Mali : Le président sénégalais arrivé à Bamako

Bamako, 15 août (AMAP) Le président sénégalais, Macky Sall, président en exercice de l’Union africaine (UA) est arrivé à Bamako ,lundi, pour une visite d’amitié et de travail de quelques heures, a constaté l’AMAP. À sa descente d’avion, il a été accueilli par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, du président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, et de plusieurs membres du gouvernement. L’évènement a également enregistré la présence des autorités administratives et coutumières de Bamako ainsi que le corps diplomatique. Après le cérémonial d’accueil, le président Macky Sall a déclaré être porteur d’un message d’amitié et de bon voisinage, de l’Afrique auprès du peuple malien. Avant de rappeler que « le Mali est un pays important, un pays pivot en Afrique de l’Ouest. » L’objectif de cette visite, selon le président Sall, est d’échanger et travailler ensemble avec les autorités maliennes « pour une issue heureuse à cette Transition et aussi pour que le Mali retrouve sa place dans le concert des Nations africaines et internationales ». Selon le programme officiel de la visite, le chef de l’État sénégalais aura un tête à tête avec le colonel Assimi Goïta au Palais de Koulouba, avant une séance de travail élargie aux délégations des deux pays. Il est prévu que le colonel Assimi Goïta offre un déjeuner à son hôte du jour qui devrait s’adresser à la presse avant de repartir à Dakar. À noter que le chef de l’État sénégalais  effectue ainsi sa première visite officielle en territoire malien depuis le renversement du régime du feu président Ibrahim Boubacar Keïta. Cette visite du président Sall à Bamako intervient également quelques semaines après la levée des sanctions imposées au Mali par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique monétaire Ouest africaine (UEMOA). Le séjour de Macky Sall en terre malienne est mis à profit pour  discuter avec les autorités maliennes des questions liées à la coopération économique entre les deux pays. Le Mali est l’un des principaux partenaires économiques du Sénégal dans la sous-région ouest-africaine. AT/MD (AMAP)

