Salon des prospecteurs et entrepreneurs canadiens : Le Mali est un « eldorado » pour les investisseurs miniers, dit le ministre en charge des Mines
Bamako, 08 mar (AMAP) « Le Mali reste une destination sûre pour les investisseurs et les autorités mettent tout en œuvre pour la préservation des investissements », a déclaré le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, mardi, à Toronto, au Canada, selon une source officielle malienne. Le ministre en charge des Mines, en marge du 91è salon de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (PDAC 2023), qui se tiennent depuis dimanche dans la ville canadienne, a présenté les potentialités du Mali devant un public composé essentiellement d’investisseurs et d’hommes d’affaires, rapporte le service de communication du département des Mines, de l’Energie et de l’Eau. Dans son exposé, en présence de l’ambassadeur du Mali à Ottawa, Mme Fatouma Meité, indique la même source, le ministre Traoré a rappelé que « le Mali est une vieille nation démocratique où est née la première Charte des droits de l’Homme la plus connue qu’est la charte de Kourankanfouga. » Il a, aussi, évoqué la situation actuelle du pays « qui se caractérise par la volonté des autorités de mener des réformes indispensables au retour définitif de la stabilité et à l’amélioration des conditions de vie des populations. » Parlant des ressources minières, outre l’or, Lamine Seydou Traoré a relevé que le Mali regorge de plusieurs autres en grande quantité. Il s’agit du lithium, un minerai critique, très recherché aujourd’hui pour la confection des batteries pour l’énergie solaire. À cet effet, le ministre Traoré a annoncé que son pays « dispose de l’une des plus grandes mines de lithium en cours d’installation » dans la localité de Bougouni, dans le Sud du Mali et « dont la production va commencer très bientôt. » « La vision de nos autorités, qui ont engagé des réformes dans le secteur, est de faire en sorte que l’État, les populations et les entreprises profitent de l’exploitation minière », a dit le ministre malien. « Le code minier met un accent sur le contenu local afin de faire bénéficier davantage l’État et les populations des ressources minérales du pays »,a-t-il poursuivi. « Déjà, l’or contribue beaucoup à l’économie de notre pays avec plus de 25% d’apport au budget national, 75% des recettes d’exportation et 10% du PIB », a signalé le ministre des Mines, de l’Energie et l’Eau. En 2022, la production d’or a été de 72,2 tonnes dont 6 tonnes pour l’orpaillage artisanale. Cette tendance en augmentation devrait continuer en 2023, comme l’a témoigné la société B2GOLD dans sa présentation, au cours de l’événement. Selon le ministre Seydou Lamine Traoré, « le Mali est et reste une terre d’accueil pour les investisseurs. » Il a ajouté que toutes les réformes menées ou en cours dans le secteur minier « ont pour objectif ultime de concilier les intérêts des bénéficiaires que sont l’État, les populations et les entreprises. » Le ministre Traoré a, également, rappelé les efforts en cours et résultats obtenus dans le cadre de la sécurisation de l’ensemble du territoire. « Cela en mettant l’accent sur les zones minières qui restent non affectées par l’insécurité, contrairement à l’image que certains médias véhiculent. », a dit M. Traoré. SS/MD (AMAP)
Le Mali participe au 91è salon de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (Ministère en charge des Mines)
