Mali: Le convoi du gouverneur de Nara (Nord-Ouest) attaqué dans le Gringalé
Nara, 01 sept (AMAP) Le convoi du gouverneur de Nara (Nord-Ouest), le colonel-major Amara Doumbia a fait l’objet, vendredi, aux environs de 10h30, d’une attaque complexe entre Kaloumba et Mourdiah, dans la forêt du Gringalet, dans le Nord-Ouest du Mali, proche de la frontière avec la Mauritanie. Des groupes armés terroristes ont fait exploser un Engin explosif Improvisé (EEI) au passage de la colonne de véhicules, puis s’en est suivi des tirs nourris. L’explosion n’a pas fait de victimes humaines mais des dégâts matériels mineurs dont une citerne légèrement touchée , L’ennemi a été mis en déroute, grâce à « une riposte vigoureuse » de l’escorte des Forces armées maliennes (FAMa) qui ont neutralisé plusieurs terroristes. Le gouverneur et sa délégation sains et saufs ont continué sur leur route. Les attaques à l’EEI sont de plus en plus fréquentes sur laxe Nara-Kwala. C’est la deuxième embuscade en un mois. La précédente a occasionné la mort de deux éléments des FAMA, près de Madina Kagôro, à 100 km de Nara BC/MD (AMAP)
Affaires des militaires ivoiriens détenus au Mali : Les émissaires de la CEDEAO ont quitté Bamako sans aucune déclaration
Bamako, 29 sept (AMAP) Les envoyés spéciaux de la Conférence des chefs d’État de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour dénouer le dossier des militaires ivoiriens en détention au Mai, ont quitté, jeudi, Bamako sans faire aucune déclaration. Les présidents ghanéen, Nana Akufo Addo, et gambien, Adama Barrow ainsi que le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey ont eu des entretiens à huis clos avec les autorités de la Transition au Mali, au palais présidentiel de Koulouba, pour tenter de trouver une situation à la crise des 46 militaires ivoiriens qui oppose Bamako à Abidjan. Au terme de plusieurs heures de discussions, rien n’a filtré de cette rencontre. Ils sont repartis de la capitale malienne sans le moindre communiqué final ou déclaration à la presse. Le président ghanéen Nana Akufo-Addo s’est juste contenté de dire aux journalistes que la CEDEAO entretient « toujours de bonnes relations» avec le Mali, avant de s’engouffrer dans son véhicule pour l’aéroport. Sollicité par la presse, le président Adama Barrow et le chef de la diplomatie togolaise n’ont pas souhaité faire de déclaration. Les envoyés spéciaux de la CEDEAO semblent garder la teneur des discussions avec les autorités maliennes pour la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’organisation communautaire. Depuis son sommet extraordinaire tenu le jeudi 22 septembre 2022 à New York (Etats-Unis d’Amérique) en marge de la 77è session ordinaire de l’assemblée générale des Nations unies à la demande du président ivoirien, Alassane Ouattara, la CEDEAO tente de trouver par la voie diplomatique une solution dans l’affaire des militaires ivoiriens détenus au Mali depuis le 10 juillet pour «tentative d’atteinte à la sureté de l’État». Les dirigeants ouest africains ont dépêché à Bamako une délégation de haut niveau composée du président de la Gambie, Adama Barrow, du président du Ghana, Nana Akufo-Addo. Préalablement annoncé parmi les visiteurs de marque, Faure Gnassingbé, le président togolais non moins principal médiateur dans la crise entre la Côte d’Ivoire et le Mali concernant le dossier des militaires ivoiriens en détention, n’a finalement pas effectué le déplacement de Bamako. Toutefois, il s’est fait représenter par son ministre des Affaires étrangères, Pr Robert Dussey. Le médiateur de la CEDEAO pour le Mali, l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, faisait également partie de la délégation. C’est exactement à 11h 08 mn que l’avion transportant le président gambien s’est immobilisé sur le tarmac de l’aéroport international Président Modibo Keïta de Bamako-Senou. À sa descente d’avion, Adama Barrow a été accueilli au bas de la passerelle par le président Assimi Goïta. C’était en présence du Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, du président du Conseil national de Transition (CNT), Malick Diaw et de plusieurs membres du gouvernement. Etaient aussi à l’accueil des autorités administratives et coutumières de Bamako ainsi que le corps diplomatique accrédité au Mali dont le patron de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), El Ghassim Wane, et le chef de la Délégation de l’Union européenne (UE), Bart Ouvry. Après les salutations d’usage suivies