La Confédération AES renforce ses capacités de communication
Par Moussa DEMBELE Bamako, 14 déc (AMAP) Les États membres de la Confédération AES « ont intensifié leurs efforts pour promouvoir une communication institutionnelle et communautaire dynamique autour de l’idéal confédéral », indique la synthèse du Rapport sur la mise en œuvre de la Feuille de route de l’An I de la Confédération des Etats du Sahel (AES) dont l’AMAP a reçu copie. La communication de l’AES est portée par une stratégie globale visant à unifier l’information, contrer la désinformation et promouvoir l’organisation auprès des populations locales et de la communauté internationale via des médias publics/privés et des plateformes numériques certifiées, incluant le lancement d’une Web-TV et d’une identité visuelle (logo) pour renforcer la visibilité et la cohérence des messages de ses membres (Burkina Faso, Mali, Niger) face aux défis sécuritaires et informationnels Outre les dispositions relatives à l’opérationnalisation de la Confédération AES, des actions ont été menées pour rehausser la communication institutionnelle et communautaire autour de l’idéal confédéral. Un jalon majeur a été franchi avec la signature, le 2 octobre à Ouagadougou, d’un mémorandum d’entente entre les médias publics des pays membres. « Cet accord scelle leur engagement à assurer une couverture coordonnée et soutenue des initiatives de la Confédération, institutionnalisant ainsi une collaboration médiatique sans précédent », précise le communiqué de la Confédération de l’AES. Parallèlement, les documents fondateurs d’une chaîne de télévision et d’une radio dédiées à l’AES ont été finalisés. Ces médias constituent des vecteurs privilégiés de l’information, de la sensibilisation et de la promotion des actions communes. Une grille commune de programmes a été élaborée, et une page spéciale consacrée à la Confédération figure désormais dans les journaux télévisés nationaux. Une web TV AES vient élargir la portée de ces contenus, touchant un public plus vaste et diversifié. Pour garantir la cohérence des messages, chaque État membre a désigné un point focal au sein de ses organes publics de communication. Ces interlocuteurs assurent la coordination des informations relatives à l’AES. Par ailleurs, des rencontres régulières entre les responsables de médias des États membres ont été organisées afin d’harmoniser leurs points de vue, de mutualiser leurs ressources et de favoriser un partage fluide et structuré des informations. Au-delà de la sphère médiatique, la réalisation d’activités culturelles, artistiques, citoyennes et sportives et l’organisation de manifestations éducatives contribuent à une meilleure intégration des peuples et des Etats autant qu’elles mobilisent les Forces vives de la Confédération AES autour d’une identité commune enrichie par les diversités culturelles et linguistiques. La facilitation des communications téléphoniques, à travers la mise en place d’un réseau téléphonique AES (free roaming) avec des Etats voisins tels que le Togo, contribue à consolider l’intégration sous régionale à travers les Nouvelles technologies de la communication et de la télécommunication accentuant les échanges humains et accroissant les transactions électroniques. La mise en place de ce réseau téléphonique AES, incluant des pays voisins, marque une avancée significative vers une intégration numérique et humaine accrue. Enfin, la Confédération a placé au cœur de son action le rôle des femmes et des jeunes, acteurs clés de la construction d’une identité confédérale forte et inclusive. Conformément à la feuille de route, chaque État membre a également mis en place un Comité national AES, garantissant la mise en œuvre effective des activités transversales et la coordination des efforts à l’échelle régionale. MMD/MD (AMAP)
Les FAMa neutralisent un groupe armé terroriste dans la Région de Nioro (Ouest) :
