Mise en œuvre de l’Accord pour la paix : Le Centre Carter apprécie l’engagement des autorités maliennes 

Bamako, 06 mai (AMAP) Le président du conseil d’administration du Centre Carter, Jason Carter, a été recru en audience, jeudi, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, pour des échanges  sur l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, a a constaté l’AMAP .  À sa sortie d’audience, M. Carter a confié : «Nous partons avec la forte impression de l’engagement ferme de ce gouvernement à mettre en œuvre l’Accord que nous croyons être un élément important de la réussite de la Transition. Nous partons également encouragés par l’affirmation de cet engagement». Le petit fils de l’ancien président américain, Jimmy Carter, a déclaré que son Centre est ravi d’avoir entendu une « affirmation totale et sans condition à la mise en œuvre de l’Accord ». « Cela, a-t-il dit, permettra de soutenir un avenir en paix pour le peuple malien ». Il a ajouté que son organisation attend « avec beaucoup d’espoir les prochaines actions du gouvernement pour démontrer au monde, aux Maliens et aux parties prenantes que l’Accord pour la paix porte ses fruits ». Jason Carter s’est dit  très conscient de la situation et du contexte actuels du Mali. « C’est pourquoi, a-t-il indiqué, son Centre veut donner l’appui qu’il peut ». «Nous attendons avec beaucoup d’impatience des actions concrètes pour réaliser les actions de paix», a encore dit le président du conseil d’administration du Centre Carter.  Présent au Mali depuis trois décennies, le Centre Carter lutte contre le ver de Guinée. Depuis quatre ans, il est l’observateur indépendant de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger.  MDD/MD (AMAP)

Une délégation ministérielle malienne au Togo pour solliciter l’appui de Lomé 

Bamako, 05 mai (AMAP) Une délégation ministérielle malienne, conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, porteur d’un message du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, au chef de l’État togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a effectué, mercredi, une visite de travail au Togo. La délégation comprenait, aussi, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou et sa collègue des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko Au cours de cette visite qui illustre l’excellente qualité des relations d’amitié et de coopération entre le Mali et le Togo, le ministre Diop et sa délégation ont été reçus par le chef de l’État togolais.  Selon le communiqué conjoint publié à la fin de cette mission, les deux parties ont eu des échanges de vue approfondis sur des questions d’intérêt commun. Ainsi, la délégation malienne a saisi l’occasion pour réitérer les remerciements du gouvernement malien au Togo pour son élan de solidarité active et son soutien constructif depuis le début de la Transition. Le ministre Diop a demandé au Togo de soutenir l’effort de dialogue du gouvernement malien avec l’ensemble de la communauté internationale et de prendre des initiatives de facilitation et/ou missions de bons offices pour mobiliser à nouveau les acteurs régionaux et internationaux autour de la Transition dont la visée essentielle demeure l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles et le retour à l’ordre constitutionnel. Pour sa part, le ministre en charge des Affaires étrangères du Togo, Robert Dussey, a réaffirmé la constante disponibilité du gouvernement togolais à accompagner le Mali aux plans politique et sécuritaire en vue de la restauration de l’ordre constitutionnel, de la paix, de la stabilité et de l’intégrité de son territoire.  «Pour le Togo, seul le dialogue permanent et constructif avec les autorités de la Transition malienne créera les conditions d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel et d’efficacité de lutte contre le terrorisme», a-t-il déclaré.  Au plan économique, les deux parties ont souligné les liens d’interdépendance entre leurs économies respectives dans un contexte économique mondial difficile et relevé la nécessité d’œuvrer à la construction d’un consensus avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) devant conduire à la levée des sanctions économiques qui affectent les populations maliennes. MK/MD (AMAP)

Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères et de la coopération internationale : «Il n’y a plus de base légale pour la France d’opérer sur le sol Malien»

