Football : Le Mali remporte le tournoi U17 UFOA-A face au Sénégal

Bamako, 10 oct (AMAP) Les Aiglonnets du Mali ont remporté, dimanche, la finale du Tournoi U17 de la Zone A de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA-A), contre les Lionceaux sénégalais, en s’imposant imposé 4-2 aux tirs au but, au stade Cheikha Boïdiya de Nouakchott, en Mauritanie. Après le temps réglementaire, le score de 1-1  dans un match dont le sort a mis du temps à se dessiner pour les poulains du coach Soumaïla Coulibaly. Ils étaient menés, à la mi-temps 1-0 par les cadets sénégalais,. Les Aiglonnets ont montré de meilleures intentions en seconde période et ont égalisé à la 53′ sur coup franc majestueusement tiré par Aboubacar Diarra. Le score n’a pas changé pas au terme du temps réglementaire.. Les Sénégalais, qui avaient éliminé les Sierra léonais dans cet exercice aux tirs au but, en demi-finale, ont eu moins de réussite. Les jeunes Maliens prennent ainsi leur revanche sur leurs rivaux sénégalais qui les avaient battus, l’année dernière, en finale de la compétition (0-2) à Dakar. Les deux équipes finalistes représenteront la zone Ouest A à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) U17 2023, prévue en Algérie. Le Mali a, également, dominé le tournoi sur le tableau des récompenses individuelles. Le capitaine Aboubacar Diarra s’est classé meilleur buteur du tournoi et Bourama Koné, meilleur gardien. MT/MD (AMAP)

L’Armée malienne a capturé un lieutenant d’Amadou Kouffa (Etat-major général)

Bamako, 09 oct (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMA) ont interpelé 05 suspects terroristes à la foire de Sofara, Région de Mopti (Centre) parmi lesquels Alhadji Diakité, connu sous le nom d’Abou Anass, indique le communiqué hebdomadaire de l’état-major général des armées, publié le 7 octobre. Le communiqué, qui fait le point sur le terrain, révèle l’interpellation, le 27 septembre dernier, du suspect présenté comme « un responsable de la Katiba Macina commandant les secteurs de Sofara et Bandiagara. » Il a été appréhendé avec un autre suspect, Amadou Diakité, « responsable de la Katiba Macina, commandant les secteurs de Quenkoro et Mafouné », selon l’armée. Le 29 septembre 2022, une action aéroportée dans le secteur de Ganguel , cercle de Djenné, Région de Mopti (Centre) a fait un « bilan de 01 blessé léger FAMa, 02 terroristes neutralisés, 04 motos, 01 pirogue et 01 hameau détruits, 02 motos, plusieurs armes, des chargeurs de PM, des talkies walkies, des commandes à distance et des objets divers récupérés. » Du 03 au 05 octobre 2022, des patrouilles d’opportunité menées et appuyées par des frappes aériennes dans le secteur de Tiemaba et Bamada, Cercle de Niono (Centre) « à la recherche d’un groupe terroriste en mouvement et auteur de harcèlement contre les populations civiles ont fait un bilan de 31 terroristes neutralisés, 02 bases et plots logistiques détruits, de même que tous les matériels lourds », indique le communiqué de l’armée. L’état-major souligne, également, que le 03 octobre 2022, des frappes aériennes ont ciblé une position terroriste dans le secteur de Saré Dina, situé à 12km au Nord-Est de Kouakourou. « Le lendemain, à Sofara, une fouille de la localité a permis d’interpeler 33 présumés terroristes. Les enquêtes en cours ont pu identifier formellement 15 terroristes recherchés et