Burkina Faso : L’avocat Apollinaire Joachim Kyelem nommé Premier ministre
Bamako, 22 oct (AMAP) Le nouveau Premier ministre du Burkina Faso, Apollinaire Joachim Kyelem de Tambela, a été nommé, vendredi, selon un décret présidentiel lu à la télévision publique (RTB). Cet avocat de 64 ans est à la tête du Centre de recherches internationales et stratégiques, un groupe de réflexion. Il a fait une partie de ses études en France à la Faculté de droit de Nice. Sa nomination est intervenue dans la foulée de la prestation de serment, le même jour, du capitaine Ibrahim Traoré comme président de la Transition. Le nouveau chef du gouvernement burkinabè a commencé sa carrière universitaire comme assistant au Trinity College de l’Université de Toronto, au Canada, puis comme chercheur à l’université de Nice, en France. Au Burkina Faso, il a également enseigné à l’Université de Ouagadougou. Il est notamment auteur d’un livre intitulé «Thomas Sankara et la révolution au Burkina Faso, une expérience de développement autocentré». MDD/MD (AMAP)
Festival de la culture traditionnelle : A la découverte du riche patrimoine malien
Bamako, 20 oct (AMAP) C’est dans une ambiance de kermesse que la 4è édition du Festival de la culture traditionnelle du Mali s’est déroulée du 15 au 17 octobre derniers, à la Maison des jeunes de Bamako, sous le thème : «Jeunesse et culture traditionnelle». Peuls, bambaras, bozos, dogons, maures, tamasheks ont répondu présents à ce rendez-vous culturel pour magnifier la diversité culturelle du Mali et exprimer leur engagement à œuvrer pour la promotion de cette culture. Pendant trois jours, la Maison des jeunes de Bamako a été transformée en un véritable creuset culturel où toutes les disciplines artistiques et culturelles ou presque de notre société étaient représentées. Des artistes au talent exceptionnel comme Mariam Bakayoko, Abdramane Maïga mais, aussi, la troupe de Gao (Nord) ont émerveillé le grand public par des prestations haut de gamme. La rencontre se voulait, aussi, un espace d’échanges, de recréation, de vente de produits de transformation. La particularité de ce festival est son caractère pluridisciplinaire. Le directeur national de la jeunesse, Mahmoud Baby Arby, a exprimé, au nom du parrain, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Mossa Ag Attaher, l’engagement de ce ce département dans la promotion des jeunes à travers la culture. Il a salué cette belle initiative de l’ancien animateur de la radio nationale, promoteur du Festival, Ibrahim Dionkoloni Coulibaly, pour avoir donné l’opportunité à plus de 30 jeunes de travailler au niveau de sa station radio privée. Selon lui, « il est clair que cet événement est un signe fort de cohésion sociale, car il regroupe l’ensemble de la communauté malienne autour de notre culture ». Ibrahim Dionkoloni Coulibaly s’est dit satisfait de l’accompagnement des autorités, à travers le ministère de la Jeunesse. « C’est également le lieu de remercier la direction de la Maison des jeunes de Bamako qui a gracieusement offert son espace pour la tenue de cette rencontre culturelle », a-t-il dit. Ces trois jours ont été rythmés, par des soirées culturelles, conférences-débats, rencontres culturelles, concerts, stands et manifestations folkloriques ou de marionnettes des différentes localités du Mali. Les festivaliers ont revisité la culture du pays. Pour Amadou Guindo dit « Petit dogon », ce festival est une opportunité pour les vendeurs d’objets culturels. « Nous avons pu écouler nos produit », s’est-il réjoui. «Je lance un appel aux initiateurs à revoir la durée de ce rendez-vous culturel, mais, aussi, la période de lancement que je trouve trop juste», a-t-il conclu. La boucle a été bouclée par la prestation des troupes musicales de Tombouctou, Kidal (Nord), Bamako, la capitale mais, aussi, de la diva Mariam Bagayoko et sa troupe. Il y avait aussi les marionnettes. Les cérémonies officielles d’ouverture et de clôture étaient dirigées par le directeur national de la jeunesse, Mahmoud Baby Arby, représentant le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne Mossa Ag Attaher, parrain de l’événement. C’était en présence du promoteur du Festival, Ibrahim Dionkoloni Coulibaly, et des représentants des communautés venues de différentes régions du Mali. AS/MD (AMAP)
Gestion des intrants agricoles : Concertation gouvernement-fournisseurs pour aplanir les problèmes