Bamako, 21 déc (AMAP) « Le 19 décembre 2025, une unité de reconnaissance offensive des FAMa a neutralisé un groupe armé terroriste aux abords de Secoundé, localité située non loin de Nioro », a annoncé, ce samedi 20 décembre, l’état-major général des Forces armées maliennes (FAMa). Dans un communiqué parvenu à l’AMAP, l’état-major précise « qu’une quantité importante de matériels de guerre, plus d’une trentaine de motos, du matériel de communication, de vidéo et des dispositifs d’engins explosifs (ont été) récupérés. » La même source indique que l’état-major général des Armées a félicité les FAMa pour la réussite de « cette opération qui vient d’affliger un autre coup dur aux groupes armés terroristes qui perturbent la quiétude des populations. » MMD/MD (AMAP)
Koulikoro : Session d’orientation, d’encadrement et de plaidoyer des acteurs de la mise en œuvre du Régime d’assistance médicale (RAMED)
Koulikoro, 18 déc (AMAP) Une session d’orientation, d’encadrement et de plaidoyer a réuni, jeudi, dans la salle de conférence du gouvernorat de Koulikoro, des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du Régime d’assistance médicale (RAMED) Selon le directeur général adjoint de l’Agence nationale d’assistance médicale (ANAM) Modibo Diarra, ce régime est destiné à assurer la présence de l’État « pour secourir nos populations qui n’ont pas les moyens de prendre en charge leurs dépenses de santé. » Le RAMED est un dispositif public du gouvernement du Mali dont les principaux acteurs de la mise en œuvre sont des entités comme les collectivités territoriales, la Santé et le développement social. Il vise à assurer une prise en charge médicale gratuite à l’ensemble des Maliens qui n’ont pas les moyens de prendre en charge leur propre dépense de santé. Sa gestion est assurée par l’ANAM. Pour son opérationnalisation, des comités villageois ont été mis en place dans toutes les localités du Mali. « Je suis satisfait que les participants accordent de l’importance à cette rencontre et qu’ils s’engagent à aller dans la direction proposée par la mission de l’ANAM », s’est réjoui M. Diarra. Il a demandé « à l’ensemble des acteurs de s’impliquer, particulièrement les collectivités territoriales qui ont deux rôles principaux dans la mise en œuvre du RAMED. » A savoir l’établissement des listes des indigents de leurs communes, la contribution financière à hauteur de 15% de leur budget à ANAM. La rencontre dont la cérémonie d’ouverture a été présidée le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Koulikoro, Mohammar Haïdara, est organisée en collaboration avec la Direction régionale du développement social et de l’économie solidaire, à travers son service local. Son représentant, Youssouf Coulibaly a participé. Tout comme ceux des services techniques, les maires du Cercle de Koulikoro, les chefs de quartiers, les femmes, les jeunes parmi d’autres. Au cours de la rencontre, plusieurs questions posées ont reçu des éléments de réponse, à la satisfaction des participants. ALD/MD (AMAP) .
Forum mondial des civilisations à Tombouctou : Un espace de dialogue et de paix
Envoyés spéciaux Amadou SOW Youssouf DOUMBIA Oumar DIOP (Photos) Tombouctou, 19 déc (AMAP) Le Forum mondial des civilisations s’est ouvert vendredi l’Institut des hautes études et des recherches islamiques Ahmed Baba de Tombouctou, sous le thème « Dialogue et paix, prospérité partagée », en marge de la Biennale artistique et culturelle, Le Forum mondial des civilisations est un espace international de dialogue, d’échanges et de partage de bonnes pratiques entre civilisations, Il se déroulera du 19 au 20 décembre dans la cité millénaire qu’est Tombouctou et offre l’occasion aux acteurs de partager les acquis et les défis des civilisations. Le ministre en charge de la Culture, qui a présidé la cérémonie officielle, s’est réjoui de la présence de scientifiques et acteurs culturels de très haut niveau pour débattre des défis de la paix et des civilisations des peuples. « Le thème de ce forum est d’une portée historique, culturelle et géopolitique. La culture, c’est notre humanité en partage et l’Afrique peut encore se retrouver pour comprendre comment nous pouvons cheminer ensemble