Kangaba : Visite de terrain du préfet du Cercle

Kangaba, 23 avr (AMAP) Le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, s’est rendu, mardi 22 avril 2025, au commissariat de Police de la ville où sont stockés les dragues saisies, puis au Lycée public où il a prodigué des conseils aux élèves en classe de terminale, dans le cadre d’une visite de terrain, a constaté l’AMAP. Après plus d’une année de sensibilisation pour arrêter le dragage sur le fleuve et les cours d’eau, la phase de répression a commencé. Plusieurs de ces engins, en circulation sur la Route nationale, ont été arrêtées et saisies par les forces de l’ordre sur instruction du préfet du Cercle et en application de l’article 62 du code minier. « Les activités de sensibilisation et de répression seront désormais finies », a déclaré le préfet. Il a invité les officiers de police judiciaires à faire rapidement les dossiers et les transmettre au procureur. Au Lycée public de Kangaba, il s’est agi, pour le préfet et sa suite, de prodiguer des conseils aux élèves de Terminale à quelques semaines des examens. En plus des conseils, la délégation a formulé des bénédictions pour de bons résultats au baccalauréat,session de juin 2025. Abou Dao était accompagné par le doyen des chefs de services techniques, la représentante de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), du président du Comité de gestion scolaire (CGS) du Lycée et des représentants des forces de l’ordre. SD/MD (AMAP

En visite dans le Cercle de Kéniéba, le gouverneur de Kayes (Ouest) a eu plusieurs rencontres

Kéniéba, 23 avr (AMAP) Le gouverneur de la Région de Kayes, le général de Brigade Moussa Soumaré a consacré la deuxième journée de sa visite, mercredi, dans le Cercle de Kéniéba à des huis-clos à la préfecture, a constaté l’AMAP. Le chef de l’exécutif régional a rencontré d’abord le 1er adjoint au préfet, Sékou Kanta, et les sous-préfets. Il s’est, aussi, entretenu successivement avec les services locaux, les maires, les légitimités traditionnelles, la société civile et les compagnies minières. Le général de brigade Moussa Soumaré a informé ses différents interlocuteurs des différents textes en vigueur sur les mines, la gestion des mairies, parmi tant d’autres. Il a aussi recensé les préoccupations et les attentes des services et des de forces vives de Kéniéba. Le programme de jeudi prévoit une conférence sur les textes régissant les mines, la visite du projet Tambaoura et du champ solaire. BMS/MD (AMAP)

Kidal : La ministre Oumou Sall Seck s’engage pour l’emploi et la formation des jeunes

Bamako, 17 avr (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a reçu en audience, mercredi 16 avril 2025, Mohamed Ag Itouss, président de la Délégation spéciale du Conseil régional de Kidal pour des échanges axés sur les défis de l’emploi et de la formation dans cette région dans le Nord du Mali. Mohamed Ag Itouss a exposé les difficultés majeures de Kidal, notamment le manque d’opportunités pour les jeunes. « Cette audience est essentielle, vu le rôle stratégique de votre ministère dans la lutte contre le chômage et la promotion de l’entrepreneuriat », a-t-il déclaré, exprimant sa gratitude à la ministre. Il a plaidé pour le retour des services déconcentrés du ministère dans la région, soulignant que « la formation professionnelle et l’emploi sont des leviers pour maintenir les jeunes, encourager le retour des déplacés et des réfugiés, et assurer leur ancrage durable ». En réponse, Oumou Sall Seck a réaffirmé l’engagement des autorités maliennes envers Kidal. « Cette région est une priorité pour le président de la Transition », a-t-elle assuré, dévoilant les grandes lignes d’un programme national ambitieux, suivi par le Premier ministre, le général de Division, Abdoulaye Maïga, et dédié au développement de la région. Elle a encouragé M. Ag Itouss à poursuivre ses efforts pour le retour des populations et à s’impliquer dans les projets du ministère. D’autres rencontres sont prévues pour renforcer cette collaboration et soutenir le développement local de Kidal. OS/MD (AMAP)

Le Mali dévoile sa Vision « Mali Kura 2063 » et la SNEDD 2024-2033 aux partenaires internationaux

