Confédération des États du Sahel : 1ᵉʳ Forum à Bamako des ministres en charge de l’action humanitaire des pays membres
Bamako, 7 août (AMAP) Le 1er Forum des ministres en charge de l’action humanitaire des pays de la Confédération des États du Sahel (AES) s’est ouvert, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) avec pour de partager les expériences et les bonnes pratiques mais, aussi,d’identifier les meilleurs moyens de relever les défis et d’exploiter les potentiels. a constaté l’AMAP.. Sous le thème : « Politiques humanitaires et mécanismes de financement de l’action humanitaire dans l’espace AES : enjeux, défis et perspectives », ce forum de trois jours, du 7 au 9 août, est placé sous le haut patronage du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta. « Le Mali est honoré d’abriter ce premier forum qui se tient dans un contexte marqué par des défis humanitaires et sécuritaires », a affirmé le ministre des Droits de l’homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, représentant le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, qui a présidé la cérémonie. Il a également relevé que, depuis plus d’une décennie, les conflits armés, les déplacements forcés, l’insécurité alimentaire et les effets du changement climatique se combinent, « fragilisant chaque jour nos communautés et affectant nos services sociaux de base. » Face à cette réalité, le ministre de la Justice a indiqué que le thème de ce premier forum illustre bien cette vision qui consiste à adopter des réponses concrètes, inclusives et coordonnées « pour mieux assister les populations, tout en préparant l’avenir à travers des mécanismes durables de résilience et de développement. » Pour une aide humanitaire plus efficace, le coordinateur-résident du Système des Nations unies au Mali, Khassim Diagne, a affirmé que « cette rencontre offre l’occasion de discuter des opportunités à travers une approche collective et mieux coordonnée, dans un contexte où ces défis humanitaires sont de plus en plus liés à des dynamiques régionales. » « Les programmes phares sur les systèmes alimentaires, l’éducation, la santé, la protection sociale et l’énergie, élaborés conjointement par les pays de l’AES et le système des Nations unies, constituent un exemple d’intégration de ces trois dimensions (articulation étroite entre urgence, paix et développement), permettant d’inscrire l’action humanitaire dans une approche de développement et de consolidation de la paix à long terme », a-t-il poursuivi. « Il s’agira, au cours de ces journées, de : faire l’état des lieux de notre situation humanitaire dans l’espace AES ; de partager nos bonnes pratiques, avec la contribution des pays invités que je remercie pour leur participation à ce forum ; d’améliorer la coordination entre les acteurs étatiques, humanitaires et communautaires dans le respect des principes humanitaires et de la souveraineté de nos États ; d’explorer des pistes de financements innovants, y compris auprès de notre diaspora, de nos partenaires privés et de nos communautés ; et surtout, réfléchir à des solutions durables qui jetteront les bases de la consolidation de la paix, du relèvement et du développement », a indiqué le ministre Kassogué à l’issue de son discours. Ce forum intervient deux ans après la création de l’Alliance des États du Sahel en septembre 2023, qui a permis d’accélérer l’intégration régionale dans de nombreux domaines. Après des réunions ministérielles dédiées à la défense, à l’économie, à la justice et plus récemment à la jeunesse, la rencontre d’aujourd’hui, consacrée à l’action humanitaire, marque un jalon significatif dans la recherche continue de solutions durables à l’échelle de la confédération. Ont pris part à la cérémonie plusieurs officiels, dont la ministre de la Santé et du Développement social, le colonel Assa Badiallo Touré, la ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille de Mauritanie, Mme Savia Mint Tahah, les ministres chargés de l’Action humanitaire des États de l’AES, du Togo et du Tchad, ainsi que des experts d’organisations et d’ONG internationales. FK/MD (AMAP)
Kangaba : Plus de 100 % de couverture au premier passage de la Chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS)
