Incendie au grand marché de Kati : Pas de perte en vies humaines, mais des dégâts matériels très importants

Kati, 07 fév (AMAP) Une bonne partie du grand marché de Kati, près de Bamako, a été consumée, vendredi,par un incendie qui n’a pas fait de perte en vies humaines, ni de blessé, mais des dégâts matériels très importants, selon les informations recueillies auprès des responsables locaux de la Chambre de commerce et d’industrie de la ville, Le sinistre a débuté aux environs de 1 heure du matin, au niveau du côté sud du marché, occupée notamment par des vendeuses de médicaments traditionnels, d’après les memes sources. « Les marchandises de ces vendeuses sont essentiellement composées de feuilles d’arbres, de condiments séchés et de pots traditionnels », a indiqué le capitaine Abdoulaye Dougnon, commandant de la compagnie des sapeurs-pompiers de Kati. Il a précisé que « les causes ne sont de l’incendie ne sont pas encore connues. » Il a salué les efforts de la vingtaine hommes qui ont été engagés pour maîtriser le feu et dont l’intervention a fait éviter le pire. De nombreuses boutiques, kiosques et hangars et des tas de médicaments traditionnels ont été réduits en cendre, laissant les commerçants en détresse face à des pertes matérielles conséquentes. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Kati, Malick Cissé, assure que « des enquêtes seront menées pour situer les responsabilités. » « C’est avec une grande tristesse que nous avons appris cet incendie depuis 2 heures du matin. Les commerçants détaillants nous ont informés que des magasins  et des commerces au marché ont été consumés par un incendie », a-t-il dit. « Nous allons prendre toutes les mesures qui s’imposent pour pouvoir mener des enquêtes et situer les responsabilités », a déclaré M. Cissé qui a invité les victimes de l’incendie à être vigilants et courageux. « Nous allons faire tout pour éradiquer ce fléau, pour que des incendies de ce genre ne se reproduisent plus dans notre pays », a promis Maclick Cissé. Les autorités administratives et politiques et des chefs des services de sécurité de Kati, avec à leur tête le préfet du Cercle, Harouna Diarra, se sont rendus sur les lieux ce matin pour constater les dégâts et apporter leur soutien. « Nous sommes venus constater les dégâts, échanger avec les acteurs du marché afin de mettre en place une commission de crise pour évaluer les pertes et soutenir les victimes », a indiqué le préfet Diarra avant de saluer les efforts des soldats du feu, les populations et les bonnes volontés qui ont déjà commencé à faire parler leur cœur pour les victimes. AK/MD (AMAP)

Sikasso : Renforcement des capacités des acteurs de l’Etat sur la préparation et la réponse aux urgences humanitaires

