Mali : Plus de 35 tonnes de médicaments illégaux saisis par l’Office central des stupéfiants

Bamako, 28 fév (AMAP) Les unités opérationnelles de l’Office central des stupéfiants (OCS) ont saisie plus de 35 tonnes de médicaments illégaux lors de l’opération « Furajugukèlè », menée du 18 au 27 février 2025, a annoncé, vendredi, le directeur de l’OCS, le colonel-major Fousseyni Keïta. « Cette opération d’envergure, sur tout le territoire national, a permis l’interpellation de quatre individus impliqués dans ce trafic illicite, qui seront présentés à la justice », ajoute la même source. Le colonel-major Keïta a souligné l’importance de la collaboration entre les acteurs étatiques et les initiatives privées pour éradiquer ce fléau. Le directeur de l’OCS appelle la population « à la vigilance et à la collaboration », en signalant toute activité suspecte de manière anonyme, au numéro vert de l’OCS, le 80.00.31.31. Furajugukèlè, qui s’inscrit dans le cadre des efforts continus pour éradiquer ce fléau menaçant la santé publique, met en lumière l’ampleur du trafic transfrontalier de médicaments contrefaits en Afrique de l’Ouest. SS/MD (AMAP)

Message de SM le Roi, Amir Al Mouminine, que Dieu Le glorifie, adressé à Son peuple fidèle au sujet de l’abstention d’accomplir le rite du sacrifice de l’Aïd

Rabat – Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, que Dieu Le glorifie, a adressé à Son peuple fidèle un message au sujet de l’abstention d’accomplir le rite du sacrifice de l’Aïd, dont lecture a été donnée, mercredi, par le ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Toufiq, lors du journal télévisé du soir de la chaîne « Al Aoula ». Voici la traduction du Message Royal : « Louange à Dieu, Prière et Salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons, Cher peuple, Nous avons veillé depuis que Nous sommes dépositaire de l’Imamat suprême, fondée sur les liens indéfectibles de la Beia, à réunir, au profit de Notre peuple fidèle, les conditions de l’observation de la religion, de ses obligations et ses traditions, de ses cultes et ses interactions sur fond de ce que le Très-Haut a bien voulu combler la Oumma marocaine en ce qui concerne l’attachement aux piliers et le respect des traditions les plus avérées, ainsi que la célébration des jours saints, parmi lesquels figure la fête de l’Aïd Al Adha, dont l’avènement est prévu dans moins de quatre mois. La célébration de cette fête n’est pas une occasion passagère, mais elle est porteuse de significations religieuses fortes illustrant la profondeur des liens de Nos fidèles sujets avec les différents aspects de notre Sainte religion et leur volonté de se rapprocher du Très-Haut, en s’évertuant à consolider les liens sociaux et familiaux à travers cet événement vénérable. Notre souci à vous permettre d’observer ce rituel religieux dans les meilleures conditions est étroitement lié à l’obligation de Notre prise en compte de ce que notre pays affronte en matière de défis climatiques et économiques qui ont eu pour conséquence une régression substantielle de l’effectif du cheptel. A cet effet, et tenant compte du fait que l’Aïd Al Adha constitue une sounna confirmée dans la mesure du possible, son accomplissement dans ces conditions difficiles est susceptible de porter préjudice à de grandes parties des fils de Notre peuple, particulièrement ceux à revenu limité. Partant de la responsabilité qui Nous incombe, en tant qu’Amir Al-Mouminine, fidèle protecteur des cultes de la religion selon ce que dictent la nécessité et l’intérêt légal et conformément à l’obligation qui est la Nôtre de lever la gêne et le préjudice et de favoriser la mise en place de la facilitation tout en se conformant à la teneur du verset coranique : “Et Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion”, Nous invitons Notre cher peuple à s’abstenir d’accomplir le rite du sacrifice de l’Aïd de cette année. Nous le ferons s’il plaît à Dieu, au nom de Notre peuple, fidèle en cela à la sounna de Notre Aïeul le Prophète, que la paix et la bénédiction soient sur Lui, quand Il avait immolé deux moutons en disant : « celui-ci est pour moi, cet autre est au nom de ma Oumma ». Cher peuple, Nous vous invitons à célébrer l’Aïd Al Adha, s’il plaît à Dieu, selon ses rituels habituels et significations spirituelles nobles de la prière de l’Aïd dans les msallah et les mosquées, aux dons de l’aumône, aux rencontres avec les siens, ainsi que les différentes oeuvres pies de dévotion en rendant grâce à Dieu pour Son immense générosité et en implorant récompense et rétribution. +Dis: Voici ma voie ! J’appelle les gens (à la religion) d’Allah, moi et ceux qui me suivent+. Véridique est la parole de Dieu.    