Kangaba, 7 août (AMAP) Le taux de couverture global du district sanitaire de Kangaba (Ouest) est de 108,5%, pour le premier passage de la Chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS), a appris l’AMAP, mardi, lors de la restitution des activités de la CPS couplée au dépistage de la malnutrition chez les enfants de moins de 05 ans tenus dans la salle de réunion du Cercle. Les travaux étaient présidés par le premier adjoint au préfet monsieur Drissa KONARE ont regroupé les Directeurs techniques de centre (DTC) et les présidents des Associations de santé communautaire (ASACO) des 25 aires de santé du District sanitaire de Kangaba (Ouest), les maires des 08 communes du Cercle, les responsables des associations et organisations de la Société civile. Il s’agissait, en générale, de valider les résultats de la campagne CPS premier passage 2025 au niveau du district sanitaire. Et, spécifiquement, les objectifs visaient à : partager et valider avec tous les acteurs, les résultats du premier passage 2025 par aire de santé, faire le point sur le stock des intrants restants, faire le point des contributions communautaires, recenser les difficultés rencontrées au cours de la campagne et faire des recommandations. Les résultats, compilés dans un document ont été présentés par le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf) Dr. Moussa Sougane et le chargé de paludisme au CSRéf, Dr. Seydou Baba Sangaré. La première place est occupée par l’aire de santé de Dioulafoundou avec 269,3%. Le dépistage de la malnutrition a donné le nombre d’enfants avec le Test de diagnostic rapide (TDR) positifs traités avec Combinaison thérapeutique à base d’arthemesun (CTA). Ainsi la campagne a permis de réaliser 445 TDR dont 42 positifs et 403 négatifs. Ce succès a été enregistré grâce au déploiement de 176 agents d’administration, 123 mobilisateurs de proximité, 04 superviseurs district et 02 superviseurs régionaux. A cela s’ajoutent la motivation des autorités locales pour la sensibilisation, l’engagement et la rigueur des DTC, la participation active de la communauté et la contribution des ASACO à hauteur de 1 733 000 Fcfa, le recrutement des binômes supplémentaires. Pour répondre aux difficultés rencontrées, quelques recommandations ont été formulées à l’endroit du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) et des partenaires à savoir pour mieux réussir les prochains passages. A la fin des travaux, le premier adjoint au préfet a remercié tous les acteurs pour le résultat obtenu. Il les a invités à redoubler d’efforts pour maintenir ces résultats si non les dépasser lors des prochains passages. SD/MD (AMAP)
Consultations politiques bilatérales Mali-Venezuela à Caracas (Officiel)
Bamako, 5 août (AMAP) Les consultations politiques entre le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et son homologue du Venezuela, Yvàn Gil Pinto, ministre du Pouvoir populaire pour les Relations, tenues le lundi 4 août 2025, à Caracas, ont été axées sur les points de coopération entre les deux pays, la signature du Procès-verbal de la réunion et un point de presse, rapportent des sources officielles. « Les échanges entre les deux chefs de la diplomatie ont concerné les domaines de politique étrangère, des relations internationales et des questions régionales », les services du ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI). Sur le plan de la coopération bilatérale, « les ministres ont échangé sur des perspectives de coopération dans les domaines de l’éducation et de la formation technique, de l’agriculture et de la sécurité alimentaire, des questions de commerce, d’industrie et d’économie, de coopération énergétique, des hydrocarbures et des mines ou encore de la préservation de l’environnement. » Les deux ministres ont convenu de se concerter sur les meilleures approches de coopération, et les instruments juridiques appropriés. Sur les questions internationales, ils ont réaffirmé leur « soutien au Peuple palestinien », et exprimé leur « convergence de vue sur certaines questions internationales, notamment le renforcement du multilatéralisme, la promotion et la démocratisation des relations internationales en faveur d’une gouvernance mondiale adaptée à un monde multipolaire. » Dans ce cadre, ils ont condamné les mesures coercitives unilatérales et multilatérales contre les deux Etats et ont appelé à leur levée. Sur la Confédération des États du Sahel (AES), le ministre du Pouvoir populaire pour les Relations extérieures du Venezuela, Yván Gil Pinto, a salué l’action et le leadership du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, également président