Mali :  Le gouvernement étale ses efforts contre la vie chère

Bamako, 12 août (AMAP) Les ministres maliens en charge du Commerce et des Finances ont rappelé, jeudi, à Bamako, les mesures gouvernementales contre la flambée des prix de certaines denrées de première nécessité. Au cours d’une conférence de presse, qu’ils ont co-animée, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, et son collègu de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, ont indiqué que les efforts consentis par l’État pour la stabilisation des prix des denrées de base ont été, souvent malmenés par des pratiques spéculatives. Ils ont annoncé des sanctions contre le non-respect des prix subventionnés convenus. Face à la vie chère caractérisée par la hausse des prix de certains produits de première nécessité, notamment sur le marché national, le ministre de l’Industrie et du Commerce a précisé que ces augmentations constatées ne sont « ni spécifiques ni particulières » au Mali, assurant que tout sera mis en œuvre pour stabiliser les prix. Il a rappelé que l’inflation vertigineuse au Mali  a encore augmenté avec le début de la crise ukrainienne et les sanctions illégales et injustes prises par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) contre notre pays. Qui, selon lui, était confronté à la double crise sécuritaire et sanitaire liée à la Covid-19. « Pandémie qui est à l’origine de la hausse des prix de la plupart des produits sur le marché international », a soutenu le chef du département en charge du Commerce. Pour preuve, il a précisé que selon les données de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’ouest (BCEAO), l’indice des prix des produits importés par les pays de l’UEMOA, a augmenté de 48,6% au mois de juin 2022 par rapport à son niveau de la même période de 2021. Cet indice, a-t-il poursuivi, a accéléré par rapport à mai 2022 où il avait enregistré une hausse de 46,2%. « Les hausses les plus importantes sont notées au niveau du blé (plus de 73,1%), du riz (plus de 44,8%), des huiles (plus de 39,6%) et du sucre (plus de 24,2%) », a expliqué le ministre Ould Mohamed. Selon lui, les cours du pétrole brut sur les marchés internationaux (moyenne WTI, Brent, Dubaï), exprimés en dollars US, ont enregistré une progression de 55,7%, en glissement annuel, en juin 2022, après une hausse de 62,8% au mois de mai 2022. Concernant le Mali, la situation aurait été plus compliquée si des mesures d’atténuation n’avaient pas été prises par les autorités. Par exemple, le prix de la tonne de blé est passé de 177.000 Fcfa en novembre 2021 à 262.000 Fcfa en avril 2022, soit une hausse de 48%. Au même moment, a déploré le conférencier, le prix du sac de 50 kg de la farine boulangère est passé 22.500 à 25.000 Fcfa soit une augmentation de 11%. Quant aux prix fournisseurs du sucre, ils sont passés de 275.000 à 445.000 Fcfa, soit 62%. Selon le ministre Mahmoud Ould Mohamed, cette performance enregistrée par notre pays a été rendue possible grâce aux concertations engagées par son département avec les industriels, les importateurs et les commerçants détaillants. Qui, à leur tour, ont accepté de renoncer à une part substantielle de leur marge commerciale.   LES PRÉCISIONS DU MEF – Le ministre de l’Economie et des Finances a insisté sur les efforts déployés par le gouvernement de la Transition pour assurer l’approvisionnement correct du pays en produits de première nécessité à un prix maîtrisé. Ces efforts rentrent dans le cadre du soutien direct aux ménages et en termes d’appui au pouvoir d’achat de ces derniers. Il s’agit, concernant l’approvisionnement du pays, de la réduction de 50% de la base taxable à l’importation de 300.000 tonnes de riz, 60.000 tonnes de sucre et 30.000 tonnes d’huile alimentaire. À ces efforts s’ajoute l’administration des prix des produits alimentaires pour éviter les augmentations injustifiées et le renforcement des brigades de contrôle des prix. Le ministre Alousséni Sanou a, aussi, souligné les subventions à l’énergie du Mali, à hauteur de 63 milliards de Fcfa en 2021 et 30 milliards de Fcfa en 2022 pour continuer à assurer une distribution continue de l’énergie à un tarif fixe. Selon lui, le gouvernement veillera à la suspension de la perception de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les importations et les achats locaux de graines de coton, le maintien du prix à la pompe malgré une augmentation moyenne de plus de 40% des prix des produits pétroliers. Sans ces subventions, les prix à la pompe seraient de 1.136 Fcfa pour le gasoil et 1.139 Fcfa pour le super carburant. Egalement, le maintien de la subvention du gaz butane jusqu’en mai 2022. En conséquence, sur la période du 1er janvier au 31 juillet 2022, les manques à gagner au cordon douanier sur les produits subventionnés par l’Etat s’établissent à 115,684 milliards Fcfa dont : 11,882 milliards de Fcfa sur les produits alimentaires, 100,956 milliards de Fcfa sur les produits pétroliers, 2,846 milliards de Fcfa sur les graines de coton. Au total, sur la période du 1er janvier 2021 au 31 juillet 2022, ces manques à gagner sont estimés à 154,786 milliards de Fcfa. Toujours dans l’optique de soulager la souffrance des populations, le gouvernement, au titre du soutien direct aux ménages, a poursuivi la politique de subvention en matière de santé. Ainsi, plus de 15 milliards de Fcfa par an ont été engagés pour assurer le financement de la gratuité de certains services de santé notamment la césarienne, la lutte contre le paludisme, le Sida, la tuberculose, le RAMED, les vaccins et certains médicaments. En appui direct aux populations vulnérables à travers le programme gouvernemental de transfert monétaire, 39 milliards de Fcfa ont été distribués, pour l’instant, à 366.964 ménages, soit 90.000 Fcfa par ménage. LIQUIDATION D’ARRIÉRÉS – Au plan de l’appui au pouvoir d’achat des ménages, le gouvernement a amélioré les conditions salariales à travers, entre autres, l’unification de la grille à un indice plafond de 1.382 Fcfa pour le personnel relevant des statuts des

Afrobasket U18 Filles : Le Mali qualifié pour la finale

Bamako, 11 août (AMAP) La sélection nationale féminine malienne s’est qualifiée, jeudi,  pour la finale de l’Afrobasket U 18 en battant l’Angola 67-36, au Palais des sports de Mahamasina, à Madagascar. Avec cette victoire les jeunes maliennes assurent leur qualification pour la Coupe du monde U19 2023. En finale, prévue samedi, la capitaine Élisabeth Dabou Kamité et ses coéquipières affronteront les Égyptiennes qui ont fait chuter les Malgaches dans l’autre demi-finale (98-66). Chez les Garçons, les U18 maliens affrontent, aujourd’hui vendredi, les Malgaches. L’enjeu de cette confrontation sera une place en finale, mais également au Mondial de la catégorie. SSK/MD (AMAP)

