FAMa : Deux nouveaux hélicoptères de combat et des radars réceptionnés lundi à Bamako

Bamako, 19 avril (AMAP) Le chef d’état-major général des Armées, le général de division Oumar Diarra, représentant le ministre de la Défense et des Anciens combattants, a présidé lundi à l’Aéroport de Sénou la cérémonie de réception du 2ème lot des équipements militaires composé de deux hélicoptères de combat et de radars de surveillance de 4è génération, a constaté l’AMAP. Le chef d’état-major général des Armées a saisi l’occasion pour déclarer que la livraison de ces nouveaux équipements est la manifestation d’un partenariat très fructueux que notre pays a établi avec l’état russe. Elle traduit également, selon le général de division Oumar Diarra, la manifestation d’une volonté politique très forte des autorités de la Transition d’équiper l’Armée malienne en moyens conséquents, afin qu’elle puisse être en mesure de mener sa mission de défense de l’intégrité territoriale, de la protection des personnes et de leurs biens ainsi que du retour de la paix et de la sécurité sur l’ensemble du territoire malien. Le général de division Oumar Diarra a également précisé que ces matériels viennent en appui à la dynamique offensive amorcée par l’Armée depuis un moment. Il a soutenu que la hiérarchie militaire travaille à ce que l’Armée soit en mesure de défendre, de façon autonome, notre territoire. « Je pense que cette réception rentre dans ce cadre », a indiqué le chef d’état-major général des Armées, avant d’assurer que l’Armée continuera à recevoir des équipements militaires ». Ces équipements de fabrication russe, réceptionnés dans la nuit de dimanche à lundi seront d’un apport précieux pour les troupes engagées dans la lutte contre le terrorisme à travers tout le pays Pour rappel, le 1er lot d’équipements composé aussi de deux hélicoptères, d’un radar de dernière génération et d’autres matériels avait été réceptionné le 31 mars dernier par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara. BD/ KM (AMAP)

Politique : Le Chef du gouvernement devant le CNT le 21 avril prochain

Bamako, 15 avril (AMAP) Le Premier Ministre, Dr Choguel Kokala Maïga  donnera des explications satisfaisantes le 21 avril prochain, devant le Conseil national de Transition , sur la mise en œuvre de son programme d’action. Ce passage du chef du gouvernement devant le CNT avait été annoncé par le président de l’institution dans son discours d’ouverture de la session d’avril. Le gouvernement s’est réuni jeudi en conseil de cabinet à la Primature pour préparer les réponses aux questions que les membres du CNT voudront bien poser au Premier ministre, lors de la séance prévue en principe pour le jeudi 21 avril 2022. À l’entame de ses propos, le Premier ministre dira que son prochain passage devant les membres de l’organe législatif de la Transition est un exercice bénéfique pour le CNT et pour le gouvernement. « Chacun est dans son rôle », a -t-il commenté, avant de réaffirmer que l’avantage de cet exercice démocratique est qu’il va permettre au gouvernement de s’adresser directement aux Maliens. Sans nul doute, la trame du débat concernera la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (PAG) adopté le 2 août 2021 par le CNT et dont les grands axes sont le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national ; les réformes politiques et institutionnelles ; l’organisation des élections générales et l’adoption d’un pacte de stabilité sociale. Dr Choguel Kokalla Maïga a estimé que « l’objectif est de maintenir l’opinion publique en haleine totalement informée sur toutes les étapes du processus de transition ». C’est pourquoi, il a tenu à réunir autour de lui les ministres pour s’imprégner des différents dossiers. En clair, il revient à chaque ministre de lui fournir des notes explicatives et bien détaillées. Selon le Premier Ministre, il s’agit d’avoir la matière première pour répondre à toutes les questions relatives à la vie de la Nation. Le Chef du Gouvernement abordera, entre autres, les préoccupations majeures du pays à savoir la diminution du train de vie de l’Etat, la gestion du social et la montée en puissance de l’Armée. NK/KM (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi, 13 avril 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 13 avril 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant report du reliquat des recettes et des crédits de l’Appui budgétaire sectoriel du Canada non consommé en 2021 sur le budget de 2022. Dans le cadre