de l’exécution des hymnes du Mali et de la CEDEAO par la fanfare nationale, les deux chefs d’État ont regagné le salon d’honneur du pavillon présidentiel pour un rafraîchissement. Une heure plus tard, l’avion du président ghanéen a atterri sur la piste. Même cérémonial pour le président Goïta qui a accueilli son hôte avec tous les honneurs. Après l’accueil, le chef de l’État a d’abord pris congé de ses deux homologues avant de les retrouver quelques minutes plus tard au palais de Koulouba. A la tribune des Nations unies, le samedi dernier, le Premier ministre malien par intérim, le colonel Abdoulaye Maiga, s’était indigné du fait que le Mali ait été l’objet d’une combine par rapport au dossier des 46 mercenaires ivoiriens, ajoutant qu’il y avait eu « une synchronisation, une mise en scène et une harmonisation des éléments de langage pour faire passer notre pays du statut de victime à un statut de coupable ». De retour de New York, le colonel Abdoulaye Maïga a martelé que c’était un dossier judiciaire et que le gouvernement n’était pas du tout bien placé pour s’impliquer dans les questions judiciaires. Pour lui, seul le président de la Transition peut le faire, en sa qualité du président du Conseil supérieur de la magistrature. Parmi les 49 soldats ivoiriens arrêtés au départ à l’aéroport international Modibo Keïta de Bamako-Senou, le 10 juillet 2022, trois femmes ont été libérées, le 3 septembre dernier, par la justice malienne pour des «raisons humanitaires». Une libération au crédit du médiateur principal, le président togolais, Faure Gnassingbé. Le sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, en marge de la 77ème Assemblée générale de l’ONU, à New-York, a décidé, jeudi, de l’envoi « incessant » dans la capitale malienne de cette mission composée, initialement des chefs d’État ghanéen, Nana Akufo Addo, sénégalais, Macky Sall, et togolais, Faure Gnassingbé, pour obtenir la libération de 46 soldats ivoiriens détenus au Mali L’arrivée de cette mission d’abord prévue le mardi 27 septembre, a été décalée de deux ou trois jours, à l’initiative du gouvernement malien. Le ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale avait évoqué, dans une note adressée à l’organisation sous-régionale, « des contraintes d’agenda » pour expliquer ce léger report de la visite des chefs d’État ouest-africains à Bamako AT/DD/MD (AMAP)
Le Mali n’appliquera pas les sanctions de la CEDEAO contre la Guinée (Communiqué)
Le Gouvernement de la Transition a pris connaissance du Communiqué final du Sommet extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tenu le 22 septembre 2022 à New York sur la situation au Mali et en Guinée. Concernant la République de Guinée, le Gouvernement de la Transition a été outré par les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines qui impactent négativement la vie des populations guinéennes. Compte tenu de la solidarité et de la fraternité entre le Mali et la Guinée, le Gouvernement de la Transition décide de : Se désolidariser de toutes les sanctions illégales, inhumaines et illégitimes prises à l’encontre de la République sœur de Guinée et ne leur réservera aucune suite; Adopter, si nécessaire, des mesures pour assister la République de Guinée, afin d’annihiler les conséquences de ces sanctions inutiles contre le Peuple et les autorités de la Guinée. Le Gouvernement de la Transition souligne que l’objectif de la CEDEAO est d’améliorer les conditions de vie des populations et non d’adopter des sanctions contre-productives les affectant. En outre, il convient de noter que les transitions politiques ne résultent que de la mauvaise gouvernance. En conséquence, les autorités de Transition méritent d’être accompagnées par la CEDEAO pour mener des réformes politiques et institutionnelles qui contribueraient à renforcer la bonne gouvernance et la stabilité. Le Gouvernement de la Transition exprime sa solidarité indéfectible et son ferme soutien au peuple frère et au Gouvernement de la République de Guinée dans leur engagement à jeter les bases d’une refondation de l’Etat guinéen à travers des réformes politiques et institutionnelles nécessaires à un retour apaisé, crédible et sécurisé à un ordre constitutionnel normal. Le Gouvernement de la Transition reste ouvert, dans le respect mutuel et dans la cadre du panafricanisme, à toutes les initiatives sincères de recherche de solutions aux défis relatifs à la stabilité, à la paix et à la sécurité de notre sous-région .
