Le Premier ministre Abdoulaye Maïga detaille le Programme d’action du gouvernement

Bamako, 19 mai (AMAP) Le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a présenté, devant le Conseil national de Transition (CNT) les grandes lignes du Programme d’action du gouvernement (PAG), lundi, mettant en avant des mesures concrètes pour la gestion de la dette, la relance économique, l’assainissement, la sécurité et le développement durable. Le chef du gouvernement, qui intervenant lors des débats, après la présentation du PAG vendredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a annoncé le déblocage de 2,253 milliards de Fcfa pour apurer les dettes des fournisseurs de l’État, avec un effort supplémentaire de 1,103 milliard de Fcfa en 2024. Par ailleurs, 963 milliards de Fcfa ont été mobilisés pour les dépenses du personnel de l’État, des collectivités et des établissements publics, tandis que 194 milliards de Fcfa et 114 milliards de Fcfa ont été alloués, respectivement, aux dettes extérieure et intérieure. Un programme spécial, lancé en octobre 2024, en partenariat avec les sociétés minières, a permis d’injecter 402 milliards de Fcfa dans l’économie nationale, à travers le paiement de mandats aux fournisseurs. Ces mesures s’inscrivent dans une stratégie de mobilisation accrue des ressources intérieures et de réduction du déficit budgétaire, malgré les sanctions économiques de 2022 et le resserrement monétaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) depuis 2023. Le Premier ministre a confirmé la mise en place de l’Agence du bassin du fleuve Niger, créée par l’ordonnance n°02-049 du 29 mars 2022, pour assurer le draguage ciblé du fleuve et lutter contre la pollution. Concernant la restitution des espaces verts, un cadre juridique rigoureux, appuyé par la loi n°10-028 du 12 juillet 2010 et la loi n°2021-032 du 24 mai 2021, encadre leur protection et leur classification. Des actions d’identification et d’immatriculation des espaces verts sont en cours pour garantir leur restitution aux citoyens. À l’approche de la fête de Tabaski, prévue le 7 juin 2025, le gouvernement, via les ministères chargés du Développement rural et de la Pêche, organisera des ventes promotionnelles de béliers dans plusieurs régions et à Bamako. Avec un objectif de 34 150 béliers contre 31 000 en 2024, cette opération vise à réguler les prix, lutter contre la spéculation et garantir des revenus aux éleveurs. Sur le plan sécuritaire, le Premier ministre a évoqué des initiatives comme le Comité consultatif de sécurité et la police de proximité renforcent le lien entre les populations et les forces de défense. En matière de dialogue social, le gouvernement a honoré ses engagements avec les syndicats, notamment en payant 5,821 milliards de FCFA de droits de travail pour certaines entreprises d’État et en négociant le règlement de 18,395 milliards de Fcfa pour d’autres sociétés. Le gouvernement prévoit le démarrage des travaux du pont métallique provisoire de -Woyowayanko le 5 juin 2025, avec une ouverture au trafic fin août 2025. Concernant le transport fluvial, des projets comme le bateau-bus et la relance du transport Bamako-Koulikoro sont en cours. Pour la mobilité urbaine à Bamako, des études sont lancées pour l’acquisition d’un tramway et de bus modernes. Pour 2026, la relance économique repose sur le soutien aux entreprises, la création d’emplois via le Fonds de garantie du secteur privé et la mise en œuvre de la vision « État-stratège ». En matière d’assainissement, des campagnes de sensibilisation, le curage des caniveaux et l’augmentation des effectifs de la voirie (400 manœuvres et 250 agents) sont prévus à Bamako. Une usine de transformation des déchets, capable de traiter 1 400 tonnes par jour et de produire 40 MW d’énergie, est également à l’étude. Le gouvernement a mis en place un dispositif d’assistance pour le rapatriement des Maliens en détresse, en partenariat avec l’Organisation internationale des migrations (OIM). Des campagnes de sensibilisation contre la migration irrégulière et la création de la Maison du Malien de l’extérieur en 2018 renforcent ces efforts. Par ailleurs, 45 personnes en situation de handicap ont été recrutées lors des deux derniers concours de la fonction publique, avec des quotas prévus pour les futurs recrutements. La réhabilitation du chemin de fer Bamako-Diboli se fera en écartement standard, en coordination avec le Sénégal. La compagnie aérienne Mali Airlines avance avec la nomination d’un coordonnateur, l’ouverture d’un compte bancaire et des missions pour trouver des partenaires stratégiques. Le Premier ministre a conclu en réaffirmant l’engagement du gouvernement à répondre aux défis économiques, sociaux et sécuritaires, tout en consolidant les acquis pour un Mali résilient et prospère. OS/MD (AMAP)