Bamako, 06 mar (AMAP) Le ministre malien des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, à la tête d’une forte délégation malienne, prend part au 91è salon de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs (PDAC 2023), ouvert, dimanche, à Toronto, au Canada, selon une source officielle, M. Traoré participe à cette rencontre ainsi qu’une dizaine de sociétés et entreprises maliennes « pour présenter les potentialités du Mali et attirer les investisseurs vers notre pays », indique la cellule de communication du ministère en charge des Mines. Lamine Seydou Traoré cité par la source, a rappelé « l’importance que notre pays accorde à cette rencontre qui permettra de promouvoir la destination Mali et rassurer les investisseurs, tout en expliquant les nouvelles orientations du secteur minier basées sur le développement du contenu local. » Il s’agît de faire en sorte que « le Mali et les communautés profitent de l’exploitation minière sans porter préjudice à l’investissement des entreprises conformément à l’esprit du Code minier. » Le PDAC, qui est « devenu international et surtout incontournable pour les décideurs et professionnels du secteur minier » réunit, cette année, « plus de 30.000 participants venant de 130 pays qui se retrouvent autour des questions portant sur le développement des opportunités commerciales et le développement communautaire dans le secteur minier», ajoute la même source. Cet évènement est le plus grand rendez-vous international des décideurs et professionnels de l’exploration minière. Au cours de la rencontre, annonce la même source, des distinctions seront décernées à des auteurs de l’industrie minière dans le monde pour leur apport au développement minier ou communautaire. SS/MD (AMAP)
Sociétés minières : Vers une amélioration du cadre de collaboration avec les partenaires
Bamako, 17 fév (AMAP) Les sociétés minières organisent, depuis jeudi, a Bamako, la 3è édition de l’atelier de concertation et d’échanges pour l’amélioration du cadre de collaboration entre les mines et leurs partenaires dans l’industrie minière au Mali. Il s’agit de créer un cadre d’échange pour une meilleure collaboration entre les mines et les services techniques de contrôle et de régulation des activités minières au Mali. Selon le directeur général de Barrick Gold Mali, N’Golo Sanogo si cette 3ème édition, tout comme les précédentes, a porté sur le renforcement du cadre d’échanges d’expériences entre les sociétés minières et leurs partenaires dans l’exploitation minière au Mali, « l’introduction du contenu local permettra à l’issue des travaux d’avoir une plus grande visibilité sur les réalisations des sociétés minières en la matière. » Le thème retenu pour cette rencontre de deux jours entre les acteurs du secteur vise à avoir une visibilité sur les projets et les réalisations des sociétés minières en matière de contenu local. L’atelier est une initiative de Barrick Gold. La toute 1ère édition a eu lieu en 2019. Et au fil des ans, elle est acceptée et soutenue par des mines partenaires dont Fekola, Somisy. N’Golo Sanogo a remercié direction de la mine de Fekola et celle de Syama pour leur accompagnement financier tant appréciable dans l’organisation de cet atelier. Pour les participants, il a souhaité que cet atelier soit le lieu d’échanges fructueux sur ce thème qui reste d’actualité. Selon le patron de Barrick Gold Mali, les propositions ou autres recommandations constitueront des contributions significatives dans les débats sur la question. Dans son discours d’ouverture le représentant du ministère des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lassana Guindo, a souligné qu’il est « important que les sociétés minières intensifient les efforts dans les actions s’inscrivant dans le cadre de la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE). » «Nous avons encore besoin de plus d’efforts sincères dans la promotion du contenu local par une meilleure implication des sociétés minières dans les initiatives portées par l’État malien», a souligné M. Guindo. Selon lui, au-delà de la promotion du contenu local, « un enjeu majeur du secteur est la responsabilité dans la gestion environnementale et sociale. » « Il est fondamental que chaque entreprise veille à l’application des meilleurs standards en termes d’impact environnemental et social », a-t-il fait savoir. Le représentant du ministre en charge des Mines a, par ailleurs, rappelé que le gouvernement de Transition « s’est engagé dans une nouvelle vision de développement dont un axe prioritaire est la mise en place des fondements pour l’accélération du développement économique du