Allocution du chef de l’état à l’occasion de la levée des sanctions de la Cedeao : «L’heure est à l’union sacrée autour des intérêts supérieurs de la Nation»
Dans son discours à la Nation du vendredi soir, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a vivement salué la résilience du peuple malien face aux sanctions économiques et financières imposées par la Cedeao. Par la même occasion, il a témoigné de la reconnaissance du Mali à la Guinée et à la Mauritanie qui ont laissé leurs frontières ouvertes pour la circulation des personnes et des biens. Le chef de l’État a également évoqué les défis à relever pour le reste de la Transition, à savoir la rédaction d’une nouvelle Constitution et l’exécution des recommandations des Assises nationales de la refondation. Le texte intégral Mes chers compatriotes, Je m’adresse à vous en ce moment précis, après l’annonce de la levée des sanctions que la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) avait prises à l’encontre de notre pays. Par la même occasion, tirer les leçons d’une épreuve qui nous avait été imposée et évoquer les défis qui sont les nôtres pour le reste de la Transition. Je voudrais avant tout, adresser mes sincères remerciements au peuple malien pour sa gigantesque mobilisation de soutien, le 14 janvier 2022, suite à l’appel des autorités de la Transition. Ce jour-là, le peuple avait fait parler sa fibre patriotique et exprimé sa détermination à être désormais maitre de son destin. Il avait par la même occasion démontré la forte légitimité des autorités de la Transition. Je remercie l’ensemble des couches de la population pour leur engagement et leur résilience, notamment les opérateurs économiques du secteur formel et informel, les salariés de l’administration et du secteur privé, les syndicats, les leaders d’opinions, religieux et culturels, les Maliens de la diaspora et le monde rural qui ont tous soutenu les efforts du gouvernement. Je remercie particulièrement les agents du secteur de l’économie et des finances pour leur gestion efficiente de cette crise. Il me plait aussi de remercier vivement l’ensemble des panafricanistes qui ont exprimé leur sympathie et montré leur soutien constant à la cause du peuple malien, à travers des manifestations, des déclarations ou même des marches sur des milliers de kilomètres au mépris de tous les risques encourus. Ces prises de position ont, sans aucun doute, conforté la lutte des Maliens. Le peuple malien ne saurait oublier aussi la grande marque de fraternité et de solidarité dont il a bénéficié de la part des gouvernements des républiques sœurs de la Guinée et de la Mauritanie, qui ont laissé leurs frontières ouvertes à la circulation des marchandises et accordé toutes les facilités, dont le Mali avait besoin en ce moment difficile. Mes chers compatriotes, Nous avons tous été surpris de voir que les sanctions prises par la Cedeao contre notre pays ont été la seule réponse face à la volonté des Maliens de refonder l’État après de multiples crises politiques que le Mali a connues. Cette volonté du peuple a été fortement réaffirmée au cours des Assises nationales de la refondation qui ont fait des recommandations dans tous les domaines de la vie nationale pour éviter à notre pays un éternel recommencement. De l’avis général des Maliens, la Transition est le meilleur moment pour procéder à des réformes qui sont de nature à ramener la stabilité politique et sociale. C’est ainsi que nous avons engagé des actions fortes pour répondre à ce vœu ardent du peuple. Il s’agit notamment de la mise en place de deux organes importants pour la suite de la transition, à savoir le Comité indépendant de suivi-évaluation de la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation et la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution. Mes chers compatriotes, Il est évident que notre approche n’a jamais consisté à remettre en cause le retour à l’ordre constitutionnel. Cependant, ceci devrait se faire dans des conditions de sécurité et de stabilité. Dans ce contexte, il me plait de saluer la montée en puissance des Forces armées maliennes qui remportent des victoires éclatantes sur les groupes terroristes. Ces derniers, dans leur débandade, n’ont