de l’AES soulignant le rôle fondamental « de cette réalité géopolitique indéniable dans l’intégration régionale africaine et sa contribution à la stabilité et au développement de la région. » Le ministre Abdoulaye Diop, pour sa part, a salué « les efforts politiques et diplomatiques de la République Bolivarienne du Venezuela qui ont significativement contribué à la réalisation des processus d’intégration régionale. » La réunion du mécanisme de consultations politiques Mali-Venezuela a été suivie par une série de rencontres entre le ministre Abdoulaye Diop et plusieurs personnalités, parmi lesquelles, les membres du Gouvernement en charge des Mines, de l’Enseignement supérieur, de l’Agriculture. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali a déposé une gerbe de fleurs au mausolée des héros dont le libérateur Simon Bolivar. MD (AMAP)
Niafunké : Remise d’équipements médicaux au Centre de santé de référence
Niafunké, 04 août (AMAP) Le Centre de santé de référence (CSRéf) de Niafunké (Nord) a reçu, dimanche matin, un lot d’équipements médicaux offerts par la Génération 1970, des camarades, d’école réunis au sein de l’Amicale G70 Soko et Dougou, a constaté l’AMAP sur place. Le don comprend un appareil échographique multifonctionnel, des blouses, des tensiomètres, des draps et autres équipements Selon le représentant de l’Amicale à la cérémonie de remise, Dr Hamadoun Cissé dit Péle, ce don est destiné à servir toutes les populations. » « Mes aînés m’ont chargé d’exprimer nos encouragements aux autorités locales qui, depuis un certain temps, œuvrent pour un changement positif de comportement dans la gestion de la chose publique. » « Nous suivons de près les actions menées par le nouveau préfet Togo qui, depuis un an, ne cesse de multiplier des actions allant dans le sens d’une bonne gestion du Cercle », a-t-il dit, citant en exemple, notamment la libération des espaces publics occupés de façon anarchique, le nettoyage obligatoire des caniveaux pour éviter les nombreuses inondations que la ville connait depuis plus d’une décennie, la réorganisation de la gestion de la mare rizicole de Goubo, « aujourd’hui suivie de près par les autorités locales. » Le collectif G70 a remercié l’Ong Action pour l’Afrique qui a fait don de tous ces équipements à l’Amicale. Le Dr Cissé a fait la remise symbolique des équipements au préfet du cercle, qui, à son tour, a remis au président de la Fédération des associations de santé communautaires (FELASCO). Ce dernier a fait le même geste à l’endroit du médecin chef du CSRéf, Dr Konaté. Le médecin chef du centre, a dans ses propos, fait savoir que le centre ne dispose pas de tels équipements. « Ces appareils permettront de faire des examens sanguins, du cœur et aussi plusieurs types d’échographies pour les femmes enceintes. », a-t-il indiqué. Tous les intervenants ont salué le geste et rassuré les donateurs de faire bon usage des équipements. Le président de l’Amicale G70 Soko et Dougou est Djougal Cissé un magistrat.Les membres sont enseignants, magistrats, médecins…Leur objectif est de fédérer les efforts pour contribuer á l’émergence du cercle de Niafunké dans tous les secteurs de développement (santé éducation, agriculture etc…) L’Amicale n’en est pas à sa première action du genre. Elle soutient, depuis plusieurs années, des écoles, en leur offrant des fournitures scolaires, des équipements sportifs à l’équipe de football etc… La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités administratives, politiques, traditionnelles, coutumières, religieuses, les chefs d’unités des forces de défenses et de sécurités présentes à Niafunké. Elle a mobilisé aussi la Société civile du cercle, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO, la Jeunesse, le Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRAD) à l’instigation du préfet Modibo Kane Togo. Elle s’est achevée par des prières du pasteur et de l’Imam de Niafunké qui ont béni les donateurs, les autorités du pays et prier pour un Mali en paix et une bonne santé pour tous les Maliens. SAM/MD (AMAP)
Business forum Mali-Japon à Osaka : Un franc succès
