L’Armée malienne neutralise plus d’une dizaine de terroristes (Etat-major)

Bamako, 06 août (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé plus de 14 terroristes, entre le 29 juillet et 03 août 2022, a annoncé l’état-major général des armées, jeudi 04 août, dans un communiqué. Selon la source militaire, le 29 juillet dernier, les FAMa ont interpellé 03 présumés guetteurs des terroristes dans le secteur de Boni (Centre) avec 01 moto et des talkies walkies récupérés. Le 30 juillet, ajoute le communiqué, les FAMa ont mené une reconnaissance offensive, non loin de la localité de Sokolo (Centre) dont le bilan est de 02 terroristes neutralisés et 01 autre blessé. Au cours de  cette opération, beaucoup de matériels et de la cocaïne ont été également saisis. « Le 30 juillet 2022, une patrouille FAMa en reconnaissance offensive dans 03 villages aux alentours de Sokolo, notamment à Famabougou, Seguendara et Diadian, a neutralisé 03 terroristes et blessé 02 autres qui ont fui », précise l’Armée. Et d’ajouter qu’elle a, aussi, récupéré 04 motos et brulé 01. Le 31 juillet, les FAMa ont arrêté 02 individus à Sarakala, à proximité du pont barrage de Markala (Centre) en possession d’une arme artisanale et des munitions. « Ils ont été mis à la disposition de la Brigade Territoriale de Markala pour des investigations », indique le communiqué. Le même jour, d’après l’Armée, une section du Groupe tactique interarmes (GTIA) Kèlètigui de Sokolo a effectué une mission de reconnaissance offensive dans les villages de Uemoa, Karka et Mbentié au cours de laquelle 01 terroriste a été neutralisé. Et, après une frappe aérienne dans la forêt abritant une base terroriste, dans le secteur de Malgou, à environ 09 Km au Sud de Mondoro, « une patrouille FAMa a fouillé ladite forêt et a récupéré 18 motos, 01 tricycle rempli de vivres calcinés et plusieurs caisses de munitions brûlées ». Le 02 août 2022, selon la même source, un détachement FAMa, au cours d’une opération, a détruit une base terroriste dans les alentours de Koramembougou, non loin de Sokolo, avec 03 terroristes neutralisés, plusieurs armes lourdes et 01 véhicule KIA récupérés. « Le 03 août 2022, une patrouille FAMa, dans le secteur de Boni à environ 30 Km à l’Est, a procédé à une opération d’opportunité dont le bilan est de 05 terroristes neutralisés, 01 fusil avec cartouches, 07 motos brulées, 02 radios, 04 chargeurs de radios, 07 téléphones et plusieurs autres matériels récupérés. 01 otage, trouvé enchainé entre les mains des groupes terroristes a été également libéré », précise le communiqué. Également, le même jour, une reconnaissance offensive FAMa, appuyée par l’aviation a été lancée contre des groupes terroristes dans le secteur de Segué, Niondo et environs. Cette opération a permis de récupérer « 01 PM, 01 FM, 02 carabines, 10 fusils de chasse, 01 caissette de 7,62mm, des cartouches en vrac pour fusils de chasse, 04 détonateurs, 13 motos, 05 talkies Walkies avec 01 chargeur, 300 kg de fonio, 06 bidons d’huile de 20 litres, 01 sac de 50 kg de sucre 02 grands cartons de thé, 01 carton de maggy, 04 sacs de 50 kg de riz, 01 poste téléviseur, 01 machine à coudre et autres petits matériels », indique l’Armée étant comme le bilan. Le 02 août 2022, une patrouille FAMa a interpellé 08 présumés terroristes à Hombori. « Après vérification par la Prévôté, 06 ont été relâchés et les deux autres soupçonnés d’héberger des GAT sont retenus pour des besoins d’enquête », relève la source sécuritaire. SS/MD (AMAP)

Des ministres maliens participent au Conseil des ministres du gouvernement guinéen