Bamako, 04 mai (AMAP) Dans une interview accordée, mardi soir, à la télévision nationale, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop,  a expliqué en profondeur la décision du gouvernement malien de mettre fin aux accords de défense avec la France et ses partenaires européens. Toutefois, il rassure que notre pays continuera à coopérer avec toutes les nations qui le souhaitent mais dans le respect mutuel Que faut-il comprendre par le communiqué du gouvernement rendu public lundi soir ?   Abdoulaye Diop : Le cadre juridique des relations entre le Mali et la France, en matière de coopération militaire est assis sur trois piliers. Donc, il y a trois accords. Il y a un premier accord qui date de 2013. Il a permis l’opération Serval au Mali, qui s’est transformée plus tard, pour couvrir les opérations de Barkhane. Ensuite, en 2014, on a signé un traité en matière de défense avec la France, mais qui concernait beaucoup plus la coopération militaire, la formation…Tout ce qui peut entrer dans le cadre d’une coopération d’État à État.  Plus tard, en mars 2020, on a signé un troisième accord avec la France, mais qui couvrait maintenant l’opération Takuba. Donc, il s’agit de pays européens que la France a conviés pour venir l’aider dans le cadre de la lutte antiterroriste. Ce sont les trois piliers de la coopération militaire qu’on a avec la France. Dans ce cadre là, il faut que les partenaires se parlent. En juin 2021, la France a décidé, après les événements de mai, de la rectification au Mali, de cesser les opérations conjointes avec l’Armée malienne.  De façon unilatérale, ils ont pris la décision que le Mali a apprise par voie de presse. Ce qui n’est pas normal. Quand on a un accord, ce sont des choses qui se discutent. C’était la première violation des accords.  En février 2022,  la France a aussi déclaré, par voie de presse, qu’elle retirait la Force Barkhane du Mali, sans au moins discuter avec nos autorités comment ce retrait va se mettre en place et s’organiser au moment où nous sommes tous pleinement engagés dans le cadre de la lutte antiterroriste. C’est une deuxième grande violation que nous avons dénoncée publiquement. Pas que la France n’ait pas le droit de retirer ses forces, mais quand on a un accord avec un partenaire, le minimum c’est de s’asseoir et discuter.   Au-delà de tout ça, on a vu récemment, pendant que ce retrait est en train de s’organiser, qu’il y a beaucoup de violations. Le gouvernement a identifié près de 50 violations de notre espace aérien. Et pendant ce temps, à cause des opérations militaires qui sont en cours dans beaucoup de localités, le gouvernement a décidé de mettre en place une zone d’exclusion aérienne. C’est-à-dire une zone que seule l’armée de l’air malienne est autorisée à survoler. Pour les autres partenaires, ils ont des couloirs dédiés. Mais malgré cela, il y a des aéronefs qui rentrent et qui sortent.    Certains même éteignent leurs appareils pour ne pas être identifiés. Nous considérons tout cela comme de la provocation. C’est vous dire qu’il y a une série de violations, parce qu’on ne reconnaît même pas d’abord qu’il y a un gouvernement au Mali. Des militaires étrangers viennent et sortent sans même respecter la souveraineté du Mali. Alors que nous sommes dans un environnement très complexe. Donc, c’est l’ensemble de ces violations que nous avons mis ensemble.  Les derniers évènements étaient pratiquement de l’espionnage de l’armée régulière du Mali sur son propre territoire. Avant tout ça, je dois indiquer que le Mali avait déjà rappelé au partenaire français, comme au G5 Sahel qu’il y avait des dispositions de l’accord de 2013 qui couvrent le détachement français dans le cadre de Barkhane. Pour indiquer que cet accord, en particulier, violait la souveraineté du Mali. Parce qu’il y a des zones au niveau de notre territoire où l’armée de l’air malienne n’est pas autorisée. Il y a aussi des gens en opération qui peuvent commettre un certain nombre d’actes où il n’y a aucune responsabilité.  Donc, le Mali a estimé que sa souveraineté n’était pas respectée, qu’il fallait procéder à la relecture de cet accord de 2013, qui est vraiment le gros du problème. Nous avons saisi la partie française de nos amendements depuis le mois de décembre de l’année dernière. C’est deux mois après que nous avons reçu une réponse de la France en disant qu’on va mettre en place une équipe d’experts pour travailler ensemble. Nous avons estimé que c’était des manœuvres dilatoires parce que jusqu’à ce jour on n’a pas reçu une réponse de la France.  C’est avec l’ensemble de ces éléments que le gouvernement a décidé que ces dispositions de l’accord de 2013, le traité de coopération de 2014, le protocole additionnel de 2020 qui concerne l’opération Takuba que nous allons dénoncer l’ensemble de ces dispositifs.  Mais, on ne peut pas tous les dénoncer ensemble parce que juridiquement dénoncer veut dire qu’on met un terme à l’accord ou que l’accord cesse de produire ses effets à l’égard d’une partie qui est le Mali. Donc, la dénonciation, c’est vraiment mettre fin. Mais pour mettre fin à un accord, il y a toujours des procédures. Maintenant, on a deux lots d’accords.  Le premier qui est le traité de coopération en matière de défense de 2014 en son article 26 alinéa 4 indique une procédure de dénonciation qui dit que si je décide de dénoncer aujourd’hui, l’accord ne cesse de produire ses effets vis-à-vis du Mali que six mois après. Cela veut que dire le Mali a encore des obligations vis-à-vis de l’autre partie, mais, six mois après l’accord cesse de produire tout effet sur le Mali à compter du 2 mai 2022. C’est pour le traité de coopération en matière de défense signé en 2014.  Maintenant, l’autre deuxième élément que nous devons comprendre, c’est l’accord qui préside à l’opération Barkhane pour faire la lutte anti-terrorisme, mais aussi à l’opération Takuba. Ce traité ne prévoit