pour notre souveraineté », a dit M. Daffé. « Ce forum se tient dans le cadre de l’Année de la culture, et c’est l’occasion de remercier le président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goïta et le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga », a-t-il poursuivi. Il a, enfin, relevé « l’hospitalité de la population de Tombouctou » avant de la remercier pour l’accueil et l’engagement pour la réussite de l’Année de la culture, à travers la Biennale. Auparavant, le président de la Délégation spéciale de la ville des 333 Saints, Yaya Tandina, a aussi salué l’initiative et exprimé son intérêt pour cette rencontre de haut niveau. Il a, également, salué le ministre pour la réussite de la Biennale qui se tient, pour la première fois, dans le Nord du Mali, à Tombouctou, dans un contexte difficile. Le Pr Ibrahima Wane de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a introduit la conférence suivie du premier panel, animé par le Pr Ibrahim Iba N’Diaye du Mali et le Pr Yacouba Konaté de la Côte d’Ivoire. Le thème de ce premier panel sur : « Dialogue interculturel, facteur de paix et de prospérité » a été au centre d’échanges intellectuels et culturels de haut niveau. Le Pr Konaté a axé sa communication sur le dialogue de la musique et l’art comme un passage universel. Et ;e Pr Ndiaye est parti, plutôt, des expériences de la vie et de la tradition orale qui brise tout barrière. Il a soutenu que l’être humain est structuré par trois concepts à savoir le corporel, le cœur et l’émotion. A travers ce panel, les participants ont été édifiés par rapport au dialogue interculturel et d’autres concepts liés à la civilisation. La cérémonie officielle de cet évènement placé sous le haut patronage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, s’est déroulée en présence des autorités de la Région de Tombouctou. Et de plusieurs scientifiques, artistes de renom et de touristes venus pour la circonstance. AS/YD/MD (AMAP)
Force unifiée de l’AES : Le ministre de la Defense Sadio Camara argumente la mutualisation des forces contre le terrorisme
Bamako, 20 déc (AMAP) Le ministre malien de la Défense et des Anciens combattants, le général de Corps d’armée Sadio Camara, a justifié, samedi à Bamako, la mutualisation des forces de défense du Burkina Faso, du Mali et du Niger dans le cadre d’une Force unifiée de la Confédération des Etats du Sahel (AES}. Le ministre Camara a souligné que « les nations traversent parfois des moments décisifs, marqués par des choix difficiles mais nécessaires. » Selon lui, le Sahel vit aujourd’hui l’un de ces tournants historiques, « confronté à la persistance du terrorisme, aux pressions extérieures et à des tentatives d’ingérence, mais porté par une volonté collective de préserver la dignité, l’honneur et la souveraineté des peuples. » Sadio Camara, qui intervenait lors de la remise, par le Président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, de l’étendard au commandant de la Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES), le général de brigade Daouda Traoré, a rappelé que, durant de longues années, « les populations sahéliennes ont supporté l’insécurité, les pertes humaines et les promesses non tenues », pendant que civils et militaires en payaient le lourd tribut. « Face à cette situation, a-t-il indiqué, est venu le temps de la lucidité, celui où les États ont compris que la paix et la sécurité ne peuvent être déléguées, et que la souveraineté ne se négocie pas. Répondant à l’appel des chefs d’État du burkinabè, malien et nigérien, « les peuples du Sahel ont alors choisi de renforcer leurs armées nationales et de mutualiser leurs efforts. » Une dynamique, qui selon lui, a conduit « à l’érection du territoire des trois États confédérés en un théâtre d’opérations unifié, favorisant une meilleure coordination stratégique et des opérations militaires plus efficaces contre les groupes terroristes. » Les résultats obtenus sur le terrain ont, toujours selon le ministre, abouti à la création de la Force unifiée de l’AES », présentée comme une étape supérieure dans la mutualisation des capacités combattantes. Évoquant la portée du drapeau remis par le Président de la Transition, Sadio Camara a indiqué que « cet étendard incarne la mémoire des sacrifices consentis et l’engagement irréversible des peuples sahéliens. » Il a rendu hommage « aux martyrs civils et militaires tombés au combat », affirmant que « leur sacrifice a contribué à éveiller les consciences et à ouvrir la voie à une nouvelle ère de responsabilité collective. » Le ministre a, également, insisté sur le caractère multidimensionnel de la guerre menée dans le Sahel, précisant qu’elle ne se limite pas au champ militaire, mais s’étend aux domaines politique, économique et informationnel. « Malgré les sanctions, les embargos et les campagnes de désinformation, le Sahel, a-t-il souligné, a tenu bon et renforcé son unité. » Il a estimé qu’un peuple prêt à défendre sa dignité ne craint ni la souffrance ni les pressions, et qu’une armée soutenue par sa population est capable de faire face à toutes les menaces. Sur le plan opérationnel, Sadio Camara a mis en avant les résultats obtenus grâce aux opérations conjointes Yéréko I et Yéréko II, qui ont démontré, selon lui, que lorsque les forces sahéliennes combattent ensemble, le terrorisme recule. « Le partage du renseignement, la mutualisation des moyens aériens et logistiques ainsi que la complémentarité des forces sont désormais une réalité sur le terrain », a-t-il affirmé. S’adressant aux soldats de la Force unifiée de l’AES, le ministre de la Défense a rappelé que la réception de l’étendard symbolise la confiance des peuples et l’héritage des martyrs, tout en soulignant la responsabilité historique qui leur incombe. Il a affirmé que le combat sera long et exigeant, mais que la cause défendue, celle de la sécurité, de la souveraineté et de la dignité des peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger, est juste. Sadio Camara a appelé les peuples sahéliens « à rester unis, vigilants et déterminés », réaffirmant que la Confédération des États du Sahel n’est pas une alliance de circonstance, « mais de conviction, forgée dans l’épreuve et tournée vers la lutte collective contre le terrorisme et la construction d’un espace sahélien souverain et sécurisé. » SS/MD (AMAP)
Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Les compétitions sont ouvertes depuis vendredi
Envoyés spéciaux : Amadou SOW Youssou DOUMBIA Oumar DIOP (photos) Tombouctou, 20 déc (AMAP) Au lendemain de la cérémonie d’ouverture de la Biennale artistique et culturelle, jeudi, les compétitions ont commencé avec les régions de Bandiagara, Ségou (centre) et le district de Bamako. L’avant-gout été donné par les orchestres régionaux de Kayes (Ouest) et Kidal (Nord) qui ont presté dans la salle Aly Farka Touré. C’était en présence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme Mamou Daffé en compagnie des autorités des 19 régions dont le gouverneur de Tombouctou, le Contrôleur principal de Police, Bamou Kanté et plusieurs touristes venus des États unies et ailleurs. Les deux orchestres avaient chacun 45 minutes pour présenter leurs morceaux. La région de Kayes a ouvert la compétition avec 8 morceaux, suivi de Kidal qui a présenté 10 titres devant un public très enthousiaste. Le premier morceau de la 8è région, intitulé « La paix » a séduit le public et la salle a été électrifiée, Le public a été très ravi n’a pas été avare en applaudissements, suivis des pas de danse, bras en l’air pour exprimer sa joie. Après cette introduction, les compétitions ont sérieusement commencé, dans la soirée, au terrain municipal Baba Alkaïrou Touré. Chaque troupe a présenté cinq disciplines devant le jury. Il s’agit de l’orchestre, l’ensemble instrumental, le solo et la danse traditionnelle. Et les trois troupes programmées ont toutes rempli le format en présentant les différentes disciplines. Les sujets traités portent sur la paix, la patrie, la souveraineté, la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa), la restauration de