Santé : les maladies parasitaires, un véritable problème de santé publique

Bamako, 28 août (AMAP) La fatigue, les troubles digestifs, et la perte de poids sont les effets des parasites intestinaux sur notre corps. C’est pourquoi il est nécessaire de se déparasiter. Un parasite est un être vivant qui passe une partie ou la totalité de son existence chez d’autres êtres vivants plus puissants que lui. C’est un envahisseur souvent invisible qui perturbe notre quotidien. Les parasites intestinaux colonisent en effet le tube digestif humain. Ils se multiplient souvent sans symptômes immédiats mais causent après des désagréments. Les parasites les plus courants sont les giardas, l’ambia, les amibes, ascaris, les lombricoides, les ankylostoma, les tenia, les Oxyures etc. Pourquoi faire le déparasitage ? Selon Dr Ousmane Diarra, il est nécessaire de faire le déparasitage parce que le parasitisme constitue la principale cause de morbidité par atteinte du tube digestif dans le monde. Le déparasitage est le fait de se débarrasser des parasites. Le gastéorologue indique que les maladies parasitaires sont plus fréquentes dans les pays en voie de développement. Elles constituent un véritable problème de santé publique et leur traitement est une priorité pour l’organisation mondiale de la santé (OMS). Comment ces maladies ou infections parasitaires se manifestent donc ? Le toubib dira que cela dépend du parasite responsable et de son mode de transmission. A en croire le gastéorologue, il y a des parasites de cycle direct et des parasites de cycle indirect. Les  manifestations passent par des douleurs abdominales, diarrhées, démangeaisons dispepsie, anémies ou la maladie peut également se comporter comme un ulcère abdominal. Il peut exister un retard de la croissance ou une irritabilité chez les enfants. Pour se déparasiter il n’y a pas un âge exacte. Eh oui, Dr Diarra dit dès que l’enfant commence à s’alimenter le parasitose est possible par défaut d’hygiène ou une éducation sanitaire insuffisante des parents. Quand il faut le faire ? Est ce qu’il doit être systématique ? Le gastéorologue révèle qu’il faut le faire quand les signes se présentent. Il précise que l’utilisation des antiparasitaires ne doit pas être systématique quand l’accès aux structures sanitaires sont possibles. Si ce n’est pas le cas, surtout dans les zones reculées l’OMS recommande un déparasitage systématique tous les six mois. Le déparasitage permet de prévenir les maladies parasitaires. Il est possible de prévenir les parasites en luttant contre le péril fecal (ensembles des maladies infectieuses qui se transmettent par les matières fécales) sur le plan individuel et collectif en faisant le lavage des mains avant chaque repas et après chaque selle. Dr Diarra insiste sur la consommation d’eau filtrée et bouillie et le nettoyage de fruits et légumes avec de l’eau propres. Avant de noter l’interdiction des engrais, l’incitation à l’utilisation des latrines et cuire suffisamment les viandes.  FN/KM (AMAP)

Santé : « la hernie discale, une maladie assez fréquente » dixit Dr Daouda Sissoko, neurochirurgien

