Le Mali et la Banque mondiale renforcent leur coopération lors de la visite de Wencai Zhang à la Primature
Bamako, 17 avr (AMAP) Le Directeur général et chef de l’Administration du Groupe de la Banque mondiale, Wencai Zhang, a rendu, jeudi une visite de courtoisie au Premier ministre malien, le général de Division Abdoulaye Maïga, pour des discussions renforcer les liens de coopération entre le Mali et cette institution internationale de développement La visite a permis d’échanger sur la vision des autorités maliennes en matière de coopération au développement et de discuter des stratégies pour maximiser l’impact de l’appui de la Banque sur la résilience et le développement socio-économique du pays. « Nous saluons la qualité de notre collaboration avec le Mali et réaffirmons notre engagement à accompagner la Vision Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ainsi que la SNEDD 2024-2033 », a déclaré M. Zhang. Il a également proposé un accompagnement technico-politique pour soutenir les efforts du gouvernement de la Transition. DEMANDE D’APPUI BUDGETAIRE ET DES PROJETS STRATEGIQUES – Le Premier ministre, général de Division Abdoulaye Maïga, a sollicité la reprise de l’Appui budgétaire général (ABG) de la Banque mondiale pour soutenir le déficit budgétaire du Mali. « Nous comptons sur la Banque mondiale pour nous accompagner dans la réalisation de nos priorités nationales », a-t-il affirmé. Il a également évoqué la reprogrammation du projet de réhabilitation de la route Sévaré-Gao, précisant que ce chantier sera conduit par le Génie militaire dès que les conditions sécuritaires le permettront, notamment dans les zones affectées par l’insécurité. Le Chef du gouvernement a rappelé les trois principes fondamentaux définis par Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition. « Toute coopération doit respecter la souveraineté du Mali, les choix stratégiques et de partenaires opérés par notre pays, ainsi que la défense des intérêts vitaux de nos populations », a-t-il insisté. Il a salué l’alignement de la Banque mondiale sur les priorités exprimées dans la Vision Mali Kura 2063 et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. UN PORTEFEUILLE ACTIF DE 19 PROJETS – Les échanges ont également porté sur la prochaine reconstitution des ressources de l’IDA21, en cours de préparation. À la date du 31 mars 2025, le portefeuille actif de la Banque mondiale au Mali comprend dix-neuf projets, dont onze à caractère national et huit à caractère régional, pour un montant total approuvé de 1 796 millions de dollars US, soit environ 1 077,6 milliards de FCFA. « Ces projets reflètent notre engagement à soutenir le développement durable du Mali », a ajouté M. Zhang. La rencontre, qui s’est déroulée en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a permis de poser les bases d’une collaboration renforcée, alignée sur les ambitions du Mali pour un avenir souverain et prospère. OS/MD (AMAP)
Diéma : Destruction de deux tonnes de poulet impropre à la consommation par la Brigade mobile d’intervention
Diéma, 11 avr (AMAP) La Brigade mobile d’intervention (BMI) de Diéma, (Ouest) a procédé, jeudi 10 avril 2025, à la saisie et à la destruction de près de deux tonnes de poulet de chair d’origine étrangère, impropre à la consommation mais conditionnée dans un conteneur frigorifique et destinée au marché de Diéma, a constaté l’AMAP sur place. La destruction de la cargaison s’est déroulée sur un site, près du village de Fangouné Bamanan, en présence des autorités et de représentants de la société civile. Le préfet de Diéma, Hamadou Yacouba Diallo, a ordonné l’incinération des produits et a salué l’opération. « Sans la vigilance de la BMI, cette opération n’aurait pas vu le jour. » Il a exhorté les commerçants et les populations à collaborer avec les services techniques pour éviter « un tableau sombre d’intoxications alimentaires ». Le chef de la BMI, le commandant Moussa Dabo, a rappelé l’arrêté interministériel n°0916-52 du 8 juillet 2009, interdisant l’importation de viande de volaille au Mali. « L’un des soucis majeurs des autorités de la Transition est la préservation de la santé des populations sur