nos valeurs et la solidarité dans le Sahel. Malgré la température très basse, les population de Tombouctou ont tenu promesse en envahissant le terrain et montré que la Biennale de Tombouctou est un défi à relever. C’est sous un temps glacial, que la Région de Bandiagara (Centre) a donné le départ en présentent les différentes disciplines. Son solo intitulé « La Voix de la Patrie », est un vocal vibrant, porté par une artiste qui refuse le silence face aux mutations profondes que connaît le Mali. À travers une interprétation à la fois lyrique et engagée, la soliste nous entraîne dans une déclaration de foi patriotique, mêlant reconnaissance, éveil et appel au rassemblement national. La troupe de Bandiagara a été suivi de Ségou qui a, également, présenté les différentes disciplines de la compétition. L’un des temps forts a été la présentation de sa pièce de théâtre sur la jeunesse en perte de repères. La soirée a été clôturée par la prestation du district de Bamako dont le solo esr un peu particulier par rapport à sa présentation traditionnelle. Intitulé le « Danbe », ce solo est une interpellation des parents et de la jeunesse face à la dégradation des mœurs dans notre société. C’est aux environs de deux heures du matin que la soirée a été clôturée par la danse traditionnelle du district de Bamako intitulé « Tièbletiè », une danse traditionnelle du Bélédougou, Région culturelle dans l’Ouest du Mali La deuxième journée de compétition se poursuivra ce samedi. Les orchestres de Ménaka (Nord) et Bougouni (Sud) vont jouer dans l’après-midi et la soirée sera consacrée aux passages des troupes de Koutiala (Sud), Kita (Ouest) et San (Centre) devant le jury au terrain municipal. AS/YD/MD (AMAP)
Bafoulabé : Sensilisation pour la Semaine d’intensification des activités nutritionnelles (SIAN)
Bafoulabé, 18 déc (AMAP) Une rencontre d’information, en prélude de la Semaine d’intensification des activités de nutrition (SIAN) prévue le 19 décembre a Bafoulabé (Ouest), s’est tenue, jeudi, afin de mobiliser les acteurs locaux et renforcer l’adhésion communautaire. Cette rencontre visait à amplement informer les parties prenantes sur les enjeux de la campagne SIAN, qui se déroulera du 19 au 22 décembre, dans toutes les aires de santé du district sanitaire et se concentrera sur la distribution de la vitamine A et de l’Albendazole. « L’objectif global est de réduire significativement la mortalité et la morbidité liées aux carences nutritionnelles dans le cercle », a précisé le médecin chef. Initié par le district sanitaire de Bafoulabé et mis en œuvre par Helen Keller International, s’est tenue a réuni, dans la salle de conférence de la mairie de Bafoulabé, l’administration, la collectivité de Bafoulabé, les services techniques, les leaders religieux et traditionnels, les Organisations de la société civile (OSC) et les Partenaires techniques et financiers. Le chef de village, Kaba Diallo, et le maire, Kandé Doucouré, après avoir souhaité la bienvenue aux participants, ont remercié le médecin chef et ses partenaires du choix porté sur leur commune pour abriter l’événement. Les deux personnalités se sont engagés à accompagner le médecin-chef pour la réussite de sa mission Dans son exposé, le médecin chef, Youssouf Coulibaly, a indiqué que 4 120 enfants âgés de 6 à 12 mois et de 12 à 59 mois et 36 108 enfants, âgés de 1 an à 23 mois et 24 à 59 mois sont attendus pour recevoir leur dose de vitamine A et d’Albendazole. Le médecin chef a remercié les partenaires pour leur accompagnement dans la réussite de cette mission. Prenant la parole, le Préfet Siaka Souleymane Sanogo s’est réjoui de la tenue de cette rencontre visant « à assurer un développement optimal des enfants. » Il a félicité le médecin chef pour son implication stratégique dans l’amélioration des résultats dans le district sanitaire de Bafoulabé avant d’inviter les acteurs locaux à s’impliquer « davantage pour la réussite » de l’événement. BM/MD (AMAP)
Bafoulabé : Concertations sur la mise en place des mutuelles interprofessionnelles de cercle.