Le ministère malien des Affaires étrangères annonce une mission de chefs d’État ouest-africains à Bamako jeudi
Bamako, 28 sept (AMAP) La mission de haut niveau de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est attendue jeudi, à Bamako, a annoncé, mercredi, le ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI). Dans une note aux missions diplomatiques et consulaires, la Direction du protocole du MAECI indique que les présidents Faure Eyadema du Togo, Nana Akufo Addo du Ghana et Adama Barrow de Gambie arriveront à Bamako le 29 septembre 2022, à partir de 10h 30. Les chefs d’Etats ouest africains quitteront la capitale malienne, le même jour, à partir de 16h 00, précise la note du ministère en charge des Affaires étrangères. Le sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, en marge de la 77ème Assemblée générale de l’ONU, à New-York, a décidé, jeudi, de l’envoi « incessant » dans la capitale malienne de cette mission composée, initialement des chefs d’État ghanéen, Nana Akufo Addo, sénégalais, Macky Sall, et togolais, Faure Gnassingbé, pour obtenir la libération de 46 soldats ivoiriens détenus au Mali L’arrivée de cette mission, d’abord prévue le mardi 27 septembre, a été décalée de deux ou trois jours, à l’initiative du gouvernement malien. Le ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale avait évoqué, dans une note adressée à l’organisation sous-régionale, « des contraintes d’agenda » pour expliquer ce léger report de la visite des chefs d’État ouest-africains à Bamako. « La mission de haut niveau (…) ne peut être reçue que le jeudi 29 septembre ou le vendredi 30 septembre 2022 à Bamako », a souligné le document du MAECI. Cette visite des trois chefs d’Etat ouest-africains à Bamako, entre dans le cadre des initiatives de médiation de l’organisation communautaire pour le dénouement de l’affaire des 49 militaires ivoiriens détenus au Mali dont trois femmes ont été libérées « pour des raisons humanitaires. » Selon le communiqué final du sommet de la CEDEAO, à New York, les émissaires sous régionaux se rendent à Bamako, afin obtenir l’élargissement des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali dont la conférence au sommet a demandé « la libération sans condition. » Les chefs d’État et de gouvernements de la CEDEAO ont examiné la situation politique dans au Mali et en Guinée, avant de se prononcer sur la situation des 46 soldats ivoiriens. MD (AMAP)
Koulouba : Le premier ministre par intérim fait rend compte de son voyage à New York
Bamako, 28 sept (AMAP) Le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, qui a été accueilli par une foule enthousiaste, a son retour de New York mardi, s’est rendu au palais présidentiel de Koulouba où il a rendu compte de sa mission au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. A sa sortie d’audience, le chef du gouvernement par intérim a expliqué que son « intervention à la tribune de l’ONU visait à faire comprendre que le Mali n’accepte pas de diktat. D’où qu’il vienne. » «En toute franchise, nous avons été agréablement surpris. Il s’agit de trop d’honneur pour nous», a dit le Premier ministre par intérim, avant de remercier « le bon Dieu et le président de la Transition pour cette confiance placée » en lui. Et, également, « le peuple malien pour l’accueil très chaleureux. » Selon Abdoulaye Maïga, il n’a fait que son devoir au service du peuple. Toutefois, il a ajouté que « lorsque nos compatriotes sortent de manière spontanée, ceci ne peut que ragaillardir les dirigeants dans leur mission ». Concernant la mission elle-même et son contexte, le chef du gouvernement par intérim a rappelé que l’année dernière jusqu’à cette 77è session de l’Assemblée générale des Nations unies, le Mali a traversé des situations inédites dans les relations internationales. «Jamais dans l’histoire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), un État n’a subi autant de sanctions ». « Des sanctions qui, en plus d’être inédites, totalement illégales, illégitimes, sont inhumaines contre un peuple qui fait déjà face à une situation sécuritaire très complexe», a déploré le colonel Abdoulaye Maïga. D’après lui, il fallait dire haut et fort à la communauté internationale que le Mali a été injustement sanctionné. OUVERTURE – Abdoulaye Maiga estime que le Mali fait l’objet « d’une combine » dans le dossier des 46 mercenaires ivoiriens. «Nous avons tous assisté à la synchronisation, à la mise en scène et à l’harmonisation des éléments de langage pour faire passer notre pays de statut de victime à un statut de coupable», a dénoncé le chef du gouvernement par intérim. Avant de soutenir que ce qu’il a dit relève de la logique. «Vous ne verrez dans aucun pays au monde où des militaires peuvent débarquer sans autorisation avec des armes. Forcément, si les autres ne l’acceptent pas, pour quelle raison voudraient-ils que le Mali l’accepte ?», se demande-t-il. Le responsable malien précise que ceci ne voudrait pas dire que «nous sommes fermés au dialogue». Il a précisé que c’est un dossier judiciaire dans lequel « le gouvernement n’est pas du tout bien placé pour