l’ensemble du territoire », a-t-il déclaré, sollicitant l’accompagnement de tous pour empêcher la consommation de produits prohibés. Le représentant du médecin-chef, Dr Badian Togola, a mis en garde contre les dangers de ces produits : « La consommation de ces aliments de conserve pourrait entraîner des maladies diarrhéiques graves. C’est un problème de santé publique auquel il urge de trouver des solutions immédiates. » Il a appelé à une mutualisation des efforts pour dénoncer ces pratiques. Alassane Sidibé, du secteur vétérinaire, a plaidé pour une sensibilisation accrue : « Il faut renforcer la sensibilisation à tous les niveaux pour mieux préserver la santé des communautés. » Il a rappelé les missions de son service, notamment le contrôle des produits d’origine animale, et a encouragé une collaboration renforcée avec les populations. Le président de l’Association des commerçants, Moussa Magassa, a félicité les services des douanes et a promis de sensibiliser ses collègues : « Je ferai un compte rendu fidèle pour une plus large compréhension sur l’infraction réprimée. » Il a invité les commerçants à respecter les textes en vigueur pour protéger la santé des populations. Enfin, le premier adjoint au maire, Abdoulaye Touré, a qualifié l’intervention de la BMI de salvatrice : « Cette opération a permis d’éviter une intoxication alimentaire de grande ampleur. » Il a appelé la BMI à intensifier ses contrôles et les citoyens à signaler tout produit suspect. OB/OS/MD (AMAP)
Bamako : Le café creuse son sillon face aux traditionnels trois normaux
Par Moussa M. DEMBÉLÉ Bamako, 9 avr (AMAP) À Bamako, le thé longtemps roi dans les « grins » et dans les foyers, cède peu à peu du terrain à une boisson qui séduit, de plus en plus, les jeunes : le café, « noir », comme on le dit dans le milieu des chauffeurs de gros porteurs ou de taxis ou encore de transports en commun, le « p’tit noir », comme on dirait au comptoir d’un bistrot ou devant la machine à café de l’entreprise. De nouveaux produits, notamment le café noir pressé, connaissent un véritable engouement auprès d’une population avide de nouveauté et en quête d’énergie. Boisson stimulante par excellence, le café — obtenu à partir de la torréfaction des graines de l’arbuste Coffea — fait désormais partie du quotidien de nombreux Bamakois, au bureau avec la machine à expresso neuf ou de seconde main, dans la rue avec les vendeurs de café instantané sur des pousses-pousses aménagés en service de café ou au bord de passages fréquentés ou même dans les marchés. Qu’il soit consommé pour le plaisir, la concentration ou la motivation, le café s’impose progressivement dans les habitudes. Yacouba Mallé, étudiant en histoire-géographie à la Faculté des lettres et sciences humaines (FLASH), est un amateur de la petite tasse de noir. « J’ai goûté au café pour la première fois fin 2023, et depuis, je ne peux plus m’en passer. J’ai même abandonné le thé », confie-t-il. À Dialakorobougou, où il réside, il partage cette passion avec d’autres jeunes. Du côté de Yirimadio, un « grin » s’est formé autour de la consommation du café noir pressé. Yaya Coulibaly, ingénieur en topographie et chef du « grin », affirme que cette tendance est apparue courant 2024. Ce sont sept jeunes, qui ont terminé avec leurs études. Certains travaillent, d’autres sont toujours à la recherche d’emploi. Chaque soir, ils se retrouvent au « grin » autour du café. « Avant, nous étions tous amateurs de thé. Aujourd’hui, la plupart d’entre nous préfèrent le café pour sa puissance et son goût plus prononcé », affirme-t-il, assis près de l’appareil à café. « La plupart d’entre nous, trouvent que le café est plus intéressant que le thé. Au « grin », le thé est toujours consommé mais très modérément», a-t-il conclu MARCHE EN PLEINE EFFERVESCENCE – Si certains ont découvert le café récemment, d’autres en sont des consommateurs de longue date. Soucko Diarra, vendeur d’appareils électroniques au quartier du Fleuve, en consomme depuis 1987,et a découvert le breuvage en Côte d’Ivoire. Depuis lors, il est resté toujours accro à cette boisson excitante. « Le café m’apporte motivation et énergie. Quand je n’en consomme