Le Mali assure la présidence du Conseil des ministres de  l’Autorité de développement du Liptako-Gourma

Bamako, 27 sept (AMAP) Le Mali, à travers son ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, assure depuis 17 septembre 2022 la présidence du Conseil des ministres de l’Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma (ALG ), a annoncé, lundi, le correspondant national de l’ALG, Issa Coulibaly. Intervenant, au ministère des Mines, de l’Énergie et de l’Eau lors de la restitution des travaux de la 58è session ordinaire de l’ALG, tenue la veille à Niamey, au Niger,  le conseiller technique et correspondant national de l’ALG a ajouté que cette session ordinaire de l’ALG,  a décidé, également, qu’ « au titre des contributions, le montant de la quote-part de chaque État membre a été fixée à 180 millions de Fcfa, contre 163,8 millions de Fcfa pour l’exercice 2021. » Issa Coulibaly a expliqué que « le secrétariat exécutif est rotatif entre les deux pays n’abritant pas le siège de l’institution (le Mali et le Niger) ». « Quant à la Conférence des chefs d’État et la présidence du Conseil des ministres qui «vont de pair», elles sont tournantes entre les trois États », a précisé Issa Coulibaly. Cette session de Niamey a, également, vu l’adoption du rapport d’activités du secrétariat exécutif au 31 décembre 2021, du Programme triennal d’investissements (PTI) 2022-2024. Elle a été mise à profit pour examiner l’état d’exécution du budget 2021 de l’ALG au 31 décembre 2021, l’adoption, la présentation du rapport du Commissaire aux comptes sur les états financiers de l’exercice clos sur la même période et des documents spécifiques. « À la demande du Mali, a affirmé le conseiller technique, les points relatifs à la nomination du secrétaire exécutif désigné par le Mali, à la rotation de la présidence de la conférence des chefs d’État et de la présidence du Conseil des ministres de l’ALG ont été inscrits à l’ordre du jour. Ils ont été discutés à huis clos ». « L’adoption du Programme d’activités annuel 2022 du secrétariat exécutif de l’ALG, d’un nouvel organigramme et l’élaboration d’un nouveau Plan 2023 ont été reportés à la prochaine session que Bamako devra abriter en décembre 2022, a souligné M. Coulibaly. Pour sa part, le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, qui a présidé la séance de restitution, il a félicité les experts  pour leur «bon travail». Il les a exhortés à redoubler d’efforts. La Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’ALG a décidé de la transformation de l’institution en un espace économique intégré couvrant l’ensemble des territoires des États membres : le Burkina Faso, le Niger et le Mali. C’était lors de sa 7è session ordinaire, tenue le 24 novembre 2011, à Niamey au Niger. Cette volonté a été concrétisée avec l’adoption du Traité révisé de l’ALG, le 24 janvier 2017 à Niamey, à l’issue de la 2è session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement. FC/MD (AMAP)

Mali-BAD : Des mesures fortes pour améliorer la performance du portefeuille de projets et programmes

