Circulation de véhicules en surcharge : A Sikasso, le hors gabarit à la côte

  Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 03 mar (AMAP) L’image de véhicules hors normes ou hors gabarit en surcharge, circulant sur les voies interurbaines ou internationales ou manoeuvrant en pleine ville est devenue monnaie courante au Mali. La circulation de ces mastodontes entraîne, pourtant une dégradation rapide du réseau routier national. La situation a amené le ministre des Transports et des infrastructures a faire un communiqué, le 5 février dernier, pour demander « le respect des normes relatives aux gabarits, aux poids et à la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises », conformément aux dispositions du code de la route et notamment de l’article 32 du décret n°2023-0509/PT-RM du 12 septembre 2023. La mise en application de cette réglementation vise à lutter contre la circulation des véhicules hors normes et hors gabarit en surcharge sur les routes. Le communiqué du Conseil des ministres du 13 février 2025 précise que le réseau routier national subit de graves dommages causés, « notamment par les véhicules gros porteurs hors gabarit et hors normes, qui sont en surcharge de marchandises, en provenance des ports maritimes où transite le fret généré par les importations et les exportations du Mali. » La conception du réseau routier national a été faite sur la base des dimensions réglementaires de 3 essieux pour le tracteur et de 3 à 4 essieux pour la semi-remorque. Les dimensions maximales autorisées sont : longueur : 16,5m pour les véhicules articulés, largeur : 2,55m pour l’ensemble des véhicules, hauteur : 4m pour tous les véhicules, rappellent les services techniques. La troisième région administrative du Mali, Sikasso, au carrefour des frontières du Mali avec le Burkina Faso et avec Côte d’ivoire, est une zone de forte circulation de véhicules de transport de marchandises comme de personnes. « Nous conduisons ces véhicules contre notre gré car on est conscient des multiples dangers qui nous guettent. Mais que faire ? On le fait pour gagner notre pain quotidien », témoigne à notre équipe de reportage un conducteur de gros porteurs de Sikasso qui désire garder l’anonymat. Il poursuit qu’il a passé un bon bout de temps en chômage et ce travail lui permet de subvenir aux besoins de sa famille. « Je salue la clairvoyance du ministre des Transports et des Infrastructures. Son communiqué est d’une importance capitale. Cette lutte est la nôtre. La sécurité routière est l’affaire de tous… », déclare le secrétaire général adjoint du Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali (section de Sikasso), Ba Sékou Coulibaly. Selon lui, le Conseil malien des transports routiers (CMTR) a longtemps mené cette lutte mais en vain. Il rappelle que c’est vers 2010, que certains commerçants ont commencé cette pratique dans le but d’accroître leurs revenus. « Ils évoluent dans le commerce et le transport en même temps. Ces individus modifient leurs véhicules en 3m de largeur et entre 16 et 22 m de longueur », explique-t-il. Le slogan de certains d’entre eux : « Même si je me limite à seulement deux voyages par an, si le véhicule est endommagé, cela ne sera pas une perte ». Le syndicaliste enfonce le clou. « Ces commerçants font trois voyages en un. Ils surchargent les véhicules tout en augmentant le taux de chômage des chauffeurs dans le secteur du transport. Ils endommagent non seulement, de façon précoce nos routes mais également entrainent des accidents de la circulation, mettant en danger la vie des populations », détaille-t-il. Ba Sékou Coulibaly dit que cette pratique n’offre aucune garantie ou protection au chauffeur car, en la matière, l’employé ne bénéficie pas de salaire convenable et n’est pas assuré. En bref, le conducteur de véhicules hors normes et hors gabarit en surcharge met sa vie en péril mais, aussi, celle de paisibles populations. C’est pourquoi, en 2020, certains routiers ont commencé à prendre conscience des risques qu’ils courent. Ils se sont à se retirer du jeu. Mais jusque-là, la pratique continue. En outre, le secrétaire général adjoint du Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali (section de Sikasso), a invité les autorités de la Transition à obliger les commerçants, qui font du transport, à choisir entre les deux métiers, sinon à respecter les règlements du secteur du transport. Par ailleurs, Ba Sékou Coulibaly attire l’attention des autorités sur l’application de la Convention collective des chauffeurs privés du Mali. Celle-ci, selon lui, permet d’assurer leur métier (salaire convenable, ration journalière, INPS, AMO, prime, allocation des enfants, logement lors des voyages…). Quant à la directrice régionale des transports et des infrastructures de Sikasso Mme Traoré, Lydie M. Fatoumata Jocoué, elle affirme qu’il y a plus de 500 véhicules qui traversent la ville de Sikasso de façon quotidienne. « La quasi-totalité de ce nombre important est hors normes et hors gabarit », confie-t-elle. S’exprimant sur les dispositions prises par sa structure au niveau régional afin d’assurer la réglementation correcte des véhicules concernés, Mme Traoré Lydie M. Fatoumata Jocoué a indiqué avoir informé le Conseil malien des transporteurs routiers et celui des chargeurs des nouvelles dispositions. « Également, poursuit-elle, la direction est en train de prendre les dispositions nécessaires pour faire une large diffusion du communiqué ministériel sur les différentes stations radios. » En termes de difficultés, la directrice régionale du transport et des infrastructures a mis un accent particulier sur l’absence totale de statistiques sur les véhicules hors normes et hors gabarit en surcharge dans la région. Mme Traoré Lydie M. Fatoumata Jocoué a, enfin, invité « tous les transporteurs de la région à respecter les réglementations pour le bien-être de tous. Le communiqué du Conseil des ministres est clair sur le respect de la mesure : à compter du 1er avril 2025, tout transporteur ne respectant pas les dimensions réglementaires s’expose à l’application des sanctions prévues par la réglementation en vigueur. Il s’agit de l’immobilisation du véhicule à la frontière ou aux points de contrôle, l’obligation de transbordement et de correction de gabarit. MFD/MD (AMAP)  

