Tontine en troc : Un bon investissement
Par Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 09 sept (AMAP) Une nouvelle forme de tontine, organisée autour d’articles divers comme le savon, les pagnes et même l’or, fait fureur chez les femmes. «À l’origine, la tontine est une manière pour les femmes de s’entraider ou de se rencontrer pour discuter de leurs problèmes, payer chacune une somme d’argent qu’elles octroient aux membres de l’association à tour de rôle », explique d’Awa Soumaoro, retraitée domiciliée à Sébénikoro, un quartier de Bamako, la capitale malienne. « Aujourd’hui, la tontine a beaucoup évolué et tend à devenir un vrai business entre des groupes de personnes», ajoute Awa Soumaoro Notre interlocutrice sait de quoi elle parle, elle qui a été, pendant de longues années, membre de ce qu’on appelle «Ton» en bambara. Fatoumata Diaby, dite Faty est «Ton Ba» (responsable de tontine). Elle et les autres adhérentes cotisent, depuis quatre ans, pour s’acheter de l’or. «Je fais la tontine de l’or parce que la demande est là. Cette tontine permet, par exemple d’avoir des bijoux en métal jaune qui coûtent très cher sur le marché», sourit la jeune fille qui gère un magasin de vente de bijoux en or, à Boulkassoumbougou, un quartier de Bamako. Cette femme d’affaire est membre ou responsable de plusieurs tontines. «Je fais également le business tontine qui consiste à récolter du matériel que les membres veulent vendre par exemple »,dit-elle. L’objectif est d’aider les adhérentes « à lancer leur commerce parce que ce n’est pas facile d’économiser soi-même de l’argent pour pouvoir acheter des produits ou articles nécessaires pour ce faire», explique Faty, qui précise que généralement, elle connait les membres. « Le réseau, s’empresse-t-elle d’ajouter, est ouvert à tout le monde ». «Aux personnes désireuses d’adhérer à l’association, j’exige une copie de la carte d’identité en cours de validité. La personne paie aussi une caution égale à la contribution mensuelle et signe un engagement personnel devant l’officier de police ». « Ainsi, nous pouvons avoir l’autorisation de saisir les biens des mauvais payeurs pour éponger les impayés», ajoute Faty. Concernant la tontine pour l’or, chacun paye 100 000 Fcfa par mois pour avoir l’équivalent d’un million de Fcfa en métal jaune. Celles qui payent la moitié perçoivent l’or d’une valeur de 500 000 Fcfa. «Le cours de l’or varie. Le gramme vaut actuellement 38 000 Fcfa. Le poids pour chaque membre est fonction du prix de l’or sur le marché. L’or que je vends vient de Dubaï», nous explique Fatoumata Diaby. GRAMMES D’OR – Notre interlocutrice a créé un groupe WhatsApp qui lui permet d’envoyer la photo des bijoux à celles qui en font la commande. «On passe la commande et je conduis l’intéressé à la boutique à Boulkassoumbougou pour récupérer son bijou contre une facture d’achat», précise Faty. Elle ajoute que l’objectif visé est de permettre aux femmes d’avoir ce qu’elles veulent et leur permettre de faire des investissements. La commerçante assure ne recevoir aucune rémunération en échange. Les attentes des adhérentes sont-elles comblées ? À en croire Fanta Diallo, membre de la tontine de Faty, la réponse est oui. «La tontine m’a permis d’avoir 27 grammes d’or dont une chaine, des boucles d’oreille et une bague pour ma fille qui va bientôt se marier :, dit-elle. « Sans la tontine, je ne sais pas comment j’allais obtenir un tel trésor», témoigne Fanta, sourire aux lèvres. Comme Faty, plusieurs autres femmes initient des tontines. Détentrice d’une licence en agroéconomie de l’Institut polytechnique rural (IPR) de Katibougou, Aminata Soumano est entrepreneuse. Elle tient une boutique à Hamdallaye ACI, en Commune IV du District de Bamako. «Je fais des tontines de savons, wax, draps et de basin Getzner», dit la jeune dame de 30 ans dont les activités se passent de façon virtuelle. GROUPE WHATSAPP – La date de démarrage de la tontine est annoncée en ligne via les plateformes de réseaux sociaux. «Quand les membres atteignent le nombre souhaité, je crée un groupe WhatsApp pour les répertorier. Le canal de communication établi, les membres sont informés à chaque fois qu’une personne paye sa cotisation», confie l’agronome. Elle précise que la tontine dure environ un an. La