La Syrie remercie le Roi Mohammed VI pour la réouverture de l’ambassade du Maroc à Damas

Rabat, 18 mai (AMAP) Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad Al-Chaibani, a adressé, samedi, à Bagdad, au Roi Mohammed VI, les remerciements et la gratitude de son pays pour la décision royale de rouvrir l’ambassade du Maroc à Damas, tapporte Mahgreb Arab Presse (MAP). Il a qualifié les relations entre les deux pays de « très bonnes », exprimant le souhait de les renforcer, notamment sur les plans économique et de l’investissement. Cette décision a été réitérée par le ministre chérifien des Affaires ètrangères, Nasser Bourita, lors d’un entretien avec son homologue syrien, en marge du 34e Sommet arabe. La décision marocaine avait été annoncée par le Souverain marocain dans un discours adressé au 34e Sommet de la Ligue des États Arabes, qui a clos ses travaux samedi à Bagdad, soulignant que cette démarche visait à ouvrir de plus larges perspectives dans les relations historiques entre les deux pays et les deux peuples. Le Roi Mohammed VI a également réitéré son soutien au peuple syrien « dans sa quête de liberté, de sécurité et de stabilité », ainsi que son attachement à la préservation de « la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale de la Syrie ». Une délégation technique marocaine se rendra en Syrie la semaine prochaine pour préparer l’ouverture de l’ambassade. Damas enverra également une équipe à Rabat pour rouvrir son ambassade, marquant une volonté commune de relancer la coopération entre les deux pays. MD (AMAP)  

Tenue des travaux du Sommet arabe à Bagdad, en Irak

Bagdad, 17 mai (AMAP) Les travaux de la 34e session ordinaire du Sommet arabe ont débuté officiellement aujourd’hui, samedi, dans la capitale irakiennBagdad, en présence des dirigeants et chefs d’État arabes, rapporte l’agence d’information de l’Organisation de la coopération islamique (UNA/INA Les Secrétaires généraux des Nations Unies, de la Ligue des États arabes, de l’Organisation de la coopération islamique et du Conseil de coopération du Golfe, en plus de dizaines d’invités venus des pays arabes, de l’Union européenne et d’organisations internationales, ont aussi pris part à cette session. Le Palais du gouvernement à Bagdad accueille ce 34e Sommet arabe, où la délégation du Royaume de Bahreïn, qui a présidé le précédent sommet, a prononcé un discours avant de passer le flambeau à l’Irak, qui assure la présidence de la session actuelle. Le discours du Secrétaire général de la Ligue des États arabes, Ahmed Aboul Gheit, a suivi, puis les discours des invités de marque et des interventions des présidents, rois et émirs, dirigeants des pays arabes participant au sommet. Selon le programme consulté par (INA), une deuxième session principale du 5e Sommet arabe pour le développement se tiendra également, commençant par le discours du Liban, qui a présidé le précédent sommet de développement, avant de céder la présidence et la parole à l’Irak, président de la session actuelle. Cela sera suivi par le discours du Secrétaire général de la Ligue des États arabes, puis par les interventions des délégations arabes. Les travaux du Sommet arabe se sont clôturés dans l’après-midi par une troisième session publique, au cours de laquelle a été adopté le « Déclaration de Bagdad » relative aux deux sommets, ordinaire et de développement. Ensuite, le discours de clôture a été prononcé par la présidence de la conférence, suivi du discours du pays hôte du prochain 35e sommet. L’événement s’est terminé par une conférence de presse conjointe tenue par le ministre des Affaires étrangères Fouad Hussein et le Secrétaire général de la Ligue des États arabes. MD (AMAP)