Mali dans le cadre d’une gouvernance rénovée. » « Cette gouvernance améliorée, a dit Lassana Guindo, concerne aussi bien le secteur public que le secteur privé. » Selon lui, la contribution des sociétés minières à la réalisation de cette vision est le respect strict de la règlementation en vigueur mais, aussi, une approche beaucoup plus responsable dans la mise en œuvre des activités. «Nous comptons donc sur l’engagement des sociétés minières, sur leur responsabilité, sur leur esprit d’entreprises citoyennes pour qu’elles puissent jouer valablement leur rôle dans cette nouvelle phase de développement du Mali», a confié Lassana Guindo. Il a réitéré la ferme volonté du gouvernement, à travers le département des Mines, de respecter les engagements envers les investisseurs, dans le cadre de la politique d’amélioration du climat des affaires, notamment dans le secteur minier. AG/MD (AMAP)
Le gouvernement du Mali exige le respect du prix de la bouteille de gaz (Communiqué)
Bamako, 22 dec (AMAP) Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, met en garde tout contrevenant et contre toute surenchère sur le prix de la bonbonne de gaz butane de 6 kg, indique un communiqué officiel de son departement publié mercredi. « Certains revendeurs de la bonbonne de gaz butane de 6 kg appliquent un prix de vente supérieur au prix indicatif plafond fixé par Arrêté n°2022- 5729/MEF-SG du 07 décembre 2022 déterminant les valeurs en douane des produits pétroliers », a signalé le ministre de l’Industrie et du Commerce dans le communiqué. Le ministre Mahmoud Ould Mohamed rappelle que, « conformément à la structure indicative de prix du gaz butane (annexée à l’arrêté susvisé), le prix du kilogramme de gaz butane est à 1 009 FCFA. « Par conséquent, le prix de recharge de la bombonne de 6 kg ne doit pas excéder 6 055 FCFA», selon la même source, Et de prévenir que toute violation des dispositions de l’arrêté sera sanctionnée conformément à la réglementation en vigueur. Le ministre de l’Industrie et du Commerce invite les populations à dénoncer les contrevenants en appelant aux numéros verts : 36 088 et 36 099 tous les jours ouvrables de 08 heures 30 à 16 heures 00. SS/MD (AMAP)
Economie: La Mine de Morila continue de produire de l’or
Bamako, 16 décembre (AMAP) La mine de Morila continue de produire de l’or malgré le départ du principal bailleur financier Firefinch, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite jeudi dernier lors d’une conférence de presse, animée par son directeur général Idrissa Arama en présence des membres des deux centrales syndicales et de plusieurs de ses collaborateurs. Selon le conférencier, la production n’a pas arrêté de fonctionner après le retrait de Firefinch contrairement à ce que pensent beaucoup de personnes. L’exploitation de la mine de Morila continue et la production se poursuit ainsi que tous les compartiments de l’usine. « Certes nous avons des dettes que nous sommes entrain d’éponger petit à petit. Après le départ du partenaire principal qui détient 80 %, nous avons pu produire une quantité importante de l’or qui a permis à la mine de prendre en charge les dépenses notamment les carburants et les salaires. De nos jours l’usine est fonctionne avec un personnel national de plus de 95% » a affirmé le conférencier qui a salué les entreprises locales qui ont décidé d’accompagner la mine en cette période de dure épreuve. Il a rassuré que la production de l’or peut continuer jusqu’en 2028 selon les études réalisées avant de préciser qu’il faut un bailleur pour pouvoir soutenir la mine en cette période de difficulté. « Aujourd’hui, Morila est endetté et nous sollicitons l’Etat pour nous venir en aide », a dit le premier responsable. Il a également annoncé les grandes actions de la mine dans le développement de la localité ainsi que son apport dans l’économie nationale. Pour le secrétaire général du comité syndical, Abdoulaye Kanté, l’heure est très grave et nous sommes très inquiets car plus de 1000 personnes travaillent dans cette mine dont plus de 500 personnes de la localité. La fermeture peut engendre le chômage d’une masse importante qui a une conséquence sur notre économie, a t’il soutenu avant de lancer un appel aux autorités pour soutenir la mine de Morila. AS (AMAP)