Bamako, 20 oct (AMAP) Le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, a rencontré, mercredi, le Collectif des fournisseurs d’intrants agricoles pour des discussions sur les problèmes relevés dans l’approvisionnement du Mali en fertilisants chimiques cette année, a constaté l’AMAP. Au cours des échanges, le chef du gouvernement par intérim et ses interlocuteurs ont largement évoqué ces difficultés dans la satisfaction des besoins des producteurs en intrants agricoles lors de la présente campagne. La principale difficulté est le volume des intrants agricoles subventionnés par l’État estimée à seulement 15% cette année. Ce quota est largement insuffisant pour satisfaire les besoins des paysans, notamment les producteurs de coton. Ces derniers comptent beaucoup sur les engrais subventionnés pour booster leur rendement afin de permettre au Mali de maintenir son statut de grand producteur cotonnier en Afrique. Les gros fournisseurs connus de la place étaient presque tous présents dans la salle : Seydou Nantoumé de Toguna agro-industrie, Dadié Bah de la Société Gnoumani SA, Ibrahima Doucouré de Doucouré partenaires agro-industries (DPA) et Youssouf Coulibaly qui est, d’ailleurs, le président du Collectif. DES OPERATEURS INEXPERIMENTES – À l’issue de la rencontre, le Collectif des fournisseurs des intrants agricoles, par la voix de son président, a déclaré que les échanges avec le Premier ministre par intérim avaient pour but d’apporter des pistes de solutions pour un meilleur approvisionnement du Mali en intrants agricoles. Youssouf Coulibaly est revenu sur les difficultés rencontrées cette année, tout en déplorant le fait que les marchés d’approvisionnement du Mali en intrants agricoles soient attribués à des personnes n’ayant aucune expérience dans le domaine. À ce propos, M. Coulibaly a dit que le Collectif ne s’oppose pas à la libéralisation du secteur mais qu’il faudra alors confier les commandes aux opérateurs qui sont capables d’honorer leurs engagements. Par ailleurs, le président du Collectif a évoqué la lenteur dans la prise de décisions concernant, notamment l’ouverture des appels d’offres pour permettre aux fournisseurs de s’exécuter à temps. Le Collectif des fournisseurs a assuré de son « engagement à approvisionner le Mali en intrants agricoles au profit des paysans comme il a l’habitude de le faire par le passé. » En outre, le Collectif s’est réjoui de la mise en place d’une Commission sur la vie chère par le Premier ministre par intérim. « Cette commission, a indiqué Youssouf Coulibaly, travaillera à résoudre la problématique liée à l’approvisionnement de notre pays en intrants agricoles. » La gestion des intrants agricoles, notamment les engrais chimiques subventionnés par l’État, a été très décriée pendant de la campagne agricole en au cours. Le ministre en charge du Développement rural a donné des explications sur cette gestion mais l’opinion publique n’est pas satisfaite des argumentaires avancés. Le Front populaire contre la vie (FPCVC) était monté au créneau pour réclamer des comptes. Dans un communiqué largement diffusé par la presse, le FPCVC a exigé des autorités, l’ouverture d’une enquête sur ce qu’il appelle «l’affaire des intrants de la campagne agricole 2021-2022». C’est dans ce contexte un peu délétère que le Premier ministre par intérim a rencontré hier au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Collectif des fournisseurs d’intrants agricoles. La rencontre s’est déroulée en présence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, et du ministre délégué auprès du ministre du Développement rural chargé de l’Élevage et de la Pêche, Youba Bah. OD/MD (AMAP)
Conseil de sécurité : Le chef de la diplomatie malienne réfute des points du rapport du secrétaire général de l’ONU sur le Mali
Bamako, 19 oct (AMAP) Le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, a démenti, mardi, devant le Conseil de sécurité, de nombreuses allégations contenues dans le dernier rapport trimestriel du secrétaire général de l’ONU sur la situation au Mali. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, réuni pour l’examen du document, Abdoulaye Diop a estimé que le rapport « aurait gagné en objectivité s’il informait davantage sur les efforts et les progrès réalisés par le gouvernement du Mali dans le cadre de la recherche de la paix et de la sécurisation du territoire national et de la protection des populations civiles. » Les différentes interventions ont concerné, entres autres, les avancées enregistrées par le Mali dans le processus de transition, la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, les violations des droits humains, des restrictions imposées par les autorités maliennes à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), la question des rotations, celle des soldats ivoiriens, la détérioration de la situation sécuritaire. La représentante de la Fédération de Russie à l’ONU, Anna M. Evstigneeva, a fait savoir que la situation au Mali se stabilise. D’après elle, malgré les