Le gouvernement malien dénonce des accords de coopération militaire avec la France (Communiqué)

Bamako, 03 mai (AMAP) Les autorités de la Transition au Mali ont dénoncé plusieurs traités de coopération militaire entre Paris et Bamako,  pour « des insuffisances graves, ainsi (que des) atteintes flagrantes à la souveraineté nationale du Mali », annonce un communiqué du ministre en charge de l’Administration territoriale, porte-parole du gouvernement, publié  lundi 02 mai 2022. Le gouvernement malien indique avoir constaté « avec regret depuis un certain temps, une détérioration profonde de la coopération militaire avec la France, suite à plusieurs incidents », selon le communiqué. Il s’agit notamment de « l’attitude unilatérale du partenaire français qui a décidé les 03 et 07 juin 2021, sans consulter au préalable le Mali, de suspendre les opérations conjointes avec les Forces armées maliennes (FAMa) et de mettre fin à l’opération Barkhane ». En outre, poursuit la même source, le 17 février 2022, la France a annoncé « encore sans aucune consultation de la partie malienne, le retrait des forces Barkhane et Takuba ». À ces griefs s’ajoutent « les multiples violations de l’espace aérien malien opérées par des aéronefs militaires français, malgré l’instauration d’une zone aérienne d’interdiction temporaire par les autorités militaires maliennes », explique le communiqué. Bamako dénonce « la manœuvre dilatoire » consistant pour la France « à demander une réunion d’experts pour la relecture du traité de défense, au lieu d’envoyer ses amendements, et cela plus de deux mois après l’envoi par le Mali de ses amendements en décembre 2021 », souligne le communiqué. Les Accords concernés sont, notamment, le Traité de coopération en matière de défense du 16 juillet 2014 , conformément aux dispositions de son article 26 alinéa 4, selon lequel, « Chaque partie peut dénoncer le présent traité par le biais d’une notification écrite. Cette dénonciation prend effet six mois après réception de la notification par l’autre partie »,  explique le gouvernement.  Il s’agit aussi, avec effet immédiat, de « l’Accord des 7 et 8 mars 2013 déterminant le statut du détachement français, applicable à la Force Barkhane et le Protocole additionnel des 6 et 10 mars 2020 déterminant le statut des détachements non français de la Force Takuba  conformément à la Convention de Vienne sur le droit des traités de 1969 dont les articles pertinents prévoient les modalités de dénonciation d’un accord, lorsque celles-ci ne sont pas déterminées expressément (Article 56 ). Ou, en cas de violation manifeste de l’accord par l’une des parties, permettant à l’autre partie de le dénoncer (Article 60) », rappelle le document. Toutefois, le Mali réaffirme à ses partenaires sa disposition à coopérer avec l’ensemble des Etats du monde dans le respect mutuel.  Cette décision malienne intervient après l’expulsion de l’ambassadeur de France le 31 janvier dernier, suivie de la sommation faite, le 18 février 2022, à la Force Barkhane de quitter le territoire malien « sans délai »/ AT/MD (AMAP)