Mali-Nigeria : une coopération renforcée avec la présentation des lettres de créance de l’ambassadeur Coulibaly

Abuja, 15 mai (AMAP) L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Mali, Son Excellence Cheick Oumar Coulibaly, a présenté, jeudi, ses lettres de créance au président de la République fédérale du Nigeria, Son Excellence Bola Ahmed Tinubu, au Palais présidentiel d’Abuja, marquant un nouvel élan dans les relations Bamako-Abuja, rapporte l’ambassade du Mali dans la capitale nigériane sur sa page Facebook. Lors de la cérémonie, le président Tinubu a salué l’arrivée du diplomate malien, déclarant : « Je vous souhaite plein succès dans votre mission. Le renforcement des relations bilatérales entre le Nigeria et le Mali est une priorité, notamment pour relever ensemble les défis sécuritaires régionaux. » « Le Nigeria est pleinement disponible pour travailler avec le Mali dans l’intérêt mutuel de nos deux peuples. », a ajouté le chef de l’Etat nigérian En réponse, l’ambassadeur Coulibaly a transmis les salutations du président de la Transition malienne. Soulignant l’engagement de Bamako, le diplomate malien a indiqué que le général d’Armée Assimi Goïta l’a chargé d’adresser ses remerciements et ses salutations fraternelles à Bola Ahmed Tinubu. Le chef de l’Etat malien « est résolu à œuvrer pour une coopération renforcée entre nos deux nations », a affirmé l’ambassadeur Coulibaly. Le diplomate a également assuré : « Je m’engage à collaborer étroitement avec votre gouvernement pour redynamiser nos relations bilatérales. » OS/MD (AMAP)

48ème anniversaire de la disparition de Modibo Kéita: Le Premier ministre, Abdoulaye Maïga dépose une gerbe de fleurs sur sa tombe

Bamako, le 16 mai (AMAP) Le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, a respecté la tradition, ce vendredi matin, en déposant une gerbe de fleurs sur la tombe du premier président de la République du Mali, Modibo Kéita, au cimetière d’Hamdallaye, à Bamako, a constaté l’AMAP sur place. Le chef du gouvernement, en présence de membres de son équipe, d’autorités administratives et politiques du District de Bamako et de représentants de la famille de l’illustre disparu, a indiqué qu’il s’agit de commémorer le 48ème anniversaire du décès du Père de l’indépendance, du Mali, « ancien instituteur très intègre, panafricaniste».. Feu, le président Modibo Kèita, est décédé en 1977. Après avoir souligné que c’est une cérémonie concernant la mort « d’un digne fils de notre Nation, » le Général de division Abdoulaye Maïga a présenté, au nom du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, du gouvernement et de tout peuple malien, « les condoléances plus émues » à la famille du défunt. « C’est également une cérémonie d’espoir du Mali à l’heure de la refondation », a-t-il estimé. « Car, a soutenu le Premier ministre, le Mali est obligé de faire un examen retrospectif, en regardant très loin, le combat du Président et de ses compagnons, le combat du panafricanisme pour la dignité du Malien et de l’Homme africain ». Il a, ainsi, salué les grandes réalisations et actes concrets de feu Modibo Kéita et ses compagnons. « Et si nous en sommes là aujourd’hui, c’est grâce à leur engagement, leur abnégation», a-t-il reconnu, pour illustrer le dur et constant combat pour la souveraineté. Le Premier ministre a noté que le chef de l’Etat l’a bien compris et s’est régulièrement inspiré de l’œuvre de son prédécesseur, le président Modio Kéita. « Pour nous, également, c’est un exemple d’endurance et de résilience», a dit le chef du gouvernement avant de salué « la résilience du peuple malien qui a toujours soutenu les autorités de la Transition depuis le début. » Il a rappelé que « cette Transition n’a d’autres buts, d’objets que la satisfaction des intérêts vitaux du peuple malien». « Et, a-t-il ajouté, c’est un combat âpre, si nous regardons l’engagement du président Modibo Kéita pour le panafricanisme, son engagement pour la guerre de libération d’Algérie, on comprend aisément que les résultats escomptés à l’échelle du continent ne sont pas encore là. »  « C’est ce qui nous oblige, quelque part, à redoubler d’ardeur, d’effort afin que l’Afrique soit totalement indépendante, que notre souveraineté soit à la fois effective pour notre intérêt et celui des générations futures », a insisté le général de division Abdoulaye Maïga. OD/MD (AMAP)