difficultés, les Forces armées maliennes (FAMa) ont démontré, ces derniers mois, qu’elles étaient « capables de parvenir à de véritables résultats dans la lutte contre le terrorisme ». Elle a souligné que la Russie a fourni à l’Armée malienne une assistance multiforme, notamment en matière de renforcement de ses capacités et de formation des soldats. Elle a ensuite, ajouté que son pays est « vivement préoccupé par les tentatives de transformation du Sahel en théâtre de confrontation géopolitique entre les puissances étrangères ». Estimant cette situation contraire aux intérêts des États et des peuples du Sahel, Anna M. Evstigneeva a cité en appui à ses propos les désaccords internes du G5 Sahel, provoqués de l’extérieur et qui ont contraint le Mali à quitter cette organisation. Elle a dénoncé « les réactions vivement négatives de l’Occident contre le renforcement de la coopération entre la Russie et le Mali. PROGRES IMPORTANTS – Dans son discours, le ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a d’abord indiqué que sur le plan politique, des progrès importants ont été réalisés pendant la période concernée par le présent rapport. Ces progrès portent « sur un retour apaisé et sécurisé à l’ordre constitutionnel, notamment l’adoption d’un chronogramme pour les réformes politiques et électorales, le calendrier des élections, la nouvelle loi électorale, la remise de l’avant-projet de la nouvelle Constitution au président de la Transition, etc. » Sur la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, M. Diop a dit que « le Mali reste totalement engagé dans sa mise en œuvre diligente et intelligente pour sa stabilité durable ». Il a rappelé la tenue de la réunion de haut niveau décisionnel au mois d’août dernier, suivie de la 6è réunion de haut niveau du Comité de suivi de l’accord (CSA), le 02 septembre 2022, qui ont permis de lever certains obstacles. Mais aussi, la 46è session du CSA, tenue le 11 octobre 2022, qui a permis aux parties maliennes de renouveler leurs engagements pour une paix durable. Et, parallèlement, le gouvernement a organisé la première édition de la Semaine nationale de la réconciliation. En ce qui concerne la situation sécuritaire, selon Abdoulaye Diop, depuis le mois de décembre 2021, les Forces de défense et de sécurité du Mali ont lancé de grandes opérations militaires qui ont permis de détruire plusieurs sanctuaires terroristes, d’opérer des saisies importantes d’armes et de matériels de guerre, de libérer plusieurs localités et de favoriser le retour de personnes déplacées. Il a poursuivi que le gouvernement s’est doté d’une stratégie intégrée pour le Centre qui comprend des aspects purement sécuritaires, des approches politiques et de développement économique, social et culturel. LEGITIME DEFENSE – Le chef de la diplomatie malienne s’est dit surpris que le rapport ait passé sous silence la saisine du Conseil de sécurité par le Mali, le 15 août 2022, pour les tentatives de déstabilisation et les violations répétées de l’espace aérien malien par les forces françaises. C’est pourquoi, il a renouvelé la demande du gouvernement d’une réunion spécifique du Conseil de sécurité, qui lui donnera « l’occasion de présenter les preuves concrètes des actes de duplicité, d’espionnage et de déstabilisation de la France à l’encontre du Mali, y compris le partage de renseignements et le largage de matériels militaires au profit des organisations criminelles ». Abdoulaye Diop a declaré que « le gouvernement se réserve le droit de recourir à la légitime défense si la France continue à porter atteinte à la souveraineté du Mali, à son intégrité territoriale et à sa sécurité nationale ». Sur la question des droits de l’Homme, le ministre Diop a soutenu que les opérations militaires des Forces de défense et de sécurité sont conduites dans le strict respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. « Le gouvernement reste fermement opposé à l’instrumentalisation et à la politisation de la question des droits de l’Homme à des fins de déstabilisation, d’intimidation et de chantage », a-t-il fait savoir. Il a expliqué que contrairement à ce qui est véhiculé, il n’existe aucune volonté de restreindre les mouvements de la Mission onusienne. Concernant le dossier des militaires ivoiriens, M. Diop a déploré que le rapport omet de faire référence à la note verbale en date du 22 juillet 2022 par laquelle, la MINUSMA établit clairement qu’il n’existe pas de lien entre les 49 militaires et la Mission. Enfin, il a rappelé les principes clés édictés par le président de la Transition et qui guident l’action publique au Mali, à savoir le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et de partenaires opérés par le Mali et la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. DD/MD (AMAP)