Port du foulard :  Comme une pièce d’identité

Par Baya TRAORÉ D’aucuns pensent que cette pièce de tissu a vu le jour avec les religions monothéistes. Pourtant, elle a servi notamment d’outil de communication et d’expression des sentiments Il est aux environs de 15 heures. Une cérémonie de mariage au quartier de Missabougou, en Commune VI du District de Bamako. La marraine de l’évènement, Aminata Soucko, très élégante, couverte de parures, se distingue par son habillement. Elle est vêtue d’un basin, porte un foulard volumineux de couleur différente de celui des autres femmes qui, elles, partagent la même couleur. Une bande de tissu dénommé, en bamanakan, «jala» s’ajoute à ses parures. Au fil du temps, le foulard s’est imposé comme un accessoire d’élégance et de piété. Pourtant, l’usage de cette étoffe est riche en significations. Selon Aminata Soucko, le foulard de la marraine d’un mariage a toujours été différent de celui des autres dames, depuis l’époque de nos ancêtres. Elle explique que « le foulard permet aux invités de reconnaitre directement la personne assumant cette responsabilité. » Ce n’est pas tout. « Dans la rue, dit-elle, il était facile de savoir, grâce au foulard que porte une femme, si elle est veuve, mariée ou célibataire. » Le traditionnaliste Nouhoum Cissé affirme que le foulard, autrefois, représentait un moyen de communication dans notre culture. « Chaque ethnie avait une appellation différente. Celui destiné à une fiancée était un morceau de pagne tissé qu’elle attachait au front. C’était un message informant qu’elle a un prétendant », explique Nouhoum Cissé. Le traditionnaliste ajoute que « l’objectif du port du foulard après le mariage est de se protéger la tête, car tout le monde n’a pas le droit de voir la tête d’une femme mariée. » « Aussi, indique-t-il, toutes les femmes n’ont pas la même texture de cheveux car, pour certaines, si de mauvaises personnes voient leurs cheveux, cela peut leur porter malheur. » « C’est pourquoi, dit-il, une femme doit se couvrir la tête pour sa propre protection. En plus, dans notre société, les foulards étaient des cadeaux de souvenir que les femmes donnaient à leur amoureux. « Les femmes offraient leur foulard aux conjoints quand ceux-ci partaient sur les champs de bataille ou pendant les travaux agricoles, en guise d’encouragement », poursuit Nouhoum Cissé. Qui ajoute qu’« une femme, qui n’avait jamais transgressé les interdits dans son mariage, pouvait donner son foulard à son fils qui part pour une mission difficile. » « L’étoffe avait la valeur d’un objet de protection du fils afin qu’il rentre sain et sauf », explique M. Cissé. Au sein du couple, le foulard est un langage. « Quand un homme entrait à la maison, il reconnaissait l’humeur de sa femme à travers sa manière de nouer  son foulard», informe le traditionnaliste, avant d’indiquer que celle-ci manifestait sa joie, sa colère, son désir sexuel et son indisposition via cette pièce de tissu. « Ce n’est pas n’importe quel tissu qui était utilisé comme foulard. Maintenant, les femmes ne font plus attention à ces aspects de notre culture. Cela est à l’origine de nombreux problèmes dans nos couples. Si on continue ces pratiques, nous allons perdre tous les éléments de notre culture un à un», prévient-il. MAUVAIS ESPRITS – Il est 11 heures, dans une famille de griots à Missira, en Commune II du District de Bamako. Kadiatou Diabaté, habillé en wax assorti à un foulard qui forme un tas au milieu de la tête. Elle explique que son acte se justifie par le fait qu’elle est la cuisinière du jour. Elle indique que chaque épouse dans leur famille doit