de l’amélioration des offres de services dans le secteur de la Santé et de l’Éducation, la Coopération canadienne contribue depuis quelques années au financement des programmes de développement à travers des Appuis Budgétaires Sectoriels. Au titre de l’année 2021, il a été notifié au profit des secteurs de la Santé et de l’Éducation des crédits d’un montant de 4 milliards 162 millions 216 mille francs CFA sur lequel 1 milliard 435 million 336 mille francs CFA ont été utilisés. Le projet de décret adopté reporte avec l’accord de la coopération canadienne, le reliquat des crédits d’un montant de 2 milliards 726 millions 880 mille francs CFA sur le budget 2022, conformément aux dispositions de la loi n°2013-028 du 11 juillet 2013 relative aux lois de Finances. Ce report de crédits permettra de financer les activités programmées et en cours d’exécution. 2. Sur le rapport du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le conseil des ministres a adopté, un projet de décret fixant les avantages accordés aux membres de la Mission d’appui à la Refondation de l’Etat. La Mission d’appui à la Refondation de l’Etat a été créée par le Décret n°2021-0260/PM-RM du 19 avril 2021. Elle est chargée d’assister le ministre de la Refondation de l’Etat dans la mise en œuvre des réformes institutionnelles et administratives. Le Décret n°2021-0680/PT-RM du 23 septembre 2021 fixe les avantages accordés aux membres de la Mission d’appui à la Refondation de l’Etat. A l’application, il est apparu nécessaire d’étendre le décret du 23 septembre 2021 au personnel d’appui de la Mission. L’adoption du présent projet de décret s’inscrit dans ce cadre. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication relative aux changements apportés au projet de Convention relatif à la réalisation de la Centrale solaire de 50 Méga Watt crêtes à Sikasso. Le Gouvernement est engagé depuis quelques années, dans le développement à grande échelle d’infrastructures d’énergies renouvelables, en vue de réduire la dépendance et le déficit énergétique croissant et de contribuer à la sécurité énergétique durable du pays. C’est dans ce contexte que le projet de réalisation, en deux phases, suivant le principe de Build, Own, Operate and Transfert de la Centrale solaire photovoltaïque de 50 Méga Watt Crêtes à Sikasso, a été attribué en 2015, à la Société POWERPRO. A la suite d’un réexamen du plan d’affaires au vu de la baisse du coût des équipements de production d’énergie solaire sur le marché international, les parties ont convenu de la réalisation de la Centrale en une seule phase et de la baisse du prix de vente du Kilo Watt heure de 70 à 55 francs CFA. Les changements apportés à la convention permettent à la société Energie du Mali-SA de réaliser une économie de plus de 1,7 milliards de francs CFA par an, soit plus de 42 milliards de francs CFA sur les 25 années d’exploitation. 2. Sur le rapport du Ministre du Développement rural, le Conseil des ministres a été informé de la signature, par le ministre délégué chargé de l’Elevage et de la Pêche d’un Protocole d’accord, intervenue le 07 avril 2022 à Conakry, règlementant la transhumance InterEtats entre le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la République de Guinée. Par cet Accord, les deux pays s’engagent à créer les conditions d’une transhumance transfrontalière apaisée en précisant désormais les postes d’entrée et de sortie des animaux et les périodes indiquées allant du 1er février au 31 mai de chaque année. Le protocole d’accord contribuera à la prévention et à la résolution des conflits récurrents entre agriculteurs guinéens et éleveurs maliens. 3. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 13 avril 2022 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 06 avril 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 06 avril 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Palais des Pionniers. L’éducation pionnière vise à favoriser la formation civique, morale, intellectuelle, physique et pratique de la population, singulièrement des jeunes. Les projets de texte adoptés créent le Palais des Pionniers dans la perspective de rétablir l’éducation pionnière, de doter le pays de cadres exemplaires pétris de valeurs de civilité, de civisme, de dignité, d’honnêteté, de bravoure, d’entraide et de solidarité et pour une meilleure prise en compte de la problématique de l’éducation pionnière dans les politiques et stratégies nationales. Le Palais des Pionniers est chargé entre autres : – de sensibiliser et de former les pouvoirs publics et les communautés sur l’éducation pionnière ; – d’élaborer et mettre en œuvre des programmes de recherche sur l’éducation pionnière ; – de contribuer à la mise en œuvre de la construction citoyenne ; – d’assurer un appui technique aux programmes de construction citoyenne. Sa création contribuera au renforcement de l’esprit et du sentiment patriotique des citoyens en les préparant à riposter à toute agression contre la patrie. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME – Conseiller technique : Monsieur Oumar TRAORE, Magistrat. – Directeur national de l’Administration de la Justice : Monsieur Djibrilla Aroubouna MAIGA, Magistrat. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE – Directeur Adjoint de l’Office Central des Stupéfiants : Contrôleur Général de Police Bassirou BAMBA. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Conseillers techniques : Monsieur Nassirou Soufiane MAIGA, Magistrat ; Monsieur Amadou DIALLO, Inspecteur des Services Economiques. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication relative à l’accréditation de la Commission nationale des Droits de l’Homme au Statut « A » de l’Alliance Globale des Institutions nationales des Droits de l’Homme. Le Statut « A » est le statut le plus élevé attribué par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme aux Institutions nationales des droits de l’Homme suivant des critères rigoureux, notamment l’indépendance, l’impartialité, l’expertise et l’objectivité. L’accréditation de la Commission nationale des Droits de l’Homme lui confère le droit d’être électeur et éligible dans les instances des organisations internationales et régionales dont elle est membre et de participer au Conseil des droits de l’Homme de l’Organisation des Nations Unies. Cette consécration de la Commission nationale des Droits de l’Homme contribue au rayonnement de notre pays et couronne les efforts consentis par l’Etat en matière de protection et de promotion des Droits de l’Homme. 2. Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil de Ministres a approuvé la révocation du maire de la Commune rurale de Zan COULIBALY, Cercle de Dioïla. Cette révocation intervient après une suspension de trois (03) mois du maire suite à des faits graves révélés lors des missions de vérification et de contrôle de la gestion, administrative, financière et comptable de la Commune. La présente révocation marque la volonté du Gouvernement de Transition de promouvoir la bonne gouvernance dans les Collectivités territoriales. 3. Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des Ministres a pris acte de l’état de mise en œuvre du projet de fourniture d’un Système Informatisé de production de la carte nationale d’identité biométrique sécurisée. A la faveur des prochaines échéances électorales, la question de l’identification des maliens refait surface avec en ligne de mire, la crédibilité de l’ensemble du processus électoral qui constitue un axe stratégique du Gouvernement de Transition. Dans cette perspective et à l’effet d’apporter une solution durable à cette importante question, le Gouvernement a décidé, à partir de la base de donnée du RAVEC, de doter les maliens d’une carte nationale d’identité biométrique sécurisée. L’objectif visé par ce projet est de promouvoir la mobilité intra régionale tout en offrant un titre sécurisé permettant de lutter contre les trafics et migrations irrégulières et de répondre aux enjeux de la lutte contre le terrorisme. 4. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a pris acte des conclusions de la vérification de la procédure de cession des bâtiments administratifs. L’Etat du Mali a mandaté en 2013, l’Agence de Cessions Immobilières-SA a cédé certains bâtiments administratifs afin de réaliser avec le produit de la vente de nouveaux immeubles pour reloger des services. Ledit mandat a porté sur 22 bâtiments administratifs, sur lesquels 17 ont fait l’objet de cession. A La suite de la cession des 17 bâtiments, il a été relevé une série de violation des clauses du Mandat conféré à l’Agence de Cessions Immobilières. Afin de faire la lumière sur ces violations, le Gouvernement a commis l’Inspection des Domaines et des Affaires foncières à entreprendre des investigations qui ont abouti à des constatations, notamment le non reversement à l’Etat d’importantes sommes issues de la vente desdits bâtiments. Au regard des éléments nouveaux qui ressortent du rapport d’Inspection, le Conseil des Ministres a instruit le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population d’engager des poursuites à l’encontre