Trois jours de deuil national en hommage aux soldats tombés à Tessit, dans le Nord du Mali

Bamako, 11 août (AMAP) Un deuil national de trois sur l’ensemble du territoire malien a été décreté, mercredi, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, suite à l’attaque terroriste complexe et coordonnée contre une unité des Forces armées maliennes FAMa, dimanche, à Tessit (Nord) dans le Cercle d’ Ansongo « Un deuil national de 03 jours est décrété à compter du jeudi 11 août  à 00h au samedi 13 août 2022 sur toute l’étendue du territoire national en hommage aux victimes de l’attaque terroriste perpétrée à Tessit le dimanche 07 août 2022 », indique le décret  présidentiel. Le bilan de l’attaque terroriste  est de 42 militaires morts et 22 blessés, selon un communiqué du gouvernement en date du mercredi 10 août, qui fait état « de 37 terroristes tués et d’un important lot de matériels détruits par des frappes aériennes de l’armée, ainsi que d’autres récupérés. Le communiqué précise que les Forces armées maliennes (FAMa) « ont vigoureusement riposté tout en mettant en avant la protection des civils au cours de violents combats qui ont duré plusieurs heures .» « En cette douloureuse circonstance, le gouvernement présente les condoléances les plus émues de la Nation  aux familles des victimes et souhaite prompt rétablissement aux blessés », poursuit le texte. « Le président de la Transition, chef de l’État, chef suprême des armées, le gouvernement de la Transition et l’ensemble du peuple malien, condamnent énergiquement cette attaque lâche et barbare ayant occasionné des victimes civiles et militaires ainsi que des dégâts matériels », indique le communiqué Le gouvernement  loue les efforts constants des « vaillantes Forces de défense et de sécurité maliennes » et assure « qu’une enquête sera ouverte pour faire la lumière sur les circonstances de cette attaque terroriste, puis traquer et traduire ses auteurs et complices devant la justice. » AT/MD (AMAP)

Mali : Le Conseil de cabinet revoit à la baisse le budget 2022

Bamako, 10 août (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a présidé, mardi, dans la salle de conférence de la Primature, un conseil de cabinet consacrée à l’examen de l’avant-projet de loi portant modification de la loi des finances pour l’exercice 2022, annonce le ministère de l’Economie et des Finances (MEF). « La crise ukrainienne et les sanctions illégales et injustes prises par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) contre notre pays déjà confronté à la double crise sécuritaire et sanitaire liée à la Covid-19 ont eu un impact négatif sur l’économie nationale en provoquant un ralentissement des activités économiques et, par extension, une diminution des recettes de l’État », explique le MEF dans un communiqué. « Ce qui fait que notre équilibre budgétaire risque d’être rompu, car les recettes que nous attendons et qui sont liées au commerce, risquent de ne pas être atteintes», a expliqué, au terme de la rencontre, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. «Comme ces objectifs ne seront pas atteints, nous avons estimé que nous risquons de perdre à peu près 190 milliards de Fcfa de recettes. Donc, il fallait nécessairement revoir comment redistribuer les dépenses», a indiqué le chef du département en charge des Finances. Dans cette situation de une baisse de recettes budgétaires, il faut prendre en compte deux facteurs importants, selon le ministre. «L’année dernière, le gouvernement a eu une discussion avec les syndicats qui a abouti à une unification de la grille salariale au niveau de la fonction publique. Ce qui devait avoir un effet complémentaire sur cet exercice qui n’était pas forcément budgétisé au début. Donc, nous avons vu qu’on a une dépense supplémentaire en salaire de 66 milliards de Fcfa qu’il fallait mettre dans le budget, mais aussi, celle liée à la sécurisation de tout le territoire», a expliqué le ministre de l’Économie et des Finances. A ce propos, Alousséni Sanou a soutenu que 113 milliards de Fcfa ont été engagés dans ce sens, notamment au niveau des ministères de la Défense et de la Sécurité. Les deux montants qui font environ 179 milliards de Fcfa, viendront augmenter les dépenses. «Il s’agira de réduire de 318 milliards de Fcfa les dépenses des autres ministères afin de pouvoir avoir un budget plus ou moins équilibré et ressortir avec des taux de déficit budgétaire similaires au déficit initial qui était prévu dans la loi de finances». Ainsi, dira le ministre Sanou, «nous avons les recettes budgétaires qui passent de 2.130 milliards de Fcfa à 1.982 milliards de Fcfa. Et les dépenses budgétaires qui passent de 2.748 milliards de Fcfa à 2.647 milliards de Fcfa». Selon lui, le déficit budgétaire qui était attendu (4,7%), est passé à 5,2%. «Donc, on a un creusement de déficit de 47 milliards de Fcfa lié aux impacts de toutes les évolutions que nous avons connues dans l’environnement», a conclu le premier responsable de l’hôtel des Finances. BD/MD (AMAP)

