent des amateurs de bijoux soucieux de leur budget et, même, des personnes fortunées souhaitant varier leur collection sans mélanger leurs bijoux avec l’or. « En termes de bénéfices, on ne dépasse pas 1 000 Fcfa par bijou. Notre stock est souvent écoulé en moins de dix jours », dit-elle. IDENTIQUE À L’OR – Mamou Sow, Une cliente, est présente lors de notre passage. « Ces bijoux en argent sont de qualité et le revêtement en or donne un résultat magnifique. Ce nouveau design Djeddah, identique à l’or, me motive à l’acheter. Lors des cérémonies, on me demande souvent si mes bijoux sont en or », confie-t-elle, en essayant une paire de boucles d’oreilles. Djénéba Traoré, Malienne vivant en Côte d’Ivoire, commercialise également de l’argent trempé. Elle indique qu’il est différent de l’or, car il peut se déteindre après un certain temps. « Mes clients l’achètent pour pallier le manque d’or, devenu très coûteux. Après plusieurs utilisations, il peut perdre son éclat. Ce que j’explique toujours clairement aux acheteurs », dit-elle. Ce bijou reste très prisé, puisqu’il est polyvalent et s’adapte à toutes les occasions avec élégance, que ce soit pour une sortie en ville ou une soirée. Factory Mali, une industrie spécialisée dans la transformation des bijoux en or et en argent, fabrique de l’argent trempé localement grâce à des machines similaires à celles de Dubaï. Souleymane Traoré, son directeur général, explique que face à la demande croissante, il a investi dans des machines pour la production nationale. Debout derrière son comptoir, il fait face à 2 kg de production qu’il vient de tremper dans un liquide d’or. Il tient dans ses mains une boucle d’oreille et une chaine pesant 10 grammes pour un coût estimé à 27 500 Fcfa. « Nos produits sont très appréciés dans la sous-région. Initialement, je voulais produire à Dubaï, mais j’ai décidé de le faire ici pour contribuer au développement du Mali », dit-il, expliquant que l’argent blanc est importé. Notre interlocuteur affirme que ses bijoux sont trempés dans trois bains et un dernier contenant du liquide d’or pur. A Factory Mali, des articles sont cédés à 1 250 Fcfa en gros, ce qui permet à chacun d’y trouver son compte. Et en détail, il faut débourser 2 000 Fcfa contre 2 400 en gros à Dubaï. « J’ai eu le témoignage de plusieurs personnes dans la sous région confirmant qu’il préfère mes designs à celui de Dubaï à cause de la couleur. Parce qu’il y a des clandos à Dubaï qui ne sont pas reconnus et qui vendent de la mauvaise qualité », fait savoir celui qui travaille avec une trentaine de personnes actuellement. Souleymane Traoré ajoute que ces bijoux sont trempés dans trois liquides et le quatrième se fait avec le liquide de l’or appelé lingot. PRIX ABORDABLES – Ces détails sur le prix et la qualité du produits fournis par Souleymane Traoré semblent motiver le choix de Fatoumata Haïdara pour le plaqué or. Cette jeune mariée raconte avoir opté pour des bijoux en argent trempé dans l’or, qu’elle juge plus accessibles et tout aussi beaux que l’or. « Avec 80.000 Fcfa, j’ai pu acheter trois ensembles de bijoux complets et quelques boucles d’oreilles. Ce montant n’aurait même pas suffi pour acheter trois grammes d’or », conclut-elle avec satisfaction. Bana Coulibaly, qui opère dans l’achat et la vente des bijoux de Dubaï à Bamako, depuis une vingtaine d’années, nuance cette comparaison entre le plaqué or et l’or véritable. Ce spécialiste en bijoux précise que le plaqué or Djeddah est un ensemble de colliers non dégradables avec de très jolies couleurs et motifs en fleur. « Contrairement à l’or, soutient-il, l’argent ternit, provoquant une coloration brun clair qui s’assombrit jusqu’à devenir brun foncé, et finalement, gris foncé ou noire ». Et d’ajouter qu’avec l’or plaqué, le principal avantage est son prix inférieur par rapport à l’or massif. « Généralement, l’or utilisé pour le placage est un or de 14 ou de 18 carats. Les bijoux dorés à l’or fin sont recouverts d’une épaisseur d’or qui se situe entre 0,3 et 1 micron d’or », signale-t-il. Le commerçant note que les gens achètent des bijoux plaqués or parce qu’ils sont durables
