Koro/Bandiagara :  Restrictions sur le flux des camions-citernes de carburant

Koro/Bandiagara, 19 mar (AMAP) La Région de Bandiagara et les cercles de Koro et Bankass, dans le Centre du Mali, font l’objet de restrictions du transport de carburant par décision des autorités d’arrêter momentanément le flux des citernes de carburant vers destinations, qui reçoivent plusieurs citernes dans la semaine, en attendant de voir clair dans la vente du carburant,, a constaté l’AMAP Les stations-services de Koro, font ainsi face, depuis trois jours, à une difficulté d’approvisionnement en essence à la suite de cette décision, qui, selon une source locale, de est destinée à comprendre la ou les destinations du carburant transporté par ces nombreuses citernes Concernant ces restrictions sur le transport du carburant, le gouverneur de la Région de Bandiagara, le colonel-major Olivier Diassana, a, pour sa part, expliqué qu’ « il ne s’agit nullement d’une mesure arbitraire, mais plutôt d’une stratégie de lutte contre le terrorisme qui affecte gravement la Région. » Intervenant, mardi, devant les légitimités traditionnelles et religieuses dans le cadre de la sensibilisation sur les taxes sur les recharges téléphoniques et les transferts monétaires, ainsi que les mesures de sécurité visant à limiter l’afflux massif du carburant dans la région, le gouverneur a mis « en garde contre toute forme de complicité avec les groupes armés » et a appelé les populations à faire preuve de vigilance et de collaboration avec les forces de sécurité. » A Koro, à la suite de la difficulté d’approvisionnement en carburant, presque toutes les stations-services de la ville, une quinzaine, ont déclaré être en rupture de stocks d’essence, provoquant une pénurie dans la ville. De cette situation a fait le lit d’un business de vente de carburant pour les petits revendeurs et les revendeurs de circonstance, qui pratiquent des prix variant de 1 500 Fcfa à 2 500 Fcfa le litre par endroits. Le samedi, jour de foire de Koro, de nombreux forains, se sont retrouvés bloqués dans la ville, faute de carburant. Les spéculateurs en ont profité pour vendre le litre à des prix exorbitants. Après avoir examiné la situation, le Conseil communal de la jeunesse de Koro, dirigé par Ousmane Edem Niangaly et les forces vives de Koro, ont publié un communiqué « pour attirer l’attention des promoteurs et des revendeurs de carburant sur la hausse abusive des prix du carburant dans la ville. » « Une augmentation de prix qui vient alourdir davantage le coût de la vie et considéré comme un acte criminel contre une population éprouvée par les effets de la crise sécuritaire », selon les termes du communiqué. Par ailleurs, le communiqué signé par le chef de village de Koro, les président du Conseil communal de la jeunesse, de la société civile, de la Chambre locale de commerce, des transporteurs routiers et la présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), précise que « toute personne qui se permettra de vendre de l’essence à un prix supérieur au prix officiel, sera interpellée et traduite devant les autorités compétentes. » Un comité de veille a été mis en place pour sillonner la ville, dans le but de vérifier les prix du litre d’essence auprès des revendeurs. Quant au gouverneur de Bandiagara , lors de sa rencontre et sur le sujet de la taxation des recharges téléphoniques et des transferts monétaires, il expliqué que la mesure s’inscrit « dans une dynamique de souveraineté économique, telle que voulue par les plus hautes autorités du pays. » Il a insisté sur le caractère civique de cette contribution, soulignant qu’elle participera au développement socioéconomique de la nation. En conclusion, cette rencontre a permis un échange constructif entre les autorités régionales et les représentants des légitimités traditionnelles et religieuses qui ont réitéré leur engagement à soutenir ces initiatives. Le Gouverneur a appelé à une prise de conscience collective pour assurer la stabilité et le développement de la région de Bandiagara. MN/OG/MD (AMAP)  

Le poste de sécurité de Nionsombougou attaqué par de présumés terroristes.