s’impliquer. » «Le président de la Transition peut le faire car, en plus d’être chef suprême des Armées, chef de l’État, il est également le président du Conseil supérieur de la magistrature», a rappelé le colonel Abdoulaye Maïga. Il a souligné qu’il fallait exprimer cette position « haut et fort » pour que les interlocuteurs du Mali comprennent que, « dorénavant, des approches consistant à nous faire taire ou à subir des assauts, des adversités et des injures ne passeront pas. » «On ne peut pas accepter qu’au 21è siècle on vienne nous insulter. Le Mali n’insulte pas. Vous ne verrez pas un seul communiqué de la Transition où le gouvernement s’ingère dans les dossiers des autres», a soutenu le chef du gouvernement par intérim. Selon lui, ce sont là des principes élémentaires des relations internationales. « Et on ne peut pas accepter que les autres s’ingèrent dans nos affaires intérieures ». Pour le colonel Maïga, le Mali est ouvert à tous les partenaires. « Notre pays ne peut pas être pris au piège par des guerres idéologiques qui ne le regardent pas, parce que nous avons nos défis», dit-il. «Si nous avons des partenaires qui peuvent nous aider à faire face à ces défis, ils seront toujours les bienvenus à condition que les trois principes qui guident l’action publique au Mali et définis par le chef de l’État soient respectés», a insisté le chef du gouvernement par intérim. Il s’agit « de la souveraineté du Mali, du respect de nos choix stratégiques et de partenaires et, surtout, de la prise en compte de l’intérêt du peuple malien dans toutes les décisions. » Le chef du gouvernement par intérim a engagé nos compatriotes car, selon lui, le combat que le Mali mène, il le fait pour les générations futures. DD/MD (AMAP)
Moussa Ag Acharatoumane : “Nous devons unir nos forces pour faire face au monstre l’État islamique ”
Propos recueillis par Massa SIDIBÉ Bamako, 27 sept (AMAP) La collaboration entre l’Armée et les groupes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger dans la lutte contre le terrorisme, la situation humanitaire dans la zone de Ménaka sont, entre autres, sujets sur lesquels s’exprime dans cette interview le secrétaire général du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA). Moussa Ag Acharatoumane livre, également, ses impressions sur l’intervention du Premier ministre par intérim à la tribune des Nations unies. L’Essor : Que retenez-vous du discours prononcé, samedi dernier, à la tribune de l’ONU, par le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga ? Moussa Ag Acharatoumane : J’ai suivi avec beaucoup d’intérêt le discours du Premier ministre par intérim à la tribune des Nations unies. Je suis heureux que le gouvernement ait réaffirmé son engagement à mettre en œuvre l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, à rétablir l’ordre constitutionnel et à faire face aux multiples crises auxquelles le pays est confronté. Le Premier ministre par intérim aurait dû soutenir les aspirations du continent africain, exprimées par le président de l’Union africaine (UA), à réformer le Conseil de sécurité en fonction de l’évolution mondiale afin que le continent puisse participer pleinement au progrès du monde. Le Premier ministre par intérim aurait dû, aussi, profiter de cette tribune pour exprimer la compassion du gouvernement aux familles des centaines de morts dans le Nord et au Centre du Mali tués par des extrémistes et solliciter l’accompagnement de la communauté internationale pour faire face à la grave crise humanitaire qui touche nos populations. Enfin, vu la situation de notre pays, nous devons prôner l’apaisement avec nos voisins immédiats car c’est ensemble qu’on va relever le défi sécuritaire qui touche nos espaces communs. L’Essor : Quelles sont les possibilités de conjuguer les efforts entre les FAMa et les groupes signataires de l’Accord pour faire face à l’État islamique ? MAA : Aujourd’hui, vu la situation qui prévaut à Ménaka et Gao, je pense qu’on ne peut pas se dispenser d’amener les forces de défense et de sécurité et les mouvements signataires à conjuguer leurs efforts contre Daech. Daech est une organisation qui combat tout le monde, les Forces armées maliennes (FAMa), les mouvements signataires, les populations locales et même les partenaires internationaux. Donc, aujourd’hui, nous n’avons pas d’autre choix que de nous mettre ensemble pour faire face à ce “monstre”. Parce que Daech, c’est un véritable “monstre”. Ici, malheureusement, les gens n’ont pas pris encore l’ampleur et la gravité de la situation ainsi que de la menace qui est en face. Cette menace est inédite. L’Essor : Quels sont les obstacles à une telle unité d’action et quelle solution pour y arriver ? MAA : Le fait que la mise en œuvre de l’Accord tarde à avancer, je pense que c’est l’un des obstacles malheureusement qui fait qu’il n’y a pas d’unité d’action par rapport aux menaces sécuritaires que le Mali vit. C’est pour cela qu’il est extrêmement important que les autorités de la Transition essayent d’accélérer la mise en œuvre de l’Accord, notamment suite aux décisions de la dernière réunion décisionnelle