Fête du Ramadan : Achat collectif de bœufs, une tradition multi-avantages

Par Makan SISSOKO Bamako, 29 avr (AMAP) Des amis, des voisins ou des collègues de service se mettent ensemble pour que chacun puisse avoir de la bonne viande dans les assiettes le jour de la fête. Nos ancêtres avaient vite compris que l’union, vecteur de cohésion et de prospérité, fait la force d’une communauté ou d’un peuple tout entier. Ainsi, toute la vie sociale, culturelle, politique, religieuse, économique… était bâtie autour de gens ayant soit le même âge, les mêmes visions des choses ou exerçant les mêmes activités socioéconomiques. Les tontines sont nées de cette volonté d’entraide mutuelle visant à unir les efforts pour atteindre un objectif commun : la paix, la cohésion et la prospérité des adhérents.     L’achat collectif de bœufs à l’occasion de l’Aïd al-Fitr (fête du Ramadan) entre dans ce cadre. Appelée communément «ton-ton ou tônon», cette tradition fondée sur la cotisation individuelle des membres de la «coopérative» se perpétue. Chaque année, elle permet ainsi à des centaines de milliers de Maliens (pauvres comme riches), d’avoir suffisamment de viande pour fêter en toute convivialité en famille. L’initiative est appréciée par Abdoulaye Guindo, jeune fonctionnaire. Lui et cinq autres collègues ont cotisé chacun 50.000 Fcfa. Grâce à la somme totale, ils ont acheté un bœuf à 285.000 Fcfa au marché à bétail de Niamana. «Nous l’avons ensuite transporté au marché à bétail de Sabaliboubou qui est proche de nous. Là-bas, l’animal est confiée à un éleveur avant le jour de l’abattage», explique Abdoulaye Guindo, l’initiateur du «ton-ton».  Cet habitant du quartier de Kalaban-coura, Commune V du District de Bamako, trouve le projet plus économique, comparé à l’achat de viande au marché. Il estime que chaque contributeur pourrait rentrer chez lui avec neuf kilos de viande, espérant perpétuer cette union.  Yaya Diarra, habitant de Garantiguibougou, est membre d’une tontine depuis près de cinq ans. Ce chef de famille précise qu’ils sont 40 personnes qui cotisent, chacun, 10.000 Fcfa chaque année. «Nous sommes entre amis, frères et collègues de travail. L’année passée, nous avons pu acheter deux bœufs. Chacun a eu un tas de viande de quatre kilos. Pour le moment, nous n’avons pas enregistré de cas de conflits. Le partage se fait dans la convivialité», souligne-t-il.  Pour ce faire, précise-t-il, une liste est établie en fonction de laquelle le partage s’effectue. Yaya Diarra juge viable cette initiative des aînés, qui permet à chacun d’avoir le maximum de viande pour la fête mais surtout de renforcer la paix, l’unité et la cohésion sociale.  Après la rupture du jeûne, Souleymane Traoré bavarde avec ses amis autour du thé dans un «grin» à Kalaban coura. Sujet central : la cotisation pour l’achat collectif d’un bœuf. Ce jeune homme, un habitué du «ton-ton», propose de recourir cette année à une balance pour peser sur place les tas de viande afin de réduire les frustrations récurrentes constatées lors des précédentes opérations.  Le «ton-ton» n’est pas une exigence de la religion musulmane. Abdou Doumbia, un érudit, explique clairement qu’il n’a rien à voir avec la religion. Selon lui, « cette pratique existe au Mali depuis des siècles ». Elle est, selon l’homme de Dieu, une convention entre un groupe de personnes qui s’accordent à acheter un bœuf pour se partager la viande. La pratique a l’avantage de mutualiser les coûts  au sein du groupe. « La religion s’intéresse uniquement à la manière d’égorger l’animal. Elle doit être faite par un musulman, sinon il est interdit au musulman de consommer sa viande », conclut l’érudit. MS (AMAP)

Ramadan : La journée du jeudi chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national

