Arrêt de travail au CHU Gabriel Touré pour exiger la libération du Pr Broulaye M. Samaké
Bamako, 28 mar (AMAP) Le comité du CHU Gabriel Touré du Syndicat national de la santé, de l’action sociale et de la promotion de la famille (SNS-AS-PF) annonce un arrêt de travail du personnel de l’établissement à compter de vendredi 28 mars 2025, afin d’exiger la libération du Pr Broulaye M. Samaké, arrêté et incarcéré de manière jugée « irrégulière » par les travailleurs. Dans une lettre adressée au Directeur général du CHU Gabriel Touré, après une Assemblée générale tenue le même jour, le Secrétaire général du comité syndical, le Pr Loséni Bengaly, précise que cet arrêt de travail, qui « se prolongera jusqu’à la libération de l’agent, concernera les nouvelles admissions. » Toutefois, il assure que « des mesures seront prises pour garantir la continuité des prestations essentielles, notamment la prise en charge des patients déjà hospitalisés, conformément aux dispositions réglementaires. » Le syndicat souhaite une solution rapide pour la libération du Pr Samaké, réaffirmant sa « volonté de contribuer à un fonctionnement apaisé de l’hôpital, dans l’intérêt des travailleurs et des patients. » OS/MD (AMAP)
Sikasso : Le ministre Assa Badiallo Touré conjugue solidarité et santé avec « Sunkalo Solidarité »
Bamako, 25 mar (AMAP) Le ministre de la Santé et du Développement social, le médecin-colonel Assa Badiallo Touré, a procédé, lundi, à la remise d’une importante quantité de vivres aux populations vulnérables de Sikasso, dans le cadre de la deuxième édition du programme présidentiel « Sunkalo Solidarité ». Cette initiative, visant à soutenir les plus démunis durant le mois de Ramadan, a coïncidé avec le lancement de la Journée mondiale de la tuberculose dans la capitale du Kénédougou. Au total, 5 tonnes de riz, 10 tonnes de mil, 200 cartons de pâtes alimentaires et 200 bidons d’huile de 5 litres ont été distribués à 200 ménages vulnérables, notamment des pupilles de la République, des personnes vivant avec un handicap, des veuves et des orphelins. Les bénéficiaires ont exprimé leur gratitude, soulignant que ces provisions leur permettront de subvenir à leurs besoins pendant plusieurs semaines. « Nous nous sentons considérés », a déclaré un représentant des pupilles, qui s’est engagé à redoubler d’efforts dans ses études. Dans son allocution, le ministre a souligné la symbolique de la coïncidence entre le Ramadan musulman et le Carême chrétien, y voyant un appel à l’union, à la tolérance et à la cohésion sociale. « Dans le Mali Kura, chacun compte et personne ne sera exclu », a-t-elle affirmé avec fierté. Elle a également rappelé les actions de l’édition 2025 de « Sunkalo Solidarité », incluant des dépistages gratuits du diabète et de l’hypertension artérielle, des distributions de vivres et des dons de bœufs aux plus démunis à travers le pays. Profitant de sa présence à Sikasso, Mme Touré s’est rendue à l’hôpital régional, récemment doté d’un scanner ultra-moderne de 64 barrettes et 128 coupes. Elle a visité l’unité de radiologie, le centre d’hémodialyse et la pédiatrie, se disant satisfaite des progrès réalisés. Elle a exhorté le personnel soignant à optimiser l’usage de ces équipements pour le bien des patients et des autres structures sanitaires. En prélude à ces activités, le ministre a rendu une visite de courtoisie aux notabilités de Sikasso, réaffirmant l’engagement des autorités de la transition à garantir la sécurité et la stabilité. Les aînés ont salué son sens du respect et ont exprimé leur soutien à la transition, tout en remerciant le gouvernement pour les équipements modernes fournis à l’hôpital, un soulagement pour les patients qui évitent désormais de longs déplacements. La journée s’est achevée par une rupture collective du jeûne à l’hôpital, où le ministre a partagé un repas avec le personnel soignant et des services déconcentrés. Des prières et bénédictions ont été prononcées pour la paix et la prospérité du Mali. OS/MD (AMAP)
Les syndicats des pharmaciens d’officine et des laboratoires d’analyses lèvent le préavis de suspension des services AMO (Communiqué)