pas avant d’entamer mes activités, c’est difficile d’avoir une motivation. Je trouve même que c’est bon pour ma santé », se lance-t-il. « Je peux en boire plusieurs tasses par jour, même avant de manger. Le thé, en revanche, me cause des maux de ventre », confie-t-il. L’engouement pour le café se traduit également sur les étals du marché. À Dabanani, dans au grand marché de Bamako, les vendeurs de café moulu enregistrent une forte demande. Ce mercredi 02 avril 2025. Il est 09h26 précises, sous un soleil ardent, la circulation est encore assez fluide en ce quatrième jour après la fête de ramadan. Les commerçants sont installés au bord de la route qui traverse le grand marché. Ici, ce sont des marchandises, tout genre et tout type confondu : vêtements, chaussures, thé, jus et café noir moulu. Drissa Coulibaly, ancien vendeur de thé, a opéré un virage stratégique vers le café. « Je gagne mieux avec le café. Mes recettes journalières varient entre 50 000 et 250 000 Fcfa grâce aux ventes en gros à des détaillants qui viennent de plusieurs quartiers de la capitale », explique-t-il. Selon Drissa Coulibaly qui évoluait dans la vente du thé et est sur le point d’abandonner au profit de celle du café, « tout le monde s’intéresse au café ces deux dernières années. C’est pourquoi j’ai commencé à vendre du café. « Et je peux dire que je gagne plus dans la vente du café que le thé », dit le grossiste de café, entouré de clients. Le café commercialisé à Bamako provient principalement de la Côte d’Ivoire, un pays qui de production par excellence. Plusieurs variétés sont proposées, mais celle parfumée au gingembre est particulièrement prisée. Les prix oscillent entre 1 000 et 5 000 Fcfa le sachet. Face à cette popularité croissante, les autorités ont renforcé le contrôle des importations aux frontières depuis 2024. Avant, nous importons le produit sans payer mais depuis 2024, nous payons des taxes à la frontière », nous révèle Alou Samaké. Ce vendeur de café au grand marché n’a pas voulu révéler si la vente du café lui rapporte des bénéficies. Toutefois, il confirme qu’il arrive « à mieux s’en sortir. » « Aujourd’hui, beaucoup de Maliens s’intéressent au café même si j’ignore bien les raisons. C’est qui a fait que les autorités ont commencé à contrôler l’importation du café aux frontières », explique notre interlocuteur. Dans la même foulée, un client nous a répondu, sous couvert d’anonymat, qu’il préfère le café au gingembre plus que l’ordinaire. « Chaque semaine, je viens payer un sachet de café », lance-t-il, avant d’effectuer son achat. Avec l’essor du café, les appareils permettant sa préparation connaissent également une hausse des ventes. À Bamako, ces petits outils — souvent vendus entre 2 500 et 4 000 Fcfa — sont de plus en plus présents dans les ménages. « Il y a deux ans, peu de gens s’y intéressaient. Aujourd’hui, je fais de bonnes affaires », témoigne Ali Diarra, commerçant au quartier du Fleuve. BIENFAITS INSOUPÇONNES – Selon le nutritionniste, endocrinologue et diabétologue, Dr Djibril Traoré, le premier avantage à boire du café noir est sa capacité à améliorer la vigilance et la concentration. « La caféine présente dans la boisson stimule le système nerveux central en augmentant l’énergie, améliore la mémoire, l’humeur et la vigilance, signalant aux cellules adipeuses de décomposer les graisses corporelles », a-t-il expliqué. La caféine peut augmenter les niveaux d’adrénaline et libérer des acides gras des tissus
Trouble érectile : Sous le manteau de la honte
Dossier réalisé par Baya TRAORE Bamako, 7 avr (AMAP) Le trouble érectile, ce mal que tous les hommes ont honte d’avouer n’est pourtant pas une fatalité. Devenu le cauchemar des femmes, le trouble érectile, différent de la stérilité ou encore de l’éjaculation précoce, n’est pourtant pas une maladie. Il peut dériver de problèmes physiques ou psychologiques. On peut donc en guérir, avec des traitements adéquats. C’est la grande honte chez les hommes ! La confiance en soi baisse, le stress monte et le manque de concentration s’installe. Le trouble érectile constitue le cauchemar des femmes, surtout que le mal prend des proportions inquiétantes. Oumou