Bamako, 27 avril (AMAP) La journée du jeudi 28 avril 2022 est chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite ce mercredi par le département du travail, de la Fonction publique et du Dialogue social à travers un communiqué. « A l’occasion de Laylat al-Qadr ou la nuit du Destin, correspondant à la Nuit de ce mercredi 27 avril à ce jeudi 28 avril, la journée du jeudi 28 avril 2022 est chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national », précise le communiqué. KM (AMAP)

Mali-France : La justice ouvre une enquête sur le charnier de Gossi (Nord)

Bamako, 26 avr (AMAP)  Le procureur de la République, près le Tribunal militaire de Bamako, sur instruction du ministre de la Défense et des Anciens combattants, a ouvert une enquête après la découverte d’un charnier à Gossi, dans le cercle de Gourma-Rharous, dans la Région de Tombouctou (Nord), selon un communiqué publié mardi. Des dépouilles en état de putréfaction avancée ont été découvertes dans un charnier, non loin du camp anciennement occupé par la force Barkhane à Gossi, a annoncé, vendredi,  l’état-major général des Armées maliennes.   Samedi dernier, indique la même source, le procureur « conformément à ses prérogatives de police judiciaire s’est rendu à Gossi pour faire toute la lumière sur ces faits ». D’après le communiqué, il était accompagné d’un médecin légiste, d’une équipe de Police technique et scientifique (PTS) et des enquêteurs du Service d’investigations judiciaires (SIJ) de la Gendarmerie nationale.  « Les premiers éléments d’enquête feront l’objet d’un procès-verbal d’enquête préliminaire transmis à qui de droit pour toutes fins utiles », indique le texte. Selon le Procureur, l’opinion sera tenue régulièrement informée de l’évolution de l’enquête dont les résultats seront rendus publics. Selon l’Armée malienne, à la suite de la cérémonie officielle de rétrocession au Mali de l’ancien camp de la force Barkhane, mardi 19 avril 2022, un détachement des Forces maliennes maliennes (FAMa) a vite été déployé avant l’arrivée d’une unité en renfort le mercredi 20 avril 2022. Dès la nuit, cette force a immédiatement essuyé des tirs indirects sur l’emprise, précise le document.  « Une patrouille a ainsi été dépêchée pour reconnaître l’environnement immédiat du camp.  C’est au cours de cette sortie que ladite patrouille a découvert ce charnier», détaille le communiqué avant de préciser que l’état-major général des Armées a saisi le ministère de la Défense et des Anciens combattants pour l’ouverture d’une enquête en vue d’établir toute la lumière sur ce charnier. D’ores et déjà, poursuit la même source, le vendredi 22 avril 2022, une mission, avec à sa tête le commandant du secteur n°1 accompagné du conseiller juridique, du commandant de régiment et de la prévôté, a été conduite dans la localité pour confirmer les faits. Aussi, l’état-major général des Armées déplore « le fait que les FAMa fassent malicieusement l’objet de communications visant à fourvoyer leur montée en puissance et à altérer leur image ainsi que celle de notre cher pays, le Mali ».  « En attendant les résultats de l’enquête qui détermineront les circonstances de ces faits  tragiques, il est important de noter que l’état de putréfaction avancée des corps indique que ce charnier existait bien avant la rétrocession », assure l’état-major général des Armées.  SS/MD (AMAP)

Sécurité : Les forces loyalistes neutralisent plusieurs terroristes à Sévaré, Bapho et Niono