tenue à Bamako. Cette réunion prévoit l’intégration de 13.000 éléments issus des mouvements au sein des forces de défense et de sécurité. Compte tenu de la gravité de la situation sécuritaire, les autorités doivent faire en sorte d’avancer sur ce point. Cela va permettre à ce qu’on puisse recréer la confiance entre toutes les parties. C’est la seule solution pour avancer, parce que sans confiance, c’est extrêmement difficile. Ménaka est une exception. Les forces de défense et de sécurité et les mouvements signataires, notamment le MSA, le GATIA et la CMA ont, de 2016 à maintenant, toujours conjugué leurs efforts pour sécuriser la localité. La crise ne peut être résolue par la seule option militaire. Il faut, aussi, que l’administration joue pleinement son rôle, en ramenant les services sociaux de base auprès des populations; que des initiatives soient prises pour aider à réconcilier les communautés en les aidant à surmonter les problèmes inter et intra-communautaires. Ces régions sont dans un sous-développement qui ne peut qu’être bénéfique aux organisations criminelles, car ils ont en face d’eux une jeunesse qui n’a pas beaucoup de perspectives. Nous avons aussi des frontières souvent tracées en divisant des familles, des tribus, des communautés. De ce fait, nos États ne peuvent plus faire l’économie d’une collaboration renforcée pour mieux servir leurs populations des deux côtés de la frontière en tenant compte de ces réalités. L’Essor : Quelle est la situation humanitaire dans la zone de Ménaka? MAA : Une situation humanitaire très difficile. Je dirai même dramatique. Parce qu’aujourd’hui, sur les six cercles que compte Ménaka, il n’y a plus que la ville de Ménaka, dans laquelle il y a des milliers de populations qui s’entassent. Des femmes, des enfants, des vieillards, des populations qui sont aussi venus les mains vides et n’ont absolument rien. Aujourd’hui, dans la Région de Ménaka, pratiquement toutes les communes, tous les cercles se sont vidés de leurs populations. Les populations se réfugient dans la ville de Ménaka ou vont vers la Région de Kidal, l’Algérie ou le Niger. C’est une situation humanitaire extrêmement difficile. Je lance un appel pressant et urgent aux autorités, à tous les partenaires humanitaires internationaux qui sont présents chez nous pour venir en aide à ces populations en détresse surtout avec la saison des pluies et des maladies qui commencent à apparaitre. Il faut un plan de riposte spécial pour cette Région afin de venir en aide à ces populations sur le plan humanitaire. L’Essor : Y a-t-il actuellement une interaction entre votre Mouvement et les FAMa ? MAA : A Ménaka, oui. Nous travaillons ensemble. Nous coordonnons nos actions, échangeons des informations et sécurisons Ménaka-ville ensemble. Notre souhait, c’est qu’on puisse aller au-delà de Ménaka. Il est important de sécuriser des villes comme Anderamboukane et d’autres cercles dans la Région
Zones de production de l’Office du Niger : La campagne agricole s’annonce prometteuse
Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 26 sept (AMAP) Une délégation de l’Office du Niger 9ON) a effectué, du 16 au 18 septembre dernier une visite de terrain dans les sept zones de production, à savoir Ké Macina, Kolongo, M’Bewani, Kouroumari, N’Débougou, Molodo et Niono, dans le cadre de la supervision de la campagne agricole 2022-2023 afin d’apprécier la physionomie de la campagne, de s’imprégner de l’état d’approvisionnement des engrais (chimique et organique) et des efforts fournis par les producteurs. Les trois jours de tournée ont permis à l’équipe de supervision, avec à sa tête, le chargé de communication de l’ON, Moulaye Alassane Diarra de s’enquérir de la situation sécuritaire dans les différentes zones de production. Elle s’est assurée du bon déroulement des travaux d’entretien effectués au début de la campagne et de la disponibilité des producteurs. La mission, lors de son passage, a pu constater un grand engouement dans les différents magasins de vente d’intrants après les efforts du gouvernement d’augmenter et d’ouvrir la livraison aux gros fournisseurs traditionnels. Des camions déchargeaient des stocks d’engrais dans les différents magasins à Ké-Macina et Kolongo. La campagne agricole 2022-2023 dans les zones de production de l’ON, d’une manière générale s’annonce prometteuse. La physionomie des champs est satisfaisante dans l’ensemble, comme a pu constater l’équipe de reportage de l’AMAP. Malgré le retard dans la disponibilité de la subvention du gouvernement en intrants et l’insécurité dans certaines zones, les producteurs espèrent une bonne campagne. Mamadou Diarra est un producteur de riz que nous renncontré dans son champ situé dans la zone de production de Ké-macina. «Nous remercions Dieu. Au début, nous avons eu des difficultés liées l’engrais. Le DAP était cédé à 39.000 Fcfa, l’urée 35.000 Fcfa. Pour mes premiers travaux, j’ai dû vendre des stocks de riz pour acheter de l’engrais. Mais, récemment j’ai reçu la subvention de l’Etat à raison de deux sacs par hectare. Cela a été un bol d’air. A l’heure actuelle, mon champ a reçu tout