Diakité, une jeune dame de 29 ans, en a perdu le sommeil à cause des troubles d’érection de son mari. « Je me suis mariée depuis l’âge de 21 ans. Mon mari en n’avait 44 ans. Depuis quelques années, mon époux a des troubles érectiles. Je n’en dors. Je pleure seule tout le temps. Je me retiens d’aborder le sujet avec lui parce que j’ai honte. Et j’ai honte d’en parler avec mes parents car j’ai des enfants avec lui », confesse Oumou. Marie Antoinette, une infirmière, et son mari vivent la même situation. « Entre mon mari et moi, il peut se passer des semaines sans acte sexuel entre nous. Il sort tôt le matin, rentre tard la nuit. Au début, je pensais qu’il me trompait avec d’autres femmes. Après avoir mené des enquêtes, j’ai réalisé qu’il me ne trompait pas », a dit la pauvre. « Comme je suis un agent de santé, nous sommes allés voir un médecin. Après les explications, le médecin nous a affirmés que ses troubles étaient liés au stress extrême à son travail », ajoute notre interlocutrice. Ainsi, les hommes atteints par ce mal ne parviennent pas à avoir une érection suffisante ou à la maintenir lors de rapports sexuels. Si ces troubles surviennent de façon répétée, on parle de « dysfonctionnement érectile ». C’est alors que le diagnostic de la dysfonction érectile est posé. Urologue à l’Hôpital du point G, le Pr Mamadou Lamine Diakité, explique que les causes des troubles érectiles sont de deux types : organiques et psychologiques qui représentent 70% des cas. Ainsi, le Pr dessine le mal à travers trois manifestations : « une érection molle, une érection instable, qui vient et part au cours du rapport sexuel ou une absence totale d’érection. » « Ni érection nocturne, ni érection matinale encore moins pendant qu’on se masturbe. Rien » dit-il. « En fait, un homme a des difficultés à avoir une érection quand cela blogue au niveau de l’excitation sexuelle. Il faut simplement se demander ce qui l’excitait et ce qui ne l’excite plus. Mais, aussi, savoir par quoi son cerveau est occupé et qui fait qu’il ne peut plus avoir une excitation sexuelle », explique l’urologue. Le cas est plus grave quand certaines maladies comme le diabète, hypertension artérielle ou le cancer interfèrent. Avec les effets secondaires des médicaments hypertensifs, des troubles érectiles peuvent, aussi, survenir. Il y a des facteurs de risque dont le tabagisme chronique, l’alcoolisme chronique, le sédentarisme et l’obésité qui peuvent aussi provoquer les troubles d’érection. PAS DE CATASTROPHE – « Chez un sujet jeune, il est important de le signaler. Mais pour les hommes d’un certain âge, avoir une érection insuffisante ou pas d’érection du tout rendant les rapports sexuels difficiles n’a rien de catastrophique. Car le trouble érectile est une maladie de vieillesse. Une fois la cinquantaine entamée, il faut toujours faire des analyses annuelles pour surveiller son taux de sucre, son taux de cholestérol et avoir une maitrise de sa vie sexuelle », conseille le Pr Diakité. Corroborant les propos du professeur, Aminata Konaté une femme de 31 ans, précise : « Mon mari est un jeune chauffeur. A cause de sa dépendance à l’alcool et au tabac, il n’arrive jamais à me satisfaire. Tous les soirs, c’est la guerre entre nous. On se bagarre, parfois, jusqu’au petit matin. » Tradithérapeute, à Kalaban Coro (Gouana), Ibrahima Bathily dit Wara, affirme sans hésitation et précaution de langage, que 50% des hommes au Mali souffrent de trouble érectile. La raison, selon lui, tient essentiellement à l’alimentation, » avec la consommation excessive de bouillons ». Il déconseille au femme l’utilisation abusive des bouillons dans les nourritures. « Chez les jeunes, c’est la masturbation qui en est la cause. Il regarde des films ou des images pornographiques et jouent avec leur sexe. A force de le faire, on peut arriver à tuer les nerfs du sexe », soutient le tradithérapeute sans une démonstration scientifique. L’explication vaut ce qu’elle vaut, mais les spécialistes de la médecine moderne maintiennent que si le trouble est établi, il est soit d’ordre organique ou psychologique. Mais l’inquiétude ne manque jamais de surgir chez les hommes. C’est la raison pour