d’autres stratégies que de s’attaquer aux paisibles citoyens, semant la mort et la désolation dans certaines localités. Ils doivent cependant comprendre que les Forces armées vont continuer leurs offensives pour les traquer partout, afin de ramener la paix et la quiétude sur l’ensemble du territoire. Pour ce faire, les autorités de la Transition ne feront économie d’aucun moyen. Aussi, le gouvernement travaille au retour de l’État dans toutes les zones affectées par les actions des terroristes. Ceci est une condition sine qua non pour la mise en place des services sociaux de base qui devront soulager et améliorer les conditions de vie des populations. Mes chers compatriotes, L’heure est à l’union sacrée autour des intérêts supérieurs de la Nation. Le combat du développement est celui qui devrait occuper toutes les Maliennes et tous les Maliens. Nous avons beaucoup appris des sanctions qui nous avaient été imposées. Le meilleur est à venir, plaise à Dieu ! Mes chers compatriotes, Nous nous réjouissons que la tension née des divergences entre les exigences de la Cedeao pour des élections rapides et la volonté de notre peuple de créer les conditions d’une stabilité politique durable soit désormais dissipée. Pour ce qui nous concerne, nous nous sommes toujours évertués, de bonne foi, à démontrer la justesse et la légitimité de notre démarche, fondée sur les aspirations profondes de notre peuple, réaffirmées au cours des Assises nationales de la refondation. La vocation panafricaniste du Mali ne sera jamais démentie et notre pays œuvrera toujours pour consolider la solidarité entre les peuples africains et favoriser l’unité africaine. Je tiens donc à adresser mes sincères remerciements aux chefs d’État de la Cedeao pour leur accompagnement en vue de la réussite de la Transition. Je voudrais également remercier toutes les bonnes volontés qui se tiennent aux côtés du Mali pendant ces moments difficiles et qui soutiennent ses efforts pour sortir de la crise multiforme qu’il connait. Mes chers compatriotes, Malgré les difficultés liées au contexte national et international, la Transition se
Coopération : L’Algérie entend soutenir la stabilité du Mali (ambassadeur)
Bamako, 07 juin (AMAP) L’ambassadeur d’Algérie, El-Haouès Riache, a déclaré, mardi, à Bamako, que son pays « continuera à soutenir le Mali dans ses efforts de rétablissement de l’ordre constitutionnel, de la paix, de la sécurité et de la stabilité sur son territoire ainsi que dans la mise en œuvre de l’Accord.» El-Haouès Riache, qui s’exprimait lors de la célébration des 60 ans d’indépendance de l’Algérie, en présence de plusieurs membres du gouvernement malien, a indiqué que « l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger reste l’instrument idoine pour la restauration de la paix dans le Nord du pays et dans le strict respect de l’intégrité territoriale et de l’unité nationale du Mali.» Aussi, le diplomate en poste à Bamako, a-t-il encouragé les «frères maliens» à poursuivre « dans la voie qu’ils se sont, eux-mêmes, librement et souverainement, choisie et qu’ils mettent en œuvre avec conviction et détermination ». Auparavant, le diplomate algérien a dit qu’«avec le Mali, l’Algérie a toujours veillé à entretenir des relations de bon voisinage, d’amitié, de solidarité et de coopération mutuellement avantageuses, fondées sur les principes cardinaux de la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats ». « Mais, aussi, du respect de l’intégrité territoriale, de l’unité et la cohésion nationales de chacun des deux pays », a-t-il poursuivi. De son côté, le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Alhamdou Ag Ilyene, a indiqué que « le peuple et le gouvernement du Mali apprécient la coopération dynamique, multiforme et fructueuse qui existe entre nos deux pays ». Il a ajouté que depuis le début de la crise multidimensionnelle qui secoue le Mali, « le peuple algérien et l’ensemble des autorités de ce pays frère n’ont ménagé aucun effort pour le soutenir à retrouver le chemin de la paix et la stabilité ». Alhamdou Ag Ilyene a souligné que le Mali « demeure fortement attaché à la paix sans laquelle il ne peut y avoir le développement ». Dans cette lancée, le gouvernement a