Echanges entre le Premier ministre et l’ambassadeur de Chine au Mali, Chen Zhihong

Bamako, 25 mar (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division, Abdoulaye Maïga, a reçu, ce mardi, l’ambassadeur de Chine au Mali, Chen Zhihong, pour une séance de travail sur les exploitations illégales de ressources minières par des ressortissants chinois au Mali En présence notamment des ministres en charge des Affaires étrangères, de la Sécurité, des Mines, de l’Environnement, des Réformes politiques, ainsi que des Secrétaires généraux des ministères chargés de l’Administration territoriale et de la Justice, le Premier ministre a indiqué que cette relève de la sécurité nationale. Il a rappelé le caractère « stratégique du partenariat entre les deux pays » impulsé par leurs chefs d’État, et a félicité l’ambassadeur pour son soutien diplomatique. Cependant, il a exprimé ses préoccupations concernant l’implication de plusieurs ressortissants chinois dans l’exploitation illégale de l’or, entre 2021 et 2025, entraînant de graves conséquences sur l’environnement et les populations locales. Prenant la parole, l’ambassadeur Chen Zhihong a présenté ses condoléances et exprimé sa solidarité au gouvernement et aux familles des victimes. Il a réaffirmé « l’engagement de la Chine à soutenir les réformes du Mali contre l’exploitation illégale », tout en suggérant la mise en place d’un système de coordination entre l’ambassade de Chine et les ministères concernés, « afin de garantir le respect des réglementations grâce au partage d’informations en temps opportun.’ En réponse, le Premier ministre a insisté sur l’arrêt immédiat de toute activité illégale menée par des sociétés ou ressortissants chinois ne respectant pas les normes en vigueur. Il a également souligné « la nécessité, avant tout investissement, de prendre contact avec les départements compétents afin d’éviter toute irrégularité. » OS/MD (AMAP)

Kangaba : Réunion information sur les mesures du gouvernement face aux sinistres sur les sites miniers

Kangaba, 25 mars (AMAP) Le préfet du cercle de Kangaba, Abou Dao, a présidé, lundi, une rencontre d’information entre les responsables des sociétés minières et les maires des communes abritant des sites miniers, à la suite des mesures prises par le gouvernement après les sinistres survenus récemment sur des sites miniers dans les Cercles de Kéniéba et Kangaba (Ouest), a constaté l’AMAP sur place. Les échanges ont porté sur les mesures prises au niveau local dans le but de préserver non seulement des vies humaines, les espèces aquatiques et l’environnement, mais aussi de prévenir les conflits communautaires. « Ces mesures, au niveau local, portent sur l’interdiction du dragage, de la fabrication des dragues, du transport des dragues et l’entrée dans tout le cercle des machines pelleteuses, sans un document dûment délivré par les services compétents », a-t-on précisé. Par contre, au niveau national, il est mis fin à la délivrance des permis d’exploitation artisanale. Le préfet mettra un accent particulier sur l’exécution correcte des plans de développement communautaire et ceux de réhabilitation des anciens sites. Abou Dao a insisté sur le travail des comités de veille et sur la médiatisation des activités relatives aux plans de développement communautaire. De leur côté, les participants ont souhaité « un renforcement accru des activités de sensibilisation surtout à l’endroit des groupements féminins pour éviter d’éventuelles sinistres sur les permis miniers ». SD/OD/MD (AMAP)