Envoyé spécial Dieudonné DIAMA Conakry, 05 août (AMAP) La délégation ministérielle malienne en visite en Guinée et conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a participé, jeudi, à une session spéciale du Conseil des ministres du gouvernement guinéen, au palais Mohammed V de Conakry. «Nous avons été agréablement surpris par cette initiative du président de la Transition guinéenne de nous convier à cette session spéciale du Conseil des ministres de Guinée», s’est réjoui Abdoulaye Diop. Il a ajouté que toute la délégation malienne a été très émue par ce geste qui est aussi le témoignage de l’engagement panafricain des présidents Mamadi Doumbouya et Assimi Goïta, « héritiers d’une tradition dans ce sens depuis les présidents Kwamé N’krumah, Modibo Keïta et Ahmed Sékou Touré ». «Etre convié à un conseil des ministres, qui est l’instance suprême qui symbolise la souveraineté d’un pays, n’est pas un geste anodin. C’est d’abord un geste de confiance entre  les deux pays, d’union, d’unité mais aussi de solidarité», a insisté Abdoulaye Diop. Les cinq membres du gouvernement malien ont pris part à ce conseil des ministre, à l’invitation du président guinéen, le colonel Mamadi Doumbouya. Un fait inédit dans les relations entre les deux pays. Le chef de la diplomatie malienne, accompagné de quatre de ses collègues, a séjourné mercredi et jeudi à Conakry. Abdoulaye Diop était porteur d’un message du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, à son homologue guinéen, le colonel Mamadi Doumbouya. Au deuxième jour de cette visite, la délégation malienne a d’abord été reçue par le Premier ministre par intérim, Bernard Goumou, avant de participer au Conseil des ministres. A l’issue de ce conseil, Abdoulaye, devant la presse, a exprimé la profonde gratitude du président de la Transition, du gouvernement et de l’ensemble du peuple malien à l’endroit du chef de l’Etat et du peuple guinéens. Cela, « pour la solidarité infaillible et remarquable dont le Mali a bénéficiée de la Guinée suite aux sanctions inhumaines, illégales, injustes et illégitimes » de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). COMMUNAUTÉ DE DESTIN – Le chef de la diplomatie malienne a dit comprendre ce geste également parce que le Mali et la Guinée traversent en ce moment des transitions politiques et ont besoin de renforcer davantage leur solidarité car il y a une communauté de destin. «La Guinée et le Mali sont deux Etats mais un seul pays et deux poumons d’un même corps», a-t-il souligné. Selon lui, «c’est un message d’espoir à l’endroit de nos populations que nous devons continuer à travailler pour renforcer notre coopération, l’intégration entre nos deux pays et matérialiser les projets structurants qui nous permettent de réaliser cette volonté de nos chefs d’Etat». Abdoulaye Diop a soutenu ensuite que ce ne sont pas seulement les sanctions qui unissent les deux pays, mais elles «doivent constituer un réveil pour que nous fassions plus et mieux» car le destin de la Guinée et du Mali n’est qu’entre les mains de leurs peuples. «Qu’on arrête de nous donner des leçons et de nous faire des prescriptions», a martelé le ministre Diop qui a précisé qu’il appartient aux Guinéens et aux Maliens de décider de ce qui est bien pour eux. «Nous serons à l’écoute des autres mais ils ne peuvent pas faire à notre place ce que nous devons faire. Ils doivent nous écouter, nous comprendre et nous accompagner sans condescendance et paternalisme», a conclu le chef de la diplomatie malienne. VOIES FERRÉES – Pour sa part, son homologue guinéen a dit que l’union entre les deux pays explique cette participation de la délégation malienne au conseil des ministres de son pays. Selon Dr Morissanda Kouyaté, « les circonstances actuelles font que ce qui était théorique devient de plus en plus pratique ». Il a remercié les chefs d’Etat guinéen et malien pour leurs initiatives, avant de saluer celle lumineuse du président Mamadi Doumbouya pour ce conseil des ministres ensemble. «Aujourd’hui, nous nous sommes sentis au Mali et les Maliens se sont sentis en Guinée», a souligné le chef de la diplomatie guinéenne, ajoutant que « les deux nations sont dans la traduction concrète de tous les vœux que les pères fondateurs ont eu pour que les pays se donnent la main, surtout le Mali et la Guinée ». Pour le ministre Kouyaté, ces « deux Etats qui constituent les deux poumons d’un même corps font très bien respirer ce corps aujourd’hui ». De son côté, le Premier ministre par intérim, Bernard Goumou, a estimé que cette visite de la délégation ministérielle malienne prouve à suffisance que les chefs d’Etat guinéen et malien sont des panafricanistes et ne font que suivre la trace laissée par leurs prédécesseurs. Il a rappelé que le conseil des ministres est l’instance suprême des décisions d’un pays. Et le colonel Mamadi Doumbouya a demandé au collège de ministres guinéens et maliens de se mettre ensemble pour travailler sur trois axes : l’économie, le social et la politique pour le bien-être des populations des deux pays. D’après Bernard Goumou, le colonel Doumbouya a insisté sur le fait que les deux Etats devraient se mettre ensemble pour trouver les voies et moyens en matière d’infrastructures et des voies ferrées. Le Premier ministre intérimaire de Guinée a assuré que c’est le souhait le plus ardent de la Guinée de voir les voies ferrées entre les deux pays. Le ministre Diop est accompagné par ses collègues de l’Economie et des Finances Alousséni Sanou, de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko et de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed. Après Conakry, la délégation s’est rendue à Nouakchott où elle a été reçue par le président mauritanien, Mohamed Ould Ghazouani, pour livrer le même message de remerciement du président Assimi Goïta. DD/MD (AMAP)   