Bamako, 19 sept (AMAP)  La Banque africaine de développement (BAD) et le gouvernement malien ont évalué l’état de mise en œuvre des projets et programmes que l’institution régionale de développement finance au Mali, au cours de la revue de la performance du portefeuille. La revue politique organisée, vendredi dernier, a été présidée par le ministre de l’économie et des Finances, Alousseini Sanou. Les sessions techniques avaient commencé le lundi 12 septembre dernier. Le but étant d’apprécier ensemble (administration, société civile, secteur privé, collectivités et partenaires techniques et financiers) les avancées, de comprendre les raisons des blocages (s’il y en a) et de formuler des recommandations pertinentes visant à améliorer la qualité du portefeuille. M. Sanou a noté avec satisfaction qu’à l’issue des travaux, «un diagnostic complet a permis d’identifier et d’analyser les contraintes et les difficultés majeures qui plombent la performance du portefeuille», Il a fait remarquer que le portefeuille connaît de nos jours, «un niveau avancé de détérioration de sa qualité, soit plus de 83% d’instruments inscrits au rouge ». « Autrement dit, des projets éligibles à l’annulation», a analysé le ministre. Il s’agit, selon lui, d’un portefeuille vieillissant présentant un besoin d’assainissement. Cette situation est imputable aux conséquences de la pandémie de la Covid-19, à la crise sociopolitique que connait le pays, aux besoins de réformes pour accélérer les processus de passation des marchés et d’indemnisation des personnes. Le mal et ses raisons sont connus, «nous devons agir vigoureusement et avec diligence pour faire reverdir la performance de notre portefeuille commun», a dit le directeur général adjoint Afrique de l’Ouest du Groupe de la BAD, Joseph Ribeiro. Pour ce faire, un Plan d’amélioration de la performance du portefeuille (PAPP) est conjointement élaboré et convenu entre les équipes du Mali et celle de la Banque. Il consiste en des mesures immédiates, à court et moyen terme. Dans un premier temps, les projets seront exécutés dans les délais impartis en évitant de nombreuses prorogations. Ce qui permet d’atteindre rapidement leurs objectifs de développement, de soutenir la croissance économique et améliorer les conditions de vie des populations. En second lieu, le portefeuille sera assaini. Restructuré et alloué, il permettra de mieux recycler le stock de ressources rares dormantes vers des priorités urgentes du pays ainsi que des activités actuelles des projets qui demeurent pertinentes. Cela contribuera à l’efficacité dans l’action gouvernementale et à sa proactivité à mieux répondre aux besoins légitimes des populations. Rendu performant, le portefeuille contribuera en dernier ressort au renforcement de la capacité d’absorption des ressources allouées par le pays ainsi que sa capacité à mobiliser plus rapidement des ressources nouvelles, non seulement au niveau du Groupe de la Banque mais également auprès d’autres bailleurs. Ces propositions n’ont visiblement pas intégré les aspirations de tous les acteurs. Le secteur privé et la société civile ont insisté sur la nécessité de prioriser la production d’énergie solaire au détriment du transport d’énergie à partir des pays voisins. Mais surtout d’investir dans des actions de lutte contre les effets du changement climatique. «L’initiative ne prend malheureusement pas en compte la production d’énergie qui est primordial pour le développement de toute nation», note Cheick Hamala Simpara, membre du secteur privé malien, déplorant que ce soit seulement le volet transport d’électricité entre les différents pays d’Afrique de l’Ouest qui soit préconisé. Ce qui est, selon lui, « insensé au regard du potentiel malien en source d’énergie ». «Avec 3 000 heures d’ensoleillement annuellement, une intensité et une durée d’ensoleillement constante, permettent à notre pays de produire de l’électricité solaire de très bonne qualité et à moindre coût pour booster l’économie en tirant vers le haut les autres secteurs d’activité», a ajouté Cheick Hamala Simpara. Le président du Conseil national de la société civile du Mali a fustigé la lourdeur administrative qui affecte la performance de la Banque et les citoyens. «Le besoin est clairement là, il est incompréhensible que la Banque et l’Etat traîne les pas. Ce sont les populations qui payent le prix de cette lenteur», a commenté Boureima Allaye Touré. Et d’interpeller : «Pour un pays désertique comme le Mali, la Banque ne réserve que 2% de son portefeuille au changement climatique. » La revue politique est assimilable à l’instance de validation ou de rectification des résultats des travaux d’évaluations techniques. «Cette présente revue constitue l’occasion pour nous de nous assurer que notre partenariat avec la BAD s’exécute conformément aux orientations globales et sectorielles stratégiques du Mali et au contenu du Document de stratégie pays (DSP) de la Banque au Mali en vue de répondre aux besoins réels et vitaux de la population», a rappelé le ministre de l’Économie et des Finances. A ce titre, elle a permis « d’examiner l’état d’exécution des opérations de la Banque en cours au Mali avec les Unités de gestion de projets, notamment la gestion fiduciaire et environnementale », a corroboré Joseph Ribeiro. Le portefeuille actif du secteur public de la BAD au Mali compte, à la date du 31 août 2022, vingt projets pour un montant total approuvé de 458,484 millions d’Unités de compte (UC), environ 391,37 milliards de Fcfa. Le total des décaissements effectués sur les montants engagés est estimé à 175,236 millions d’UC, environ 149,59 milliards de Fcfa. Le taux moyen de décaissement est évalué à 38,22% pour un âge moyen du portefeuille de plus de 5 ans. Il couvre les secteurs du transport routier (représentant 39% du portefeuille), l’agriculture (19%), l’énergie (13%), l’eau et assainissement (11%) et la gouvernance (6%). Le secteur privé (finance et industrie) représente 7% de l’enveloppe du portefeuille et les autres secteurs (changement climatique et développement social) 5%. La BAD a commencé ses opérations au Mali en 1975. Les activités qu’elle finance sont cohérentes avec sa stratégie décennale 2013-2022 et ses cinq grandes priorités appelé «High 5» : éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique et améliorer la qualité de vie des Africains. OS/MD (AMAP)

Le barrage de Gouina et le projet de façade maritime pour le Mali au menu d’une audience à Koulouba