Cercle de Tenenkou Démarrage de la campagne de vaccination 2024- 2025 du cheptel
Tenenkou, 06 janv (AMAP) Le préfet Mamadou Dao, a donné, lundi, le clap de départ de la campagne de vaccination du cheptel dans le Cercle de Tenenkou (Centre), après le lancement officiel de la campagne nationale de vaccination, le 14 décembre 2024, à Konobougou, par le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Le maire de la Commune urbaine de Tenenkou, Allaye Cissé, s’est réjoui de l’organisation de cette campagne avant d’inviter les éleveurs à se mobiliser pour une réussite totale. Le mandataire de Tenenkou central, Sirafa Traoré, a salué cette initiative des autorités avant de rappeler que la vaccination est cruciale dans la prévention des maladies qui touchent les animaux. Il a invité les leaders communautaires à se mobiliser pour que le maximum de têtes puissent être vaccinés. Il a égrené quelques difficultés auxquels ils sont confrontés. Il s’agit de l’inaccessibilité de certains parcs du fait de la crue, l’automédication et la vétusté des parcs de vaccination dans le cercle. Le préfet Mamadou Dao s’est félicité de l’organisation de cette campagne de vaccination avant de rappeler la place de choix qu’occupe l’élevage dans le cercle de Tenenkou. Selon lui, cette « campagne de vaccination revêt une importance capitale pour la préservation du cheptel et la lutte contre les maladies qui impactent directement et négativement la sécurité alimentaire et les revenus des éleveurs dont le manque à gagner est colossal. » Il a aussi invité les présidents des coopératives d’éleveurs à s’investir davantage et à intensifier la sensibilisation pour que cette campagne 2024- 2025 atteigne les résultats escomptés. Après son intervention, le chef de l’exécutif local a administré la première dose de vaccin à un taureau. Plusieurs spécialistes ont constaté que l’état des animaux n’est pas du tout reluisant et satisfaisant cette année « à cause de plusieurs facteurs , entre autres, l’insécurité, la forte pluviométrie et la crue observée cette année dans le cercle. » Selon nos interlocuteurs, l’insécurité a empêché les animaux de rejoindre leur zone de transhumance habituelle entraînant une concentration des animaux dans les zones d’attentes et, par ricochet, du surpâturage. Par ailleurs, la crue a submergé les zones de pâturages avec pour conséquences beaucoup d’eau et peu d’herbes. Une situation qui a entraîné une sous-alimentation des animaux les rendant plus vulnérables aux maladies. Selon cette même source, les animaux sont touchés par plusieurs maladies notamment la péripneumonie contagieuse bovine appelée « Boutial » en peulh, une maladie très contagieuse qui commence à décimer certains troupeaux de la zone. Pour prévenir toute désillusion, le maître mot demeure la vaccination rien que la vaccination. Le Cercle de Tenenkou, zone d’élevage par excellence, compte de troupeaux estimés à plusieurs dizaines de milliers de têtes, toutes espèces confondues. Ici l’élevage est plus qu’une activité, c’est surtout un facteur d’identification pour certaines communautés, une identité culturelle surtout en cette année 2025, année de la culture décrétée par le président de la Transition lors de ses vœux du nouvel An. Des communautés qui ont un lien séculier avec le bétail qui mérite d’être protégé pour la leur survie, surtout en cette période où le monde subit de plein fouet les effets néfastes des changements climatiques. L’actuelle campagne de vaccination va durer plusieurs jours et permettra de lutter contre la péripneumonie contagieuse bovine, la peste des petits ruminants, les pasteurelloses, la maladie de Newcastle, la variole aviaire, la bronchite infectieuse, les charbons et bien d’autres maladies qui touchent les animaux. La cérémonie de lancement a enregistré également la présence du sous- préfet de l’arrondissement central, le lieutenant Boubacar Sissoko, du représentant du commandant de la brigade territoriale de gendarmerie, du représentant du secteur de l’élevage, du président de la Chambre locale d’agriculture, du représentant du chef de village, du président de l’association Tabital Pulaaku, du mandataire de Tenenkou central et de nombreux éleveurs. AS/MD (AMAP)