Uniforme des femmes lors des mariages : De la tradition aux excès

Par Moussa M. DEMBÉLÉ La coutume prisée des Bamakoises, de s’habiller d’une tenue unique lors des cérémonies de mariage, est en train de prendre un autre virage causant angoisse chez les adeptes et devenant source de tension dans certains foyers Bamako, 25 fév (AMAP) Les mains sous le menton, les yeux embués, isolée dans un coin de son salon, très froissée mais toujours habillée, dans sa grande robe en basin, Bintou est pensive et préoccupée. Bintou, nom d’emprunt que nous lui donnons, est l’épouse d’un ami que nous avons surprise dans un état d’affligée, chez elle au quartier Badialan, Commune III du District de Bamako. Ce dimanche soir, aux environs de 20 heures, très triste, Bintou cherche ses mots, la gorge nouée et à peine elle arrive à les prononcer après notre salutation faite à plusieurs reprises. « Je reviens du mariage d’une nièce qui se tenait au quartier Marseille, situé en commune I du District de Bamako, où j’ai dépensé mes économies réservées pour l’opération de l’œil de la maman… », tente-t-elle d’évacuer sans rancœur. Rien que ce qu’elle porte lui a coûté plus de 60 000 Fcfa. Notre interlocutrice, sous le choc, met en cause l’attitude de sa mère dans ce qu’elle appelle « du gaspillage inutile ». « Le comble, vous savez ? C’est ma mère qui m’a contrainte à acheter cet uniforme que je porte pour une valeur de plus de 60 000 Fcfa malgré les dépenses nécessaires que j’ai à faire, dans quelques jours, pour l’opérer de la cataracte… », dit Bintou, la trentenaire évolue, tout en remuant sa tête. En effet, selon ses explications, elle a été obligée par sa mère d’acheter cette tenue proposée comme uniforme par ses cousines. « Pour elle 9sa maman), je ne devrais pas être en reste, je devais rivaliser avec mes cousines, étant donné que je suis une fonctionnaire. Alors que personnellement, j’aime faire les choses humblement, sans extravagance… », nous raconte-t-elle. Tout comme le cas de Bintou, le concept des uniformes des femmes lors des cérémonies de mariage dans la capitale malienne est en passe de devenir un fardeau pour les femmes.  À Bamako, cette coutume longtemps symbolique lors des mariages voit ses contours évoluer. Les femmes et jeunes filles se parent d’un uniforme lors de ces cérémonies, un geste censé célébrer l’union de deux personnes tout en renforçant la cohésion sociale. Pourtant, initialement, l’uniforme visait à favoriser l’harmonie visuelle et à éviter toute distinction entre les participantes. Cependant, aujourd’hui, cette tradition est en train de se transformer en une quasi-obligation, sous la pression sociale, mettant en lumière les disparités économiques. De simple plaisir esthétique, l’uniforme est devenu une norme difficile à contourner, même pour celles dont les moyens financiers sont limités. Ce qui, parfois, crée des mésententes dans le foyer, car certaines imposent à leur époux l’achat de ces tenues, même s’ils n’en ont pas les moyens. Fanta Coulibaly, une mère de famille à Badalabougou, en commune V du District de Bamako, semble être de ce groupe de femmes. « Acheter l’uniforme doit être un devoir pour tous chefs de famille, parce que