cotisation de la tontine pour les pagnes wax qui compte dix membres, est de 8 000 Fcfa, soit un montant total de 80 000 Fcfa. «Je peux avoir les pagnes à 7 500 Fcfa avec les grossistes, soit une remise de 500 Fcfa par pièce :, explique noyre interlocuteur. Les photos des adhérents sont envoyées sur le groupe. Le choix des pagnes est fait en fonction de la marque. Il y a des pagnes qui viennent de la Chine, d’Inde et de la Turquie. À leur arrivée, les pagnes sont livrés par un coursier. Et, après réception du colis, la photo est partagée sur le groupe pour permettre à tout le monde de s’assurer de l’arrivée de la commande. Pour adhérer, «il faut juste être sérieux», souligne Aminata, en précisant que la photo de chaque membre est publiée sur le groupe. Membre de la tontine, Rabia Cissé, 22 ans, avoue qu’au début elle s’en méfiait parce qu’elle ne connaissait pas l’initiatrice. «Mais la tontine de wax dont je suis membre s’est bien déroulée», confirme-t-elle assurant avoir intégré le groupe pour aider sa mère à constituer son trousseau de mariage. Fatoumata Diané est initiatrice d’une tontine de chaussures, de hijabs, d’abaya (longue robe noire portée par les femmes musulmanes) et de foulards. Elle dit avoir choisi ces articles pour faciliter l’achat de ses marchandises et fidéliser la clientèle. «J’organise cette tontine entre les étudiants de mon université. Nous sommes dix personnes. Chaque membre paye 2 000 Fcfa par semaine pour un total de 20 000 Fcfa. Libre à eux de choisir ce qu’ils veulent : hijabs, foulards, chaussures ou abaya. Elle a créé un groupe WhatsApp à travers lequel elle envoie les photos de ses marchandises pour attirer davantage les membres de la tontine, mais aussi de nouveaux clients. Et d’assurer que pour le moment, elle ne se plaint pas. FMS/MD (AMAP)
Le colonel Assimi Goïta reçoit le ministre guinéen Morissanda Kouyaté
Bamako, 08 sept (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu, mercredi, au palais de Koulouba, le ministre guinéen des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de l’Intégration africaine et des Guinéens de l’étranger, Morissanda Kouyaté. Le chef de la diplomatie guinéenne était porteur d’un message du président de la Guinée, le colonel Mamadi Doumbouya, à son homologue le colonel Goïta. A sa sortie d’audience, l’émissaire guinéen, sans entrer dans les détails, a expliqué que le colonel Doumbouya l’a chargé de transmettre un message personnel à son «frère et ami» le colonel Goïta. «Le président Doumbouya et son frère jumeau (le colonel Goïta) veulent redynamiser, dépoussiérer leurs relations pour les mettre au service de nos peuples», a souligné Morissanda Kouyaté. Morissanda Kouyaté a rappelé les propos de l’ancien président guinéen, Ahmed Sékou Touré, qui a affirmé que «le Mali et la Guinée sont les deux poumons dans un même corps». Aujourd’hui, ces deux pays sont confrontés au problème de terrorisme. Exprimant la solidarité de la Guinée avec notre pays dans cet effort, M. Kouyaté a soutenu que «tout ce qui arrive au Mali, arrive à la Guinée». Il a, ensuite, rappelé que depuis 2012, des contingents guinéens sont présents au Mali dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Le chef de la diplomatie guinéenne a, aussi, fait remarquer que c’est à partir d’une rectification institutionnelle qu’une phase de Transition s’est imposée dans les deux pays. En marge de « ces phases transitionnelles », le ministre guinéen estime que les deux États peuvent redynamiser plusieurs axes de coopération comme les infrastructures routières, aériennes, ferroviaires et fluviales. «Je me souviens, quand j’étais très jeune, on parlait de petits bateaux qui allaient de Kouroussa jusqu’à Bamako», a rappelé Morissanda Kouyaté. L’audience s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. BD/MD (AMAP)
Réunion du Groupe de suivi et de soutien à la Transition : Pour un soutien constructif de la communauté internationale au Mali
