Encadré : Petits rongeurs, grands dégâts

Bamako, 02 juin (AMAP) Une invsion de petites souris, ou infestation de souris, se caractérise par la présence de nombreuses souris dans un lieu, souvent dans un logement, et peut être causée par des facteurs comme la présence de nourriture disponible, des points d’entrée non scellés, et des conditions climatiques favorables. Les souris cherchent refuge et nourriture dans les maisons et peuvent causer des dégâts importants, il est donc important de les éliminer ou au moins de limiter leur nombre. Signes d’une invasion de souris : Bruits de grattement : Les souris peuvent faire des bruits de grattement dans les murs, les greniers ou les faux plafonds. Présence de crottes : Des crottes de souris peuvent être trouvées dans des endroits où elles se déplacent, notamment près de la nourriture ou des nids. Grignotage : Les souris peuvent grignoter les matériaux, comme les câbles électriques, les conduits ou les meubles, pour aiguiser leurs dents. Traces de graisse : Les souris peuvent laisser des traces de graisse sur les murs ou les surfaces où elles passent fréquemment. Dégâts : Les souris peuvent causer des dégâts aux biens, comme les textiles, les papiers ou les aliments, en les dégradant ou en les contaminant. Risques liés à une invasion de souris Contamination par des maladies : Les souris sont des vecteurs de maladies et de bactéries qui peuvent contaminer la nourriture ou les surfaces de la maison. Dommages matériels : Les souris peuvent causer des dégâts importants aux biens, comme les câbles électriques, les conduits ou les meubles, en les grignotant. Odeurs: Les souris peuvent laisser une odeur d’ammoniac ou d’urine, surtout si leur nid est près de la zone de passage. Prévenir une invasion de souris Sceller les points d’entrée : Vérifiez les fissures et les trous dans les murs, les portes, les fenêtres et les conduits, et scellez-les avec un mastic ou de la laine d’acier. Maintenir une bonne hygiène : Évitez de laisser des restes de nourriture accessibles aux souris et assurez-vous de ranger les aliments correctement. Nettoyer régulièrement : Enlevez les débris et les ordures qui peuvent servir de refuge ou de nid aux souris. Réduire la nourriture et les déchets : Les souris sont attirées par la nourriture et les déchets, il est donc important de les éliminer rapidement. Se débarrasser des souris Pièges à souris : Utilisez des pièges à souris avec des appâts attrayants pour les attraper et les éliminer. Répulsifs à ultrasons : Les répulsifs à ultrasons peuvent aider à éloigner les souris de votre maison. Faire appel à un professionnel : Si vous avez une infestation importante, il est préférable de faire appel à un dératiseur professionnel. Dans le cas d’une invasion de souris dans votre logement, il est important de prendre des mesures rapidement pour les éliminer ou au moins réduire leur nombre. Remarque : Il est important de ne pas utiliser de pesticides sans autorisation MD (AMAP)