Bamako, 19 mar (AMAP) Les syndicats des pharmaciens d’officine (SYNAPPO) et des laboratoires d’analyses biomédicales privés (SYNAPHARM) ont annoncé, mercredi, dans un communiqué daté du 19 mars 2025, la levée de leur préavis de suspension des prestations de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) dans les pharmacies et les laboratoires conventionnés à travers le Mali. Cette décision intervient après une commission paritaire d’urgence tenue le vendredi 14 mars 2025 et les jours suivants. Les syndicats saluent « le soutien massif des pharmaciens au préavis transmis au ministre de la Santé et du Développement social », qui prévoyait une suspension des services AMO, « en raison des retards de remboursement des factures échues » par la Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM). « Nous partageons pleinement les difficultés liées à l’approvisionnement, aux retards de remboursement par la CANAM et au respect des engagements contractés auprès des grossistes répartiteurs », précisent les syndicats dans leur communiqué. La levée du préavis, effective à compter de ce mercredi 19 mars 2025, repose sur plusieurs éléments : « le niveau actuel du remboursement des factures échues », « les dispositions annoncées par la CANAM et les Organismes de gestion déléguée (OGD) », ainsi que « l’engagement des plus hautes autorités à procéder, dans un bref délai, au remboursement de toutes les factures AMO échues ». Les syndicats soulignent également « l’intérêt supérieur de la population » comme facteur clé dans leur décision. Malgré cette désescalade, le SYNAPPO et le SYNAPHARM exhortent la CANAM et les OGD à redoubler d’efforts pour assurer « le remboursement effectif des factures AMO en respectant les délais conventionnels », « la tenue régulière des commissions paritaires » et « l’examen et la résolution des préoccupations liées aux services AMO ». Parmi les problèmes persistants figurent « le contrôle de droit des assurés AMO » et « les nombreux rejets injustifiés de fiches de soins », qui continuent de peser sur les professionnels. Cette reprise marque le retour temporaire à la normale, tout en maintenant une pression sur les autorités pour des améliorations structurelles. OS/MD (AMAP)
Hôpital du Mali : Un coffret électrique endommagé suite à un court-circuit
Bamako, 17 mar (AMAP) Un court-circuit a endommagé, dimanche vers 19 heures, le coffret électrique du service des urgences de l’Hôpital du Mali, annoncé lundi la directrice générale de l’établissement, Mme Doumbia Sanata Sogoba. Lors du passage d’une équipe de l’AMAP sur le site affecté, Mme Doumbia a indiqué que l’incident, « qui a fait plus de peur que de mal », a été circonscrit aux environs de 3 heures du matin. Les agents de l’Énergie du Mali (EDM) ont pu rétablir l’électricité. Une reprise progressive des activités est visible à la salle d’accueil des urgences où quelques patients occupent leurs lits. L’incident qui a dégagé la fumée a créé la panique. Selon la première responsable de l’Hôpital du Mali, « une trentaine de malades hospitalisés dans le service ont été mis en lieux sûrs. Quatre d’entre eux ont été évacués au Centre hospitalier universitaire (CHU) Gabriel Touré pour une prise en charge appropriée. » La direction de l’hôpital dément les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux à propos d’un incendie survenu au Service des urgences qui aurait fait des morts. Le chef de Service des urgences de l’Hôpital du Mali, le Pr Mamadou Abdoulaye Chiad Cissé, n’a pas caché son « mécontentement face à des informations aussi erronées. » MD/MD (AMAP)
Bafoulabé : Rencontre d’information et de sensibilisation sur le traitement de masse de l’onchocercose
Bafoulabé, 21 fév (AMAP) Les structures sanitaires (Centre de santé de référence (CSRef), du développement social, et de la promotion féminine de Bafoulabé ont organisé, jeudi, une rencontre avec le comité de pilotage des risques et catastrophes et des services techniques, en prélude à la campagne d’information et de sensibilisation sur le traitement de masse contre l’onchocercose prévue du 20 au 24 février 2025. Cette rencontre visait à informer ces structures sur leur implication en vue d’une meilleure réussite. Ainsi, 157 748 personnes (hommes et femmes) sont identifiées dans le District sanitaire de Bafoulabé pour l’administration de la dose du médicament. L’approche sera le porte-à-porte et les cibles sont les personnes âgées de 5 ans et plus. Le médecin chef, Youssouf Coulibaly, dans sa communication s’est dit serein avec l’accompagnement de toutes les couches du village de Bafoulabé. Pour l’atteinte des objectifs fixés M, Coulibaly et son équipe ont assuré qu’ils ne ménageront pas leur peine. Le préfet, pour sa part, se réjoui de la tenue de la rencontre de par son importance. C’est pourquoi il a remercié les autorités pour leur implication dans la santé et l’épanouissement des populations. BM/MD (AMAP) . C’était ce Jeudi, 20 février dans la salle de conférence de la Mairie de Bafoulab, sous la présidence du préfet, M Siaka Souleymane Sanogo. .