Kati, 19 mar (AMAP) Des hommes armés non identifiés ont attaqué, dans la nuit du lundi à mardi aux environs de 3 heures du matin, le poste de sécurité de Nionsombougou, dans le Cercle de Kolokani (Ouest), à une cinquantaine de km de Kati, sur l’axe vers Kayes, faisant un civil légèrement blessé, des véhicules et des motos calcinés, a appris l’AMAP mardi. Aucune perte en vie humaine ni de blessé grave n’est à déplorer. Les gendarmes en poste sont tous sortis indemnes. Selon nos informations, aux environs de 3h17 minutes, les Forces de défense et de sécurité du poste de contrôle et les civils ont été surpris par des tirs nourris d’armes. Les gendarmes très prompts ont mis en déroute les présumés terroristes. Selon des témoins sur place, les assaillant étaient au nombre 6 hommes à bord d’un véhicule mais qu’ils avaient garé dans la forêt et de marcher à pas feutrés pour surprendre les gendarmes. A 200 mètres du poste. Ils se sont mis à tirer les yeux fermés. C’est ainsi qu’ils ont pu mettre le feu à quelques engins, blessé légèrement un civil de passage, avant de fuir devant la puissance de feu des gendarmes qui venaient juste de commencer leur garde, quelques heures avant. Informé, le Commandant de brigade (CB) de Kolokani à déployer des renforts pour traquer les assaillants, qui, selon des témoins, se sont dirigés vers la forêt du Baoulé, sur la route de Kita (Ouest). Tôt mardi matin, aux environs de 6 h le sous-préfet de Nionsombougou, accompagné d’une forte délégation composée du maire de la Commune rurale de Nionsombougou, Chacka Coulibaly, et le chef de la Brigade de gendarmerie de Kolokani, s’est rendu sur les lieux pour constater et apporter le soutien des autorités politiques et militaires. A plusieurs reprises, des hommes armés ont attaqué ce poste de sécurité situé sur l’axe en direction de Kayes, dans l’Ouest du Mali. AK/MD (AMAP)

Le Mali annonce son retrait de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF)

Bamako, 18 mar (AMAP) Le gouvernement du Mali a annoncé, officiellement, mardi, son retrait de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale adressé à son homologue français, pays hôte du siège de l’organisation. « En vertu de l’article 10 de la Charte de la Francophonie du 23 novembre 2005, le gouvernement malien a donc acté son retrait de l’organisation », dit le communiqué. Cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre le Mali et certaines institutions internationales perçues comme alignées sur les intérêts français. Dans ce communiqué, le Mali rappelle son rôle de membre fondateur de l’Agence de Coopération culturelle et technique (ACCT), devenue l’OIF, et souligne sa « contribution significative à la construction et au renforcement de cette organisation. » Le pays affirme avoir démontré à plusieurs reprises son attachement aux valeurs et idéaux de la Francophonie. Cependant, Bamako reproche à l’OIF « de ne pas avoir soutenu les aspirations légitimes » de son peuple depuis le début de la transition politique. Le gouvernement malien « dénonce une application sélective des sanctions et un mépris pour la souveraineté nationale, des agissements jugés incompatibles avec les principes constitutionnels maliens, notamment la souveraineté de l’État et la défense des intérêts du peuple. » Le gouvernement du Niger a, aussi  annoncé, par une note verbale datée du 7 mars 2025 sa « décision souveraine » de se retirer de l’OIF.  Cette décision, prise par les autorités de Niamey, marque une rupture avec l’organisation qui regroupe les pays ayant le français en partage. L’Organisation internationale de la Francophonie, créée en 1970 à Niamey, au Niger est un regroupement de 93 pays ayant le français en partage. Elle met en œuvre une coopération politique, éducative, économique et culturelle entre les États membres. OS/MD (AMAP)

Diplomatie : Le Libéria sollicite le Mali pour un siège non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU

Bamako, 13 mar (AMAP) Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a reçu en audience, ce jeudi, au palais de Koulouba, l’émissaire du président libérien Joseph Boakai, la ministre des Affaires étrangères, Sara Beysolow Nyanti, venue au Mali pour solliciter l’appui a son pays pour un siège non permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies, a appris l’AMAP.  Le Libéria est candidat pour obtenir ce siège au Conseil de sécurité de l’ONU. Le président Boakai a dépêché sa cheffe de la diplomatie auprès de son homologue malien afin d’avoir la voix du Mali, membre des Nations unies. Selon Sara Besolow Nyanti, « même avec le soutien de l’Union africaine, le Président Joseph Boakai a décidé de l’envoyer auprès du général d’armée Assimi Goïta et obtenir l’appui du Mali à cette candidature. « Nous avons aussi, discuté un peu des relations bilatérales entre la République du Mali et la République du Libéria », a-t-elle révélé. Et de préciser que le siège non permanent au Conseil de sécurité des  Nations unies représente le continent africain. « Donc, la voix du  Mali nous appuiera énormément », a insisté la ministre libérienne. OD/MD AMAP     