Bamako, 17 avr (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé jeudi au Centre International de Conférences de Bamako (CICB) la présentation de la Vision « Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033) aux Partenaires techniques et financiers (PTF). Placée sous le haut patronage du général d’Armée Assimi Goïta, président de la Transition, la rencontre marque une étape clé dans la construction du « Mali nouveau ». « Cette vision trace une voie claire vers le développement à l’horizon 2063, en s’appuyant sur les aspirations exprimées par le peuple malien lors des Assises nationales de la refondation », a affirmé le Premier ministre. Il a ajouté : « Nos choix stratégiques privilégient l’indépendance, la souveraineté et l’émergence économique, en valorisant les potentialités nationales et la résilience face aux crises. » La SNEDD repose sur cinq priorités majeures, à savoir le renforcement de la souveraineté, de la paix et de la sécurité, la refondation de la gouvernance, la transformation économique et la croissance durable, le développement du capital humain et la résilience territoriale, ainsi que la gestion durable de l’environnement et l’adaptation aux changements climatiques. « Le coût global de la SNEDD s’élève à 61 232,1 milliards de FCFA, soit 6 123,3 milliards par an, avec un besoin de financement complémentaire de 1 139 milliards de FCFA », a expliqué le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. La Vision Mali Kura 2063 se décline en onze projets structurants, dont Farafina Jigine pour l’autosuffisance alimentaire, Yelen Kura pour l’accès universel à l’électricité, Industrialiser le Mali pour la relance industrielle, Kankou Moussa Seguina pour la valorisation du patrimoine, et Mali Vert et Bien-être pour l’écologie et la qualité de vie. « Ces initiatives visent à moderniser le pays, à promouvoir l’innovation et à renforcer notre intégration régionale et internationale », a souligné le Premier ministre. Le Coordonnateur résident des Nations Unies au Mali, Khassim Diagne, a salué l’ambition de cette vision. « Nous allons mettre en place un cadre d’échange et de collaboration pour garantir un financement cohérent avec les priorités du Mali », a-t-il déclaré, réaffirmant l’engagement des PTF à accompagner le pays. Le Premier ministre a rappelé les principes énoncés par le Président Goïta, inscrits dans la Constitution. « Nos partenariats doivent respecter la souveraineté de l’État, les choix souverains du peuple et la défense de ses intérêts », a-t-il insisté. Il a conclu : « Ces valeurs sont au cœur de notre vision pour bâtir un avenir prospère. » OS/MD (AMAP)

Le Mali et la Banque mondiale renforcent leur coopération lors de la visite de Wencai Zhang à la Primature

Bamako, 17 avr (AMAP) Le Directeur général et chef de l’Administration du Groupe de la Banque mondiale, Wencai Zhang, a rendu, jeudi une visite de courtoisie au Premier ministre malien, le général de Division Abdoulaye Maïga, pour des discussions renforcer les liens de coopération entre le Mali et cette institution internationale de développement La visite a permis d’échanger sur la vision des autorités maliennes en matière de coopération au développement et de discuter des stratégies pour maximiser l’impact de l’appui de la Banque sur la résilience et le développement socio-économique du pays. « Nous saluons la qualité de notre collaboration avec le Mali et réaffirmons notre engagement à accompagner la Vision Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ainsi que la SNEDD 2024-2033 », a déclaré M. Zhang. Il a également proposé un accompagnement technico-politique pour soutenir les efforts du gouvernement de la Transition. DEMANDE D’APPUI BUDGETAIRE ET DES PROJETS STRATEGIQUES – Le Premier ministre, général de Division Abdoulaye Maïga, a sollicité la reprise de l’Appui budgétaire général (ABG) de la Banque mondiale pour soutenir le déficit budgétaire du Mali. « Nous comptons sur la Banque mondiale pour nous accompagner dans la réalisation de nos priorités nationales », a-t-il affirmé. Il a également évoqué la reprogrammation du projet de réhabilitation de la route Sévaré-Gao, précisant que ce chantier sera conduit par le Génie militaire dès que les conditions sécuritaires le permettront, notamment dans les zones affectées par l’insécurité. Le Chef du gouvernement a rappelé les trois principes fondamentaux définis par Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition. « Toute coopération doit respecter la souveraineté du Mali, les choix stratégiques et de partenaires opérés par notre pays, ainsi que la défense des intérêts vitaux de nos populations », a-t-il insisté. Il a salué l’alignement de la Banque mondiale sur les priorités exprimées dans la Vision Mali Kura 2063 et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. UN PORTEFEUILLE ACTIF DE 19 PROJETS – Les échanges ont également porté sur la prochaine reconstitution des ressources de l’IDA21, en cours de préparation. À la date du 31 mars 2025, le portefeuille actif de la Banque mondiale au Mali comprend dix-neuf projets, dont onze à caractère national et huit à caractère régional, pour un montant total approuvé de 1 796 millions de dollars US, soit environ 1 077,6 milliards de FCFA. « Ces projets reflètent notre engagement à soutenir le développement durable du Mali », a ajouté M. Zhang. La rencontre, qui s’est déroulée en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a permis de poser les bases d’une collaboration renforcée, alignée sur les ambitions du Mali pour un avenir souverain et prospère. OS/MD (AMAP)