Coopération: Vers le renforcement de l’axe Bamako-Conakry

Envoyé spécial Dieudonné DIAMA Bamako, 04 août (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, à la tête d’une forte délégation ministérielle, est arrivé, mercredi, à Conakry, en Guinée. porteur d’un message d’amitié et de fraternité du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta « à son frère guinéen, le colonel Mamadi Doumbouya ». A sa descente d’avion sous une fine pluie matinale, Abdoulaye Diop a été accueilli par son homologue de laGuinée, Dr Morissanda Kouyaté. Avant d’être reçu dans le salon d’honneur de l’aéroport. Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de l’Intégration africaine et des Guinéens de l’étranger a souhaité la bienvenue à la délégation malienne, au nom du colonel Mamadi Doumbouya. Selon Dr Kouyaté, « quand des frères viennent du Mali, c’est comme s’ils sortaient d’un quartier de leur pays pour aller dans un autre. Et il en est de même pour un Guinéen qui se rend au Mali. » Pour sa part, le ministre Abdoulaye Diop a indiqué à la presse qu’il est arrivé en Guinée à la tête d’une forte délégation dépêchée par le colonel Assimi Goïta pour porter un message d’amitié et de fraternité à son frère le colonel Mamadi Doumbouya. Il a remercié le chef de la diplomatie guinéenne pour l’accueil chaleureux qui leur a été réservé en terre guinéenne qui constitue le second poumon du même corps avec le Mali. Rappelons qu’après les sanctions prises contre notre pays par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) le 9 janvier dernier, la Guinée est le seul pays de la communauté ouest-africaine qui n’a pas accepté de tourner le dos au Mali. Au lendemain du double sommet de ces deux organisations sous-régionales, les autorités guinéennes ont, dans un communiqué, fait savoir que leurs frontières resteraient ouvertes pour les pays frères dont le Mali. Elles ont déclaré, en outre, que leur pays n’a pas été associé à la décision du 4è Sommet extraordinaire des chefs d’Etats de la CEDEAO. Et en conséquence, les «frontières aériennes, terrestres et maritimes de la République de Guinée restent toujours ouvertes à tous les pays frères conformément à sa vision panafricaniste». Cette décision aura permis au Mali, frappé par des sanctions inhumaines et illégales, de pouvoir continuer à ravitailler les populations en produits de première nécessité via le port de Conakry. Quelques temps après, une forte délégation guinéenne conduite par le colonel Amara Camara, secrétaire général de la présidence, s’est rendue à Bamako pour rassurer les autorités maliennes quant à la totale disponibilité de la Guinée à soutenir le Mali dans cette épreuve. Le chef de la délégation avait tenu à rappeler que les Guinéens n’ont pas oublié que le Mali, sous feu Ibrahim Boubacar Keïta, a aussi refusé de fermer ses frontières à la Guinée confrontée en son temps à l’épidémie d’Ébola. La délégation malienne sera reçue aujourd’hui, jeudi, par le colonel Mamadi Doumbouya et aura une séance de travail avec les autorités guinéennes. A noter que le ministre Abdoulaye Diop est accompagné par ses collègues de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko et celui de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed. Après Conakry, la délégation ministérielle se rendra à Nouakchott, en Mauritanie pour le même exercice. DD/MD (AMAP)  