Sikasso, 7 février (AMAP) Depuis 2012, le Mali vit une crise socio-politique complexe, des conflits armés et intercommunautaires dans le nord et le centre du pays. Cette crise multidimensionnelle, qui s’étend également sur les régions du sud du pays, perturbe le fonctionnement des services sociaux de base. Elle crée également le mouvement massif des populations tant à l’intérieur du pays que vers les pays voisins. C’est dans le but de faire face à ces multiples défis humanitaires que la Direction nationale du développement social (DNDS) en partenariat avec l’Unicef (section opération de terrain et urgence) a organisé du 5 au 7 février à Sikasso, un atelier de formation en faveur des acteurs de l’Etat (Représentants des services techniques sectoriels intervenant dans l’humanitaire de Sikasso, Bougouni et Koutiala etc). La cérémonie d’ouverture a été présidée par le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur de Sikasso, Amadou Soumaré en présence du chef du bureau de zone Unicef des régions de Bougouni, Koutiala et Sikasso, le Pr Abdoulaye Touré, du directeur national adjoint du développement social, Kassoum Keita et de nombreux invités. La session de formation s’emploie à améliorer les connaissances et les compétences du personnel des services techniques intervenant dans l’action humanitaire. Ce qui contribuera à une réponse d’urgence efficace et adaptée aux crises humanitaires en se basant sur une analyse des risques et des capacités régionales et nationales. Dans son intervention, le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur, Amadou Soumaré a reconnu que Sikasso, tout comme dans beaucoup d’autres régions du Mali, est confronté à divers défis. A savoir, les catastrophes naturelles, les crises sanitaires et d’autres situations d’urgences qui peuvent survenir à tout moment. « Il est donc essentiel que nous soyons bien préparés et que nous sachions comment réagir de manière efficace et coordonnée », a-t-il affirmé. S’exprimant sur la gestion des crises et catastrophes, Amadou Soumaré a remercié et félicité les communautés pour leur résilience et l’ensemble des partenaires techniques et financiers qui ont appuyé l’Etat en apportant leur aide et assistance aux nombreuses victimes des différentes crises et catastrophes. A cet effet, il a adressé une mention spéciale à la section coordination des urgences de l’Unicef pour le dispositif de gestion des urgences mis en place dans plusieurs régions. Le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur de Sikasso a remercié l’Unicef pour son accompagnement technique et financier et surtout son appui pour la tenue de l’atelier. De son côté, le chef du bureau de zone Unicef des régions de Bougouni, Koutiala et Sikasso, le Pr Abdoulaye Touré a souligné quelques défis liés à la crise humanitaire que vit notre pays. « Sur un total de 330 713 personnes déplacées internes au Mali en mai 2024, 58% sont des enfants et 26% des femmes. Ces nombres ne sont pas uniquement des données démographiques, ce sont des vies brisées, des familles déracinées, des communautés en quête de sécurité et de dignité… », a-t-il précisé. Par ailleurs, il a souligné l’importance du partenariat entre son organisation et la DNDS. « Ce moment est un appel à l’action, non seulement pour répondre à l’urgence sociale mais surtout pour préparer un avenir où chaque enfant, chaque femme et chaque homme puisse vivre en sécurité et en prospérité », dira le Pr Abdoulaye Touré. Pour le directeur national adjoint du développement social, Kassoum Keita, cet atelier est le début d’une série de formation qui concernera deux autres régions (Kayes et Koulikoro). Il a exhorté les participants à accorder une attention particulière aux différents points qui seront développés. Il s’agit, entre autres, du cadrage de l’action humanitaire, des procédures de préparations aux urgences, de la chaîne logistique et d’approvisionnement dans le contexte de crise. S’y ajoutent la protection contre l’exploitation et les abus sexuels ainsi que la communication et le plaidoyer humanitaire. MD/KM (AMAP)

Protection des enfants : Un atelier national de deux jours pour valider la stratégie nationale de la justice pour enfants

Bamako, 06 féb (AMAP) Un atelier national deux jours de validation de la Stratégie nationale de la justice pour enfants, plan d’action 2025-2029 a ouvert jeudi, à Bamako, avec pour objectif d’assurer aux enfants en conflit avec la loi une justice restauratrice, une justice respectueuse de la dignité de l’enfant, une justice réparatrice qui priorise l’éducation sur la répression. Les participants, à cet atelier qu’organise le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, en partenariat avec l’UNICEF, analyseront la situation, les stratégies de mise en œuvre et le plan d’actions, le schéma de financement et de mobilisation des ressources entre autres. Le secrétaire général du ministère en charge de la Justice, Boubacar S. Diarrah, qui a présidé l’ouverture des travaux, a souligné la conviction générale que « toutes ces mesures, envisagées pour répondre aux défis et aux enjeux actuels et futurs de la justice juvénile dans notre pays, sont amplement justifiées, au regard du poids démographique des enfants qui représentent 54% de la population malienne. » Selon, « il faut, nécessairement, des politiques publiques stratégiques et réalistes à la hauteur des enjeux, car les défis auxquels fait face cette forte population jeune nécessitent des réponses adéquates à des questions liées à l’éducation, à la santé et à la protection. » Le secrétaire général a exprimé à l’UNICEF sa profonde gratitude, au nom du gouvernement de la Transition, pour son appui constant au département en charge de la Justice dans la conduite de cette réforme, « se traduisant par son soutien tant technique que financier à la tenue de l’atelier relatif à l’élaboration des textes portant création, organisation et fonctionnement d’une Direction nationale de la Justice pour enfants.» « L’accès à une justice équitable et réparatrice permettra à tous les enfants, filles et garçons, sans discrimination, d’exercer leur droit à la protection et de bénéficier d’un traitement judiciaire et administratif adapté », a fait savoir le représentant résident de l’UNICEF au Mali, Dr Pierre Ngom. ST/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 05 février 2025