observer cette pratique quand c’est son tour de cuisiner. Selon Awa Kouyaté, griotte et enseignante, la façon dont une femme noue le foulard exprime également la richesse de son mari. « Avant, quand tu voyais des groupes de femmes, celle qui portait toujours un foulard volumineux était l’épouse d’un homme opulent. Le foulard de taille moyenne désignait l’appartenance de sa détentrice à la classe moyenne », affirme la pédagogue. Elle précise que la favorite des épouses de l’homme s’identifiait par son foulard empilé au milieu de la tête. Elle signale que les perruques et les chapeaux remplacent de plus en plus le foulard. «Je ne suis pas contre cette tendance mais on a intérêt à promouvoir nos valeurs traditionnelles», conseille-t-elle. Le griot Bourama Soumano affirme que plusieurs personnes pensent que le foulard a vu le jour au Mali avec la religion musulmane. Il indique que nos ancêtres utilisaient des foulards avant l’arrivée de l’Islam. Il soutient que  «musoro » en bamanan signifie : «mumana soro», en français «Ce qu’une nouvelle mariée trouvera dans son foyer». Il precise que cette étoffe est différente du «jala», un autre tissu utilisé par les femmes notamment lors des mariages. Auparavant, le «jala» était de petits morceaux de pagne de couleurs différentes. « La couleur noire, dit-il, est destinée à la veuve. » Il cite aussi le «demba jala», en français «le pagne de la marraine» porté par celle-ci lors d’un mariage. « Dans notre culture, témoigne-t-il, le «musoro» n’était pas utilisé pour des besoins esthétiques. Il symbolisait les défis que la femme doit  relever dans son nouveau foyer en termes de maladies, de dépenses, de problèmes d’enfantement et d’argent ». Bourama Soumano dit que le foulard préparait la femme à être une bonne épouse et la protégeait contre les mauvais esprits et les « djinns ». Et de poursuivre : « ce tissu faisait également l’objet de préparation mystique pour obtenir de la notoriété pendant les cérémonies. » « Certaines femmes, énumère-t-il, possédaient des foulards pour dompter leur mari durant les moments de disputes. » « Il suffisait, explique-t-il, qu’elles le nouent pour que le conjoint se calme immédiatement ». Le griot relève que le «musoro» a aussi servi à dominer le mari et les autres membres de la famille. Tout n’est pas permis quant au le port de ce foulard. Selon des croyances, « une fille ne doit jamais porter le foulard de sa maman sinon elle va rester célibataire toute sa vie. Une femme enceinte qui néglige de porter le foulard risque d’accoucher d’un enfant malade. Une femme mariée qui refuse le foulard risque d’attirer des mauvais

Ramadan et Carême chrétien : Le Premier ministre vérifie la disponibilité des produits de première nécessité

Bamako, 28 fév (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a effectué, vendredi, une visite de terrain à Bamako, afin de vérifier la disponibilité des produits de première nécessité sur les marchés du pays, a constaté l’AMAP. Il ressort de cette visite, que « près de 25 000 tonnes de riz et environ 12 000 tonnes de sucre sont immédiatement disponibles, avec des quantités supplémentaires en cours d’acheminement », expliquent des sources officielles. Le stock de lait en poudre et d’huile disponible a largement dépassé celui de l’année précédente à la même période. Cette démarche s’inscrit dans un cadre global d’application des mesures visant à garantir l’approvisionnement du pays en produits essentiels, particulièrement durant la période de Ramadan et du Carême chrétien. SS/MD (AMAP)

Ramadan : Stabilité des prix des denrées de première nécessité, à Diéma.