Bamako, 15 sept (AMAP) Le président en exercice du Conseil des ministres de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et ministre sénégalais de l’Eau et l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, a déclaré, mercredi à Bamako, avoir abordé, avec le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, des sujets d’importance pour le Mali. A sa sortie d’audience au palais de Koulouba, où il était venu faire le point des activités réalisées par l’OMVS au président Goïta, président en exercice de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation, M. THiam a indiqué que les premiers kilowatts d’électricité du barrage de Gouina ont été injectés, le 21 mars dernier, dans le réseau au bénéfice des populations malienne, mauritanienne et sénégalaise. Quant au projet de navigation du fleuve Sénégal, « il permettra au Mali d’avoir un accès à une façade maritime, a ajouté Serigne Mbaye Thiam qui a fait remarquer que « l’une des réalisations majeures de cette année a été la mise en production du barrage hydroélectrique de Gouina ». Le barrage de Gouina est situé dans l’arrondissement de Diamou, à 45 km de Kayes, dans l’Ouest du Mali. La capacité de cet ouvrage est de 140 mégawatts (MW). Le projet, dont le coût global est estimé à 201 milliards de Fcfa, est financé à hauteur de 85% par un prêt de la China Eximbank. Les travaux sont executés par le groupe chinois Sinohydro. Le barrage de Gouina est le quatrième ouvrage majeur de l’OMVS après le barrage hydro-électrique Manantali, au Mali, qui produit 200 MW, du barrage anti-sel de Diama, au Sénégal, et de la centrale hydro-électrique de Félou dont la capacité s’élève à 60 MW. M. Thiam a indiqué que le 21 mars dernier, les premiers kilowatts d’électricité de ce barrage ont été injectés dans le réseau au bénéfice des populations malienne, mauritanienne et sénégalaise. Selon lui, il y a eu, aussi, des avancées sur le projet de navigation. À ce sujet, il a relevé qu’en 2019, l’OMVS a signé un contrat commercial de réalisation avec une société indienne. « Ce projet, a-t-il assuré, permettra au Mali d’avoir un accès à une façade maritime par le port fluvio-maritime de Saint Louis, depuis Ambidédi (Région de Kayes). Les échanges entre les deux personnalités ont, également, porté sur le renouvellement du mandat du haut-commissaire de l’OMVS. Ce mandat tournant est d’une durée de 4 ans. Le Malien Hamed Diane Semega, ancien ministre en charge de l’Energie, occupe actuellement ce poste. Le président en exercice du Conseil des ministres de l’OMVS a confié que le chef de l’Etat a donné des orientations sur l’ensemble de ces questions. «On pense qu’après les consultations qu’il (le président de la Transition) va avoir avec ses homologues, ces orientations seront partagées et transmises au Conseil des ministres et au commissariat pour exécution», a expliqué Serigne Mbaye Thiam. L’audience s’est déroulée en présence du ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré. BD/MD (AMAP)

Energie du Mali réceptionne des groupes électrogènes pour améliorer la fourniture de l’électricité  

Bamako, 06 août (AMAP) Energie du Mali (EDM) a réceptionné, vendredi, à Kati un premier lot de 25 nouveaux groupes électrogènes pour augmenter sa capacité de production de l’électricité de 180 mégawatts sur une période d’un an. Cette opération s’inscrit dans le cadre d’un programme d’acquisition de 48 groupes électrogènes qui seront installés à Kati, Kalaban Coro et Darsalam à Bamako et à Sikasso (Sud). Le directeur de EDM, Koureissi Konaré, a donné le coup d’envoi symbolique de l’installation des 25 nouveaux groupes d’une capacité de production de 50 mégawatts. Le directeur général adjoint pôle technique d’EDM, Mahamadou Guindo, a indiqué qu’ « une telle capacité de production est considérable et va améliorer la déserte des populations en électricité ». Le responsable du pôle technique d’EDM a précisé que projet d’acquisition de ces groupes était sur les rails depuis plusieurs mois, avant d’assurer que la production de 180 mégawatts, qui sera atteint à terme, « permettra de résorber les déficits connus ces dernières années dans fourniture d’électricité ». MT/MD (AMAP)

Exploitation pétrolière ou gazière : Le gouvernement du Mali opte pour le partage de production