OMVS : La centrale hydroélectrique de Gouina officiellement mise en service
Bamako, 06 nov (AMAP) Les quatre chefs de gouvernement du Mali, le colonel Abdoulaye Maïga, de la Guinée, Bernard Goumou, de la Mauritanie, Mohamed Bilal Messaoud, et du Sénégal, Amadou Ba, ont inauguré, samedi, le barrage hydroélectrique de Gouina, dans la Région de Kayes, dans l’Ouest du Mali. La mise en service du complexe de Gouina est un « moment fort dans la vie de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal OMVS », selon le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga. Il a souligné qu’avec cette réalisation, l’Organisation « vient d’aménager près de la moitié de ses sites de barrages hydroélectriques. Et cet ouvrage est considéré comme un maillon de ce qu’on appelle les ouvrages de seconde génération. » L’ ouvrage est une réalisation de l’OMVS qui regroupe les quatre pays. Il se dresse aux environs immédiats des chutes naturelles de Gouina, situées dans la Commune de Diamou (Kayes) et à 53 km en aval de la confluence Bafing-Bakoye, à Bafoulabé. Sa capacité installée est de 140 mégawatts (MW). La centrale utilise les sorties du barrage de Manantali en amont. Un déversoir de 1,230 m de long construit juste au-dessus de la cascade dirige l’eau dans un canal qui alimentera la centrale. L’ouvrage comprend, également, une ligne de transport 225 kv de 60 km pour le transport de l’énergie produite. Cette gigantesque infrastructure a coûté environ 284 milliards de Fcfa dont 248 financés grâce à un prêt contracté solidairement par le Mali, la Mauritanie et le Sénégal auprès de la banque chinoise de promotion des exportations, Eximbank de Chine. C’est également un groupe chinois, en l’occurrence Sinohydro, qui a exécuté les travaux en 5 ans. Sa production associée à celle de la centrale de Félou augmentera la capacité de production de Manantali de 200 à 340 MW. Pour faire transiter l’énergie de Gouina, l’OMVS a mis en place un projet dénommé Manatali II. Il vise à augmenter la capacité de transit de l’énergie, favoriser les échanges d’énergie dans le cadre du marché d’énergie sous-régionale et renfoncer les capacités de la SOGEM. Le colonel Abdoulaye Maïga a encouragé les instances de l’organisation sous regionale à diligenter les travaux de ce projet, avant de rendre un « vibrant hommage » aux populations, sans lesquelles le barrage de Gouina n’aurait pas vu le jour. Il a magnifié leur sens du patriotisme pour avoir accepté de céder leurs terroirs. Le projet a, en effet, nécessité le relogement de 104 ménages en juin 2018. Le maire de Diamou, Habib Diakité, a confirmé que les ménages affectés ont été tous relogés. Auparavant, le président du Conseil des ministres de l’OMVS, le sénégalais Serigne Mbaye Thiam, a soutenu que l’Organisation est surtout une « communauté de volonté et d’aspirations pour une conservation qualitative de la vie de nos populations ». Au nom de ces homologues, il a exprimé sa reconnaissance à la nation malienne dont le « peuple accorde sa légendaire « djatiguiya » aux ouvrages de Manantali, de Félou et de Gouina ». Le complexe hydroélectrique de Gouina est le quatrième ouvrage réalisé par l’OMVS depuis sa création en 1972, après le barrage hydro-électrique Manantali au Mali, le barrage anti-sel de Diama au Sénégal, et la centrale hydro-électrique de Félou. Ces ouvrages assurent une maitrise partielle du fleuve et donc une disponibilité permanente de l’eau qui permet de satisfaire notamment les besoins énergétiques, la fourniture d’eau potable et l’agriculture irriguée, transport. Le colonel Abdoulaye Maiga a effectué le voyage en compagnie de quatre membres de son gouvernement dont celui en charge de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré. ID/MD (AMAP)
Le gouvernement du Mali suspend l’attribution des titres miniers