Mali : Une Conférence sociale pour poser les jalons d’un climat social apaisé
Bamako, 18 oct (AMAP) La Conférence sociale durable a débuté, lundi, au Centre international de conférence de Bamako (CICB) avec pour objectif de permettre aux participants de faire un diagnostic clair des causes réelles de la détérioration du climat social et, surtout, de favoriser l’élaboration et la signature d’un Pacte de stabilité sociale. La conférence qui se terminera, vendredi, permettra aux participants d’identifier les inégalités salariales et leurs causes pour plus d’équité et de justice sociale, et d’identifier les besoins de renforcement des capacités des acteurs tripartites et du cadre juridique et institutionnel du dialogue social. Les acteurs du monde du travail, qui seront réunis durant toute la semaine, s’attelleront à identifier les moyens et mécanismes permettant d’aboutir à une stabilité sociale durable. Durant les travaux, les participants se pencheront sur trois thématiques principales : la liberté syndicale et l’exercice du droit de grève, le dialogue social, ainsi que la gestion des carrières et la politique de rémunération. Selon la ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Mme Diawara Aoua Paul Diallo dont le département est l’initiateur de la conférence sociale, cette rencontre « est l’occasion de poser les jalons d’une évolution permettant à l’ensemble des acteurs sociaux d’avoir une convergence de vue pour l’apaisement du climat qui a été fortement perturbé au cours des cinq dernières années. » « En termes de statistiques, a-t-elle précisé, mon département avec ses services centraux et déconcentrés ont enregistré respectivement 114 préavis de grève en 2019, 125 en 2020 et 103 l’année dernière pour les secteurs public et privé. » Mme Diawara Aoua Paul Diallo a indiqué que ces conflits affectent de plus en plus les secteurs vitaux comme l’éducation, la santé, la justice, le trafic aérien, l’économie nationale et même la sécurité. Le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, qui a présidé l’ouverture travaux, a relevé que le Mali et d’autres pays dans le monde subissent les effets néfastes d’une évolution profonde de la nature du travail qui s’explique notamment par l’évolution démographique, le creusement des inégalités, la situation économique difficile, les nouveaux visages de la production et de l’emploi. Il a rendu hommage aux organisations syndicales pour leur résilience dans un contexte de crise, à travers l’observation spontanée de la trêve sociale par tous. Pour sa part, le directeur du Bureau-pays de l’Organisation internationale du travail (OIT), Frédéric Lapeyre, dont la structure a apporté son appui technique à la tenue de la rencontre, a noté que le dialogue social et le tripartisme qui prévaut dans cette conférence sont des valeurs qui sont au cœur de sa structure et de son fonctionnement. Selon lui, les pistes stratégiques que la conférence pourrait explorer sont, entre autres, la formation des acteurs, la mise en place d’initiatives volontaristes, la promotion de la négociation collective et la politique de rémunération dans les secteurs public et privé. S’y ajoute l’organisation des travailleurs et employeurs de l’économie informelle. Les représentants des centrales syndicales ont, tour à tour, exprimé leurs attentes et aspirations parmi lesquelles la visibilité de la politique générale du syndicalisme, la confirmation des traitements pacifiques des revenus et pouvoirs d’achats, l’assainissement des relations de travail et la reconnaissance du volet socio-économique du syndicalisme. Le président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Mossadeck Bally, a apprécié la pertinence des thèmes qui, selon lui, interpellent le secteur privé. Il a rappelé que son organisation s’est toujours investi dans la promotion d’un climat social apaisé. Après la cérémonie d’ouverture, les participants se sont repartis en groupes de travail, afin de traiter en profondeur les trois thématiques de la conférence sociale. MDD/MD (AMAP)
L’ancien Premier ministre du Mali, Younoussi Touré, est décédé à 81 ans