Bamako, 15 juin (AMAP) Le gouvernement du Mali n’acceptera plus de contrat de concession mais plutôt celui de partage de production en cas d’éventuelles exploitations pétrolière, gazière ou d’hydrogène dans son sous-sol, a appris l’AMAP, jeudi, à Bamako. Le taux de partage va de 20 à 40% pour l’Etat, selon cette décision validée par un Conseil de cabinet tenu à la Primature et qui a porté sur des dossiers de recherche et d’exploitation pétrolière, gazière ou d’hydrogène, présentés par le ministre des Mines, de l’énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, s.  Au sortir du Conseil, le chef du département s’est montré satisfait « en attendant l’exploitation pétrolière ou gazière au Mali ». Depuis l’éclatement de la crise en 2012, Le Mali n’a signé aucun contrat de recherche. Pis, toutes les sociétés étrangères se sont retirées, en invoquant un cas de force majeure. En 2015, il y a eu une réforme de la loi pétrolière mais qui n’a pas suffi à attirer les investisseurs. De cette date à nos jours, aucun contrat de recherche pétrolière ou gazière n’a été signé au Mali.  En tenant compte de cette situation et dans la perspective de relancer le secteur pétrolier, selon le ministre Traoré, « le gouvernement de Transition, à la suite de la rectification, a procédé à la relecture de la loi pétrolière ». Ce qui a abouti à modifier la loi pétrolière pour adapter son décret d’application et le contrat type de partage adopté en juin 2022. Cette réforme a commencé à porter ses fruits. « Parce que nous avons eu déjà trois manifestations d’intérêts de trois sociétés, toutes maliennes. Cela est un bonheur, car les retombées seront essentiellement maliennes, après la découverte des richesses», s’est réjoui le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau.  « Il s’agissait pour nous,  a-t-il précisé, d’examiner et de faire en sorte que le contrat type de partage qui va être signé avec ces sociétés puisse permettre d’apporter de meilleures retombées possibles au pays. En cas de découverte de pétrole, de gaz ou d’hydrogène et lorsque l’exploitation va commencer ».  Autrement dit, le gouvernement a opté pour le contrat de partage de productions, conformément au décret type déjà validé en Conseil des ministres, qui accorde des facilités pour la recherche. « Mais, aussi, qui assure à notre pays les meilleures retombées en cas de découverte du pétrole ou lorsque l’exploitation va commencer », a poursuivi le ministre.  Lamine Seydou Traoré a expliqué que le Mali a prévu deux options pour ce faire. La première consiste à faire payer les sociétés une redevance sur leur chiffre d’affaires dès l’exploitation du pétrole, du gaz ou de l’hydrogène. «Le plafond exigé par la loi est de 15%», a-t-il précisé. Déjà, le gouvernement est parvenu à faire accepter à tous les investisseurs que cela soit le taux plafond applicable.  « En plus de cela, a ajouté le ministre Traoré, l’Etat a décidé de ne plus évoluer dans le contrat de concession mais plutôt celui de partage de production. «Le taux de partage va de 20 à 40% pour l’état», a révélé Lamine Seydou Traoré. OD/MD (AMAP)

Journée de l’enfant africain : Les zones rurales ne sont pas épargnées par le travail des enfants  

Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 17 juin (AMAP) Ce jeudi 14 avril 2022, il est 11 heures sur le site d’orpaillage de Foroko (une localité dans le Cercle de Kangaba, près de la frontière du Mali avec la République de Guinée). Ici beaucoup d’hommes, des femmes et des enfants. Chacun est occupé à faire quelque chose. Tandis que certains garçons de moins de 15 ans creusent les trous, d’autres attendent avec impatience de remplir des seaux qu’ils  tirent du trou. Non loin de là, un petit  groupe de quelques filles qui rincent inlassablement une petite motte de boue, dans l’espoir de tomber sur quelques pépites d’or. La petite Oumou Diarra fait partie du groupe. Elle est là grâce à son oncle, Elle affirme que laver la boue est son quotidien. « Dès que les travailleurs commencent à creuser, on se met en place afin de récupérer la boue susceptible de contenir des pépites d’or », dit la gamine. Elle affirme  qu’en marge des activités d’orpaillage sur le site, de nombreuses jeunes filles s’adonnent à la prostitution pour arrondir les angles. Elle a révélé le cas de son amie, Koro dont l’oncle l’a amenée ici pour travailler. «Apparemment, son parent n’était pas satisfait de l’argent qu’elle gagnait. Il a, alors, commencé à l’encourager à se prostituer. », dit Oumou. Afin de mettre à l’aise sa nièce, l’oncle a ouvert un maquis pour couvrir ses activités louches. « Naturellement, les parents de Koro ne sont pas au courant de sa double vie ici», précise notre interlocutrice.  Oumou a ajouté, également, que des pratiques de mariage sous contrat (communément appelés en bamanankan «Fouroudeni») sont monnaie courante. Par ailleurs, Oumou se souvient encore du viol d’une petite fille sur le site, en 2015. La victime a été retrouvée gravement blessée dans la case de ses deux violeurs. « Fort heureusement, ces derniers ont été rapidement confondus et ils sont actuellement en train de purger leur peine », dit-elle.  Les jeunes garçons sont, aussi, nombreux sur les sites d’orpaillage. Selon Seydou Kanté, un garçon de 14 ans, tirer les seaux, laver la boue afin d’y trouver de l’or, vendre de l’alcool… constituent les activités principales des garçons de son âge. «Nous travaillons de 5 heures du matin à 20 heures. La vie est très dure ici, car il n’y a pas de pitié. L’exploitation, la trahison et d’autres formes de violence constituent notre quotidien», explique-t-il.  PLUTÔT LE COTON QUE LES ETUDES –  S’exprimant sur les difficultés auxquelles les enfants sont confrontés sur le site d’orpaillage de Foroko, Seydou Kanté a révélé que lorsque qu’on surprend un enfant en train de voler de l’or, il s’expose inévitablement à la vindicte populaire et à tous les sévices et atrocités jusqu’à l’arrivée de ses tuteurs. Des justiciers improvisés vont jusqu’à utiliser des méthodes de torture dignes des camps de concentration faisant passer au fautif des moments douloureux, s’il ne rend pas l’âme sous l’assaut des méthodes barbares d’une autre époque. ‘Toutes ces exactions, selon Seydou Kanté, se passaient avant l’installation des «Ton boloma», autrement dit, les protecteurs et gardiens des sites d’orpaillage ».    Il en est du site d’orpaillage de Foroko comme de celui de M’Bèkèla (localité située dans la Commune rurale de Finkolo Ganadougou, Sikasso). Là-bas, les conditions de travail des enfants  sont exécrables. Ils sont mal rémunérés, n’ont pas de dortoirs, boivent de l’eau souillée des drags, etc. C’est aussi un camp de concentration à ciel ouvert, dans un monde disparate où les plus forts règnent en maîtres absolus des lieux. La souffrance physique, morale et psychologique des enfants travaillant sur les sites d’orpaillage est sans commune mesure avec ceux qui courbent l’échine dans les champs. Une ressortissante du village de Koungoba (Cercle de Sikasso), Kadidiatou Fané témoigne. Elle est âgée de 14 ans. L’année dernière, elle était en classe de 6è année, Elle a abandonné les études, car elle n’avait pas de temps à y consacrer à cause des travaux champêtres. Elle est actuellement à Sikasso, chez une tante, afin de rassembler de quoi constituer son trousseau de mariage. Elle raconte que pendant la récolte du coton, chaque matin elle se rend au champ de 8 heures à 18 heures, pendant un mois ou plus. De retour des champs, aux environs de 18 heures, les enfants doivent s’occuper des travaux domestiques. « Donc, je ne disposais pratiquement pas de temps suffisant pour apprendre mes leçons, m’exercer et faire mes devoirs », soupire-t-elle.  «Une fois, j’ai dit à mon père que nous sommes en composition, que je dois apprendre au lieu d’aller au champ, il m’a répondu que j’irai composer au champ», se souvient-elle, avant d’ajouter que « récolter le coton est une obligation pour chaque enfant de Koungoba ». ENGAGEMENT DES ACTEURS – Le travail des enfants peut affecter, non seulement leur santé mais, aussi, leur éducation scolaire. L’effort physique intense demandé aux enfants entraîne des conséquences pour leur croissance. Des enfants peuvent s’adonner, à l’insu de leurs parents, à la consommation de stupéfiants afin de faire face aux lourdes charges des travaux imposés. Pourtant, le Code du travail interdit d’employer « les enfants de moins de 18 ans à des travaux excédant leurs forces, représentant des dangers ou qui, par leur nature et par les conditions dans lesquelles ils sont exécutés, sont susceptibles d’affecter leur moralité ». MFD/MD (AMAP)

