Bougouni : Escale du ministre de la Santé et du Développement social en route pour Sikasso

Bougouni, 25 mar (AMAP) Le médecin Colonel Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement Social, a effectué une brève escale de quelques heures à Bougouni, ce lundi, en route vers Sikasso, a annoncé la Cellule de communication du Gouvernorat de Bougouni. Mme le ministre a été accueillie par le gouverneur de la Région, le général de Brigade Ousmane Wélé, accompagné des membres de son cabinet, des responsables régionaux des services de la santé et du développement social, ainsi que des forces de défense et de sécurité. « Au cours de cette visite, les échanges ont porté sur les initiatives majeures menées par la ministre à l’échelle nationale, ainsi que sur les perspectives envisagées pour répondre aux attentes des populations en matière de santé et de développement social », indique la même source. Ces secteurs, considérés comme des piliers essentiels de la croissance au Mali, revêtent une importance particulière dans la région de Bougouni, où les habitants appellent de leurs vœux la construction d’infrastructures de référence. Le gouverneur Ousmane Wélé a salué l’engagement du ministre et lui a souhaité plein succès dans l’accomplissement de ses missions au service de la nation. Cette escale témoigne de l’attention portée par le gouvernement aux enjeux de développement régional, dans un contexte où la santé et le bien-être social restent des priorités. OS/MD (AMAP)

Le ministre Abdoul Kassim Fomba rencontre en ligne la jeunesse de la diaspora malienne

Bamako, 23 mar 2025 (AMAP) Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, invite les jeunes de la diaspora malienne à un échange en ligne, mardi 25 mars 2025, à 21h00 GMT, annonce la page Facebook de son département. Cette rencontre virtuelle se tiendra via la plateforme Google Meet, accessible à l’adresse suivante : https://meet.google.com/stf-usun-tbk. est ouverte « aux étudiants, entrepreneurs, travailleurs ou citoyens engagés », précise un communiqué publié sur la page officielle du ministère « Cet événement vise à offrir une opportunité unique aux jeunes maliens vivant à l’étranger. Ils pourront dialoguer directement avec le ministre, partager leurs préoccupations et aspirations, et découvrir les initiatives du gouvernement en faveur de la jeunesse, tant au Mali que dans la diaspora », ajoute la même source. L’échange se veut également « un espace participatif pour recueillir les idées et contributions des participants sur les perspectives d’avenir. » OS/MD (AMAP)

Menaka : Le ministre Abdoul Kassim Fomba en visite pour soutenir la jeunesse et lancer un terrain de basket-ball

Menaka, 22 mar (AMAP) Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, a effectué, vendredi, une visite à Menaka dans le cadre de la promotion de l’épanouissement de la jeunesse et du développement du sport, selon un communiqué du dit ministère, indique un texte sur la page Facebook du département en charge de la Jeunesse. Au cours de cette visite, le ministre a tenu sa traditionnelle rencontre avec la jeunesse, baptisée « Minisiri ka kene », offrant un espace d’échanges directs avec les jeunes de la région. Dans une atmosphère conviviale, les jeunes ont abordé des thématiques clés telles que l’emploi, la formation et les perspectives d’épanouissement de la jeunesse de Menaka, en dialoguant avec le premier responsable du département. Par ailleurs, M. Fomba a concrétisé une promesse faite aux habitants en posant la première pierre d’un nouveau terrain de basket-ball. Ce projet, dont les travaux devraient s’étendre sur trois mois, vise à doter la ville d’une infrastructure sportive moderne, renforçant ainsi l’accès des jeunes aux activités sportives. OS/MD (AMAP)

Mali-Niger : Vers une intégration économique renforcée au sein de la Confédération des États du Sahel