Bamako, 17 oct (AMAP) L’ancien Premier ministre du Mali, Younoussi Touré, est décédé, ce lundi, à Paris, en France, des suites d’une maladie, à l’âge de 81 ans, a annoncé le Bureau exécutif national (BEN) de l’Union pour la République et la Démocratie (URD), parti dont il était un membre fondateur. Dans un communiqué, le BEN de l’URD ajoute que « les obsèques feront l’objet d’un communiqué ultérieur. » Figure importante de la scène politique malienne, Younoussi Touré, est né le 1er janvier 1941 à Niodougou, dans le Cercle de Niafunké, dans la Région de Tombouctou (Nord). Il a été un grand commis de l’État qui a exercé de très hautes responsabilités, notamment Premier ministre du président Alpha Oumar Konaré, du 9 juin 1992 au 12 avril 1993 (10 mois et 3 jours), président de l’Assemblée nationale (2012-2014). Sur le plan politique, il a également été, de 2003 à 2014, président de l’URD, avant d’être remplacé à la tête de cette formation par Soumaïla Cissé. M. Touré a suivi ses études primaires et secondaires à Niafunké, à l’École des artisans soudanais, à l’École normale de Sévaré (Centre), à l’École normale de Katibougou et au lycée Askia Mohamed de Bamako. Il a commencé ses études universitaires en 1963 à l’Université d’Abidjan dont il est sort en juin 1965 avec le diplôme d’études économiques générales (DEEG). Il a continué à l’Université de Dakar, à l’École de formation technique de la Banque de France. Il est titulaire d’un Diplôme d’études supérieures spécialisées en sciences économiques. Ce parchemin lui a permis de travailler dans le domaine de la Banque, notamment à la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) dont il a été directeur de l’Agence du Mali. A.T/MD (AMAP)
Sortie des 20 officiers de la 1ère promotion de l’École de guerre du Mali
Bamako, 13 oct (AMAP) La 1ère promotion de l’École de guerre du Mali (EGM) comptant 20 officiers maliens dont un personnel féminin a eu lieu, jeudi, dans la cour de l’établissement, à Badalabougou (ancien Messe des officiers). Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, qui a présidé la cérémonie, dans une interview à la presse, a réaffirmé la ferme volonté du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, « de faire de notre outil de défense une expression de la souveraineté nationale. » « Des efforts sont consentis pour la formation et l’équipement, avec pour objectif, l’amélioration et l’adaptation de cet outil au contexte sécuritaire. C’est en cela que la création de l’Ecole de guerre du Mali trouve toute sa pertinence», a dit le colonel Sadio Camara. Le ministre en charge de la Défense a exprimé « toute (sa) fierté et (sa) satisfaction pour la sortie de cette promotion ». Il a ajouté que « cette école d’excellence est un joyau » que son département va soutenir davantage. Le ministre Camara a appelé à l’esprit qui a prévalu à la création de cette structure et a demandé « à tous les Maliens de soutenir cette école pour que nous puissions avoir des cadres formés à notre image. » De son côté, le chef d’état-major général adjoint des Armées, le général Ousmane Wélé, a rappelé que « le Mali, depuis bientôt une décennie, est au cœur des manifestations d’une guerre hybride ». «Nous devons, par notre propre réflexion, élaborer les stratégies et trouver les moyens adaptés à l’éradication du phénomène et de sortie de crise», a-t-il déclaré, ajoutant que l’EGM est « désormais un instrument de puissance et de rayonnement du Mali. » À l’issue des examens, tous les stagiaires ont obtenu la moyenne de passage comprise entre 11, 90/20 et 14,95/20. Pendant l’année scolaire 2021-2022, ils se sont consacrés à l’étude sur l’emploi des instruments de puissance nationale. L’école contribue à faire progresser les connaissances dans la mise en œuvre globale de la puissance militaire. Son enseignement est sanctionné par l’obtention de deux diplômes : un Brevet d’enseignement militaire supérieur de second degré (BEMS2) et un Master en stratégie-défense-sécurité et développement. La remise de diplômes et des insignes de brevets d’enseignement militaire supérieur de second degré aux officiers stagiaires de la première promotion de l’EGM a été l’un des moments forts de la cérémonie. L’EGM) a été créée par la loi n°2021-052 du 29 septembre 2021. Cette promotion, qui a fait sa rentrée le 29 novembre 2021, est composée d’officiers de différents corps des Forces armées maliennes (FAMa). Elle a effectué deux voyages d’études à Kayes et en Algérie. Étaient présents des ministres, la hiérarchie militaire, des membres du corps diplomatique accrédité au Mali, ainsi que les parents et proches des officiers stagiaires. SS/MD (AMAP)
Nouvelle Constitution : Ce qui pourrait changer