Mopti : Atelier d’information des services techniques sur le RAMU
Mopti, 06 janv (AMAP) La direction nationale de la protection sociale et de l’économie solidaire en collaboration avec la direction régionale du développement social de Mopti a organisé un atelier d’information et de sensibilisation sur le Régime assurance maladie universelle (RAMU), du 29 et 30 décembre dernier dans la salle de réunion de la direction régionale de l’hydraulique de Mopti. Cette rencontre visait une meilleure appropriation du processus par les acteurs (collectivités, services techniques et organisations mutualistes) des Régions de Mopti, Bandiagara, Douentza, Gao, Menaka, Kidal, Taoudéni, San et Tombouctou et à informer les acteurs clés de la mise en œuvre du RAMU à la base sur la problématique de la couverture maladie universelle au Mali, son montage institutionnel. Il s’agissait aussi de leur faire comprendre les relations entre la Caisse nationale d‘assurance maladie (CANAM) et ses prestataires, les Organismes gestionnaires délégués ; l’état d’avancement des textes du RAMU et les dispositions prises dans le cadre de son opérationnalisation. Dans son mot de cadrage, le représentant du directeur national, Abdoulaye Dème a rappelé que bénéficié d’une assurance de couverture sanitaire au Mali est un droit constitutionnel pour tous les citoyens. L’atteinte de cet objectif selon lui requiert la levée de certaines barrières organisationnelles et financières. Selon le technicien, le RAMU est composé des dispositifs contributifs et des dispositifs non contributifs constitué des catégories de personnes assujettis de l’AMO, les acteurs du secteur informel, du monde agricole et des professions libérales affiliés à une mutuelle et les assujettis au RAMED et les bénéficiaires des gratuités. Donc, selon M. Dème, qui a conduit la délégation de la direction nationale de la protection sociale, le RAMU est l’unification des trois régimes pour une mise en œuvre efficace et efficiente de la politique nationale de protection sociale à travers la couverture sanitaire . « Pour relever le défi de l’accessibilité financière aux services de santé, le Mali a opté pour trois stratégies : le développement des mutuelles de santé pour le secteur informel et agricole, constitué de près de 78% de la population au Mali ; l’instauration du régime de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) qui couvre 17% de la population pour les fonctionnaires (civils et militaires), les parlementaires et les travailleurs salariés et le Régime d’assistance médicale (RAMED) qui couvre 5% de notre population, pour une assurance maladie totale des populations de notre pays. Cependant, dans la mise en œuvre de ces dispositifs, la couverture du monde agricole et du secteur informel reste un défi majeur pour la réussite du RAMU en chantier » a indiqué le conseiller aux Affaires administrativés, Abdoulaye Daga Théra, représentant le gouverneur qui a présidé la céremonie d’ouverture. A travers des présentations sur les régimes en place, le RAMU en chantier, les travaux de groupe et les restitutions en plénières, les participants ont enrichi leurs compétences sur les forces, les faiblesses, les enjeux et les menaces sur les régimes qui concourent à l’amélioration de la couverture sanitaire des populations. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du directeur régional du développement social et de l’économie solidaire de Mopti, Moussa Alassane Samaké. DC/MD (AMAP)