Dissolution des partis politiques : Le monde agricole informé des motivations et perspectives

Bamako, 15 mai (AMAP) Les acteurs du monde rural se sont retrouvés jeudi après-midi au Mémorial Modibo Keïta pour échanger sur le décret n°2025-0339/PT-RM portant dissolution des partis politiques et des organisations à caractère politique au cour d’une rencontre coprésidée par les ministres de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, et de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba. L’objectif était d’expliquer les raisons de cette décision, ses implications politiques et juridiques, ainsi que les perspectives pour le pays. Selon le ministre Youba Ba, cette mesure s’inscrit dans le cadre des réformes politiques issues des Assises nationales de la refondation (ANR) et du Dialogue inter-Maliens. Il a souligné qu’elle vise à assainir l’espace politique en réduisant le nombre de partis, en revalorisant le statut de l’opposition, et en interdisant le nomadisme politique. Le ministre a rappelé que cette décision découle des consultations nationales tenues jusqu’en avril 2025, ayant recommandé, entre autres, l’abrogation de la loi de 2005 sur les partis politiques et celle de 2015 sur l’opposition, la suppression du financement public des partis, et la révision de la Charte de la transition. Il a précisé que la dissolution n’est pas une abolition du multipartisme, mais une étape vers une nouvelle législation plus adaptée. Pour sa part, Daniel Siméon Kelema a insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes pour consolider les acquis et répondre aux attentes du peuple malien. Il a appelé les participants à relayer la bonne information afin de bâtir un Mali uni et prospère. MS/MD (AMAP)  

Mali – Dissolution des partis politiques et organisations à caractère politique par décret présidentiel (Officiel)

Bamako, 13 mai (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le général d’Armée Assimi Goïta, a promulgué par décret portant dissolution de tous les partis politiques et organisations à caractère politique sur l’ensemble du territoire malien, selon un communiqué officiel publié ce mardi, à Bamako, après un Conseil des ministres extraordinaire. « Les partis politiques et les organisations à caractère politique sont dissous sur toute l’étendue du territoire national », stipule l’article 1er du décret n°2025-05/PT-RM, pris en Conseil des ministres. La mesure entraîne l’interdiction de toute réunion, activité ou administration liée aux entités dissoutes. « Toute réunion des membres de ces organisations est formellement interdite, de même que l’utilisation de locaux ou de moyens à des fins politiques », a précisé le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de Division Abdoulaye Maïga, par ailleurs Premier ministre, chef du gouvernement. « Les contrevenants s’exposent à des sanctions prévues par les lois en vigueur, » selon l’article 3. Le décret précise que les personnes occupant des postes dans les institutions politiques ou administratives, désignées par des partis ou organisations dissous, peuvent continuer leurs missions. « Ces personnes ne pourront, toutefois, se prévaloir de leur ancienne affiliation politique », a souligné le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué. Cette décision s’appuie sur les consultations des Forces vives de la Nation tenues les 16 et 17 avril 2025 dans les régions, le district de Bamako et auprès des Maliens de l’extérieur, ainsi que sur la phase nationale des 28 et 29 avril 2025. « Elle s’inscrit dans le cadre de la Constitution, de la Charte de la Transition et de plusieurs lois, notamment la loi n°2025-005 du 13 mai 2025 abrogeant la Charte des partis politiques et le statut de l’opposition » justifie le gouvernement Le décret abroge, également, le décret n°2025-0318/PT-RM du 7 mai 2025, qui suspendait les activités des partis politiques. OS/MD (AMAP)