Ouverture de la session du CNT : Examen de plusieurs projets et propositions de loi

Bamako, 5 avril (AMAP) La cérémonie solennelle d’ouverture de la session ordinaire d’avril 2022 du Conseil national de Transition (CNT)a été présidée lundi au Centre International de Conférence de Bamako (CICB) par son président, le Colonel Malick Diaw, en présence du Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, des membres du Conseil, et de plusieurs personnalités, a constaté l’AMAP. « Après son installation, le 5 décembre 2020, le CNT entame aujourd’hui sa 2ème session ordinaire d’avril. Elle couvrira une période de 90 jours et aura à examiner, en l’état actuel du tableau des saisines, 30 projets et propositions de loi. Certains de ces dépôts sont essentiels à la refondation de notre pays. Tel est le cas du projet de loi électorale pour l’examen duquel vous voudriez bien accorder une attention particulière car constituant un des piliers de rectification de notre démocratie », a déclaré Malick Diaw. Le président du CNT a saisi l’occasion pour rappeler que les pourparlers avec la CEDEAO se poursuivent pour accorder les positions au seul bénéfice du Mali et de la sous-région ouest africaine. « En décidant d’intervenir le 18 août 2020, nous, acteurs militaires, avions déjà sacrifié notre vie pour une cause que nous croyons juste et salutaire pour la survie de notre pays. Aujourd’hui, plus que jamais, nous sommes déterminés à donner notre vie s’il le faut pour préserver l’intégrité et le renouveau du Mali. Nous ne sommes pas dans cette transition pour le plaisir et nous n’entendons pas non plus la laisser dérouter. Notre souhait le plus ardent est que tous les Maliens se joignent aux autorités de la transition, sous le leadership de Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA pour le sursaut national », a-t-il souligné. Sur les plans militaire et sécuritaire, précise -il, le Mali, à l’instar des autres pays du sahel, reste toujours confronté aux défis récurrents du terrorisme. « Après son installation, le 5 décembre 2020, le CNT entame aujourd’hui sa deuxième session ordinaire d’avril. Elle couvrira une période de 90 jours et aura à examiner, en l’état actuel du tableau des saisines, 30 projets et propositions de loi. Certains de ces dépôts sont essentiels à la refondation de notre pays. Tel est le cas du projet de loi électorale pour l’examen duquel vous voudriez bien accorder une attention particulière car constituant un des piliers de rectification de notre démocratie », a déclaré Malick Diaw. En outre, il a indiqué que d’autres projets de loi seront examinés par le CNT comme des projets de loi relatifs à la santé, à l’éducation, à la fonction publique, au statut des fonctionnaires de la Police, aux infrastructures et au Code des Douanes, le recueil 2021 du Conseil Economique Social et Culturel. Par ailleurs, dit-il, le CNT reste disposé à examiner avec la diligence requise, aussi bien au cours de cette session qu’en session extraordinaire, tout projet de texte élaboré par le Gouvernement dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des Assises Nationales de la Refondation (ANR). « En outre, diverses activités de contrôle de l’action gouvernementale, des visites de terrain des Commissions générales ainsi que des séances de renforcement des capacités seront au menu de nos travaux. Sur la base des acquis cumulés lors des sessions antérieures, je demeure confiant quant à l’engagement patriotique de l’ensemble des membres du CNT et de l’Administration à faire également de cette session d’avril une session de confirmation du rôle central du CNT dans le processus de transition. Sur ce point précis, je voudrais m’adresser solennellement au Premier Ministre pour lui dire qu’indépendamment des évaluations périodiques faites du PAG (Programme d’action gouvernementale), les Maliens veulent savoir exactement l’état d’avancement du processus de transition ainsi que le chronogramme détaillé. Cela est d’autant plus important que c’est au peuple que revient la paternité des conclusions des ANR notamment celles devant aboutir à un retour rapide à l’ordre constitutionnel », a-t-il affirmé. Le président du CNT a saisi l’occasion pour préciser que les échanges en cours avec la CEDEAO ne devraient en aucune manière constituer un facteur de blocage du processus de refondation au Mali. « Sur cette