fichés dans les bases de données », précise la source militaire. « La recherche de suspects terroristes étrangers en recrutement de locaux dans le secteur de Diabaly (Centre) s’est poursuivie, le 05 octobre 2022, avec la localisation d’objectifs ciblés par des tirs d’artillerie », nous apprend l’état-major. Une mission de reconnaissance offensive FAMa a interpelé 04 suspects terroristes, le 6 octobre, dans le secteur de Konna, région de Mopti (Centre). Le même jour, plusieurs suspects ont été interpellés, des véhicules et des minutions, des batteries et divers objets de fabrication d’engins explosif improvisés saisis dans la localité de Diengueni – Foulbé et Gouni – Foulbé située à 32 km au Nord-Est de Sofara contre une base de la Katiba Macina. En ce qui concerne les Régions de Gao (Nord) et Ménaka (Nord-Est),  la priorité opérationnelle a porté sur la collecte de renseignements sur les terroristes responsables d’exactions contre les populations. Ainsi, l’état-major des Armées  annonce la récupération de 03 tricycles et 05 motos de même que plusieurs pièces diverses de rechange, le 26 septembre 2022, suite à un raid FAMa aux alentours de la mare de Tessit (Nord). Des frappes sur 02 plots logistiques terroristes dans la forêt refuge de Fitilli, au Sud de Tessit, avec un bilan de 08 terroristes neutralisés, plusieurs blessés et la destruction d’importants matériels ont été menées le 27 septembre. Une mission d’escorte de 160 véhicules civils a été prise à partie par des hommes armés, le 1er octobre, dans les environs de Fafa, Région de Gao, avec un bilan de 06 blessés et 04 camions endommagés. Du 03 au 06 octobre 2022, les FAMa ont mené des patrouilles de réassurance des populations suivie d’actions civilo-miliaires dans le secteur de Djebock, région de Gao. Mais, également, à 20 km au Nord et au Nord-Est de Ménaka.Les FAMa ont consolidé, le 05 octobre 2022, la plateforme aéroportuaire de Gao, suite au crash du Sukhoi-25 en vol d’entrainement et de réassurance des populations. « La précision de renseignements a permis l’interpellation, le 07 octobre 2022, d’un suspect terroriste d’origine étrangère », indique le communiqué. Dans le secteur de Koutiala, le 04 octobre 2022, les FAMa ont procédé « à l’interpellation d’un grand terroriste logisticien recherché ». Une patrouille de réassurance des populations a été conduite, le 6 octobre, dans le village de Toumanibougou, Cercle de Kati (près de Bamako). Deux engins explosifs improvisés (EEI) ont été découverts et détruits, le 7 octobre, à environ 700 m du village de Guiré, Région de Nara, pas loin de la frontière mauritanienne. Une recherche de renseignements a été opérée sur les secteurs de Mourdiah et Kaloumba, « en vue de retrouver des terroristes auteurs de la pose d’EEI contre un convoi logistique sur l’axe Nara-Kwala, le 02 octobre 2022. » L’état-major général des armées « appelle, une fois de plus, à la vigilance et à la retenue contre ces velléités propagandistes, d’intox et de désinformation de certains médias dont le seul but est de semer le chaos, la haine, la division et la désolation au Mali. » « Des enquêtes de gendarmerie ont été ouvertes pour confirmer ou infirmer les informations faisant état d’un présumé assassinat de 53 civils dans le village Gouni-Habé, dans le secteur de Bandiagara, région de Mopti », conclut le communiqué. MT/MD (AMAP)