Gao : la pénurie du carburant persiste

Par Abdourhamane TOURE Gao, 22 mar (AMAP) Dans la Cité des Askia, Gao, dans le Nord du Mali, le baril de 200 litres d’essence, en provenance de l’Algérie coûte à 280 000 voire 300 000 Fcfa dans les garages des arabes et le litre est vendu entre 1 600 et 2000 Fcfa dans les bouteilles chez les petits revendeurs. Il est de notoriété publique que la Région de Gao est approvisionnée en carburant par les deux pays voisins (l’Algérie et le Niger). Et le commerce de ce liquide précieux en provenance de l’Algérie et du Niger reste toujours dans l’informel. Malgré son importation illégale par les commerçants, son prix reste toujours inaccessible pour les clients alors que courant 2015 et 2016, il a été vendu à 400 Fcfa le litre dans toutes les stations d’essence à Gao. Chaque année, à l’approche de mois béni de Ramadan, le prix des denrées alimentaires, en particulier le carburant, prend l’ascenseur sur le marché de Gao. Cette situation est devenue une habitude chez les commerçants de Gao. Naturellement, le carburant semble être le produit dont la hausse du prix tire automatiquement vers le haut celui de tous les autres sur le marché. Le correspondant de l’AMAP, a pu noter qu’actuellement, dans la ville de Gao, la station d’essence de la société Néma et frère (SONEF) est la seule qui vend le litre d’essence à la pompe à 850 Fcfa. Son responsable de Gao, Ibrahim Moussa, a déclaré que la société dispose à la pompe d’un ancien stock de carburant qu’elle continue à vendre à 850 Fcfa le litre. Selon lui, la quantité disponible ne pourra pas tenir longtemps parce que la demande est forte. « Malgré la crise de l’essence dans la ville, notre société continuera à céder le litre de l’essence à 850 Fcfa aux populations de Gao », a-t-il promis. Pour lui, si les autorités veulent que le prix du carburant à la pompe reste stable, ils doivent interdire la sortie de l’essence de la ville de Gao. Dans les jours à venir, si la mesure d’interdiction de sortie du liquide précieux n’est pas appliquée, la pénurie d’essence sera pire et le litre d’essence à la pompe pourra atteindre 3 000 Fcfa. Selon le responsable de la station d’essence de la SONEF, si le baril d’essence de 200 litres se vend à Gao à 350 000 Fcfa, la même quantité est revendue à une trentaine de kilomètres de la ville à 500 000 Fcfa. Abdoul Wahab, rencontré à la station d’essence de la SONEF, tenant les guidons de son engin à deux roues, comme beaucoup d’autres clients en file indienne, sous un soleil ardent, est à la recherche du carburant. Il dit être venu acheter de l’essence ici parce que c’est moins cher par rapport à d’autres points de vente où le litre d’essence est cédé à 1 500 voire 2 000 Fcfa. PENURIE ET INSECURITE – Abass Maiga dit Saramaya est un revendeur-détaillant de carburant, en face de l’Assemblée régionale de Gao. Il affirme avoir acheté le baril de 200 litres d’essence à 280 000 Fcfa pour vendre au détail dans les bouteilles, à raison de 1 500 Fcfa. « Souvent, le baril ne vaut pas 200 litres », se plaint-il. Il explique la pénurie de carburant par l’insécurité. « Parce que, souvent, les terroristes interceptent les chauffeurs de camions-citernes, les tuent et brûlent les leur véhicule. » Le revendeur détaillant estime que la seule solution pour l’approvisionnement de la ville de Gao en carburant, est de libérer l’axe Gao-Sévaré et Gao-Niger. Le directeur régional de la Société des télécommunications du Mali à Gao, Issa Dembélé, pense que la flambée du prix du carburant est due aux conditions (insécurité) de ravitaillement de la région. Aguissa Touré, un agent du gouvernorat de Gao soutient que, chaque année, à la veille du mois de Ramadan, le prix du carburant à la pompe, comme au dépôt, augmente sur le marché de Gao. Le président du Conseil communal de Gao, Aguissa Cissé, rappelle que chaque année à la même période, le prix du carburant prend l’ascenseur. « C’est pourquoi, nous avons décidé de trouver, à l’amiable, un point d’accord avec les vendeurs de carburant », a-t-il dit. Selon le président des jeunes dans la commune, il s’agit de vendre le litre d’essence à la pompe à 1000 Fcfa quelques soient les difficultés. « Cette année, le même phénomène s’est répété mais la hausse du prix du carburant a été signalé depuis l’Algérie. C’est pourquoi le baril de 200 litres d’essence coûte à Gao 340 000 Fcfa »,  a révélé  M. Cissé. « Nous continuons à négocier avec les commerçants arabes qui approvisionnent la ville en carburant et les revendeurs pour que le prix du litre ne dépasse pas 1 500 Fcfa », a dit le président du Conseil communal de Gao. Le président de la société civile de Gao, Soumaïla Soumaré, explique que les commerçants doivent respecter les règles du négoce. Pour lui, « c’est inadmissible que le prix du carburant monte, à chaque approche du mois de carême alors que le prix d’achat a beaucoup diminué, suite à l’arrêt des activités de certaines organisations non gouvernementales dans la région », Et d’annoncer : « Avec l’ensemble des forces vives de la région, des dispositions sont en cours pour rabaisser le prix du carburant. ». Le directeur régional du Commerce, de la Concurrence et de la Consommation, Mansa Coulibaly, a dit que toute la chaine de ravitaillement et de vente du carburant sur les deux axes Niger-Gao et Algérie-Gao est dans l’informel. Selon lui, tous ceux qui vendent du carburant dans les barils, au niveau des dépôts (garage) et dans les bouteilles « sont appelés dans notre jargon des délinquants. » La vente du carburant dans les bouteilles est illégale, soutient M. Coulibaly qui précise que le carburant doit être vendu à la pompe (la station d’essence) et cette vente, elle-même, obéit à des normes. « En effet, la flambée de prix du carburant est dû au fait que le pays voisin, le Niger, qui ravitaille la région de Gao,