Bamako, 30 nov (AMAP) Le ministère malien des Mines, de l’Energie et de l’Eau a annoncé, lundi, la suspension de l’attribution des titres miniers sur toute l’étendue du territoire national à compter de la même date. Selon un communiqué du ministère, le gouvernement fait savoir qu’ « aucune demande de titres miniers ne sera réceptionnée ou traitée par les Services compétents du département en charge des mines à partir de la mise en oeuvre de la décision. » La décision « entre dans le cadre des travaux entrepris pour l’amélioration de la délivrance et du suivi des titres miniers pour mieux servir les acteurs du secteur minier », explique le communiqué. MT/MD (AMAP)
Mali Un atelier de deux jours sur la problématique de l’électrification rurale
Bamako, 25 nov (AMAP) La problématique du développement de l’électrification rurale au Mali est au cœur d’un atelier national de deux jours, ouvert, jeudi, sous l’initiative du Haut conseil des collectivités (HCC) en collaboration avec le ministère des Mines, de l’Energie et de l’Eau, à travers l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification rurale (AMADER). Afin de faciliter l’accès à l’électrification à plus de 70% de la population du Mali, le HCC et le ministère en charge de l’Energie à travers l’AMADER ont décidé d’instituer un cadre de collaboration intersectorielle pour assurer une meilleure coordination entre les différents secteurs. Et de renforcer les synergies possibles pour améliorer l’accès aux services énergétiques en milieu rural Durant deux jours, les acteurs proposeront des recommandations concrètes relatives aux enjeux, défis, acquis, perspectives et au mode de financement durable de l’électrification en milieu rural. Le milieu rural a toujours été un vecteur majeur de développement du Mali. Cependant, le sous-secteur de l’électrification rurale est confronté à d’énormes difficultés qui compromettent la pérennisation de ses acquis et son développement. Il s’agit, notamment, des difficultés de planification, d’investissement, d’exploitation des installations et d’évaluation économique, financière et sociale. OBSTACLES – Dans son intervention, le président du HCC, Mamadou Satiqui Diakité, a attiré l’attention sur le fait que « les zones rurales sont au cœur de la bataille de l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2030 ». Selon M. Diakité, la majorité de la population privée d’électricité se situera « encore pour longtemps, si rien n’est fait, en zone rurale, où la dispersion des habitats, les faibles revenus de la population et les coûts de raccordement sont autant d’obstacles à la disponibilité d’un service électrique pérenne. » Dans ce contexte, l’électrification rurale s’impose non plus seulement comme une solution, maisaussi comme une nécessité. L’expérience apprise des interventions de l’AMADER démontre que les projets d’électrification rurale sont d’abord ceux de développement. Car, l’arrivée de l’électricité dans une localité rurale entraine un développement économique et social. Ainsi, au cours de cet atelier, il sera discuté des thèmes relatifs aux « enjeux, défis, acquis, perspectives et au mode de financement durable de l’électrification en milieu rural ». L’électricité étant une nécessité absolue au bien-être pour les milieux urbain que rural, le citoyen qui vit en ville et celui qui vit en campagne doivent jouir de l’électricité en commun. L’HORIZON 2030 – À cet effet, le PDG de l’AMADER, Amadou Sidibé, a dit que le Plan directeur d’électrification rural (PDER) de sa structure, en cours d’élaboration, prend en compte la satisfaction des besoins en énergie électrique de qualité à un coût abordable. Ce PDER va, aussi, préserver l’environnement à tous les Maliens quel que soit leur lieu de résidence sur le territoire national et quelle que soit leur classe sociale. « Les infrastructures communautaires comme la santé, l’éducation, les adductions d’eau potable, les unités de production de transformation et de conservation et agricoles sont pris en compte