Namory KOUYATÉ Envoyé spécial Lomé, 07 sept (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’Extérieur, le Pr Robert Dussey, a déclaré, mardi, que la tenue de la 3è réunion du Groupe de suivi et de soutien à la Transition au Mali (GST-Mali), à Lomé, est la traduction de l’engagement du Togo pour la paix et la sécurité internationale. «La situation sécuritaire dans notre sous-région est foncièrement tributaire de la sécurité au Mali. La montée en puissance des groupes armés terroristes et leur descente vers les pays du littoral n’est pas sans lien avec les nombreuses zones de non-droit qui se sont formés un peu partout dans la bande sahélienne», a expliqué, dans son discours d’ouverture, le Pr Dussey qui a présidé les travaux. Et d’ajouter que cette situation confirme la nécessité d’agir en synergie et d’œuvrer collectivement en vue de venir à bout de ces organisations criminelles. « Cette triste réalité nous conforte dans notre engagement aux côtés du Mali qui occupe une position importante dans la coopération pour la sécurisation de l’Afrique de l’Ouest », a dit le chef de la diplomatie togolaise. «Nous avons la ferme conviction qu’en s’engageant, en se montrant solidaire et disponible pour la cause du Mali, nous aidons et nous agissons ainsi pour notre sécurité collective», a soutenu le ministre Dussey. Selon lui, en décidant de tenir cette session dans la capitale togolaise, après celle du 8 mars 2021, son pays manifeste sa solidarité avec le Mali et traduit la vision du président Faure Gnassingbé d’accorder une grande place à la recherche des solutions pacifiques à tous les défis sécuritaires, environnementaux et sociaux. Convaincu que la transition est toujours une période difficile, Roberg Dusssey a dit que ce moment ne devrait pas se résumer seulement à l’organisation de nouvelles élections. Et qu’ « il peut servir à poser les jalons d’un changement plus durable dans la gouvernance du Mali. » Selon lui, cela nécessite de rassembler davantage les acteurs politiques autour des priorités du Mali. «L’agenda du Togo et celui des partenaires est l’agenda du Mali», a fait savoir Robert Dussey, avant d’exhorter les autorités maliennes et les autres acteurs à poursuivre leurs efforts en vue de maintenir le dialogue et la concertation. « La communauté internationale, a-t-il dit, devra apporter un soutien constructif à la Transition politique tout en encourageant la partie malienne à résoudre les difficultés par le dialogue ». Quant au ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, il a indiqué que son pays « se réjouit de l’engagement constant africain et international dont le but ultime est d’aider à la réussite de la transition et, aussi, de renforcer la capacité de résilience du Mali, en le rendant moins vulnérable aux crises socio-politiques ». M. Diop a fait remarquer que « la mobilisation de la communauté internationale démontre, une fois de plus, la détermination et la solidarité agissante à accompagner et à soutenir davantage le Mali pour une stabilité durable. » Dans le cadre de cette mutualisation et de cette coordination des efforts, le ministre Diop a dit que son pays compte sur l’alignement de ses partenaires sur les principes clés qui guident l’action publique. Il s’agit « du respect de la souveraineté, du respect des choix stratégiques opérés par le Mali et de la défense des intérêts vitaux du peuple malien dans l’ensemble des décisions prises ». « Le Mali reste ouvert aux partenaires et à tous les partenariats à condition de respecter ces principes », a souligné Abdoulaye Diop. «Tant que ces lignes directrices sont opérées, il n’y a pas de raison que le Mali ne continue pas à participer voire à jouer un rôle de leadership dans l’ensemble de ces organisations», a précisé le ministre Diop qui a rappelé, ensuite, aux participants que « personne n’aime le Mali plus que les Maliens ». «Personne ne connaît les problèmes du Mali mieux que les Maliens. Personne n’a une meilleure solution aux problèmes du Mali mieux que les Maliens», a insisté le chef de la diplomatie malienne. La position du Mali semble avoir été comprise par les partenaires. En tout cas, le représentant de l’Union africaine (UA), Bankolé Adeoye, a réaffirmé le soutien de l’institution continentale au processus de la transition du Mali et appelé les partenaires « à se mobiliser pour aider le Mali à rétablir la paix, la stabilité et la sécurité en vue d’amorcer un développement durable ». Le commissaire aux Affaires politiques, à la paix et à la sécurité de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Abdel Fatau Musah, a exprimé