Sikasso échange sur les cas de divorce
Sikasso, 11 février (AMAP) Le ministre des affaires religieuses, du culte et des coutumes, Dr Mahamadou Koné a présidé, la semaine dernière à Sikasso, une rencontre autour du divorce, en présence du Gouverneur de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, a constaté l’AMAP. C’était en présence du directeur national de la promotion de la femme, Harouna Samaké, de la représentante du maire de la commune urbaine de Sikasso, Mme Touré Rahamatou Bagayogo et du prêtre diocésain, Abbé Jean Baptiste Dembélé. Etaient également présents, de nouveaux couples (les jeunes fiancés), des couples mariés depuis 10 à 15 ans, ceux qui sont en instance de divorce au tribunal, les officiers d’état civil… Le thème retenu pour cette rencontre était « Le mariage à l’épreuve du temps », suite au constat de «381 cas de divorce en 2024. L’évènement a été mis à profit pour évoquer tous les aspects relatifs au mariage et aux couples. La cheffe de l’exécutif régional a souligné l’importance capitale de la rencontre. A cet effet, elle a indiqué que le taux de divorce est très élevé à Sikasso (381 cas en 2024 soit 1cas de divorce/jour).La région, selon elle, est considérée comme la 2ème en termes de fréquence de divorces au cours de l’année 2024. A l’en croire, cette rencontre constitue un espace de sensibilisation qui permettra de sauver beaucoup de couples. Par ailleurs, le gouverneur dira qu’il poursuivra la session de sensibilisation afin de réduire le taux de divorce dans la région. « S’il n’y’a pas de stabilité dans nos foyers, il n’y en aura pas dans notre société… », a-t- elle conclu. Pour sa part, le directeur national de la promotion de la femme, Harouna Samaké a salué l’initiative qui, selon lui, mérite d’être accompagnée et publiée à travers le pays. Il a invité les couples à s’approprier les conseils prodigués. De son côté, le ministre des affaires religieuses, du culte et des coutumes a insisté sur la bonne sensibilisation de chacun des deux conjoints. Il a mis un accent particulier sur le respect mutuel entre les conjoints, la franchise, l’honnêteté, l’amour etc. MD/KM (AMAP)
Sikasso : Renforcement des capacités des acteurs de l’Etat sur la préparation et la réponse aux urgences humanitaires
Sikasso, 7 février (AMAP) Depuis 2012, le Mali vit une crise socio-politique complexe, des conflits armés et intercommunautaires dans le nord et le centre du pays. Cette crise multidimensionnelle, qui s’étend également sur les régions du sud du pays, perturbe le fonctionnement des services sociaux de base. Elle crée également le mouvement massif des populations tant à l’intérieur du pays que vers les pays voisins. C’est dans le but de faire face à ces multiples défis humanitaires que la Direction nationale du développement social (DNDS) en partenariat avec l’Unicef (section opération de terrain et urgence) a organisé du 5 au 7 février à Sikasso, un atelier de formation en faveur des acteurs de l’Etat (Représentants des services techniques sectoriels intervenant dans l’humanitaire de Sikasso, Bougouni et Koutiala etc). La cérémonie d’ouverture a été présidée par le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur de Sikasso, Amadou Soumaré en présence du chef du bureau de zone Unicef des régions de Bougouni, Koutiala et Sikasso, le Pr Abdoulaye Touré, du directeur national adjoint du développement social, Kassoum Keita et de nombreux invités. La session de formation s’emploie à améliorer les connaissances et les compétences du personnel des services techniques intervenant dans l’action humanitaire. Ce qui contribuera à une réponse d’urgence efficace et adaptée aux crises humanitaires en se basant sur une analyse des risques et des capacités régionales et nationales. Dans son intervention, le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur, Amadou Soumaré a reconnu que Sikasso, tout comme dans beaucoup d’autres régions du Mali, est confronté à divers défis. A savoir, les catastrophes naturelles, les crises sanitaires et d’autres situations d’urgences qui peuvent survenir à tout moment. « Il est donc essentiel que nous soyons bien préparés et que nous sachions comment réagir de manière efficace et coordonnée », a-t-il affirmé. S’exprimant sur la gestion des crises et catastrophes, Amadou Soumaré a remercié et félicité les communautés pour leur résilience et l’ensemble des partenaires techniques et financiers qui ont appuyé l’Etat en apportant leur aide et assistance aux nombreuses victimes des différentes crises et catastrophes. A cet effet, il a adressé une mention spéciale à la section