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 05 février 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : -adopté des projets de texte ;. -procédé à des nominations ; -et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Agence nationale de sécurisation des actes d’état civil. Depuis 2009, notre pays met en œuvre un programme de modernisation de son Système d’état civil à travers le Recensement Administratif à Vocation d’état civil dont l’objectif est de constituer un répertoire des Maliens de l’intérieur et ceux établis à l’extérieur, identifiés par un Numéro d’Identification National. En vue de consolider et de pérenniser les acquis de ce recensement, le Gouvernement a créé le Centre de Traitement des Données de l’état civil chargé de la centralisation, du traitement des données du Recensement Administratif à Vocation d’état civil. Dans l’accomplissement de ses missions, le Centre de traitement des données de l’état civil est confronté à des difficultés liées, entre autres, à la faible synergie entre les acteurs et à la faible sécurisation des actes d’état civil. Les projets de texte, adoptés, visent à corriger ces insuffisances à travers la création de l’Agence nationale de Sécurisation des actes d’état civil avec pour mission l’identification des moyens électroniques, la conception, la production et l’authentification des actes d’état civil. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°2022-024 du 28 juin 2022 portant création du Fonds d’Entretien routier du Mali. Le Fonds d’Entretien routier du Mali dont l’organisation et les modalités de fonctionnement sont fixées par le Décret n°2022-0429/PT-RM du 21 juillet 2022, a pour mission d’assurer le financement et l’entretien du réseau routier national. Le projet d’ordonnance, adopté, corrige les insuffisances décelées en ce qui concerne les modalités de nomination du Président de son Conseil d’Administration. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté : un projet de loi portant modification de la Loi n°06-067 du 29 décembre 2006, modifiée, portant Code général des Impôts. L’Annexe fiscale à la Loi n°2012-063 du 26 décembre 2012 portant loi de Finances pour l’exercice 2013 a institué, au profit du budget d’Etat, une taxe dénommée « Taxe sur l’Accès au Réseau des Télécommunications ouvert au public ». Cette taxe, dont le taux est fixé à 5%, est applicable à toute personne titulaire d’une licence d’exploitation du réseau des Télécommunications ouvert au public délivrée par ou pour le compte de l’Etat du Mali. Elle est assise sur le chiffre d’affaires des entreprises de Télécommunication. Le secteur des télécommunications a connu un essor prodigieux au cours des 20 dernières années grâce à l’utilisation généralisée des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Cette croissance devrait entraîner une hausse substantielle des contributions fiscales des opérateurs du secteur. Le projet d’ordonnance, adopté, modifie le Code général des Impôts et porte à 7% le taux de la Taxe sur l’Accès au Réseau des Télécommunications ouvert au public. un projet d’ordonnance portant institution de la contribution spéciale de solidarité et d’une taxe spéciale sur la consommation de certains biens et services. Le Programme de Transition fiscale de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine ambitionne de réaliser le transfert progressif de la pression fiscale de la fiscalité de porte vers la fiscalité intérieure tout en contribuant à la consolidation du marché commun. La mise en œuvre de ce Programme au niveau national a entraîné une rationalisation et une baisse importante des taux nominaux des droits de porte suite à la mise en place du Tarif Extérieur Commun. La baisse des droits de porte a entraîné une réduction de leurs contributions aux ressources budgétaires de l’Etat. Le projet d’ordonnance, adopté, institue une contribution spéciale de solidarité et une taxe spéciale sur la consommation de certains biens et services pour le financement des programmes de développement. des projets de texte portant création, organisation et modalités de gestion du Fonds de Soutien aux projets d’infrastructures de base et de Développement social. Dans la perspective d’une transformation structurelle de l’économie et d’un développement humain inclusif et durable, les principales problématiques qui se posent à notre pays sont relatives, notamment au déficit d’infrastructures de base, à la persistance des inégalités sociales et aux insuffisances du système productif national. C’est pourquoi, le Gouvernement a décidé de mettre en place un Fonds de Soutien aux projets d’infrastructures de base et de Développement social destiné à soutenir financièrement les initiatives publiques visant à améliorer les conditions de vie des populations en facilitant l’accès aux infrastructures essentielles dans divers secteurs, notamment le secteur énergétique. Ce Fonds sera abondé exclusivement par un prélèvement spécifique sur : -la consommation des services commerciaux des communications téléphoniques ; -les opérations de retrait dans le cadre des transferts d’argent via le mobile money. Les projets de texte sont adoptés dans ce cadre. Sur le rapport du ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant création du Cadre de Concertation avec les Maliens établis à l’Extérieur. Les Maliens établis à l’Extérieur, estimés à plusieurs millions de personnes, sont organisés en associations pour se porter secours mutuellement et promouvoir la solidarité et l’entraide en leur sein. La pluralité des associations des Maliens établis à l’Extérieur évoluant parfois dans les domaines constitue un défi pour leur gestion. Le projet de décret, adopté, crée un Cadre de Concertation avec pour mission de contribuer à la cohésion, l’entente, l’unité et la solidarité entre Maliens établis à l’extérieur et de faciliter le dialogue avec le Gouvernement, conformément aux recommandations