Approvisionnement des Régions du Nord : Le ministre de l’Industrie rencontre des opérateurs des hydrocarbures pour une stratégie nationale

Bamako, 16 avril (AMAP) Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Alassane Moussa Diallo, a rencontré les opérateurs du secteur des hydrocarbures, mercredi après-midi, pour l’élaboration d’une stratégie nationale d’approvisionnement régulier de toutes les Régions dans le Nord du Mali. Après la rencontre avec des opérateurs économiques, commerciales et transporteurs le lundi dernier, cette démarche du ministre Diallo intervient à la suite de la fermeture de la frontière entre l’Algérie et le Mali. « Nous avons l’obligation et la responsabilité d’anticiper, sur le plan commercial, l’approvisionnement correct des régions du Nord pendant cette crise diplomatique. Nous suivons l’évolution de la situation de ces régions depuis quelques jours et nous veillons aussi sur la flambée des prix que nous constatons sur le marché », a précisé le chef du département en charge du Commerce. Il a reconnu qu’il y a des difficultés d’approvisionnement dues, notamment, à certains facteurs et paramètres et fait appel au sens du patriotisme de l’ensemble des opérateurs économiques. « Ce n’est pas parce que le Mali a des difficultés, qu’il faut en rajouter. Il faut que les gens fassent preuve de patriotisme pour ne pas augmenter les prix de façon délibérée en cette période », a également plaidé Alassane Moussa Diallo. Selon lui, cette la rencontre du jour permettra d’échanger sur un chemin opérationnel, qui s’inscrit dans la durée en approvisionnement des hydrocarbures des régions du Nord de notre pays, notamment Gao, Tombouctou, Kidal. Pour le secrétaire général permanent du Groupement professionnel du pétrole, Ibrahim Touré, depuis un bon moment, « il y a pénurie des hydrocarbures dans les  Régions du Nord, surtout, l’essence et le gasoil, au point que le prix du litre d’essence atteint 2 000 Fcfa. » « Le ministre a jugé nécessaire de faire appel aux deux regroupements professionnels de pétrole au Mali (le Groupement malien de pétrole qui est composé par les pétroliers maliens et le Groupement des professionnels du pétrole composé par les multinationales), pour voir comment approvisionner les régions du Nord du Mali… », a-t-il dit. « Nous lui avons répondu que nous sommes prêts pour l’approvisionnement en hydrocarbures des régions du Nord. Mais, le seul problème qu’on peut avoir, c’est la sécurité et la rentabilité », a souligné M. Touré. Il a poursuivi, en insistant sur la sécurisation du matériel des opérateurs, de Bamako jusqu’aux régions concernées. « En tant que Maliens et citoyens qui sont soucieux de nos concitoyens, nous sommes prêts à faire tout le sacrifice qu’il faut pour que ces régions soient approvisionnées. » Il faut, aussi, débloquer l’axe Gao-Niger pour qu’on puisse approvisionner ces régions en produits d’hydrocarbures », a-t-il posé comme condition. Le directeur général de Oryx-Mali, Jean-Bruce R. Koua, a salué l’initiative du ministre. « Cette démarche va nous permettre de livrer tout le Mali. Parce qu’actuellement, nous livrons seulement Bamako. Avec la mise en place des actions sécuritaires, toutes les régions du Mali pourront avoir du carburant », a-t-il expliqué. Avant de préciser qu’il faut parvenir à se mettre d’accord sur les conditions et les moyens. La rencontre va reprendre demain, jeudi. ST/MD (AMAP)

Barrick Gold, sous le coup d’une fermeture de ses bureaux au Mali, dénonce l’escalade des tensions (Communiqué)