Par Issa DEMBELE Bamako, 13 oct (AMAP) Aussi bien dans la forme que dans le fond, l’avant-projet de nouvelle Constitution diffère nettement de l’actuelle norme suprême. Ses 195 articles – la Constitution de 1992 comporte 122 – introduisent des innovations importantes : affirmation claire de l’Etat unitaire, possibilité de destituer le président de la République, suppression de certaines institutions alors que d’autres changent de dénomination et voient leurs prérogatives renforcées, possibilité de recourir aux modes alternatifs de règlement de conflit, clarification de certains concepts (dont la laïcité) mentionnés dans la Constitution de 1992 etc. D’abord, il convient d’expliquer que l’accroissement du nombre d’articles s’explique par la «complexité du monde, la multiplication des acteurs et des grandes problématiques», selon le président de la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution, le Pr Fousseyni Samaké, qui a présenté, mardi, sur la chaîne de télévision nationale, les changements qu’apportera le nouveau texte. C’est surtout au niveau des institutions que l’on retrouve les innovations majeures. Certaines changent de dénomination, alors que d’autres (Haute cour de justice et le Haut conseil des collectivités) disparaissent de l’architecture institutionnelle qui enregistre une nouvelle création, en l’occurrence la Cour des comptes. Ainsi, le président de la République, le gouvernement, la Cour constitutionnelle et la Cour suprême demeurent. L’avant-projet encadre, cependant, la taille du gouvernement en fixant le nombre de ministres à 29, quelle que soit leur dénomination. Quant au Conseil économique, social et culturel, il change de nom pour devenir le «Conseil économique, social, culturel et environnemental». Les attributions et pouvoirs de la Cour constitutionnelle, objet de controverses depuis des années, ont été modifiés. Par contre, l’actuelle Assemblée nationale sera remplacée par un Parlement à deux Chambres : l’Assemblée nationale et le Haut conseil de la Nation. Ce sont ces deux Chambres qui vont voter les lois. Elles pourront se réunir en Congrès. A souligner que le Haut conseil de la Nation est constitué de membres élus au suffrage universel indirect représentant les collectivités territoriales et de membres désignés représentant les légitimités traditionnelles, les Maliens établis à l’extérieur et de personnalités ayant honoré le service de la Nation. L’avant-projet de nouvelle Constitution réorganise le pouvoir exécutif, en redéfinissant les pouvoirs du président de la République et du Premier ministre. En effet, ce sera dorénavant au président de la République de déterminer la Politique de la Nation. Et il incombera au gouvernement d’assurer la conduite de cette Politique. Ce changement met fin à une sorte de fiction juridique, puisqu’en réalité la détermination de la politique de la Nation a toujours été faite par le président de la République. PROCÉDURES DE DESTITUTION – Ce changement relatif à la définition de la Politique de la Nation n’est pas, aussi, sans conséquence juridique sur les rapports entre le gouvernement et le Parlement. Ce dernier ne pourra plus renverser le gouvernement. Et, en sens inverse, le président de la République ne pourra, non plus, dissoudre l’Assemblée nationale. Cependant, l’avant-projet prévoit des procédures de destitution des présidents de la République, de l’Assemblée nationale et du Haut conseil de la Nation. Il sera donc possible de mettre fin aux fonctions de ces personnalités, lorsque celles-ci ne sont plus en mesure de répondre correctement aux exigences de leurs fonctions. Particulièrement, le président de la République peut être destitué pour haute trahison. Il y a haute trahison lorsqu’il viole son «serment, pose des actes manifestement incompatibles avec l’exercice de ses fonctions, est auteur, co-auteur ou complice de violations graves et caractérisées des droits humains, d’atteinte aux biens publics, de corruption ou d’enrichissement illicite». La motion de destitution est initiée par les membres de l’une ou l’autre Chambre du Parlement. Elle n’est recevable que si elle est signée par au moins la moitié des membres. Un détail très important, selon l’article 77 de l’avant-projet, le président de la République est pénalement responsable devant les juridictions de droit commun, des crimes et délits commis en dehors de l’exercice de ses fonctions. Cela peut se justifier par l’absence d’une Haute cour de justice. En outre, avec l’avant-projet de la nouvelle Constitution, le président de la République nomme le Premier ministre et met fin à ses fonctions. Donc, plus question pour le chef de l’État d’attendre la lettre de démission de ce dernier. Une autre innovation, une fois par an, dans le courant du premier trimestre, le président de la République prononce devant le Parlement réuni en Congrès un discours sur l’état de la Nation. Son discours est suivi de l’intervention du représentant de l’opposition et celui de la majorité. Par ailleurs, selon l’article 77 de l’avant-projet de texte, le gouvernement est responsable devant le président de la République. Concernant le pouvoir judiciaire, la Commission de rédaction a estimé utile d’introduire une nouvelle ouverture consistant à autoriser