Partenariat : Le directeur général de l’AMAP à l’UNICEF et à l’Université des Lettres et des Sciences humaines

Bamako, 5 février (AMAP) Le Directeur général de l’Agence malienne de presse et de publicité, Alassane Souleymane, accompagné de certains de ses collaborateurs, s’est rendu, mercredi, à l’UNICEF où il a été reçu par le Représentant résident, Pierre Ngom, au siège de l’institution onusienne à Niamakoro, en commune VI du District de Bamako. Les entretiens entre les deux personnalités ont porté sur le partenariat entre L’UNICEF et l’AMAP notamment le projet « Enfant et Médias au Mali », la signature du protocole d’accord et le plan annuel de travail 2025 sur la promotion des droits de l’enfant entre les deux parties, entre autres. Le représentant résident de l’UNICEF s’est réjoui du « partenariat dynamique » entre l’UNICEF, le Mali et avec l’AMAP. Il a félicité le nouveau directeur de l’AMAP pour son « engagement et la confiance pour l’appui » de sa structure à la couverture médiatique et la visibilité des actions de l’UNICEF partout au Mali . « Nous serons toujours là, à vos côtés, pour le bien-être des enfants » a-t-il conclu, après avoir remercié son équipe de communication qui entretient une bonne collaboration avec l’AMAP. Le directeur général de l’AMAP a, pour sa part, félicité et remercié l’UNICEF, un organisme réputé du système des Nations Unies, pour le partenariat fructueux  avec notre pays et l’AMAP. « Nous ferons encore des choses plus belles, ensemble, pour l’intérêt des Nations Unies et de notre pays ». a-il assuré. Après l’UNICEF, à l’Université des Lettres et des Sciences Humaines, le Recteur, Pr Belko Ouologuem, en compagnie de son vice-recteur, Dr André Koné et de son chef de service extérieur, Aboubacar Sidiki Coulibaly, a reçu Alassane Souleymane. Les échanges ont porté sur le partenariat qui sera matérialisé entre l’AMAP et l’Université des Lettres et des Sciences humaines, l’appui conseil, la formation surtout au niveau de l’Institut universitaire de technologies (UIT), la couverture médiatique des activités de l’Université et sa visibilité, les supports de communication de l’Agence, entre autres. Le Recteur a assurer l’AMAP de la collaboration de l’institution universitaire dans plusieurs domaines, avant de mettre l’accent sur l’organisation prochaine de la Journée portes ouvertes de l’Université. Pour sa part, le directeur de l’AMAP s’est réjoui de la rencontre avec les responsables de l’Université avant de donner l’assurance qu’il s’emploiera « à raffermir le partenariat entre les deux parties. » KM/MD (AMAP)          