Le ministre Alhamdou Ag Ilyène : « La suspension des activités des partis politiques n’est ni une interdiction définitive, ni une remise en cause du pluralisme » 

Bamako, 8 mai (AMAP) Le ministre malien de la Communication, de l´Économie numérique et de la Modernisation de l´Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a précisé, mercredi, lors d’une conférence de presse, que « la décision de suspension des activités des partis politiques n’est ni une interdiction définitive, ni une remise en cause du pluralisme » Sur instruction du Président de la Transition, le ministre en charge de la Communication, a rencontré, dans les locaux de son département, les organisations faîtières des médias avec comme objectif, de leur expliquer la portée du décret présidentiel portant suspension des activités des partis politiques et des associations à caractère politique. D’entrée de jeu, Alhamdou Ag Ilyène a signalé que cette décision s’appuie sur l’article 39 de la Constitution, « qui encadre strictement le rôle des partis politiques en leur assignant le devoir de respecter des principes fondamentaux de souveraineté nationale, d’intégrité territoriale, d’unité nationale, de démocratie et de laïcité. » D’après le ministre, la Loi n°05-047 du 18 août 2005 portant Charte des partis politiques, qui constituait la base légale de leur action, a été abrogée en Conseil des ministres le 30 avril dernier, conformément aux recommandations des forces vives de la nation réunies, à Bamako, les 28 et 29 avril. « Cette suspension n’est ni une interdiction définitive, ni une remise en cause du pluralisme », a-t-il répété. « Il s’agit d’une mesure conservatoire prise pour préserver la paix sociale, empêcher tout trouble à l’ordre public et éviter que les groupes terroristes en profitent pour déstabiliser le pays », a assuré le chef du département chargé de la Communication. Alhamdou Ag Ilyène a ajouté qu’ « il sera procédé incessamment à la relecture et à l’adoption d’un nouveau cadre juridique et institutionnel, plus adapté aux réalités du Mali et aux ambitions de refondation de notre démocratie. » Il a révélé que « les écoutes ont commencé au Conseil national de Transition (CNT) afin qu’une loi soit sortie le plus tôt possible pour gérer les partis politiques et la vie politique nationale afin qu’elle soit plus appropriée et plus conforme aux intérêts du peuple malien. » Pour le ministre, l’abrogation de la loi portant Charte des partis politiques répond à une demande forte des Assises nationales de la refondation (ANR), qui ont recommandé une révision en profondeur de l’organisation des partis politiques, en vue de garantir la moralisation de la vie publique et la consolidation de l’intérêt général. Le ministre a, aussi, précisé que le décret s’applique aux partis politiques, aux associations et organisations se réclamant d’un caractère politique dans un souci de cohérence et d’équité. « Sa mise en œuvre permettra de prévenir les troubles, de protéger le processus de refondation et de poser les bases d’un nouveau cadre démocratique plus adapté », a-t-il expliqué. Avant d’inviter « les médias à accompagner le gouvernement avec lucidité et responsabilité. » Pour Alhamdou Ag Ilyène, le Mali a besoin de paix, de discernement et d’un climat de confiance pour réussir sa refondation. Pour ce faire, « le rôle des médias est crucial pour informer, rassurer et mobiliser le peuple malien autour du Mali. » Et de donner de « fortes assurances des autorités à poursuivre la construction démocratique (du Mali) par une meilleure réorganisation des partis politiques leur permettant de jouer pleinement leur rôle d’animateurs de la vie politique. » Assurant que le multipartisme ne sera pas remis en cause au Mali, Alhamdou Ag Ilyène a fait savoir que cette suspension sera levée dès que les conditions qui l’ont nécessitée prendront fin. « Nous travaillons au niveau du gouvernement pour que nous sortions le plus rapidement possible de cette situation », a-t-il déclaré. BD/MD (AMAP)            