Coupe de la CAF : Victoire du Réal de Bamako (3-0) sur les Ghanéens de Hearts of Oak

Bamako, 09 oct (AMAP) Le Réal de Bamako a pris une belle option sur la qualification aux barrages de la Coupe africaine de la Confédération (CAF), en s’imposant 3-0, samedi, face aux Ghanéens de Hearts of Oak au match aller du 2è tour préliminaire de la compétition continentale. Les buts des « Scorpions » ont été marqués par Siaka Sidibé et Ismaël Dama (12è min et 31è min) et Cheickné Diakité (75è min). La match retour est prévu dans une semaine au Ghana. Les hommes de l’entraîneur Nouhoum Diané auront à confirmer leur performance réalisée au stade du 26 Mars. On se rappelle qu’au tour précédent, les Réalistes (les noirs et blancs) avaient éliminé les Burkinabé de l’AS Douanes. Dans l’autre compétition africaine des clubs, le Djoliba affronte, ce dimanche, les Algériens du CR Belouizdad, au 2è tour des éliminatoires de la Ligue des champions. Une belle performance lors de cette double confrontation ouvrira aux Rouges de Bamako les portes d’une qualification historique en phase de poule de la prestigieuse compétition. Ce qui serait une première pour le football national. MT/MD

Football : Le Mali en finale du Tournoi U17 UFOA-A

Bamako, 08 oct (AMAP) Les Aiglonnets du Mali se sont qualifiés pour la finale du Tournoi U17 de la Zone A de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA-A) en battant 2-0 les hôtes de la compétition, les cadets mauritaniens, vendredi, au stade Cheikha Boïdiya de Nouakchott. Les deux buts de la partie ont été inscrits par Aboubacar Diarra (24è min et 85è min). L’attaquant de Guidars FC a été élu Homme du match. Il compte désormais trois réalisations dans la compétition. Il avait marqué le premier but lors de la victoire 2-1 devant le Sénégal, lors de la 3è journée de la phase de poules et a été élu Homme du match de cette rencontre. Le Mali disputera la finale contre le Sénégal, dimanche 9 octobre 2022. Les Sénégalais ont  éliminé les Sierra léonais dans la première demi-finale. À l’issue du temps règlementaire et de la prolongation, les deux équipes étaient à égalité au tableau d’affichage (0-0). Les Lionceaux du Sénégal se sont imposés 6-5 lors de la séance des tirs au but. Les deux finalistes, le Mali et le Sénégal représenteront la zone Ouest A à la CAN U17, Algérie 2023. Rappelons que l’année dernière, le Mali a perdu la finale de la compétition contre le Sénégal (0-2) à Dakar. Les deux équipes s’étaient qualifiés pour la CAN U17, Maroc 2021 mais la compétition a été annulée pour cause de la Covid-19. LMD/MD (AMAP)

Mossa Ag Attaher : « La rencontre des chefferies traditionnelles doit contribuer a la paix et la sécurité »

Propos recueillis par Issa DEMBÉLÉ Bamako, 07 oct (AMAP) Du 8 au 9 octobre 2022, l’ensemble des chefferies traditionnelles du Mali se retrouvent à Bamako, la capitale, pour parler de sécurité, de paix et de développement. L’évènement est parrainé par le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Mossa Ag Attaher, qui a bien voulu nous accorder, jeudi, un entretien pour évoquer les enjeux de cette rencontre et le rôle que jouent les chefferies dans la pacification du Mali L’Essor : En tant que parrain, quelle signification donnez-vous à cette rencontre ? Mossa Ag Attaher: La tribu Kel Ansar regroupe l’ensemble des Kel Ansar du Mali, particulièrement dans la Région de Tombouctou (Nord). C’est une grande tribu dont le chef est engagé, depuis des années, pour le retour de la paix, pour la cohésion sociale et la réconciliation entre les Maliens. La tribu organise cette grande rencontre qui va réunir, du 8 au 9 octobre 2022, à Bamako, toutes les chefferies traditionnelles et coutumières de toutes les régions et du District de Bamako. Les chefferies d’autres pays, notamment la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Niger et la Libye y sont invitées. L’objectif principal de cette grande rencontre est d’impliquer ces chefferies transitionnelles et coutumières pour une contribution positive à la construction de la paix. Il s’agit de leur demander des contributions afin d’accompagner tout le processus de paix, toutes les initiatives que le Mali mène pour la paix. C’est pourquoi, j’ai accepté, à la demande du chef de la tribu Kel Ansar, de parrainer cet évènement qui est placé sous la haute présidence du chef de l’État. L’initiative cadre parfaitement