Bamako, 26 août (AMAP) Les signes de complications de cette maladie ont trait à la paralysie des membres et le syndrome de la queue de cheval qui consiste à perdre la fonctionnalité de ses membres mais aussi les urines  Le mal de dos a pour cause la hernie discale, un déplacement du disque inter-vertébral hors de sa position anatomique normale. Au Mali, selon des études, les personnes âgées entre 47 et 52 ans représente la tranche d’âge la plus atteinte par cette maladie. La profession la plus touchée était les cultivateurs et les employés de commerce qui sont dans la prise de charges lourdes. Cette pathologie est à l’origine de 30% d’arrêt de travail. Ces statistiques ont été données par le Dr Daouda Sissoko, neurochirurgien à l’Hôpital du Mali. Des patients donnent leurs avis Des patients expliquent comment la hernie discale peut affecter l’être humain. Amadou Ouattara, enseignant dans une école publique à Koutiala, est père de 4 ans enfants. Il a contracté la hernie discale en 2019 suite à un choc lors de la prise d’un sac de maïs de 100 kg. « J’ai fait l’objet de consultations médicales à Koutiala et des examens à Ségou qui ont indiqué que j’avais une hernie discale », se souvient le quadragénaire que nous avons joint au téléphone. A l’époque, s’il s’asseyait longtemps, il ne pouvait se tenir débout. « C’était très douloureux », se plaint l’enseignant généraliste qui finira par se rendre à l’Hôpital du Mali où il a subi une intervention chirurgicale réussie. Très satisfait de cette prise en charge, Amadou sourit : « Après l’opération, j’ai eu trois enfants ». Par ailleurs, il retient une leçon de ces moments pénibles. «Ton apparence fait croire aux gens que tu fais un semblant de maladie», regrette-t-il. Après sa prise en charge médicale, il devait respecter les consignes du médecin relatif à éviter une station assise ou débout prolongée. « Mon directeur pensait que je refusais de travailler. Il m’a affecté dans une école plus éloignée de mon domicile m’obligeant à parcourir une longue distance à moto », dénonce Amadou Ouattara. Drissa Ouattara, chauffeur à Koutiala, a subi une intervention chirurgicale en 2018 à l’hôpital du Mali. Ce père de 7 enfants affirme que sa pathologie lui avait paralysé avant l’opération. « Maintenant, je me débrouille pour faire mes activités », confie le quadragénaire joint au téléphone. En outre, il insiste sur le respect des instructions des médecins. Le non-respect des consignes, une contrainte majeure Malheureusement, de nombreux patients n’y tiennent pas compte. En plus de la gestion de la peur des patients, le neurochirurgien Daouda Sissoko affirme que le non-respect des instructions du médecin est une contrainte majeure dans la gestion de la hernie discale. Le spécialiste approfondit les explications sur cette maladie. Il informe que le disque inter-vertébral joue le rôle d’amortisseur de la colonne vertébrale. «Quand il y a une fissure de la partie périphérique (l’anneau) et que la partie centrale (noyau) sort par cette fissure, on dit que le disque a fait hernie», explique-t-il, avant d’ajouter que la hernie discale peut atteindre tous les segments de la colonne vertébrale surtout le bas du dos et le segment cervical. Paralysie des membres  Le spécialiste de la neurochirurgie indique que les signes de complications ont trait à la paralysie des membres, le syndrome de la queue de cheval qui consiste à perdre la fonctionnalité de ses membres mais aussi les urines. Y compris la cervicalgie. Dr Daouda Sissoko fait savoir que la hernie discale est une pathologie assez fréquente dans le monde entier. Il précise que la prévalence est d’environ 5% de la population et concerne les personnes qui manifestent les signes liées à la hernie discale. Selon des études, cite-t-il, la prévalence pour les personnes qui n’ont pas encore développé les signes peut aller à 39%. Le neurochirurgien conseille de consulter très tôt un médecin en cas de douleur au niveau de la colonne vertébrale. Il poursuit qu’il faut préserver le dos, se reposer pendant le traitement médical. Le praticien énumère des méthodes de traitement qui pourront soulager les douleurs notamment la kinésithérapie, la physiothérapie. « Si toutes ces thérapies échouent, on a recours à la chirurgie », informe-t-il. Dr Daouda Sissoko signale que la hernie discale peut être source de discrimination surtout dans les couples et les milieux professionnels. Le praticien de l’Hôpital du Mali prévient que ces attitudes peuvent aboutir au stress, l’anxiété et à la dépression. Par ailleurs, il assure que notre pays dispose des moyens techniques et les ressources humaines qualifiées pour faire la prise en charge de la hernie discale. MD/KM (AMAP)

Tenenkou : 62 agents de santé certifiés après deux ans de formation à l’Académie MSF

Tenenkou, 22 août 2026 (AMAP)– Soixante-deux agents de santé, dont 38 infirmiers et 24 sages-femmes, ont reçu samedi leurs certificats au terme d’une formation de 24 mois à l’Académie de Médecins sans frontières (MSF), à Tenenkou, a constaté l’AMAP. La cérémonie de remise s’est déroulée à la Maison des jeunes de Tenenkou, sous la présidence du 2è adjoint au préfet, le commissaire principal de police Ousmane Diamouténé, représentant le préfet. Elle a réuni des représentants des autorités administratives et communales, des services de santé, des forces de défense et de sécurité, des légitimités traditionnelles et de la société civile. Selon le coordinateur du projet Académie MSF, Dieu Merci Baskovay, cette formation a permis aux bénéficiaires de renforcer leurs compétences en soins infirmiers cliniques de base, ainsi qu’en soins obstétriques et en santé de la femme. Elle vise à améliorer la qualité des soins dans les structures sanitaires appuyées par MSF. Le représentant du préfet a salué l’initiative et félicité les récipiendaires, les invitant à mettre leurs nouvelles compétences au service des patients. L’Académie MSF a lancé ses activités à Tenenkou en août 2024. La formation continue avait pour objectif de renforcer les capacités du personnel médical et paramédical et d’améliorer la prise en charge des patients. AS/CMT (AMAP)