coordination des urgences de l’Unicef pour le dispositif de gestion des urgences mis en place dans plusieurs régions. Le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur de Sikasso a remercié l’Unicef pour son accompagnement technique et financier et surtout son appui pour la tenue de l’atelier. De son côté, le chef du bureau de zone Unicef des régions de Bougouni, Koutiala et Sikasso, le Pr Abdoulaye Touré a souligné quelques défis liés à la crise humanitaire que vit notre pays. « Sur un total de 330 713 personnes déplacées internes au Mali en mai 2024, 58% sont des enfants et 26% des femmes. Ces nombres ne sont pas uniquement des données démographiques, ce sont des vies brisées, des familles déracinées, des communautés en quête de sécurité et de dignité… », a-t-il précisé. Par ailleurs, il a souligné l’importance du partenariat entre son organisation et la DNDS. « Ce moment est un appel à l’action, non seulement pour répondre à l’urgence sociale mais surtout pour préparer un avenir où chaque enfant, chaque femme et chaque homme puisse vivre en sécurité et en prospérité », dira le Pr Abdoulaye Touré. Pour le directeur national adjoint du développement social, Kassoum Keita, cet atelier est le début d’une série de formation qui concernera deux autres régions (Kayes et Koulikoro). Il a exhorté les participants à accorder une attention particulière aux différents points qui seront développés. Il s’agit, entre autres, du cadrage de l’action humanitaire, des procédures de préparations aux urgences, de la chaîne logistique et d’approvisionnement dans le contexte de crise. S’y ajoutent la protection contre l’exploitation et les abus sexuels ainsi que la communication et le plaidoyer humanitaire. MD/KM (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 05 février 2025
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 05 février 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : -adopté des projets de texte ;. -procédé à des nominations ; -et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Agence nationale de sécurisation des actes d’état civil. Depuis 2009, notre pays met en œuvre un programme de modernisation de son Système d’état civil à travers le Recensement Administratif à Vocation d’état civil dont l’objectif est de constituer un répertoire des Maliens de l’intérieur et ceux établis à l’extérieur, identifiés par un Numéro d’Identification National. En vue de consolider et de pérenniser les acquis de ce recensement, le Gouvernement a créé le Centre de Traitement des Données de l’état civil chargé de la centralisation, du traitement des données du Recensement Administratif à Vocation d’état civil. Dans l’accomplissement de ses missions, le Centre de traitement des données de l’état civil est confronté à des difficultés liées, entre autres, à la faible synergie entre les acteurs et à la faible sécurisation des actes d’état civil. Les projets de texte, adoptés, visent à corriger ces insuffisances à travers la création de l’Agence nationale de Sécurisation des actes d’état civil avec pour mission l’identification des moyens électroniques, la conception, la production et l’authentification des actes d’état civil. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°2022-024 du 28 juin 2022 portant création du Fonds d’Entretien routier du Mali. Le Fonds d’Entretien routier du Mali dont l’organisation et les modalités de fonctionnement sont fixées par le Décret n°2022-0429/PT-RM du 21 juillet 2022, a pour mission d’assurer le financement et l’entretien du réseau routier national. Le projet d’ordonnance, adopté, corrige les insuffisances décelées en ce qui concerne les modalités de nomination du Président de son Conseil d’Administration. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté : un projet de loi portant modification de la Loi n°06-067 du 29 décembre 2006, modifiée, portant Code général des Impôts. L’Annexe fiscale à la Loi n°2012-063 du 26 décembre 2012 portant loi de Finances pour l’exercice 2013 a institué, au profit du budget d’Etat, une taxe dénommée « Taxe sur l’Accès au Réseau des Télécommunications ouvert au public ». Cette taxe, dont le taux est fixé à 5%, est applicable à toute personne titulaire d’une licence d’exploitation du réseau des Télécommunications ouvert au public délivrée par ou pour le compte de l’Etat du Mali. Elle est assise sur le chiffre d’affaires des entreprises de Télécommunication. Le secteur des télécommunications a connu un essor prodigieux au cours des 20 dernières années grâce à l’utilisation généralisée des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Cette