Nioro, 28 fév (AMAP) Les prix des denrées de première nécessité, notamment le riz, le mil, le sucre, l’huile et le lait, sont stables, dans le Cercle de Diéma, a constaté, vendredi, le préfet Hamadou Yacouba Diallo, lors d’une visite de contrôle des boutiques et magasins. La forte délégation de responsables administratif, communal, technique, de légitimité traditionnelle, d’associations de commerçants, de consommateurs, de jeunes et d’éléments des forces de défense et de sécurité qui accompagnait le préfet a visité plusieurs boutiques, magasins et points de vente au centre-ville ainsi qu’au quartier périphérique du Razel, pour s’assurer de la stabilité des prix des denrées de première nécessité, en prélude au mois de Ramadan. Partout, les prix étaient réglementés, conformément aux instructions données par les plus hautes. Ils sont fixés ainsi qu’il suit : 50 kg de riz à 20 500 Fcfa, 24 500 Fcfa pour 50 kg de sucre, pour le sorgho, les 50 kg sont vendus à 18 500 Fcfa, tandis que les 50 kg de mais coûtent 23 000 Fcfa, pour 5 kg de lait en poudre, il faut débourser 13 000 Fcfa. Le président de l’Association des consommateurs, ,  El-hadj Kassim Diakite, le représentant de l’Association des commerçants, Mohamed Goundourou et celui du Conseil communal de la jeunesse, Yaya  Sissako,  ont, tour à tour,  remercié le service subrégional du commerce, de la consommation et de la concurrence, pour une telle initiative. Ils ont souhaité que ces prix fixés, soient maintenus pour permettre de soulager les populations durant le mois de Ramadan. Visiblement satisfait, le maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye Sissako,  a annoncé des visites anonymes pour se renseigner sur la conformité des prix des denrées de première nécessité, après ce passage. Le préfet Diallo a remercié les autorités de la Transition pour leur « implication accrue, en vue d’un accès plus facile aux denrées de première nécessité dans notre pays. » Il a invité les commerçants à exercer « dans la légalité pour ne pas être en porte-à-faux avec les textes régissant le commerce dans notre pays ».  Il a demandé « à chaque acteur de veiller scrupuleusement sur la conformité des prix, même après le mois de Ramadan, afin d’éviter l’inflation. De leur côté, les commerçants, qui ont reçu cette visite, se sont engagés, sur parole, à maintenir les prix. Le 2ème adjoint au préfet, Attayoub Ould Mohamed, le chef du service subrégional du commerce, de la consommation et de la concurrence de Diéma, Mamby Kamissoko, le représentant du chef de village, Sékou Sissoko étaient présents OB/MD (AMAP)

Mali : Plus de 35 tonnes de médicaments illégaux saisis par l’Office central des stupéfiants

Bamako, 28 fév (AMAP) Les unités opérationnelles de l’Office central des stupéfiants (OCS) ont saisie plus de 35 tonnes de médicaments illégaux lors de l’opération « Furajugukèlè », menée du 18 au 27 février 2025, a annoncé, vendredi, le directeur de l’OCS, le colonel-major Fousseyni Keïta. « Cette opération d’envergure, sur tout le territoire national, a permis l’interpellation de quatre individus impliqués dans ce trafic illicite, qui seront présentés à la justice », ajoute la même source. Le colonel-major Keïta a souligné l’importance de la collaboration entre les acteurs étatiques et les initiatives privées pour éradiquer ce fléau. Le directeur de l’OCS appelle la population « à la vigilance et à la collaboration », en signalant toute activité suspecte de manière anonyme, au numéro vert de l’OCS, le 80.00.31.31. Furajugukèlè, qui s’inscrit dans le cadre des efforts continus pour éradiquer ce fléau menaçant la santé publique, met en lumière l’ampleur du trafic transfrontalier de médicaments contrefaits en Afrique de l’Ouest. SS/MD (AMAP)

Message de SM le Roi, Amir Al Mouminine, que Dieu Le glorifie, adressé à Son peuple fidèle au sujet de l’abstention d’accomplir le rite du sacrifice de l’Aïd