l’engrais dont il a besoin » a-t-il indiqué. Mamadou Diarra, qui espère une grosse production, cette année par rapport à l’année précédente, salue les autorités pour leur engagement dans le cadre de la sécurisation de leur zone et remercie la direction de l’Office du Niger pour avoir réhabilité le canal et le distributeur de Ké-Macina qui a réglé le problème d’eau dans leur zone. Dans la zone de production de Kolongo, Souleymane Coulibaly dit Koblen, un producteur de riz a pu exploiter une superficie de huit ha et demie cette année. Son champ que nous avons visité, présente une bonne physionomie et est rassurant quant à une bonne récolte. Son secret : la fumure organique. « Je n’ai pas eu de difficulté par rapport à la campagne. J’ai commencé mes premiers travaux avec la fumure organique que je prépare moi-même. Appréciez, vous même, le résultat » s’est-il exclamé. Le vieux producteur salue la présence des forces de l’ordre qui font des patrouilles. « La zone s’est beaucoup stabilisée. Cette année je compte sur 100 à 120 sacs à l’ha » a-t-il confié. De vendeuse de son, Maïmouna Coulibaly dite Bou Maï est aujourd’hui productrice de riz. Dans la zone de production de l’Office du Niger à Molodo, elle exploite une superficie de quatre ha. Bou Maï cultive du riz, du maïs, du haricot et fait du maraîchage en contre saison. Pour la campagne en cours,, elle espère un bon rendement : « Les superficies cultivées nous donnent espoir. La difficulté majeure a été l’engrais. Les sacs que j’ai reçus n’ont pas été donnés à temps. Il y a une période pour mettre l’engrais. Passé ce délai, cela peut avoir un impact sur la production ». a-t-elle expliqué. Tout comme Koblen, elle a d’abord utilisé la fumure organique. Bou Maï estime que la sécurité s’est beaucoup améliorée. «J’ai pu travailler sans contrainte aucune grâce à la présence des forces de l’ordre», a-t-elle dit. Gaoussou Traoré, producteur de riz à Dogofry, souhaite plus de sécurité dans sa zone. « La campagne se déroule bien même si on a été confronté à des difficultés liées à la sécurité et à l’engrais. J’ai dû faire des manœuvres pour acheter la quantité nécessaire pour mon champ. Mais il y a trois jours, j’ai bénéficié de la subvention », a-t-il dit. Il a expliqué que là où se trouve son champ à Dogofry, la situation s’est améliorée. « Cependant, a-t-il indiqué, les producteurs à cause de l’insécurité, n’arrivent pas à accéder à leurs champs situés sur la ligne de Farabougou. » EFFORTS CONTINUS – Dans les zones de production de l’Office du Niger, les directeurs ont bon espoir quant à l’atteinte des objectifs. Ils souhaitent que les efforts se poursuivent sur le plan sécuritaire afin que l’espoir ne s’effrite au moment des récoltes. Le directeur de la zone de production de Ké Macina, Daouda Diarra, a précisé que sa zone compte sur un rendement de 6 tonnes à l’hectare, cette année. «Sur une prévision de 10.352 ha en casier, nous avons tout cultivé soit 100%. La sécurité est assurée dans nos trois casiers. Il n’y a pas d’endroit où nos producteurs ne peuvent se rendre. Les travaux d’entretien ont, aussi, été faits à cent pour cent. C’est ce qui nous a permis cet bon résultat», a-t-il expliqué. A Niono, le directeur, qui se veut rassurant, est convaincu que sa zone fera une campagne exceptionnelle cette année. « La physionomie est satisfaisante. Sur une prévision de 14.346 ha, nous avons pu mettre en valeur 14.145 soit 98,60%. Un taux record cette année », a-t-il indiqué, soulignant que la situation sécuritaire s’est beaucoup améliorée cette année par rapport à l’année dernière. Le directeur de la zone de production de M’bewani, Auguste Drago, espère sur une production de 149.890 tonnes. Dans sa zone, sur une prévision de 23 060 ha en casier, environ 19.500 ha ont été mis en valeur soit un taux de réalisation de 81%. « Les terres aménagées et réceptionnées de l’Union européenne (UE) et de la Banque mondiale, d’une superficie de 3.000 ha n’ont pas été exploitées à cause de l’insécurité. Les préparatifs
Discours du colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre p.i, Chef du Gouvernement du Mali, à l’occasion du Débat général de la 77ème Session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies
Monsieur le Président de l’Assemblée générale, Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement, Monsieur le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Mesdames et Messieurs, De prime à bord, je voudrais m’acquitter de l’agréable devoir de vous adresser les chaleureuses salutations du peuple malien riche de sa diversité culturelle, religieuse et ethnique, ainsi que celles de Son Excellence le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. M. le Président votre brillante élection à la présidence de cette 77ème session de l’Assemblée générale et la fin des travaux de la 76ème session de l’Assemblée générale brillamment conduits par votre prédécesseur S.E.M. Abdullah SHAHID, de la République des Maldives, m’offrent l’heureuse occasion d’adresser à Vos Excellences les chaleureuses félicitations de tout le Mali. Enfin, permettez-moi de réitérer à notre Secrétaire