Présence de souris : Petits rongeurs, grands dégâts

Par Moussa M. DEMBELE Bamako 02 juin (AMAP) On ne la voit pas deux fois avant qu’elle ne disparaisse sous un meuble ou dans un recoin ! Furtif, insaisissable, prompt, rapide comme l’éclair, ne comptez pas sur un chat pour l’attraper, Vous l’aurez deviné : Messi, pas le footballeur, mais la petite souris dotée d’autres talents de destruction, ceux-là, est devenu notre compagnon à la maison, au bureau et parfois dans la voiture ! Compte tenu des dégâts causés par ces rongeurs dans nos familles, la présence massive des souris dans les maisons doit être contenue. À Tiéguena, dans la Commune rurale de Kalabancoro, sur la route de Ségou, les souris attendent seulement le coucher du soleil pour faire la navette entre les familles voisines Traoré et Diarra. D’habitude, elles se cachent au fond des chambres ou sous les sacs de céréales pour détruire leur contenu. Comme il y a le cousinage à plaisanterie entre ces familles, chacune profite de cette coutume ancestrale pour attribuer à l’autre, la paternité de ces petits rongeurs. « Hey ! Il faut bien garder vos souris. Il ne faut plus qu’elles viennent nous enquiquiner chez nous », plaisantent souvent les membres de ces familles. En réalité, il y a deux espèces de souris qui perturbent, actuellement, le quotidien des habitants de Bamako et ses périphéries. Il s’agit de gros rats et de petites souris appelées « Messi » pour leur petite taille et leur rapidité a se faufiler. Dans la périphérie de Tiéguena, ce sont de grosses souris qui font les dents en farfouillant dans les affaires des habitants. Parfois confondus à des rats, elles ne restent plus cachées dans les chambres ou sous les sacs de céréales, comme auparavant. Elles vivent, sans crainte, sous les pieds des personnes. Leur élimination/éradication en devient compliquée. « Souvent, je me dis qu’il n y a pas de produits efficaces pour éliminer ces souris, car je passe tout mon temps à acheter des produits qui, ne les réduisent pas. Même les chats ont peur d’elles. En plus, elles sont trop intelligentes pour éviter les pièges que nous leur tendons », confie Mama Guindo. Cette mère de famille, avoue que les petits rongeurs ont causé beaucoup de dégâts dans sa maison. Dans la même veine, Abdou Diarra, enseignant de formation, énumère les pertes qu’il a subies sur ses volailles à cause des grosses souris. « Contrairement aux souris habituelles que nous connaissons, celles-ci sont des mangeuses de poussins. Je possédais une importante quantité de poussins, les rongeurs ont tout dévoré jusqu’aux œufs », déplore-t-il. Cette perte a causé l’arrêt temporaire  de ses activités. Les boutiques ne sont pas épargnées non plus. Les articles comme le sucre, le riz, les pâtes alimentaires et des farines sont les plus exposés. « Pour les protéger contre ces nuisibles, les boutiquiers élèvent des chats ou utilisent du poison qui les tue », renchérit, Amadou Doucouré, vendeur rencontré à Yirimadio. Il a été victime des souris, le poussant à prendre un chat. Et depuis, les petites souris se font rare dans sa boutique. Contrairement aux habitants de Tiéguena où les grosses souris sont fréquentes, les étudiants du Campus universitaire de Badaladougou se plaignent des « Messi » (nom emprunté au célèbre joueur argentin de football). Ces petites souris se sont logées dans les armoires, valises et s’attaquent à des objets précieux des étudiants. Ibrahim Diarra, étudiant à l’École normale supérieure de Bamako (ENSup) exprime sa désolation. Les dégâts de « Messis » ont transformé l’internat en un cauchemar pour l’étudiant. Elles ont grignoté ses cahiers et livres qu’il avait soigneusement rangés dans l’armoire. Lorsque qu’il s’en est rendu compte, il les a mis dans une valise. Malgré tout, les bestioles n’ont pas épargné ses documents. Selon des spécialistes de la santé humaine notamment le médecin généraliste, Dr Bakary Dembélé et Sidi Coulibaly, agent vétérinaire, la cohabitation avec les souris est un danger permanant pour la santé publique, selon ces techniciens. Elles peuvent transmettre des maladies à l’homme, des maladies contagieuses, comme la salmonellose, qui se transmet quand le porteur est en contact direct avec ces bêtes. On peut attraper cette maladie par d’autres animaux aussi. Les souris peuvent vivre avec ces maladies sans les manifester. Elles infectent de passage les aliments. Si les traitements ne sont pas faits à temps, cela peut créer un problème rénal ou encore l’hépatite. « Nous les appelons les porteurs sains. C’est à dire elles portent des bactéries et virus mais elles ne les manifestent pas. C’est bien d’utiliser des produits pour éliminer ces souris. Mais ce qui est encore mieux, c’est de rendre les lieux propres, car c’est la saleté qui les attire », prévient Sidi Coulibaly, agent vétérinaire. Pour Dr Bakary Dembélé, médecin généraliste, beaucoup de personnes ont tendance à penser que ces animaux sont inoffensifs et sans impacts négatifs. Ce n’est pas toujours le cas, car les souris sont dangereuses pour l’homme et pour l’environnement. Leurs excréments peuvent nuire à la santé de l’homme au même titre que leur morsure. Selon le spécialiste, elles peuvent également êtres la source de pathologies comme la fièvre typhoïde et le ténia. L’élimination des souris peut avoir des impacts négatifs comme positifs. « Cela dépendra du produit et de la méthode utilisés », explique Papa Namory Traore, spécialité hygiène et assainissement. « Même si les souris peuvent nous transmettre des maladies, leur élimination aussi peut apporter le déséquilibre alimentaire chez d’autres animaux, car elles sont la proie de ces derniers », explique M. Traoré. « Ces animaux qui se nourrissent de la souris sont à leur tour la nourriture de l’homme. Donc, si les souris deviennent peu nombreuses, il y aura un petit chamboulement dans la chaîne alimentaire. Certains animaux vont devenir rares parce que leur proie, qui est la souris, a disparu », prévient l’ingénieur en environnement et santé publique. Il ajoute que la méthode d’empoisonnement que les humains utilisent pour éliminer les souris est une menace pour l’homme, surtout les enfants. « Ces poisons peuvent polluer l’environnement. Il y a, aussi, un aspect rebond, c’est à dire quant on essaie d’éliminer les souris et que cela ne réussit pas, elles vont