Envoyé spécial Madiba KEÏTA Osasa, 1er août (AMAP) Le business forum Mali-Japon, tenu ce vendredi 1er août 2025 à Osaka, dans le cadre de l’Exposition universelle Osaka 2025 ,a été un franc succès aussi bien en termes d’organisation, de mobilisation que d’échanges fructueux, a constaté l’AMAP sur place. Présidée par le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, la rencontre a réuni des centaines d’opérateurs économiques maliens et japonais autour des opportunités d’affaires et d’investissements dans les deux pays. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Mandiou Simpara, l’opérateur économique Ibrahim Diawara, Cheick Oumar Sacko de l’Organisation des commerçants détaillants étaient parmi les représentants du secteur privé malien présents à cette rencontre. Celle-ci s’est déroulée en trois phases : les discours, le panel sur le thème « Développement endogène : le Mali comme destination d’investissement privilégié en Afrique de l’Ouest » et les sessions de B2B et B2G. Le vice-gouverneur de la Région d’Osaka, Morioka Takekazu, et le vice-président de la Chambre de commerce de cette ville, Kuroda Akihiro, ont salué la tenue de cette rencontre qui vise à renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays et d’explorer d’autres opportunités d’investissements au bénéfice de leurs populations. Pour sa part, le directeur général de l’Agence pour la promotion des exportations au Mali (APEX) et vice-président du Comité de pilotage de l’Expo Osaka 2025, Massoudou Cissé, a souligné que le Mali et le Japon, « bien que géographiquement éloignés, partagent une vision commune de développement durable, de l’innovation technologique et du progrès économique. » « Ce forum d’affaires, a-t-il soutenu, représente une opportunité pour chacun d’entre-nous de construire ensemble un avenir prospère à travers des partenariats stratégiques tant au niveau des entreprises qu’au niveau des gouvernements », a-t-il ajouté. Dans son intervention, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a signalé que la 1e édition du Business forum Mali-Japon est une magnifique occasion pour faire le bilan de notre coopération bilatérale, saluer les acquis et corriger les imperfections. « C’est aussi l’occasion, pour les opérateurs économiques des deux pays, de créer des opportunités d’affaires et de négocier des contrats gagnant-gagnant », a-t-il ajouté, en saluant la forte mobilisation de la Chambre de commerce et d’Industrie d’Osaka, ainsi que la présence massive des opérateurs économiques maliens à ce forum. Pour le ministre chargé du Commerce, le Japon est aujourd’hui l’un des principaux partenaires commerciaux du Mali. « Nos exportations de produits agricoles, de coton et de minéraux vers le Japon ont considérablement augmenté, et les importations du Mali en provenance du Japon ont atteint un seuil considérable. I s’agit notamment de produits manufacturés, de technologies avancées et de biens de consommation. Ce commerce bilatéral, fondé sur le principe du bénéfice mutuel, a permis de dynamiser nos économies respectives et de créer des opportunités d’emploi et de développement pour nos populations », a-t-il expliqué. Pour faire face aux défis de l’heure, le ministre Diallo a invité « la partie japonaise à explorer ensemble de nouvelles opportunités dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, la santé, le textile, la sécurité alimentaire et la numérisation, pour construire ensemble un avenir durable et prospère. » « La vision du Mali, basée sur le développement endogène, vise à transformer notre économie pour en faire une économie de production. Nous sommes, donc, absolument engagés à industrialiser notre pays, à produire nos biens de consommation, à transformer nos produits agricoles pour créer le maximum d’emplois et de richesse. Sur ce sentier, nos amis seront nos principaux alliés et le Japon est un ami sur lequel nous comptons beaucoup », a-t-il déclaré. Alassane Moussa Diallo a dit que son département a élaboré les business plans de quelques projets industriels pour lesquels, il espère pouvoir conclure des protocoles d’entente qui aboutiront à leurs réalisations prochaines. « Il s’agit, a-t-il cité, d’un projet de construction de filature, d’un projet de construction d’une usine de production de sucre, d’un projet de développement d’une chaine de production de tenues militaires et d’un projet de construction d’une unité de production de compresse stérile communément appelé coton hydrophile. » Lors du panel dont le modérateur était le directeur général de l’Agence pour la promotion de l’importation au Mali (Api-Mali), Ibrahim Ahamadou Touré, les intervenants ont mis en exergue les potentialités du Mali en économique, commerciale et d’industrie culturelle et touristique. Pour