la solidarité de l’organisation sous-régionale avec le Mali avant d’inviter les partenaires internationaux à soutenir les efforts et les engagements des autorités de la transition. Pour sa part, le représentant spécial de secrétaire général de l’ONU, Elghassim Wane, a déclaré que cette 3è réunion du GST-Mali « devrait marquer, de façon plus pragmatique, le soutien au Mali par des actions pour la stabilisation du pays ». Le chef de la Mission multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) s’est félicité du respect des engagements des autorités maliennes par la tenue de la réunion de haut niveau du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (CSA), l’adoption de la stratégie de stabilisation des régions du Centre du Mali et l’adoption des documents juridiques et électoraux en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel. Il a assuré de « l’accompagnement sans faille des partenaires » face aux défis complexes et immenses sur les plans sécuritaire, humanitaire et socio-économique. Le représentant spécial de secrétaire général de l’ONU a estimé que face à ces défis, la mobilisation des partenaires est « un impératif ». Cette réunion du GST-Mali intervient dans un contexte de suspension du Mali de certaines organisations africaines et internationales. Elle a été l’occasion pour la délégation malienne d’exposer les avancées réalisées par la Transition en direction du retour à l’ordre constitutionnel normal. Mais aussi de présenter les attentes pour la réussite du processus en cours. La forte délégation malienne,
Les engrais en zones CMDT et OHVN conformes, selon l’Institut d’économie rurale (IER)
Par Fadi CISSÉ Bamako, 06 sept (AMAP) Une analyse sur 151 échantillons d’engrais prélevés par la Direction nationale de l’agriculture (DNA), effectuée par le laboratoire de l’Institut d’économie rurale (IER) a conclu à un taux de conformité de 100% pour le complexe coton, 98,5% pour le complexe céréale, 87,5% pour l’urée. Les résultats d’analyse chimiques, réalisées à partir de ces échantillons d’engrais prélevés en zone Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT) et Office de la haute vallée du Niger (OHVN), dont nous avons reçu une copie, révèlent qu’au titre de la Campagne agricole 2022, «les engrais complexe céréale et ceux du coton ne présentent pas de déficience ». Concernant le complexe coton, 100% des échantillons d’engrais analysés par le laboratoire de l’IER sont conformes aux normes en vigueur. Quant au complexe céréale, 98,5% des échantillons d’engrais analysés par le laboratoire de l’IER sont conformes aux normes en vigueur. En ce qui concerne l’urée, 87,5% des échantillons d’engrais analysés sont conformes aux normes exigées. À ce niveau, un léger déficit azoté a été, par exemple, constaté. « Cette déficience est essentiellement liée aux conditions de transport et de manutention», expliquent les analystes. «Les résultats sont satisfaisants en termes de teneur en éléments nutritifs et d’état physique qui ne compromettent pas l’atteinte des objectifs de production agricole de la campagne», conclut la DNA. Concernant les paramètres physiques, il ressort que les poids des sacs sont entièrement conformes à 50 kg à la norme requise (règlement C/Reg.13/12/12) selon laquelle le poids du sac ne doit pas être inférieur à 49,5 kg. L’équipe de contrôle « n’a pas constaté de prises en masse sur les trois types d’engrais contrôlés (complexe coton, complexe céréale et urée) ». La granulométrie (étude de la répartition des différents grains d’un échantillon de granulats) « est conforme aux normes en vigueur pour les trois types d’engrais contrôlés (complexe coton, complexe céréale et urée). » Les sacs sont étiquetés conformément à la norme requise (règlement C/Reg.13/12/12) selon laquelle les informations suivantes doivent être inscrites sur les sacs : nom du type d’engrais, formule chimique, poids du sac, nom du fabricant, nom du distributeur ou du revendeur, campagne agricole de production, présence de l’emballage double, etc.) Quant aux analyses chimiques, les paramètres contrôlés ont surtout porté sur les teneurs en éléments nutritifs (phosphore, azote, potassium, soufre, bore). Pour parvenir à ce résultat, la DNA a prélevé des échantillons d’engrais effectués par une de