Bamako, 25 avril (AMAP) Les forces loyalistes ont neutralisé onze terroristes au cours des attaques perpétrées simultanément dimanche contre leurs camps de Sévaré, Bapho et Niono au centre du pays, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée par l’état-major général qui, dans un communiqué rendu publique dimanche qui précise que onze terroristes dont un kamikaze ont été tués et plusieurs matériels récupérés par les Fama. Le même communiqué précise que les forces loyalistes ont enregistré 6 morts et 15 blessés à Sévaré avant de déclarer qu’au niveau du camp de Bapho, l’Armée a enregistré 1 blessé et un hélicoptère a été légèrement endommagé. Enfin, au niveau du camp de Niono, il y a eu 4 blessés et 2 véhicules ont été endommagés du côté des FAMa, note le communiqué. « Les groupes armés terroristes dans des actions désespérées ont utilisé des véhicules kamikazes bourrés d’explosifs en vue d’attaquer ces emprises », explique l’état-major général des Armées, en rassurant que tout est sous contrôle. « Les FAMa sont en train de ratisser dans tous les secteurs cibles et les dispositifs sécuritaires renforcés dans toutes les emprises », assure le communiqué, ajoutant que toutes ces actions désespérées des groupes armés n’entameront en rien la détermination des FAMa à poursuivre leurs opérations de sécurisation des personnes et des biens ainsi que le retour de la paix et de la quiétude sur l’ensemble du territoire. La population de Sévaré a été brutalement réveillée hier par cette attaque kamikaze dans le camp se trouvant en plein cœur du quartier. Le gouverneur de la Région de Mopti, le colonel-major Abass Dembélé, s’est rendu sur les lieux pour témoigner de la compassion et de la solidarité des autorités et de l’ensemble de la population aux FAMa. Au nom du président de la Transition et du gouvernement, il a présenté ses condoléances aux familles des disparus et souhaité prompt rétablissement aux blessés. Ces derniers temps, les FAMa ont mené avec succès plusieurs opérations contre les groupes terroristes dans les régions du Centre. Ces actions ont permis de libérer Marébougou, Farabougou et tout récemment Moura, des localités qui vivaient depuis longtemps sous la férule des groupes extrémistes. Traquées jusque dans leurs derniers retranchements, les forces du mal tentent désespérément de refaire surface. Incapables désormais de lancer des offensives contre l’Armée, les terroristes renouent avec les attaques kamikazes et lâches en témoignent celles qui ont visé dimanche les camps de Sévaré, Bapho et Niono.  AT/KM (AMAP)