général, M. António GUTERRES, notre haute appréciation des efforts louables qu’il continue de déployer pour la réalisation des nobles objectifs de notre Organisation commune. Nous sommes convaincus que vous êtes un ami du Mali et du Sahel. L’amitié reposant sur la sincérité, souffrez que je vous exprime mon profond désaccord suite à votre récente sortie médiatique, au cours de laquelle vous prenez position et vous vous exprimez sur l’affaire des 46 mercenaires ivoiriens, qui est une affaire bilatérale et judiciaire, entre deux pays frères. C’est évident, que la qualification judiciaire des infractions liées à cette affaire ne relève pas des attributions du Secrétaire Général des Nations Unies. Au Mali, notre administration ne travaille pas sur la base de l’oralité, ni des déclarations par voie de presse, par conséquent, nous nous en tenons scrupuleusement à la Note Verbale de la MINUSMA, référence : MINUSMA/PROT/NV/226/2022 du 22 Juillet 2022, dans laquelle, il ressort clairement qu’il n’existe pas de liens entre les 46 mercenaires et les Nations Unies. Les récentes synchronisations des actions et l’harmonisation des éléments de langage consistant à faire passer le Mali de statut de victime à celui de coupable dans cette affaire des mercenaires, sont sans effets. Excellence M. le Secrétaire Général, Votre position sur l’affaire des mercenaires a été suivie par certains responsables d’Afrique de l’Ouest, donc c’est sous votre couvert, que nous leur adresserons des messages. A l’endroit du Président en exercice de la CEDEAO, M. Umaro Sissoco Embalo qui affirme : « on vient de voir avant-hier, la déclaration du Secrétaire Général des Nations Unies qui dit que ce ne sont pas des mercenaires. Moi à la place des maliens, j’aurai relâché ces 49 soldats ». Je voudrais très respectueusement signifier à ce dernier qu’il existe un principe de subsidiarité, d’ailleurs aux contours flous, entre la CEDEAO et les Nations Unies et non un principe de mimétisme. Egalement, il est important de lui préciser que le Secrétaire Général des Nations Unies n’est pas un Chef d’Etat et le Président en exercice de la CEDEAO n’est pas un fonctionnaire. Par conséquent, il serait indiqué qu’il ne banalise pas la CEDEAO. Enfin, il est utile de rappeler, au Président en exercice de la CEDEAO, qu’au Mali, les autorités n’interfèrent pas dans les dossiers judiciaires et respectent l’indépendance de la Justice. Donc, nous n’avons pas vocation à interpeller ou relâcher, ceci relève de la fonction judiciaire. Aussi, M. Umaro Sissoco Embalo doit être conscient du fait qu’il est le dépositaire d’un lourd héritage et de plusieurs sacrifices qui ont fait la renommée de cette Organisation. La dynamique ayant fait la grandeur de la CEDEAO ne doit pas être brisée. Par ailleurs, nous avons pris acte de la menace de sanctions proférée contre le Mali, et loin d’être impressionné par des sanctions, je voudrais signaler au Président en exercice de la CEDEAO, qu’à la fin de son mandat, les peuples ouest-africains le jugeront sur les efforts qu’il a fournis pour améliorer les conditions de vie des populations et non des show médiatiques servant des agendas étrangers. A l’endroit de M. Bazoum, il remarquera que le Gouvernement de la Transition n’a pour le moment jamais réagi à ses propos injurieux pour deux raisons cumulatives. La première raison tient au respect de l’héritage laissé par nos ancêtres, qui consiste à ne pas répondre aux injures par des injures. La seconde raison relève de l’identité de M. Bazoum, l’étranger qui se réclame du Niger. Nous savons que le peuple nigérien frère du Mali, se distingue par des valeurs sociétales, culturelles et religieuses très riches. M. Bazoum n’est pas un nigérien, son comportement nous réconforte totalement dans notre constat. Excellence M. le Secrétaire Général, le Mali tirera toutes les conséquences de droit de vos agissements. Devant Dieu et en leur âme et conscience, nous demandons à ceux qui réfutent notre version, d’indiquer s’ils accepteront que des militaires ayant dissimulé leurs identités, en mettant sur leurs passeports qu’ils sont peintres, maçons etc… avec des armes, débarquent dans leur aéroport, sans que le pays de destination n’ait été au préalable informé et dans le dessein funeste de déstabiliser ce pays. S’ils ne l’acceptent pas, en tant qu’Etat, si cela n’est pas possible à Lisbonne ou ailleurs, le Mali non plus ne l’acceptera pas en tant qu’Etat et ce ne sera pas non plus possible à Bamako ou dans une autre localité malienne. Monsieur le Président, « Une nouvelle ère : des solutions porteuses de changement pour relever des défis interdépendants » le thème de cette 77ème session ordinaire de l’Assemblée générale suscitera l’espoir de meilleurs jours pour le Mali, à la condition que le bilan sans complaisance de l’ancienne ère soit établi, que les enseignements soient tirés et que des recommandations objectives soient formulées. Une fois cette étape franchie, je ne doute pas, qu’à travers notre action collective : nous réussirons à pacifier les multiples foyers de tension dans le monde, mais aussi à promouvoir un développement harmonieux et lutter efficacement contre les pandémies, la dégradation de l’environnement et le réchauffement climatique, les inégalités, les politiques de domination et de prédation de ressources. Depuis le mois d’août 2020, le Mali se trouve dans un processus de transition, qui prendra fin le 26