Le Code Craft, un rempart contre le Travail des enfants dans l’orpaillage 

Par Makan SISSOKO Bamako, 15 juin (AMAP) – Solidaridad west africa (SWA), une organisation internationale de la société civile, a organisé, lundi dernier, à Bamako, un atelier sur le thème : «Engagement des parties prenantes sur le Code pour l’atténuation des risques dans l’activité minière artisanale et à petite échelle, s’engageant dans un commerce formel et transparent (Code Craft)».  Cette organisation promeut la production durable, la sécurité alimentaire et les modèles de services robustes des Petites et moyennes entreprises (PME) rurales dans les chaines d’approvisionnement du cacao, du palmier à huile, du coton, de l’aquaculture et de l’or en Afrique de l’Ouest. Son bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest est basé au Ghana, avec des programmes opérationnels au Nigéria, en Côte d’Ivoire, au Cameroun et au Liberia. Organisée en collaboration avec l’Organisation internationale du travail (OIT), cet atelier s’inscrivait dans le cadre du projet régional : Accélérer l’action pour l’élimination du travail des enfants dans les chaines d’approvisionnement en Afrique (Accel Africa), mis en œuvre par l’OIT grâce à un financement du ministère néerlandais des Affaires étrangères.  La rencontre d’un jour a regroupé les acteurs du secteur minier sur l’engagement du secteur privé. Le but était de former les acteurs nationaux sur la chaine d’approvisionnement de l’orpaillage sur le Code Craft. Cela en mettant l’accent sur les risques liés au travail des enfants avec en perspective l’émergence des partenariats public-privé. La finalité étant de soutenir l’élimination du travail des enfants dans le secteur de l’Exploitation minière artisanale à petite échelle (EMAPE) au Mali. Pour y arriver le projet entend s’attaquer aux causes profondes de ce fléau en accélérant son élimination en Afrique. Des actions ciblées seront mises en œuvre dans les chaines d’approvisionnement sélectionnées en Côte d’Ivoire (cacao, extraction d’or), en Égypte (coton), au Malawi (café et thé), au Mali (extraction d’or et coton), au Nigeria (cacao, extraction d’or) et en Ouganda (café et thé).  C’est dans cette optique que SWA Côte d’Ivoire a été engagée par l’OIT pour la mise en œuvre du Code Craft et des processus de diligence raisonnable dans le secteur de l’exploitation minière artisanale à petite échelle de l’or (EMAPE)  au Nigéria, au Mali et en Côte d’Ivoire. «Dans le cadre de ce projet, nous avons signé un accord d’exécution avec l’OIT pour pouvoir travailler sur un projet qui vise à implémenter le Code Craft dans l’exploitation arsenal de l’or au Mali», a expliqué son représentant pays en Côte d’Ivoire, Amadou Cissé. « Pour ce faire, l’organisation va former les acteurs nationaux dans la chaine d’approvisionnement de l’orpaillage sur le Code Craft », a précisé M. Cissé. « Ce qui leur permettra, selon lui, de pouvoir répondre à un certain nombre d’exigences sur le marché international de l’or, notamment celui de l’Union européenne (UE) qui a mis en place un certain nombre de règlementations appelées ‘Les devoirs de diligences’. Il s’agit, notamment, des exigences sociale, environnementale et économique pour pouvoir faire du business avec l’UE. «À travers l’implémentation de ce Code Craft, on arrive à répondre à ces besoins de diligences au niveau de l’UE et de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) », a expliqué Amadou Cissé.   Cette phase de transfert de connaissances aux acteurs locaux, qui dure six mois, vise à les outiller afin de former, à leur tour, tous les artisans miniers. «Nous allons former une institution qui formera les acteurs pour que ce Code Craft puisse être disséminé dans l’ensemble des chaînes de valeur pour qu’on aille vers la formalisation des Petites entreprises minières au Mali», a-t-il indiqué. Le conseiller technique au ministère malien des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, chargé des questions minières, Lassana Guindo, a expliqué que le travail des enfants est un gros défi qui figure dans les priorités de son département. « Il y a deux ans, lors de l’élaboration du nouveau Code minier, nous avons fait une mention spéciale pour l’interdiction du travail des enfants dans les sites d’orpaillages», a rappelé M. Guindo. Il a ajouté que cet atelier permettra la mise en place d’une stratégie rigoureuse de lutte contre le travail des enfants. MS/MD (AMAP)

Diamant : Le Mali bientôt producteur ?