question, Monsieur le Premier Ministre, vous serez certainement invité à passer devant le CNT, conformément à sa mission de contrôle de l’action gouvernementale, pour des échanges plus approfondis dans un bref délai », a précisé Malick Diaw. KM (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 30 mars 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 30 mars 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant création de la médaille d’honneur des douanes. L’administration des douanes est un service paramilitaire pourvoyeur de recettes pour l’Etat. L’atteinte des objectifs de recettes appelle de la part des agents des douanes, la vigilance et la loyauté. Les structures douanières sur l’ensemble du territoire national jouent un rôle prépondérant dans la protection de certains secteurs de l’Etat en collaboration avec d’autres administrations. Les agents des douanes mènent une lutte contre la fraude, la contrebande et la criminalité transnationale sous toutes ses formes allant parfois jusqu’au sacrifice ultime. La médaille d’honneur des douanes est une décoration spécifique pour récompenser tout agent des douanes, sans distinction de grade, de fonction ou de catégorie, qui se serait distingué par la durée et la qualité des services rendus à l’administration. Elle peut être également décernée, à titre exceptionnel aux agents qui ont trouvé la mort dans l’exercice de leurs fonctions ou à la suite d’acte de bravoure et aux personnalités extérieures ayant rendu des services exceptionnels à l’administration des douanes. Le projet de décret adopté crée la médaille d’honneur des douanes et précise les conditions de son attribution. 2. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation au Ministère de la Santé et du Développement social, des parcelles de terrain, objet des titres fonciers n°16308 et n°16309 du Cercle de Kayes sises à Diakalel, Commune rurale de Bangassi. Les parcelles de terrain de superficie respective de 22 ares 55 centiares et 28 ares 93 centiares sont destinées à satisfaire les besoins de construction des bureaux du Centre régional d’Appareillage Orthopédique et de Rééducation fonctionnelle de Kayes. La construction de ce centre s’inscrit dans le cadre de la déconcentration des services de l’Etat et la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle en matière de soins de réadaptation fonctionnelle. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRIMATURE – Président de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement illicite : Monsieur Moumouni GUINDO, Magistrat. – Membre du Conseil de Régulation de l’Autorité de Régulation des Marchés publics et des Délégations de service public : Monsieur Alassane BA, Ingénieur des Constructions civiles. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Directeur général de l’Administration des Biens de l’Etat : Monsieur Mady Kossa KEITA, Ingénieur des Constructions civiles AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a approuvé le Plan de Développement du sous-secteur de l’électricité sur la période 2022-2026 de la Société Energie du Mali. La société Energie du Mali connait depuis plusieurs années un déséquilibre financier. Le retard accusé dans la mise en œuvre du Plan Directeur des Investissements Optimaux a contribué à affaiblir ses capacités de Production, de Transport et de Distribution. Le Plan de Développement du sous-secteur de l’Electricité sur la période 2022-2026 a été élaboré dans le but d’apporter des solutions durables aux difficultés du sous-secteur de l’électricité, d’atteindre l’équilibre financier de la société Energie du Mali, d’améliorer la gouvernance du secteur et le coût du mix de production d’électricité. Il repose sur un important programme d’investissement axé sur l’exploitation des gisements d’énergies renouvelables, la construction de lignes de transport et de distribution d’électricité afin de limiter la dépendance aux énergies fossiles. La mise en œuvre de ce plan permettra entre autres : – le renforcement de la part de la production solaire ; – la diminution de la part de la production thermique ; – l’amélioration des indicateurs opérationnels et financiers par l’augmentation du rendement moyen du réseau et la réduction du coût moyen de revient du Kilo-Watt-heure. 