les panélistes Moussa Alassane Diallo, ministre de l’Industrie et du Commerce, Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, ainsi que le Pr Oussouby Sacko (un malien installé au Japon où il enseigne à l’université d’Osaka) ont mis en avant les opportunités d’investissements au Mali, notamment dans les domaines agricole, industriel, minier, de l’électricité et des énergies renouvelables etc. La rencontre B2B ont conclu des engagements de part et d’autre. Et les discussions doivent se poursuivre dans les jours ou mois à venir pour aboutir à des contrats d’affaires ou d’investissements. Après le forum, le Chef du gouvernement et sa délégation ont visité le siège de la société Panasonic Energy, spécialisée dans la fabrication de batteries lithium. MK/MD (AMAP)
Journée mondiale contre l’hépatite virale : Le Mali réaffirme son engagement pour l’élimination de cette maladie
Bamako, 31 juil (AMAP) Le Mali a célébré, jeudi, l’édition 2025 de la Journée mondiale contre l’hépatite virale, à la Maison des Aînés, sous le thème international : « Hépatite, cassons les barrières », et le thème national : « Une génération sans hépatite : agissons dès la grossesse », et réaffirmé l’engagement du pays en faveur de l’élimination de cette maladie comme menace de santé publique, a constaté l’AMAP. Dans son allocution, la ministre de la Santé, le colonel Assa Badiallo Touré, qui a présidé la cérémonie de lancement, a indiqué que le Mali a souscrit à la Stratégie mondiale d’élimination de l’hépatite virale. Elle a souligné que plusieurs actions ont été menées, notamment à travers la Cellule sectorielle de lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et les hépatites virales, Ainsi, le Plan stratégique national intégré 2023-2026 ambitionne de réduire de 50% l’incidence et la mortalité liées à l’hépatite B et C, de promouvoir des services équitables de diagnostic et de traitement et d’assurer une gouvernance performante de la riposte nationale. Toujours selon la ministre, parmi les avancées enregistrées figurent la formation du personnel de santé, l’élaboration de normes de prise en charge, le renforcement des structures sanitaires, ainsi que l’introduction prochaine du vaccin monovalent contre l’hépatite B à la naissance. Cependant, le colonel Assa Badiallo Touré a reconnu que plusieurs défis demeurent, notamment la prévention de la transmission mère-enfant, l’accès aux soins à coût abordable, la disponibilité de données épidémiologiques fiables. Mais, également, la mobilisation de financements et l’amélioration de la communication à travers les médias. De son côté, le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Patrick Kaboré, a déploré qu’« en Afrique, plus de 70 millions de personnes vivent avec une hépatite chronique, alors que moins d’une sur dix est diagnostiquée ou traitée. » Il a mis en garde contre les conséquences graves de la maladie, telles que le cancer du foie et l’insuffisance hépatique, tout en appelant à briser les barrières d’accès aux soins. AC/MD (AMAP)
Kangaba : Formation des relais communautaires sur les techniques de communication et les outils La Famille Idéale
Kangaba, 30 juil (AMAP) Le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf) de Kangaba (Ouest), Dr Moussa Sougané, a présidé, mardi, l’ouverture d’une formation des relais communautaires sur les techniques de communication et les outils LFI (La Famille Idéale), a constaté l’AMAP. La formation, d’une durée de quatre jours, portera sur les techniques de communication et les outils LFI, avec des modules théoriques, des simulations et des exercices pratiques. Organisée par Marie Stopes Mali, cette session a regroupé 10 relais communautaires issus de Bougouni, Kolokani, Sélingué et Kangaba. L’objectif est de renforcer les capacités des relais communautaires pour qu’ils soutiennent efficacement les Agents de mobilisation sociale (AMS) dans leurs actions. Selon Dr Sougané, cette formation permettra « aux participants de mieux appréhender les enjeux liés à la santé des adolescents et des jeunes, tout en devenant des alliés techniques et sociaux des AMS. » Elle favorisera une synergie locale efficace, basée sur la connaissance du terrain, la confiance mutuelle et un engagement commun pour améliorer la santé des jeunes. Le médecin-chef a souligné que former ces acteurs communautaires est une priorité stratégique pour accompagner les AMS, lever les obstacles persistants et atteindre les objectifs en matière de santé sexuelle et reproductive, particulièrement dans les zones difficiles d’accès. SD/OS/MD (AMAP)