avec la vision du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, et vient renforcer les actes qu’il a posés pour la reconnaissance des chefferies. Il n’y a pas longtemps, il a fait remettre à tous les chefs de tribu, de village, de fraction… l’emblème de l’Etat et des certificats. Nous avons le devoir d’accompagner cela et c’est pourquoi nous avons décidé de parrainer cet évènement. En le faisant, nous apportons notre soutien moral mais également notre contribution. L’Essor : Le thème retenu est : « la sécurité, la paix et le développement ». Quelle corrélation entre ces trois concepts ? MAA : Ces trois concepts sont exactement ceux le Mali a le plus besoin aujourd’hui. Nous avons besoin de paix, mais nous savons qu’il n’y a pas de paix sans sécurité et il n’y a pas de sécurité sans développement. Donc, la corrélation entre ces trois concepts est naturelle. Ouvrir le débat sur les problématiques de paix et interroger nos chefferies traditionnelles sur leurs propositions pour renforcer la paix, je pense que c’est très bien réfléchi. Interroger les mêmes entités sur les questions de sécurité est aussi pertinent. Parce que l’insécurité dont nous souffrons aujourd’hui, ne relève pas seulement du Mali. Nous vivons une insécurité partagée avec tous les pays voisins et même au-delà. Tous ceux qui viendront à Bamako, souffrent d’une manière ou d’une autre du manque de sécurité et des enjeux de la paix que nous vivons ici au Mali. Quant au développement, je pense que c’est l’aspiration profonde de toutes nos populations. Donc, poser le débat, l’ouvrir en ces termes en mettant le curseur sur les aspects les plus importants aux yeux de nos populations, c’est-à-dire retrouver la paix, la sécurité et être engagé profondément dans les actions de développement. Je pense qu’on ne pouvait pas avoir meilleur thème pour cette grande rencontre. L’Essor : Cette rencontre n’est-elle pas une opportunité pour définir un mécanisme clair permettant aux chefferies traditionnelles de participer pleinement à la pacification du Mali, plus globalement, à l’édification du Mali nouveau ? MAA : Les chefferies traditionnelles ont un rôle très important à jouer dans au Mali. Elles sont d’abord le prolongement de l’Etat et, très souvent, les représentants indirects de l’Etat là où celui-ci est absent. Elles ont, également, un rôle auprès de la population, parce qu’une communauté bien organisée est une communauté qui écoute son chef, le suit et l’accompagne. Et un bon chef de tribu ou de village, c’est celui qui prend en compte les préoccupations des communautés au nom desquelles il est choisi ou il est élu. Je pense que les chefferies traditionnelles sont déjà d’un grand apport pour l’État dans la gouvernance, dans les questions de sécurité et de développement. Nous allons saisir cette opportunité pour leur demander de s’engager davantage. Ces chefferies font déjà beaucoup. Par exemple, il y a beaucoup de zones dans les régions du Nord ou du Centre où il n’y a pas l’Etat. Mais il n’y a pas une zone où il n’y a pas un chef de village. Il s’agit pour nous de demander à l’ensemble de ces chefferies de s’impliquer là où il n’y a pas l’Etat et d’accroître leur implication là où l’Etat existe pour qu’une complémentarité constructive se fasse entre les actions de l’Etat et l’engagement des communautés à la base. À cet égard, je tiens à remercier les chefferies pour le travail qu’elles font tous les jours pour soutenir l’Etat dans ses actions de recherche de sécurité, de paix et de développement. Une zone sécurisée, c’est une zone où il y a une collaboration directe et étroite entre les services de défense et de sécurité et les populations. Et pour mieux coordonner cette coopération entre les services de sécurité et les populations, faudrait-il qu’il y ait des chefs traditionnels qui organisent cela en amont et qui facilitent la collaboration et la complémentarité. L’Essor : L’évènement est annoncé comme celui de tous les espoirs d’un Mali réconcilié. À quoi peut-on s’attendre au sortir de cette rencontre ? MAA : Le premier acquis de cette rencontre, avant même qu’elle ne se tienne, c’est le fait de réunir à Bamako toutes les chefferies traditionnelles et coutumières du Mali. C’est un grand pas pour la paix qu’elles se rencontrent déjà, se connaissent, discutent ensemble des problématiques communes et se donnent la main pour la recherche