laquelle les charlatans sont si nombreux et les faux médicaments si omniprésents. Il n’est certes pas interdit de se « doper », mais il faut savoir taper à la bonne porte. « La prescription médicale, est d’une importance vitale, car l’automédication peut entrainer des « arrêt cardiaques », selon Pr Diakité. Le sexe joue un rôle fondamental dans un couple, Chez l’homme, souvent, on est prêt à succomber à tous les appels de sirènes. Pour le psychologue Ousmane Touré, l’érection est la manifestation de la masculinité. » C’est le signe qu’un homme a les attributs pour la reproduction. Lorsqu’il est confronté à une impuissance sexuelle, l’estime de soi de l’homme et l’image qu’il a de lui-même peuvent en pâtir », dit-il. « Mais, poursuit-il, il ne faut, souvent, pas chercher loin. Les causes psychologiques reviennent encore. L’anxiété de la performance sexuelle en est une. Il y a une pression de conformité qui impose à l’homme une exigence de performance à tous les niveaux, notamment dans le domaine de la sexualité. Il faut éviter d’y succomber. » « Il y a aussi l’identité sexuelle qui peut être compliquée chez certains hommes, avec les difficultés rencontrées lors d’une précédente relation qui peuvent créer un traumatisme. Mais, dans la vie actuelle, tout ce qu’il y a comme stress, consécutif à des difficultés d’ordre professionnel, à une perte d’emploi, un souci financier, etc. peut conduire
Tuberculose au Mali : Plus de 8 000 cas notifiés en 2024, selon la Cellule sectorielle de lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et les hépatites virales
Bamako, 06 avr (AMAP) La coordinatrice de la Cellule sectorielle de lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et les hépatites virales (CSLS-TBH), Dr Coulibaly Madina Konaté, a annoncé, vendredi, que 8 632 cas de tuberculose ont été notifiés, en 2024, au Mali contre 8 206, en 2023, soit un taux de notification de 37 cas pour 100 000 habitants, selon un communiqué publié le 05 avril 2025 par le ministère en charge de la Santé. Dr Coulibaly, qui intervenait lors d’une conférence de presse, au ministère de la Santé et du Développement social pour dresser le bilan de la tuberculose au Mali, a, selon la même source, indiqué que le taux de succès thérapeutique est passé de 84 % en 2014 à 85 % en 2023, tandis que les décès ont légèrement diminué, passant de 499 en 2023 à 491 en 2024, soit une réduction de 6 %. Cependant, elle a souligné un déficit dans la détection, déclarant que « l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estimait à 11 329 cas, mais seuls 8 632 ont été recensés, laissant 2 697 cas non détectés. » Elle a ajouté que 57,7 % des cas touchent les jeunes adultes de 24 à 54 ans, une population clé, relevant qu’il y a encore des efforts nécessaires pour enrayer la maladie. Le ministère rapporte également que Dr Coulibaly a listé les défis persistants, notamment, une couverture insuffisante des Centres de diagnostic et de traitement (CDT), un faible taux de détection, un manque de personnel dans les laboratoires et une contribution étatique limitée pour les intrants et médicaments. De son côté, Pr Yacouba Toloba, du Centre hospitalier et universitaire (CHU) du Point G, a rappelé que la tuberculose, qualifiée d’« urgence de santé publique » par l’OMS en 2006, présente des formes variées dont 10 à 15 % hors des poumons. « Avec 110 CDT, nous visons un taux de 49 cas pour 100 000 habitants », a-t-il précisé. Le représentant du ministère, Dr Abdoulaye Keita, a réaffirmé, selon le communiqué, l’engagement du gouvernement à soutenir la CSLS-TBH pour éliminer la tuberculose d’ici 2030, en lien avec le thème de la Journée mondiale du 24 mars : « Oui ! Nous pouvons mettre fin à la tuberculose : s’engager, s’investir, agir ». Cette conférence met en lumière l’urgence d’intensifier les efforts pour relever ces défis. OS/MD (AMAP)
Suspension des admissions à l’Hôpital du Mali et mobilisation syndicale pour la libération du Pr Broulaye Samaké