Bafoulabé : le district sanitaire mobilise les communautés pour la SIAN

Bafoulabé, 13 août (AMAP) Le district sanitaire de Bafoulabé a organisé, jeudi, une réunion d’information et de mobilisation des acteurs locaux en prélude à la Semaine d’intensification de la nutrition (SIAN), prévue du 14 au 17 août 2026, a constaté l’AMAP. Présidée par le préfet du cercle, Siaka Souleymane Sanogo, la rencontre a réuni l’administration, les collectivités, les services techniques, les leaders communautaires et les médias. Le chef de village, Kaba Diallo, et le maire, Kandé Doucouré, ont salué les efforts des autorités et de leurs partenaires dans le domaine de la santé. Ils ont appelé les leaders communautaires à renforcer leur implication pour assurer le succès de l’opération. Le préfet Siaka Souleymane Sanogo s’est félicité de la tenue de cette rencontre préparatoire, rappelant que la promotion de la santé constitue un combat permanent. Il a exhorté les leaders à se mobiliser pour une forte adhésion des populations. Selon le médecin-chef du district, Dr Issouf Coulibaly, la campagne sera couplée à une distribution d’Albendazole. Au total, 41.196 enfants sont ciblés pour la supplémentation en vitamine A, dont 4 120 âgés de 6 à 11 mois et 37 076 âgés de 12 à 59 mois. L’Albendazole sera administré à 37.076 enfants âgés de 12 à 59 mois et à 1.144 femmes en postpartum immédiat. L’opération sera menée en porte-à-porte par les agents de santé communautaires. Elle bénéficie de l’appui de l’UNICEF et de Helen Keller International, pour un financement de 7.562.980 FCFA. Les leaders communautaires, pour leur part, ont réaffirmé leur engagement à accompagner les services de santé pour la réussite de la campagne. BM/CMT (AMAP)

Tenenkou : la campagne de vaccination contre la polio mobilise les acteurs locaux

Tenenkou, 10 août (AMAP)– Les acteurs du district sanitaire de Tenenkou se mobilisent pour la réussite du premier passage de la campagne de vaccination contre la poliomyélite, prévu du 14 au 17 août 2026, a constaté l’AMAP. En prélude à cette campagne, le 2ème adjoint au préfet, le commissaire principal de police Ousmane Diamouténé, a présidé lundi la réunion du Comité local de pilotage des journées nationales de vaccination contre la poliomyélite. La rencontre visait à faire le point sur les préparatifs et à renforcer la mobilisation des différents acteurs. Le représentant du chef de l’exécutif local a appelé à mettre l’accent sur la communication et la sensibilisation des communautés. Il a également exhorté les membres du comité à se mobiliser pour assurer le succès de la campagne, tout en saluant les efforts du gouvernement et de ses partenaires en faveur de la santé des populations. Le médecin-chef du district sanitaire de Tenenkou a indiqué que l’objectif est d’informer plus de 95% des parents afin qu’ils fassent vacciner leurs enfants âgés de 0 à 5 ans à chaque passage. Il a salué l’accompagnement de l’État et de ses partenaires, notamment l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’UNICEF. Une projection vidéo présentée par les représentants du service local du développement social et de l’économie solidaire et du CSRéf a permis de détailler les principales activités prévues : réunions de mobilisation sociale, visites à domicile, plaidoyer, causeries éducatives et renforcement des capacités des agents de vaccination. La campagne se déroulera de porte à porte et ciblera des milliers d’enfants âgés de 0 à 5 ans dans le district sanitaire de Tenenkou. Le chef de village, les responsables des services techniques, les forces de défense et de sécurité, ainsi que des représentants d’ONG et d’organisations de la société civile ont pris part à la rencontre. AS/CMT (AMAP)

Santé maternelle : Kangaba passe en revue les décès maternels et périnatals pour renforcer la riposte