Culture et Artisanat : Les premiers pas vers une politique commune de la Confédération des Etats de Sahel

Ségou, 04 fév (AMAP) Les ministres chargés de la Culture du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont signé, lundi, à Ségou, une convention relative à la validation des documents de Politique culturelle commune de la Confédération des Etats de Sahel (AES) et de stratégie de développement de l’artisanat dans la Confédération. Les ministres présents à l’occasion du Ségou’Art Festival sur le Niger Mamou Daffé du Mali, Pingdwendé Gilbert du Burkina Faso du Niger, Mme Guichen Aghaichata Atta et le colonel-major Abdourahmane Amadou du Niger ont paraphé cette convention qui répond à la vision des chefs d’État de l’AES de mutualiser les efforts et de faire de la culture la pierre angulaire du développement socioéconomique de la Confédération. Le mémorandum jette les bases des prochaines étapes pour la mise en œuvre effective de la Stratégie commune de développement de l’Artisanat de la Confédération AES et de la Politique culturelle commune de la Confédération des Etats de l’AES. Les États du Sahel font face à des défis sécuritaires, économiques et politiques majeurs, compromettant la stabilité et le développement. Dans ce contexte, la Confédération des États du Sahel (AES) considère la culture comme un levier stratégique pour la défense, la diplomatie et le développement. « La mise en place d’une politique culturelle commune vise à renforcer l’identité régionale, promouvoir la cohésion sociale et stimuler les industries culturelles et créatives », indiquent les documents. Elle a pour vision de faire du patrimoine culturel et de la créativité des États du Sahel un pilier du développement socio-économique durable, avec une identité commune d’ici 2063. Selon le directeur national de l’Action culturelle Alamouta Dagnoko, le plan opérationnel prévoit des actions concrètes comme la mise en place d’un Fonds d’appui aux activités culturelles, l’organisation de festivals et événements culturels, la création d’une plateforme numérique pour la promotion des cultures sahéliennes, la protection du patrimoine culturel et la lutte contre le trafic illicite, le développement d’incubateurs pour les industries culturelles. Quant à la stratégie commune de Développement de l’Artisanat de la Confédération des États du Sahel (AES), elle vise à faire de la créativité artisanale et des potentialités du secteur de l’artisanat de la Confédération un pilier de développement humain durable à l’horizon 2063. L’objectif général est de développer le secteur de l’artisanat par l’exploitation de ses potentialités, en vue de créer des emplois durables et d’accroître les revenus des artisans à l’horizon 2063. Selon le directeur national de l’Artisanat, Daha Niasse, la Stratégie commune de développement de l’Artisanat de la Confédération des États du Sahel (AES) comporte trois (03) axes stratégiques : dynamisation du secteur de l’artisanat en faveur de la paix et la cohésion sociale au sein de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ; amélioration de la diplomatie culturelle et promotion des produits artisanaux de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ; professionnalisation et amélioration de la compétitivité et de la productivité des entreprises ou industries artisanales de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Les ministres ont salué cette nouvelle étape dans la construction de l’Etat fédéral. « Cette initiative va marquer en lettres d’or l’histoire de la Confédération AES. On a un riche patrimoine dans les trois pays et ce riche patrimoine gagnerait à être mis en commun pour que nous puissions de part et d’autre nous soutenir au quotidien », a indiqué le ministre Pingdwendé Gilbert. Mme Guichen Aghaichata Atta a dit que les pays de l’AES ont un atout, un savoir-faire et « nous devrons travailler en synergie pour amener l’artisanat très loin. » Pour son collègue de la jeunesse, de la Culture, des Arts et des Sports, « la culture comme l’artisanat, constituent le socle de tout développement pour nos pays. » « S’il y a quelque chose qui nous unit, c’est cette culture et cet artisanat », a-t-il ajouté. ADS/MD (AMAP)  