Bamako, 21 mar (AMAP) Le président de la Transition du Mali, le général d’Armée Assimi Goïta, a reçu en audience, vendredi, au palais de Koulouba, une délégation nigérienne conduite par Moumouni Boubacar Saidou, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Finances du Niger. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des efforts d’intégration économique au sein de la Confédération des États du Sahel (AES). Les échanges ont porté sur l’harmonisation des politiques économiques entre les deux pays. M. Moumouni Saidou, à sa sortie d’audience, a déclaré avoir été mandaté par le général Abdourahmane Tiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) du Niger, « pour approfondir les pourparlers entamés en octobre dernier. » « Cette intégration vise à corriger les anomalies dans nos échanges commerciaux et à optimiser nos économies », a-t-il expliqué, soulignant que des échanges intensifs ont eu lieu pendant 48 heures avec ses homologues maliens. Lors de l’audience, la délégation a présenté un compte rendu des discussions au président Goïta et a recueilli ses orientations et conseils. Le chef de l’État a réaffirmé son soutien à cette dynamique et a encouragé les parties à travailler à la construction d’une économie confédérale axée sur un développement endogène. OS/MD (AMAP)

Etats généraux du sport :  Ségou entame la phase régionale

Ségou, 21 mar (AMAP) Les concertations régionales des états généraux du sport ont débuté ce vendredi dans la Région de Ségou (Centre) lors d’une cérémonie dans la salle de conférence du gouvernorat et sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur de la région de Ségou, Boureïma Ongoïba. Durant deux jours, ces concertations vont regrouper, notamment, les responsables, encadreurs et anciens sportifs, les membres de la sous-commission régionale d’organisation des Etats généraux du sport et les membres des organisations de la société civile. Les Etats généraux du sport visent, de façon générale, à contribuer au renouveau du sport malien. Il s’agit, en particulier, de faire l’état des résultats sportifs, analyser la performance des sportifs et proposer des solutions pour l’amélioration de la performance des sportifs maliens. En présence, notamment ,du Directeur régional de la Jeunesse et des Sports, Sofiane Attaher Maïga, du président du Comité régional olympique et sportif, Modibo Sakirou Traoré et du maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, le directeur de cabinet du gouverneur, a tout d’abord, salué et remercié le département en charge de la Jeunesse et des Sports « pour ses multiples initiatives dans le cadre de l’épanouissement, la promotion et le développement du sport et surtout pour cette belle initiative de créer un cadre d’échanges autour de la problématique du sport dans toutes ses composantes. » Il a, ensuite, rappelé que depuis plusieurs années, le sport au Mali fait face à des défis importants, malgré une passion populaire et un fort potentiel de développement. « Les difficultés auxquelles le sport malien est confronté sont, entre autres, l’insuffisance du cadre juridique et institutionnel, l’insuffisance d’infrastructures adéquates pour certaines disciplines sportives, l’insuffisance de financement, l’encadrement des talents nationaux, un déficit dans la gouvernance des organes sportifs, une pléthore de fédérations sans réelle représentativité à la base et une diplomatie sportive à encourager, à l’effet de rehausser notre souveraineté nationale », a énuméré Bouréïma Ongoïba. Pour lui, le sport malien a besoin de réformes ambitieuses, « qui incluent notamment un renforcement des performances internationales, une transition vers un sport plus professionnel, une gestion plus inclusive et équitable, et un financement pérenne des activités sportives. » « C’est pourquoi, les présents États généraux du sport sont organisés pour créer les conditions d’un vrai dialogue entre le mouvement sportif, les collectivités locales, les acteurs économiques et l’État. Il s’agit d’imaginer et de cerner les évolutions du sport malien qui nous permettront de relever ensemble les défis auxquels il est confronté », a-t-il-dit. « Les États généraux du sport de 2025 doivent permettre d’intégrer les actions pertinentes non encore réalisées, d’une part, et les nouvelles actions retenues en tenant compte de l’environnement socio-économique, de l’évolution et du développement du sport, d’autre part », a poursuivi M. Ongoïba, Le directeur de cabinet du gouverneur a exhorté les participants à plus d’engagement et d’assiduité afin que les conclusions et recommandations solides et pertinentes auxquelles ils parviendront puissent alimenter les concertations nationales qui se tiendront à Bamako les 18 et 19 avril 2025. Il a, aussi, engagé tous les acteurs du sport, les autorités administratives, les collectivités, les experts, les personnes ressources et les partenaires à apporter leur expertise dans les réflexions sur les différentes thématiques pour l’atteinte des objectifs de ces assises. A sa suite, le maire, Nouhoun Diarra, a exprimé toute la joie de la Commune urbaine de Ségou d’accueillir les états généraux du sport, qu’il a qualifiés de « rendez-vous essentiel pour réfléchir ensemble à l’avenir du sport dans notre pays. » Il a souligné que « le sport, bien plus qu’une simple activité physique, est un facteur de cohésion sociale, un levier de santé publique et un moteur de développement économique. Il rassemble, inspire et transmet des valeurs fondamentales telles que la discipline, l’engagement patriotique et l’ardeur au travail. » « Ces états généraux sont une opportunité inouïe pour réellement échanger, débattre proposer des solutions innovantes afin de relever les défis qui se présentent à nous notamment l’accès au sport pour tous, le soutien aux athlètes, le développement des infrastructures et la promotion du sport au cœur de nos politiques publiques », a déclaré M. Diarra. Les concertations régionales et nationales des états généraux du sport s’articulent autour de 5 axes : cadre juridique et institutionnel/ résultats sportifs, gouvernance administrative et organisationnelle des structures de l’Etat du mouvement sportif national et des Collectivités territoriales, infrastructures sportives, ressources humaines dans le sport, financement du sport. ADS/MD (AMAP)  