Rabat – Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, que Dieu Le glorifie, a adressé à Son peuple fidèle un message au sujet de l’abstention d’accomplir le rite du sacrifice de l’Aïd, dont lecture a été donnée, mercredi, par le ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Toufiq, lors du journal télévisé du soir de la chaîne « Al Aoula ». Voici la traduction du Message Royal : « Louange à Dieu, Prière et Salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons, Cher peuple, Nous avons veillé depuis que Nous sommes dépositaire de l’Imamat suprême, fondée sur les liens indéfectibles de la Beia, à réunir, au profit de Notre peuple fidèle, les conditions de l’observation de la religion, de ses obligations et ses traditions, de ses cultes et ses interactions sur fond de ce que le Très-Haut a bien voulu combler la Oumma marocaine en ce qui concerne l’attachement aux piliers et le respect des traditions les plus avérées, ainsi que la célébration des jours saints, parmi lesquels figure la fête de l’Aïd Al Adha, dont l’avènement est prévu dans moins de quatre mois. La célébration de cette fête n’est pas une occasion passagère, mais elle est porteuse de significations religieuses fortes illustrant la profondeur des liens de Nos fidèles sujets avec les différents aspects de notre Sainte religion et leur volonté de se rapprocher du Très-Haut, en s’évertuant à consolider les liens sociaux et familiaux à travers cet événement vénérable. Notre souci à vous permettre d’observer ce rituel religieux dans les meilleures conditions est étroitement lié à l’obligation de Notre prise en compte de ce que notre pays affronte en matière de défis climatiques et économiques qui ont eu pour conséquence une régression substantielle de l’effectif du cheptel. A cet effet, et tenant compte du fait que l’Aïd Al Adha constitue une sounna confirmée dans la mesure du possible, son accomplissement dans ces conditions difficiles est susceptible de porter préjudice à de grandes parties des fils de Notre peuple, particulièrement ceux à revenu limité. Partant de la responsabilité qui Nous incombe, en tant qu’Amir Al-Mouminine, fidèle protecteur des cultes de la religion selon ce que dictent la nécessité et l’intérêt légal et conformément à l’obligation qui est la Nôtre de lever la gêne et le préjudice et de favoriser la mise en place de la facilitation tout en se conformant à la teneur du verset coranique : “Et Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion”, Nous invitons Notre cher peuple à s’abstenir d’accomplir le rite du sacrifice de l’Aïd de cette année. Nous le ferons s’il plaît à Dieu, au nom de Notre peuple, fidèle en cela à la sounna de Notre Aïeul le Prophète, que la paix et la bénédiction soient sur Lui, quand Il avait immolé deux moutons en disant : « celui-ci est pour moi, cet autre est au nom de ma Oumma ». Cher peuple, Nous vous invitons à célébrer l’Aïd Al Adha, s’il plaît à Dieu, selon ses rituels habituels et significations spirituelles nobles de la prière de l’Aïd dans les msallah et les mosquées, aux dons de l’aumône, aux rencontres avec les siens, ainsi que les différentes oeuvres pies de dévotion en rendant grâce à Dieu pour Son immense générosité et en implorant récompense et rétribution. +Dis: Voici ma voie ! J’appelle les gens (à la religion) d’Allah, moi et ceux qui me suivent+. Véridique est la parole de Dieu.    