AES : Le Mali fait le point de sa présidence à la tête de la Confédération

Bamako, 13 mar (AMAP) Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a réuni autour de lui, ce jeudi, le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga et huit ministres, au palais de Koulouba, pour établir l’état d’avancement de la feuille de route de la présidence malienne de la Confédération des Etats de l’Alliance du Sahel (AES), a appris l’AMAP. Selon le Premier ministre Abdoulaye Maïga, sous le leadership du président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, l’AES a fait de grandes avancées dont la mise a disposition d’une charte graphique, d’un passeport commun aux trois Etats. « Le volet défense et sécurité connaît un grand changement positif. Des réalisations et des actions de développement sont en cours », a encore dit le chef du gouvernement. Depuis juillet 2024, le président de la Transition au Mali a été désigné par ses pairs du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, et du Niger, le général Abdourahamane Tiani, comme président de la Confédération des Etats du Sahel. Le Mali a mené un certain nombre d’actions dont l’adoption de la feuille de route consensuelle. S’en est suivie la mise en place des comités nationaux AES dans les trois pays pour assurer, à la fois, la coordination, le suivi et le bon fonctionnement de la Confédération. Au Mali, la Commission nationale est dirigée par le chef de l’Etat qui assure en même la présidence du comité de pilotage des trois comités sectoriels (Défense, Diplomatie et Développement) désignés sous la dénomination ‘les Trois D’.  Chacun des « D » est coordonné par le chef du département sectoriel. Ainsi, la Défense par le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le général de corps d’Armée Sadio Camara, alors que la coordination des aspects diplomatiques revient au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. Le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, a en charge l’aspect développement. Le général de division Sadio Camara a cité l’opérationnalisation de la Force conjointe de la Confédération AES qui est aujourd’hui une réalité avec à son compte des gains sur le terrain. Quant au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, il a cité la création du drapeau, du logo et du passeport AES. « Cette Confédération qui n’est créée qu’en juillet dernier est devenue, selon Abdoulaye Diop, une réalité géopolitique à travers son identité. » « Elle est aujourd’hui un acteur incontournable dans notre Région. Je pense que le défi majeur de cet objectif, en grande partie réalisé aujourd’hui, est que nous puissions parler d’une seule voix, avoir une bonne coordination de notre action », a-t-il estimé. Parlant du pilier développement, le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou a évoqué le prélèvement de 0,50 au niveau des douanes de l’Espace pour la mise en place des Fonds d’investissements qui permettront de financer les activités de la Vonfédération et les projets à mettre en œuvre. « Ce n’est qu’une question de jour », a-t-il dit. Le ministre de l’Economie a annoncé, en outre, la création de la banque confédérale dont la décision a été validée. « L’ensemble des ministres de l’Economie de la Confédération ont décidé de porter le capital à 500 milliards de Fcfa. Toutes les stratégies ont été prévues quant à l’opérationnalisation de cette banque confédérale », a assuré le ministre Sanou. Parlant de la libre circulation dans l’Espace AES, le ministre chargé de l’Economie a rappelé la tenue de plusieurs réunions de responsables douaniers des trois pays autour de l’adoption d’un tarif douanier commun. Concluant la rencontre, le général d’armée Assimi Goïta, a insisté sur d’autres projets de développement comme la création d’un chemin de fer reliant Kayes à Niamey, la création d’un stock de sécurité alimentaire pour les trois pays, entre autres. OD/MD (AMAP)         

Fatakara (Nord) : Des populations poussées à quitter la localité par des groupes djihadistes présumés