Ségou : Sensibilisation des forces vives sur les nouvelles taxes téléphoniques

Ségou, 21 mar (AMAP) Le gouverneur de la Région de Ségou, Soulaïmane Traoré a exhorté, jeudi, la population de la région à participer à l’effort collectif demandé par les autorités dans l’intérêt général, a constaté l’AMAP. « Notre pays traverse une période cruciale qui nécessite un effort de la nation tout entière, Dans cette perspective, il est nécessaire de renforcer nos finances publiques », a déclaré M. Traoré, lors de la rencontre d’information et de sensibilisation des forces vives de Ségou sur les nouvelles taxations des services de téléphonie mobile adoptées pour alimenter le fonds de soutien aux projets d’infrastructures de base et de développement social, s’est tenue, jeudi, au gouvernorat de la Region, Selon le gouverneur de la Région de Ségou, Soulaïmane Traoré, qui a présidé la rencontre, le recours à cette stratégie a « pour objectif d’accroître notre indépendance financière et souveraineté nationale », a dit M. Traoré qui a ajouté : « Au-delà de l’aspect financier, le fait de contribuer au fonds de soutien est aussi un devoir civique. » Au cours de cette rencontre, les forces vives de Ségou (autorités traditionnelles et religieuses, organisations de la société civile, représentants des services techniques de l’État) ont été édifiées, entre autres, sur l’objectif visé par la création de ce fonds de soutien, la nature de ses ressources, leurs modalités de collecte, l’organe de gestion du fonds ainsi que le rôle du comité de pilotage. Institué par l’ordonnance N°2025-008/PT-RM du 7 février 2025, ce fonds de soutien est destiné à apporter une contribution financière aux actions socio-économiques initiées par le gouvernement dans divers secteurs, notamment le secteur énergétique. Prenant la parole, le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, a souligné l’importance de la nouvelle taxation qui permettra à notre pays de financer « des projets d’infrastructures de base en vue de promouvoir son développement. » D’après Nouhoun Diarra, « la souveraineté tant recherchée nécessite l’engagement de chaque citoyen pour assurer le bonheur et la prospérité de notre nation. » Pour sa part, le coordinateur des chefs de villages et de quartiers de la région de Ségou, Oumar Togora, a salué cette mesure des autorités. Il a réitéré « l’engagement des autorités traditionnelles à sensibiliser la population sur le bien-fondé de ces prélèvements. » MS/MD (AMAP)  

Macina : Cadre de concertation entre l’administration et les légitimités traditionnelles