ses équipes. Avant de les faire analyser au laboratoire de l’IER. Ces prototypes ont concerné le complexe coton, céréale et l’urée. L’échantillonnage a concerné toutes les filiales cotonnières : Sud (Bougouni, Koumantou, Sikasso et Kadiolo), Nord-Est (Koutiala, Karangana et Kimparana), Centre (Fana, Dioila, Ouéléssébougou) et Ouest (Kita) ainsi que les magasins de l’OHVN à Bamako. Le nombre total d’échantillons d’engrais prélevés est de 59 pour le complexe coton, 62 pour le complexe céréale et 30 pour l’urée. Ce qui fait un total de 151 échantillons d’engrais prélevés. Le contrôle a priori de la qualité des engrais s’avère nécessaire et même vital pour le secteur. Cette tâche d’inspection et de contrôle est confiée à la DNA. C’est dans ce cadre qu’elle organise, chaque année, sous l’égide du département en charge de l’Agriculture, des missions de contrôle de qualité. Objectif : garantir la qualité des engrais et leur mise à la disposition des producteurs en zone CMDT/OHVN. Cela, en vérifiant la conformité des engrais aux normes en vigueur, en prélevant des échantillons d’engrais au niveau des magasins CMDT/OHVN pour les transmettre au laboratoire pour analyse. FC/MD (AMAP)
Mali : Trois femmes libérées parmi les 49 militaires ivoiriens détenus à Bamako (Officiel)
Envoyé spécial Namory KOUYATE Lomé, 04 sept (AMAP) Trois personnels féminins sur les 49 militaires ivoiriens détenus au Mali, depuis le 10 juillet dernier, ont été libérées, a annoncé, samedi, à Lomé, le ministre togolais des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, le Pr Robert Dussey. Au cours d’un point de presse, après une rencontre avec son homologue malien, Abdoulaye Diop, et le ministre directeur de cabinet du président ivoirien, Fidèle Sarassoro, Robert Dussey a indiqué qu’ Awa Bagayoko, Sita Bamba et Bledou Kangah ont recouvré la liberté « dans un cadre humanitaire. » Le chef de la diplomatie togolaise a ajouté que cette libération est intervenue « grâce à la méditation conduite par le président du Togo, Faure Gnassingbé. Le chef de l’Etat togolais mène les négociations pour un règlement pacifique de cette brouille politico-judiciaire qui a sérieusement refroidi les relations entre Bamako et Abidjan. Le ministre-directeur de cabinet de la présidence ivoirienne, Fidèle Sarassoro, qui était accompagné du chef d’état-major général des armées, Lassina Doumbia, a dit, en substance, que la Côte d’Ivoire « s’engage à poursuivre de manière transparente et constructive avec le Mali les échanges et les discussions sur tous les sujets d’intérêt commun ». Il a ajouté que son pays « déplore que des manquements et des incompréhensions aient été à l’origine de cet événement fortement regrettable ». Les 49 militaires ivoiriens ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt par le procureur du Pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée depuis le 14 août dernier. NK/MD (AMAP)
Mali : Le président de la Transition a accueilli son homologue burkinabè à Bamako
Bamako, 03 sept (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a accueilli, samedi, son homologue burkinabè, le lieutenant-colonel Paul Henry Sandaogo Damiba, qui effectue une visite d’amitié et de travail au Mali, annonce un communiqué de la présidence malienne. Le chef de l’Etat burkinabè est arrivé à l’aéroport international président Modibo Kéïta de Bamako. Après les salutations protocolaires, le président Goïta a accompagné son hôte au Palais de Koulouba où les deux personnalités ont eu un tête-à-tête avant d’avoir un entretien élargi aux autres membres des deux délégations. MD (AMAP)
Le président Damiba du Burkina Faso attendu samedi à Bamako
Bamako, 03 sept (AMAP) Le président burkinabè, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, effectuera une « visité d’amitié et de travail », samedi, à Bamako, a annoncé vendredi un communiqué de la présidence du Burkina Faso. Le déplacement du chef d’État burkinabé « participe de la volonté des nouvelles autorités burkinabè de renforcer les excellentes relations séculaires de coopération » entre le Burkina Faso et le Mali, souligne le communiqué. Des « sujets d’intérêt commun pour les deux pays y compris les problématiques du Sahel » seront au menu des échanges entre le chef de l’État malien, le colonel Assimi Goïta, et son homologue burkinabé. « Les deux chefs d’État saisiront cette occasion pour examiner les voies et moyens de renforcer la collaboration entre les deux pays et mutualiser leurs efforts en vue de relever les défis communs auxquels le Burkina Faso et la République du Mali font face », indique la même source. MT/MD (AMAP)