Bamako, 16 avr (AMAP) Barrick Gold Corporation, opérateur de la mine de Loulo-Gounkoto au Mali dont les bureaux à Bamako ont été fermés par le gouvernement malien, a appelé, mardi, ce dernier à un « leadership responsable » face à l’aggravation de la situation dans le pays, marquée par l’arrestation de ses employés, la suspension de ses exportations d’or et cette récente fermeture de ses bureaux dans la capitale. Dans un communiqué publié le 15 avril, la société minière canadienne exhorte les autorités maliennes à signer un protocole d’accord négocié en février 2025 pour résoudre les litiges en cours. Barrick affirme avoir agi « de bonne foi, s’engageant dès octobre 2024 dans un cadre visant à régler tous les différends avec le gouvernement.» « Nous avons versé 85 millions de dollars américains dans le cadre des négociations en cours et signé le protocole d’accord comme demandé en février », indique le communiqué. Cependant, la signature du gouvernement reste en suspens, entravée, selon Barrick, par « un petit groupe d’individus qui placent leurs intérêts personnels ou politiques au-dessus des intérêts à long terme du Mali et de son peuple ». La situation s’est aggravée avec des mesures gouvernementales jugées hostiles par l’entreprise, notamment l’arrestation de ses employés, toujours « injustement détenus », et la menace de placer la mine de Loulo-Gounkoto sous administration provisoire si la production ne reprend pas. Barrick considère qu’ «Il est regrettable que le gouvernement continue d’entraver les exportations d’or tout en exigeant le paiement d’impôts sur des revenus qu’il a activement empêché de générer. » L’entreprise souligne les conséquences économiques et humaines de cette impasse. La mine de Loulo-Gounkoto, un « contributeur clé à l’économie nationale », génère des impôts et redevances essentiels au budget malien. Une inaction prolongée menace sa viabilité à long terme et prive le pays de revenus substantiels, selon l’opérateur minier Par ailleurs, « quatre citoyens maliens innocents continuent d’être privés de leur liberté, sans justification », déplore Barrick, qui malgré les tensions, se dit prête à honorer l’accord négocié, ce qui permettrait de relancer la production, de libérer les employés détenus et d’abandonner les poursuites pénales. L’entreprise, présente depuis longtemps au Mali, insiste sur son engagement en faveur du développement local, ayant maintenu le paiement des salaires et le soutien à la chaîne d’approvisionnement malgré la crise. « Cette situation n’est pas viable sur le long terme », avertit, toutefois, le communiqué. En l’absence de solution, Barrick se réserve le droit de recourir à l’arbitrage international et à d’autres voies légales contre le gouvernement de Bamako, et « les acteurs agissant de mauvaise foi. » La société appelle les autorités maliennes à conclure l’accord « dans l’intérêt du peuple et de l’économie nationale ». OS/MD (AMAP)

Kangaba : Le préfet exige l’arrêt immédiat des activités illégales d’orpaillage sur le permis de Bagama Mining

Kangaba, 15 avr (AMAP) « Les travaux d’orpaillage sur le permis de Bagama Mining sont illégaux et incontrôlés. Les populations et la société minière doivent arrêter immédiatement les travaux pour se conformer à la loi », a déclaré, mardi, le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao Abou Dao, qui à la tête d’une mission de contrôle, avait constaté, la veille, le non-respect de l’interdiction d’orpaillage sur le permis de Bagama Mining, a présidé une rencontre d’information ce mardi 15 avril 2025 dans la salle de conférence du cercle. L’objectif de la réunion était d’informer les participants « des violations répétées » de la décision d’interdisant toute activité aurifère sur le site de Kokoyo, où un éboulement a causé 12 décès, ainsi que de la lettre confidentielle ordonnant le retrait immédiat des engins lourds (pelleteuses, bulldozers, Caterpillar) pour protéger les vies humaines, l’environnement et éviter les conflits d’intérêts. En présence du Secrétaire général de la mairie de Nouga, les responsables des sociétés minières, les légitimités traditionnelles, les « Tombolomas », la jeunesse et la société civile de la Commune rurale de Nouga, le préfet a rappelé que « le nouveau Code minier précise les conditions d’ouverture d’un couloir d’orpaillage sur un permis, invitant tous les acteurs à agir dans la légalité. » Les participants ont accueilli favorablement ces directives. « Nous avons compris le message. Nous nous engageons à rompre avec les anciennes pratiques pour un développement harmonieux en accord avec les sociétés minières », a déclaré un représentant de la société civile. Les communautés promettent de restituer ces informations dans leurs villages respectifs. De leur côté, les responsables des sociétés minières ont prôné l’entente et le dialogue. « Nous sommes prêts à respecter le cahier des charges par tous les moyens », a affirmé l’un d’eux, soulignant leur engagement à collaborer pour un progrès commun. Le préfet a conclu en exhortant à une mobilisation collective pour préserver la sécurité et l’environnement, tout en garantissant un développement durable de la commune. SD/MD (AMAP)