inscrit dans sa feuille de route, parmi les actions prioritaires, l’application de l’Accord pour la paix et la réconciliation ». Malgré le retard constaté dans la mise œuvre de ce document, des progrès considérables ont été réalisés, selon lui. Il s’agit, notamment, de la participation des représentants des mouvements signataires dans les différents organes de la Transition. Au nom du président de la Transition, Alhamdou Ag Ilyene a remercié l’Algérie pour son soutien au processus de Transition. Plusieurs représentants du corps diplomatique accrédité au Mali étaient présents à cette commémoration du 60è anniversaire de l’indépendance que, « ce jour (mardi), 5 juillet 2022, le peuple algérien fête dans la ferveur et la joie le 60è anniversaire du recouvrement de la souveraineté nationale», selon l’ambassadeur algérien. « Le 5 juillet 1962, le peuple algérien a, au prix d’immenses sacrifices et d’une terrible guerre de libération nationale, refermé la parenthèse d’une longue nuit coloniale de 132 ans durant lesquels sa liberté, sa dignité, son identité, son histoire et sa personnalité ont été férocement combattues. Et sa terre violée dans le cadre d’une mission dite «civilisatrice», a rappelé El-Haouès Riache. Il a ajouté que cette « mission (…) a causé, couvert et justifié l’extermination systématique de plus de cinq millions d’Algériens et l’exploitation prédatrice et sauvage des énormes richesses du pays». Selon El-Haouès Riache, grâce aux efforts consentis par son pays, celui-ci compte, aujourd’hui, plus de 1,7 million d’étudiants, dont de nombreux Maliens, 100 universités et centres universitaires, 14 écoles supérieures dans différentes spécialités, « y compris celles ouvertes dernièrement dans les domaines des mathématiques et de l’intelligence artificielle ». BD/MD (AMAP)
Migration : 22 Maliens perdent la vie au large des côtes libyennes
Bamako, 05 juin (AMAP) Vingt-et-deux maliens dont trois enfants ont perdu la vie au large des côtes libyennes, mardi, a annoncé le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, dans un communiqué. Le ministère précise que « les victimes faisaient partie d’un groupe de 83 migrants qui étaient en détresse au large des côtes libyennes depuis le 22 juin dernier », ajoutant qu’une soixantaine de personnes ont été secourues parmi lesquelles des Maliens. « Des dispositions sont prises pour l’identification de nos compatriotes survivants et tout sera fait pour protéger leurs droits et procéder à leur rapatriement », a assuré le ministère en charge des Maliens établis à l’Extérieur. Le ministre Alhamdou Ag Ilyene a, au nom du gouvernement, présenté ses condoléances aux familles éplorées et au peuple malien à la suite de cette tragédie. Il a remercié l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour ses efforts qui, selon le communiqué, « ont permis d’identifier et de venir en aide aux rescapés ». Alhamdou Ag Ilyene a, également, lancé un appel à l’ensemble des Maliens afin de lutter contre la migration irrégulière. MT/MD (AMAP)
Septentrion malien : Le trafic de carburant et autres produits de première nécessité en plein essor
Tombouctou, 5 juillet (AMAP) D’importantes quantités de carburant transitent nuitamment par Goundam (Nord) en direction du sud du Mali tous les jours, ce qui suscite beaucoup d’interrogations au sein de l’opinion locale, a appris l’AMAP de source locale. Selon cette même source, avant on avait coutume de voir des citernes de carburant qui arrivent à Goundam pour des livraisons à certaines entités, notamment l’Energie du Mali (EDM SA), la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), les Forces armées maliennes (FAMa). Aujourd’hui, nous assistons à un trafic intense de carburant dans des fûts chargés dans des camions, ou des véhicules tout terrain couverts de bâches ou à ciel ouvert, traversant la ville de Goundam pour le Sud et l’Ouest. Ces dizaines de camions et de véhicules 4×4 chargés de fûts de gaz-oil ou d’essence viennent d’e l’Algérie voisine malgré le contrôle strict des autorités des frontières menant dans les Régions de Gao et de Tombouctou (Nord). A partir de Tombouctou, des camions assurent le relais. Ceux venus de l’intérieur du pays, de retour, chargent les