Economie : La bonne affaire du commerce de l’arachide au Mali

Par Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 06 oct (AMAP) «Venez acheter de l’arachide», «Vous en voulez ?». Des vendeurs d’arachides hèlent, presqu’en chœur, la clientèle au marché de Ouolofobougou, en Commune III du District de Bamako, la capitale du Mali. Aux différentes entrées de cette place firte de négoce, ces hommes exposent des sacs de 100 kg d’arachides. En cette période, ce produit s’écoule très bien à Bamako. Assis sur une chaise, Oumar Sangaré accepte de se confier. Il importe l’arachide de Garalo, une localité située à 55 Km de la ville de Bougouni, dans le Sud du Mali. Le commerçant achète le sac de 100 kg à 15.000 Fcfa. Ses fournisseurs le livrent à Bamako où il revend avec une marge bénéficiaire. Il explique clairement qu’il peut avoir en stockenviron 2 000 sacs. Il relève aussi que ce négoce est avantageux en période d’hivernage, mais comporte aussi des risques. Les cacahouètes peuvent, par exemple, pourrir quand le véhicule de transport tombe en panne. Parfois, on peut aussi avoir des graines non mûres. Mais notre vendeur se préoccupe de la récolte globale de l’arachide cette année. «La saison paraît moins productive que les autres années. Les producteurs ont eu des difficultés pour acheter de l’engrais. Ainsi, certains n’ont pu emblaver les superficies habituelles», dit-il. Et d’ajouter que l’abondance du produit sur le marché profite moins aux vendeurs. La quantité écoulée sur les marchés de Bamako dépasse de loin les besoins. Ce qui justifie les exportations vers un pays voisin, en l’occurrence le Sénégal pour faire des profits. Pour les vendeurs, c’est une alternative pour compenser les pertes dues à la mévente sur nos marchés. Depuis plus de 10 ans, Aguibou Diarra s’est installé dans ce domaine comme rabatteur. Il invite la clientèle à s’approvisionner chez un vendeur qui propose de l’arachide de qualité en provenance du Wassoulou, de Bougouni (Sud) et de Niono (Centre). Celui-ci est fourni par les grands commerçants. «Et nous le vendons au prix du marché», laisse entendre Aguibou Diarra. Il dit réaliser un bénéficie de 1.000 Fcfa sur chaque sac d’arachide vendu. Grâce à son entregent, le vendeur arrive à écouler une cinquantaine de sacs certains jours. Ce qui lui rapporte une somme substantielle souvent. « Quand il y a surabondance d’arachides sur le marché, dit-il, les grossistes demandent aux livreurs de limiter l’approvisionnement pour leur permettre d’écouler les stocks ». Daouda Traoré, étudiant à la Faculté des sciences économiques et de gestion (FSEG), qui cumule une expérience de 8 ans dans le commerce d’arachide qu’il pratique pendant les vacances. Assis devant sa marchandise, il échange avec des clients. Il note qu’il y a peu d’arachides sur le marché mais pense que cette situation est liée à la conjoncture économique. Pas avare en commentaires, il apprécie bien la qualité de l’arachide cette année du fait de l’abondance de pluie. « Des Sénégalais et Nigériens viennent acheter notre arachide pour le revendre chez eux », indique-t-il. «Les Sénégalais représentent le plus gros contingent de notre clientèle d’arachide. Ils peuvent acheter entre 50 à 60 sacs». Des femmes aussi s’approvisionnent chez nous. Celles-ci achètent par jour souvent 2 sacs :, poursuit M. Traoré. «Les cacahouètes qui entrent dans la production de la pâte d’arachide sont cédées à 70.000 Fcfa le sac de 100 kg», rappelle le jeune étudiant de 24 ans. Certains importent l’arachide de la Côte d’Ivoire entre novembre et mai. La production nationale inonde le marché entre juin et octobre. « Cette période, renchérit-il, coïncide avec la récolte de l’arachide au Mali qui s’étend de juillet à octobre ». Par jour, l’étudiant peut gagner 15 000 Fcfa de bénéfice. Il s’en réjouit puisqu’il est soutien de famille. Ce gain lui permet de faire face à certaines dépenses. « Cette année, regrette-t-il, le prix de l’arachide a augmenté à cause de la hausse du carburant ». Alima Traoré, foulard noir sur la tête, sépare le bon grain de l’ivraie. La jeune fille de 18 ans quitte Kati (sur les hauteurs de Bamako) pour s’approvisionner en arachide, tous les quatre jours, chez Daouda Traoré, pendant la saison des pluies. Elle achète le grand seau d’arachide à 5.000 Fcfa. La vendeuse d’arachide grillée, depuis 5 ans, précise que le marché est timide cette année par rapport aux années précédentes. Elle cède l’arachide à partir de 50 Fcfa et y trouve son compte. Parce qu’il lui arrive de faire 1 500 à 2 000 Fcfa de bénéfice. Au Marché de Niaréla, Fatoumata Dacko possède plusieurs fours traditionnels pour la grillade d’arachide. A côté d’elle, une dizaine de femmes sont à l’œuvre. Elle explique louer ces fours à ces femmes et travaille dans ce secteur depuis plus de 20 ans. «L’arachide coûte cher cette année. Nous nous approvisionnons à partir des marchés de Ouolofobougou et «Soukounikoura». Aujourd’hui, j’ai acheté le sac de 50Kg à 10 000 Fcfa. On parvient à écouler le produit en trois ou quatre jours», affirme Maman Tangara, parmi le groupe de femmes. Elle dit que ce travail leur permet de subvenir à leurs besoins. «Je peux gagner 3 000 Fcfa à 4 000 Fcfa de bénéfice par sac», indique-t-elle. Niakalé Fadiga est une vendeuse de pâte d’arachide depuis trois ans à Bozola, en Commune II du district de Bamako. Elle achète deux sacs pour en tirer de la pâte d’arachide et revendre dans des seaux de 5Kg à 7 500 Fcfa l’unité, mais aussi de 10 Kg à 15 000 Fcfa l’unité. Selon le chef de la statistique, suivi et évaluation à la Direction nationale de l’agriculture (DNA), Samba Barry, la production d’arachide pour la campagne agricole 2021 était de 367.822 tonnes sur une prévision de 512.785 tonnes, soit 71,73% de réalisation. «Cette production était en baisse de 20,8% par rapport à la campagne 2020 qui était de 464.538 tonnes. Ce qui s’explique en partie par des difficultés pluviométriques », dit M. Barry. Les superficies semées en arachide, pour cette année, sont de 339.764 hectares pour les hommes et 188.299 hectares pour les femmes soit un total de 528.063 hectares. Et ce, sur un objectif de 508.749 hectares