2. LeLe ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat appelle cependant, la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 30 mars 2022 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 23 mars 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 23 mars 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Conseil des Ministres a adopté : a. des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Université de Sikasso. b. des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Université de Tombouctou. c. des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Université de Gao. Le Mali a engagé depuis son accession à l’indépendance, de nombreuses réformes de l’enseignement en vue d’améliorer la qualité de l’éducation et de disposer des cadres dont le pays avait besoin pour ses plans de développement. Malgré les résultats encourageants enregistrés dans la mise œuvre de ces réformes, l’enseignement supérieur reste confronté à des difficultés liées entre autres à l’évolution des effectifs des étudiants toujours croissants, à la faiblesse des capacités d’encadrement et de gestion et à l’insuffisance des infrastructures et équipements. Pour pallier ces difficultés, le Gouvernement a décidé de diversifier l’offre de formation et de l’adapter aux besoins de l’économie locale par le développement de pôles universitaires régionaux. L’adoption des présents projets de texte permettra de doter les régions concernées d’universités composées de structures de formation et de recherche en fonction des potentialités de la région, de campus pédagogique et social avec les équipements nécessaires. A terme, le Gouvernement prendra les dispositions utiles pour doter chaque Région administrative d’une université en vue d’une valorisation des potentialités existantes au niveau local. Des missions universitaires seront mises place à cet effet. 2. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les conditions de création et les principes fondamentaux de fonctionnement des Centres de Santé Communautaire. Dans le cadre de l’application de la Loi n°02-049 du 22 juillet 2002, modifiée, portant loi d’orientation sur la santé, le Gouvernement du Mali a adopté le Décret n°05-299/P-RM du 28 juin 2005 fixant les conditions de création et les principes fondamentaux de fonctionnement des Centres de santé communautaire. La création des Centres de Santé Communautaire a permis de promouvoir la participation de la communauté locale dans la prise en charge et la gestion des problèmes de santé des populations. En dépit des avancées enregistrées, l’analyse de la situation sanitaire a montré que de nombreuses populations rencontrent encore des difficultés d’accès aux Centres de Santé Communautaire et aux soins de santé, en raison, entre autres, de la distance, de l’accessibilité géographique et de la faible couverture des populations. La Stratégie « Soins Essentiels dans la Communauté » adopté par le Gouvernement vise pour apporter une solution à ces difficultés en faisant administrer aux populations les soins et services de santé par des Agents de Santé Communautaire. Le projet de décret est initié pour prendre en compte les évolutions constatées dans le secteur afin de pérenniser les acquis de la mise en œuvre de la Stratégie «Soins Essentiels dans la Communauté ». Les innovations apportées sont entre autres : – la possibilité pour les Centres de Santé Communautaire de relever leur plateau technique en cas de nécessité et dans des conditions précises avec l’autorisation du ministre chargé de la Santé ; – la fourniture de soins et de services de santé dans les villages, fractions ou quartiers par les Agents de Santé et relais communautaires sous le contrôle du Centres de Santé Communautaire. L’adoption du présent projet de décret permettra d’étendre la couverture sanitaire dans le respect des normes requises. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION – Inspecteurs à l’Inspection de l’Intérieur : Monsieur Issaka BATHILY, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral ; Monsieur Bagna Mahamoudou DJITEYE, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral ; Monsieur Moussa DIABATE, Administrateur civil. – Directeur de Cabinet du Gouverneur du District de Bamako : Monsieur Dieudonné SAGARA, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Directeur de Cabinet du Gouverneur de la Région de Sikasso : Monsieur Bernard COULIBALY, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Directeur de Cabinet du Gouverneur de la Région de Tombouctou : Monsieur Mamadou TEMBELY, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Directeur de Cabinet du Gouverneur de la Région de Bougouni : Monsieur Abdoulaye GOÏTA, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Directeur