nombreux fûts de carburant à destination d’autres horizons. Aujourd’hui, ils sont nombreux les citoyens à s’interroger sur les destinations de ces cargaisons de carburant. D’autres pensent que ce trafic devait contribuer à atténuer la crise et éviter la flambée des prix de carburant mais hélas le litre d’essence a atteint les 1 000 Fcfa en ce mois de juin alors qu’il se vendait à 650 Fcfa. Par ailleurs, du côté de la Mauritanie il est constaté le mouvement de nombreux camions chargés de marchandises, de produits de premières nécessité, en direction de Tombouctou. Ces marchandises sont aussitôt transférées dans d’autres camions et petits véhicules pour de nouvelles destinations au lieu d’être vendues sur le marché local en vue de contribuer à la stabilisation des prix et atténuer à la souffrance des populations. Cette situation constitue une grande perte pour l’économie u Mali, de l’avis de nombreux observateurs qui pensent que cela ne profite qu’à une poignée d’individus. AT/KM (AMAP)
Le sommet d’Accra lève les sanctions contre le Mali
Bamako, 03 juin (AMAP) Les Chefs d’État de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), réunis dimanche, à Accra, au Ghana, pour évoquer la situation politique au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, ont levé les sanctions contre le Mali avec des réserves, selon des sources dans la capitale ghanéenne. Cependant, les dirigeants ouest-africains ont exigé la non participation des autorités de la transition aux futures élections au Mali, ont ajouté les mêmes sources à la fin du huis clos. Après la décision de la conférence des chefs d’État, les activités économiques entre le Mali et les pays de la sous-région vont vite reprendre. Le Mali aura, aussi, accès à ses avoirs financiers qui étaient gelés par la CEDEAO. Bamako reste suspendu de toutes les actions de l’organisation sous régionale jusqu’au retour à un ordre constitutionnel normal. La levée des lourdes sanctions économiques et financières imposées au Mali, depuis janvier 2022, fait suite à des avancées réalisées ces dernières semaines dans les négociations. Les autorités de la Transition ont fixé la durée de la Transition à 24 mois, adopté la nouvelle loi électorale, en plus d’avoir publié le chronogramme des échéances électorales. Le Président de la Guinée Bissau, Umaro Sissoco Emballo, est le nouveau Président en exercice de la CEDEAO, en remplacement du son homologué du Ghana, Nana Akufo-Addo. Concernant le Burkina Faso, le pays échappe aux sanctions après avoir trouvé un accord avec l’organisation communautaire sur une durée de Transition de 24 mois, à compter du 1er juillet 2022. En Guinée, les négociations devront continuer pour trouver un accord sur la durée de la Transition. La CEDEAO a désigné un nouveau médiateur, l’ancien président béninois Thomas Boni Yayi pour continuer les pourparlers avec les autorités guinéennes. Lors de ce sommet, qui était très attendu, les dirigeants ouest-africains ont statué sur les sanctions concernant le Mali, la Guinée, et le Burkina Faso, trois pays théâtre de coups d’État où les militaires ont pris le pouvoir par la force. Les leaders ouest-africains, qui entendent peser pour un retour rapide des civils au pouvoir, se sont penchés sur les lourdes sanctions économiques et financières imposées au Mali depuis janvier, et sur les cas burkinabè Faso et guinéen. Cependant, ils étaient divisés entre partisans de la fermeté et ceux du compromis, à l’heure où les sanctions accentuent la crise économique et sociale au Mali et ont un impact sur les économies de ses voisins. MD/MT (AMAP)
Éliminatoires Coupe du monde de basketball : Le Mali disqualifié