Signature d’un accord de financement de 101 milliards de Fcfa entre les États-Unis et le Mali

Bamako, 05 oct (AMAP)  Les Etats-Unis d’Amérique ont mis à la disposition du Mali 101 milliards de Fcfa (148.5 millions de dollars) dans le cadre d’un amendement à l’accord d’aide au développement entre les deux pays signé le 19 septembre dernier, par le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et la directrice de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) au Mali, Miriam Lutz. Un communiqué de presse de l’ambassade Etats-Unis au Mali, rendu public mardi, indique que l’amendement comprend 17 millions de dollars (soit 11,5 milliards de Fcfa) « en aide d’urgence annoncée précédemment dans le secteur de l’agriculture et la nutrition destinée aux communautés du Mali pour faire face à la flambée des prix sur les aliments; une flambée causée par la guerre de la Russie contre l’Ukraine. » Selon la même source, « ce nouveau financement permettra à directement 300 000 familles d’agriculteurs de bénéficier d’engrais et de semences améliorées afin de renforcer la capacité (du Mali) à pouvoir nourrir sa population sans avoir à dépendre d’importations onéreuses. » Une partie de cette aide « est déjà perceptible sur le terrain avec la distribution par l’USAID de 1,2 million de sacs de 500 g de farine enrichie à plus de cinq mille femmes enceintes et allaitantes et 30 000 jeunes enfants ». Cet appui permettra de lutter contre la malnutrition aiguë en période de soudure dans certaines des localités les plus touchées dans le Centre du Mali. « Ce soutien du peuple américain au Mali, à travers l’USAID, ne représente qu’une partie de notre aide globale », explique le communiqué. « Il couvrira le financement de nouvelles activités et celles en cours dans les domaines de la santé, de la gouvernance, de l’agriculture et de l’éducation de base »,  ajoute le texte. Le montant, objet de l’amendement, s’ajoute aux plus de 250 millions de dollars (soit 170 milliards de Fcfa) que Washington a accordé à Bamako, « à travers l’USAID, au cours de l’année écoulée y compris 90 millions de dollars (soit 61 milliards de Fcfa) en aide humanitaire. » La signature de cet accord d’aide au développement est présentée comme l’illustration de l’engagement « indéfectible des États-Unis en faveur d’un Mali plus pacifique et plus prospère qui dirige son propre développement ». Selon le chargé d’affaires, p.i. de l’Ambassade des Etats-Unis, Brian Neubert, cité par le communiqué, « depuis 1961, nous travaillons aux côtés du peuple malien pour bâtir un avenir meilleur. Ce nouveau financement reflète la force continue de nos liens ». Au cours des vingt dernières années, les États-Unis ont accordé, au peuple malien, à travers l’USAID, près de 3.5 milliards de dollars, soit 2,4 trillions de Fcfa (Un trillion vaut un milliard de milliards) en aide humanitaire et en aide au développement, au taux de change actuel MD (AMAP)

Un crash d’un avion de l’Armée malienne à Gao (Nord) fait deux morts

Bamako, 04 oct (AMAP) Un avion de combat des Forces armées maliennes (FAMa) s’est écrasé, mardi, aux environs de 09h30, dans la zone aéroportuaire de Gao, dans le Nord du Mali,  faisant deux morts dont le pilote de nationalité russe, a annoncé un communiqué de l’état-major des armées. L’accident a fait, aussi, dix blessés dont trois civils et d’importants dégâts matériels, ajoute la même source. Les blessés ont été admis à l’hôpital de Gao. Selon le communiqué, l’appareil de type de Sukhoï  SU-25,  immatriculé TZ-20C, revenait « d’une mission effectuée en appui aux populations civiles. » L’accident serait intervenu au moment où l’avion amorçait sa descente. L’acquisition, ces derniers mois, de plusieurs avions et hélicoptères de combat a permis aux FAMa de renforcer de leur capacité opérationnelle dans la lutte contre le terrorisme. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, avait présidé, le  9 août dernier, la cérémonie officielle de remise aux forces armées d’avions de type SU-25 et L-39 Albatros. « Le Sukhoï SU-25 est un chasseur bombardier spécialisé dans l’attaque au sol, capable de transporter des roquettes, des canons, des bombes et des missiles air sol », avait expliqué, lors de cette cérémonie, le chef d’état-major de l’Armée de l’air, le général de brigade Alou Boï Diarra. MT/MD (AMAP)