L’Union des travailleurs de Gao dénonce une crise énergétique et appelle les autorités à prendre des mesures urgentes (Communiqué)

Bamako, 14 avr (AMAP) L’Union régionale des travailleurs de Gao (URT-Gao) alerte sur une pénurie sans précédent de carburant dans la région, entraînant une flambée des prix et aggravant les difficultés quotidiennes des populations, dans un communiqué publié le 13 avril. Dans ce communique signe par son secrétaire général de l’URT-Gao, Mamadou Abdoulaye, l’organisation syndicale dénonce une situation économique chaotique et appelle les autorités à intervenir pour soulager les habitants. « En un clin d’œil, les prix du carburant ont flambé de 1 500 F voire 2 000 F le litre par endroit », s’indigne l’URT-Gao, pointant du doigt une crise énergétique qui exacerbe les problèmes existants, notamment la hausse des prix des denrées de première nécessité et les coupures fréquentes d’eau et d’électricité. Selon le syndicat, cette situation menace l’économie locale, car « la question énergétique est vitale pour l’économie d’un pays ». L’URT-Gao critique vivement l’absence de régulation, affirmant que « chacun vend le carburant au prix qu’il veut et les populations sont abandonnées à leur triste sort ». Le communiqué insiste sur la nécessité pour l’État d’assumer son rôle régalien en garantissant le bien-être des citoyens, faute de quoi « la grogne sociale commence à prendre place. » Pour remédier à cette crise, l’organisation exhorte les autorités à prendre des mesures concrètes, notamment en matière d’approvisionnement, de contrôle des prix et de gestion des stocks de carburant. « Le service chargé de la règlementation joue le rôle du médecin après la mort », déplore le syndicat, qui appelle également les organisations de la société civile à se mobiliser. Mamadou Abdoulaye, conclut le communiqué en soulignant que l’apaisement du climat social reste la priorité de l’organisation face à cette flambée des prix « sans raison valable ». OS/MD (AMAP)

Kangaba: La société Bagama Mining ne respecte pas l’interdiction d’activités sur son site  (Mission de contrôle du préfet sur le site aurifère)

Kangaba, 14 avril (AMAP) Une mission de contrôle conduite par le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, a constaté, lundi, que l’interdiction de toute activité aurifère sur le site d’orpaillage du permis de la société Bagama Mining, n’est pas respectée. Cette interdiction est portée par une décision, signée par le préfet du Cercle de Kangaba, signée par le préfet du Cercle de Kangaba, sur le site de la société Bagama Mining qui a fait 12 victimes et également par une lettre confidentielle signe aussi par le préfet et adressée aux maires des communes concernées. Le préfet en compagnie des responsables des services techniques de l’assainissement, des eaux et forêts, de la Brigade de gendarmerie, de la Police et de la Garde nationale ont noté sur le site en question que « si des travaux de restauration ont débuté, force est de constater que les travaux d’exploitation d’or se poursuivent et s’intensifient. » Pour preuve, plusieurs pelleteuses sont alignées devant les fausses et excavations. Un grand groupe électrogène est également en marche non loin. A part quelques éléments de la Société de gardiennage et de surveillance du Mali (SOGESBA), tous les autres travailleurs ont quitté les lieux. Le préfet du Cercle de Kangaba a fustigé l’attitude des responsables de Bagama Mining qui « doivent jouer leur rôle et responsabilité dans cette affaire. » En matière de couloirs d’orpaillage, le préfet a invité les responsables de Bagama Mining « au respect des textes en vigueur. » « Ceux qui sont présentement sur leur permis travaillent dans l’illégalité totale », a précisé le préfet. « En cas d’accident, la société minière sera tenue pour responsable », a-t-il ajouté. Avant de quitter le site, Abou Dao a demandé « aux hautes autorités de l’Etat plus de moyens pour les forces de l’ordre dans le Cercle de Kangaba pour permettre le retrait de tous les engins lourds d’une part et arrêter les travaux clandestins d’autre part. » Pour rappel, la lettre Confidentielle no2025-31 /PCK-C demande aux maires « de veiller au retrait immédiat des sites d’orpaillage, des pelleteuses, bulldozers et Caterpillar pour préserver les vies humaines et l’environnement et prévenir les éventuels conflits d’intérêt. » SD/MD (AMAP)