Sommet extraordinaire de la CEDEAO : Bientôt une mission de chefs d’État ouest-africains à Bamako (Communiqué)
Bamako, 23 sept (AMAP) Le sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a décidé, jeudi, de l’envoi « incessant (au Mali) d’une mission de Haut niveau composée des chefs d’État » de la sous-région, Selon le communiqué final, les présidents du Ghana, Nana Akufu Ado, du Sénégal Macky Sall et du Togo, Faure Gnassingbé, se rendront à Bamako, obtenir l’élargissement des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali dont cette conférence au sommet, en marge de la 77ème Assemblée générale de l’organisation des Nations-unies à New-York, aux États-Unis, a demandé « la libération sans condition. » Les chefs d’État et de gouvernements de la CEDEAO ont examiné la situation politique dans au Mali et en Guinée, avant de se prononcer sur la situation des 46 soldats ivoiriens. Dans le communiqué final de la réunion extraordinaire, la Conférence des chefs d’État, suite à des discussions approfondies, « a salué les initiatives diplomatiques entreprises par plusieurs présidents de la CEDEAO qui ont conduit à la libération, le 3 septembre 2022, de trois femmes soldats ivoiriennes. » Toutefois, la Conférence « note avec regret le maintien en incarcération des 46 soldats restant, malgré tous les efforts de médiation entreprises par la Région ». Les dirigeants de l’organisation communautaire « condamnent, avec fermeté, l’incarcération continue des soldats ivoiriens et dénoncent le chantage exercé par les autorités maliennes dans cette affaire », indique le communiqué final. La Conférence a, aussi ,exprimé sa « reconnaissance aux chefs d’État et de gouvernement et à toutes les bonnes volontés qui se sont investis pour la libération des soldats ivoiriens incarcérés au Mali. » Concernant la situation de la Guinée, les chefs d’État ont adopté « des sanctions graduelles et ciblées à l’encontre des autorités de la Transition ainsi que de toutes personnes ou groupe de personnes agissant dans le sens d’entraver le retour rapide à l’ordre constitutionnel ». Il s’agit, entre autres ,du maintien de la suspension de la Guinée de toutes les instances de la CEDEAO, « du rappel pour consultations par les Etats membres de la CEDEAO de leurs ambassadeurs accrédités auprès de la Guinée, de la suspension de toute assistance et transaction financière en faveur de la Guinée par les institutions financières de la CEDEAO, notamment la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC). S’y ajoutent ?le gel des avoirs et l’interdiction de voyager » des autorités de la Transition guinéenne. Selon le communiqué, ces sanctions font suite à l’examen du rapport présenté par le Médiateur de l’organisation pour la Guinée sur la situation dans cet Etat membre et « présentant des progrès insuffisants » réalisés en ce qui concerne l’établissement d’un chronogramme de Transition acceptable. AT/MD (AMAP)
77e session de l’Assemblée générale de l’ONU : Le Premier ministre par intérim du Mali est arrivé à New York
Envoyé spécial Madiba KEÏTA New York, 23 sept (AMAP) Le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, à la tête d’une forte délégation, est arrivé, jeudi après-midi ,à New York, où il prononcera un discours devant la 77e session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU). À son hôtel, le chef du gouvernement par intérim a été accueilli par les représentants de la communauté des Maliens vivant à New York. Ceux-ci ont manifesté leur « soutien inconditionnel » aux autorités de la Transition déterminées à faire entendre la voix du Mali aussi bien au siège de l’ONU que partout dans le monde. À ce propos, le passage du Premier par intérim à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, le samedi 24 septembre 2022, est attendu pour faire le point des avancées enregistrées dans le cadre du processus de Transition au Mali. Le colonel Abdoulaye Maïga pourrait évoquer d’autres sujets d’actualité comme la lutte contre le terrorisme au Mali et dans le Sahel. En marge des travaux de la 77e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le Premier ministre par intérim rencontrera le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et d’autres personnalités étrangères. Ayant précédé le chef du gouvernement par intérim à New York, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a déjà eu des échanges avec plusieurs personnalités pour plaider que la communauté internationale puisse accompagner le Mali, en cette période de transition. À cet effet, le chef de la diplomatie malienne a rencontré, successivement, ses homologues du Rwanda, Vincent Biruta, du Sénégal, Mme Aïssata Tall Sall, de la Chine, Wang Yi, ainsi que Mme Jutta Urpilainen, Commissaire aux Partenariats internationaux de l’Union européenne (UE). MK (AMAP)