Rentrée scolaire 2022-2023 au Mali : Démarrage effectif des cours

Par Sidi Y. WAGUÉ Bamako, 03 oct (AMAP) Plus de 3,5 millions élèves des écoles fondamentales publiques (niveau 1 et 2), repartis dans 20.131 établissements scolaires ont repris le chemin de l’école, lundi, au Mali, pour la rentrée scolaire 2022-2023, après trois mois de vacances, selon des statistiques fournies par le directeur national de l’enseignement fondamental, Issoufi Arbert Touré. À Bamako, le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, accompagné des membres du gouvernement, dont la ministre de l’Éducation nationale, Mme Sidibé Dédéou Ousmane, a donné le coup d’envoi de la reprise des cours au Groupe scolaire «Mamadou Konaté», Le thème  cette année  est «la lutte contre le changement climatique : un élève, un arbre» pour le fondamental et «la paix et la réconciliation nationale» pour les autres niveaux d’enseignement. Le chef du gouvernement par intérim a assisté, dans une classe de 9è année, à une leçon modèle sur le thème de la rentrée scolaire 2022-2023 au niveau fondamental, «le changement climatique, un élève, un arbre», avant de planter un arbre dans la cour de l’établissement. Le colonel Maiga s’est également rendu au jardin d’enfants «Kassé Keïta» puis au lycée «Notre Dame du Niger», où il a suivi la leçon modèle sur le thème : «la paix et la réconciliation nationale». Dans une interview qu’il a accordée à la presse, le colonel Abdoulaye Maïga a indiqué que le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a une vision claire du Mali de demain, donc du Mali kura (nouveau Mali). Il a soutenu que l’épine dorsale du Mali Kura reste l’Education et l’avenir de nos enfants. Selon lui, les acquis de l’école seront préservés et pérennisés dans le temps grâce à l’éducation que nos enfants recevront. Le colonel Maïga s’est, aussi, réjoui de voir des enseignants engagés et enthousiastes et des élèves heureux de retrouver l’école. Il compte sur l’accompagnement des partenaires de l’école, notamment de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et le bureau de coordination de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) qui doivent s’investir pour sécuriser l’espace scolaire. Par ailleurs, le chef du gouvernement par intérim a salué le geste des Syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 pour avoir suspendu leur mot d’ordre de grève de l’année dernière afin de faire l’union sacrée autour du gouvernement. « Les doléances des enseignants sont en train d’être examinées », a assuré le Premier ministre par intérim, tout en annonçant qu’une conférence sociale sera « une solution pour traiter, de manière globale, toutes les revendications des enseignants ». Se réjouissant d’une année scolaire apaisée et réussie en 2021, il en a appelé à l’engagement et au patriotisme des enseignants pour que une année 2022-2023 soit apaisée et pacifique. Et d’ajouter que les réponses apportées par le gouvernement commencent à produire des effets. « Mais, il est important, a-t-il dit, de continuer sur cette lancée ». Quant à la ministre de l’Education nationale, elle a procédé à la remise officielle de kits scolaires aux élèves du lycée Ba Aminata Diallo (LBAD) et de l’École centrale pour l’industrie, le commerce et l’administration (ECICA). La ministre a, également, révélé que l’État investit 1,3 milliard de Fcfa pour l’alimentation scolaire, plus de 2,4 milliards de Fcfa pour les fournitures scolaires dans les lycées publics et écoles techniques et professionnelles et 57 milliards de Fcfa dans les écoles privées (au titre de bourses et frais scolaires des élèves). «Globalement, chaque année, l’État débloque plus de 60 milliards de Fcfa pour l’éducation de nos enfants», a déclaré Mme Sidibé Dédéou Ousmane. Notre équipe de reportage s’est rendue aux groupes scolaires «Sega Diallo» de Bozola et «OPAM» à Quinzambougou pour constater l’effectivité de la rentrée scolaire. Dans le premier établissement, tous les élèves étaient en classe. Les enseignants, aussi. Les cours se déroulaient normalement à la satisfaction du directeur-coordinateur du Groupe scolaire Aly Sidèye Touré. Deux agents du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Bozola étaient sur les lieux pour s‘assurer de la reprise des cours et recenser les difficultés énumérées. L’OPAM compte 4 écoles fondamentales (OPAM 1, 2, 3 et 4). Les enseignants dispensaient les cours. La rentrée des classes s’est, aussi, bien déroulée dans cet établissement scolaire qui accueille 1.100 élèves, repartis dans 24 salles de classe pour 47 enseignants. L’établissement continue d’enregistrer des cas de transfert d’élèves. Le coordinateur-directeur de l’établissement, Boubacar Coulibaly, a déploré la persistance de certaines difficultés qui pourraient empêcher les élèves de suivre normalement les cours. Il s’agit du non-paiement des salaires des enseignants pour le mois de septembre 2022, de l’insuffisance de livres de lecture, de mathématique, de sciences naturelles pour les classes de 7è, 8è et 9è années. L’insuffisance de ressources humaines, tables-bancs et des toilettes dégradées sont aussi des soucis. La cour de l’ECICA grouillait d’élèves. Certains consultaient le tableau d’affichage pour retrouver leurs noms et d’autres récupéraient leurs fournitures scolaires à la direction. SYW/MD (AMAP)