L’Armée malienne se dote de nouveaux aéronefs de combat

Bamako 08 aout (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) renforcent leurs capacités opérationnelles avec l’acquisition de nouveaux aéronefs dont la cérémonie officielle de remise a été présidée, , mardi, à l’aéroport international de Bamako, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. C’était en présente du Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, du président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, du ministre de la Défense et des anciens Combattants, le colonel Sadio Camara, et d’autres personnalités. « Les aéronefs de combat reçus parmi lesquels, certains ont été montrés en vol, sont constitués de Soukhoï SU-25, un chasseur bombardier spécialisé dans l’attaque au sol, capable de transporter des roquettes, des canons, des bombes et des missiles air sol. Son efficacité n’est plus à démontrer », a expliqué le chef d’état-major de l’Armée de l’air, le général de brigade Alou Boï Diarra. Le général Diarra a précisé qu’en plus des Soukhoï SU-25, l’Armée de l’air a, aussi, reçu des appareils L-39 Albatros. « Des avions d’attaque au sol plus légers mais qui sont, aussi, capables d’embarquer un armement très significatif, notamment des canons, des roquettes, des bombes et missiles », a-t-il détaillé. Ces appareils s’ajoutent à des hélicoptères d’attaques Mi-24 et des hélicoptères de transport Mi-8, en plus d’un Airbus Casa C295. « Tous ces appareils s’ajoutent à la flotte que nous avons déjà et sont complétés par des radars de surveillance de l’espace aérien et des moyens de défense sol-air pour la protection de notre espace aérien », a ajouté le chef d’état-major de l’Armée de l’air. MT/MD (AMAP)

L’OCI assure le Mali de son soutien pour relever les défis sécuritaire et économique (Secrétaire général)