Kangaba : Une digue a cédé à Danga, aucun bilan pour le moment

Kangaba 30 janvier (AMAP) Une digue a cédé, mercredi, inondant des excavations sur le permis minier de Bagama Mining à Danga, dans la Commune rurale de Nouga, sans qu’il soit possible, pour le moment, d’en établir un bilan exact, a appris l’AMAP. Des femmes venues des villages voisins, qui travaillent quotidiennement dans des excavations faites par des pelleteuses, ont été toutes englouties par les eaux. Les autorités locales, aussitôt informées, ont déployé des équipes sur place pour aider les bonnes volontés à extraire les corps des décombres. Les recherches ont duré toute la journée du mercredi avec 11 pelleteuses sans qu’un seul corps ne soit trouvé. Jeudi matin, très tôt, une forte délégation conduite par le gouverneur de la Région de Koulikoro, le colonel Lamine Kapory Sanogo, s’est rendue sur le lieu de l’accident. La mission du gouverneur a été consternée en voyant l’excavation toujours remplie d’eau boueuse sous laquelle se trouveraient plusieurs corps de femmes. Les recherches sont en cours avec les moyens de bord. Le gouverneur et sa délégation ont rencontré les autorités traditionnelles de Danga. Il leur a,, au nom des autorités du pays, présenté « les condoléances les plus attristées » et remis une enveloppe symbolique de 500 000 francs Cfa. Le chef de village de Danga, a informé le gouverneur de l’absence notée de 05 femmes dans son village. A part cela, aucun autre bilan n’est disponible. Les responsables de Bagama Mining ont donné la certitude au gouverneur de déployer rapidement les grands moyens pour vider l’excavation afin de retrouver tous les corps. Avant de quitter les lieux, le colonel Sanogo a invité les responsables de Bagama Mining à « prendre toutes les dispositions afin d’éviter de telles sinistres. » Il y a, à peine deux mois, un incident s’est produit, dans la même localité, entre les chasseurs et les orpailleurs clandestins faisant plusieurs blessés. SD/MD (AMAP)

Culture : la 12e édition du Festival international du « Didadi » à Bougouni

Bougouni, 25 mai (AMAP) La 12e édition du Festival international du « Didadi », placée sous le thème : « Traditions et cultures dans la consolidation du Mali Kura », a été lancée vendredi, à Bougouni (Sud), par le conseiller aux Affaireséconomiques et financières du gouverneur, Arouna Dembélé, a constaté l’AMAP sur place. « Ce festival installé dans l’agenda culturel du Mali et celle de Bougouni en particulier se donne pour objectif, depuis plus d’une décennie, de promouvoir le développement socio-économique, culturel et touristique de la Région de Bougouni », a rappelé le représentant du maire, Bani Touré a dans son intervention. Pour le directeur du festival, Seydou Coulibaly, le thème de cette année est évocateur et « cadre parfaitement avec la vision des autorités de notre pays. D’autant plus qu’elles ont décrété 2025 Année de la culture. » Il a ensuite dit merci à l’ensemble de la presse nationale audiovisuelle et écrite sans oublier la presse privée et en ligne pour leur « accompagnement inestimable. »  M. Coulibaly a ensuite remercié les autorités administratives et politiques, les partenaires, parrain et marraine, le ministère de tutelle de la culture pour leur « accompagnement qui n’a jamais fait défaut. » Quant au Directeur régional de la Culture de Bougouni, M. N’Faly Diallo, il a appelé l’ensemble des acteurs de la Région « à s’approprier ce festival qui est un vrai outil de valorisation de la culture de la Région de Bougouni. » Dans son discours de lancement, le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur a dit : « Le Festival Didadi n’est pas seulement une fête, c’est un espace de réflexion, de transmission et de créativité. C’est une tribune qui rassemble des hommes et des femmes de tous horizons pour célébrer l’unité dans la diversité. » Selon Arouna Dembélé, l’évènement « est, également, un outil de rayonnement culturel et économique pour la Région de Bougouni, contribuant au développement local et à la promotion de notre patrimoine à l’échelle internationale. » C’est pourquoi, il a vivement appelé « toutes les forces vives de notre Nation, autorités, partenaires, acteurs culturels et citoyens à s’investir davantage dans la sauvegarde de notre héritage commun. » Les organisateurs ont répondu à quelques questions pour édifier les acteurs culturels et les invités sur les grandes innovations de cette 12e édition. Le Directeur du festival monsieur Seydou Coulibaly a annoncé « l’arrivée de plusieurs grands artistes de notre pays et à l’international et une foire marchande qui offrira aux festivaliers des articles et produits de notre culture authentique. » On a noté la présence du préfet du Cercle de Bougouni, M. Hamadoun Tamboura, des autorités administratives et politiques et des démembrements de la société civile. BHT/MD (AMAP)