Le président sierra-léonais a effectué à Bamako une visite d’amitié et de solidarité

Bamako, 03 oct (AMAP) Le président sierra-léonais, Julius Maada Bio, en visite d’amitié et de solidarité à Bamako,  a affirmé, vendredi, qu’en tant que militaire, il a traversé la même situation en Sierra Leone, à savoir «une transition militaire-civile», comme au Mali aujourd’hui. «Je suis ici pour voir avec mon homologue malien, échanger avec lui sur comment nous avons vécu cette expérience en  Sierra Leone afin d’avoir le même résultat au Mali», a insisté le président sierra-léonais. Selon lui, cette phase a conduit à un processus de stabilisation, de paix définitive dans le pays. Julius Maada Bio a inscrit son séjour dans le cadre d’une solidarité à l’endroit du peuple malien. Il a indiqué que les quelques heures passées dans la capitale malienne, lui ont permis de partager son expérience dans la conduite de la Transition. Il a confié avoir, également, évoqué avec le chef de l’État la situation des 46 militaires ivoiriens détenus à Bamako. «Nous avons échangé là-dessus et avons regardé de quelle manière nous pouvons résoudre cette question-là très rapidement pour nous permettre de continuer avec les tâches de développement», a  dit Julius Maada Bio. S’adressant de façon particulière aux Maliens, le président sierra-léonais a fait savoir que le monde traverse une période difficile et qu’il faut qu’on travaille ensemble pour résoudre les problèmes de l’heure. «Je souhaite qu’il y ait un processus de Transition qui se passe dans la paix et que l’issue de cette Transition nous amène vers une élection transparente et un régime civil», a conclu le président Maada Bio. Accompagné  de ses ministres des Affaires étrangères, David A. Francis, de l’Energie, Alhaji Kanja Sesay et de son Porte-parole, Yusuf Keketomu Sandi, le président Maada Bio, a été accueilli, vendredi, à l’aéroport international président Modibo Keita Sénou, par le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, pour  une visite  d’amitié  et de travail  de 24 heures. Le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, le président du Conseil national de Transition, (CNT) le colonel Malick Diaw, des membres du gouvernement et du corps diplomatique étaient présent à l’accueil. Après le cérémonial protocolaire les deux chefs d’État ont eu un tête-à-tête dans le salon d’honneur de l’aéroport.  Le président de la Transition et son hôte ont eu, ensuite, un deuxième tête-à-tête au palais de Koulouba, avant de présider la séance de travail élargie aux membres des deux délégations. À la fin de la rencontre, le président de la Sierra Leone a déclaré à la presse être venu rendre visite à «un ami et un frère». «J’étais là avant le changement de régime. Maintenant, je me dois de venir avec le changement échanger sur les questions d’intérêt général et d’intérêt commun à nos deux pays. Et aussi de partager mon expérience et mon vécu avec lui», a-t-il dit. BD/NK/MD (AMAP)