Bamako, le 2 avr (AMAP) Les comités syndicaux de l’Hôpital du Mali ont décidé, mardi 1er avril 2025, de suspendre toutes nouvelles admissions de patients à compter de 12h00, et ce, jusqu’à la libération du Pr Broulaye Samaké, anesthésiste-réanimateur incarcéré à la Maison centrale d’arrêt (MCA) de Bamako. Cette décision, prise lors d’une assemblée extraordinaire, fait suite à l’arrestation du médecin, membre du Syndicat national de la Santé, de l’Action sociale et de la Promotion de la Femme ainsi que du Syndicat des Médecins du Mali (SYMEMA). Les syndicats exigent sa libération immédiate, dénonçant les motifs de son incarcération. Dans un communiqué distinct, le comité syndical de la Direction Générale de la Santé et de l’Hygiène Publique (DGSHP), affilié à l’Union nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), a exprimé son soutien total au comité syndical du CHU Gabriel Touré, où exerce le Pr Samaké. Le DGSHP qualifie cette situation de « malencontreuse » et affirme qu’elle compromet la mission de la corporation médicale. Il appelle les autorités de la transition à prendre des mesures urgentes pour obtenir la libération rapide du praticien. Cette mobilisation syndicale intervient dans un contexte tendu, alors que les raisons précises de l’incarcération du Pr Samaké n’ont pas été détaillées publiquement. Les regards sont désormais tournés vers les autorités pour une résolution rapide de cette crise qui affecte le fonctionnement des services de santé. O.S
Santé : atelier de révision de la carte hospitalière
Bamako, 1er avr (AMAP) La ministre de la Santé et du Développement social, le médecin colonel Assa Badiallo Touré, a présidé, mardi, à l’Institut national de santé publique (INSP) l’atelier national de révision de la carte hospitalière, L’atelier, réunissant directeurs généraux des hôpitaux, médecins-chefs des districts et services centraux, vise à optimiser le système de santé malien. « La révision de la carte nationale hospitalière est cruciale. Elle définira de nouvelles exigences pour chaque spécialité et type de soins, garantissant qualité, sécurité et de meilleures conditions pour le personnel », a déclaré la ministre Touré. Cet outil normatif, aligné sur les orientations des autorités et les recommandations des États généraux de la santé, ambitionne de désengorger les hôpitaux confrontés à des défis d’accueil et de ressources humaines. Des standards de qualité, fixés par décret pour cinq ans maximum, tiendront compte des besoins spécifiques et de l’évolution des pratiques médicales. En parallèle, la cérémonie traditionnelle du Sambé-Sambé, combinée à cet atelier, qui est célébrée chaque lendemain de fête, a marqué un moment de cohésion après un mois de dévotion. Le secrétaire général du ministère, Dr Abdoulaye Guindo, a souligné l’engagement du personnel. « Nous restons pleinement disponibles pour relever les défis, en accord avec la mission et la vision du département »,a-t-il dit. Le ministre Touré, s’est dit fière de la solidarité de ses collaborateurs. Elle a ajouté : « Je suis fière de vous tous. Cultivons la paix et l’entente avec nos équipes et nos partenaires, notamment les syndicats. Je pardonne à chacun et vous demande de me pardonner pour toute offense. » Elle a également formulé des vœux de paix pour le Mali et son département. Les représentants des confessions musulmane et chrétienne ont clos l’événement par des prières pour la stabilité du pays, renforçant l’appel à l’unité nationale. OS/MD (AMAP)
Arrestation du Pr Broulaye M. Samaké : Le Conseil national de l’ordre des médecins du Mali préoccupé (Communiqué)
Bamako, 29 mar (AMAP) Le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) du Mali a exprimé, dans un communiqué, samedi, sa profonde préoccupation à la suite de l’incarcération du Pr Broulaye Samaké, anesthésiste-réanimateur au CHU Gabriel Touré, placé sous mandat de dépôt à la Maison centrale d’arrêt de Bamako (MCA) dans le cadre d’un litige foncier. « L’information est parvenue au CNOM alors que le Pr Samaké se trouvait déjà en détention. En réponse, une délégation a été dépêchée pour lui rendre visite et évaluer ses conditions de détention, en collaboration avec le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) » indique le communiqué. Le CNOM appelle l’ensemble de ses membres « à faire preuve de proactivité et apporte son soutien à toute initiative légale visant à obtenir la relaxe » de leur collègue. Il invite par ailleurs ses membres à rester mobilisés et vigilants pour d’éventuelles actions futures dans le cadre légal. OS/MD (AMAP)