Goundam, 11 mar (AMAP) De nombreux habitants de Fatakara, chef-lieu de la Commune du Télé, sont arrivés, ce mardi matin, vers 2 heures, par l’entrée Nord-ouest de Goundam, à 90 km, au Sud de Tombouctou (Nord), a constaté l’AMAP sur place. Selon les villageois, « des individus armés non identifiés sont entrés dans une maison ciblée où ils ont demandé au chef de famille de les suivre. Aussitôt la porte franchie, on lui a tiré dessus et laissé pour mort. » « Sa famille, avec l’aide des populations, a pu l’évacuer à Goundam, puis à Tombouctou (90 km plus au Nord) où il demeure toujours inconscient », selon les mêmes sources. Elles ajoutent, pour expliquer le motif de leur départ, que depuis bientôt deux jours, des hommes armés ont mis en demeure la population de la localité de quitter le village. « Toute personne qui n’obéira pas à cet ordre sera tout simplement tué », auraient-ils menacé. Le point d’entrée de ces populations à Goundam a été animé par un incessant bruit de motos-taxis, motos et véhicules de transports chargés de femmes, d’enfants et de personnes âgées. Ce n’est qu’au petit matin que la ville de Goundam a découvert ce déferlement de la population de Fatakara vers le centre-ville et les écoles. Fatakara est le chef-lieu de la Commune du Télé distant de 25 km de Goundam et est situé au Nord-ouest de la ville sur les hauteurs du lac Télé séparant les deux entités. Un élan de solidarité s’est manifeste à Goundam dont les habitants ont apporté des produits alimentaires aux déplacés. En ce moment, les autorités administratives accompagnées de responsables d’associations ont rencontré les déplacés en vue de coordonner leurs actions et aides. AAT/MD (AMAP)

CEDEAO-Alliance des Etats du Sahel : Le président du Ghana reconnait un manque de confiance

Bamako, 8 mar (AMAP) Le président du Ghana, John Dramani Mahama, a reconnu, samedi à Bamako, un manque de confiance qui a prévalu entre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Alliance des Etats du Sahel (AES) « Nous avons parlé des relations entre l’AES et la CEDEAO. Le manque de confiance est à la base des discordes, mais, nous pensons que c’est encore possible de trouver un terrain d’entente » a déclaré à la presse, à sa sortie d’une séance de travail avec son homologue malien, le général d’Armée Assimi Goïta. Le chef de l’Etat ghanéen, arrivé le matin à Bamako, pour une visite de travail et d’amitié, a confié qu’ « il devrait y avoir un minimum de respect mutuel » entre la CEDEAO et les trois pays de l’AES (Burkina Faso, Mali, Niger). Cette visite du chef de l’Etat ghanéen, sur le plan régional, s’inscrit dans un contexte plus large. Après son déplacement en Côte d’Ivoire, mercredi 05 mars 2025, où il a été reçu par le président Alassane Ouattara, John Dramani Mahama s’est donné la mission de faciliter le retour des pays de l’AES, au sein de la CEDEAO. Il a insisté, au plan bilatéral, sur la nécessité de dynamiser la Grande commission mixte Mali-Ghana qui a tenu sa dernière réunion en 2011 à Accra. Avec le president Goita, « nous avons decidé de redynamiser la grande commission mixte Mali-Ghana », a-t-il dit. John Dramani Mahama a aussi évoqué, avec son hôte malien, les échanges commerciaux et la ferme volonté de son pays à mettre ses installations portuaires à la disposition du Mali pour le transport des marchandises. « J’ai rassuré Monsieur le Président et le peuple du Mali que les installations portuaires du Ghana sont à votre disposition », a indiqué le président ghanéen. Bamako et Accra ont affiché, ces derniers temps, leur volonté de raffermir leur relation. D’où la visite du Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, au Ghana, porteur d’un message du président Goïta à son homologue John Dramani Mahama, nouvellement investi. NK/MD (AMAP)

Région de Dioila : Mission de suivi et de supervision de la révision des listes électorales