Succès médical au CHU Gabriel Touré : Une opération neurochirurgicale sauve une jeune femme enceinte

Bamako, 28 mai (AMAP) Le Centre hospitalier universitaire (CHU) Gabriel Touré a réalisé, le mardi 27 mai 2025, une opération neurochirurgicale d’envergure, saluée comme une avancée majeure pour la médecine malienne, annonce une source officielle.. « L’intervention, menée avec succès, a permis de traiter une tumeur cérébrale chez une jeune femme de 21 ans, enceinte de cinq mois et demi, tout en préservant la vie de la mère et de son bébé », indique un communiqué publié par le ministère de la Santé et du Développement social. « Grâce à une collaboration exemplaire entre neurochirurgiens, anesthésistes-réanimateurs et autres experts, nous avons pu agir rapidement et efficacement », ajoute le service de communication du CHU Gabriel Touré. L’opération, d’une grande complexité, a mobilisé une équipe pluridisciplinaire qui a réussi à sauvegarder la santé de la patiente et de son enfant, tous deux placés sous surveillance médicale et actuellement en bonne santé. « Cette intervention prouve les progrès significatifs du CHU Gabriel Touré dans la prise en charge de cas complexes », poursuit le communiqué, soulignant le dévouement et le professionnalisme des équipes médicales et paramédicales. L’hôpital a félicité tous les acteurs de cette prouesse, qui renforce la réputation de la neurochirurgie malienne. OS/MD (AMAP)

Devant le CNT, le Premier ministre présente un ambitieux Plan gouvernemental d’actions 2025-2026