Macina, 20 mar (AMAP) Le préfet du Cercle de Macina, Albaraka Ag Amarizak Kounta, a rencontré, mercredi, les légitimités traditionnelles, dans le cadre de la 1ère réunion entre le représentant de l’administration et les autorités traditionnelles, autour des rôles de ces derniers en période de conflits d’insécurité et le développement locale, a constaté l’Amap    Sur le plan développement local, le Cercle de Macina est confronté à des multiples défis qui entravent son développement. Ces défis, pour la plupart, dépassent les seules compétences du cercle, Ils s’articulent, entre autres, autour de la reprise des travaux de la route Macina-Diafarabé, la réparation de la route Macina Monimpébougou, la nécessité d’aide alimentaire, du risque de famine, du besoin de château d’eau dans certains villages. Y figurent également la réinstallation des villages déplacés, le besoin de matériel et équipement agricole et l’électrification du quartier Némabougou. Le préfet Albaraka Ag Amarizak Kounta a rappelé aux participants le rôle de prévention de conflit que chacun d’entre eux doit jouer pendant la période de crise. « Toutes les dispositions doivent être prises par vous pour identifier et dénoncer tout cas suspect dans vos différentes localités à temps réel », a-t-il instruit. Et de promettre que son soutien ne fera jamais défaut, tout en demandant aux légitimités traditionnelles « de prendre toutes leurs responsabilités pour la bonne marche et la quiétude dans les différents villages de la circonscription administrative de Macina. » Le préfet a, enfin, souhaité que les chefs de village communiquent entre eux. afin de ,rouver des solutions consensuelles pour tout éventuel cas de conflit ou mésentente sur fond de problème territorial. Ont pris part à cette rencontre, en plus des chefs de village du cercle et les dozos, les chefs de service technique, les représentants des Forces armées maliennes (FAMa), les organisations féminines et de la jeunesse ainsi que les leaders religieux. DG/OD/MD (AMAP)

L’armée tue des terroristes dont deux cibles recherchées à Achibogo (Nord)

Bamako, 20 mar (AMAP) La patrouille de surveillance permanente des Forces armées maliennes (FAMa) a, dans la nuit du 17 au 18 mars 2025, mené des frappes qui ont mis « définitivement hors d’état de nuire les terroristes Ahmad Lamine Ag Hoga et Badaye Ag Elmehdi, originaires de Ménaka et recherchés « pour des actes odieux commis sur de paisibles citoyens. » Selon la hiérarchie militaire, citée par un communiqué de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), les deux cibles recherchées ont été repérées et suivies dans deux véhicules en mouvement dans le secteur d’Achibogo, en direction du Nord-Est, Des recoupements ont permis de confirmer leur présence. « Une première cible regroupant des terroristes a été neutralisée à 30 km au Nord d’Achibogo et à 145 km au Sud-Est de Kidal », précise l’Armée. Une deuxième cible, un véhicule pick-up couvert de bâche a été traité à 208 km au Nord-Est de Kidal (Nord). « De nombreuses bases et cachettes logistiques ont été également repérées puis identifiées et traités comme il se doit », ajoute la même source L’état-major général des Armées se félicite du soutien des populations pour les valeureux renseignements fournis. Il les encourage à se démarquer des terroristes. « Il met en garde les sponsors de ces bandits et leurs complices. » Auparavant, dans l’après-midi du 16 mars 2025, la DIRPA a fait état d’un bilan provisoire de «11 terroristes neutralisés, plusieurs blessés évacués vers l’Ouest et trois pick-up détruits ». Ces frappes aériennes ont visé des regroupements terroristes dans un camp de transit localisé et surveillé dans le secteur de Lougmeiza, à 109 Km au Nord-Ouest de Léré (Région de Tombouctou). L’état-major général des Armées indique que la zone ciblée abrite des points d’appui et de projection des terroristes vers l’Ouest, le Centre et le Sud. L’armée annonce que « les dispositions énergiques sont prises pour mettre la zone sous haute surveillance. » SS/MD (AMAP)