Mali : Prolongation de la campagne de planification familiale à Kangaba
Kangaba, 30 juil (AMAP) La 21e Campagne nationale pour la promotion (PF), couplée au dépistage des cancers du col de l’utérus et du sein, a été prolongée jusqu’au 24 août 2025, à Kangaba, avec un accent sur l’intégration des services de santé maternelle et la sensibilisation des jeunes, a appris l’AMAP sur place. Lancée le 26 juin 2025 pour 30 jours, cette édition a été prolongée jusqu’au 24 août, en raison d’un démarrage tardif et pour atteindre l’objectif de recruter 384 992 nouvelles utilisatrices des méthodes modernes de PF. Lors d’une réunion, le 29 juillet 2025, dans la salle du Cercle de Kangaba, sous la présidence du préfet Abou Dao, une mission de l’Office national de la santé de la reproduction (ONSR), dirigée par Simone Dembélé, accompagnée par le Dr Ramata Fomba, a présenté les priorités de cette édition. L’accent est mis sur l’intégration des services de planification familiale post-partum, de santé maternelle, néonatale et infantile, de nutrition et de lutte contre les violences basées sur le genre (PFPP/SMNI-Nut/VBG). L’objectif est d’accroître la prévalence contraceptive et le dépistage des cancers féminins. La campagne vise à informer 7 millions de personnes sur les avantages de la PF et du dépistage, via tous les canaux de communication, et à sensibiliser 4 millions d’adolescents et jeunes maliens, notamment à travers les réseaux sociaux. Des formations seront dispensées aux directeurs techniques des centres de santé et aux responsables des maternités rurales pour optimiser la mise en œuvre. SD/OS/MD (AMAP)
Journée mondiale contre l’hépatite 2024 : Le Mali s’engage à briser les barrières pour éliminer les hépatites virales
Bamako, 25 juil (AMAP) La Cellule sectorielle de lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et les hépatites virales (CSLS-TBH) a organisé vendredi, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’hépatite 2024, une conférence de presse à Bamako, au ministère chargé de la Santé, pour sensibiliser sur l’état des lieux de la lutte contre les hépatites virales au Mali, a constaté l’AMAP. « Une génération sans hépatite, agissons dès la naissance », a déclaré la coordinatrice de la CSLS-TBH, Dr Madina Konaté soulignant l’urgence d’une action concertée pour briser les barrières à l’élimination des hépatites B et C d’ici 2030. Célébrée chaque 28 juillet, date anniversaire de la naissance du Dr Baruch Blumberg, découvreur du virus de l’hépatite B, cette journée vise à intensifier les efforts mondiaux contre les hépatites virales, un problème majeur de santé publique. Au Mali, la prévalence de l’hépatite B est estimée à 12,1 % (2,5 millions de personnes infectées) et celle de l’hépatite C à 1,3 % (300 000 personnes), plaçant le pays en zone de forte endémicité. Seulement 5 % des cas sont diagnostiqués à l’échelle mondiale, ce qui constitue un défi majeur. La thématique mondiale 2024, « Cassons les barrières », met l’accent sur l’amélioration du dépistage, du traitement et de la prévention du cancer du foie. Au niveau national, le Mali a adopté le slogan « Une génération sans hépatite, agissons dès la naissance », insistant sur la prévention de la transmission mère-enfant et l’intégration des services de santé. « Connaître son statut sérologique est crucial pour briser la chaîne de transmission », a insisté Dr Konaté, qui a appelé « à un dépistage systématique dans toutes les structures de santé. » La CSLS-TBH, créée en 2019 par la Loi N°2019-021, coordonne la riposte contre les hépatites virales, le VIH/Sida et la tuberculose. Avec le soutien de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et d’autres partenaires comme le Rotary Club, des avancées ont été enregistrées, notamment l’élaboration de normes et protocoles de prise en charge, de guides de formation et de grilles de supervision. Cependant, des défis persistent : faible couverture du dépistage et du traitement, insuffisance de partenaires et mobilisation limitée des ressources. Pour Dr Bouillagui Traoré, conseiller technique au ministère de la Santé, « la lutte contre les hépatites nécessite un leadership fort et une collaboration étroite avec les associations et les services techniques ». Parmi les perspectives, le Mali prévoit d’introduire le vaccin contre l’hépatite B à la naissance dès 2027, de renforcer la formation des soignants et d’accroître la couverture nationale du dépistage. La rencontre avec la presse, financée par l’OMS, s’est tenue dans la salle de conférence du ministère de la Santé et du Développement social. Elle vise à mobiliser les décideurs, les leaders d’opinion et les médias pour une riposte plus efficace. Abba Touré, vice-président de SOS Hépatite, a rendu hommage aux acteurs engagés et appelé à une mobilisation accrue pour informer et dépister la population, afin de réduire l’impact des hépatites virales au Mali. OS/MD (AMAP)