Uniforme des femmes lors des mariages : De la tradition aux excès

Par Moussa M. DEMBÉLÉ La coutume prisée des Bamakoises, de s’habiller d’une tenue unique lors des cérémonies de mariage, est en train de prendre un autre virage causant angoisse chez les adeptes et devenant source de tension dans certains foyers Bamako, 25 fév (AMAP) Les mains sous le menton, les yeux embués, isolée dans un coin de son salon, très froissée mais toujours habillée, dans sa grande robe en basin, Bintou est pensive et préoccupée. Bintou, nom d’emprunt que nous lui donnons, est l’épouse d’un ami que nous avons surprise dans un état d’affligée, chez elle au quartier Badialan, Commune III du District de Bamako. Ce dimanche soir, aux environs de 20 heures, très triste, Bintou cherche ses mots, la gorge nouée et à peine elle arrive à les prononcer après notre salutation faite à plusieurs reprises. « Je reviens du mariage d’une nièce qui se tenait au quartier Marseille, situé en commune I du District de Bamako, où j’ai dépensé mes économies réservées pour l’opération de l’œil de la maman… », tente-t-elle d’évacuer sans rancœur. Rien que ce qu’elle porte lui a coûté plus de 60 000 Fcfa. Notre interlocutrice, sous le choc, met en cause l’attitude de sa mère dans ce qu’elle appelle « du gaspillage inutile ». « Le comble, vous savez ? C’est ma mère qui m’a contrainte à acheter cet uniforme que je porte pour une valeur de plus de 60 000 Fcfa malgré les dépenses nécessaires que j’ai à faire, dans quelques jours, pour l’opérer de la cataracte… », dit Bintou, la trentenaire évolue, tout en remuant sa tête. En effet, selon ses explications, elle a été obligée par sa mère d’acheter cette tenue proposée comme uniforme par ses cousines. « Pour elle 9sa maman), je ne devrais pas être en reste, je devais rivaliser avec mes cousines, étant donné que je suis une fonctionnaire. Alors que personnellement, j’aime faire les choses humblement, sans extravagance… », nous raconte-t-elle. Tout comme le cas de Bintou, le concept des uniformes des femmes lors des cérémonies de mariage dans la capitale malienne est en passe de devenir un fardeau pour les femmes.  À Bamako, cette coutume longtemps symbolique lors des mariages voit ses contours évoluer. Les femmes et jeunes filles se parent d’un uniforme lors de ces cérémonies, un geste censé célébrer l’union de deux personnes tout en renforçant la cohésion sociale. Pourtant, initialement, l’uniforme visait à favoriser l’harmonie visuelle et à éviter toute distinction entre les participantes. Cependant, aujourd’hui, cette tradition est en train de se transformer en une quasi-obligation, sous la pression sociale, mettant en lumière les disparités économiques. De simple plaisir esthétique, l’uniforme est devenu une norme difficile à contourner, même pour celles dont les moyens financiers sont limités. Ce qui, parfois, crée des mésententes dans le foyer, car certaines imposent à leur époux l’achat de ces tenues, même s’ils n’en ont pas les moyens. Fanta Coulibaly, une mère de famille à Badalabougou, en commune V du District de Bamako, semble être de ce groupe de femmes. « Acheter l’uniforme doit être un devoir pour tous chefs de famille, parce que la femme a besoin d’être bien habillée lors des cérémonies de mariage. Mais, certains hommes ne comprennent pas cela. C’est pourquoi ils refusent de payer l’uniforme pour leur épouse », argumente-t-elle. Pour elle, c’est l’homme qui doit obligatoirement payer ces tenues de mariage de sa femme. QUIPROQUO – Contrairement à notre précédente interlocutrice, Djeneba Sinayoko, une femme mariée, la quarantaine, résidant à Dialakorobougou, dans la zone de Baguineda, sur la route de Ségou, pense que des femmes, de nos jours, sont dans l’excès au sujet de l’uniforme. Elle estime que la pratique n’est pas la seule façon d’apporter son soutien, lors du mariage d’un proche, « il y a aussi les aides financières qui sont plus importantes dans le mariage de célébration ». « Aujourd’hui, mes sœurs pensent que la pérennisation d’une union est forcément liée à la façon de célébrer le mariage. Un seul uniforme peut coûter plus 15 000 FCFA. C’est qui est trop chère ! », s’exclame-t-elle. Djeneba Sinayoko explique que « c’est pourquoi, les femmes usent de tous les moyens pour payer des tenues de mariage hors de prix ». Plus explicite, tout en s’opposant à la mode, elle ajoute : « Certaines dames manquent de respect à leur mari sous prétexte que celui-ci n’a pas payé l’uniforme. Cela doit prendre fin ». L’habitante de Dialakorobougou nous a raconté une anecdote entre une épouse et son mari, dans son quartier. Le couple se bagarre toujours pour des questions d’uniforme. « Je connais une femme qui refuse le lit conjugal à son époux pour la simple raison qu’elle n’a pas eu d’uniforme de mariage. À chaque mariage, ce sont les disputes dans ce foyer. Et tout le quartier est au courant », narre notre interlocutrice. Si payer l’uniforme pour le mariage d’une proche est un signe de solidarité, c’est encore mieux d’emprunter de bons chemins pour l’obtenir. Selon Daouda Fané, un chef de famille, certaines femmes sont capables de détourner l’argent de « popote » pour acheter ces habits de mariage. « Auparavant, nos aïeux avaient initié cette stratégie d’uniforme afin que tout le monde porte les mêmes habits mais à un prix raisonnable. Mais aujourd’hui, c’est tout à fait le contraire. Des femmes font l’impossible leur uniforme », déplore ce chef de famille d’une cinquantaine d’années. Sept sur dix hommes interrogés suggèrent que la coutume de l’uniforme des femmes doit être rationnalisé. Ceux-ci estiment que ce sont des dépenses « inutiles » qui viennent s’ajouter à d’autres problèmes financiers dans un pays où la pauvreté est générale. « Les dimanches sont connus à Bamako comme les jours de mariage. Ce qui est déjà une dépense inestimable. S’il faut ajouter à cela les frais d’uniforme des femmes, cela devient encore plus compliqué », fait remarquer, sous couvert de l’anonymat, un chef de famille. Il ajoute que les tenues choisies pour les noces sont souvent très chères. « Donc, je trouve que ce n’est pas raisonnable de maintenir cette pratique de l’uniforme lors de nos mariages », pense-t-il. Adama Coulibaly, habitant à Tiéguena, localité située dans la périphérie de Bamako, dans