Kolokani : Remise officielle des premières cartes biométriques sécurisées

Kolokani, 19 mar (AMAP)  Le préfet du Cercle de Kolokani (Ouest), Alou Diarra a procédé, ce mercredi, à la remise officielle des premières cartes biométriques sécurisées établies au Commissariat de police de la ville, a constaté l’AMAP sur place. Cette remise en présence de adjoints du préfet, du maire de la Commune rurale de Kolokani, du représentant de la chefferie, de la présidente de la CAFO, du président du Conseil communal de la jeunesse, intervient après la réception du matériel de production des cartes biométriques sécurisées par le même commissariat, le 26 janvier dernier. Les premiers bénéficiaires, Fatou Daou, Hawa Diarra et Amadou Traoré, tout comme  les invités et le préfet ont exprimé leur joie. Ils ont exprimé leur satisfaction au Commissaire Divisionnaire Mahamadou Traoré dit Dou et ses hommes « pour tout ce qu’ils font pour le développement de Kolokani. » Cette remise concerne les citoyens ayant fait l’enrôlement biométrique et dont les pièces d’identité biométriques ont été soit perdues, soit endommagées ou encore ceux qui n’ont jamais eu leur carte biométrique mais détiennent les pièces requises. Les intéressés doivent se munir de l’une des pièces suivantes : la carte NINA, le passeport biométrique, la fiche descriptive individuelle avec photo, la carte d’électeur biométrique ou la carte AMO sur laquelle figure le numéro NINA de l’intéressé. Les frais s’élèvent à 5 000 Fcfa. Le paiement est électronique et se fait sur place au commissariat, par mobile money avec le téléphone. AK/MD (AMAP)

Retrait de la Confédération des États du Sahel (AES) de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF)

Bamako,  19 mar (AMAP) Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES), composée du Burkina Faso, du Mali et du Niger, ont annoncé, dans un communiqué de presse conjoint daté du 18 mars 2025, le retrait de leurs pays de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Le communiqué souligne le rôle historique de ces nations au sein de la Francophonie. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, « mus par les idéaux de rapprochement des peuples par la coopération multilatérale fondée sur la promotion de la diversité linguistique et culturelle et le dialogue des civilisations, ont participé activement, en qualité de membres fondateurs, au Sommet de Niamey qui a donné naissance, le 20 mars 1970, à l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) ». Cette dernière est devenue l’Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF) en 1998, puis l’OIF en 2005. « Pendant les 55 années d’existence de la Francophonie, ces trois pays qui forment aujourd’hui la Confédération des États du Sahel (AES), ont contribué inlassablement, et de manière significative, à la construction et au renforcement de cette organisation », ajoute le texte. Cependant, les ministres dénoncent un changement d’attitude de l’OIF depuis les transitions politiques dans leurs pays respectifs. « Depuis l’avènement de la transition au Mali, au Burkina puis au Niger, l’OIF, au lieu d’accompagner ces pays dans la réalisation des aspirations légitimes de leurs peuples, conformément à ses objectifs de paix, de coopération et de solidarité, s’est illustrée par l’application sélective de sanctions sur la base de considérations géopolitiques et le mépris pour leur souveraineté », déplore le communiqué, qui accuse l’organisation de s’être transformée en « un instrument politique téléguidé ». En réponse à cette situation, les chefs d’État de l’AES ( le capitaine Ibrahim Traoré, le général d’Armée Assimi Goïta et le général de Brigade Abdourahamane Tiani)  « ont décidé en toute souveraineté, du retrait des États membres de la Confédération AES de l’Organisation internationale de la Francophonie », indique le texte. Cette décision, conforme à l’article 10 de la Charte de l’OIF, a déjà été officiellement notifiée par les trois pays. Ce retrait reflète, selon le communiqué, la détermination des leaders de l’AES à rester « fidèles aux aspirations profondes de leurs peuples et résolus à défendre leurs intérêts légitimes ». Signé à Ouagadougou, Bamako et Niamey, ce document marque un tournant dans les relations entre la Confédération des États du Sahel et l’OIF. OS/MD (AMAP)