CNT: Le PM donne des explications sur la mise en œuvre du PAG

Réformes politiques et institutionnelles, lutte contre le terrorisme et la corruption…, les membres de l’organe législatif avaient beaucoup de questions à l’adresse du chef de l’exécutif. L’exercice démocratique ayant valeur d’évaluation de l’action gouvernementale a permis d’apporter un éclairage sur bien de sujets brûlants Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, était hier face aux membres du Conseil national de transition (CNT) au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Plus de cinq heures, marquées par les questions sans concession des membres du CNT et les réponses apportées par le chef du gouvernement, l’essentiel des préoccupations en lien avec la mise en œuvre du Plan d’action du gouvernement  (PAG) ont été vidées. Les préoccupations soulevées reflétaient les sentiments et les ressentiments de la grande majorité des Maliens sur la mise en œuvre de ce Plan dont les quatre axes avaient été déclinés, en ce même lieu en aout 2021, par le Premier ministre. Sans doute, c’est dans les domaines de la défense et la sécurité que le bilan est le plus reluisant pour l’exécutif. Unanimement, tous les intervenants ont reconnu la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa) et s’en sont réjouis. L’Armée enchaine en effet des succès opérationnels, dont le plus emblématique est l’opération menée récemment à Moura dans le Cercle de Djenné. Cependant, des poches d’insécurité subsistent. Des membres du CNT ont particulièrement fait remarquer la persistance du problème sécuritaire dans le Centre du pays, où la violence entre les communautés semble difficile à circonscrire. Aussi, demeurent les sempiternelles questions de l’effectivité du Désarmement de la Démobilisation et de la Réinsertion (DDR) des ex-combattants dans le Nord du pays, du désarmement et de la dissolution des groupes d’auto-défense. Le retour de l’administration dans les zones affectées, qui fait partie intégrante du premier axe du PAG, ne s’effectue pas non plus au rythme souhaité. Et le processus de « relecture intelligente » de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger (APR) n’est toujours pas engagé. Estimant que toute action politique déconnectée de son contexte peut ne pas avoir une bonne appréciation, le Premier ministre est revenu sur les péripéties qui ont chamboulé les programmations énoncées dans le PAG. Les principaux facteurs indexés sont notamment relatifs à la décision unilatérale de la France de retirer ses troupes et à la crise avec la communauté internationale, menée par la Cedeao. «Cela a nécessité un changement total dans la stratégie de financement de nos activités», selon le chef du gouvernement qui a soutenu que cette situation a donné le sentiment que les autres secteurs ont été délaissés. 24 MOIS- Pour le chef du gouvernement, les lignes bougent. Il  a exposé le sens qu’il donne à l’expression « relecture intelligente». Elle sous-entend que «nous fassions tout ce qui est possible pour nous entendre, sauf les actes qui peuvent conduire à la partition du Mali ». Dr Choguel Kokalla Maïga a concédé que les discussions sur le processus buttent sur un manque de volonté de certaines parties prenantes, qui n’arrivent pas à fournir les quotas à elles octroyés dans le cadre du DDR accéléré. Il espère, cependant, que les blocages seront levés à la faveur des rencontres décisionnelles annoncées pour les semaines à venir. Après le retrait de Barkhane, la Minusma devient un partenaire stratégique. Nombre de membres du CNT ne perçoivent pas l’intérêt de cette mission dont le mandat sera certainement renouvelé en juin prochain. « Bien qu’il ne faut pas s’attendre à un changement notable de son mandat, certains pays contributeurs laissent entendre qu’ils vont réévaluer le niveau de leur participation en raison du retrait de la force Barkhane», a confié le Premier ministre. Au demeurant, le gouvernement s’attèle à faire prévaloir ses priorités stratégiques. Pour Choguel Kokalla Maïga, les Maliens doivent se convaincre que ce ne sont pas les forces étrangères qui vont ramener la paix dans notre pays. Le dialogue entre notre pays et la Cedeao n’a pas échappé au débat. Sur le sujet, le Premier ministre reste persuadé que cette Transition ne sera la dernière que si le Mali tire les leçons de l’échec des transitions passées. Une façon pour lui de mettre en avant l’impératif de reformer pour asseoir des institutions fortes. Aujourd’hui, l’organisation sous-régionale semble revoir ses copies et, désormais, la question de fond est jusqu’où les reformes peuvent aller ? Sur cette question, il y a des divergences de fond. Mais les discussions continuent. « Le président de la Transition est en contact permanent avec ses homologues de la Cedeao. Aussi, les discussions continuent au niveau des équipes politique et technique», a relevé Dr Choguel Kokalla Maïga qui a rappelé que les 24 mois proposés par le gouvernement sont incompressibles pour implémenter les bases de l’irréversibilité du processus du changement. Le Premier ministre a informé que l’élaboration d’une nouvelle loi fondamentale est retenue comme l’une des actions prioritaires de la mise en œuvre du cadre stratégique de la refondation de l’Etat et de son plan d’action qui sont en cours d’élaboration. Egalement, des actes ont été pris concernant le Comité indépendant de suivi-évaluation de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR). En effet, un décret portant création, organisation et fonctionnement de ce Comité a été pris le 20 avril dernier. Cette structure sera composée de 15 membres. Le gouvernement s’attèle également à l’élaboration d’une stratégie de dépolitisation de l’administration. Le processus est bien avancé, a dit le chef du gouvernement. DANS 8 MOIS- La bonne organisation des élections apparait comme le baromètre de la réussite de la Transition. Or, à ce jour, très peu d’actions sont entreprises. Et les membres du CNT ont estimé  que la transmission à l’organe législatif du projet de loi portant loi électorale ne peut nullement être considérée comme synonyme de création de l’Organe unique chargé des élections. Mais, pour le Premier ministre, c’est déjà un pas dans l’organisation des prochaines échéances électorales. Et, a-t-il ajouté, « si la loi est votée, l’organe sera opérationnel dans les huit prochains mois, avec la constitution des équipes au niveau national, local