Diéma : Démarrage de la Campagne SIAN couplée à l’administration de l’Azithromycine
Diéma, 25 juil (AMAP) Le préfet de Diéma, Hamadou Yacouba Diallo, a donné, vendredi, coup d’envoi de la Semaine d’intensification des activités de nutrition communautaire (SIAN-C) couplée à l’administration de l’azithromycine dans le Cercle de Diéma, en donnant, concomitamment, par voie orale, à Bakary Sissoko, âgé de 9 mois, ses doses de Vitamine A et d’azithromycine, a constaté l’AMAP sur place. Devant les autorités locales, le lancement de cette campagne a eu lieu au domicile du chef de village Gabougou Sissoko, comme à l’accoutumée. A 8 heures, le préfet Diallo, accompagné du 2e adjoint, Attayoub Ould Mohamed, des représentants des services techniques impliqués, des membres de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), ainsi que des éléments de la Police et de la Garde nationale, s’est rendu sur le lieu du lancement, d’où attendait déjà une foule de femmes et d’enfants. Et une équipe de distributeurs du Centre de santé communautaire (CSCOM), conduite par le, Directeur technique du CSCOM (DTC), Dr Alassane Traoré. Les femmes et les enfants sont les deux cibles concernées par cette campagne. Au total, 68 564 enfants âgés de 6 à 59 mois recevront leurs doses de Vitamine A, et 75 421 enfants de 1 à 59 mois pour l’Azithromycine. La stratégie adoptée demeure le porte-à-porte, à travers l’ensemble des aires de santé du District sanitaire de Diéma. Le représentant du chef de village, Fousseny Sissoko, a souligné l’importance de la Campagne, tout en assurant qu’il ferait de son mieux pour permettre une adhésion plus massive. Le chef du Service local du développement social et de l’économie solidaire, Kalifa Diarra, a rappelé que lors des précédentes campagnes SIAN, qui se déroulent de façon semestrielle, les deux médicaments, constamment utilisés, concernaient la Vitamine A et l’Albendazole. Le premier médicament permet de prévenir la cécité crépusculaire tandis que le second sert à lutter contre les vers intestinaux. Il salué l’innovation majeure apportée par les autorités du pays en remplaçant l’Albendazole par l’Azithromycine, un antibiotique à large spectre qui traite, à la fois, de plusieurs maladies, notamment les infections urinaires, les Infections respiratoires aiguës (IRA). Il a invité les parents à pleinement s’engager afin que leurs enfants reçoivent leurs doses de médicaments. « La CAFO est à pied d’œuvre pour mobiliser plus de femmes et d’enfants autour de cette campagne qui permettra de soulager, surtout nous, les mères et grands-mères, car si les enfants se portent bien, il va sans dire que nos foyers s’épanouissent », a dit la présidente de la CAFO, Mme Mariam Soucko. Pour sa part, le 3e adjoint au maire de la Commune rurale de Diéma, Dipa Coulibaly, chargé de l’état civil, a salué l’organisation de cette campagne et demandé aux différentes équipes « d’aller chercher partout les enfants, s’il le faut, pour leur donner leurs médicaments. » Il a assuré « de l’engagement patriotique des acteurs communaux pour la réussite de cette campagne aux multiples avantages. » Selon la porte-parole de la Direction générale de la Santé et de l’Hygiène publiques, mme Sanogo Djénéba Coulibaly, l’organisation de cette Campagne SIAN couplée à l’administration de l’azithromycine, témoigne « de la volonté affichée des autorités de la Transition à œuvrer pour promouvoir la santé des populations en général et, surtout, celle des enfants qui constituent l’avenir de la nation. » Le préfet Hamadou Yacouba Diallo, a remercié l’Etat et ses partenaires, pour l’organisation de cette campagne. Le chef de l’exécutif local a surtout demandé aux acteurs « plus d’implication afin que le Cercle de Diéma puisse enregistrer un taux de couverture à la hauteur des attentes. » OB/MD (AMAP)