Opération Sunkalo 2025 : Don de vivres aux couches sociales de la Région de Nara (Ouest)

Nara, 25 fév (AMAP) Quelque 400 ménages, à travers toute la Région de Nara (Ouest), recevront 20 tonnes de riz dont la cérémonie de remise mardi a été présidée par le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Nara, Brehima Diallo. Cette vaste opération de don de céréale par les Oeuvres du président de la Transition est présentée comme un témoignage de solidarité et de fraternité du Chef de l’Etat envers les démunies de la Région de Nara en ce début de ramadan. En présence des autorités administratives, des élus, des responsables des forces armées et de sécurité, les membres de la Société civile, le 1er adjoint au maire de Nara, Zekani dit Sidi Mohamed Goundourou, a rappelé que le ramadan est un mois de partage, d’introspection et de générosité. « C’est un moment où les valeurs de solidarité et d’entraide prennent tout leur sens », a-t-il ajouté. Pour sa part, le directeur régional des Affaires religieuses et du Culte, Habib Kouyaté, a rendu un « vibrant hommage au chef de l’Etat pour ce geste salutaire. » « C’est un acte de solidarité importante car il contribuera à soulager les souffrances et à renforcer la résilience des ménages », a-t-il dit. L’Imam Mahamadou Doucouré, au nom des bénéficiaires, a adressé ses remerciements au  général d’Armée Assimi Goita « pour tous les efforts déployés pour le bien-être des populations démunies » et a formulé des prières pour la réussite de la Transition. Le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Nara, s’est réjoui de ce « magnifique geste de solidarité des plus hautes autorités qui va amoindrir la souffrance de 400 ménages à travers toute la région de Nara », avant de rappeler aux bénéficiaires que « cette aide est, certes, modeste mais elle est empreinte d’une profonde sincérité et d’un véritable esprit d’entraide du président Goita. » BC/MD (AMAP) 

Kati : Campagne de paiement collectif des taxes

K       Kati, 24 fév (AMAP)  Plusieurs associations de jeunes et des femmes de Kati ont lancé, lundi la 1ère édition d’une campagne collaborative de collecte de taxes locales, au cours d’une cérémonie présidée par le chargé d’expédier des affaires courantes de la mairie de la ville. Cette initiative vise à encourager les citoyens à s’acquitter de leurs obligations fiscales, notamment la Taxe de développement régional et local (TDRL), la vignette moto et les taxes de voirie. Selon le président du Conseil communal de la jeunesse de Kati, Bourahima Togo, l’objectif de cette campagne « est de contribuer au développement local. » Pour ce faire, les initiateurs entendent atteindre le paiement de 200 TDRL, 150 vignettes moto et 50 taxes de voirie sur une période de deux mois. Il a invité toute la population à s’acquitter de ces taxes, soulignant que « c’est un devoir civique pour chaque citoyen. » Les taxes comme la TDRL, la vignette moto et les taxes de voirie sont essentielles au développement local. Elles permettent de financer les infrastructures, d’améliorer les services publics et d’assurer l’entretien des routes. « En payant ces taxes, les citoyens contribuent au progrès économique et social de leur communauté », a plaidé M. Togo. « La gestion de ces fonds sera totalement transparente et fera l’objet de restitutions publiques », a déclaré le secrétaire général de la mairie de Kati, Zaga Dao, qui a insisté sur l’importance de la transparence dans l’utilisation des ressources collectées pour le développement de la ville. Les initiateurs ont présenté cette campagne collaborative comme « un engagement fort des jeunes et des femmes en faveur du civisme fiscal et du développement durable de (leur) localité.) AK/MD (AMAP)