Bamako, 19 mai (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a dévoilé, devant le Conseil national de Transition (CNT) à Bamako, le Plan d’action du gouvernement (PAG) 2025-2026, présenté vendredi puis soumis lundi à débat, jusque tard dans la nuit. « Chaque acte que nous posons sera marqué du sens des priorités et de la pleine conscience de l’urgence », a déclaré le Premier ministre, rendant hommage à la résilience du peuple malien et à l’héroïsme des Forces armées et de sécurité (FAMa). Il a réitéré sa gratitude au président Goïta pour la confiance accordée depuis sa nomination le 21 novembre 2024. Structuré autour de huit axes prioritaires définis par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, ce programme vise à consolider la refondation du Mali face à une crise multidimensionnelle. La présentation, qui a duré trente minutes, a été suivie d’une suspension de séance par le président du CNT, le général de Corps d’Armée Malick Diaw. Le PAG, inspiré des Assises nationales de la Refondation, du Dialogue inter-Maliens et de la vision « Mali Kura » pour 2063, s’articule autour de la sécurité, des réformes institutionnelles, des besoins fondamentaux, de la santé, de l’éducation, de la cohésion sociale, de la diplomatie et des élections transparentes. RESILIENCE ET LA SOUVERAINETE – Face aux menaces terroristes, le gouvernement prévoit de renforcer les FAMa avec de nouveaux équipements, la construction de camps militaires à Bougouni, Koutiala, San, Kita, Diéma et Nioro du Sahel, et le recrutement de 15 000 soldats. Un hôpital militaire à Banakoroni et un mémorial pour les héros tombés sont également programmés. « La liberté et l’indépendance ont un prix, et nous en payons un lourd tribut », a souligné M. Maïga, observant une minute de silence pour les victimes. Pour assurer la souveraineté alimentaire, le PAG ambitionne une production céréalière de 11 millions de tonnes, la distribution gratuite de 17 666 tonnes de céréales à 1,115 million de personnes vulnérables, et l’équipement de 380 exploitants agricoles. « Nous importerons 300 000 tonnes de riz et 200 000 tonnes de sucre, tout en contrôlant les prix pour juguler la cherté de la vie », a précisé le Premier ministre. Le secteur sanitaire bénéficiera de sept cliniques modulaires et d’équipements pour les centres de santé, tandis que 85 écoles et 11 lycées, dont deux d’excellence, renforceront l’éducation. Pour apaiser le climat social, le gouvernement opérationnalisera le Conseil national du dialogue social, intégrera 34 000 ex-combattants et organisera des dialogues intercommunautaires et religieux. « Ensemble, nous ferons le Malikura », a lancé M. Maïga, citant le Président Goïta. Sur le plan diplomatique, le Mali s’appuiera sur la Confédération des États du Sahel (AES) pour défendre ses intérêts, tout en valorisant les 700 milliards de Fcfa de contributions de la diaspora en 2023. Des élections transparentes seront préparées avec l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE). Les réformes institutionnelles incluent le Système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH) et une lutte accrue contre la corruption. En conclusion, le Premier ministre a insisté sur les principes de responsabilité, de redevabilité et d’exemplarité. « Ce plan pose les bases d’un Mali souverain et uni, malgré les défis financiers et sécuritaires », a-t-il affirmé, sollicitant l’approbation du CNT. OS/MD (AMAP)

Le Programme d’Action du Gouvernement 2025-2026 adopté à l’unanimité par le CNT

Bamako, 19 mai (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a approuvé, à l’unanimité, ce lundi 19 mai 2025, le Programme d’action du gouvernement (PAG) 2025-2026, avec 128 voix pour, 0 contre et 0 abstention, lors d’une session marathon de plus de huit heures au Centre international de conférences de Bamako (CICB). « Ce PAG est la preuve d’une démocratie vivante, un socle commun, un pacte républicain qui nous engage tous », a déclaré le général Maïga en conclusion de son intervention, soulignant l’importance de l’unité nationale pour relever les défis actuels. Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a répondu à plus de 300 questions des membres du CNT, couvrant les huit axes de la lettre de cadrage présentée le 16 mai dernier. Les discussions ont porté sur des enjeux cruciaux pour le Mali, notamment la lutte contre les inondations, l’emploi des jeunes, la sécurisation des personnes et des biens, ainsi que le financement du PAG. Le président du CNT, Malick Diaw, a félicité le Premier ministre pour la clarté et la pertinence de ses réponses. « Les éclaircissements apportés par le chef du gouvernement ont répondu de manière satisfaisante aux préoccupations des membres », a-t-il affirmé. Les débats, selon lui, ont reflété l’engagement du CNT à répondre aux besoins des populations dans un contexte où le Mali joue un rôle de plus en plus affirmé sur les scènes régionale et internationale. Le Premier ministre a rendu « un vibrant hommage » aux membres du CNT pour leur sens du devoir, qu’il a qualifié de « reflet de la vitalité du processus de transition ». Il a également salué « le courage et la résilience du peuple malien » et appelé à « une union sacrée autour de nos forces de défense et de sécurité » pour consolider les acquis de la Transition. Avec cette adoption unanime, le gouvernement dispose désormais d’un cadre clair pour la mise en œuvre du PAG 2025-2026, qui vise à répondre aux aspirations des Maliens tout en consolidant la position du pays sur l’échiquier régional et international. Le général Maïga a réaffirmé son engagement « à traduire ce programme en actions concrètes pour le bénéfice de tous. » OS/MD (AMAP)

Le Premier ministre Abdoulaye Maïga detaille le Programme d’action du gouvernement