la femme a besoin d’être bien habillée lors des cérémonies de mariage. Mais, certains hommes ne comprennent pas cela. C’est pourquoi ils refusent de payer l’uniforme pour leur épouse », argumente-t-elle. Pour elle, c’est l’homme qui doit obligatoirement payer ces tenues de mariage de sa femme. QUIPROQUO – Contrairement à notre précédente interlocutrice, Djeneba Sinayoko, une femme mariée, la quarantaine, résidant à Dialakorobougou, dans la zone de Baguineda, sur la route de Ségou, pense que des femmes, de nos jours, sont dans l’excès au sujet de l’uniforme. Elle estime que la pratique n’est pas la seule façon d’apporter son soutien, lors du mariage d’un proche, « il y a aussi les aides financières qui sont plus importantes dans le mariage de célébration ». « Aujourd’hui, mes sœurs pensent que la pérennisation d’une union est forcément liée à la façon de célébrer le mariage. Un seul uniforme peut coûter plus 15 000 FCFA. C’est qui est trop chère ! », s’exclame-t-elle. Djeneba Sinayoko explique que « c’est pourquoi, les femmes usent de tous les moyens pour payer des tenues de mariage hors de prix ». Plus explicite, tout en s’opposant à la mode, elle ajoute : « Certaines dames manquent de respect à leur mari sous prétexte que celui-ci n’a pas payé l’uniforme. Cela doit prendre fin ». L’habitante de Dialakorobougou nous a raconté une anecdote entre une épouse et son mari, dans son quartier. Le couple se bagarre toujours pour des questions d’uniforme. « Je connais une femme qui refuse le lit conjugal à son époux pour la simple raison qu’elle n’a pas eu d’uniforme de mariage. À chaque mariage, ce sont les disputes dans ce foyer. Et tout le quartier est au courant », narre notre interlocutrice. Si payer l’uniforme pour le mariage d’une proche est un signe de solidarité, c’est encore mieux d’emprunter de bons chemins pour l’obtenir. Selon Daouda Fané, un chef de famille, certaines femmes sont capables de détourner l’argent de « popote » pour acheter ces habits de mariage. « Auparavant, nos aïeux avaient initié cette stratégie d’uniforme afin que tout le monde porte les mêmes habits mais à un prix raisonnable. Mais aujourd’hui, c’est tout à fait le contraire. Des femmes font l’impossible leur uniforme », déplore ce chef de famille d’une cinquantaine d’années. Sept sur dix hommes interrogés suggèrent que la coutume de l’uniforme des femmes doit être rationnalisé. Ceux-ci estiment que ce sont des dépenses « inutiles » qui viennent s’ajouter à d’autres problèmes financiers dans un pays où la pauvreté est générale. « Les dimanches sont connus à Bamako comme les jours de mariage. Ce qui est déjà une dépense inestimable. S’il faut ajouter à cela les frais d’uniforme des femmes, cela devient encore plus compliqué », fait remarquer, sous couvert de l’anonymat, un chef de famille. Il ajoute que les tenues choisies pour les noces sont souvent très chères. « Donc, je trouve que ce n’est pas raisonnable de maintenir cette pratique de l’uniforme lors de nos mariages », pense-t-il. Adama Coulibaly, habitant à Tiéguena, localité située dans la périphérie de Bamako, dans

Opération Sunkalo 2025 : Don de vivres aux couches sociales de la Région de Nara (Ouest)