croissance devrait entraîner une hausse substantielle des contributions fiscales des opérateurs du secteur. Le projet d’ordonnance, adopté, modifie le Code général des Impôts et porte à 7% le taux de la Taxe sur l’Accès au Réseau des Télécommunications ouvert au public. un projet d’ordonnance portant institution de la contribution spéciale de solidarité et d’une taxe spéciale sur la consommation de certains biens et services. Le Programme de Transition fiscale de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine ambitionne de réaliser le transfert progressif de la pression fiscale de la fiscalité de porte vers la fiscalité intérieure tout en contribuant à la consolidation du marché commun. La mise en œuvre de ce Programme au niveau national a entraîné une rationalisation et une baisse importante des taux nominaux des droits de porte suite à la mise en place du Tarif Extérieur Commun. La baisse des droits de porte a entraîné une réduction de leurs contributions aux ressources budgétaires de l’Etat. Le projet d’ordonnance, adopté, institue une contribution spéciale de solidarité et une taxe spéciale sur la consommation de certains biens et services pour le financement des programmes de développement. des projets de texte portant création, organisation et modalités de gestion du Fonds de Soutien aux projets d’infrastructures de base et de Développement social. Dans la perspective d’une transformation structurelle de l’économie et d’un développement humain inclusif et durable, les principales problématiques qui se posent à notre pays sont relatives, notamment au déficit d’infrastructures de base, à la persistance des inégalités sociales et aux insuffisances du système productif national. C’est pourquoi, le Gouvernement a décidé de mettre en place un Fonds de Soutien aux projets d’infrastructures de base et de Développement social destiné à soutenir financièrement les initiatives publiques visant à améliorer les conditions de vie des populations en facilitant l’accès aux infrastructures essentielles dans divers secteurs, notamment le secteur énergétique. Ce Fonds sera abondé exclusivement par un prélèvement spécifique sur : -la consommation des services commerciaux des communications téléphoniques ; -les opérations de retrait dans le cadre des transferts d’argent via le mobile money. Les projets de texte sont adoptés dans ce cadre. Sur le rapport du ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant création du Cadre de Concertation avec les Maliens établis à l’Extérieur. Les Maliens établis à l’Extérieur, estimés à plusieurs millions de personnes, sont organisés en associations pour se porter secours mutuellement et promouvoir la solidarité et l’entraide en leur sein. La pluralité des associations des Maliens établis à l’Extérieur évoluant parfois dans les domaines constitue un défi pour leur gestion. Le projet de décret, adopté, crée un Cadre de Concertation avec pour mission de contribuer à la cohésion, l’entente, l’unité et la solidarité entre Maliens établis à l’extérieur et de faciliter le dialogue avec le Gouvernement, conformément aux recommandations
Culture et Artisanat : Les premiers pas vers une politique commune de la Confédération des Etats de Sahel
Ségou, 04 fév (AMAP) Les ministres chargés de la Culture du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont signé, lundi, à Ségou, une convention relative à la validation des documents de Politique culturelle commune de la Confédération des Etats de Sahel (AES) et de stratégie de développement de l’artisanat dans la Confédération. Les ministres présents à l’occasion du Ségou’Art Festival sur le Niger Mamou Daffé du Mali, Pingdwendé Gilbert du Burkina Faso du Niger, Mme Guichen Aghaichata Atta et le colonel-major Abdourahmane Amadou du Niger ont paraphé cette convention qui répond à la vision des chefs d’État de l’AES de mutualiser les efforts et de faire de la culture la pierre angulaire du développement socioéconomique de la Confédération. Le mémorandum jette les bases des prochaines étapes pour la mise en œuvre effective de la Stratégie commune de développement de l’Artisanat de la Confédération AES et de la Politique culturelle commune de la Confédération des Etats de l’AES. Les États du Sahel font face à des défis sécuritaires, économiques et politiques majeurs, compromettant la stabilité et le développement. Dans ce contexte, la Confédération des États du Sahel (AES) considère la culture comme un levier stratégique pour la défense, la diplomatie et le développement. « La mise en place d’une politique culturelle commune vise à renforcer l’identité