Bamako, 19 mai (AMAP) Le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a présenté, devant le Conseil national de Transition (CNT) les grandes lignes du Programme d’action du gouvernement (PAG), lundi, mettant en avant des mesures concrètes pour la gestion de la dette, la relance économique, l’assainissement, la sécurité et le développement durable. Le chef du gouvernement, qui intervenant lors des débats, après la présentation du PAG vendredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a annoncé le déblocage de 2,253 milliards de Fcfa pour apurer les dettes des fournisseurs de l’État, avec un effort supplémentaire de 1,103 milliard de Fcfa en 2024. Par ailleurs, 963 milliards de Fcfa ont été mobilisés pour les dépenses du personnel de l’État, des collectivités et des établissements publics, tandis que 194 milliards de Fcfa et 114 milliards de Fcfa ont été alloués, respectivement, aux dettes extérieure et intérieure. Un programme spécial, lancé en octobre 2024, en partenariat avec les sociétés minières, a permis d’injecter 402 milliards de Fcfa dans l’économie nationale, à travers le paiement de mandats aux fournisseurs. Ces mesures s’inscrivent dans une stratégie de mobilisation accrue des ressources intérieures et de réduction du déficit budgétaire, malgré les sanctions économiques de 2022 et le resserrement monétaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) depuis 2023. Le Premier ministre a confirmé la mise en place de l’Agence du bassin du fleuve Niger, créée par l’ordonnance n°02-049 du 29 mars 2022, pour assurer le draguage ciblé du fleuve et lutter contre la pollution. Concernant la restitution des espaces verts, un cadre juridique rigoureux, appuyé par la loi n°10-028 du 12 juillet 2010 et la loi n°2021-032 du 24 mai 2021, encadre leur protection et leur classification. Des actions d’identification et d’immatriculation des espaces verts sont en cours pour garantir leur restitution aux citoyens. À l’approche de la fête de Tabaski, prévue le 7 juin 2025, le gouvernement, via les ministères chargés du Développement rural et de la Pêche, organisera des ventes promotionnelles de béliers dans plusieurs régions et à Bamako. Avec un objectif de 34 150 béliers contre 31 000 en 2024, cette opération vise à réguler les prix, lutter contre la spéculation et garantir des revenus aux éleveurs. Sur le plan sécuritaire, le Premier ministre a évoqué des initiatives comme le Comité consultatif de sécurité et la police de proximité renforcent le lien entre les populations et les forces de défense. En matière de dialogue social, le gouvernement a honoré ses engagements avec les syndicats, notamment en payant 5,821 milliards de FCFA de droits de travail pour certaines entreprises d’État et en négociant le règlement de 18,395 milliards de Fcfa pour d’autres sociétés. Le gouvernement prévoit le démarrage des travaux du pont métallique provisoire de -Woyowayanko le 5 juin 2025, avec une ouverture au trafic fin août 2025. Concernant le transport fluvial, des projets comme le bateau-bus et la relance du transport Bamako-Koulikoro sont en cours. Pour la mobilité urbaine à Bamako, des études sont lancées pour l’acquisition d’un tramway et de bus modernes. Pour 2026, la relance économique repose sur le soutien aux entreprises, la création d’emplois via le Fonds de garantie du secteur privé et la mise en œuvre de la vision « État-stratège ». En matière d’assainissement, des campagnes de sensibilisation, le curage des caniveaux et l’augmentation des effectifs de la voirie (400 manœuvres et 250 agents) sont prévus à Bamako. Une usine de transformation des déchets, capable de traiter 1 400 tonnes par jour et de produire 40 MW d’énergie, est également à l’étude. Le gouvernement a mis en place un dispositif d’assistance pour le rapatriement des Maliens en détresse, en partenariat avec l’Organisation internationale des migrations (OIM). Des campagnes de sensibilisation contre la migration irrégulière et la création de la Maison du Malien de l’extérieur en 2018 renforcent ces efforts. Par ailleurs, 45 personnes en situation de handicap ont été recrutées lors des deux derniers concours de la fonction publique, avec des quotas prévus pour les futurs recrutements. La réhabilitation du chemin de fer Bamako-Diboli se fera en écartement standard, en coordination avec le Sénégal. La compagnie aérienne Mali Airlines avance avec la nomination d’un coordonnateur, l’ouverture d’un compte bancaire et des missions pour trouver des partenaires stratégiques. Le Premier ministre a conclu en réaffirmant l’engagement du gouvernement à répondre aux défis économiques, sociaux et sécuritaires, tout en consolidant les acquis pour un Mali résilient et prospère. OS/MD (AMAP)