Le Parquet général de Bamako met en garde contre les appels à la haine et les troubles à l’ordre public (Communiqué)

Bamako, 6 mai (AMAP) Le Procureur général près la Cour d’appel de Bamako, Hamadoun dit Balobo Guindo, a lancé un appel ferme à la préservation de la paix sociale face à une montée des discours de haine et des troubles à l’ordre public. Dans un communiqué officiel publié mardi, il met en garde contre les agissements de « individus mal intentionnés » qui, depuis plusieurs jours, incitent à la division et portent atteinte à l’autorité de l’État. « Ces propos et agissements sont de nature à dresser les citoyens les uns contre les autres et constituent un terreau favorable pour les criminels, y compris les terroristes », a déclaré le Procureur général. Il souligne que ces actes menacent directement « la paix, la quiétude et la tranquillité sociale » au Mali. Pour contrer cette situation, Hamadoun dit Balobo Guindo a ordonné à tous les Procureurs de la République relevant de la Cour d’appel de Bamako de faire preuve d’une vigilance accrue. « J’ai donné des instructions claires pour préserver l’ordre public et ne tolérer aucune violation de la loi, quel qu’en soit l’auteur », a-t-il précisé. Le communiqué annonce également une réponse judiciaire sans compromis : « La justice sévira avec la dernière rigueur contre de tels agissements. Nous identifierons, localiserons et interpellerons les auteurs de ces faits, conformément à la loi. » Enfin, le Procureur Général en appelle au sens civique de la population malienne, l’invitant à faire preuve de calme et de retenue. Il encourage les citoyens à dénoncer les responsables de ces actes perturbateurs pour garantir la stabilité du pays. OS/MD (AMAP)

Bougouni : La tradition de la montée des couleurs respectée

Bougouni, 05 mai (AMAP) Le général de Brigade Ousmane Wélé, gouverneur de la région de Bougouni., a présidé, à 07h30, ce lundi 5 mai 2025, la montée des couleurs comme il est de coutume, chaque premier lundi du mois, une initiative instituée par les autorités du Mali. En présence de l’ensemble des forces de défense et de sécurité : Gendarmerie nationale, Garde nationale, Douane, Police, Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée et les Eaux et Forêts, l’exercice a été effectué par la Garde nationale de Bougouni. Devant les autorités administratives et politiques de la région, l’ensemble des forces de défense et de sécurité, les membres du cabinet du gouverneur, les directeurs régionaux et les démembrements de la Société civile, le gouverneur a appelé les responsables administratifs, civiles et militaires de la Région de Bougouni, « à plus d’ardeur dans (leur) mission régalienne. » Il les a assurés de sa « disponibilité totale à ne ménager aucun effort pour l’atteinte des objectifs assignés aux différentes structures régionales pour la défense et la sécurité sur toute l’étendue de la Région de Bougouni. » Le chef de l’exécutif régional a fait un ramassé de la participation de la délégation régionale aux Consultations des forces vives de la Nation et des Maliens vivants à l’extérieur tenues au Centre internationale de conférences de Bamako, (CICB) à Bamako, les 28 et 29 avril 2025. Une rencontre qui avait pour objectif de faire la relecture de la Charte des partis politiques. Le gouverneur a, aussi, remercié l’Union régionale des travailleurs de Bougouni (URTB) qui a gagné le pari de l’organisation lors de la commémoration de la Fête du 1er mai, Fête du travail, avec un programme diversifié. Il a ensuite mis l’accent sur « l’expression de la fibre patriotique à tous les niveaux pour une région de Bougouni sur la voie de l’émergence. » BHT/MD (AMAP)