Bamako, 2 juil (AMAP) Les basketteurs de l’équipe nationale du Mali ont continué de boycotter les matches pour non paiement de primes, en signant un deuxième forfait face aux Nigérians, samedi, après celui de la première journée contre l’Ouganda, lors de la 3è fenêtre des éliminatoires de la Coupe du monde 2023. Selon une source proche de la délégation malienne, le capitaine Ibrahim Djambo et ses coéquipiers campent toujours sur leur position. Les joueurs n’ont même pas voulu quitter l’hôtel pour la salle Arena de Kigali, au Rwanda, où ils devraient affronter le Nigeria. Ils veulent se faire entendre et, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, les joueurs réclament du changement. «On veut un changement au niveau de la Fédération malienne de basket-ball et au ministère des Sports. On veut un peu de respect », a dit le capitaine Ibrahim Djambo. Accompagné de plusieurs de ses coéquipiers, Ibrahim Djambo a dénoncé les promesses non-tenues des autorités chargées de la balle au panier. Cette affaire de prime existe, selon lui, depuis des années. « Il faut que ça cesse », lance-t-il. Selon des sources proches de la Fédération internationale de Basket (FIBA), l’institution a déjà ouvert des enquêtes pour dégager les responsabilités, enfin de sanctionner les coupables. Avec ce deuxième forfait, les Aigles disent adieu à la Coupe de monde. L’instance dirigeante du basket-ball mondial a annoncé la disqualification du Mali dans un communiqué publié sur son site. « Selon le règlement officiel du basket-ball, si une équipe perd par forfait deux fois dans le même tournoi, elle est disqualifiée du tournoi et les résultats des matches joués par cette équipe sont annulés », rappelle la FIBA. Le Mali ne jouera pas, non plus, son match de la troisième journée, qui était prévu demain dimanche contre le Cap-Vert. SSK/MD ( AMAP)
Coupe du monde de basketball : Les Aigles annihilent leurs espoirs de qualification
Bamako, 2 juil (AMAP) Les basketteurs de l’équipe nationale du Mali pourraient avoir mis une croix sur leur qualification à la Coupe du monde, après leur forfait, vendredi, face à l’Ouganda, débutant, ainsi, dans un imbroglio la trosième fenêtre des éliminatoires du Mondial 2023 de basket, en zone Afrique. Pour leur entrée en lice, dans ces éliminatoires, les hommes du technicien Boubacar Kanouté ont refusé de jouer pour revendiquer des primes impayés. Après la victoire du Cap-Vert sur le Nigeria, le Mali devait affronter l’Ouganda dans le groupe A. Une rencontre qui n’a finalement pas démarré à la Kigali Arena. Si l’équipe d’Ouganda s’est présentée sur le parquet, la sélection malienne est restée dans les vestiaires et a refusé de jouer. Selon nos informations, les joueurs ont voulu protester contre le non paiement de primes qui leur étaient promises. Des réunions ont eu lieu avec les dirigeants pour tenter de désamorcer la situation, mais elle n’a pas évolué. Quinze minutes après l’heure du coup d’envoi, l’Ouganda a donc été désigné vainqueur du match (20-0), par fortfait du Mali. Avec ce résultat, le Mali fait une croix sur ses espoirs de qualification au Mondial. Dans un communiqué publié, le même jour, la Fédération malienne de basket-ball exprime « son regret et rappelle qu’en plus des primes de sélections perçues, le transport international de la compétition et la mise au vert à Bamako ont été entièrement pris en charge par le ministère de tutelle ». Le Bureau fédéral a, aussi, « fermement » condamné une « posture aux desseins inavoués et se désolidarise de cet esprit qui n’honore point le basket-ball malien » et annoncé prendre « toutes les mesures qu’il jugera utiles pour éviter de tels désagréments qui ternissent l’image du sport malien ». « Le bureau fédéral reconnait et salue les efforts du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne qui, malgré la situation socio – économique complexe de notre pays, ne ménage aucun effort pour permettre la participation de toutes les équipes nationales de basket-ball du Mali engagées dans les compétitions internationales », souligne le communiqué de la Fédération malienne de basket-ball. SSK/MD (AMAP)
Réserves du gouvernement du Mali suite au renouvellement du mandat de la MINUSMA