par ce nouveau modèle », a précisé M. Sidibé. Et d’ajouter que 18.000 localités abritant des populations de 100 habitants ou plus ont été répertoriées dans le cadre d’un programme ambitieux d’accès universel d’électricité en milieu rural à l’horizon 2030. Le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, qui a présidé l’ouverture de la rencontre, a soutenu qu’ « aujourd’hui plus que jamais, la disponibilité de l’électricité en milieu rural contribue à l’amélioration de la productivité en vue de soutenir une dynamique de croissance forte, durable et inclusive permettant de consolider la lutte contre la pauvreté et à l’atteinte des objectifs du développement durable (ODD) . » Il a, dès lors, a rappelé que l’amélioration de la qualité de vie des populations à travers le renforcement de l’accès aux services sociaux de base tels que l’électricité fait partie des objectifs prioritaires de l’action gouvernementale, notamment l’axe 4 du Plan d’action du gouvernement de la Transition. L’accès aux services énergétiques modernes en général et à l’électricité en milieu rural, en particulier, est une composante importante de cette politique qui vise à assurer un développement intégré des zones rurales et urbaines du Mali. Le chef du gouvernement par intérim a assuré que les autorités de la Transition ont engagé la relecture des documents, des stratégies et des textes du secteur de l’énergie ainsi que l’élaboration de divers plans d’investissements. La cérémonie d’ouverture des travaux a eu lieu en présence du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, et des gouverneurs de région. OD/MD (AMAP)
Mali : Le gouvernement fait le point de ses efforts sur le pouvoir d’achat
Bamako, 23 nov (AMAP) Depuis des mois, le gouvernement du Mali consent d’énormes efforts pour, non seulement, renforcer le pouvoir d’achat mais aussi atténuer l’impact de la hausse des prix à l’international sur les prix pratiqués au plan national, ont indiqué, mardi, les ministres de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, et de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou Face à la presse, pour faire le point des mesures et des stratégies pour soutenir le pouvoir d’achat, le ministre Mahmoud Ould Mohamed, a ajouté qu’un plan d’action a été élaboré pour rendre possible l’approvisionnement du pays et permettre aux consommateurs d’accéder aux produits à des prix abordables. Le gouvernement a fourni des efforts pour renforcer le pouvoir d’achat des Maliens, en dépit de la persistance de la crise sécuritaire qui a fait perdre à l’État 400 milliards Fcfa. D’autres difficultés, notamment la crise sanitaire, ont eu un fort impact négatif sur l’économie nationale. Malgré l’insuffisance des ressources, le gouvernement a déployé des mesures qui ont notamment permis l’approvisionnement correct du marché et la maitrise des prix des produits de première nécessité, selon le ministre. FLAMBEE DES PRIX – C’est ainsi que le prix du riz a augmenté de seulement 1,1% au Mali alors que le taux était de l’ordre de 50% au niveau international. « Et pour cause, a expliqué le ministre, le gouvernement a accordé des subventions. Les efforts de l’Etat ont évité une flambée incontrôlable des prix de la farine, du lait et de l’huile alimentaire. » S’agissant de la farine, le prix a augmenté de 43% sur le marché international, mais l’impact au niveau national a été de 1,4 %. Pour le lait, l’impact a été de 0,6% alors que le prix a augmenté de 43,4% au niveau international. Quant aux huiles alimentaires, le Mali a enregistré une augmentation de 0,3%, contre 14, 4% à l’international. Les prix appliqués au sucre ont augmenté de 3% au Mali, tandis que le taux d’augmentation à l’international est de 7,6%. Si les hydrocarbures ont augmenté de 36,4% au niveau international, l’amplitude au Mali était de 0%. Pour s’assurer du respect des prix sur le marché national, «Cinq cents contrôles ont été effectués », selon Mahmoud Ould Mohamed, ajoutant que les efforts vont se poursuivront pour appliquer les prix