de Cabinet du Gouverneur de la Région de San : Monsieur Abdramane DEMBELE, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur du District de Bamako : Monsieur Mangoro KONATE, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de la Région de Kayes : Monsieur Boikary TRAORE, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de la Région de Koulikoro : Monsieur Mohamar Assagaïdou HAIDARA, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Administratives et Juridiques du Gouverneur de la Région de Ségou : Monsieur Mohamed Aboubacrine AG MOHAMED ALY, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires Economiques et Financières du Gouverneur de la Région de Ségou : Monsieur Mamadou TRAORE, Planificateur. – Conseiller aux Affaires Economiques et Financières du Gouverneur de la Région de Tombouctou : Monsieur Malick GUINDO, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage. – Conseiller aux Affaires Economiques et Financières du Gouverneur de la Région de Taoudénit : Monsieur Lassine FANE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage. – Conseiller aux Affaires Economiques et Financières

Soumeylou Boubèye Maïga : Une vie d’engagement politique

Par Madiba KEITA Bamako, 2 mar (AMAP) L’ancien Premier ministre malien est décédé, hier lundi,  à l’âge de 68 ans. La nouvelle de sa disparition a beaucoup ému l’opinion  L’émoi suite au décès du président de l’Alliance pour la solidarité au Mali-Convergence des forces patriotiques (ASMA-CFP) se comprend aisément car le nom de l’homme politique, portant le sobriquet de «Tigre», est fortement associé à la gestion des affaires publiques au Mali de ces trente dernières années. Comme tout homme politique, le président du parti ASMA-CFP a connu des hauts et des bas, tout au long de sa carrière politique.  Son décès est intervenu alors qu’il était en détention préventive, depuis le 26 août 2021, dans l’affaire dite de l’achat d’équipements militaires. La justice avait engagé des poursuites contre lui pour des faits présumés de surfacturation et de détournements de biens publics.  Gravement malade, il avait été extrait de la Maison centrale d’arrêt de Bamako pour être admis dans une clinique pour des soins, il y a quelque temps. Estimant que son état se dégradait, sa famille avait mené de nombreuses démarches pour obtenir son évacuation à l’étranger. Soumeylou Boubèye Maïga emporte, certainement, des secrets sur l’affaire de corruption qui aura beaucoup terni l’image du régime du défunt président Ibrahim Boubacar Keïta. Si l’action publique sera éteinte le concernant, les investigations pourraient se poursuivre concernant d’autres personnalités mises en cause dans le dossier comme l’ancienne ministre de l’Économie et des Finances, Mme Bouaré Fily Sissoko et l’ancien directeur de cabinet Mamadou Camara, tous deux en détention provisoire. Le Mali perd ainsi l’un des hommes politiques les plus en vue au cours de ces trente dernières années. Figure emblématique du Mouvement démocratique, Soumeylou Boubèye Maïga  est né le 8 juin 1954 à Gao (Nord). Après ses études primaires et secondaires, il a étudié le journalisme au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI) de l’Université de Dakar, au Sénégal. Il est titulaire, aussi, d’un Diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en diplomatie et administration des organisations internationales à l’Université de Paris-Sud et d’un diplôme de troisième cycle en relations économiques internationales à l’Institut international d’administration publique, IIAP de Paris. Soumeylou Boubèye Maïga a exercé le métier de journaliste, d’abord à L’Essor, puis au mensuel Sunjata, édité par l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP). Il fut le rédacteur en chef de cette publication spécialisée, de 1981 à 1990.  Militant au sein du Parti malien du travail, il a été l’un des principaux artisans de la révolution de Mars 1991. Il est entré au cabinet d’Amadou Toumani Touré, alors président du Comité de transition pour le salut du peuple (CTSP), en qualité de conseiller spécial d’avril 1991 à juin 1992. Vice-président et membre fondateur de l’Alliance pour la démocratie au Mali/Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA/PASJ), il est devenu en 1992 chef de cabinet du président de la République, Alpha Oumar Konaré.  