Bamako et Alger s’engagent à renforcer leur coopération bilatérale (Communiqué)
Bamako, 02 sept (AMAP) Le Mali et l’Algérie se sont engagés à renforcer et à diversifier davantage leur partenariat au terme de la 18ème session du Comité bilatéral stratégique entre les deux pays tenue, jeudi, à Bamako, annonce le ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale (MAECI). Les deux parties ont décidé de renforcer leur coopération bilatérale « dans les domaines de l’énergie et des mines, des télécommunications, du commerce, de la formation professionnelle et universitaire et à faciliter la circulation des biens et des personnes, annonce un communiqué du Bureau de l’information et de la presse du MAECI. Selon la même source, « dans la même veine, elles (les parties) ont revisité la feuille de route des projets convenus dans le cadre des différents mécanismes de leur coopération bilatérale en vue de leur mise en œuvre diligente ». Cette session, qui s’est tenue sous la sous la coprésidence, du ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, Abdoulaye Diop et de son homologue algérien, Ramtane Lamamra, a passé en revue les avancées de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, ses difficultés et les attentes « tout en reconnaissant le caractère dynamique, consensuel et progressif de ce processus.» Alger et Bamako se sont félicités des conclusions de la réunion décisionnelle de haut niveau, préparatoire à la mise en œuvre effective du DDR global tenue, du 1er au 05 août 2022, à Bamako. Les deux pays « ont, à cet égard, souligné la nécessité d’accélérer l’application de l’Accord qui constitue le cadre idoine pour la consolidation et le retour définitif de la paix et de la stabilité dans le pays. » S’agissant des questions régionales et internationales d’intérêt commun, l’Algérie et le Mali « ont relevé avec satisfaction la convergence de leurs analyses sur l’ensemble des dossiers abordés et réitéré leur engagement à ne ménager aucun effort pour que la région sahélo-saharienne soit une zone de paix et de prospérité partagée ». Le Comité bilatéral stratégique a pris fin par une conférence de presse conjointe au cours de laquelle les deux ministres en charge des Affaires étrangères ont répondu aux questions des journalistes sur, entre autres, les actions conjointes à mener dans la lutte contre le terrorisme, l’application de l’accord pour la paix et la réconciliation, la visite du Président français en Algérie, le mémorandum du Gouvernement du Mali sur le rapport final du Groupe d’experts sur les sanctions concernant le Mali. MD (AMAP)
Réunion du comité bilatéral stratégique : Le Mali et l’Algérie font le tour des questions d’intérêts communs
Bamako, 02 sept (AMAP) Le ministre algérien des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, et son homologue malien, Abdoulaye Diop, ont participé, jeudi, à Bamako, à la 18è session du comité bilatéral stratégique Algérie-Mali. « Le comité bilatéral stratégique est un cadre souple et flexible qui permet aux deux pays de se réunir à intervalle régulier pour pouvoir examiner, ensemble, les préoccupations communes », a déclaré Abdoulaye Diop. Il s’agit, aussi, d’étudier, « les voies et moyens de pouvoir travailler à renforcer le dialogue politique à la fois sur les questions bilatérales, stratégiques, géostratégiques, de développement et de sécurité », a-t-il ajouté, lors d’une conférence de presse conjointe qui a sanctionné les échanges entre les deux parties. A son arrivée à Bamako pour une visite de travail de 72 heures, le chef de la diplomatie algérienne, à la tête d’une forte délégation a été accueilli à sa descente d’avion par son homologue malien, Abdoulaye Diop. Après un tête-à-tête, les deux personnalités ont pris part à cette rencontre qui a fait le tour des questions d’intérêt commun. Le ministre Diop a indiqué que ce « cadre permet aux deux pays, de façon régulière, de pouvoir travailler sur les