Curage des caniveaux à Bamako : Le casse-tête de l’évacuation des déchets

Par Souleymane SIDIBE Bamako, 04 août (AMAP) Depuis quelques temps, le curage des caniveaux, considéré comme le meilleur moyen d’empêcher la stagnation des eaux de pluie pendant l’hivernage, est en cours dans les communes et quartiers du District de Bamako, la capitale malienne. Mais le problème est qu’après le nettoyage, les détritus trainent longtemps aux abords des caniveaux avant d’être évacués. A Hamdallaye ACI 2000, Mohamed Dicko gère une boutique d’articles divers. Devant son commerce, des déchets, mottes de boue, bouteilles, sachets et autres détritus agressent le regard. «Cela fait cinq jours que le curage des caniveaux est en cours. Après avoir curé, ils ont laissé derrière eux un tas d’ordures devant ma boutique. Cela joue beaucoup sur ma clientèle. Tant que ces déchets sont là, certains clients ne pourront jamais accéder à mon magasin», se plaint le commerçant. «Ces détritus posent des problèmes comme les moustiques, les mouches et peuvent aussi provoquer d’autres maladies, sans oublier les odeurs nauséabondes qu’ils dégagent», ajoute M. Dicko. Le commerçant d’origine mauritanienne n’est pas le seul à se plaindre de la situation. Presque tous ses voisins sont touchés par le problème. «Quand ils ont enlevé les dalles pour nettoyer les caniveaux, la plupart des déchets y sont retournés, faute d’avoir été évacués», ont affirmé plusieurs habitants du quartier. Le curage des caniveaux se fait aussi par les volontaires. Le week-end dernier à Lafiabougou en Commune IV, des jeunes se sont mobilisés pour assainir leur quartier. «C’est une action que nous menons chaque année pour la santé de tout le monde. Nous voulons que les autres prennent l’exemple sur nous», a dit le coordinateur du groupe de jeunes que nous avons rencontré au niveau du «frou-frou carré». Le geste est noble sauf qu’après, le curage des caniveaux, les déchets ne sont pas enlevés et on se retrouve avec des tas d’ordures le long des voies. Les riverains sont ainsi envahis par les odeurs et l’état de certaines rues laisse à désirer. La gestion des ordures a toujours été au centre des débats, surtout pendant l’hivernage. Et l’un des reproches faits par les populations est le retard dans le ramassage des ordures après le curage des caniveaux. Après Hamdalaye ACI, notre équipe de reportage a mis le cap sur Kalabancoura ACI où se déroulait une opération de curage des caniveaux. Ici, ce n’était pas un groupe, mais deux personnes qui travaillaient dans une grande rue. L’un creusait à l’aide d’une pioche alors que l’autre, muni de pelle, ramassait les ordures. Les deux hommes étaient chaussés de bottes et portaient, chacun des gants. «Notre travail consiste à enlever les déchets, mais le ramassage ne fait pas partie de notre contrat», précise l’un d’eux qui était torse nu. Sur le long de la voie, on pouvait voir de nombreux monticules d’ordures. Chez les habitants du quartier, comme chez les usagers de la route c’est le ras-le-bol. «Chaque année, c’est le même spectacle. Les caniveaux sont curés mais les déchets ne sont pas ramassés», s’offusque un passant. DEBLAIS NON ENLEVES – Après les fortes pluies du mercredi 22 juin, les abords des caniveaux de Lafiabougou ressemblaient à un dépôt de transit. Les eaux usées ne coulaient plus. Pour le chef du service de l’Assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances de la Mairie de la Commune IV, le curage est de qualité mais le problème est que les déchets ne sont pas évacués à temps.  «On est en période d’hivernage. Après les pluies, les déblais enlevés retournent dans les caniveaux. C’est ce phénomène qu’on est en train de vivre», lâche Oumar N’Faly Camara, avant d’inviter les entreprises chargées des déchets de revoir leur copie. «La Mairie n’a qu’un camion benne de 7m3 qui n’est pas souvent en bon état. Ce seul engin ne peut pas couvrir les efforts de curage des huit quartiers de la Commune IV. Il faut qu’il y ait un engagement politique au niveau national. La part de l’assainissement dans le budget national n’a pas encore atteint 1%, donc il faut plus d’efforts», a expliqué Oumar N’Faly Camara. Le rôle de la mairie est de contrôler la conformité. «Nous menons des missions de contrôle dans tous les quartiers. Chaque jour, nous enregistrons des plaintes par rapport aux rejets des eaux usées dans la rue, des caniveaux et des parcelles. Entre voisins aujourd’hui, c’est un casse-tête. L’une de nos missions, c’est l’intermédiation. Nous intervenons pour faire appliquer la loi et sensibiliser les contrevenants», a expliqué le responsable municipal. Oumar N’Faly Camara a aussi évoqué l’insuffisance des ouvrages et la mauvaise conception ainsi que le mauvais comportement de certaines personnes. « Le réseau de drainage des eaux