Diéma : L’ambulance médicalisée du Centre de santé enlevée puis retrouvée (Service de sécurité)

Diéma, 18 mai (AMAP) L’ambulance médicalisée du Centre de santé de référence de Diéma,  (CSRéf) enlevée, dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 mai 2025, aux environs de 23  heures,  a été retrouvée, les roues crevées, dans la matinée, près du village de Binoufissiré, Cercle de Troungoumbé, dans la Région de Nioro (Ouest), ont indiqué les services de sécurité, Cette ambulance offerte par les œuvres sociales du président de Transition, le général d’Armée Assimi GOITA, avait été dérobée par un individu habitué des lieux, qui logeait non loin du CSRÉF. Comme rapporté, le véhicule rentrait d’une évacuation sanitaire, du Centre de santé communautaire (CSCom) de Diangounté Camara, sur la route de Kayes, à 35 km de Diéma. A son arrivée au CSRÉF, vers 23 heures, le chauffeur a garé la voiture devant la maternité, comme à l’accoutumée, le moteur en marche, pour transporter la parturiente, à l’aide d’un chariot, dans une salle. Le voleur en a profité pour prendre la place du chauffeur et foncer vers le village de Dampa, situé à 8 km de Diéma, avant de disparaître dans la nature. Le commandant de la Brigade territoriale de Diéma, Abdoulaye Amadou Diarra, et ses éléments, ont entrepris des recherches et traquent le malfrat. Ce qui leur avait permis de localiser le véhicule ce matin, dans les envrons de Koréra, dans la région de Nioro. Quant au maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye SIssako, il compte convoquer une réunion d’urgence sur de l’affaire. OB/MD (AMAP)  

Œuvres sociales du Président de la Transition : Deux centres de santé bénéficient du programme d’électrification solaire

Bamako, 09 mai (AMAP) Les Centres de santé communautaire de Djicoroni-Djénékabougou (ASACODJENEKA) et de Lafiabougou (ASACOLA II) viennent à leur tour d’être dotés d’installations solaires, lors d’une cérémonie officielle de mise en service, vendredi 9 mai 2025, rapporte la présidence de la Republique dans un communiqué. Dans son intervention, le ministre de la Santé et du Développement social, le médecin-colonel Assa Badiallo Touré, a salué cette « action tangible du chef de l’État, » qu’il a qualifiée « de levier stratégique pour la résilience et la performance du système de santé national. » Pour sa part, le conseiller spécial du président de la Transition chargé des œuvres sociales, Aguibou Dembélé, qui a conduit une délégation de la Présidence, a réaffirmé la volonté du président de la Transition « d’élargir ce programme à l’ensemble des Régions du pays, dans le but de garantir un accès durable et sécurisé à l’énergie pour toutes les structures sanitaires. » Grâce à ces équipements solaires, les deux centres renforceront la continuité et la qualité de leurs prestations, notamment en matière de soins d’urgence, tout en s’affranchissant des contraintes liées aux délestages électriques. Cette mise en service intervient après plusieurs autres, dans le cadre des Œuvres sociale Président de la Transition et de « la mise en place de systèmes solaires dans les structures sanitaires publiques ». Elle fait suite à l’équipement du service d’Odonto-Stomatologie, de l’Hôpital Dermatologique de Bamako, de l’Hôpital du Mali, du Centre de Santé de Référence (CSRéf) de la Commune III, ainsi que du Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS). La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités administratives et locales. OS/MD (AMAP)

Kolondièba : Succès et ambitions pour la santé lors du Conseil de gestion du district sanitaire