Quatorze millions d’enfants menacés par des coupes dans les services de nutrition en 2025, alerte UNICEF
Bamako, 28 mar (AMAP) – L’UNICEF tire la sonnette d’alarme sur le risque qui plane sur au moins 14 millions d’enfants de perdre, en 2025, l’accès à des services nutritionnels vitaux en raison de coupes drastiques dans les financements mondiaux, indique un communiqué de l’institution parvenu à l’AMAP. Cette crise, « exacerbée par des conflits, des déplacements records, des épidémies et les impacts du changement climatique, menace de réduire à néant des décennies de progrès contre la malnutrition infantile », l’UNICEF. Selon les premières analyses publiées avant le Sommet « Nutrition for Growth » à Paris (27 et 28 mars 2025), ces réductions budgétaires pourraient priver plus de 2,4 millions d’enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère d’aliments thérapeutiques prêts à l’emploi. Près de 28 000 centres ambulatoires et 2 300 centres de stabilisation soutenus par l’UNICEF risquent de fermer ou de réduire leurs activités, aggravant une situation déjà critique dans 17 pays prioritaires. « Les avancées historiques, comme la baisse de 55 millions du nombre d’enfants en retard de croissance depuis 2000, sont en péril », déplore la Directrice générale de l’UNICEF, Catherine Russell. « Sans action urgente, des millions de vies sont en jeu. » Les femmes enceintes et allaitantes sont également touchées, leur nombre en malnutrition aiguë ayant bondi de 25 % depuis 2020, passant de 5,5 à 6,9 millions. Face à cette urgence, l’UNICEF appelle les donateurs et gouvernements à investir massivement dans les programmes de santé et de nutrition, notamment a travers le Fonds pour la nutrition de l’enfant, lancé en 2023 avec le Royaume-Uni, la Fondation Gates et d’autres partenaires. « Une bonne nutrition est essentielle à la survie et au développement des enfants, avec des retombées positives pour les sociétés entières », insiste Catherine Russell. Malgré ses efforts pour optimiser ses ressources, l’UNICEF souligne que seul un sursaut collectif peut protéger les plus vulnérables et préserver leur avenir. OS/MD (AMAP)
Sommet Nutrition pour la Croissance : l’OMS appelle à l’action contre la malnutrition,
Bamako, 29 mar (AMAP) Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a lancé, vendredi, un appel urgent à l’action pour lutter contre la malnutrition, qui touche des millions de personnes quotidiennement. Intervenant lors de la clôture du Sommet Nutrition pour la Croissance (27 et 28 mars 2025 à Paris), il a fait relever que « personne dans cette salle ne s’est couché le ventre vide », contrairement à de millions d’individus « dont le seul horizon est de nourrir leur famille aujourd’hui. » La nutrition, « fondement de la santé » selon l’OMS, est en crise. La sous-nutrition contribue à près de la moitié des décès d’enfants de moins de 5 ans, tandis que l’obésité et les maladies non transmissibles, comme le diabète, affectent plus d’un milliard d’adultes. Chaque dollar investi dans la nutrition infantile rapporte 23 dollars (13,939 Fcfa), mais les coûts économiques de la malnutrition se chiffrent en trillions annuellement. Face aux coupes dans l’aide au développement, l’OMS propose trois axes : remobiliser, avec la prolongation des objectifs mondiaux de nutrition à 2030 ; réévaluer, pour optimiser les actions et refinancer, en saluant les 27 milliards de dollars promis au sommet tout en appelant à plus d’investissements nationaux. A l’ouverture du sommet, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus a exprimé sa solidarité avec les victimes du séisme au Myanmar et en Thaïlande, promettant le soutien de l’OMS. Il a aussi appelé à soutenir l’Alliance du Vaccin (GAVI), dont la reconstitution des fonds est prévue en juin, soulignant son rôle crucial pour la survie des enfants. GAVI aide à vacciner plus de la moitié des enfants du monde contre les maladies infectieuses mortelles et invalidantes. OS/MD (AMAP)