pluviales de la Commune IV est insuffisant et mal conçu. Cela ne permet pas de drainer toutes les eaux. Ainsi, quand il pleut, on constate des stagnations importantes en plusieurs certains endroits », signale le chef du service de l’Assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances de la mairie de la Commune IV. Malheureusement cette situation est presque identique à l’échelle de la capitale, où on trouve des caniveaux sous-dimensionnés et très mal conçus pour recueillir et drainer les eaux pluviales. La population et les usagers en payent le prix en termes de pollutions et d’insalubrité. SS/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 03 août 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 août 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°2018-035 du 27 juin 2018 portant statut des fonctionnaires des Collectivités territoriales. L’âge limite de participation au concours d’entrée dans la Fonction publique de l’Etat a été augmenté de trois ans pour les catégories C, B1, B2 et A par l’Ordonnance n°2021-015/PT- RM du 31 décembre 2021 modifiant la loi portant Statut général des Fonctionnaires. Le présent projet d’ordonnance est adopté pour harmoniser les conditions de participation au concours d’entrée dans les deux Fonctions publiques en relevant à 35 ans l’âge limite de participation au concours d’entrée dans la Fonction Publique des Collectivités territoriales pour la catégorie C, 38 ans pour les catégories B2 et B1 et 43 ans pour la catégorie A. Son adoption participe de la volonté du Gouvernement de rétablir l’équité et de promouvoir l’accès à l’emploi en faveur de la jeunesse. 2. Sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté des projets de décret portant approbation des marchés relatifs aux travaux de construction du barrage de Taoussa et ses ouvrages annexes en deux lots : – lot 1 : génie civil ; – lot 2 : fourniture et installation des équipements hydromécaniques. Les marchés sont conclus entre le Gouvernement de la République du Mali et le groupement OZGUN/OZDEMIR pour un montant total de 100 milliards 891 millions 239 mille 30 francs CFA et un délai d’exécution de quarante-huit mois. La réalisation de ces travaux, qui s’inscrit dans une vision globale de développement rural intégré, permettra entre autres : – de promouvoir les systèmes de production agro-pastorale et de sécuriser les cultures traditionnelles ; – d’arrêter le processus de désertification ; – d’assurer la production d’énergie Hydroélectrique et la continuité du transport fluvial et routier. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le Conseil des Ministres de l’organisation d’un atelier national de validation des avant- projets de loi portant code pénal et code de procédure pénale. Depuis la rectification de la Transition, le Mali s’est engagé dans un vaste processus de refondation de l’Etat. La Justice constitue un des piliers principaux de cette refondation. Pour jouer pleinement ce rôle fondamental, elle a besoin de moyens matériels et humains, mais aussi d’instruments juridiques adaptés à nos réalités socio-économiques et conformes aux engagements pris par notre pays au plan communautaire, régional et international. ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Dans ce cadre, plusieurs textes sont en cours d’élaboration ou de relecture, dont le code pénal et le code de procédure pénale. Après examen par la Commission législative permanente du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, les deux avant-projets de texte ont été consolidés au cours de plusieurs ateliers thématiques. L’étape prochaine sera l’examen de ces textes dans le cadre d’un atelier national inclusif de validation qui se tiendra du 15 au 20 août 2022 avec la participation de l’ensemble des représentants des forces vives de la nation, des experts et des partenaires techniques et financiers. Les innovations apportées sont relatives entre autres : – à la prise en compte de la responsabilité pénale des personnes morales, des violences basées sur le genre, des pratiques de l’esclavage par ascendance, de la question des mineurs face au terrorisme, de la définition et de la répression de la haute trahison et du financement occulte des partis politiques ; – à l’introduction des techniques spéciales d’enquêtes, du double degré de juridiction en matière criminelle, de la création de chambres criminelles permanentes au sein des tribunaux de Grande Instance. Ces projets de texte vont contribuer à garantir la bonne gouvernance, la stabilité, la paix et à restaurer la confiance des justiciables en la justice. 2. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’État a, cependant, rappelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 03 août 2022 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national