plafonds sur le marché. Abondant dans le même sens, le ministre de l’Economie et des Finances a affirmé que pour augmenter le pouvoir d’achat des salariés et leur permettre d’avoir un revenu supplémentaire pour faire face aux différentes crises, le gouvernement est passé par une justice sociale avec les partenaires sociaux. Ce qui a permis d’avoir une harmonisation de la grille salariale avec un impact annuel d’environ 200 milliards de Fcfa. ABATTEMENTS FISCAUX – Au même moment, des discussions sur les indemnités liées à beaucoup de corps et pour améliorer la vie des Maliens ont eu lieu. « Pour les entreprises privées, le gouvernement a fait des abattements fiscaux, avec comme impact 7,5 milliards de Fcfa et pendant la période 2020-2022, quelque 390 milliards de Fcfa de dettes intérieures ont été apurées », a expliqué le patron de l’hôtel des finances. L’objectif est de permettre aux entreprises de pouvoir continuer à fonctionner. Par ailleurs, 39 milliards de Fcfa ont été investis dans le payement des ménages en difficulté. A ces efforts s’ajoute, la subvention des produits de première nécessité. Le riz et le sucre ont été subventionnés en deux vagues, en plus du lait et de l’huile alimentaire. Sur la période 2021-2022, plus de 17,640 milliards Fcfa de manque à gagner sont enregistrés sur l’importation du riz. Il est de 8,151 milliards de Fcfa pour le sucre en 2022. Concernant le lait, le manque à gagner est de 3,93 milliards de Fcfa, 1,675 milliard de Fcfa pour l’huile alimentaire et 115 milliards de Fcfa pour les produis pétroliers. Pour le gaz sur lequel les subventions ont été arrêtées au mois de mai, le manque à gagner est de 17 milliards en 2021 et 2022 et 3,252 milliards de Fcfa pour les graines de coton. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a instruit la mise en place d’une Commission interministérielle qui va plancher sur la question de l’approvisionnement du pays en denrées de première nécessité. Cette Commission s’attèlera, aussi, à la maîtrise de la hausse des prix. Babba B. COULIB(AMAP)
Le Mali attend 120 tonnes de produits de première nécessité de la Russie (Ministre de l’Economie)
Bamako, 03 nov (AMAP) Le Mali devrait recevoir, dans les semaines à venir, environ 120 tonnes de produits de première nécessité, pour un montant de 100 millions de dollars soit ( 50 milliards de Fcfa, en provenance de la Russie à partir le corridor Conakry-Bamako, a annoncé, mercredi, le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. « Il s’agit de la première livraison d’une importante commande du gouvernement de Transition dans le cadre du partenariat commercial et stratégique entre le Mali et la fédération de Russie. », a indiqué M. Sanou, qui a effectué une mission en Russie, du jeudi 27 octobre au mercredi 02 novembre 2022. Cette importante commande est répartie entre 65.000 tonnes de produits d’hydrocarbure, 35.000 tonnes d’engrais (urée) et 25.000 tonnes de blé. Lors de sa mission, le chef du département en charge de l’Economie était accompagné d’une importante délégation composée outre de responsables techniques de son département, des techniciens de plusieurs entreprises d’État : l’Office national des produits pétroliers (ONAP), l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM) et la Compagnie malienne pour développement du textile (CMDT). Arrivé le jeudi 27 octobre à Moscou, dans la capitale russe, le patron de l’hôtel des Finances et sa délégation ont mené des négociations portant sur plusieurs secteurs économiques, avec des responsables techniques russes. Ces négociations ont abouties à la signature d’une convention sur des produits stratégiques entre les deux États. Selon ministre Sanou, ce partenariat permettra à notre pays « de sécuriser ses sources d’approvisionnement en produit stratégiques dans un contexte international de plus en plus tendu. » « L’objectif de ce partenariat est de maintenir un approvisionnement correct, régulier et sécurité du Mali, en denrées de première nécessité », a expliqué Alousséni Sanou. AT/MD (AMAP)