Bafoulabé, 18 déc (AMAP) Les élus locaux de Bafoulabé (Ouest) et les représentants de l’Agence malienne de la mutualité sociale du Mali, se sont rencontrés, jeudi, pour discuter de la mise en place des mutuelles interprofessionnelles de Cercle afin de garantir l’accès aux soins pour le secteur informel et le monde agricole. Cette rencontre stratégique, dans la salle de conférence de la mairie a été présidée par le préfet, Siaka Souleymane Sanogo, et a réuni l’administration, les collectivités, les services techniques, le personnels socio sanitaire, les Organisations de la société civile et les hommes de média. Le maire adjoint, Cheickna Sissoko, souhaitant la bienvenue aux participants, a salué les efforts ses professionnels dans le cadre de l’opérationalisation des mutuelles dans le Cercle de Bafoulabé. Il a invité les acteurs » à jouer pleinement leur rôle pour une couverture totale du Régime d’assurance maladie universelle. » Le préfet a relevé que « dans une zone où l’enclavement géographique reste un défi majeur, l’accès financier aux soins est une priorité absolue. » La Stratégie nationale d’extension de la couverture maladie révisée préconise la création, la restructuration des mutuelles de santé à dimension cercle, « Un cercle, une mutuelle », a- t-il déclaré. Selon, Siaka Souleymane Sanogo, ce dispositif vise spécifiquement les agriculteurs et les travailleurs indépendants, qui représentent 78 % de la population active du cercle. Il a invité les acteurs à participer pleinement aux échanges, en faisant des propositions et contributions de qualité « afin qu’au sortir de rencontre, notre mutuelle puisse répondre aux attentes de l’ensemble des populations cibles. » Et en facilitant leur « accès à des soins de qualité, conformément à la vision de la Stratégie nationale de financement de la couverture sanitaire universelle dans « une société offrant un accès équitable aux services de santé de qualité à tous ses citoyens par la mobilisation de ressources suffisantes et pérennes, utilisées de façon optimale avec la pleine participation de tous les acteurs. » BM/MD (AMAP)
San : Un Centre secondaire d’état-civil à Médine baptisé au nom de feu Issiaka Diallo.
San, 18 déc (AMAP) Le Centre secondaire d’état civil à Médine, que la Commune urbaine de San (Centre) a étrenné, jeudi, pour un coût global de 37 453 083 Fcfa, a été bâti sur une superficie de 2, 25 ha, comprend un bâtiment principal composé d’une grande salle de célébration, trois bureaux, un secrétariat et une salle de toilettes. Il est doté, aussi, une loge gardien, un bloc de 02 latrines, un mur de clôture de 240 ml et une source d’alimentation en eau potable avec un puits et un château d’eau de 02 m3. Le conseiller aux Affaires économiques et financières du Gouverneur de la Région de San, Seydou Bagayoko, qui a présidé l’inauguration a salué l’initiative du gouvernement et ses partenaires dont la Banque mondiale, la Coopération suisse et l’ambassade des Pays-Bas. Le projet soutient 102 Communes du Mali, dont 05 dans la région de San, pour améliorer les services publics, notamment à travers le Projet de déploiement des ressources de l’État pour l’amélioration des services et riposte locale (PDREAS). « L’objectif de ce projet, a-t-il souligné, est d’augmenter les ressources mises à la disposition des collectivités territoriales pour la fourniture des services et renforcer les mécanismes décentralisés, y compris l’implication des bénéficiaires et utilisateurs de services. » D’’où la motivation du choix de ce projet pour la région de San. Le maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, a indiqué que ce centre facilitera « les démarc hes de proximité pour ses usagers qui économiseront du temps dans l’acquisition de documents d’état civil. » L’infrastructure assurera désormais les mêmes prestations que le Centre principal de Bagadadji, dans le cadre de l’enregistrement des actes d’état civil (naissance, mariage et décès) et tout autre document lié à la vie juridique du citoyen. Déjà