Kolondièba, 10 mai (AMAP) Le District sanitaire de Kolondièba a tenu son conseil de gestion, jeudi, dans la salle Bourama Kanté, sous la présidence de la sous-préfète centrale, Traoré Maïmouna Keïta, représentant le préfet du Cercle avec la participation des collectivités territoriales, personnel de santé, partenaires, services techniques, ainsi que la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), pour améliorer les prestations de santé. Le médecin-chef, Dr Lassana Sissoko, a dressé un bilan positif en déclarant : « Grâce aux efforts des acteurs et au soutien des partenaires financiers, la prise en charge sanitaire s’est améliorée en 2024. » Parmi les progrès notables, il retient que la prévalence contraceptive est passée de 15 % en 2023 à 20 % en 2024, les indicateurs de vaccination pour la survie des enfants se sont renforcés, la chimio-prévention saisonnière du paludisme a atteint 100 % lors des quatre passages, (l’un des meilleurs taux au Mali) et la couverture de la Consultation prénatale (CPN4) a atteint 36 %, la meilleure performance de la Région sanitaire de Sikasso. Dr Sissoko a annoncé des objectifs ambitieux : « En 2026, nous renforcerons le monitoring des soins essentiels communautaires (SEC) et l’intégration des services dans les formations sanitaires. » Le chef du service local de la promotion de la femme, Amadou Dembélé, a salué l’engagement des partenaires comme USAID, Kènya Sinsinwalle, les DTC, les AEC, le développement social, la CAFO et la jeunesse qui « ont joué un rôle clé dans nos succès. » La cérémonie s’est achevée par la remise d’attestations de reconnaissance par le président de la FELASCOM à deux agents d’USAID, Djenèbou Téréta et Soumaïla Daou, pour leurs contributions exceptionnelles. NK/MD (AMAP)

Fin de la visite officielle de la Ministre congolaise Irène Mboukou Kimbatsa au Mali : un nouvel élan pour la coopération Sud-Sud

Bamako, 7 mai (AMAP) La Ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et de l’Action humanitaire du Congo, Irène Marie-Cécile Mboukou Kimbatsa née Goma, a achevé mardi une visite officielle au Mali, entamée le 30 avril à l’invitation de son homologue malienne, le colonel Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social, annonce une le département chargé de la Santé. Accompagnée d’une délégation d’experts, cette première visite de la Ministre congolaise a marqué une étape clé dans le renforcement des relations bilatérales entre les deux pays. Cette mission, inscrite dans une dynamique de coopération sud-sud, a permis des échanges fructueux sur la protection sociale, l’économie sociale et solidaire, la santé et l’action humanitaire. « Nous sommes satisfaits de la coopération exemplaire entre nos deux nations et des perspectives prometteuses pour consolider nos liens », a déclaré le Colonel Assa Badiallo Touré lors d’une rencontre bilatérale. Les deux parties ont convenu de l’urgence de signer un protocole d’accord pour soutenir la création d’une Agence dédiée à l’économie sociale et solidaire au Congo. Reçue en audience par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, la Ministre congolaise a transmis un message d’amitié et de solidarité de la part du Président Denis Sassou Nguesso. Elle s’est également entretenue avec le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, sur la gestion malienne des crises humanitaires et des catastrophes naturelles. « Le Mali dispose de dispositifs remarquables, notamment en matière d’alerte précoce et de résilience communautaire face au changement climatique », a-t-elle souligné. Le Premier ministre a salué l’initiative de la Ministre congolaise et l’impact positif du modèle malien. « Nous encourageons une visite de notre Ministre de la Santé et du Développement social au Congo pour approfondir cette coopération », a-t-il affirmé. Une visite de courtoisie au Ministre Commissaire à la sécurité alimentaire a également ponctué le séjour. À l’issue de sa mission, Mme Mboukou Kimbatsa a exprimé sa gratitude pour l’accueil chaleureux du peuple malien. « Cette visite, empreinte de fraternité et de compréhension, symbolise les liens étroits entre nos deux pays », a-t-elle déclaré. Elle a invité son homologue malienne à effectuer une visite officielle au Congo, invitation acceptée, avec une date à fixer par voie diplomatique. Lors d’une dernière rencontre dans la salle de conférence du Ministère de la Santé et du Développement social, le Colonel Assa Badiallo Touré a partagé un communiqué conjoint célébrant les succès de cette mission. La délégation congolaise a salué les résultats obtenus, témoignant de la volonté commune de dynamiser la coopération diversifiée entre Bamako et Brazzaville. OS/MD (AMAP)