Dioila, 25 fév (AMAP) Le Commissaire superviseur de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) des Régions de Koulikoro, Nara et Dioïla, Harouna Sissoko, a rencontré, mardi, les coordinateurs AIGE de Dioila afin de s’enquérir de l’évolution des travaux des commissions administratives de révision des listes électorales. Conformément aux dispositions de la loi électorale, la révision annuelle des listes électorales (RALE) a lieu du 1er octobre au 31 décembre sur toute l’étendue du territoire national sous la responsabilité du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. En application de l’ordonnance numéro 2024-022/PT-RM du 31 décembre 2024, portant modification de la loi électorale, le Ministre de l’administration territoriale et de la Décentralisation a, par voie de Décision en date du 31 décembre 2024, procédé à la prorogation de la durée de la révision annuelle des listes électorales de 2024. Cette décision institue de nouvelles modalités d’inscription des citoyens sur la liste électorale par les Commissions administratives de révision annuelle des listes électorales au moyen de kits mis à leur disposition. C’est dans l’optique de s’assurer que cette phase de la prorogation se déroule à la satisfaction des principes édictés par les textes que la démarche de l’AIGE se situe. Hamidou Sissoko a fait l’état de lieu des kits mis à disposition, la disponibilité en nombre suffisant de formulaires de recensement, de fiches de renouvellement et de fiches d’inscription. Les opérations d’inscription, la radiation, les transferts des électeurs et la mobilisation des populations autour des travaux de la RALE ont été abordés lors des échanges avec le commissaire. L’absence de certains partis politiques lors de la seconde phase des opérations a été signalée par plusieurs coordinateurs. Ils ont noté auprès du commissaire certaines difficultés qui pourront empêcher plusieurs électeurs d’accomplir leur devoir civique. Entre autres, l’omission de certaines localités sur la liste électorale, comme le village de Dougouyala, dans la Commune rurale de Diedougou (Dioila), les électeurs de Falani Sounkoro se sont retrouvés dans un autre village, plus de 400 électeurs du village de Nana (Commune de Dégnékoro) se trouvent sur la liste du village Boya, un autre village de la même commune. Selon les coordinateurs de Dioila, ces confusions se retrouvent un peu partout à travers la localité. En réponse, Harouna Sissoko a assuré qu’un groupe y travaille déjà. Au-delà de ces échanges, le commissaire a, apporté aux différents coordinateurs, des supports de communication sur l’AIGE. En conclusion, M. Sissoko s’est dit « fier de l’immense travail effectué » et a appelé les populations du Banico à profiter des quelques jours qui restent pour vérifier leur position sur les listes électorales. DF/MD (AMAP)  

Kati : Campagne de paiement collectif des taxes

K       Kati, 24 fév (AMAP)  Plusieurs associations de jeunes et des femmes de Kati ont lancé, lundi la 1ère édition d’une campagne collaborative de collecte de taxes locales, au cours d’une cérémonie présidée par le chargé d’expédier des affaires courantes de la mairie de la ville. Cette initiative vise à encourager les citoyens à s’acquitter de leurs obligations fiscales, notamment la Taxe de développement régional et local (TDRL), la vignette moto et les taxes de voirie. Selon le président du Conseil communal de la jeunesse de Kati, Bourahima Togo, l’objectif de cette campagne « est de contribuer au développement local. » Pour ce faire, les initiateurs entendent atteindre le paiement de 200 TDRL, 150 vignettes moto et 50 taxes de voirie sur une période de deux mois. Il a invité toute la population à s’acquitter de ces taxes, soulignant que « c’est un devoir civique pour chaque citoyen. » Les taxes comme la TDRL, la vignette moto et les taxes de voirie sont essentielles au développement local. Elles permettent de financer les infrastructures, d’améliorer les services publics et d’assurer l’entretien des routes. « En payant ces taxes, les citoyens contribuent au progrès économique et social de leur communauté », a plaidé M. Togo. « La gestion de ces fonds sera totalement transparente et fera l’objet de restitutions publiques », a déclaré le secrétaire général de la mairie de Kati, Zaga Dao, qui a insisté sur l’importance de la transparence dans l’utilisation des ressources collectées pour le développement de la ville. Les initiateurs ont présenté cette campagne collaborative comme « un engagement fort des jeunes et des femmes en faveur du civisme fiscal et du développement durable de (leur) localité.) AK/MD (AMAP)

Lancement du drapeau de la Confédération des États du Sahel (AES)

Bamako, 22 fév (AMAP) Les ministres de la Confédération des États du Sahel (AES), réunis à Bamako dans le cadre de leur rencontre de travail, ont procédé, ce samedi 22 février 2025, au lancement du drapeau de la Confédération AES, a annoncé le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI) du Mali, dans un communiqué.  Selon le Bureau de l’information et de la Presse des Affaires étrangères, ce lancement, sous la présidence du général de Division Abdoulaye Maiga, Premier ministre, Chef du gouvernement du Mali, intervient « après sa validation par les chefs d’État des pays membres. » « D’une forme rectangulaire, le drapeau de la Confédération AES a un fond vert comportant en son centre le logo de la Confédération », indique le communiqué. « En effet, la couleur verte, souvent associée à la croissance, symbolise l’espoir et la prospérité ; la renaissance et le renouveau. Elle représente ainsi les immenses ressources naturelles de l’espace confédéral pour un avenir de prospérité partagée », ajoute la même source. MD (AMAP)