les modes alternatifs traditionnels de règlement des conflits. Selon le Pr Fousséyni Samaké, une loi va déterminer les modes d’application de cette justice alternative qui permettra aux populations de régler certains problèmes sans faire recours au juge. Par ailleurs, le caractère unitaire de l’Etat malien est clairement affirmé dans la nouvelle Constitution. En d’autres termes, il n’est pas question que «nous ayons un Etat fédéral», selon le président de la Commission de rédaction. La Commission a également adopté une formule un «peu dynamique» par rapport aux langues nationales et celles d’expression officielle. Autre élément important : l’avant-projet de la nouvelle Constitution développe le concept de la «République laïque» pour plus de clarification. IsD/MD (AMAP)
L’avant-projet de la nouvelle Constitution remis au colonel Assimi Goïta
Bamako, 12 oct (AMAP) La Commission de rédaction de l’avant-projet de la nouvelle Constitution du Mali a officiellement remis, mardi, au chef de l’Etat, le colonel Assimi Goïta, le texte et le rapport de fin de mission. Au terme de la cérémonie dans la salle des banquets du palais de Koulouba, le président de la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution, le Pr Fousseyni Samaké, n’a pas révélé les grandes lignes de cette nouvelle norme suprême, encore moins les innovations majeures qu’elle apportera au cadre politique et institutionnel du Mali. Il a tout simplement évoqué un « accroissement sensible du nombre d’articles et des innovations importantes » qui attestent de la volonté d’ancrer la «Constitution dans son environnement sociopolitique et culturel». La Commission a mis en œuvre des mécanismes de consultation qui ont permis aux différentes sensibilités du Mali de faire des propositions. Le récapitulatif des contributions écrites reçues par la Commission et des contributions en ligne donne un total de 1 900 dont 5 émanant des institutions de la République, 52 des partis politiques, 60 des organisations de la société civile, 7 des organisations religieuses, 2 des chefferies traditionnelles, 1 743 d’autres entités et de particuliers. Ces chiffres ne prennent pas en compte des contributions parvenues après la clôture du délai de dépôt. Ala question de savoir si toutes ces contributions ont été prises en compte, le Pr Fousséyni Samaké estime que la Constitution « est une loi fondamentale et, en tant que telle, elle énonce uniquement les grands principes ». « C’est la raison pour laquelle, a-t-il expliqué, que toutes les attentes qui ont été formulées ne peuvent pas trouver leurs réponses dans la Constitution comme de nombreuses personnes le souhaiteraient». Il a, aussi, indiqué que « la valeur d’une Constitution ne réside pas seulement dans son texte qui n’est que sa matérialisation ». Pour lui. la valeur du texte fondamental « se révèle plutôt avec la pratique qui est le fait des acteurs ». NOUVELLES BASES – Le président de la Transition est revenu sur le sens de ce processus de rédaction d’une nouvelle Constitution, en insistant sur la nécessité pour le Mali de « repartir sur de nouvelles bases». Le colonel Assimi Goïta a, particulièrement, apprécié la méthode de travail adoptée par la Commission afin aboutir à cet avant-projet de Constitution, sur lequel repose «l’espoir commun d’une démocratie rénovée, un Etat mieux organisé et à la hauteur des défis nationaux et internationaux ». « Ceci, a-t-il, suppose à la fois un jeu politique équilibré et l’émergence d’un Etat qui doit être fort sans écraser les citoyens. » Le chef de l’Etat a affirmé que la Commission a accordé une attention particulière à la question de la souveraineté de l’Etat. A cet égard, il a estimé que « la résilience dont le peuple malien fait preuve, constitue un tremplin évident pour la reconquête de sa véritable souveraineté ». « C’est dire que l’élan de mobilisation amorcé ne doit jamais s’essouffler. Il y va de notre capacité collective à entreprendre les grandes actions de développement », selon le colonel Assimi Goïta. Il a ajouté qu’une nouvelle Constitution doit «sceller un nouveau contrat social à même d’assurer l’inclusion totale de l’ensemble des forces vives et l’utilisation de tous les talents dans une optique de compétition politique saine et de justice sociale. » Le chef de l’État a félicité les membres de la Commission pour le travail accompli en un temps record, et le peuple malien pour avoir massivement participé au processus. « La remise de l’avant-projet ne constitue qu’une étape du processus. C’est en adoptant la nouvelle Constitution que le peuple aura souverainement pris l’acte juridique de fondation du Mali Kura », a dit le colonel Goïta. Le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga et autres chefs d’institutions de la République, ainsi des membres du gouvernement ont assisté à la cérémonie. ID/MD (AMAP)