Nara, 25 fév (AMAP) Quelque 400 ménages, à travers toute la Région de Nara (Ouest), recevront 20 tonnes de riz dont la cérémonie de remise mardi a été présidée par le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Nara, Brehima Diallo. Cette vaste opération de don de céréale par les Oeuvres du président de la Transition est présentée comme un témoignage de solidarité et de fraternité du Chef de l’Etat envers les démunies de la Région de Nara en ce début de ramadan. En présence des autorités administratives, des élus, des responsables des forces armées et de sécurité, les membres de la Société civile, le 1er adjoint au maire de Nara, Zekani dit Sidi Mohamed Goundourou, a rappelé que le ramadan est un mois de partage, d’introspection et de générosité. « C’est un moment où les valeurs de solidarité et d’entraide prennent tout leur sens », a-t-il ajouté. Pour sa part, le directeur régional des Affaires religieuses et du Culte, Habib Kouyaté, a rendu un « vibrant hommage au chef de l’Etat pour ce geste salutaire. » « C’est un acte de solidarité importante car il contribuera à soulager les souffrances et à renforcer la résilience des ménages », a-t-il dit. L’Imam Mahamadou Doucouré, au nom des bénéficiaires, a adressé ses remerciements au  général d’Armée Assimi Goita « pour tous les efforts déployés pour le bien-être des populations démunies » et a formulé des prières pour la réussite de la Transition. Le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Nara, s’est réjoui de ce « magnifique geste de solidarité des plus hautes autorités qui va amoindrir la souffrance de 400 ménages à travers toute la région de Nara », avant de rappeler aux bénéficiaires que « cette aide est, certes, modeste mais elle est empreinte d’une profonde sincérité et d’un véritable esprit d’entraide du président Goita. » BC/MD (AMAP) 

Kati : Campagne de paiement collectif des taxes

K       Kati, 24 fév (AMAP)  Plusieurs associations de jeunes et des femmes de Kati ont lancé, lundi la 1ère édition d’une campagne collaborative de collecte de taxes locales, au cours d’une cérémonie présidée par le chargé d’expédier des affaires courantes de la mairie de la ville. Cette initiative vise à encourager les citoyens à s’acquitter de leurs obligations fiscales, notamment la Taxe de développement régional et local (TDRL), la vignette moto et les taxes de voirie. Selon le président du Conseil communal de la jeunesse de Kati, Bourahima Togo, l’objectif de cette campagne « est de contribuer au développement local. » Pour ce faire, les initiateurs entendent atteindre le paiement de 200 TDRL, 150 vignettes moto et 50 taxes de voirie sur une période de deux mois. Il a invité toute la population à s’acquitter de ces taxes, soulignant que « c’est un devoir civique pour chaque citoyen. » Les taxes comme la TDRL, la vignette moto et les taxes de voirie sont essentielles au développement local. Elles permettent de financer les infrastructures, d’améliorer les services publics et d’assurer l’entretien des routes. « En payant ces taxes, les citoyens contribuent au progrès économique et social de leur communauté », a plaidé M. Togo. « La gestion de ces fonds sera totalement transparente et fera l’objet de restitutions publiques », a déclaré le secrétaire général de la mairie de Kati, Zaga Dao, qui a insisté sur l’importance de la transparence dans l’utilisation des ressources collectées pour le développement de la ville. Les initiateurs ont présenté cette campagne collaborative comme « un engagement fort des jeunes et des femmes en faveur du civisme fiscal et du développement durable de (leur) localité.) AK/MD (AMAP)