Kangaba, 7 août (AMAP)– Le comité de Surveillance des Décès Maternels, Périnatals et de Riposte (SDMPR) du district sanitaire de Kangaba a tenu, vendredi, sa réunion semestrielle afin d’évaluer les activités du premier semestre 2026 et de définir les actions prioritaires pour réduire la mortalité maternelle et néonatale. La rencontre, présidée par le premier adjoint au préfet du cercle, Drissa Konaré, s’est déroulée dans la salle de conférence du cercle de Kangaba. Elle a réuni les acteurs de la santé autour de l’examen du fonctionnement du comité, de la situation des décès maternels, périnatals et néonatals enregistrés au cours des six premiers mois de l’année, ainsi que de l’état de mise en œuvre des recommandations issues des précédents audits. Les participants ont également analysé les difficultés rencontrées dans l’application du dispositif de surveillance et de riposte avant d’arrêter les perspectives pour le second semestre 2026. Parmi les priorités retenues figurent l’audit de 100 % des décès maternels et d’au moins 30 % des décès périnatals, la prise en charge intégrale des quotes-parts liées aux références-évacuations par les différents acteurs et le renforcement de la disponibilité du personnel qualifié dans les structures sanitaires. Les échanges ont permis de réaffirmer l’engagement des membres du comité à améliorer la surveillance des décès maternels et néonatals à travers la mise en œuvre effective des recommandations formulées lors des audits. SD/CMT (AMAP)

Kangaba : la campagne SIAN-C lancée avec un objectif de plus de 33 500 enfants à supplémenter en vitamine A

Kangaba, 3 août (AMAP)– Le district sanitaire de Kangaba lancera, mardi 4 août, la campagne du premier passage 2026 de la Semaine d’intensification des activités de nutrition communautaire (SIAN-C). Au total, 33.536 enfants âgés de 6 à 59 mois recevront une supplémentation en vitamine A, tandis que 30.182 enfants bénéficieront d’un déparasitage à l’Albendazole et 932 femmes en post-partum immédiat seront également prises en charge. Les préparatifs de cette campagne semestrielle ont été examinés, lundi, lors de la réunion du comité de pilotage tenue dans la salle de conférence de la préfecture, sous la présidence du 1er adjoint au préfet du cercle, Drissa Konaré. Le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf) de Kangaba, Dr Moussa Sougané, a expliqué que la campagne vise à réduire la morbidité et la mortalité liées à la carence en vitamine A chez les enfants de 6 à 59 mois et à lutter contre les parasitoses intestinales chez les enfants de la même tranche d’âge ainsi que chez les femmes en post-partum immédiat. Les activités prévues comprennent la supplémentation en vitamine A, le dépistage nutritionnel des enfants, l’administration d’Albendazole aux enfants éligibles, des actions de communication pour le changement social et de comportement sur l’alimentation riche en micronutriments, la consommation de sel iodé et la promotion des aliments locaux. Les agents rechercheront également les cas de cécité crépusculaire, premier signe d’une carence en vitamine A, afin de les référer vers les structures de santé. Selon les prévisions, 3.354 enfants de 6 à 11 mois et 30.182 enfants de 12 à 59 mois recevront de la vitamine A. L’Albendazole sera administré à 5.869 enfants de 12 à 23 mois et à 24.313 enfants de 24 à 59 mois. À l’issue de la réunion, le premier adjoint au préfet a appelé les membres du comité de pilotage à renforcer la sensibilisation afin d’atteindre, voire de dépasser, l’objectif de 90% de couverture. Lors de la campagne de 2025, le district sanitaire de Kangaba avait enregistré des taux de couverture de 114 % pour la supplémentation en vitamine A, de 109% pour l’Albendazole et de 97% chez les femmes en post-partum immédiat. SD/CMT (AMAP)

Macina : la surveillance des décès maternels met en lumière le défi du financement des évacuations sanitaires