Bamako, 08 août (AMAP) Le secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), Hissein Brahim Taha, a assuré, vendredi,  à Bamako les autorités transitoires maliennes du soutien de l’organisation commune. À sa sortie d’audience, le secrétaire général de l’OCI, qui a eu un tête-à-tête, le même jour, avec le chef de l’Etat malien, a confié à la presse qu’à travers cette visite de travail, son organisation est venue exprimer toute sa solidarité avec le Mali, d’abord en tant que membre fondateur de l’OCI. Et, « surtout, en raison de tous les problèmes auxquels ce pays membre est confronté, notamment sur les plans sécuritaire et économique. » «C’est un devoir pour nous de venir saluer le président de la Transition et lui dire combien l’OCI tient à la paix, à la stabilité et au développement du Mali», a déclaré Hissein Brahim Taha. Il a indiqué avoir échangé avec le colonel Assimi Goïta sur les liens de coopération et voir comment l’organisation peut «apporter un soutien effectif au Mali et aux autres pays membres. » Hissein Brahim Taha conduit une forte délégation de l’OCI qui a effectué, la semaine dernière, une visite de travail au Mali. La délégation a d’abord été reçue en audience, au palais de Koulouba, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, en présence du secrétaire général de la Présidence, Mamadou Oulalé et le ministre des Affaires étrangères et de Coopération internationale, Abdoulaye Diop. Le haut responsable de l’OCI  s’est prononcé sur la situation globale du Mali, en mettant l’accent sur l’aspect sécuritaire. «Le Mali est attaqué. Nous pensons qu’il est en droit de se défendre et qu’il peut se défendre», a-t-il soutenu. Et d’ajouter : «Nous apporterons tout notre soutien à ce pays frère, ami et membre fondateur de notre organisation». L’hôte de marque a rappelé aussi que malgré les difficultés, l’OCI a toujours été aux côtés du Mali et poursuivra ses efforts comme d’habitude. Il assuré les autorités de la Transition de l’accompagnement de l’organisation commune pour la concrétisation de certains projets. En effet, l’OCI, en plus de la présence de la Banque islamique de développement (BID), est disposée à « soutenir plusieurs chantiers de développement dans les domaines des infrastructures routières, de la santé, de l’éducation… » Hissein Brahim Taha a précisé que ces secteurs connaissent également des «difficultés dans plusieurs autres pays membres de l’OCI». Quelques heures avant de rencontrer le chef de l’Etat, la délégation de l’OCI était au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale où elle a eu une séance de travail avec le ministre Abdoulaye Diop et ses collaborateurs. Au terme de cette séance, Hissein Brahim Taha et le chef de la diplomatie malienne ont animé une conférence de presse. Le visiteur de marque a expliqué qu’il a été suffisamment briefé par le ministre Diop sur la situation qui prévaut au Mali et dans la sous-région. Et que devant cette situation, l’OCI ne peut pas rester les bras croisés. «Face à l’insécurité politique, militaire et même alimentaire pour certaines régions, il faut agir très vite», a-t-il déclaré. Et donc nous, en tant qu’organisation, mobiliserons les pays membres qui ont les moyens pour soutenir ceux qui sont en difficulté». Selon Hissein Brahim Taha, cette mission lui a permis de toucher du doigt les problèmes au Mali. Il a assuré que le phénomène du terrorisme sera combattu à tous les niveaux par l’OCI. Un engagement bien apprécié par le chef de la diplomatie malienne qui a salué les multiples efforts consentis, dans divers domaines, par l’OCI en faveur du Mali. Estimant que le secrétaire général de l’OCI «constitue une autorité dans le monde islamique et arabo-musulman», le ministre Diop a invité Hissein Brahim Taha « à plaider la cause du Mali pour une meilleure compréhension de notre situation ». Il a, également, sollicité un accompagnement plus grand de l’organisation et de ses organes dont la BID. Crée en 1969 à Rabat, au Maroc, l’OCI a pour objectif principal de renforcer la coopération et la solidarité entre ses États membres et protéger les droits et intérêts du monde islamique. AT/BBC/MD (AMAP)

L’Algérie réaffirme son soutien au Mali sur la voie de la paix et la réconciliation (Communiqué)