En janvier 1993, Soumeylou Boubèye Maïga est nommé directeur général de la Sécurité d’État. En 2000, il est entré au gouvernement en tant que ministre des Forces armées et des Anciens combattants. Soumeylou Boubèye Maïga a été candidat à la présidentielle d’avril 2007. Il est retourné au gouvernement en 2011 comme ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale jusqu’au coup d’État de mars 2012.  Soumeylou Boubèye Maïga a démissionné plus tard de l’ADEMA pour créer l’Alliance pour la solidarité au Mali-Convergence des forces patriotiques (ASMA-CFP), un parti qui a soutenu la candidature du président Ibrahim Boubacar Keïta en 2013. Il était, du reste, un membre influent du staff de campagne du candidat Ibrahim Boubacar Keïta. Après l’élection de ce dernier à la magistrature suprême, Soumeylou Boubèye Maïga est nommé ministre de la Défense et des Anciens combattants entre 2013 et 2014. Il sera nommé, ensuite, Premier ministre, le 30 décembre 2017, poste qu’il occupera jusqu’au 23 avril 2019. Commandeur de l’Ordre national du Mali, Soumeylou Boubèye Maïga est une personnalité très connue dans le pays et à l’étranger pour s’être illustré dans le combat pour la démocratie, avoir occupé plusieurs postes de responsabilité et développé une expertise dans le domaine de la sécurité, notamment dans la bande sahélo-saharienne. La nouvelle de son décès a provoqué une avalanche de réactions sur les réseaux sociaux aussi bien au Mali qu’à l’étranger. MK (AMAP)

Décès de l’ancien Premier ministre malien, Soumeylou Boubèye Maïga 

Bamako, 21 mar (AMAP) L’ancien Premier ministre du Mali, Soumeylou Boubèye Maïga, est décédé, ce lundi 21 mars 2022, dans une clinique de Bamako, à l’âge de 68 ans, selon des sources proches de sa famille qui ont  confirmé l’information.  Le président du parti Alliance patriotique pour la solidarité au Mali-Convergence des forces patriotiques (ASMA-CFP) était hospitalisé, depuis décembre 2021, après que sa santé s’est détériorée en détention à la Maison d’arrêt centrale de Bamako.  L’ancien premier ministre était, depuis août 2021, détenu à la maison centrale d’arrêt de Bamako. Il avait été transféré en décembre dans cette clinique de Bamako où il est décédé. Il avait été incarcéré après avoir été inculpé notamment de « faux, usage de faux et favoritisme » dans le cadre d’une enquête sur l’achat d’équipements militaires et sur l’acquisition d’un avion présidentiel, en 2014, alors qu’il était ministre de la Défense. Soumeylou Boubèye Maïga était une figure importante de la scène politique au Mali. Il fut Premier ministre de l’ancien président, Ibrahim Boubacar Keïta, de décembre 2017 à avril 2019. L’homme politique a, également, occupé plusieurs postes ministériels dont ceux des Affaires étrangères et de la Coopération internationale en 2011 et de la Défense et des Anciens combattants en 2013.  Le natif de Gao (Nord) a aussi été candidat aux élections présidentielles en 2002 et en 2007. L’ancien Premier ministre Membre fondateur de l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ) a quitté ce parti en 2002 pour créer son propre mouvement politique.  Soumeylou Boubèye Maïga est un journaliste formé au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI) de Dakar au Senegal, et a exercé à ses débuts au quotidien national L’Essor.  MT/MD (AMAP)

Mali: Le président Assimi Goïta à Koutiala (Sud) pour la fête du coton

Koutiala, 19 mar (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, est arrivé à Koutiala (Sud), ce samedi 19 mars 2022, accompagné du président du Conseil national de la Transition (CNT), le colonel Malick Diaw et de plusieurs membres du gouvernement dont le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. Les populations de Koutiala, sorties massivement, ont réservé un accueil chaleureux à la délégation présidentielle. À travers ce premier déplacement à l’intérieur du pays, depuis son investiture à la tête de l’État, le colonel Assimi Goïta répond à l’invitation des producteurs agricoles à la fête du coton. Un événement qui vient à point nommé dans la mesure où le Mali retrouve sa place de leader sur le continent africain, à travers une production record de plus de 760.000 tonnes au titre de la campagne agricole 2021-2022.  Cette performance remarquable a été rendue possible grâce à la décision des autorités de la Transition  de maintenir la subvention des intrants agricoles et de procéder à l’augmentation du prix du coton-graine qui est passé de 250 à 280 Fcfa. Arrivé à  bord d’un hélicoptère militaire, le président de la Transition a été accueilli à sa descente d’avion par les autorités administratives et coutumières de la Région de Koutiala. AT/MD AMAP)