Macina, 29 juillet 2026 (AMAP) – Les acteurs de la santé de la reproduction du district sanitaire de Macina ont appelé, mercredi, à trouver une solution durable au financement des évacuations sanitaires vers Ségou, à l’issue de la réunion trimestrielle conjointe du Comité de surveillance des décès maternels, périnatals et riposte (SDMPR) et du Groupe thématique Santé de la reproduction (GT-SR). La rencontre, tenue dans la salle de conférence de la mairie de Macina, était co-présidée par le maire, Mourzouk Yattara, et le médecin-chef du district sanitaire, Dr Dansine Synayoko. Les participants ont examiné l’état d’exécution des recommandations issues de la précédente session, les données statistiques du deuxième trimestre 2026 (avril à juin), la situation des programmes de santé de la reproduction ainsi que les interventions des partenaires techniques et financiers. La présentation technique, assurée par le Dr Mamadou Lamine Traoré, a révélé que la prise en charge des évacuations sanitaires vers Ségou demeure sans financement. Les partenaires et la Coordination des associations et ONG féminines (CAFO) ont été invités à explorer des solutions pour garantir la continuité de ce dispositif. Selon les statistiques présentées, 449 femmes ont été admises dans les structures de santé au cours du deuxième trimestre. Le district a enregistré 328 naissances, dont cinq prématurées, ainsi que 143 accouchements par césarienne, soit une proportion de 44 %. Sept décès néonatals précoces, survenus dans les sept premiers jours de vie, et un décès maternel audité ont également été recensés. Les échanges ont également porté sur les soins obstétricaux et néonataux d’urgence, le planning familial, la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant (PTME), ainsi que le dépistage des cancers du col de l’utérus et du sein, avec un point sur les insuffisances constatées. Les représentants des organisations partenaires, notamment ALIMA et Terre des Hommes (TDH), ont présenté le bilan de leurs interventions au cours de la période sous revue et évoqué les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Au terme de la réunion, les participants ont formulé de nouvelles recommandations, axées principalement sur la recherche de solutions au financement des évacuations sanitaires vers Ségou et à la poursuite de certaines prestations dont le financement est interrompu. DG/CMT (AMAP)

Campagne de chimioprévention du paludisme saisonnier : le premier passage lancé à Macina

Macina, 23 juillet (AMAP)– Le premier passage de la campagne de chimioprévention du paludisme saisonnier (CPS) a été lancé jeudi à Macina. La cérémonie s’est déroulée au domicile de Mme Rokia Samaké, présidente de la Coordination communale de la CAFO, a constaté l’AMAP. Le lancement a réuni le maire de Macina, Mourzouk Yattara, le chef du Service du développement local et de l’économie solidaire, Drissa Traoré, un représentant du Service de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, ainsi que des représentants des Forces de défense et de sécurité, des services techniques, des organisations faîtières de la société civile et de nombreuses mères accompagnées de leurs enfants. Les intervenants ont souligné l’importance de cette campagne dans la prévention du paludisme chez les enfants âgés de 3 à 59 mois. Ils ont rappelé que cette stratégie contribue à réduire les cas de paludisme dans le cercle de Macina. Au total, 78.482 enfants âgés de 3 à 59 mois sont ciblés par cette première phase de la campagne. Les parents ont été invités à maintenir leurs enfants à domicile afin de faciliter le passage des équipes chargées de l’administration des médicaments en porte-à-porte. La cérémonie a pris fin après l’administration symbolique des deux premières doses par le médecin-chef du district sanitaire et le maire de la commune, suivie des remerciements adressés aux participants. DG/CMT (AMAP)

Bafoulabé : les communautés mobilisées avant le lancement de la CPS 2026

Bafoulabé, 22 juillet (AMAP)– Le district sanitaire de Bafoulabé a réuni, mercredi, les autorités administratives et politiques, les leaders communautaires, les services techniques et les médias pour préparer le lancement de la campagne de Chimioprévention du paludisme saisonnier (CPS), prévu du 23 au 27 juillet, a constaté l’AMAP. Présidée par le préfet du cercle, Siaka Souleymane Sanogo, la rencontre visait à sensibiliser les acteurs sur cette intervention qui cible les enfants âgés de 3 à 59 mois. Le représentant de l’État a salué l’engagement des acteurs de la santé et appelé à une mobilisation générale afin d’atteindre l’objectif national de «zéro décès» lié au paludisme. Le médecin-chef du district sanitaire, Dr Issouf Coulibaly, a annoncé que 141.196 enfants répartis dans les 25 aires de santé du cercle bénéficieront de cette campagne, mise en œuvre par 196 agents pour un coût de 28.695.657 FCFA financé par REACH Malaria. Il a rappelé que la stratégie repose sur une administration mensuelle, en porte-à-porte, de la combinaison Sulfadoxine-Pyriméthamine (SP) et Amodiaquine (AQ) durant la période de forte transmission du paludisme, afin d’assurer une couverture maximale des enfants ciblés. BM/CMT (AMAP)