Accord pour la paix et la réconciliation : 2è réunion de niveau décisionnel des parties maliennes

Bamako, 2 août (AMAP) Les travaux de la 2è réunion de niveau décisionnel des parties maliennes à l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, se sont ouverts lundi à Bamako avec pour objectif de s’accorder sur les modalités d’intégration des ex-combattants dans les corps constitués de l’Etat, y compris au sein des forces de défense et de sécurité. Dans le cadre d’une dynamique nouvelle, le gouvernement et les groupes signataires de l’Accord se réunissent, en présence des médiateurs, sur certains aspects de la mise en œuvre du document. Cette rencontre de cinq jours, qui vise essentiellement à créer les conditions nécessaires pour entamer le Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) global et à s’accorder sur les réformes politiques et institutionnelles non liées à la révision constitutionnelle. Les échanges porteront, notamment sur la répartition des quotas à l’intégration des ex-combattants dans les corps constitués de l’Etat y compris au sein des forces de défense et de sécurité et le mécanisme de gestion des cadres civils et militaires des mouvements signataires Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, qui a présidé l’ouverture, a précisé que l’opérationnalisation de ces différentes mesures contribue grandement au renforcement de la confiance entre les parties à l’Accord. Dr Choguel Kokalla Maïga a réitéré l’engagement des autorités de la Transition pour la mise en œuvre de l’Accord. « Cet engagement, a-t-il dit, reflète la ferme détermination de l’Etat d’opposer un leadership et une forte volonté politique en vue de pérenniser la stabilité ainsi que l’équilibre social, politique et économique à travers la mise en œuvre des dispositions de l’Accord ». EX-COMBATTANTS – « C’est ainsi que la Primature a instruit le Commissariat à la réforme du secteur de la sécurité de tenir des réunions interministérielles pour dégager le quota à octroyer aux mouvements signataires, tout en tenant compte de la soutenabilité de l’opération et des capacités d’absorption des services concernés par l’intégration», a indiqué le chef du gouvernement. Aussi, le Premier ministre a-t-il rappelé que le gouvernement avait annoncé, lors de la 45è session du Comité de suivi de l’Accord (CSA), l’intégration d’une première tranche de 13.000 ex-combattants issus des groupes signataires pour l’année en cours. Il a ajouté qu’une deuxième tranche de 13.000 sera échelonnée sur les deux ou trois prochaines années. « Pour la mise en œuvre de ce paquet de mesures, a poursuivi Dr Choguel Kokalla Maïga, le gouvernement a organisé cette rencontre qui s’inscrit en droite ligne de la dynamique enclenchée lors de la première réunion de niveau décisionnel, tenue en février 2021 ». Le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, a, quant à lui, invité les participants à saisir cette opportunité pour contribuer au maximum à la qualité des échanges en vue d’aboutir à des conclusions satisfaisantes. Pour le chef de file de la médiation et ambassadeur d’Algérie, Boualem Chébihi,  il est urgent de parvenir à une accélération du processus de mise en œuvre de l’Accord qui reste la « pierre angulaire pour le retour de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans le respect de l’intégrité territoriale, de l’unité nationale et de la souveraineté du Mali ». Boualem Chébihi a réaffirmé l’accompagnement de la médiation internationale dans ce sens. Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali,  El-Ghassim Wane, a souligné que la Transition offre une opportunité unique pour parachever la mise en œuvre de l’Accord, qui participe de l’entreprise en cours de refondation de l’Etat. «Tout doit être fait pour conforter cette dynamique», a exhorté M. Wane. De leur côté, les représentants des mouvements signataires de l’Accord et ceux de l’inclusivité ont salué la tenue de cette rencontre. Ils ont réitéré leur soutien aux autorités dans le sens de la mise en œuvre de l’Accord et du retour d’une paix définitive dans notre pays. C’était en présence de plusieurs membres du gouvernement et des membres du corps diplomatique et des représentants des mouvements signataires de l’Accord et de l’inclusivité. BD/MD (AMAP)

Mali : Une cinquantaine de terroristes neutralisés après des attaques à Sevaré, Nara et Diabaly (état-major) 