fonctionnel, ce nouveau centre secondaire porte désormais le nom de feu Issiaka Diallo, ancien maire de la Commune urbaine de San. Selon, Mme Félicité Diarra, le défunt a laissé une empreinte durable sur le progrès de la commune, « en agissant comme un moteur de changement, transformant ainsi le cadre de vie et le développement local. » Par son action, sa vision et son leadership, il a marqué son temps par des résultats concrets, conduisant Mme le maire a exprimé, « au nom du Conseil communal, sa gratitude à l’endroit des membres de sa famille », qui étaient présents à la cérémonie. Les travaux ont été entièrement financés par le PDREAS. Ils ont été exécutés par l’Entreprise Diaharra Travaux (EDITRA), suivis par le Bureau d’ingénieurs en Génie civil (BIGEC) et supervisés par l’antenne régionale de l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT) de Ségou. NC/MD (AMAP)
Segou : Une conférence-débat pour sensibiliser sur la santé au travail et le diabète
Ségou, 18 déc (AMAP) La problématique du stress au travail et du diabète était au cœur d’une conférence-débat, initiée par l’Association des diabétiques de Ségou et visant à sensibiliser les travailleurs sur les risques liés à cette maladie et promouvoir la prévention, s’est tenue, vendredi, dans la salle de conférence du gouvernorat de Ségou (Centre). La conférence était principalement animée par le médecin spécialiste en santé et sécurité au travail, Dr Lamine Diakité, qui, d’entrée de jeu, a défini le diabète comme une maladie chronique caractérisée par la présence d’un excès du sucre dans le sang. Et le stress au travail comme une pression subie par le travailleur. Associé à l’environnement de travail, le stress peut être ponctuel ou chronique et augmenterait de 45 % le risque de développer un diabète de type 2, selon une étude menée par les chercheurs de l’Université de Göteborg, en Suède, a fait savoir Dr Diakité. Et d’ajouter que le stress est un problème majeur qui touche toutes les couches socio-professionnelles du Mali. Parmi les causes du stress, le conférencier a évoqué entre autres le travail et la responsabilité, le changement, l’environnement, la santé et la relation interprofessionnelle. S’agissant du diabète, le Dr Diakité a dit qu’il se présente sous deux formes, la première de type 1 et la seconde de type 2. D’après l’enseignant associé à la Faculté de médecine et d’odontostomatologie (FMOS), le taux de prévalence du diabète au Mali est de 4,8 %, selon les données de la Fédération internationale du diabète (IDF 2014). Concernant le coût moyen de prise en charge du diabète non compliqué de type 2, il est de 71.000 à 196.000 Fcfa. Pour ce qui est du diabète de type 1, sa prise en charge est gratuite grâce à l’appui de l’ONG Santé Diabète. « Le stress au travail communément appelé stress professionnel a un lien avec le diabète de type 2 », a expliqué le conférencier. Comme solution, le Dr Diakité recommande la pratique quotidienne d’activité physique durant 30 minutes, un sommeil réparateur, le contrôle de son alimentation, la non sédentarité et l’instauration d’un bon climat social sur son milieu de travail. Il suggère également l’application de la Politique nationale de la santé et de la sécurité au travail (SST) adopté en septembre dernier. Pour le conférencier, il n’y a pas de recettes miracles universelles contre ce fléau. « L’approche la plus efficace est celle qui est personnalisée, adaptée à votre type de diabète, à votre source spécifique de stress », a conclu Dr Lamine Diakité. Pour sa part, le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de Ségou, Yamadou Keïta, qui a présidé cette conférence-débat, a salué l’initiative permettant « de sensibiliser les acteurs de la région sur la maladie qui fait de plus en plus de ravages dans notre pays. » En plus des autorités administratives, la rencontre a enregistré la présence des autorités communales, des organisations de la société civile et des représentants des structures techniques de l’État. MS/MD (AMAP)