régionale, promouvoir la cohésion sociale et stimuler les industries culturelles et créatives », indiquent les documents. Elle a pour vision de faire du patrimoine culturel et de la créativité des États du Sahel un pilier du développement socio-économique durable, avec une identité commune d’ici 2063. Selon le directeur national de l’Action culturelle Alamouta Dagnoko, le plan opérationnel prévoit des actions concrètes comme la mise en place d’un Fonds d’appui aux activités culturelles, l’organisation de festivals et événements culturels, la création d’une plateforme numérique pour la promotion des cultures sahéliennes, la protection du patrimoine culturel et la lutte contre le trafic illicite, le développement d’incubateurs pour les industries culturelles. Quant à la stratégie commune de Développement de l’Artisanat de la Confédération des États du Sahel (AES), elle vise à faire de la créativité artisanale et des potentialités du secteur de l’artisanat de la Confédération un pilier de développement humain durable à l’horizon 2063. L’objectif général est de développer le secteur de l’artisanat par l’exploitation de ses potentialités, en vue de créer des emplois durables et d’accroître les revenus des artisans à l’horizon 2063. Selon le directeur national de l’Artisanat, Daha Niasse, la Stratégie commune de développement de l’Artisanat de la Confédération des États du Sahel (AES) comporte trois (03) axes stratégiques : dynamisation du secteur de l’artisanat en faveur de la paix et la cohésion sociale au sein de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ; amélioration de la diplomatie culturelle et promotion des produits artisanaux de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ; professionnalisation et amélioration de la compétitivité et de la productivité des entreprises ou industries artisanales de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Les ministres ont salué cette nouvelle étape dans la construction de l’Etat fédéral. « Cette initiative va marquer en lettres d’or l’histoire de la Confédération AES. On a un riche patrimoine dans les trois pays et ce riche patrimoine gagnerait à être mis en commun pour que nous puissions de part et d’autre nous soutenir au quotidien », a indiqué le ministre Pingdwendé Gilbert. Mme Guichen Aghaichata Atta a dit que les pays de l’AES ont un atout, un savoir-faire et « nous devrons travailler en synergie pour amener l’artisanat très loin. » Pour son collègue de la jeunesse, de la Culture, des Arts et des Sports, « la culture comme l’artisanat, constituent le socle de tout développement pour nos pays. » « S’il y a quelque chose qui nous unit, c’est cette culture et cet artisanat », a-t-il ajouté. ADS/MD (AMAP)
Humanitaire : Lancement du plan de réponse Mali 2025
Bamako, 21 janv (AMAP) Le plan de réponse aux besoins urgents et vitaux des personnes les plus vulnérables affectées par les conflits armés, les déplacements, les urgences sanitaires, et les chocs climatique au Mali a été lancé, mardi, au Centre international de conférence de Bamako (CICB). Le ministre de la Santé et du Développement social, le colonel Assa Badiallo Touré, qui a présidé la cérémonie, a salué « les efforts de l’action humanitaire de l’année 2024 qui ont permis de sauver des vies et d’alléger les souffrances de plus de 1, 8 millions de personnes. » Elle a exhorté « les partenaires du Mali à poursuivre cet élan dans l’intérêt du peuple malien et dans le respect de la souveraineté nationale. » Le ministre a souligné que malgré ces efforts, « environ 6,4 millions de personnes, soit 27,7% de la population actuelle, ont besoin d’aide humanitaire et de protection. » « Le plan de réponse humanitaire Mali 2025 cible 4,7 millions d’entre elles, parmi les plus vulnérables, ayant besoin d’assistance dans les secteurs prioritaires tels que la protection, l’éducation, la sécurité alimentaire, la santé, la nutrition, les abris et articles ménagers essentiels, ainsi que l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement pour un montant de 771,2millions de dollars », a indiqué le colonel Assa Badiallo Touré. Le coordinateur humanitaire par intérim pour le Mali, Khassim Diagne, a exprimé ses remerciements « aux autorités maliennes pour leur engagement et leur soutien indéfectible en faveur du mandat humanitaire, et les partenaires humanitaires pour leur dévouement et leur travail, au service des populations les plus vulnérables, souvent au risque de leur propre sécurité. » Le ministre-commissaire à la Sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali, a pris part à la cérémonie. ST/MD (AMAP)