Bamako, 28 juil (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé une cinquantaine de terroristes en ripostant, mercredi, à des attaques menées contre des positions de l’Armée à Sevaré, de Sokolo dans la Région de Ségou (Centre) et à Kalumba, dans la Région de Nara (Ouest), indique une source militaire.  « La riposte menée avec énergie et professionnalisme a permis de mettre en déroute les assaillants et de les poursuivre dans leur fuite », précise un communiqué de l’état-major général des Armées publié mercredi soir.  Les groupes terroristes ont mené des « tentatives d’infiltration » contre « l’un des check-points du camp Hamadoun Bocary Barry dit Balobo et la cité de l’Armée de l’Air à Sevaré. aux environs de 01h00 »,  a annoncé l’armée dans son communiqué. Dans la foulée de la tentative d’infiltration déjouée à Sevaré, d’autres « attaques simultanées » ont visé, tôt mercredi matin, des postes FAMa de Kalumba et de Sokolo.  « Combinant manœuvres terrestres, frappes aériennes et opérations aéroportées, la réaction prompte, courageuse et dynamique des FAMa a mis en lumière la vanité des actions désespérées des terroristes qui visent manifestement à faire des coups médiatiques pour masquer les pertes considérables qu’ils subissent depuis plusieurs mois », détaille le communiqué de l’état-major.  Dans l’attaque de Sevaré, les FAMa ne déplorent aucune perte en vie humaine ni en matériels, informe l’Armée, notant également qu’aux environs de 02h00, les militaires du poste de contrôle de Barigodaga, commune urbaine de Mopti, ont repoussé des mouvements suspects en direction de Tongorogo, commune rurale de Sokoura, cercle de Mopti en adoptant une posture dissuasive et en effectuant des tirs d’arrêt  À Sokolo, la réplique coordonnée des FAMa a mis les  assaillants en débandade, selon l’Armée qui donne un bilan provisoire de 48 terroristes morts, 03 Pick-up détruits aux abords de l’emprise avec occupants et équipements et beaucoup de matériels militaires récupérés. Les FAMa déplorent 06 morts et 25 blessés dont 05 graves, déjà évacués sur un centre de prise en charge. « L’appui aérien prompt et les actions héliportées ont permis de neutraliser 03 pick-up terroristes, à 15 km de Sokolo avec des occupants estimés à une quinzaine de combattants et leurs équipements », explique le communiqué. On y apprend aussi que les actions des FAMa ont conduit à la récupération de 02 autres pick-up dont 01 équipé d’une mitrailleuse 14,5 mono-tubes, environ 04 km à l’Ouest de Sokolo, plusieurs motos de même que beaucoup de matériels militaires, des munitions, des armes y compris 03 PKM , 02 mortiers de 60mm.  Quant à l’attaque de Kalumba, elle a été également contenue et vigoureusement repoussée, selon l’Armée qui relève un bilan côté ami est de « 12 morts dont 03 civils d’une entreprise de construction de route ». Selon la source militaire, le ratissage et l’évaluation de cette attaque sont en cours. Mais l’état-major annonce que la « poursuite aérienne a permis d’attaquer des bases logistiques terroristes sous couvert végétale dans les environs , réduisant ainsi le potentiel ennemi ». Par ailleurs, la hiérarchie militaire assure que les attaques de ces derniers jours matérialisent l’agonie des groupes armés terroristes. Selon le communiqué, de nombreux renseignements ont été récupérés sur les assaillants pour mieux identifier leur origine et leurs soutiens.  « Un certificat de résidence portant le numéro 1179 / PU – 2 Man en date du 23 novembre 2018, prouvant l’établissement de l’un des assaillants dans un pays voisin, a retenu l’attention des services compétents », souligne le communiqué, avant de préciser que ces « renseignements seront minutieusement examinés par les services spécialisés afin de déterminer les connexions et les éventuelles complicités ». MT/MD (AMAP)

Rencontre président de la Transition-gouverneurs :  Au menu, retour de l’Administration et rétablissement des services sociaux de base