Bourse nationale aux céréales : Les achats institutionnels en ligne de mire

Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 20 fév (AMAP) La 19ème édition de la Bourse nationale aux céréales se tient depuis jeudi jusqu’au 22 février au Centre Gabriel Cissé de Ségou  (Centre) sous le thème « Les achats institutionnels facteurs d’amélioration de revenus des producteurs ». La Bourse des céréales vise à contribuer à la promotion et la valorisation des céréales produites localement. Il s’agit de concrétiser les options politiques, relatives au développement du secteur agricole, par la mise en place de cadres de partenariat et de promotion commerciale entre les agro-industriels d’une part et les opérateurs céréaliers d’autre part. Cette année la Bourse nationale aux céréales enregistre plus de 600 participants qui exposent les produits dans 42 stands. Il est attendu des offres de ventes assez importantes de mil, sorgho, maïs et riz malgré les difficultés enregistrées au cours de la campagne passée a précisé le Président de l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla. Il a, par ailleurs, indiqué que de la première édition, en 2006, à présente, la Bourse nationale aux céréales ne cesse d’enregistrer des succès à travers la mobilisation des participants, l’augmentation du volume des produits présentés, le nombre de contrats signés et les chiffres d’affaires réalisés. Il a précisé que le nombre de contrats signés de 2006 à 2024, s’élève à 674 avec un chiffre d’affaires réalisés de 25 297 310 919 de Fcfa. Prenant la parole. le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, qui a coprésidé l’ouverture avec le ministre-commissaire à la Sécurité alimentaire, Redwaoune Ag Mohamed Ali, a souligné l’importance de la bourse nationale aux céréales. Selon lui, elle « contribue substantiellement et de manière positive au renforcement des systèmes d’information sur les marchés agricoles, à l’amélioration du revenu des exploitants agricoles, au partage d’expériences entre les professionnels du secteur agricole et à la structuration des Organisations interprofessionnelles agricoles. » Et de dire que la bourse cadre parfaitement avec les aspirations des autorités, nationales relatives à la dynamisation du marché national, la fluidification des échanges et l’intégration sous-régionale des marchés agro-alimentaires. Si la précédente édition s’est traduite par la signature de 261 contrats, pour un montant de plus d’un milliard 70 millions de Fcfa, le ministre de l’Agriculture a indiqué que cette performance remarquable contraste avec un certain nombre de contraintes, d’ordre technique organisationnel et, notamment, le non-respect des procédures d’achat institutionnel de l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM) par certaines organisations professionnelles agricoles, le faible niveau de vulgarisation des achats contractualisés et l’insuffisance d’infrastructures de stockage et de conservation des produits Agricoles. Pour aplanir ces contraintes et parvenir à de bien meilleurs résultats à l’avenir, Daniel Siméon Kelema a souligné la nécessité de développer des synergies d’actions et renforcer la communication entre l’ensemble des acteurs concernés. Il a encouragé les exploitants Agricoles, les transformateurs et les consommateurs à participer pleinement à cet événement et surtout à profiter de nombreux avantages qu’il offre. Le ministre commissaire à la Sécurité alimentaire avait réitéré l’année dernière son engagement en faveur des achats institutionnels. Il s’est réjoui d’annoncer cette année que, malgré les contraintes institutionnelles, un premier contrat de 3 500 tonnes de riz a été conclu avec l’interprofession riz pour un montant de plus d’un milliard de Fcfa. Il a affiché l’ambition d’aller plus loin l’année prochaine. Soulignant que son département travaille déjà avec les acteurs concernés pour lever l’ensemble des contraintes institutionnelles. ADS/MD (AMAP)      

Œuvres sociales : le président de la Transition au chevet des victimes de l’incendie du marché de Kati