Par Oumar SANKARE  Bamako, 14 juin (AMAP) La diversification de la production minière nationale, longtemps voulue par nos autorités maliennes pour attirer des investissements massifs dans le secteur, est-elle en train de se matérialiser ? La confirmation, la semaine dernière, du potentiel diamantifère malien par une délégation technique du secteur des mines confirme cette tendance. Cette découverte historique de diamant intervient quelques jours après le lancement des travaux de construction de la mine de lithium par Leo Lithium, co-entreprise formée par l’australien Firefinch et le chinois Ganfeng Lithium.  C’est la Société minière Samadou Mining, détentrice d’un permis d’exploration de diamant, qui a fait la découverte, la semaine dernière, dans le village de Kénébélé, Commune de Kologo, dans la Région de Bougouni (Sud). Cela, au terme de trois mois de travaux d’exploration. «Il s’agit de trois morceaux de diamants de bonne qualité à vu d’œil», confirme le directeur du Bureau d’expertise, d’évaluation et de certification des diamants bruts (BEEC).  Rencontré jeudi à son bureau, Dr Birama Sory Sidibé précise qu’une analyse plus approfondie est demandée pour donner leur coût exact une fois les 4 C (poids, coupe, couleur et pureté) déterminés. Selon lui, un morceau de diamant peut être vendu entre 20 millions et plus de 100 millions de Fcfa en fonction des 4C. L’État prélève 2% de la valeur de chaque morceau comme taxe.  Des études faites en 2006 par des services spécialisés américains distinguent le diamant gemme : pierre pure ou très pure, destinée à la bijouterie-joaillerie du diamant industriel : diamant très impur, en général opaque, destiné à la fabrication d’outils industriels de forage (ex. forage pétrolier, sondage minier) ou de découpage (ex. perçage de bétons armés, sciage de pierres dures, polissage de divers matériaux). Aucune analyse déterminant à laquelle des deux familles nos diamants appartiennent et le potentiel réel du périmètre concerné n’est encore disponible. Toutefois, ce qui pourrait être considéré comme la première mine d’exploitation de diamant au Mali s’étend sur 12 km2. Autre évidence : c’est un gisement de type alluvionnaire (qui découle des ruissellements) où des morceaux de diamants sont sortis de trois trous. «Ce qui prouve à suffisance qu’il y a du potentiel», analyse Dr Birama Sory Sidibé.  Précisons ici que l’extraction du diamant se fait principalement dans les gisements primaires (pipes kimberlitiques) à ciel ouvert (carrière) ou en souterrain. Les dépôts secondaires (placers) peuvent se trouver dans les lits des rivières ou sur les côtes marines (offshore). 20 À 30 MILLIONS DE FCFA– L’exploitation du potentiel découvert dans la région de Bougouni exige des préalables. L’autorisation d’exploration de trois mois dont dispose Samadou Mining a expiré, rappelle l’expert. À ce stade, suggère le spécialiste, il leur faut un permis de recherche d’une durée de trois ans renouvelable. «Mais nous pensons qu’ils peuvent passer à la phase d’exploitation», ajoute Dr Birama Sory Sidibé. Et d’assurer : «Avec un investissement de 20 à 30 millions de Fcfa nécessaires pour l’installation d’une laverie moderne (7 millions de Fcfa) et une pelleteuse, ils peuvent commencer l’exploitation». L’expert précise, ensuite, qu’il s’agit là d’une exploitation artisanale mécanisée. « Car, selon lui, la production du diamant ne requiert aucun produit chimique ».  La directrice nationale adjointe de la géologie et des mines assure de son soutien à cet effet. «Le département fera tout pour accompagner Samadou Mining, afin de quitter le stade artisanal pour une exploitation de meilleur standard», promet Mme Karambé Awa Goundian. Dr Birama Sory Sidibé invite les autorités à investir davantage dans la recherche pour une diversification de l’exploitation minière. «Ceci permettra de prouver l’existence du potentiel minier et de mieux négocier lors des conventions internationales et les contrats miniers», argumente le technicien.  Il a été établi que le Mali dispose d’un potentiel appréciable en diamant dans les zones de Kéniéba, Kangaba et Yanfolila. Les estimations tablent sur 583.598 carats dans les gisements primaires et 1.775.733 carats dans les gisements alluvionnaires. 1 carat équivalant à 0,20g.  On se souvient que l’ancien ministre en charge des Mines et du Pétrole avait confirmé, en 2018, que le Mali possède du diamant. « Les districts miniers de Kénièba, Kangaba et Yanfolila regorgent de milliers de carats de diamant tandis que dans certaines localités de Sikasso et de Taoudéni des recherches supplémentaires étaient en vue pour confirmer l’existence du métal précieux », avait précisé Pr Tièmoko Sangaré.  Rappelons que le Mali a été admis en 2013 au Schéma de certification du processus de Kimberly, un régime international de certification de diamants bruts réunissant gouvernements, industriels et société civile. Le processus de Kimberly (PK) vise à éviter que les recettes émanant du commerce des diamants ne soient utilisées pour financer les activités militaires de groupes rebelles ou terroristes.  Les pays qui ont d’importantes productions alluviales, artisanales ou mécanisées, sont surtout en Afrique : Angola, République démocratique du Congo (RDC), Namibie, Sierra Leone, République centrafricaine (RCA), Guinée, République du Congo, Tanzanie, etc. Selon l’Institut d’études géologiques des Etats-Unis, ils représentent quelque 25 à 30% de la production mondiale qui a atteint près de 180 millions de carats en 2004. OS/MD (AMAP)