Bamako, 26 juil (AMAP) Le chef de l’Etat malien, le colonel Assimi Goita, a réuni, lundi, l’ensemble des gouverneurs de régions pour une rencontre inédite dont les échanges ont porté sur le bon fonctionnement des services de l’administration locale et régionale, ainsi que l’amélioration des services sociaux de base au profit des populations, Les travaux ont démarré dans la salle des banquets du palais de Koulouba, sous la présidence du chef de l’État. Prennent part à cette rencontre le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, plusieurs membres du gouvernement et les gouverneurs des régions et du District de Bamako. La rencontre de deux jours va se dérouler en deux phases. Dans un premier temps, chacun des gouverneurs procède à une présentation de la situation politique, économique, sécuritaire et sociale dans sa région. Et de faire le point des besoins propres de l’administration régionale et ceux des populations en termes de services sociaux de base (santé, éducation, routes, etc).  Secundo, les membres du gouvernement apporteront des éléments de réponse aux doléances et préoccupations soulevées par les gouverneurs.  Dans son discours d’ouverture, le président de la Transition a précisé que cette importante  rencontre intervient dans un contexte marqué par des avancées notables dans la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR). À ce propos, il a cité la fixation de la durée de la Transition, l’adoption et la promulgation de la nouvelle loi électorale qui consacre la création de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), la publication du chronogramme des réformes politiques et institutionnelles majeures ainsi que celui du référendum et des élections. D’autres avancées remarquables s’articulent autour de la création et l’installation de la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution, la création et l’installation du Comité indépendant de suivi évaluation de la mise en œuvre des  recommandations des ARN. CONDAMNÉS À RÉUSSIR – Ces résultats, selon le chef de l’Etat, s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route de la Transition dont les axes portent sur le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, la promotion de la bonne gouvernance, la réforme du système éducatif, les réformes politiques et institutionnelles ainsi que l’adoption d’un pacte de stabilité sociale et l’organisation des élections générales. Ces axes, qui répondent aux principaux défis du Mali, demandent l’engagement des gouverneurs pour la réussite de ces missions. « En dépit du contexte difficile que notre pays traverse depuis 2012, le gouvernement ne ménage aucun effort pour mobiliser les ressources nécessaires à la réussite des missions de la Transition. Il ne saurait en être autrement, car nous sommes collectivement condamnés à réussir cette phase transitoire. Cela requiert, de nous tous, un engagement et une mobilisation sans réserve », a indiqué le chef de l’État.  En outre, le président de la Transition a mis un accent particulier sur les missions attribuées aux gouverneurs. Il s’agit, entre autres, de préserver les intérêts nationaux, de veiller au respect des lois, règlements et décisions de l’état. «Vous devez également assurer l’information permanente du gouvernement sur la vie politique, économique, sociale et culturelle de la circonscription administrative», a déclaré le colonel Assimi Goïta. Ainsi, pour le chef de l’État, il est donc évident que les gouverneurs sont responsables de la  réalisation des objectifs nationaux de développement assigné aux services déconcentrés de l’état dans les circonscriptions administratives. «Soyez à cet égard rassurés, car le gouvernement sera toujours à votre écoute et veillera à la mise à disposition de ressources nécessaires pour mener à bien vos missions», a assuré le colonel Assimi Goïta. Et de préciser que le retour et le renforcement de l’autorité de l’état demeurent une priorité du gouvernement malgré la persistance des menaces.  Les travaux de la rencontre prennent fin aujourd’hui. Après la cérémonie de clôture, chaque gouverneur sera reçu en audience par le président de la Transition.  OD/MD (AMAP)

L’Armée malienne neutralise un terroriste et interpelle sept suspects à Sévaré (état major) 

Bamako, 24 juil (AMAP)  Les Forces armées maliennes ont vigoureusement répliqué, dimanche, aux environs de 05h40, à Sevaré (Centre), à une attaque d’un groupe d’au moins 15 terroristes à bord d’un tricycle, a annoncé un communiqué de l’état-major général des Armées. L’Armée ne déplore aucune perte en vie humaine ni de dégâts matériels. Elle a neutralisé un  terroriste et interpellé sept suspects, précisant que c’est après la mise en alerte des différentes unités, un ratissage a permis d’appréhender les suspects. « 01 tricycle, 01 PKM, 02 roquettes RPG-7, 03 maillons de PKM garnis, 01 obus de 60 mm, 02 grenades, 07 grenades HME improvisées, des cocktails Molotov improvisés ont été récupéré», ajoute le document. L’état-major général des Armées se « félicite de la réactivité et de la bravoure des hommes ». Il en appelle également « à la vigilance des populations dont le soutien et la collaboration constituent la clé de réussite de cette lutte antiterroriste ». Il rappelle que le respect des Droits de l’Homme (DH) de même que le Droit international humanitaire (DIH) « reste toujours une priorité dans la conduite des opérations des Forces armées maliennes », souligne le communiqué.  SS/MD (AMAP) 

L’Armée malienne neutralise 07 assaillants lors d’une attaque terroriste à Kati, près de Bamako (Communiqué)

Bamako, 22 juil (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont annoncé avoir neutralisé sept assaillants, interpellés huit et récupéré beaucoup de matériels, après avoir vigoureusement repoussé, très tôt vendredi 22 juillet 2022, une attaque terroriste contre la caserne de Kati, près de Bamako, a indiqué un communiqué  Ce bilan provisoire fait état, côté FAMa, d’un mort, cinq  blessés militaires et un civil, précise la source militaire. Le communiqué indique que l’attaque s’est déroulée aux environs de 05 heures du matin avec deux véhicules piégés remplis d’explosifs pour des actions kamikazes contre une installation de la Direction du matériel, des hydrocarbures et des transports des armées (DMHTA) du Camp militaire de Kati. « Les FAMa ont immédiatement procédé au bouclage de la zone, tout en engageant les opérations de ratissage qui se poursuivent à l’heure », selon la même source. La situation est sous contrôle et le ratissage est en cours pour débusquer les auteurs et leurs complices. « Le chef d’état-major général des Armées rassure les populations » et les invite « à vaquer à leurs occupations habituelles ».  BD/MD (AMAP)