Réunion du Comité national de pilotage des mécanismes d’investissement en consolidation de la paix au Mali : faire le point au titre de l’année 2024

Bamako, 23 janv (AMAP) La deuxième réunion du Comité de pilotage des mécanismes d’investissement en consolidation de la paix au Mali, au titre de l’année 2024, s’est tenue jeudi, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, pour passer en revue l’état d’avancement des projets au titre de 2024, a constaté l’AMAP. Selon l’ambassadeur du Canada au Mali et représentant des Partenaires techniques et financiers, Nicola Simard, l’évaluation a permis de mettre en lumière l’efficacité et l’impact des projets du Fonds pour la consolidation de la paix (PBF) auprès des communautés vulnérables aux conflits sur l’ensemble du territoire malien. « Il a été révélé qu’au cours des cinq dernières années, les interventions du PBF ont bénéficié à plus de 3,6 millions de maliens et maliennes, accompagnés à travers plus de 1,000 organisations locales », a souligné l’ambassadeur du Canada. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, qui a co-présidé la réunion, avec son collègue de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général de corps d’Armée, Ismael Wagué, a salué le travail préliminaire remarquable des membres du comité technique. Il a exprimé également l’appréciation globale du Gouvernement du Mali au PBF, un mécanisme d’investissement qui est un fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix et un système de financement qui intervient au Mali pays depuis 2014, et aussi au Fonds des femmes pour la paix et l’action humanitaire (FFPH), pour leur soutien aux efforts du pays en faveur de la consolidation de la paix. « Les domaines d’intervention desdits projets sont des priorités pour le Gouvernement du Mali auxquelles il accorde un grand intérêt. C’est pourquoi, il est de la plus haute importance que toutes les interventions s’inscrivant dans ces cadres soient obligatoirement alignées sur les priorités définies par le Gouvernement, afin de contribuer à impacter positivement, de manière tangible et durable, nos populations bénéficiaires », a dit le chef de la diplomatie malienne. « Je suis heureux de saluer l’extension d’éligibilité du Mali au PBF, permettant ainsi à mon pays de bénéficier du financement additionnel du PBF sur contributions statutaires des Nations Unies », s’est-il réjoui. Le général de corps d’Armée, Ismael Wagué, a précisé que cette rencontre et les échanges « ont non seulement renforcé le partenariat entre les acteurs nationaux et internationaux mais également rappelé que la paix durable ne peut être obtenue sans des efforts consentis et concertés. » Il a adressé ses remerciements aux partenaires du Mali pour leur « appui financier et technique et leur engagement inflexible. » De même, il a salué la détermination du gouvernement malien à traduire les aspirations de la population en actions concrètes. La rencontre a enregistré la présence du représentant du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Mohamed Lemine Mohamed Beiba, de la représentante d’ONU Femmes, Marie Goreth Nizigama. ST/MD (AMAP)