Bamako, 1er juin (AMAP) Le gouvernement du Mali, à travers l’ambassadeur représentant permanent au Nations unies, Issa Konfourou, s’est exprimé, ce mercredi 29 juin, en faveur du renouvellement du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), tout en formulant clairement ses attentes et ses réserves fortes pour le nouveau mandat de la Mission. Le gouvernement du Mali, réagissant au renouvellement du mandat de la MINUSMA par le Conseil de sécurité, dit regretter de constater que « certaines de ses réserves fortes ont tout simplement été ignorées dans la version finale de la résolution qui a été votée mercredi ». Dans sa déclaration explicative, le Mali dit avoir pris acte de l’adoption de la résolution qui renouvelle le mandant de la MINUSMA pour une année supplémentaire. Cependant, Bamako réitère son « opposition ferme à la liberté de mouvement de la MINUSMA dans l’exécution de son mandat dans le domaine des droits l’homme ». « Le Mali a toujours coopéré de bonne foi avec la force onusienne depuis sa mise en place en 2013. Toutefois, pour des impératifs de respect de la souveraineté du Mali, de coordination et de sécurité, les mouvements de la Minusma ne peuvent se faire qu’avec l’accord des autorités compétentes maliennes. De même, le Mali n’est pas à mesure de garantir la liberté de mouvement pour des enquêtes de la Minusma sans l’accord préalable du gouvernement », relève l’ambassadeur Konfourou. Précisant que « le Mali n’entend pas exécuter ces dispositions, malgré leur adoption par le Conseil de sécurité ». Le gouvernement du Mali estime que les enquêtes sur les allégations de violations des droits de l’homme relèvent de la responsabilité principale des autorités maliennes. « La MINUSMA a vocation à leur apporter l’assistance nécessaire à cet égard. Elle n’a pas vocation à se substituer au gouvernement du Mali », indique l’ambassadeur représentant permanent. La délégation du Mali appelle le Conseil de sécurité à permettre à la MINUSMA de se consacrer aux tâches prioritaires pour lesquelles elle est déployée dans notre pays. Cela, à savoir l’appui à la restauration de la sécurité et de l’autorité de l’État sur l’ensemble de notre territoire, condition sine qua non pour une meilleure protection des personnes et de leurs biens. « Les populations maliennes attendent de la MINUSMA qu’elle contribue à la recherche de solutions durables aux défis du Mali. Elles ne veulent pas que la Minusma devienne partie des problèmes. Elles ne veulent pas non plus que les droits de l’homme soient utilisés à des fins politiques cachées », a souligné Issa Konfourou. Au nom du gouvernement du Mali, son ambassadeur représentant permanent a remercié les pays qui se sont abstenus lors du vote de cette résolution. Il a, ensuite, réitéré la reconnaissance du peuple et du gouvernement du Mali à l’Organisation des Nations unies (ONU) pour son soutien constant aux efforts de sortie de crise. Issa Konfourou a rendu hommage à la mémoire de toutes les victimes de la crise, civiles comme militaires, étrangères comme maliennes, tombées au champ d’honneur. SS/MD (AMAP)
Mali : La fête de Tabaski célébrée samedi 9 juillet
Bamako, 30 juin (AMAP) La fête de l’Aïd El Kebir ou « Seliba » sera célébrée, samedi 09 juillet 2022, sur toute l’étendue du territoire national, a annoncé mercredi un communiqué du ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes. Le communiqué précise que sur la base de la délibération de la Commission nationale d’observation du croissant lunaire, « le croissant lunaire Zoul Hidja ou Seliba Kalo n’a été aperçu, le mardi 28 juin 2022, dans aucune localité du pays ». En conséquence, souligne le communiqué, le mois lunaire Zoul Hidja ou Seliba Kalo débute au Mali, le jeudi 30 juin 2022. La Tabaski est l’une des principales fêtes musulmanes. Elle est marquée par l’immolation de moutons dans les familles qui en ont les moyens. Cette fête est célébrée deux mois et 10 jours après le ramadan pour commémorer le sacrifice du prophète Abraham. MT/MD (AMAP)
Mali : Le gouvernement a soumis à la classe politique le projet de chronogramme des élections
Bamako, 29 juin (AMAP) Le gouvernement malien a soumis, mardi, à la classe politique un projet de chronogramme qui prévoit d’organiser le référendum en février 2023, lord de la réunion du Cadre de concertation national, au Centre de formation des collectivités territoriales. Les représentants de la quasi-totalité des forces politiques maliennes, autour des ministres de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga et de la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée des Réformes politiques et institutionnelles, Mme Fatoumata Sékou Dicko, ont jugé réaliste le projet de chronogramme, De ce projet de chronogramme des élections et celui des réformes à opérer, qui