Le Mali se dote d’un Fonds des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transports

Bamako, 13 mar (AMAP) Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a décidé de doter le Mali d’un Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transports, annonce un décret présidentiel en date du 11 mars 2025 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de ce Fonds, Le décret présidentiel fixe l’organisation et les modalités de fonctionnement du Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport. Le texte précise que « les recettes perçus au titre du Fonds sont versées dans un compte dénommé Fonds de réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport » ouvert dans les livres du Trésor public. Le ministre chargé des Finances est l’ordonnateur principal du Fonds et peut déléguer son pouvoir d’ordonnateur, conformément à la réglementation en vigueur. A ce titre, il est chargé « de définir les orientations stratégiques du Fonds, d’approuver le budget et d’assurer le suivi de son exécution, d’approuver les programmes et projets soumis au financement du Fonds, d’approuver l’arrêt des comptes, d’assurer le suivi de l’exécution correcte des programmes annuels. » Un comité de pilotage, présidé par le ministre chargé des Finances ou son représentant, est mis en place avec des membres fournis par des départements ministériels concernés par le Fonds. Selon le décret, ce comité de pilotage est tenu de fournir chaque année le rapport annuel d’activités et de gestion du Fonds de l’exercice clos, au plus tard le 30 juin de l’année en cours. Et le rapport est transmis au président de la République. Dans son article 10, le décret dispose : « Sous réserve des pouvoirs des autorités de tutelle, le comité de pilotage est habilité à prendre toute décision concernant les objectifs, l’organisation, la gestion et le fonctionnement du Fonds. » Le décret indique que le Payeur général du trésor est le comptable assignataire de ce Fonds. A ce titre, il produit, à la fin de chaque exercice budgétaire, un compte de gestion du Fonds. Les opérations sur le Fonds sont prévues, autorisées et exécutées dans les mêmes conditions que celles du budget de l’Etat. L’article 13 du décret dit que l’utilisation des ressources du Fonds fait l’objet d’un rapport annuel produit par le comité de pilotage et soumis au contrôle des structures compétentes de l’Etat. Sur ce point, un arrêté du ministre chargé des Finances fixe, au besoin, les modalités particulières d’exécution des opérations du Fonds. S’agissant des dispositions finales, les ministres en charge de l’Economie et des Finances, des Mines, de l’Energie et de l’Eau, des Transports et des Infrastructures, de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population sont chargés, « chacun en ce qui le concerne », de l’exécution du décret. OD/MD (AMAP)    