différents aspects de la coopération bilatérale, mais aussi de faire avancer nos rapports ». e Il a assuré que la mise en place du cadre a permis de renforcer les discussions pour la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Selon le ministre malien, « le second objectif de cette visite et l’importance particulière de cette session du comité stratégique c’est qu’il se tient à la veille d’une réunion importante du Comité de suivi de l’Accord pour la paix (CSA) dans un format ministériel sous le leadership du ministre Lamamra. Il a aussi dit que cette rencontre se tient au lendemain de la réunion de niveau décisionnel qui a eu lieu pour impulser le processus paix. Le chef de la diplomatie malienne soutient que l’ensemble de ces rencontres se tiennent dans un contexte national marqué d’abord par la levée des sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) qui affectaient le Mali. Le contexte est aussi celui d’une dynamique nationale avec les avancées enregistrées par rapport au processus de transition. Mais, également, toutes les démarches et actions en cours, notamment l’écriture d’une nouvelle Constitution, la mise en place d’une commission conjointe avec la communauté internationale pour le suivi du chronogramme. Selon le ministre Diop, la rencontre se tient, aussi, dans le cadre d’efforts constants au niveau de la Région pour ramener la paix et la stabilité. Il a indiqué avoir, également, échangé avec son homologue algérien sur « la nécessité de travailler dans le cadre de mécanismes régionaux endogènes africains pour la recherche de solutions africaines aux problèmes africains sans fermer la porte aux autres amis. » Les échanges ont porté sur aussi le comité d’état-major conjoint qui existe depuis quelques années entre l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger qui a besoin d’être redynamisé et renforcé. Enfin, Abdoulaye Diop a fait savoir que les deux capitales ont un certain nombre de projets dans le domaine du développement, de la sécurité, de l’énergie, la santé, la formation professionnelle. Et ils se sont engagés à adopter une feuille de route pour pouvoir concrétiser ces engagements. De son côté, le ministre algérien a indiqué que la session a apporté beaucoup à « notre réflexion commune et à notre volonté de faire progresser nos actions de partenariat et de coopération à travers un dynamisme accru, un engagement plus soutenu et également une sollicitation de l’ensemble des mécanismes et structures créées par nos deux pays… » « Nous avons toutes les raisons de nous réjouir de tout ce que nous faisons ensemble mais aussi d’affirmer notre détermination commune à faire davantage dans la même voie qui est celle de la solidarité, de la complémentarité au service de la paix, de l’harmonie et pour qu’en tant que pays voisins, on puisse donner un bel exemple de travail commun….», a ajouté Ramtane Lamamra. DD/MD (AMAP)
Le chef de la diplomatie algérienne attendu à Bamako jeudi (Officiel)
Bamako, 01 sept (AMAP) Le ministre algérien des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’Etranger, Ramtane Lamamra, effectuera à Bamako, du 1er au 03 septembre 2022, une visite de travail et d’amitié, a indiqué, mercredi, le ministère malien des Affaires étrangères et de la coopération internationale. Le chef de la diplomatie algérienne, dont le séjour intervient dans le cadre du renforcement des relations historiques et fraternelles existant entre le Mali et l’Algérie, conduira la délégation de son pays aux travaux de la 18ème session du Comité bilatéral stratégique Mali-Algérie. « Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans le cadre des consultations politiques régulières entre le Mali et l’Algérie et concourt au renforcement des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays », a précisé la diplomatie malienne. Ramtane Lamamra, dont le pays dirige la médiation internationale au Mali, présidera « la 6ème session de haut niveau du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger (CSA) », souligne le ministère des Affaires étrangères. Selon la même source, le ministre algérien aura, aussi, « des entrevues avec les plus hautes Autorités maliennes en vue d’échanger sur des questions bilatérales et autres sujets d’intérêt commun. » MT/MD (AMAP)