Football : Accueil populaire pour les Aiglonnets, vainqueurs du tournoi U17 UFOA-A
Par Djènèba BAGAYOKO Bamako, 11 oct (AMAP) Après sa brillante participation au Tournoi U17 de la Zone A de l’Union des fédérations ouest-africaines (UFOA), qui s’est achevée, dimanche, en Mauritanie, (victoire 4-2 aux tirs au but face au Sénégal), la sélection nationale des cadets est rentrée lundi au bercail. Il était 9h quand l’avion de la compagnie Air Mauritanie transportant les cadets maliens a atterri sur le tarmac de l’Aéroport international Président Modibo Keïta Sénou. À leur descente d’avion, le capitaine Ibrahim Diarra et ses partenaires ont été accueillis par le 1er vice-président de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT), Kassoum Coulibaly «Yambox» qui avait à ses côtés Chérif Ag Mohamed, chef de cabinet du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne. La troupe de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM), conduite par son vice-président, Cheickna Demba. était également présente à l’aéroport. «C’est avec une grande fierté que nous accueillons nos cadets ce matin (Ndlr, lundi). Quand j’ai rendu visite à l’équipe avant son départ en Mauritanie, les enfants m’ont promis qu’ils feront tout pour revenir avec le trophée. Ils l’ont fait et nous sommes très heureux pour eux. Nous les exhortons à continuer sur la même lancée et souhaitons bonne chance à l’équipe pour la phase finale de la CAN, prévue l’année prochaine en Algérie», a déclaré le 1er vice-président de la FEMAFOOT après avoir reçu le trophée des mains du capitaine Ibrahim Diarra. Yambox a, ensuite, remercié le ministre en charge de la Jeunesse et des Sports pour son accompagnement et les supporters pour l’accueil chaleureux qu’ils ont réservé aux protégés du sélectionneur Soumaïla Coulibaly. De son côté, le représentant du ministre en charge de la Jeunesse et des Sports a rendu un hommage appuyé aux cadets, avant de rassurer les nouveaux champions de la Zone de l’UFOA-A que toutes les dispositions seront prises par les autorités pour une bonne préparation de la phase finale de la CAN. «Le ministre Mossa Ag Attaher m’a chargé de vous dire qu’il est très fier de l’équipe. Vous avez fait honneur à tout le peule malien avec ce sacre et cette qualification à la prochaine CAN U17. Le ministre va vous rencontrer dans les jours à venir pour échanger avec vous et votre staff technique», a dit Chérif Ag Mohamed sous les ovations et les cris de joie des supporters. «C’est la joie, je suis très heureux de voir tout ce beau monde aux côtés de cette équipe. On ne s’entendait pas à un tel accueil. Nous remercions très sincèrement les supporters pour leur présence à l’aéroport. Un grand merci au ministère en charge de la Jeunesse et des Sports et à la fédération pour le soutien apporté à l’équipe», a confié à la presse le sélectionneur Soumaïla Coulibaly. Après l’aéroport, les joueurs ont pris la route de la ville, direction le siège de la FEMAFOOT pour présenter le trophée au personnel de l’instance dirigeante du football national. Pour revenir au tournoi proprement dit, les Aiglonnets ont réalisé un parcours sans faute, totalisant 3 victoires et 1 nul en 4 sorties. Lors de la phase de poules, les cadets maliens ont battu le Cap-Vert 7-1 en ouverture du groupe B, avant de remettre cela face au Sénégal, défait 2-1. En demi-finale, le capitaine Ibrahim Diarra et ses coéquipiers ont dominé 2-0 la Mauritanie, hôte du tournoi pour ensuite se hisser sur la première marche du podium face au Sénégal, défait 4-2 aux tirs au but en finale. A l’issue du temps réglementaire et des prolongations, les deux sélections étaient à égalité 1-1. A l’ouverture du score de Mamadou Lamine Sadio pour le Sénégal (10è min), a répondu le capitaine des Aiglonnets, Ibrahim Diarra (53è min). Et dans la séance des tirs au but, les protégés de Soumaïla Coulibaly ont fait la différence, en réussissant 4 tirs contre 2 pour leurs adversaires. En quatre sorties, la sélection nationale U17 a inscrit 12 buts et n’en a concédé que 3. Cerise sur le gâteau pour les cadets maliens, le capitaine Ibrahim Diarra a été désigné Meilleur joueur et Meilleur buteur (4 réalisations) de la compétition, alors que Bourama Koné a reçu le trophée de Meilleur gardien (3 buts encaissés sur l’ensemble du tournoi). Le Mali et le Sénégal représenteront la Zone UFOA-A à la phase finale de la CAN qui se déroulera en 2023 en Algérie. Parmi les autres pays qualifiés, on peut citer le Nigeria, le Burkina Faso, l’Egypte et l’Algérie. Il reste encore six tickets à distribuer. DB (AMAP)