Maghreb Arab presse (MAP) du Maroc et l’Agence malienne de Presse et de Publicité (AMAP), ont signé un accord de partenariat

Salé 23 janv (AMAP) Neuf accords bilatéraux de coopération et de partenariat ont été signés, jeudi à Salé, au Maroc, entre des agences membres de la Fédération atlantique des agences de presse africaines (FAAPA), dont celui entre Maghreb arab presse (MAP) du Maroc et l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), à l’occasion de la 8ème Assemblée générale de la FAAPA. Fouad Arif, DG de la MAP et Alassane Souleymane, son homologue de l’AMAP, ont signé cet accord de partenariat pour une durée d’un an. Par ce document, les deux agences « s’accordent mutuellement le droit de recevoir et d’utiliser dans leurs services rédactionnels les informations, les communiqués de presse, les articles et tout ce qui est lié aux contenus multimédia (photo, vidéo, audio, infographie) en provenance de l’une ou de l’autre agence, afin d’enrichir leurs offres respectives et de donner une meilleure visibilité aux événements et aux acteurs des deux pays. » Outre la convention avec l’AMAP, la MAP a signé sept autres accords de coopération avec, respectivement, l’Agence d’information du Burkina Faso (AIB), l’Agence gabonaise de presse (AGP), l’Agence ghanéenne de presse (GNA), l’Agence libérienne de presse (LINA), l’Agence de presse de Sao Tomé-et-Principe (STP-Press), l’Agence de presse sénégalaise (APS) et l’Agence sierra-léonaise de presse (SLENA). Ces accords visent, entre autres, à donner un nouvel élan à la coopération entre la MAP et les huit agences signataires et à consolider leurs relations professionnelles, à travers notamment l’échange d’expériences, d’expertises, de formations, de visites et de services rédactionnels (bulletins d’information, photos, audio, vidéo et infographie). L’Agence gabonaise de presse (AGP) et l’Agence guinéenne de Presse ont, également, signé un accord afin de promouvoir leur coopération et renforcer leurs relations professionnelles. Par ailleurs, le reporter photographe Abdou Khadre Dieylani Seydi, de l’Agence de presse sénégalaise (APS), a reçu le Grand Prix photo 2023-2024 de la FAAPA. La photo présentée par Abdou Khadre Dieylani Seydi, qui avait remporté le Grand Prix photo 2020-2021 de la FAAPA, pose la problématique de l’érosion côtière à Mbao, une commune située dans la Région de Dakar. La MAP a remporté le Grand Prix reportage de la FAAPA. L’Agence ivoirienne de presse (AIP) s’est adjugée le Grand Prix vidéo du concours. Ces distinctions ont été faites en marge de la 8ème Assemblée générale de la Fédération atlantique des agences de presse africaines (FAAPA) qui s’est ouverte mercredi à Salé (Maroc) sur le thème ‘’Les Agences de presse africaines, levier de promotion de la souveraineté sanitaire du continent’’. Cette 2e journée a été consacrée aux travaux a huis clos entre les directeurs généraux des agences de presse membres de la FAAPA. À l’ordre du jour, adoption du rapport de la 7e AG, adoption du plan d’action 2025, rapports des groupes techniques sur les femmes leaders et le fact checking La 8è Assemblée générale de la FAAPA, placée sous le thème « Les agences de presse africaines, levier de promotion de la souveraineté sanitaire du continent », a permis de jeter la lumière sur les voies de promotion et de renforcement de la souveraineté sanitaire africaine en vue de mieux faire face aux chocs futurs. L’évènement de deux jours rassemble les directeurs généraux de plusieurs agences de presse africaines, aux côtés d’experts des médias et de la santé, ainsi que d’éminentes personnalités de divers horizons, avec comme point d’orgue les 10 années de création de la FAAPA, espace de réflexion sur l’avenir des agences de presse africaines et sur le rôle qu’elles doivent jouer au 21ème siècle dans leurs diversités et leurs spécificités respectives. AS/MD (AMAP)