Bamako, 08 août (AMAP) Les ministres algérien et malien en charge des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop et Ramtane Lamamra, ont eu dimanche, à Alger, un tête-à-tête sur les perspectives d’imprimer une nouvelle dynamique à la mise en œuvre de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali issu du processus d’Alger. Selon un communiqué du gouvernement algérien cité par l’Agence algérienne de presse, les échanges entre les deux parties ont eu lieu dans  « le cadre des efforts en cours visant à favoriser une transition réussie en République du Mali », Les sujets au menu ont, aussi, concerné « le renforcement des relations de fraternité et de coopération qui unissent les deux pays ». Le déplacement du ministère Diop en terre algérienne rentre dans le cadre des consultations politiques régulières entre les deux pays. Selon le communiqué, Maliens et Algériens ont convenu de recommander « la poursuite des efforts conjoints pour densifier davantage le partenariat algéro-malien dans divers domaines et relancer les mécanismes de coopération bilatérale, y compris le Comité bilatéral stratégique dont la 18e session est prévue à Bamako, la Grande commission mixte ainsi que le Comité bilatéral frontalier.» Abdoulaye Diop et et Ramtane Lamamra se sont réjouis des résultats « encourageants » de la deuxième réunion décisionnelle de haut niveau tenue à Bamako du 1er au 5 août concernant notamment la question cruciale du désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et certains aspects des réformes politiques et institutionnelles. Les deux ministres ont souligné la « nécessité de préserver et de soutenir cette dynamique positive de paix et de réconciliation en vue de conforter le processus en cours de réformes et de retour à l’ordre constitutionnel et favoriser une paix durable» au Mali. Ainsi, précise la même source, les chefs de la diplomatie des deux pays ont « arrêté les dates de la réunion du Comité de suivi de la mise en œuvre de l’accord (CSA) devant intervenir prochainement à Bamako sous la présidence de l’Algérie. » Le ministre Diop a salué « l’engagement personnel du président Abdelmadjid Tebboune en faveur de la paix et de la stabilité au Mali », en réitérant la reconnaissance du Mali « pour la solidarité active manifestée en tout temps à son égard par l’Algérie. » De son côté, M. Lamamra a assuré son homologue malien que, « compte tenu des responsabilités qu’elle assume à la tête de la Médiation internationale et du CSA, l’Algérie ne ménagera aucun effort pour soutenir les parties maliennes sur la voie de la paix et de la réconciliation », souligne le communiqué. MT/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres extraordinaire du dimanche 07 août 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session extraordinaire, le dimanche 07 août 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen du point inscrit à l’ordre du jour, le Conseil a entendu une communication. Sur le rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil a examiné une communication relative à la hausse anormale et injustifiée des prix de certains produits de première nécessité depuis la levée de l’embargo. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a rappelé le mécanisme de fixation des prix des produits subventionnés ayant impliqué le Conseil national des prix, composé des services techniques, de la société civile, des opérateurs économiques, des syndicats et des associations de consommateurs. Il est apparu que les prix convenus lors de la réunion du Conseil national des Prix du 06 avril 2022 ne sont pas respectés. A titre illustratif, le prix du sucre importé fixé à 600 F CFA le kilogramme, prix plafond détaillant, est cédé aujourd’hui anormalement et de manière injustifiée jusqu’à 800 F CFA. Pour atténuer l’impact des différentes crises sur les populations, notamment la maladie à Coronavirus, aggravé par les sanctions illégitimes et illégales de la CEDEAO et de l’UEMOA contre notre pays, le Gouvernement a accordé 14 milliards de F CFA de subvention. Cette subvention a abouti à la fixation des prix conformément aux dispositions de l’Arrêté n°2022-0865/MIC-SG du 06 avril 2022 portant administration des prix de certaines marchandises dans lequel le Kilogramme du sucre est cédé à un prix plafond de 600 F CFA. Le Gouvernement condamne fermement cette hausse anormale et injustifiée des prix des produits de première nécessité. Pour faire face à cette situation, le Gouvernement a décidé : – de réaffecter les quantités subventionnées non exécutées au cordon douanier représentant au moins un mois et demi de consommation à d’autres opérateurs économiques. Cette réaffectation, en ce qui concerne le sucre, pourra être accompagnée éventuellement par l’allocation d’une quantité supplémentaire correspondant à environ un mois de consommation ; –  de procéder à la vérification de l’affichage obligatoire des prix des différents produits dans les lieux de commerce –  de contrôler le respect des conventions et règlements en vigueur ; –  d’inviter la population à dénoncer systématiquement les cas de violation des prix des produits subventionnés en appelant aux numéros mis à sa disposition à cet effet ; –  de mettre en place très prochainement un numéro vert pour la dénonciation des cas de violation des prix des produits subventionnés ; –  de renforcer la fréquence des contrôles ; –  d’augmenter la taille des brigades de contrôle des prix en y adjoignant des éléments des Forces de Sécurité ; –  d’intensifier le contrôle à tous les niveaux de la chaine de distribution ; –  de mettre en place un Comité interministériel de suivi de la mise en œuvre des mesures prises. Le Gouvernement appelle la population à rester sereine et la rassure que toutes les dispositions seront prises pour contenir cette hausse des prix des produits de première nécessité. Bamako, le 07 août 2022 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national

Afrobasket U 18 2022 à Madagascar: Entrée en matière réussie pour les équipes maliennes

Bamako, 07 août (AMAP)  L’équipe malienne de basket-ball des moins de 18 ans, Les Aiglons (garçons), a remporté sa deuxième victoire, samedi 6 août, lors de sa troisième sortie contre l’Egypte, (46-41), aux championnats d’Afrique de basket-ball 2022 de la catégorie. A Madagascar, qui accueille jusqu’au 14 août ces championnats en filles et garçons, les jeunes protégés de Moussa Cissé ont battu, jeudi 4 août, le Rwanda (49-67) en match d’ouverture du tournoi avant de s’incliner, vendredi 5 août, contre l’Angola (57-61), lors de la deuxième journée du groupe B. Sur le tableau féminin, les filles ont, également, réalisé une belle entrée en matière dans le groupe A, en dominant largement les Algériennes (124-24). Le Mali en découdra ce dimanche 7 août, avec l’Ouganda. Les Aiglonnes sont bien parties pour reconquérir le trophée perdu en 2018 en Egypte.  Elles avaient remporté trois fois de suite la compétition, avant de perdre devant les Égyptiennes lors de l’édition 2020. MT/MD (AMAP)