ont été débattus lors de cette rencontre avec les membres du gouvernement, on retient que la campagne référendaire et le scrutin auront lieu en mars de la même année. L’élection des conseillers des collectivités territoriales, dont la campagne et le scrutin sont prévus pour le mois de juin 2023, suivra. Ensuite, en juillet, le collège sera de nouveau convoqué pour l’élection des députés : le premier tour se tiendra en octobre et le second tour en novembre 2023. S’agissant de l’élection du président, les deux scrutins (premier et second tour) sont annoncés pour février 2024. Concomitamment, de mai 2022 à 2023, les réformes se déploieront. Elles concerneront la Constitution, la réorganisation territoriale et ses textes connexes, ainsi que les textes relatifs aux élections. Immédiatement, après la promulgation de la nouvelle Constitution, le processus de relecture de certaines lois organiques sera engagé. Il s’agit de la loi relative au Comité national de l’égal accès aux médias d’Etat et celle portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle. La réorganisation territoriale proposée vise uniquement à opérationnaliser les Régions et le District créés par la loi n° 2012-017 du 2 mars 2012 portant création de circonscriptions administratives en République du Mali. En conséquence, elle ne comportera aucune nouvelle création de Région ou de District. Aussi, aucune nouvelle commune ne sera créée sauf cas d’impérieuses nécessités. PERTINENCE DES ACTIONS – Aucune date précise n’est fixée dans ces différents points du projet de chronogramme. Laissant ainsi la possibilité aux uns et aux autres de faire des propositions que le gouvernement prendra en charge, autant que faire ce peu, avant la publication des documents définitifs. D’ores et déjà, l’on peut affirmer que les présentations faites, mardi, ont répondu à un besoin évident d’éclairage sur les ambitions des autorités de la Transition. D’où le bon accueil des acteurs politiques. Nombreux ont salué la pertinence des actions proposées et espéré que cette avancée influera sur la décision des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), lors du sommet prévu le 3 juillet prochain, à Accra, au Ghana. Amadou Koïta, membre du Cadre d’échanges des partis et regroupements politiques, a jugé le chronogramme «réaliste» et souhaité qu’il soit présenté en l’état aux chefs d’Etat de la CEDEAO. Pour Younouss Hamèye Dicko, président du Rassemblement pour le développement et la solidarité (RDS), le «chronogramme paraît sérieux», même s’il n’est pas évident que tout ce qui est dit puisse être concrétisé dans le délai de 24 mois. L’Union pour la République et la démocratie (URD), à travers son représentant, a déploré le fait que l’Autorité indépendante de gestion des élections ne «paraît pas suffisamment indépendante». Pour sa part, Me Baber Gano, secrétaire général Rassemblement pour le Mali (RPM, ex-parti au pouvoir), a plaidé pour une révision à minima de la Constitution, tout en relevant au passage que le chronogramme ne mentionne pas la date d’investiture du nouveau président de la République. De son côté, la coalition Ensemble pour le Mali (EPM), par la voix de Bocari Tréta, promet une analyse approfondie des propositions avant de revenir avec des observations utiles. L’ancienne majorité présidentielle s’est dite prête à faire des « efforts pour la levée des sanctions imposées à notre pays par la CEDEAO ». Ces sanctions préoccupent également l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ) dont le président, Marimantia Diarra, a estimé qu’il temps de mettre fin à la «souffrance des populations maliennes». Les uns et les autres ont salué ce nouvel élan d’inclusivité qui doit se «sentir au niveau du gouvernement et du Conseil national de Transition». Ils ont insisté sur la nécessité d’accorder aux partis le financement qui leur permet d’être actifs sur le terrain. S’adressant à ses interlocuteurs, le colonel Abdoulaye Maïga a insisté sur l’importance de se faire confiance et de procéder de «manière très rigoureuse au suivi-évaluation du chronogramme». A cet effet, a-t-il annoncé, les acteurs politiques seront conviés « le plus régulièrement possible, au moins une fois par mois ». ID/MD (AMAP)