Mine de lithium de Bougouni Mining :  le Gouverneur visite les chantiers

Bougouni, 06 mar (AMAP) Le gouverneur, le général de Brigade Ousmane Wélé, s’est rendu sur le site minier de lithium de Bougouni (Sud) dont l’inauguration est prévue dans quelques mois, pour constater l’état d’avancement des travaux de cette mine, la deuxième au Mali, a constaté l’AMAP. Le général Wélé a d’abord rendu visite aux notabilités de deux villages environnants. A Sourgoula pour présenter ses condoléances suite au décès du chef de village il y a quelques mois. A N’Ganala,  un accueil chaleureux a été réservé à la délégation du gouverneur. Ensuite, sur le site de la mine, la délégation a été accueillie par le Directeur pays de la mine de Bougouni Mining SA, Mohamed Niaré et le CEO (Pdg), Cai Yusheng Le CEO a fait démarrer les travaux avec son mot de bienvenue, suivi des présentations de différents responsables de Bougouni Mining sur les aspects de sécurité dans la mine, le plan environnemental, l’aspect communautaire et couronné par la présentation d’un draft sur la création de la mine, des premières démarches administratives à sa fonctionnalité envisageable prochainement. Les questions réponses ont permis d’édifier les responsables techniques et administratifs sur la description du lithium, les aspects financiers avec les cours mondiaux et sur les retombées pour le budget national et l’épineuse question du recrutement. La mission du gouverneur s’est poursuivie avec une visite du chantier pour expliquer le dégrossissage de la pierre brute à l’usine, le processus de production du métal, le temps que prendra la crise énergétique mondiale et la solution du lithium. Le Directeur pays de Bougouni Mining SA et le gouverneur de la Région de Bougouni se sont, ensuite, adressé à la presse pour se réjouir de leur « volonté de collaboration mutuelle pour le développement économique du Mali. » Le gouverneur a apprécié les présentations lors de la séance travail tout en encourageant « la collaboration entre les communautés et la mine. » « Ce qui permettra de répondre au crucial problème de chômage des jeunes de la Région de Bougouni en particulier », a dit le chef de l’exécutif régional. Il s’est dit attentif aux préoccupations de la mine et des populations tout en les assurant de son « accompagnement indéfectible. » Le général Wélé était accompagné d’une forte délégation dont les membres de son cabinet et le maire de la Commune urbaine de Bougouni. Étaient aussi présents, les maires de Kola, de l’Inter-collectivités de Tiémala Banimonotié, des services techniques, des forces de défense et de sécurité. BHT/MD (AMAP)

Clôture de la 7ème session ordinaire du CESEC : De nombreuses propositions, recommandations et résolutions sur le secteur minier