Kati, 19 fév (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goïta, a répondu à l’appel de détresse des victimes de l’incendie du Marché de Kati, en remettant, mercredi, 150 sacs de riz, autant de mil, de sucre et de bidons d’huile de 20 litres aux autorités locales pour les sinistrés. C’est le conseiller spécial chargé des Œuvres sociales du président, Aguibou Dembélé qui a procédé à la remise de ce don aux victimes recensées au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée à la préfecture de Kati, en présence des autorités administratives, politiques et coutumières et des représentants du bureau en charge de la gestion du marché. Les bénéficiaires, la plupart en larmes, ont exprimé toute leur gratitude au préfet de Kati et aux autorités nationales pour leur accompagnement depuis le jour de l’incendie. « Les mots nous manquent pour exprimer notre sentiment aux autorités de Kati et au président Assimi Goïta. Ils viennent de nous soulager. Que Dieu les soulage et les récompense », a dit le porte-parole des bénéficiaires la main posée sur un sac de vivres. « Moi, j’ai perdu tout dans cet incendie : mes marchandises et une somme de 1 500 000 Fcfa qui était dans mon kiosque. Je suis tombée maladie mais grâce au soutien des autorités et de bonnes volontés, je suis parvenue à digérer la situation. Et si le président de la Transition décide de nous aider, aussi, vraiment, je suis très heureuse et comblée « , a déclaré Mme Fanta Diarra, commerçante de pâte d’arachide. Cet incendie, dont la cause reste, pour l’instant, inconnue, s’est produit dans la nuit du vendredi 7 février, aux environs de 2 heures du matin, Il n’a pas causé de perte en vie humaine mais a fait d’énormes dégâts matériels. Auparavant, le conseiller spécial du président chargé des Œuvres sociales et sa délégation ont remis une quantité de kits alimentaires aux veuves des militaires et paramilitaires, victimes de guerre à l’approche du mois de Ramadan. Au total 150 de ces familles ont bénéficié de ce don. Chaque famille a reçu 1 sac de riz de 50 kg, 1 sac de sucre, 1 sac de mil et 1 bidon d’huile de 20 litres. AK/MD (AMAP)  

Diéma : Quand la nature offre des opportunités…

Par Ouka BA, Diéma, 19 fév (AMAP) En période hivernale, une espèce de plante herbacée, appelée en langue vernaculaire Kassé ou Selou, envahit l’espace. Ces feuilles sont utilisées dans la préparation de la sauce du couscous et nourrissent les animaux domestiques. Elles sont également utilisées dans la construction des hangars, la réalisation de clôtures de périmètres maraîchers, de maisons et autres besoins domestiques, à cause de sa résistance. Notre reporter a interrogé certains résidents de Diéma, dans l’Ouest du Mali. Ceux-ci vantent les mérites du Kassé en matière de médicine traditionnelle et de construction. Yoro Diawara, producteur agricole à Madiga Sacko, est intarissable sur les qualités médicinales de la plante. « Pour traiter même une plaie béante, jugée incurable, il suffit d’y appliquer la poudre des feuilles du Kassé » explique-t-il. Par contre, il opte pour les tiges de sorgho pour réparer son hagard, qui « durent plus longtemps et pourrissent difficilement. » « Les palissades faites avec du Kassé peuvent passer deux saisons de pluie sans être abîmées, contrairement à celles confectionnées à partir des tiges de mil » renchéri Makan Kanté. La taille du Kassé varie selon les saisons. En effet, « cette plante foisonne et devient plus grande lorsque les pluies sont abondantes », explique Oumar Traoré. Fousseiny Senou, marchand ambulant, préfère le Kassé aux tiges de mil, à cause de sa résistance aux attaques de termites. Bilal Macoulmack les tisse minutieusement et l’utilise pour refaire ses hangars après les récoltes. Quant à Mme Fanta Diaby, elle a sollicité l’aide de son époux pour lui construire un hangar avec des palissades en Kassé. De fortes pluies ont endommagé sa cuisine, l’année dernière. Le prix du Kassé varie selon les localités. « Une palissade en Kassé coûte 1 000 Fcfa, contrairement à certaines localités où il faut débourser, parfois, jusqu’à 2 000 Fcfa pour s’en procurer », explique Lamine Dicko, un habitant de Garambougou. Dans cette petite bourgade, il existe un artisan de la palissade en Kassé dont le travail est apprécié de tous. Il tresse solidement les tiges de Kassé avec du fil mince et flexible pour confectionner des palissades. En effet, Sédifo Coulibaly, installé dans un coin du Razel,  gagne 20 000 F CFA ou plus par jour tandis que Hady SIBY, unt autre fabricant de palissades en Kassé peine à écouler son stock. OB/OS/MD (AMAP)  