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi, 20 avril 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 20 avril 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret instituant le Registre social unifié. Les données concernant les différentes couches vulnérables consignées sur plusieurs registres étaient compilées à différent niveau pour constituer le fichier national des groupes vulnérables. Pour une meilleure coordination et une gestion efficiente des projets et programmes sociaux, la première conférence nationale sur la protection sociale a recommandé l’extension du dispositif initial conçu pour consolider les données des bénéficiaires des filets sociaux aux bénéficiaires des régimes contributifs. Le Registre social unifié est un système d’information et de gestion de données des ménages pauvres ou vulnérables potentiellement éligibles aux différents programmes de protection social ou de réduction de la pauvreté. Le projet de décret adopté institue le Registre social unifié pour permettre aux partenaires de s’inscrire dans une dynamique d’interventions complémentaires pour la protection des personnes vulnérables. 2. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique du Champ hippique et équestre de Bamako. Les projets de texte adoptés créent le Champ hippique et équestre de Bamako sous forme de service rattaché à la Direction nationale des Sports et de l’Education physique avec pour mission de favoriser la promotion et le développement du sport hippique et équestre. A cet effet, le Champ hippique et équestre est chargé : – d’offrir un cadre pour mener les activités hippiques et équestres ; – d’organiser et d’abriter les évènements hippiques et équestres en collaboration avec les services et organismes concernés ; – de promouvoir la pratique des activités physiques, sportives et culturelles en lien avec le sport hippique et équestre ; – de participer à l’amélioration de la race chevaline. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Directeur Adjoint du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport des Armées : Colonel-major Moussa DEME. Ces projets de textes permettront, entre autres, de doter pour les cinq prochaines années, le Champ hippique et équestre de Bamako en personnel nécessaire pour l’exécution de ses missions. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE – Inspecteur en Chef Adjoint des Services de Sécurité et de la Protection civile : Colonel-major de la Gendarmerie nationale Mohamed Elmehdi Ag OUMAR. – Inspecteur à l’Inspection des Services de Sécurité et de la Protection civile : Contrôleur Général de Police El Hadji Youssouf MAIGA. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Directeur général des Transports : Monsieur Mamadou SOW, Ingénieur des Constructions civiles. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Conseillers techniques : Monsieur Mohamed TRAORE, Conseiller des Affaires étrangères ; Monsieur Amadou MORO, Conseiller des Affaires étrangères ; Monsieur Lamine KEITA, Inspecteur des Services économiques. – Inspecteur en Chef des Services diplomatiques et consulaires : Monsieur Mamadou Macki TRAORE, Inspecteur des Services économiques. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES, DE L’ENERGIE ET DE L’EAU – Coordinateur technique de la Cellule Nationale de Planification, de Coordination et de Suivi du Développement du Bassin du Fleuve Sénégal (Cellule nationale OMVS) : Monsieur Moussa CISSE, Inspecteur des Finances. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des ministres a pris acte : a. d’une communication relative à la mise en place du Comité Indépendant de Suivi- Evaluation de la mise en œuvre des recommandations des Assises Nationales de la Refondation. Le Comité Indépendant de Suivi-Evaluation de la mise en œuvre des recommandations des Assises Nationales de la Refondation est créé auprès du Président de la Transition, avec pour mission de mesurer et d’apprécier l’exécution et les progrès réalisés dans la mise en œuvre des recommandations des Assises Nationales de la Refondation. Il est composé de quinze membres désignés sur des critères de moralité, de probité, de compétences et d’expériences avérées dans des domaines spécifiques, en matière de Refondation de l’Etat et doté d’une équipe d’experts et de personnel d’appui. b. d’une communication relative au projet d’enrôlement biométrique des agents des fonctions publiques de l’Etat et des Collectivités territoriales. Dans l’objectif de maîtriser les effectifs des fonctionnaires et agents publics et de rationaliser les dépenses publiques salariales, les Assises Nationales de la Refondation ont recommandé de procéder à l’enrôlement biométrique de tous les fonctionnaires de l’Etat et des Collectivités territoriales, dans le prolongement du Programme de Développement Institutionnel, 2ème Génération en cours. Au regard de la nécessité d’harmoniser la démarche en vue d’une gestion efficiente des ressources de l’Etat, une Commission a été créée en vue de la mise en place d’un système intégré de gestion de ressources humaines prenant en compte les données biométriques du RAVEC au profit des Fonctions publiques de l’Etat et des Collectivités territoriales. 2. Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a approuvé la révocation du maire de la Commune rurale de Zantiébougou, Cercle de Bougouni. Cette révocation intervient à la suite des conclusions des différents rapports de vérification et d’inspection et au regard de la gravité des irrégularités reprochées à l’intéressé. La présente révocation marque la volonté du Gouvernement de Transition de promouvoir la bonne gouvernance dans les Collectivités territoriales. 3. Sur le rapport du