Bamako, 17 fév (AMAP) Le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) a clos, lundi,  la 7ème session de sa 6ème mandature, qui s’est déroulée du 03 au 17 février 2025, en adoptant des recommandations, propositions et résolutions, sur le thème : « le secteur minier au Mali : vers une exploitation alliant développement économique, social, culturel et la préservation de l’environnement. » Entre autres, l’institution a recommandé de sensibiliser les communautés (mouvements de jeunes, autorités traditionnelles, société civile), d’instaurer un cadre périodique entre les acteurs intervenants dans le secteur minier, de renforcer la coordination entre les services techniques de l’État et les forces de sécurité dans le cadre des missions de suivi et de faciliter la mobilisation du fonds dédié à l’étude d’impact environnement et social. Sous la présidence de Yacouba Katilé, président du CESEC, en présence du premier ministre et ministre de l’Administre territoriale, le général de division Abdoulaye Maiga, du président du Conseil national de Transition (CNT), Malick Diaw, le président de la Cour suprême, Famanta Théra et le ministre de l’Économie et des finances, Alfousseyni Sanou, cette session finale  s’est tenu dans la salle de plénière de l’institution. Le président du CESEC a fait observer une minute de silence à la mémoire des disparus suite à l’effondrement des sites miniers dans la Commune rurale de Dabia et dans le Cercle de Kangaba, dans l’Ouest du Mali. Yacouba Katilé a dit que deux semaines durant, les conseillers de la République et membres associés ont fait immersion dans l’univers minier. Paraphrasant le poète ajouté : « Nous avons creusé, fouillé, bêché. Nous n’avons laissé nulle part où la main puisse passer ou repasser. » « L’exercice a consisté à identifier, comme l’indique le thème, les difficultés majeures, les défis et dégager des pistes de solutions conformément à notre statut d’Assemblée consultative »,a-t-il poursuivi. « De la chaine de valeur de l’exploitation minière en passant par le cadre institutionnel, les différentes implications sociales en termes de développement et particulièrement, les aspects environnementaux qui demeurent la difficile équation à résoudre, aucune dimension n’a été occultée », a souligné le président du CESEC. Le Premier ministre a, au nom du président de la Transition, remercié les membres du CESEC de les avoir associés à cette importante initiative. Le général Abdoulaye Maiga a indiqué qu’après quatorze jours intenses de réflexion « nous comprenons aisément que le CESEC et demeure une force de proposition. » Selon lui, « le thème de cette session reflète et indique à suffisance le profil équilibriste de vous-même (ndlr : président du CESEC) et de vos collaborateurs membres de ce conseil », a fait savoir le chef du gouvernement. Avant de dire qu’on aurait pu reformuler le thème de la session en « l’exploitation des sites miniers, aujourd’hui, malheureusement tu, est malheureusement source de beaucoup de désordre. » ST/MD (AMAP)

Effondrement d’une mine artisanale à Kéniéba : Cinquante morts dont 98% de femmes (Bilan provisoire)

Kéniéba, 16 fev (AMAP) Cinquante (50) personnes dont 98% de femmes, ont trouvé la mort dans l’effondrement d’une mine artisanale, survenu samedi, vers 6 heures du matin, à Bilalkoto, dans le Cercle de Kéniéba, Région de Kayes (Ouest), selon un bilan provisoire, recueilli par l’AMAP de sources locales. D’après les dernières informations recueillies auprès d’un habitant de Talato, la mine artisanale, appartenant à des Chinois, se trouve entre les villages de Bilalkoto et Talato, entre 13 et 15 km de Dabia, chef-lieu de ladite commune. Les mêmes sources précisent que parmi les victimes, figurent deux ressortissants burkinabè dont les corps auraient été découverts parmi les victimes du village de Talato. Joint au téléphone par la représentation régionale de l’AMAP, le maire de la Commune rurale de Dabia a dit préféré garder le silence sur le drame. Informé, le préfet du Cercle de Kéniéba, accompagné de la protection civile, de la gendarmerie, de la police et de la société civile, s’est rendu sur les lieux où se trouvait déjà une forte délégation de la commune de Dabia. Les recherches continuent pour retirer des décombres d’autre victimes. MFS/BMS/MD (AMAP)

Kéniéba : Au moins 48 personnes ensevelies dans l’effondrement d’une mine artisanale.

Kayes, 16 fév (AMAP) Au moins 48 personnes ont trouvé la mort, samedi, lors de l’effondrement d’une mine artisanale, survenu vers 6 heures du matin, à Bilalkoto, dans le Cercle de Kéniéba, Région de Kayes (Ouest), selon des témoins. Parmi les victimes, dont les corps ont pu être retirés par les populations, de concert avec les services compétents, figurent 33 femmes du village de Talato, et 10 Burkinabé, d’après une source locale. L’enterrement de ces victimes a eu lieu le même jour vers le crépuscule Un engin de terrassement est tombé sur le groupe de femmes qui travaillaient dans un trou à la recherche de l’or sur ce site qui était exploitée par les Chinois. Cette tragédie pose la problématique des mines dans le Cercle de Kéniéba. Certains estiment que les sociétés minières doivent penser à l’aménagement de leurs sites après la fermeture. Beaucoup de familles donnent en bail leurs champs et vergers à des Chinois contre des millions de Fcfa. Cette opération leur permet d’avoir de l’argent pour faire face aux dépenses familiales dans une zone où le coût de la vie devient de plus en plus élevé à cause de l’exploitation de l’or et d’autres ressources naturelles. BMS/MD (AMAP)