AMAP-UNICEF : Signature du 3è protocole d’accord de partenariat

Bamako, 18 fév  (AMAP) L’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), ont procédé, mardi dans les locaux de l’AMAP à la signature du 3è protocole d’accord de partenariat entre les deux structures en présence du représentant du ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, le chef de cabinet du département, Mohamed Ag Albachar. L’UNICEF, le ministère en charge de la Communication et l’AMAP collaborent, depuis plus de 30 ans, pour informer le public malien sur les droits de l’enfant, à travers un protocole autour de trois axes principaux. A savoir, le renforcement des capacités des journalistes par le biais de formation et d’équipements ; la production d’articles de presse sur la promotion et les droits de l’enfant ; la mise en lumière des actions du programme de coopération et l’implication des enfants dans la promotion de leurs propres droits. Selon le Directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane, « c’est une cérémonie qui entend inscrire en lettre d’or la marche d’un partenariat fructueux entre l’Agence malienne de presse et de publicité et l’UNICEF ayant pour objet de booster le secteur de la communication et de l’information, étant porteur en matière de développement. » « Parce que la communication est un levier de développement et de gouvernance », a insisté le Dg de l’Agence qui a ajouté qu’on ne peut pas poser un acte aujourd’hui sans l’accompagnement du de la communication. « L’UNICEF a compris cette portée sachant bien que l’AMAP, à ses côtés, peut apporter de grandes contributions avec ses programmes dont l’éducation, l’encadrement des enfants par rapport aux médias, à la communication. « Nous sommes très heureux au niveau de l’AMAP. Nous souhaitons que ce partenariat fasse tache d’huile », a-t-il dit. Le Représentant résidant de l’UNICEF au Mali, Pierre Ngom, a apprécié l’expérience de ce partenariat qui démontre à quel point l’AMAP est un acteur clé dans la promotion des droits des filles et des garçons dans notre pays. « C’est pourquoi, nous sommes heureux de nous réunir aujourd’hui pour renouveler cet engagement. Ce partenariat revêt d’autant plus d’importance que les jeunes sont avides d’information », s’est réjoui M. Ngom. Le chef de cabinet du ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Mohamed Ag Albachar, au nom de son ministre, a remercié et félicité l’UNICEF « pour tous les efforts dans l’accompagnement de notre pays dans son processus de développement. » Il a rappelé que la coopération entre l’institution onusienne et l’AMAP « nous a permis d’avoir des résultats tangibles dans le cadre de la promotion des droits de l’enfant. » Egalement, il a salué ce partenariat exemplaire entre l’AMAP et l’UNICEF « qui a permis de combler tous les espoirs en termes de communication, d’avoir des avancées en matière de plaidoyer et de changement de comportement au profit des enfants. » Et de renouveler l’assurance que « notre pays renforcera davantage sa coopération avec l’UNICEF pour le bien-être des enfants. » OD/MD (AMAP)

Bougouni : Renforcement des capacités des acteurs régionaux sur la régulation des marchés publics

Bougouni, 17 fév (AMAP) Cent quarante (140) élus, cadres et agents du syndicat de l’Inter-collectivité Bulomba de Bougouni (Sud) participent du 17 au 21 février 2025 à une session de formation sur la régulation des marchés publics, a constaté l’AMAP sur place. Organisé par la Direction régionale des marchés publics et de délégation de service public de la Région de Bougouni, cet atelier porte sur les procédures nationales de passation, d’exécution, contrôle et de règlement des marchés publics et de délégations de service. Cette session est conforme à l’une des missions du régulateur des marchés publics, à savoir, le renforcement des capacités des acteurs dans le domaine de la commande publique. Selon le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Bougouni, Dramane Diakité,  « l’importance des questions des marchés publics et de délégation de service public dans l’économie nationale, surtout  la formation des acteurs dans ce domaine, a toujours été la priorité des autorités de notre pays depuis plusieurs années. » Outre le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Bougouni, le préfet de Bougouni, Hamadoun Tamboura, et le directeur régional des marchés publics et de délégations de service public de la Région, Moctar Samaké, ont assisté à l’ouverture des travaux. BHT/MD (AMAP)