Bourse nationale aux céréales : Les achats institutionnels en ligne de mire

Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 20 fév (AMAP) La 19ème édition de la Bourse nationale aux céréales se tient depuis jeudi jusqu’au 22 février au Centre Gabriel Cissé de Ségou  (Centre) sous le thème « Les achats institutionnels facteurs d’amélioration de revenus des producteurs ». La Bourse des céréales vise à contribuer à la promotion et la valorisation des céréales produites localement. Il s’agit de concrétiser les options politiques, relatives au développement du secteur agricole, par la mise en place de cadres de partenariat et de promotion commerciale entre les agro-industriels d’une part et les opérateurs céréaliers d’autre part. Cette année la Bourse nationale aux céréales enregistre plus de 600 participants qui exposent les produits dans 42 stands. Il est attendu des offres de ventes assez importantes de mil, sorgho, maïs et riz malgré les difficultés enregistrées au cours de la campagne passée a précisé le Président de l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla. Il a, par ailleurs, indiqué que de la première édition, en 2006, à présente, la Bourse nationale aux céréales ne cesse d’enregistrer des succès à travers la mobilisation des participants, l’augmentation du volume des produits présentés, le nombre de contrats signés et les chiffres d’affaires réalisés. Il a précisé que le nombre de contrats signés de 2006 à 2024, s’élève à 674 avec un chiffre d’affaires réalisés de 25 297 310 919 de Fcfa. Prenant la parole. le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, qui a coprésidé l’ouverture avec le ministre-commissaire à la Sécurité alimentaire, Redwaoune Ag Mohamed Ali, a souligné l’importance de la bourse nationale aux céréales. Selon lui, elle « contribue substantiellement et de manière positive au renforcement des systèmes d’information sur les marchés agricoles, à l’amélioration du revenu des exploitants agricoles, au partage d’expériences entre les professionnels du secteur agricole et à la structuration des Organisations interprofessionnelles agricoles. » Et de dire que la bourse cadre parfaitement avec les aspirations des autorités, nationales relatives à la dynamisation du marché national, la fluidification des échanges et l’intégration sous-régionale des marchés agro-alimentaires. Si la précédente édition s’est traduite par la signature de 261 contrats, pour un montant de plus d’un milliard 70 millions de Fcfa, le ministre de l’Agriculture a indiqué que cette performance remarquable contraste avec un certain nombre de contraintes, d’ordre technique organisationnel et, notamment, le non-respect des procédures d’achat institutionnel de l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM) par certaines organisations professionnelles agricoles, le faible niveau de vulgarisation des achats contractualisés et l’insuffisance d’infrastructures de stockage et de conservation des produits Agricoles. Pour aplanir ces contraintes et parvenir à de bien meilleurs résultats à l’avenir, Daniel Siméon Kelema a souligné la nécessité de développer des synergies d’actions et renforcer la communication entre l’ensemble des acteurs concernés. Il a encouragé les exploitants Agricoles, les transformateurs et les consommateurs à participer pleinement à cet événement et surtout à profiter de nombreux avantages qu’il offre. Le ministre commissaire à la Sécurité alimentaire avait réitéré l’année dernière son engagement en faveur des achats institutionnels. Il s’est réjoui d’annoncer cette année que, malgré les contraintes institutionnelles, un premier contrat de 3 500 tonnes de riz a été conclu avec l’interprofession riz pour un montant de plus d’un milliard de Fcfa. Il a affiché l’ambition d’aller plus loin l’année prochaine. Soulignant que son département travaille déjà avec les acteurs concernés pour lever l’ensemble des contraintes institutionnelles. ADS/MD (AMAP)