Kangaba : Cérémonie de sacrifice pour les victimes de l’éboulement sur le site de Bagama Mining

Kangaba, 04 fév (AMAP) Une cérémonie de sacrifice en hommage aux 12 morts dans l’éboulement survenu, le 29 janvier, sur le site de Bagama Mining, a eu lieu lundi, sous la présidence du préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, et en présence des légitimités traditionnelles de Danga et environs. Le bilan définitif est de 12 morts dont 11 femmes et 01 garçon de 02 ans. Les éléments de la protection civile, en accord avec le service local du Développement social et les bonnes volontés, après trois jours d’efforts, ont décidé d’arrêter les recherches. Les services sociaux ont alerté sur des risques sanitaires, environnementaux, de contaminations du sol, de l’eau et de l’air, sur les lieux de l’éboulement. Pour éviter ces risques, ils ont recommandé de renforcer la surveillance épidémiologique dans la zone, de mettre en place un réseau d’alerte et de renforcer des activités de sensibilisation. Les légitimités traditionnelles de Danga ont formulé des bénédictions et remercié les autorités de la Transition « dont l’appui a permis de faire des sacrifices pour les victimes. » Elles ont, également, prié « pour que de tels sinistres ne se produisent plus. » Pour sa part, le préfet du Cercle de Kangaba a, au nom des autorités nationales, invité les populations et les détenteurs de permis « à travailler dans la légalité en vue d’éviter de telles catastrophes. » SD/MD (AMAP)

Kangaba : Une digue a cédé à Danga, aucun bilan pour le moment

Kangaba 30 janvier (AMAP) Une digue a cédé, mercredi, inondant des excavations sur le permis minier de Bagama Mining à Danga, dans la Commune rurale de Nouga, sans qu’il soit possible, pour le moment, d’en établir un bilan exact, a appris l’AMAP. Des femmes venues des villages voisins, qui travaillent quotidiennement dans des excavations faites par des pelleteuses, ont été toutes englouties par les eaux. Les autorités locales, aussitôt informées, ont déployé des équipes sur place pour aider les bonnes volontés à extraire les corps des décombres. Les recherches ont duré toute la journée du mercredi avec 11 pelleteuses sans qu’un seul corps ne soit trouvé. Jeudi matin, très tôt, une forte délégation conduite par le gouverneur de la Région de Koulikoro, le colonel Lamine Kapory Sanogo, s’est rendue sur le lieu de l’accident. La mission du gouverneur a été consternée en voyant l’excavation toujours remplie d’eau boueuse sous laquelle se trouveraient plusieurs corps de femmes. Les recherches sont en cours avec les moyens de bord. Le gouverneur et sa délégation ont rencontré les autorités traditionnelles de Danga. Il leur a,, au nom des autorités du pays, présenté « les condoléances les plus attristées » et remis une enveloppe symbolique de 500 000 francs Cfa. Le chef de village de Danga, a informé le gouverneur de l’absence notée de 05 femmes dans son village. A part cela, aucun autre bilan n’est disponible. Les responsables de Bagama Mining ont donné la certitude au gouverneur de déployer rapidement les grands moyens pour vider l’excavation afin de retrouver tous les corps. Avant de quitter les lieux, le colonel Sanogo a invité les responsables de Bagama Mining à « prendre toutes les dispositions afin d’éviter de telles sinistres. » Il y a, à peine deux mois, un incident s’est produit, dans la même localité, entre les chasseurs et les orpailleurs clandestins faisant plusieurs blessés. SD/MD (AMAP)