Mali-Russie : Signature d’un mémorandum d’entente sur la coopération

Bamako, 08 juin (AMAP) Le Mali et la Fédération de la Russie ont signé, mardi, un mémorandum d’entente sur la coopération entre les deux Etats, à Bamako, sous la présidence du ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a constaté l’AMAP. La signature du document avec la délégation de l’Association russe pour la coopération économique avec les pays africains, conduite par l’ambassadeur de Russie au Mali, Igor Gromyko, a eu lieu au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, ses collègues des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Harouna Mamadou Toureh, des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko et du Développement rural, Modibo Keïta. Auparavant, Maliens et Russes ont eu une séance de travail au cours de laquelle les deux parties ont réaffirmé leur volonté de développer les relations économiques. Le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, et le diplomate russe, Igor Gromyko, ont estimé que la coopération économique entre les deux pays doit être hissée au niveau de celle portant sur le domaine militaire.  M. Diop et M. Gromyko ont indiqué que la coopération économique et commerciale entre le Mali et la Fédération de Russie sera axée sur les domaines de l’agriculture, de l’agro-alimentaire, des infrastructures et des transports, de l’énergie et des mines. Le mémorandum d’entente a été signé par le ministre malien des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, et le représentant de l’Association pour la coopération économique avec les pays africains, Andreï Albechtchenko. Le document a pour objectif d’encadrer les relations avec les entreprises russes dans les domaines des mines et de l’énergie. Ainsi, dans le domaine de l’énergie, il est prévu les réalisations de projets de centrales hydroélectriques, de projets de centrales à gaz et de maintenance des centrales thermiques, des projets de lignes de transports électriques et l’établissement de partenariats avec les opérateurs pour l’importation de gaz butane. S’agissant des mines et du pétrole, le protocole d’accord entend matérialiser les réalisations de l’étude interprétative du bassin de Taoudénit, des études sur l’hydrogène naturel et l’achèvement des projets de forage d’exploration des rifts de Gao (Nord) et Nara (Ouest). A ceux-ci s’ajoutent la réalisation de projets visant à mettre en place la Banque nationale des données pétrolières et celle des projets miniers. Andreï Albechtchenko a rappelé que l’Association pour la coopération économique avec les pays africains a été créée suite au sommet Russie-Afrique. Elle vient en appui aux efforts du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie pour renforcer les relations économiques avec l’Afrique. Tout en saluant la concrétisation de la volonté politique des deux Etats de donner une coloration économique à leurs relations, le chef de la diplomatie malienne a dit que cet accord vient compléter les secteurs déjà existant comme la formation et la coopération dans le domaine de la sécurité. Abdoulaye Diop a rappelé que les deux parties doivent travailler pour jeter les bases d’une coopération politique et stratégique dans les secteurs clés. Selon lui, cela doit permettre de renforcer la coopération sur la base d’un partenariat gagnant-gagnant.   Abondant dans le même sens, l’ambassadeur russe a appelé de ses vœux le développement d’une coopération gagnant-gagnant entre les pays. «La visite du ministre Diop à Moscou a été l’occasion de discuter des questions d’intérêt mutuel», a ajouté le diplomate.  NK/MD (AMAP)

Hausse des prix de l’essence et du gasoil au Mali (Communiqué)

Bamako, 08 juin (AMAP) Au Mali, le litre de supercarburant passe de 762 à  811 Fcfa et celui du gasoil de 760  à 809 Fcfa, depuis mercredi 08 juin 2022, a annoncé l’Office nationale des produits pétroliers (ONAP), dans un communiqué publié mardi 07 juin. « C’est suite à plusieurs facteurs exogènes ayant eu pour conséquence la hausse des cours des produits pétroliers sur le plan international, le gouvernement du Mali a décidé de procéder à un réajustement tarifaire des prix à la pompe », explique l’ONAP. « Malgré cette hausse, le gouvernement continue de subventionner le supercarburant et le gasoil dont les prix de revient non subventionnés devraient être arrêtés respectivement à 1024 Fcfa et à 1039 Fcfa le litre à la pompe », indique la même source. Le communiqué précise que les pertes de recettes relatives aux hydrocarbures pour l’État, au titre de l’année 2022, étaient de l’ordre d’environ 87 milliards de Fcfa. Et d’ajouter qu’avec cette tendance haussière actuelle, « elles sont projetées à environ 215 milliards de Fcfa au 31 décembre 2022 ». Face à la persistance de cette situation, qui engendre une raréfaction et un renchérissement des produits pétroliers, relève le communiqué, le gouvernement appelle les consommateurs à « adopter des gestes et comportements permettant de faire des économies d’énergie pour aider à la maîtrise des besoins ». Le gouvernement salue les partenaires pour leur engagement et rassure les consommateurs que » tout sera mis en œuvre pour amortir l’impact de la flambée des cours mondiaux sur leur pouvoir d’achat ». SS/MD (AMAP